#ProjetOmbre : { La machine différente – Jean Laurent Del Socorro ; Le roi de la clairière & Ce que l’homme croit – David Bry }

Salutations à toutes et à tous !

J’ai récemment pris comme résolution de vider ma PàL numérique, ce qui est l’occasion de me pencher sur des nouvelles qui attendent depuis quelques mois déjà dans ma liseuse. Des textes achetés uniquement sur base du nom des auteurs, sans même lire les résumés. Je me lançais donc totalement à l’aveugle même si je sais que ce sont des valeurs sûres. Ils le confirment d’ailleurs dans ces textes même si tout n’est pas parfait…

Pour en savoir plus sur les ouvrages de Jean Laurent Del Socorro : Ma chronique de Boudicca – Ma chronique de Royaume de vent et de colères – Ma chronique de Gabin sans aime et le vert est éternel – Ma chronique de La guerre des trois rois – Ma chronique de Je suis fille de rage.
Pour en savoir plus sur les ouvrages de David Bry : Ma chronique du Garçon et la Ville qui ne souriait plus – Ma chronique de Que passe l’hiver.

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Dans sa nouvelle, Jean-Laurent Del Socorro met en scène Ana, une machine par Ada Lovelace qui semble avoir développé une conscience alors qu’elle devait juste servir de grosse calculette. C’est l’occasion pour l’auteur d’offrir une préface au sujet d’Ada Lovelace en tant que mère de l’informatique, préface grâce à laquelle j’ai appris énormément. Avec son histoire, l’auteur fait donc la part belle aux personnages féminins.

Cette nouvelle est écrite du point de vue d’Ana, qui apprend, qui rencontre différents humains aux réactions pas toujours très positives. Si j’ai bien aimé l’idée de base et les valeurs véhiculées, j’ai trouvé ce texte trop rapide. Ana évolue extrêmement vite et ces évolutions semblent un peu sorties de nulle part. Je pense qu’une mise en place un peu plus longue et détaillée aurait été bienvenue pour que j’arrive à me plonger véritablement dans cette histoire.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avis : Une bulle de fantasy – vous ?

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Deux nouvelles sont contenues au sein du même ouvrage : Le roi de la clairière et Ce que l’homme croit. Dans la première, le lecteur suit un loup au fil du temps qui revient dans la même clairière pour s’en déclarer le roi, royauté acceptée par les autres animaux, jusqu’à ce que l’homme s’en mêle. C’est un texte très court mais percutant, d’une poésie littéraire à laquelle l’auteur a habitué son lecteur. Il n’a finalement besoin que de quelques courtes pages pour nous en mettre plein la vue… C’était superbe !

J’ai été un peu moins emballée par la seconde mais c’est surtout une question de goût. Dans Ce que l’homme croit, le lecteur rencontre un roi et son mage. Le premier demande au second d’invoquer… quelque chose qui ressemble à une femme (je ne vous gâche pas la nature exacte) et l’ecclésiastique au service de ce roi va découvrir une supercherie. Le texte est très humain, il souligne la fragilité humaine, mais il m’a manqué un petit truc en plus pour vraiment accrocher.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avisUne bulle de fantasy – vous ?

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Douzième, treizième et quatorzième lecture – pas de défi.
Logo ProjetOmbre+3 nouvelles
Avancée du challenge : 25 nouvelles lues.

#ProjetOmbre : chez quel(s) éditeur(s) lire du format court ?

Logo ProjetOmbre

Il y a quelques jours, je lançais le #ProjetOmbre (saison 2 du #ProjetMaki) qui consiste à lire un maximum de format court, de manière régulière, sur l’année 2021. Je me suis rendue compte, lors de ma première participation au challenge, qu’il n’est pas toujours aisé de savoir vers quel éditeur se tourner pour trouver des textes qui collent autant au challenge qu’à nos goûts et cette liste a pour but de vous aider. Elle est vouée à évoluer tout au long de l’année, non seulement par vos apports (n’hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié dans les commentaires !) mais aussi au fil de mes propres découvertes.

Je précise également qu’Anne-Laure du blog Chut Maman Lit ! a proposé une liste semblable à celle-ci pour le #ProjetMaki donc n’hésitez pas à y jeter un œil.

Quelques précisions :
-La liste n’est pas organisée par ordre alphabétique ou de préférence mais plutôt par ordre de ce qui m’est venu quand je l’ai rédigée. Je sais, ma rigueur laisse à désirer. 
-La liste contient des maisons d’édition qui ont pour habitude de publier régulièrement ou des nouvelles ou des anthologies et / ou qui ont une collection dédiée. Je sais qu’il y a des recueils disponibles ponctuellement chez d’autres éditeurs mais ce serait vraiment compliqué de tout référencer ici sans que l’article ne devienne imbuvable… N’hésitez toutefois pas à les signaler en commentaire pour celles et ceux qui le souhaitent 🙂
-Je vous mets chaque fois le lien direct vers la boutique de l’éditeur pour vous permettre de trouver facilement chaussure à votre pied. Y’a plus qu’à cliquer.

Sans plus attendre, commençons !

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Le Bélial vous permet de lire du format court grâce à sa mythique collection Une Heure Lumière (dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog) mais également grâce au Bifrost dont chaque numéro contient entre 2 et 6 nouvelles de SFFF. C’est, à mes yeux et dans mon cœur, vraiment l’éditeur incontournable d’un challenge dédié au format court. Bien évidemment, c’est tout personnel 🙂

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Il arrive à AMI de proposer des nouvelles écrites dans l’univers des romans édités en papier. Ces nouvelles sont numériques mais rien ne vous empêche de les découvrir ! Je vous renvoie sur leur site pour trouver ces titres. De plus, au mois de Janvier 2021, va paraître Émissaire des morts qui contient 4 nouvelles en plus d’un roman court et qui permet de valider la première mission du challenge. Notez que la première de ces quatre nouvelles est disponible gratuitement en numérique. La boucle est bouclée !

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AMI n’est pas le seul éditeur à proposer des nouvelles dans l’univers de ses romans publiés. ActuSF le fait aussi et depuis plusieurs années, pour plusieurs de ses auteurs francophones. Il n’y en a pas moins de quatorze disponibles sur Emaginaire avec des textes notamment de Jean Laurent Del Socorro, Morgane Caussarieu, Alex Evans ou encore Karim Berrouka ! J’en ai déjà lu une partie et ça a été un régal à chaque fois. Sachez également que l’éditeur propose des recueils de nouvelles, y’a plus qu’a.

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Tous les ans, Livr’S Éditions propose une anthologie thématique. Il n’y en aura pas en 2021 (la pandémie a chamboulé le planning éditorial) mais il en existe déjà cinq avec chaque fois une petite dizaine de textes et presque exclusivement des auteurs et autrices francophones. Ces anthologies existent en papier et en numérique pour certaines et je n’en parle pas parce que j’ai écrit une nouvelle dans l’une d’elle. Au passage, ma préférée est Nouvelles Eres, celle de 2020, qui propose des textes assez chouettes dans le registre de la dystopie et de la science-fiction. De plus, la maison propose aussi des novellas au prix de 10 euros qui, hélas, ne sont pas regroupées dans une collection particulière mais vous pouvez les retrouver sur le site. Il s’agit de La Mélodie, de Kidnapping et de Club 27.

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Maison découverte en 2020 pour moi, elle est spécialisée dans le format court et propose de nombreux textes d’auteurs francophones aussi divers que variés tels que Lionel Davoust, Aurélie Mendonça, Jean Laurent Del Socorro, David Bry, etc. Rendez-vous sur leur site pour découvrir leur sélection !

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Presque tous les ans depuis leur existence, les éditions du Chat Noir propose également des anthologies thématiques. Je vous en a déjà évoqué certaines sur le blog dont l’excellente Montres Enchantées. D’autres ne sont plus disponibles mais je sais que notamment cette année, leur anthologie anniversaire est prévue au programme et elle aura pour thème le chiffre « 9 ». À surveiller donc !

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La maison d’édition Rivière Blanche est connue pour proposer plusieurs anthologies à leur catalogue. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en lire mais voilà une piste sérieuse si vous aimez les antho’ !

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À l’instar de sa voisine du dessus, les éditions Luciférines sont connues dans le milieu de l’imaginaire pour proposer des anthologies thématiques dont celle sur les Démons Japonais qui me fait de l’œil depuis longtemps ou encore la Belle Époque. En plus, les prix sont vraiment abordables en papier comme en numérique.

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Elenya éditions est une maison qui publie des anthologies, souvent liées au Salon Fantastique d’ailleurs mais pas uniquement si je ne me trompe pas. Les thèmes sont multiples, allant de la fantasy au super-héros, en passant par l’horreur fantastique. Franchement, il y a largement de quoi se faire plaisir dans ces anthologies et avec de très beaux noms qui plus est.

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Mnémos est une maison qu’on ne présente plus et qui s’occupe, chaque année, d’éditer l’anthologie thématique du salon des Imaginales. La première remonte à 2009, il y a donc de quoi faire même si, attention, certaines sont en rupture de stock ou uniquement disponibles sur les salons.

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Maison d’édition que je découvre grâce à une recommandation sur Twitter, le passager clandestin propose une collection intitulée Dyschroniques qui se dédie à la nouvelle et, plus spécifiquement, des nouvelles de science-fiction et d’anticipation.

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Autre maison d’édition que je découvre via une recommandation sur Twitter : ArchéoSF, un label de Publie.net qui met à disposition des textes au format court issu de la science-fiction ancienne donc 19e, 20e siècle. On trouve sur leur site des textes courts mais également des feuilletons ! Certains sont en accès libre via l’onglet textes en ligne et je sens que je vais passer du temps sur ce site pour trouver des textes sympas à faire lire à mes étudiants. Bref, merci Zoé pour le tuyau !

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Encore une chouette recommandation via Twitter : les éditions YBY qui propose de la littérature inclusive et met en avant la diversité dans la fiction. Il n’y a pas que du format court chez eux mais ils ont plusieurs collectifs à leur catalogue avec des textes très prometteurs. 

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Nutty Sheep est une maison d’édition déjantée à la folie assumée qui est connue pour ses anthologies thématiques et son fameux logo mouton. Vous aurez largement le choix dans leur catalogue, en format papier comme numérique, pour trouver des textes qui vous intéressent : parodie, science-fiction, fantastique, fantasy, il y en a pour tous les goûts !

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Je n’avais jamais entendu parler auparavant de Nitchevo (une fois de plus, merci à Zoé !) pourtant ils rééditent actuellement toute l’oeuvre de Léa Silhol au sein de laquelle on retrouve énormément de nouvelles et d’anthologies. Ça peut être une très bonne piste si vous souhaitez, en prime, découvrir cette autrice !

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Enfin, dernier et non des moindres… Je sais que j’ai dit au début de l’article que je me concentrais sur les éditeurs qui ont des collections dédiées au format court mais je ne peux pas achever cette liste sans évoquer l’Atalante qui, outre l’excellentissime « Apprendre si par bonheur » de Becky Chambers, traduit également d’autres novellas comme celles de Martha Wells qui font forte impression sur la blogosphère. De plus, les deux derniers « tomes » du Vieil Homme et la Guerre de Scalzi sont aussi construits comme des recueils de nouvelles. 

Vous connaissez d’autres maisons d’édition qui pourraient entrer dans cette liste ? N’hésitez pas à les renseigner en commentaire !

(dernière mise à jour : 07/01/2021
À rajouter : Noir d’absinthe, les saisons de l’étrange, le Grimoire, Malpertuis, les Vagabonds du Rêve, Realm et Short éditions)

BML #30 – décembre 2020

Bonjour à toutes et à tous !

Nous voici (déjà ?) à la fin du mois de décembre, c’est donc l’heure du dernier bilan mensuel avant 2021 (sauf si un 13e mois pope le 31 décembre à minuit, perso je ne m’étonne plus de rien…) et il a été plutôt fructueux comme vous allez le constater.

Côté romans : 

Acadie de Dave Hutchinson au Bélial.
La ville sans vent #2 d’Éléonore Devillepoix chez Hachette (SP).
L’Anti-magicien #2 de Sébastien de Castell chez Gallimard.
Hors-série 2020 Une Heure Lumière du Bélial.
L’homme chocolat d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
L’arbre d’imagination d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
La Première Loi #2 Haut et court de Joe Abercrombie chez Bragelonne.
La passe-miroir #2 les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)
La passe-miroir #3 la mémoire de Babel de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)

Nous avons donc 5 romans, 2 novellas et 2 nouvelles ! Je compte également deux abandons ce mois-ci, deux services presses numériques dans lesquels je ne suis pas parvenue à me plonger. Du coup, j’ai préféré les laisser de côté pour m’en tenir à mes bonnes résolutions et ne plus me contraindre à la lecture. J’ai également décidé de me lancer dans la lecture de la Passe-miroir en enchainant les tomes puisque je me suis offert le coffret collector proposé par Gallimard en édition limitée. Je passe pour le moment un excellent moment et je ne regrette pas ma décision de finir 2020 avec ces romans. Pour rappel, j’avais lu le premier tome il y a presque deux ans maintenant…

Côté mangas :

Nos temps contraires #1, #2 (akata)
Comme sur un nuage #1 (akata)
Cautious hero #1 (doki-doki)
Chobits #4 (pika)
Je suis un assassin (et je surpasse le héros) #2 (doki-doki)
Blue Flag #7 (kurokawa)
Black Butler #23 -> #27 (kana)

Pour un total de 12 mangas avec uniquement de bonnes lectures (ou relectures) et pas le moindre abandon. Wouhou ! Pour le moment je n’ai parlé que de Nos temps contraires et Comme sur un nuage dans un article dédié mais j’ai déjà écrit les prochains billets sur les autres tomes, ils sont programmés pour début 2021. Encore un peu de patience !

Côté comics :

Harleen de Stjepan Sejic (Urban comics)
Joker, le deuil de la famille (Urban comics)
Sunstone #1 et #2 de Stjepan Sejic (Panini comics)

J’ai lu davantage de comics ce mois-ci avec quatre titres en tout donc trois du même auteur qui m’a tant séduite avec Harleen que j’ai souhaité continuer à découvrir son œuvre. Sunstone est radicalement différent mais pas dénué d’intérêt ni de talent, au contraire ! J’ai reçu tous les tomes pour Noël donc je compte écrire un article global dessus lorsque j’aurai tout lu. Ces deux volumes sont déjà prometteurs. Quant au Deuil de la famille, je ne vais pas m’appesantir dessus tant j’ai été déçue. Les trois quart du tome sont vraiment dingues, malsaines et tout ce qu’on veut, puis la fin gâche tout en annulant tous les enjeux posés précédemment… Je n’ai vraiment pas compris l’intérêt de ne pas assumer jusqu’au bout, surtout pour un album relié au Joker. Dommage !

Petit bonheur du mois : 
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Ce mois-ci je vais surtout retenir l’achat de ma première voiture ! J’ai mon permis depuis juin 2019 et un travail stable depuis novembre 2019, il était temps que je saute le pas et m’offre cette beauté qui me facilite déjà tellement la vie. Enfin ça se ressentira surtout quand on sortira du confinement (ouais je suis comme ça moi, je m’offre une voiture quand je peux le moins m’en servir ._.) mais je n’ai pas de regrets. J’ai l’impression de devenir adulte, c’est perturbant.

C’est déjà la fin de ce bilan qui sera le dernier article publié en 2020 ! 2021 s’ouvrira sur le bilan annuel et parlera également de l’avenir du blog, de ce que j’ai envie d’accomplir, de mes bonnes résolutions littéraires. J’espère que vous serez au rendez-vous et je vous souhaite déjà une très belle année, prenez soin de vous ♥

« L’Homme Chocolat » & « L’Arbre d’Imagination » – Aurélie Mendonça

Bonjour tout le monde !

Petit article dédié à la fois à une autrice et au Projet Maki. puisque je vais réunir ici deux nouvelles écrites par Aurélie Mendonça et publiées par les éditions 1115. Je vous ai déjà évoqué le travail de cette autrice à travers son roman Pandémonium publié aux éditions du Chat Noir. Il est désormais temps de voir comment elle se débrouille sur le format court.

Attention, comme il s’agit d’un format (très) court, cette chronique contiendra des éléments clés de ces textes pour pouvoir en parler d’une façon pertinente et intéressante. Vous êtes prévenu(e)s !

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L’Homme Chocolat
(lecture au 11/12/2020)
1115 éditions – 2 euros – 32 pages.
L’Homme Chocolat est une très courte nouvelle d’à peine 12 pages sur ma liseuse et en enlevant les mentions légales, on en arrive facilement à 9. On y rencontre un personnage féminin qui est obsédé par un personnage masculin. Ces personnages n’ont pas de noms et la narration est à la première personne, du point de vue de la (jeune ?) femme. Il faut savoir que cette nouvelle a été publiée à l’occasion de la Saint Valentin, ce que j’ai appris seulement après ma lecture.

Au départ, je me pensais dans une histoire classique quoi que notre héroïne (appelons la ainsi) soit un brin obsédée et entreprenante ce qui s’éloigne des standards du genre. Puis je me suis demandée s’il ne s’agissait pas plutôt d’une histoire de zombies… Avant que la toute fin ne m’oriente vers une interprétation plus littérale du titre avec une femme obsédée par le chocolat. À l’heure actuelle, j’ignore encore pour quelle interprétation opter et je pense qu’en cela réside justement la force de ce texte puisqu’Aurélie Mendonça propose une nouvelle aux multiples lectures ce qui est une vraie expérience en soi. Je ne peux pas la réduire à « j’ai aimé » ou « je n’ai pas aimé », par contre l’expérience de lecture m’a beaucoup plu !

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L’Arbre d’Imagination (lecture au 16/12/2020)
1115 éditions – 4 euros – 64 pages
Keryan est élève au CE1 dans une petite école de village. Du haut de ses sept ans, il est très excité à l’idée des sorties à la bibliothèque, organisées par l’école, qui reprennent justement cette année grâce à l’arrivée d’une nouvelle bibliothécaire. Celle-ci apparait tout de suite un peu magique aux élèves avec ses cheveux bleus… Sans compter qu’elle essaie de mordre l’un d’eux ! La faute à celui qui lui a volé (littéralement) son cœur. Keryan va donc devoir plonger dans l’Arbre d’Imagination pour la sauver et récupérer l’organe dérobé.

Ce court texte jeunesse déborde de douceur et de magie enfantine. Impossible de ne pas retomber en enfance avec cette fantastique aventure et cette véritable ode au pouvoir de l’imagination au sein d’un monde de plus en plus rationnel. À nouveau, en peu de pages, Aurélie Mendonça réussit l’exploit de nous toucher en plein cœur (si aucun sorcier maléfique ne vous l’a volé !). Je trouve d’ailleurs que son concept pose les bases pour éventuellement un roman jeunesse qui s’annoncerait bien sympathique à découvrir. Je précise toutefois que l’histoire est bien close sur elle-même, l’autrice maitrise les codes de la nouvelle. C’est simplement moi qui extrapole. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle et son message. 

D’autres avis : je n’en ai pas trouvé ! N’hésitez pas à me communiquer le lien vers votre chronique 🙂

Maki