L’anti-magicien #2 l’ombre au noir – Sébastien de Castell

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L’ombre au noir
est le second tome de la saga l’Anti-magicien écrite par Sébastien de Castell. Publié chez Gallimard Jeunesse, vous trouverez ce tome au prix de 18 euros partout en librairie.

Rappelez-vous, je vous ai récemment évoqué le tome 1.
Attention, puisqu’il s’agit d’une suite, cette chronique risque de contenir quelques éléments d’intrigue même si je fais en sorte de l’éviter au maximum.

De quoi ça parle ?
Kelen a suivi Furia jusque dans les terres de la Frontière en espérant échapper aux mercenaires qui cherchent à le tuer. Pourquoi ? Et bien parce que Kelen a l’ombre au noir, une terrible malédiction qui infecte certains mages et les ronge jusqu’à les rendre fous. Évidemment, si Kelen traine du côté de la Frontière, c’est aussi dans l’espoir de trouver une solution à son problème. Et, comme par hasard, il rencontre une jeune fille atteinte du même mal que lui.

Une ambiance à la mode de l’Ouest.
C’est le premier élément qui m’a frappé dans ce tome. On quitte l’Arcanocratie Jan’tep pour plonger dans les territoires de la Frontière dont le descriptif n’est pas sans rappeler une esthétique très western, que ce soit par la présence de saloons, du sable, de gens un peu barbares et agressifs, de mauvais alcool… Cette esthétique se heurte à celle de l’Académie construite à Teleidos, ville où se déroule la majeure partie de l’intrigue. Cette Académie part d’un beau rêve : celui de réunir les enfants des familles puissantes du monde entier afin qu’ils apprennent ensemble et, à terme, qu’ils puissent former un peuple plus uni en passant au-delà de leurs préjugés et de leurs différences. Une idée qui n’est visiblement pas au goût de tout le monde puisqu’un mystérieux groupe s’en prend aux enfants du directeur, Tynn et Seneira.

Seneira, c’est la jeune fille dont je vous parlais qui est également atteinte par l’ombre au noir et qui rencontre Kelen alors qu’il essaie tant bien que mal d’échapper à deux chasseurs de prime. Seneira est accompagnée par une Argosi surnommée Rosie, qui semble avoir un certain passif avec Furia. Ce tome sera l’occasion d’en apprendre davantage sur les différentes voies des Argosi et sur ce qu’appartenir à ce… peuple ? groupe ? signifie.

Toujours aussi addictif, mais…
À l’instar du premier tome, j’ai dévoré ce roman assez vite. Il ne faut pas se fier au nombre de pages, la mise en page de Gallimard ainsi que la tendance qu’a l’auteur d’écrire beaucoup de dialogues (ce que j’adore) font qu’on dévore ces romans à toute vitesse. Sébastien de Castell est décidément doué pour proposer une intrigue intéressante et faire en sorte que le lecteur s’intéresse au devenir de ses personnages. Les interactions entre eux sont d’ailleurs toujours aussi réussies, c’est vraiment le gros point fort de cet auteur selon moi.

Hélas, le plaisir que je prends à cette lecture détente ne m’empêche pas de relever quelques points qui me chagrinent. Déjà, cette tendance à toujours devoir inclure une histoire d’amour ou d’attirance. Ici, elle ne prend pas encore trop le pas sur l’intrigue mais elle sort vraiment de nulle part et n’apporte absolument rien au récit. Ensuite, certains évènements arrivent trop rapidement, comme par exemple ce qui concerne Revian. J’ai regretté de ne pas avoir pu davantage le connaître car son sort, du coup, me touche beaucoup moins que ce qu’il devrait. Enfin, les adultes dont le père de Seneira ont un peu trop tendance à se reposer sur Kelen et à le mettre sur une espèce de piédestal en lui adressant des propositions pour son avenir qui sortent elles aussi de nulle part et qui n’ont pas de vrai fond.

Cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture mais c’est très clairement une saga que je lis pour me détendre, sans prise de tête, qui brille surtout pour son trio de personnages principaux : Kelen le paria, Furia l’Argosi et Rakis le chacureuil qui reste à ce jour une des meilleures bestioles / familiers que j’ai pu croiser dans un roman de fantasy.

La conclusion de l’ombre :
L’ombre au noir est le second volume de la saga l’Anti-magicien et est à la hauteur du précédent. L’auteur continue de proposer un trio de personnages intéressants à suivre ainsi qu’une intrigue sans temps morts, qui va peut-être même parfois un peu vite. Sébastien de Castell n’a rien perdu de son talent pour les dialogues, ce qui me réjouit ! En tout cas, une chose est sûre : quand on arrive à la fin, on n’a qu’une envie, enchaîner sur le tome 3 pour connaître la suite. Je l’ai donc commandé sans plus attendre chez mon libraire.

D’autres avis : l’ours inculteBookenstock (Phooka) – Museaurania – vous ?

9 réflexions sur “L’anti-magicien #2 l’ombre au noir – Sébastien de Castell

  1. Pingback: BML #30 – décembre 2020 | OmbreBones

    • De rien ! Après comme dit ça prend pas toute la place (Heureusement) mais je persiste à dire que ça n’apporte rien et qu’un ado ne doit pas forcément avoir les hormones qui le travaillent. C’est un peu réducteur 😅 après ça reste cool à lire et les perso sont intéressants ! Mais comme je sais que ça saoule plusieurs personnes je préférais quand même préciser pour l’amourette.

    • C’est ce dont j’avais un peu peur en fait. Après c’est juste moi qui suis blasée, je trouve que cet aspect n’apporte rien, l’effet aurait été le même avec une amitié. Mais bon ! En soi, ça ne gâche pas le plaisir que j’ai eu à lire ce tome 2 et ça n’amoindrit pas mon envie de lire le 3 donc tout va bien 😀

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