#VendrediLecture (8)

Bonjour à tous !
Il ne reste que quelques jours pour le challenge S4F3 auquel je participe. Le but? Vider sa PàL des romans contenant moins de 360 pages. Au terme de ce challenge, il m’en restait encore trois et je vous ai demandé de voter sur les réseaux sociaux. Avec une petite avance, c’est ma lecture de ce vendredi qui est sortie du lot ! C’est parti pour vous la présenter en quelques mots.

Pour rappeler le concept du Vendredi Lecture: Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Le club Vesuvius – Mark Gatiss
Lecture personnelle – Bragelonne

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« Lucifer Box : portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière.
Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux. »

Retrouvez la page de ce roman sur Babelio.

L’avez-vous déjà lu? Qu’en pensez-vous? Que vous inspire ce résumé?

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Techno Freaks – Morgane Caussarieu

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Techno Freaks est un one-shot contemporain qui prend place dans l’underground berlinois. Écrit par l’autrice française (mais expatriée à Berlin) Morgane Caussarieu, vous trouverez ce roman chez l’éditeur le Serpent à Plumes au prix de 17 euros.
Cette lecture entre dans le cadre du challenge S4F3 organisé par Albédo.
Cette lecture entre dans le Pumpkin Autumn Challenge menu « Automne ensorcelant » catégorie « Cristaux, tarot et encens » pour le qualificatif de freaks qui lui va si bien !

Je ne vous présente plus Morgane Caussarieu dont j’ai lu tous les romans (Dans les veinesJe suis ton ombreRouge ToxicChéloïdes). Si vous suivez un peu le blog, vous savez que j’aime beaucoup la plume et la mentalité de cette autrice qui sort des sentiers battus en proposant des textes inattendus avec plusieurs niveaux de lecture. Techno Freaks ne fait pas exception.

Morgane Caussarieu entraine son lecteur à Berlin pendant trois jours qui divisent l’ouvrage en 3 parties : samedi, dimanche et lundi. Chaque chapitre correspond à une heure de la soirée ou de la journée, en fonction. Nous suivons toute une bande de fêtards qui sont plus ou moins reliés entre eux et qui évoluent dans les clubs de nuit techno. Mais pas la techno mainstream, évidemment. En cela, ce roman est une tranche de vie. La vie de Goldie, de BG, d’Opale, de Dorian mais aussi de Nichts. Ils viennent d’un peu partout en Europe, sont francophones et ont des personnalités différentes qui ne séduiront pas forcément tous les lecteurs.

Mais le but de Techno Freaks, ce n’est pas de vous présenter des personnages auxquels vous pourrez vous identifier. Jamais entièrement, a priori. C’est de vous initier à un monde, un autre univers qui côtoie pourtant le nôtre de près. Celui de la K, de la techno, de la fête qu’on voudrait sans fin mais qui doit quand même s’arrêter lundi matin pour aller bosser. Celui de Berlin, une ville à part, un personnage dans ce roman, pourtant rattrapée par la mondialisation. En fait, j’ai eu le sentiment de lire une sorte de requiem pour cette ville en train de changer. À moins que ça ne soit les personnages, qui évoluent, qui ne trouvent plus leur compte dans ce style de vie? Une prise de conscience? Le roman n’apporte pas une réponse claire mais bien une myriade de sensations plus ou moins fugaces, plus ou moins perceptibles pour le lecteur en fonction de sa propre sensibilité, de sa propre expérience, de ses propres convictions.

Les lecteurs de Chéloïdes retrouveront certains personnages en toile de fond, comme des clins d’œil, des rappels. Les deux sont à la fois liés et différents, ils symbolisent les étapes d’une vie, d’une évolution, d’une mentalité et je me demande quelle sera la suivante, finalement. Techno Freaks, c’est vraiment le passage d’une époque à une autre, le choc de deux mondes, comme l’illustre si bien la scène du métro avec Opale et BG.

Ce roman ne laisse pas indifférent. En partie grâce à la plume maîtrisée de Morgane Caussarieu, toujours aussi travaillée sur la musicalité de son texte. Ici, on ressent presque le beat de la techno perpétuellement en fond. Elle choisit toujours le bon mot pour exprimer son idée, évoque ses thématiques avec justesse, sans en faire trop. Et c’est rare, quand ça concerne des milieux hardcores comme ceux de la drogue ou de l’underground. On sent que c’est son univers à elle, qu’elle y a participé, c’est presque un témoignage. Presque. Parce qu’on est probablement plus dans l’auto-fiction. Ce qui est certain, c’est que l’autrice donne dans le roman social en décrivant un univers sur le déclin qui paraitra surréaliste aux générations futures, presque autant qu’il a pu me le paraitre à moi.

Parce qu’il existe une frontière. Une frontière entre ce qu’on sait intellectuellement et ce qu’on lit dans les pages de Techno Freaks. Je sais que l’underground berlinois existe mais j’ai eu l’impression de pénétrer dans un autre univers, si différent du mien au point qu’il en devient fantastique, imaginaire, surnaturel. Pourtant, il est douloureusement ancré dans la réalité quand les personnages pensent à leur travail en call-center, comme un rappel de la vraie vie qu’ils font en sorte d’oublier. Ça donne un sentiment étrange.

Techno Freaks, c’est tout cela et bien plus encore. Au fil de ma lecture, je ne me suis pas sentie happée comme ça a pu être le cas avec Chéloïdes, probablement parce que le roman n’est pas écrit à la première personne. Mais en refermant le bouquin sur la dernière page je me suis dit… Waw. D’accord. C’est dingue. Il est à côté de moi pendant que j’écris cette chronique et je le regarde comme une bête curieuse, une ouverture vers un ailleurs fascinant et malsain. Tentant et repoussant.

Est-ce que je conseille ce roman? Bien entendu. Il dispose des qualités propres aux livres de Morgane Caussarieu et s’inscrit très bien dans sa bibliographie. Est-ce que je vous conseille de le lire en premier ouvrage? Non, certainement pas, parce que vous risquez de passer à côté de quelque chose. Vous l’aimerez probablement, mais il vous manquera un niveau de lecture supplémentaire, une sensibilité, certaines clés. Est-ce qu’il est à mettre entre toutes les mains? Non, mais ça concerne tous les romans de l’autrice, à l’exception peut-être de Rouge Toxic. Pour public averti, ouvert d’esprit, qui a envie de se dépayser et de fréquenter des personnages explosés sans les juger. Est-ce que j’ai aimé? Oui. Oui, parce que j’adore qu’on me malmène, qu’on me présente des protagonistes que la vie n’a pas épargné, des anti-héros, des gens normaux, finalement. Dans leur propre normalité. Des cassés. Des brisés. Ça me parle et c’est ça que je recherche. Mais ce livre ne peut pas se résumer à un « j’ai aimé » ou pas. Il appartient sans conteste à ces romans pour qui on répond toujours: c’est plus que ça.

Bref, lisez Techno Freaks. Et lisez Morgane Caussarieu.

Palimpsestes #3 Anachronisme – Emmanuelle Nuncq

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Anachronisme
est le troisième tome de la trilogie fantastique Palimpsestes proposée par l’autrice française (mais résidente belge) Emmanuelle Nuncq. Publié aux Éditions du Chat Noir, vous trouverez ce titre au prix de 19.90 euros. Si cette saga vous intéresse, il existe également un pack comprenant les trois tomes.
Ce livre entre dans le challenge S4F3 organisé par Albédo.
Ce livre entre dans le Pumpkin Autumn Challenge menu « Automne Ensorcelant » catégorie « Balai Pattes ! »

Palimpsestes est une trilogie fantastique, donc, sur le thème du voyage dans le temps qui se situe à la fin du 19e, début du 20e siècle. Dans le premier tome, nous suivons Clara et Samuel qui assistent à des évènements incroyables en plein milieu du Louvre: des scènes du passée surgissent de manière aléatoire depuis le début de l’exposition consacrée à Delphes. Clara, étudiante en art et Samuel, guide au musée, vont chercher à dénouer les fils de ce mystère. Le second tome nous en apprend davantage sur l’histoire de cette statue de la Pythie dont tout part et le troisième se concentre sur Louise, la fille de Clara, qui manifeste des pouvoirs semblables à ceux de la statue. Sa famille décide de garder le secret mais celui-ci éclate malgré tout, ce qui déchaine les passions. Autant du peuple que des politiciens qui ont tôt fait de monter la mission Kairos…

Je n’avais pas encore eu l’occasion de parler de cette saga sur le blog puisque j’ai lu les deux autres tomes avant l’ouverture. Je garde du premier un souvenir assez agréable, une lecture détente pleine de références historiques. Et du second celui d’un roman de voyage qui m’a un peu rappelé des films d’aventure que j’aimais regarder plus jeune. Plus on avance dans la trilogie et plus le ton s’assombrit, ce qui n’est pas un mal en soi puisque les enjeux deviennent plus importants également. À mes yeux, la grande force de ce roman se situe dans l’amour qu’a l’autrice pour l’Histoire. Il se ressent à chaque page, à chaque référence, ce qui transforme Palimpsestes en œuvre très riche. Surtout aux yeux de ceux qui, comme moi, sont férus d’Histoire.

Un autre point positif, ce sont les personnages. Dans le premier tome, j’avais beaucoup apprécié le tempérament de Clara. Là où certains la trouvaient illogique et désagréable, je découvrais une femme forte qui sait ce qu’elle désire et qui aime profiter de la vie. Quand elle prend des décisions, elle assume et ce même si elle se pose toujours des questions. Emmanuelle Nuncq nous dépeint des femmes toutes en nuance qui sont assez réalistes, elle ose dire les choses au lieu de les magnifier bêtement. Cela trouve un écho en moi, en tant que personne.
L’héroïne de ce tome-ci ne fait pas exception. Louise est beaucoup plus naïve que sa mère, plus jeune aussi et plus sensible, pourtant elle est parvenue à me toucher. J’ai vraiment apprécié son évolution et les rapports qu’elle entretenait avec les différents membres d’équipage, ainsi qu’avec sa famille. Quant aux derniers chapitres… Je ne veux pas spoiler mais j’ai été touchée par les choix narratifs de l’autrice qui donnent à Palimpsestes un côté plus mâture et plus réaliste. Ça m’a vraiment beaucoup emballée et a rehaussé encore davantage mon attrait pour ce livre, lu (ou plutôt dévoré) en une journée.

L’intrigue bien ficelée quoi que prévisible par moment permettra aux lecteurs de se questionner sur tout un tas de thématiques propres à l’exploitation du voyage dans le temps (mais pas que). Si cela ne révolutionne pas le genre, Emmanuelle Nuncq dispose toutefois d’une sensibilité qui nous font prendre à cœur ces interrogations. Doit-on modifier l’Histoire si on en a la possibilité? L’être humain peut-il se contenter d’observer sans toucher? Qui a le droit de vivre ou de mourir? Qui sauverait-on si on le pouvait? Et quelles conséquences cela aurait? Comment la meilleure volonté du monde finit-elle pervertie de la sorte? Quelle est la place du savoir dans notre société? De la culture? J’ai trouvé ce troisième tome très engagé à ce niveau, ce que j’ai énormément apprécié puisque ce n’est pas si courant.

Pour résumer, Anachronisme conclut avec brio une trilogie qui va crescendo sur la thématique du voyage dans le temps. Les amoureux de l’Histoire y trouveront forcément leur compte ainsi que les adeptes du steampunk léger et des romans de voyage. Pour ne rien gâcher, l’autrice aborde énormément de thématiques liées à des questionnements culturels et sociaux qui raviront les lecteurs adeptes de textes plus engagés. J’ai passé un excellent moment en compagnie de la famille Morgenstern et je recommande chaudement la lecture de cette trilogie.

Paradoxes #3 L’éveil de la Troisième Force – L. A. Braun

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Le troisième et dernier tome de Paradoxes s’intitule L’éveil de la troisième force. Proposé par l’autrice belge L. A. Braun, il termine sa première trilogie avec brio. Disponible en papier au prix de 15 euros. Sa sortie est prévue le 26 septembre lors d’une soirée exceptionnelle à Bruxelles où je vous invite à vous rendre !
Pour commander les deux premiers tomes, cliquez ici.
Pour précommander le tome 3, cliquez là.

Je vous ai déjà parlé de la saga Paradoxes puisque j’ai chroniqué les deux premiers tomes (tome 1tome 2). Une histoire difficilement classable qui mélange fantastique, science-fiction, policier dans une Bruxelles futuriste. Ce tome se passe pourtant majoritairement à Paris (vous savez pourquoi si vous avez lu le 2 !) et nous dévoile des pans entiers de l’univers créé par l’auteur. Peut-être un peu trop d’un coup, mais je vais y revenir.

Nous retrouvons Jared dans la situation où nous l’avons laissé (pas très brillante) et nous rencontrons de nouveaux protagonistes. C’est le premier gros reproche que j’ai à faire (et sûrement le seul en fait) : la multiplication des personnages m’a empêchée de vraiment m’attacher à eux. L’action ne manquait pas mais je la suivais un peu comme quand on regarde un film par hasard en le prenant en cours de route parce qu’on a zappé sur la chaîne à ce moment-là. J’étais accrochée, j’avais envie de savoir où l’autrice me menait, mas je ne m’intéressais pas spécialement au devenir des personnages, à une ou deux exceptions.

Et franchement, comme je le lisais en bêta lecture (cette chronique date du mois de mai mais je la publie seulement maintenant pour la sortie !), j’étais déjà paniquée rien qu’à l’idée de le lui annoncer. À ce stade, je trouvais que ça aurait mérité une révision complète. Puis j’ai lu la fin.
Et ma vie a changé.
Bon d’accord, peut-être pas à ce point-là. Mais cette fin, quelle claque ! Je m’en suis même exclamée tout haut, tellement je ne m’y attendais pas, tellement je ne la voyais pas venir mais alors pas du tout. Redoutable, osée et plutôt intelligente, je ne vais pas vous la spoiler mais rien que pour ça, ça vaut vraiment la peine.

Est-ce que Paradoxes est une saga parfaite? Non. Mais ce sont les débuts littéraires d’une autrice belge prometteuse qui réfléchit sur ses textes, qui évolue au fil de ses romans et acquiert toujours plus d’expérience qu’elle met à profit. Une page se tourne avec cette trilogie et pas des moindres. Je vous la recommande tout de même si vous aimez le mélange des genres, si vous êtes rôliste, si vous avez envie de sortir des sentiers battus et de découvrir un univers riche. Je suis personnellement heureuse du voyage !

Immortel Ad Vitam – Cécile Pommereau

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Immortel Ad Vitam
est un one-shot dans la veine fantastique écrit par Cécile Pommereau. Réédité récemment chez Noir d’Absinthe, vous pouvez trouver ce roman au prix de 15 euros en papier et 4.99 en numérique.
Ce roman entre dans le cadre du challenge S4F3 organisé par Albédo.
Ce roman entre dans le Pumpkin Autumn Challenge menu « Automne Frissonnant » catégorie « Le fantôme de l’apéro ».
Ce roman est lu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus, catégorie Imaginaire pour lequel je suis jurée.

Immortel Ad Vitam raconte l’histoire de Fred, un gars un peu paumé et banal avec qui la vie n’a pas été tendre. Ancien pompier, il tue un homme par accident et se retrouve en prison. Quand il en sort, toute sa vie a foutu le camp et il décide de se suicider… Sauf qu’après s’être fait exploser le crâne avec un fusil, Fred revient à la vie comme si de rien n’était.
Mais c’est aussi l’histoire de Jean, un flic pas loin de la retraite qui a la surprise de constater qu’un cadavre s’est tiré de sa scène de crime. Cadavre qui paraît bien vivant quand il le croise dans un bar !
Vous vous en doutez, leurs chemins vont se croiser et ça va faire des chocapics des étincelles.

Ce n’est pas forcément clair en lisant le résumé mais ce roman court est bourré d’humour caustique et noir. Sur 168 pages (en numérique), Cécile Pommereau nous entraine dans le quotidien navrant de Fred, pour qui on ne peut s’empêcher d’éprouver une forme d’empathie. Elle alterne les chapitres et les points de vue, faisant la navette entre Fred et Jean tout en gardant une écriture à la première personne. Malgré des chapitres assez courts, le lecteur n’oubliera jamais dans la tête de qui il se trouve car les deux personnalités sont plutôt bien marquées.

J’ai apprécié de suivre Fred autant que Jean qui sont deux personnages très vivants. J’ai tout de même une préférence pour ce policier bougon et blasé qui se prend d’affection pour Fred. Je pense que certains lecteurs trouveront que la relation type « bromance » qui existe entre eux se construit beaucoup trop rapidement, parce que je me suis fait la même réflexion. Puis, en y réfléchissant, je me dis que vu les circonstances… Ça n’a rien de surprenant.

Immortel Ad Vitam est une œuvre dynamique. Pour preuve, je l’ai lue d’une traite ce matin sans m’ennuyer une seconde. Les pages se tournent avec facilité et on se laisse prendre dans l’intrigue. Cette dernière est plutôt classique: on ignore pourquoi Fred est devenu immortel, comment tout cela fonctionne, alors les protagonistes vont mener une enquête en remontant la piste de celui qui lui a transmis ce cadeau empoisonné. Une piste qui m’a d’abord paru vraiment trop facile… jusqu’à la toute fin. Plus j’approchais des dernières pages et plus je craignais les explications tarabiscotées, les deus ex machina ou un truc cliché au possible. Et finalement… non. Je n’en dirai pas plus mais j’ai vraiment aimé ce que Cécile Pommereau a choisi comme fin. C’était plutôt intelligent, ça montrait une certaine réflexion. Le message que l’autrice choisit de faire passer surprend dans un roman qu’on pourrait, au premier abord, croire exister uniquement dans une perspective de divertissement.

Certains lecteurs auront un goût de trop peu, surtout ceux qui ont besoin de connaître toutes les réponses. À ceux-là, je dis, pas de panique ! Une nouvelle gratuite (que je n’ai pas encore lue) est disponible sur le site de Noir d’Absinthe qui, je n’en doute pas, donnera les explications manquantes sur ce mystère d’immortalité. Du moins, si je me fie au titre.

Pour résumer, Immortel Ad Vitam est une lecture détente. Un chouette petit roman court qui vous mettra de bonne humeur avec des personnages attachants et un rythme maîtrisé. Cécile Pommereau signe une œuvre agréable dont je recommande la lecture pour les jours où le moral n’est pas au beau fixe.

Irezumi – Akimitsu Takagi

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Irezumi est un roman policier japonais écrit par Akimitsu Takagi et publié chez Folio dans la collection policier. Vous le trouverez partout en librairie au prix de 7.80 euros.
Ce roman entre dans le challenge S4F3 organisé par Albédo.
Ce roman entre dans le Pumpkin Autumn Challenge menu « Automne Frissonnant » catégorie « le cri de la banshee ».

Avant de vous parler en détail de ce roman, je dois donner quelques précisions quant à son contexte. Il a été publié pour la première fois en 1948 au Japon et est considéré comme un des classiques du polar nippon. Ceci explique en grande partie mon ressenti développé plus bas. Retenez-le parce que c’est important.

Irezumi se déroule en 1947, à Tokyo. Kinué Nomura est une femme tatouée qui fascine les hommes. Après avoir participé à un concours où elle a exposé son tatouage, elle est retrouvée assassinée. Une enquête commence donc pour découvrir l’identité du tueur alors qu’un meurtre isolé se transforme en une série.

Le premier gros problème que j’ai eu avec ce roman, c’est son côté vieillot et trop classique dans le déroulement. Si vous aimez les romans policiers de la vieille école, ce livre sera parfait pour vous mais ce n’est pas mon cas. J’ai deviné rapidement certains pans de l’intrigue et entretenu des doutes sur d’autres éléments, ce qui ne m’arrive pas souvent puisque je suis une lectrice crédule qu’on balade facilement en règle générale. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est cousu de fil blanc mais l’auteur répète tellement souvent les éléments importants qu’on a envie de passer des pages (honnêtement, je l’ai fait) pour arriver à quelque chose de nouveau, d’inédit, et avancer un peu. Pourtant, il fait +-330 pages  mais ça m’a paru long.

De plus, j’ai trouvé les personnages assez fades, présents pour remplir des rôles prédéfinis, ce qui a découlé sur une absence flagrante d’empathie. On a le héros un peu naïf, le policier dépassé, le détective privé de génie (alors lui, il méritait des claques), le scientifique un peu bizarre, la femme manipulatrice et vénale… Tous les ingrédients sont présents et ça manque cruellement de profondeur. Enfin, le récit comporte énormément de longueurs puisque l’auteur passe son temps à répéter dans les dialogues des éléments de l’enquête, comme s’il craignait que le lecteur oublie quelque chose. Le bouquet, c’est probablement le dernier chapitre d’exposition qui reprend tout à zéro et qu’on a envie de passer pour les deux premiers tiers parce qu’on sait déjà tout.

Pourquoi est-ce que je vous en parle, du coup, si je me suis ennuyée en le lisant? Plusieurs raisons à cela. Déjà, Irezumi est très riche de détails concernant le Japon de l’après-guerre mais aussi l’univers du tatouage et les légendes nippones. J’ai appris énormément de choses et ça m’a bien plu. Ensuite, ce que je relève comme un défaut sera vu comme une qualité par beaucoup de lecteurs. Le roman policier construit d’une manière classique m’ennuie mais la plupart des adeptes du genre aiment ça. Irezumi n’est pas du tout un mauvais livre, c’est juste un ouvrage qui ne me convient pas à moi en tant que lectrice. La preuve, Laure-Anne me l’a prêtée et ça a été un coup de cœur pour elle (je vous renvoie à sa chronique pour juger) !

Pour résumer, si vous aimez le Japon, les tatouages traditionnels et les enquêtes pour meurtre, Irezumi est un roman parfait pour vous. Si vous cherchez un texte dans le genre policier qui soit un peu plus original dans sa construction, passez votre chemin.

#VendrediLecture (7)

Salut tout le monde !
Me voici de retour (pour vous jouer un mauvais tour !) puisque j’ai emménagé avec mon copain et récupéré Internet. Danse de la joie? Allez, danse de la joie. Surtout qu’aujourd’hui, j’ai mes résultats définitifs pour mon master. Diplômée ou pas? Réponse vers 17h30. En attendant, on se concentre sur la lecture ^_^

Donc, pour rappeler le concept du Vendredi Lecture: Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Immortel Ad Vitam – Cécile Pommereau
Service Presse – Noir d’Absinthe

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« Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance.
Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée… »

Retrouvez la page de ce livre sur Babelio !
Procurez-vous ce livre sur le site de l’éditeur !

Et vous, que lisez-vous? ^_^