À l’ombre de Rocambole #2 { Eve (s1) & Graines de doctoresses (s1) }

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, nouvel article sur deux œuvres de l’application Rocambole qui ont deux éléments principaux en commun. Le premier, c’est de ne compter qu’une seule saison et a priori, cela restera comme ça. Le second, c’est d’évoquer l’image de la femme et de mettre en scène un désir d’émancipation.

Chaque texte le fait évidemment à sa façon et nous allons voir cela un peu plus dans le détail…

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Eve
, d’Anne Langlois est une réécriture parodique du mythe de la création. Le lecteur rencontre Eve, dans le jardin d’Eden, mariée à Adam qui est une caricature de ce qu’on peut trouver de pire chez l’homme « moderne ». Heureusement, Eve a ses copines pour tenir le coup ! Mais elle aimerait quand même bien qu’Adam évolue un peu et pour ça, il n’y a qu’une seule solution : lui faire manger le fruit interdit qu’elle a elle-même goûté un peu par hasard et qui lui a ouvert les yeux sur plein de choses…

À travers une dizaine d’épisodes, Anne Langlois utilise l’humour pour faire passer des réflexions pertinentes sur la place de la femme dans son foyer, le rôle de mère qu’on lui impose, les règles souvent stupides auxquelles la femme est soumise de la part des hommes (ici, de Dieu) et la façon dont l’homme considère la femme (inférieure) alors qu’il n’est pas capable d’accomplir ne fut-ce que la moitié des tâches qui lui sont dévolues. Malgré le fait qu’on soit sur une histoire inspirée du mythe de la création, l’autrice aborde des thèmes très modernes d’une manière judicieuse car les situations rocambolesques auxquelles Eve se retrouve confrontée prêtent souvent à sourire et même à rire de bon cœur. Une saga à dévorer !

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Dans un autre registre, Aurore Kaé invite son lecteur à suivre le parcours des premières femmes médecin en France dans Graines de doctoresses. Cette histoire de six épisodes prend place à la fin du 19e siècle et met d’abord en scène Madeleine Brès qui est un personnage historique très réel et la première femme à avoir eu accès à des études en médecine. On verra ensuite deux autres protagonistes, dans la même veine. Le récit s’étale donc sur plusieurs années.

Cette série historique ne manque pas d’intérêt. Elle permet de prendre conscience à quel point de nombreux domaines d’étude ont été jalousement gardés par la gent masculine pendant longtemps, alors même que certains admettent les qualités de Madeleine. L’autrice montre aussi la façon parfois violente dont cette femme et les suivantes ont été rejetées, ont du subir du sexisme, de la violence verbale et même de la violence physique. C’est terrifiant à lire car même s’il s’agit d’une fiction historique et donc par extension, qu’elle est romancée, je suis certaine qu’une bonne partie des faits relatés ont véritablement eu lieu.

La seule chose que je regrette dans Graines de doctoresses c’est la rapidité avec laquelle certains éléments sont traités, comme le décès du mari de Madeleine qui arrive à la fin d’un épisode alors que le suivant commence plusieurs mois après, comme si ça n’avait pas de réelle incidence sur sa vie en tant que femme médecin et mère. Il m’a manqué un peu de développement psychologique qui n’est pas, je pense, incompatible avec le format.

Malgré ce bémol, j’ai aimé découvrir cette histoire et cela m’a donné envie d’en apprendre plus au sujet de Madeline Brès et des pionnières de sa profession !

printempsimaginaire2017
Seizième et dix-septième lecture – pas de défi

Montès – Isabelle Bauthian

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Montès
est le nouveau roman fantasy de l’autrice française Isabelle Bauthian. Publié par ActuSF, vous trouverez ce roman partout en librairie au prix de 20.90 euros.
Je remercie Jérôme Vincent et les éditions ActuSF pour ce service presse numérique.

De quoi ça parle ?
Depuis quarante ans, la paix règne sur Civilisation… Mais la guerre revient frapper aux portes de Montès, baronnie martiale dirigée depuis peu par un homme souffrant de folie des grandeurs (c’est la façon polie de dire que c’est un c*****d). En effet, les mi-hommes envahissent la troisième province de Montès pour se venger des visées expansionnistes du nouveau Baron. Pour empêcher cette guerre de coûter encore plus de vie, Oditta, la ministre des frivolités, décide d’agir dans le dos de son souverain, accompagnée par nul autre que Thélman, le redoutable chef de la guilde des épiciers qui est aussi son plus vieil ennemi. Commence alors un long périple Outre-Civilisation…

Avant d’aller plus loin, je me dois de signaler que l’autrice a écrit deux autres romans dans le même univers que celui-ci, avec des personnages qu’on retrouve parfois de l’un à l’autre, tout en réussissant l’exploit de les rendre véritablement indépendants. Je n’ai lu ni Grish-Mère, ni Anasterry (ce qui va changer sous peu !) et cela ne m’a pas empêché de comprendre la totalité de ce texte. À l’heure où beaucoup d’éditeurs proposent de faux one-shot, je pense important de préciser que Montès en est bien un. J’en profite pour, du coup, saluer le travail de l’autrice à ce sujet. 

Quelques mots sur le contexte
Le roman prend place en Civilisation, un rassemblement de plusieurs baronnies articulées autour de la Capitale (avec une majuscule donc). Montès est une baronnie à tendance martiale qui protège une large partie des frontières de Civilisation. Chaque baronnie possède un peu sa spécialité, sa particularité et ses coutumes. L’univers créé par l’autrice est ainsi d’une très grande richesse, ce qui lui permet de traiter beaucoup de thématiques sociales en les mettant en scène à travers les différences qui existent entre les baronnies.

Dans Montès, c’est plus particulièrement l’opposition entre les mi-hommes et les humains qui est exploitée. Il s’agit donc d’aborder les thèmes de l’intégration, de la peur de l’inconnu, de la peur des autres cultures. Quand le nouveau baron prend les commandes à la mort de son père, il décide de rejeter tous les mi-hommes présents dans la société de Montès, les mettant dans le même sac que ceux qui attaquent sa province. Et si ça ne vous rappelle rien, que dites-vous de ceci ? Je surinterprète peut-être mais j’ai vu dans ce roman une métaphore de notre propre société : notre modernité s’est construite sur une économie de guerre, notre prospérité occidentale, nos avancées scientifiques, tout aurait pris beaucoup plus de temps en période de paix. Pourtant, la guerre coûte des vies, répand le malheur, on se bat contre elle tout en continuant à l’entretenir dans certaines régions du monde. C’est ce qu’on voit finalement dans Montès : le paradoxe de la guerre, qu’on veut stopper sans savoir quel type de société cela engendrera. Et comme on a peur de l’inconnu, on veut changer les choses mais pas trop quand même hein, faut pas déconner.

On y évoque aussi le danger des généralités, le fait de mettre « dans le même sac » tous les individus issus d’un même endroit sans prendre en compte la multiplicité des cultures, des personnalités, des opinions. Certains mi-hommes veulent la guerre, d’autres espèrent la paix, et parmi ceux qui désirent la paix, certains la pensent possibles alors que d’autres se montrent cyniques à ce propos. Isabelle Bauthian dresse un tableau nuancé dont tout manichéisme est banni. Et quand on pense qu’elle va sauter à pied joins dans la facilité, elle esquive habilement l’écueil, apportant une sacrée dose de surprise et transformant son texte en page-turner. Personnellement, je n’ai rien vu venir à aucun moment et tout ce à quoi je m’attendais n’est pas arrivé. 

L’autrice propose donc un roman de fantasy, oui. Mais comme beaucoup de bons romans de l’imaginaire, elle y aborde des thématiques modernes qu’on peut aisément transposer à notre propre monde. 

Oditta, une protagoniste remarquable
Isabelle Bauthian écrit à la troisième personne et se place presque exclusivement du point de vue d’Oditta, à l’exception de la lettre en début de roman et de l’épilogue. J’ai rarement rencontré un personnage aussi solide et aussi développé. L’alternance entre le passé et le présent permet de découvrir petit à petit comment la naïve ministre des frivolités gagne en maturité, montre son courage et sa détermination, sans jamais que cela ne me donne l’impression d’être trop ou mal équilibré. Oditta est attachante en tant que femme de bonne condition, élevée pour être une gentille fille, une bonne épouse, qui n’a pas forcément d’avis sur les questions d’importance mais qui apprend petit à petit à aiguiser son esprit, à devenir indépendante, à remettre son éducation en question sans pour autant se renier totalement. On sent en elle toute la contradiction de ceux qui aimeraient changer le monde sans réussir à assumer ou même imaginer les conséquences.

Elle forme, avec Thélban, un duo délicieux. Cet homme est parti de rien et a réussi à s’élever tout au sommet du monde commercial de Montès, devenant très riche et pouvant se permettre de défendre ses convictions. Pour lui, les mi-hommes ne sont pas des sous créatures et il embarque Oditta dans une mission diplomatique alors même que tous les deux se détestent depuis des années. On comprend qu’il y a derrière cette situation des histoires de cœur, de jalousie, Oditta se sentant menacée par Thélban dans le cœur de son mari, mais on comprend aussi qu’il y a plus que cela. Les subtilités sont apportées petit à petit par l’autrice et vraiment bien distillées. J’ai apprécié que (surlignez pour dévoiler le spoiler) cela ne finisse pas en passion interdite ni même en triangle amoureux. D’ailleurs, il n’y a pas de romance dans Montès. Oditta est mariée, elle aime son mari, on les voit ensemble mais ce n’est pas le sujet du texte et j’ai trouvé ça vraiment rassénérant. 

La conclusion de l’ombre 
Montès est un roman de fantasy tout à fait remarquable grâce auquel je prends contact pour la première fois avec la plume d’Isabelle Bauthian. Si ce texte se place dans le même univers que les deux autres romans de l’autrice (Anasterry et Grish-Mère), il est véritablement indépendant et peut se lire en premier ou en dernier, au choix du lecteur. Le travail effectué sur l’univers était déjà à lui seul remarquable mais Oditta, la protagoniste principale du roman, est l’un des personnages féminins les mieux construits que j’ai pu croiser dans ce genre littéraire. J’ai adoré chaque ligne de Montès que je recommande très chaudement !

D’autres avis : l’ours inculte – vous ?

printempsimaginaire2017
Quinzième lecture – Pas de défi

#ProjetOmbre : { La machine différente – Jean Laurent Del Socorro ; Le roi de la clairière & Ce que l’homme croit – David Bry }

Salutations à toutes et à tous !

J’ai récemment pris comme résolution de vider ma PàL numérique, ce qui est l’occasion de me pencher sur des nouvelles qui attendent depuis quelques mois déjà dans ma liseuse. Des textes achetés uniquement sur base du nom des auteurs, sans même lire les résumés. Je me lançais donc totalement à l’aveugle même si je sais que ce sont des valeurs sûres. Ils le confirment d’ailleurs dans ces textes même si tout n’est pas parfait…

Pour en savoir plus sur les ouvrages de Jean Laurent Del Socorro : Ma chronique de Boudicca – Ma chronique de Royaume de vent et de colères – Ma chronique de Gabin sans aime et le vert est éternel – Ma chronique de La guerre des trois rois – Ma chronique de Je suis fille de rage.
Pour en savoir plus sur les ouvrages de David Bry : Ma chronique du Garçon et la Ville qui ne souriait plus – Ma chronique de Que passe l’hiver.

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Dans sa nouvelle, Jean-Laurent Del Socorro met en scène Ana, une machine par Ada Lovelace qui semble avoir développé une conscience alors qu’elle devait juste servir de grosse calculette. C’est l’occasion pour l’auteur d’offrir une préface au sujet d’Ada Lovelace en tant que mère de l’informatique, préface grâce à laquelle j’ai appris énormément. Avec son histoire, l’auteur fait donc la part belle aux personnages féminins.

Cette nouvelle est écrite du point de vue d’Ana, qui apprend, qui rencontre différents humains aux réactions pas toujours très positives. Si j’ai bien aimé l’idée de base et les valeurs véhiculées, j’ai trouvé ce texte trop rapide. Ana évolue extrêmement vite et ces évolutions semblent un peu sorties de nulle part. Je pense qu’une mise en place un peu plus longue et détaillée aurait été bienvenue pour que j’arrive à me plonger véritablement dans cette histoire.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avis : Une bulle de fantasy – vous ?

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Deux nouvelles sont contenues au sein du même ouvrage : Le roi de la clairière et Ce que l’homme croit. Dans la première, le lecteur suit un loup au fil du temps qui revient dans la même clairière pour s’en déclarer le roi, royauté acceptée par les autres animaux, jusqu’à ce que l’homme s’en mêle. C’est un texte très court mais percutant, d’une poésie littéraire à laquelle l’auteur a habitué son lecteur. Il n’a finalement besoin que de quelques courtes pages pour nous en mettre plein la vue… C’était superbe !

J’ai été un peu moins emballée par la seconde mais c’est surtout une question de goût. Dans Ce que l’homme croit, le lecteur rencontre un roi et son mage. Le premier demande au second d’invoquer… quelque chose qui ressemble à une femme (je ne vous gâche pas la nature exacte) et l’ecclésiastique au service de ce roi va découvrir une supercherie. Le texte est très humain, il souligne la fragilité humaine, mais il m’a manqué un petit truc en plus pour vraiment accrocher.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avisUne bulle de fantasy – vous ?

printempsimaginaire2017
Douzième, treizième et quatorzième lecture – pas de défi.
Logo ProjetOmbre+3 nouvelles
Avancée du challenge : 25 nouvelles lues.

À l’ombre de Rocambole #1 { Un professeur imaginaire (s1) & Mourir au pays qui te ressemble (s1) }

Bonjour à tous et à toutes !

Vous le savez, j’ai commencé à découvrir l’application Rocambole et j’ai eu envie de revenir sur les séries que je peux lire dessus afin de, peut-être, vous donner envie d’y jeter un œil. Je vais donc écrire des courts retours qui seront rassemblés au sein d’un même article, un peu sur le modèle d’À l’ombre du Japon. D’où le titre de ce nouveau type de chronique ! Sans plus attendre…

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Un professeur imaginaire
est une série de fantasy écrite par l’auteur français Ange Beuque. Publié sur l’application Rocambole, vous pouvez lire gratuitement les 3 premiers épisodes en téléchargeant l’application. Mais attention, c’est comme ça que j’ai fini par m’abonner puisque je voulais absolument connaître la suite de cette histoire…

La première saison est écrite à la première personne et raconte l’histoire d’un professeur novice qui débarque dans une classe atypique où cinq élèves ont besoin d’un enseignement adapté. Lâché dans le grand bain sans véritable formation, le professeur va devoir réussir à concilier le caractère difficile d’une adolescente elfe râleuse, d’un troll doté d’une trop grande force physique, d’un chanteur distrait, d’un sang-mêlé moitié humain moitié sirène et d’une jeune fille invisible…

J’ai vu dans cette histoire une métaphore efficace sur l’absurdité du monde enseignant. Vous le savez (ou pas ?) je suis moi-même prof et j’enseigne à des adolescents / jeunes adultes / adultes en fonction des sections. En lisant cette histoire, je n’ai eu aucun mal à me projeter dans le quotidien de ce professeur envoyé dans cette classe dont personne ne semble vouloir, avec peu de compétences, peu d’aide, peu de soutien de la direction, beaucoup de laisser-aller sous couvert de liberté pédagogique et surtout, quasiment aucune adaptation à ces enfants particuliers qui nécessitent presque chacun une prise en charge individuelle. Quant à l’évaluation finale, qui se déroule en posant simplement sa main sur un parchemin, je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une image du déterminisme pédagogique qui existe malheureusement trop où ce ne sont pas tellement les véritables qualités des enfants qui sont jugées mais celles qu’on attend soi-disant au sein de la société. On les gave d’un « programme » rarement bien pensé, on leur demande d’étudier des choses par cœur sans les comprendre alors que, finalement, ce n’est pas vraiment ce qui va les aider… Pour moi, le parchemin représente un peu tout ça.

D’ailleurs, plus d’une fois, les parents de ces enfants parlent des difficultés de ceux-ci à s’intégrer, sous-entendu à rentrer dans la norme. L’enseignant, quand à lui, rivalise de (bonnes ?) idées pour tenter de les intéresser à sa matière aussi diverse que variée.

Il faut dire que ce prof est bien aidé par le pouvoir de l’imagination. En effet, entre les murs de sa classe, l’enseignant peut créer tout ce qu’il souhaite. Cela va des objets aux lieux, ce qui permet des sorties pédagogiques riches en rebondissement.

Ce texte fourmille de bonnes idées, de personnages attachants, de moments qui prêtent à sourire et d’autres qui pincent le cœur par leur triste réalité. Le format épisodique est bien maîtrisé par l’auteur, ce qui rend son récit très addictif. Y aura-t-il une saison 2 ? Des portes sont ouvertes mais en même temps, je trouve cette fin très bien comme elle est… Suspens donc.

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Mourir au pays qui te ressemble
est également une série de fantasy, écrite cette fois par Loïc Richard. Elle compte actuellement 3 saisons et je vais ici vous parler de la première uniquement puisque c’est celle que j’ai lue. Elle compte six épisodes et fait surtout office d’introduction au concept et à l’univers.

La couverture m’a directement évoqué World of Warcraft, jeu auquel j’ai joué pendant de nombreuses années. C’est ce qui m’a donné envie de lire cette histoire, en plus de la mention d’un peuple Orc à la dérive qui tente de rejoindre la cité mythique d’où est issue leur race. Cela m’a rappelé des morceaux du lore d’Azeroth que j’aime beaucoup et j’ai donc eu envie de voir comment l’auteur allait parler de ces éléments dans son histoire. Je précise que les deux univers ne sont pas liés, il ne s’agit pas d’une histoire WoW ou d’une fanfiction ! Mais je n’ai aps pu m’empêcher de tisser des liens entre les deux.

La narration est ici à la troisième personne. Le chef de ce groupe décède et c’est un autre qui prend sa place, ce qui amène une période de transition difficile. Cet orc prénommé Bor mène les siens jusqu’aux portes de la cité de Samara, ville humaine dont les représentants ne veulent même pas penser à aider ces Orcs. C’est sans compter l’ennemi qui traque les survivants : de terribles dragons au feu destructeur… Ce sont eux que fuient ce peuple.

L’ambiance globale est assez lourd et désenchantée, ce qui explique les références à Baudelaire dans le titre et au début du premier épisode avec un extrait de sa poésie. On sent le désespoir de ces Orcs qui savent leur fin proche mais continuent de mettre un pied devant l’autre malgré les obstacles. En tant que lectrice, je me suis sentie impressionnée par leur résilience et leur force de caractère. Cette première saison introduit également le concept de mémoire, de souvenir, de la manière dont un peuple peut laisser sa trace. Cela sera, je pense, davantage développé dans la saison 2 qui compte, elle, 9 épisodes. Et que je vais lire avec plaisir !

Et voilà, nous sommes déjà au bout de cet article que je ne voulais pas trop long… Ce sera, je l’espère, le premier d’une longue série.

Est-ce que lire mes retours sur ces séries vous intéresse ? Est-ce que vous aimeriez en découvrir d’autres ?
Dites moi tout !

printempsimaginaire2017
Dixième et onzième lecture – défi « nouveaux horizons »
(découvrir un nouveau genre et / ou un nouvel auteur / une nouvelle autrice)

La loutre et le Prince – S. A. William

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La loutre et le Prince
est un roman de fantasy jeunesse écrit par l’autrice française (mais belge d’adoption) S. A. William. Publié chez Livr’S Éditions (et actuellement en précommande jusqu’au 30 avril), vous trouverez ce texte au prix de 16 euros. Sachez également qu’il est illustré par Caly (l’artiste derrière la couverture) et contient un CD avec les chansons écrites qui se trouvent au sein du roman.

De quoi ça parle ?
Aonyx est le prince du royaume où se déroule l’histoire et n’a jamais pu marcher. Coincé dans un fauteuil roulant, il souffre d’un manque de confiance en lui, persuadé qu’un infirme ne peut pas accomplir de grandes choses. C’était sans compter l’arrivée d’une joyeuse loutre qui va l’aider à changer l’image qu’il a de lui.
Et si Aonyx détenait la clé pour arrêter les trolls sur le point d’envahir son pays ?

Un roman jeunesse sur le handicap, l’acceptation de soi et le respect des différences.
Comme tous les textes de l’autrice, la loutre et le Prince dégage une ambiance pleine de bienveillance et de positivité, à la limite du bisounours. Cela ne l’empêche pas d’aborder des thèmes difficiles avec justesse, ce qui est parfait pour son public visé. En tant qu’adulte, le lecteur manquera peut-être d’informations sur l’univers, de nuance sur certains personnages, d’un contexte politique global plus poussé mais pour la cible de ce roman, l’ensemble est très bien maîtrisé.

À travers le personnage d’Aonyx, S.A. William parle du handicap physique, des difficultés que cela pose au quotidien (qu’on soit un puissant ou non), du regard des autres, de la manière dont une personne handicapée se projette dans la société et de la manière dont la société la considère. L’autrice aborde ces thèmes avec respect et bienveillance, en essayant d’apporter des pistes de réflexion chez son lecteur au lieu de lui matraquer des vérités toutes faites. 

Mais la loutre et le Prince ne se limite pas à la thématique du handicap. Le texte évoque aussi l’acceptation des différences et de la façon dont on a tendance à craindre l’inconnu au lieu d’essayer de le comprendre. L’inconnu ici étant symbolisé par le peuple troll qui n’est peut être pas ce qu’on pense au premier abord. En effet, les puissants du royaume les considèrent comme violents et stupides en se basant sur leur apparence mais on comprend rapidement que la nuance est de mise ici et qu’il est plus judicieux d’apprendre à connaître une culture au lieu de porter un jugement sur ce qu’on croit savoir de prime abord. Des thèmes forts et tristement d’actualité. 

Tous ces éléments viennent renforcer une intrigue certes classique mais bien rythmée, au point que les pages se tournent sans même y penser et on arrive à la fin en se demandant si une suite est prévue pour continuer à explorer ce sympathique univers et ses personnages attachants.

La conclusion de l’ombre :
La loutre et le Prince est un roman de fantasy jeunesse qui tient ses promesses pour son public visé. L’autrice aborde les thèmes du handicap, de l’acceptation de soi et des différences au sein d’une agréable aventure qui déborde de positivité. Un texte tout doux comme un bonbon !

D’autres avis : KiriitiTroian – vous ?

printempsimaginaire2017
Neuvième lecture – Défi « la planète des singes »
(un livre qui parle de tolérance et de différence)

#ProjetOmbre – bilan du premier trimestre

Bonjour à toutes et à tous !

Logo ProjetOmbre
Bienvenue sur ce premier bilan récapitulatif du #ProjetOmbre qui couvrira les mois de janvier, février et mars. À l’heure où je rédige ces lignes, 168 formulaires (moins ma propre participation) ont été remplis et pas toujours correctement hélas. J’ai donc du revoir un peu les consignes, éclaircir certains points dans le formulaire en lui-même, au risque de ne jamais m’en sortir. Je vous invite à y prêter plus d’attention lorsque vous le remplirez et à bien renseigner vos missions car je ne peux pas tout vérifier pour vous… Si vous ne me renseignez pas une mission, je ne peux pas la compter car je ne peux pas connaître le contenu de tous les textes.

Je ne vais pas vous mentir, c’est assez fastidieux de tout reporter depuis un formulaire, surtout quand on s’y prend à la dernière minute… Bouh moi !! Pour les prochains bilans, je vais essayer de me contraindre à une mise à jour par semaine, afin de ne plus devoir traiter autant de données d’un seul coup.

Je suis tout de même positivement surprise de votre engouement pour ce projet et la lecture de format court de manière générale. Merci pour votre régularité, merci pour tous ces tags sur les réseaux sociaux, ça me touche énormément ♥

Sans plus attendre, essayons de reclasser tout ça correctement…

L’ombre du palmier
(le challenge à la cool où on lit du format court quand on veut)

Nevertwhere – 10 points
Les Utop’jeunesses 2020 (4 nouvelles) (janvier + mission)
Guide sorcier de l’évasion : atlas pratique des contrées réelles et imaginaires d’Alix E. Harrow (janvier)
La fille feu-follet d’Ursula K. Leguin (janvier)

Outrelivres – 65 points
Roma Eterna (recueil / 11 nouvelles) de Robert Silverberg (17 janvier + mission)
La boîte en os d’Antoinette Peské (10 février)
Demain, la Commune (anthologie / 8 nouvelles) (4 mars + mission)
Celestopol 1992 (13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (27 mars + mission)

Touchez mon blog, Monseigneur – 1 point
Sirènes de Laura Pugno (6 Janvier)

Les lectures du Maki – 1 point
La fontaine des âges de Nancy Kress (15 mars)

FeyGirl – 2 points
Le fini des mers de Gardner Dozois (10 février)
24 vues du Mont Fuji de Roger Zelazny (21 février)

Lisbhei – 5 points
Isabel des feuilles mortes d’Ian R. McLeod (16 janvier + mission)
Retour à n’dau de Kij Johnson (18 janvier + mission)
Le fini des mers de Gardner Dozoi (21 février)

Le post-it SFFF – Gepe – 5 points
Silo de Hugh Howey (20 janvier)
Chroniques martiennes de Ray Bradburry (5 mars)
Sur mars d’Arnauld Pontier (12 mars + mission)
À l’état de nature de Damon Knight (25 mars)

De fil en histoire
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Chut Maman Lit !
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Le dragon galactique – 6 points
Bifrost #101 (4 nouvelles – 1er février)
Issa Elohim – Laurent Kloetzer (février)
Le fini des mers – Gardner Dozoi (26 mars)

Mousson (via Babelio) – 13 points
Retour à n’dau de Kij Johnson (5 Janvier + mission)
Les attracteurs de Rose Street de Lucius Shepard (3 janvier)
Isabel des feuilles mortes d’Ian R. McLeod (10 janvier + mission)
Le dragon Griaule (recueil / 6 nouvelles) de Lucius Shepard (19 janvier)
Sept anniversaires de Ken Liu (29 janvier + mission)

Lecture 451 – 3 points
En apprenant à être moi de Greg Egan (20 janvier)
La mutation c’est la vie de Jacob Galissard (8 février)
Moken de Léa Fizzala (19 février)

Systia (Livraddict) – 12 points
Puzzles au club des veufs noirs (recueil / 12 nouvelles) d’Isaac Asimov (26 janvier)

Lorkhan et les mauvais genres – 46 points
Axiomatique (18 nouvelles) de Greg Egan (14 janvier + mission)
Bifrost #100 (4 nouvelles) (1er février)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (10 février)
Eriophora de Peter Watts (15 février)
La chose de John W. Campbell (8 mars)

Eless Boms – 3 points
Acadie de Dave Hutchinson (19 janvier)
Méfiez-vous du chien qui dort (6 nouvelles) de Nancy Kress (31 janvier)
Fils des brumes : l’histoire secrète de Brandon Sanderson (23 février)

Bulle de Livre
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Ecla-temps – 8 points
La couleur venue d’ailleurs de H. P. Lovecraft (6 février)
So phare away (3 nouvelles) d’Alain Damasio (7 mars + mission)
Sommeil de Haruki Murakami (26 mars)

EdwigeFLE (via Instagram @edwige.onlinealsace) – 15 points
Années nouvelles (14 nouvelles) d’Émilie Ansciaux et Geoffrey Claustriaux (25 janvier)
Nemesis de Ceinwynn (14 février)

L’ombre à la douzaine
(lire au moins un texte au format court par mois)

Zoé prend la plume – 20 points
La mère des mondes de Jean Laurent Del Socorro (9 Janvier + mission)
Sacra, parfum d’Isienne et d’ailleurs (15 nouvelles) de Léo Silhol (10 février)
La fontaine des âges de Nancy Kress (18 mars)
Meredith de Morgane Stankiewiez (30 mars + mission)

Edorielle – Rose Noire
?? (déplacée sous le palmier)

Diaspora Galactique – 39 points
La Morale et le Virologue de Greg Egan (11 janvier + mission)
Le chien a des choses à dire (recueil / 24 nouvelles) de Jean-Marc Agrati (25 janvier)
Émissaire des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy Castro (12 février)
Issa Elohim de Laurent Kloetzer (16 janvier)
Cendres (4 nouvelles) de Thierry Di Rollo (27 mars + mission)

Sometimes a book – 51 points
La voix du feu (recueil / 12 nouvelles) d’Alan Moore (24 janvier + mission)
Le regard de Ken Liu (13 février)
Le jardin des silence (13 nouvelles) de Mélanie Fazi (20 mars + mission)

Livraisons Littéraires – 27 points
L’assassin infini de Greg Egan (16 janvier)
Swan le bien nommé de Mélanie Fazi (6 février)
L’arbre et les corneilles de Mélanie Fazi (12 février)
Miroir de porcelaine de Mélanie Fazi (17 février + mission)
L’autre route de Mélaniz Fazi (20 février)
Yellow Jessamine de Caitlin Starling (26 février)
Contes macabres (10 nouvelles) de Sully Holt (5 mars + mission)

Le Terrier de Lily – 9 points
Rémanence de Danielle Martignol (14 janvier + mission)
Le karma du chat de Sylvie Lainé (20 février)
Fidèle à ton pas balancé (3 nouvelles) de Sylvie Lainé (26 mars + mission)

Les tribulations de Miss Chatterton – 12 points
Contes et récits du Paris des merveilles (anthologie – 6 nouvelles) (7 février)
Noël et Préjugés (anthologie – 6 nouvelles) (21 février)
-> déplacée sous le palmier !

Les livres de Rose
(valide via Story Instagram)

Pativore – 29 points
In nomine Tetris de Jean-Paul Didier Laurent (Janvier + mission)
James Day de Patrick Cialf (Janvier)
Musher de Marcus Malter (Janvier)
Le mouvement F d’Anthonytasan Jesuthasan (Janvier)
L’indiscrète de Marie Sizun (Janvier)
Rétrocession de Southeast Jones (Janvier + mission)
Kabuliwallah de Rabîndranâth Tagore (Janvier)
La girafe de Thomas Guzing (Janvier)
Helstrid de Christian Léourier (Janvier + mission)
La mémoire de riz de Jean Marie Blas de Roblès (Janvier)
Le Journal de David d’Ashby de Jean-Marie Blas de Roblès (15 Janvier)
L’empreinte de Karel Capek (17 Janvier)
Le gel craquant d’Alexandre Afanassiev (18 janvier)
Jean de Kolno de Stefan Zeromski (19 janvier)
Le talisman de Vaikom Muhammad Basheer  (22 janvier)
Le courtier Delaunay de Georges-Olivier Châtaureynaud (29 janvier)
Les histoires du petit Renaud (6 nouvelles) de Léopold Chauveau (11 février + 1 mission)
Histoire d’une baleine blanche – Luis Sepulveda (12 février)
L’aliéniste de J.M. Machado de Assis (23 février)
Le bon chanteur mort de Dominique A (25 février)
Le liseron de Waltern Crane et Edmund Evans (23 février)
L’anniversaire de Nikolaï Pavlov (4 mars)
La misère de Nikolaï Telechov (5 mars)
Amélia Earhart, l’aviatrice qui voulait faire le tour du monde en avion de Pascale Perrier et Isabelle Delorme (8mars)
Roman en neuf lettres de Fedor Dostoïveski (9 mars)

Le doublé de l’ombre
(lire au moins deux textes au format court par mois !)

OmbreBones – 40 points
Émissaires des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy Castro (janvier + mission)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (février)
Le boudoir au souvenir de Cécile Guillot (mars + mission)
Fragments et cicatrices (13 nouvelles) de Sophie Dabat (mars + mission)

La bibliothèque d’Aelinel – 21 points
Destination fin du monde de Robert Silverberg (3 janvier + mission)
Le fini des mers de Gardner Dozois (8 janvier + mission)
L’examen de Richard Matteson (16 janvier + mission)
Cookie Monster de Vernor Vinge (21 janvier + mission)
Apprendre si par bonheur de Becky Chambers (22 janvier + mission)
Roma Aeterna (11 nouvelles) de Robert Silverberg (15 février)
-> pas de lectures pour mars, déplacée sous le palmier !

Light & Smell – 23 points
41 unités temporelles d’Anthony Boulanger (8 janvier + mission)
Au bon vieux temps de Raymond Milési (15 janvier)
Tous les robots s’appellent Alex de Jean Bury (15 janvier + mission)
Notre mère de Philippe Deniel (20 janvier + mission)
La belle et le grenadier de Philippe Laperousse (22 janvier)
Sale temps pour un mutant de Guillaume Sibold (23 janvier + mission)
Happy Meal (recueil / 6 nouvelles) (24 février)
Dans ses yeux de Sébastien Theveny (19 mars + mission)
Après l’effondrement : Elon de Christophe Martinolli (19 mars + mission)
La tour des hiboux de Gustave Aimard (19 mars + mission)
La métamorphose de Franz Kafka (19 mars)

Au pays des cave trolls – 42 points
Des choses fragiles (recueil / 9 nouvelles) de Neil Gaiman (10 janvier)
La fontaine des âges de Nancy Kress (26 janvier + mission)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (10 février)
Missile Gasp de Charles Stross (20 février)
Celestopol 1922 (13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (16 mars + mission)

Lectures du Panda – 22 points
La guerre des trois rois de Jean Laurent Del Socorro (8 janvier)
Aucun souvenir assez solide (10 nouvelles) d’Alain Damasio (11 janvier + mission)
L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu (19 février)

Albédo – 5 points
Jardins de poussière (5 nouvelles) de Ken Liu (10 janvier)
-> pas de lectures pour février et mars, déplacée sous le palmier !

Caladhiel – 3 points
Extinction Game de Cindy Van Wilder (3 février)
Sans destination de Pierre Bordage (11 janvier + mission)
-> pas de lectures pour mars, déplacée sous le palmier !

Le troll, l’ombre et le robot
-> pas de lectures renseignées, déplacé(e) sous le palmier !

L’ombre acharnée
(lire au moins un texte au format court par semaine)

Un papillon dans la Lune – 76 points
Stabilité – Philip K. Dick (3 janvier + mission)
Roug – Philip K. Dick (10 janvier + mission)
Émissaire des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy-Castro (7 janvier + mission)
La révolte des jouets de Philip K. Dick (17 janvier + mission)
Anthologie « années folles » (15 nouvelles) (19 janvier)
L’heure du Wub de Philip K. Dick (24 janvier + mission)
Le canon de Philip K. Dick (31 janvier + mission)
Le crâne de Philip K. Dick (7 février)
Les défenseurs de Philip K. Dick (14 février)
L’amour, la mort (5 nouvelles) de Dan Simmons (19 février)
Monsieur le vaisseau de Philip K. Dick (22 février)
Les joueurs de flûte de Philip K. Dick (28 février)
Une brève histoire du tunnel transpacifique de Ken Liu (5 mars)
Les infinis de Philip K. Dick (7 mars)
Jack Glass, l’histoire d’un meurtrier (2 novellas) d’Adam Roberts (12 mars)
La machine à préserver de Philip K. Dick (14 mars)
L’homme sacrifié de Philip K. Dick (21 mars)
L’infatigable grenouille de Philip K. Dick (21 mars)
Celestopol 1922 (recueil, 13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (25 mars + mission)
L’homme variable de Philip K. Dick (28 mars)

Vanille – la bibliothèque derrière le fauteuil
-> pas de lectures renseignées, déplacée sous le palmier !

Fil de Diane – 35 points
Les contes d’Aëgane #1 le guerrier de Draze de Sébastien Moulin (7 Janvier)
Un grain de magie (recueil / 12 nouvelles) de Chloé Garcia (30 janvier + 1 mission)
Crocs et alambics (recueil / 10 nouvelles) (19 février)
Plus forte sera la chute (11 nouvelles) de Seth Horvath (28 mars)
-> Attention à mieux renseigner les dates 🙂

Fourbis & Têtologie – 15 points
Stabilité de Philippe K. Dick (6 Janvier + mission)
Blood Tally de Brian McClellan (13 janvier)
Chilvary de Neil Gaiman (21 janvier)
Beautés d’Audrey Pleynet (28 janvier)
Painted love de Rob Thurman (4 février + mission)
Kabu Kabu de Nnedi Okorafor (9 février)
The Empress of Salt and fortune de Nghi VO (16 février)
When the tiger came down the moutain de Nghi VO (25 février)
La douceur du foyer d’Emmanuel Chastellière (4 mars + mission)
Monstrueuse féérie de Laurent Pépin (10 mars)
La Tour de Babylone de Ted Chiang (16 mars)
L’histoire de ta vie de Ted Chiang (22 mars)

Céline (Nuttysheep)
-> Pas de lectures renseignées, déplacée sous le palmier !

Littlewolf – 22 points
Anthologie Arcanes (22 nouvelles) de Eris + Sandman, Timothée Rey, Corinne Guitteaud, Cécile Duquenne, Simon Sanahujas, Nicolas Cluzeau, Pierre Bordage, Jean-Luc Théodora, Jean Millemann, Sébastien Clarac, C. et R. Belmas, Jean-Pierre Fontana, Don Lorenjy, Jess Kann, Jean-Michel Calvez, Jérôme Noirez, Mathieu Gaborit, Antoine Lencou, Philippe Halvick, Olivier Gechter et Thomas Geha (28 janvier + mission)
-> pas de lectures renseignées pour février et mars, déplacée sous le palmier !

Comme vous avez pu le lire, j’ai déplacé certain(e)s participant(e)s qui n’entraient plus dans les conditions de la catégorie choisie à l’origine. Et oui, il ne faut pas oublier qu’il est possible de participer à ce challenge à la cool mais aussi avec des contraintes et si celles-ci ne sont pas respectées, vous ne pouvez plus « gagner » dans votre catégorie. Donc autant continuer à votre rythme 🙂 Voici la liste actualisée : 

L’ombre du palmier
Nevertwhere
Outrelivres
Touchez mon blog, Monseigneur
Les lectures du Maki
FeyGirl
Lisbhei
Le post-it SFFF – Gepe
De fil en histoire
Chut Maman Lit !
Le dragon galactique
Mousson (via Babelio)
Lecture 451
Systia (Livraddict)
Lorkhan et les mauvais genres
Eless Boms
Bulle de Livre
Ecla-temps
EdwigeFLE (via Instagram @edwige.onlinealsace)
Céline (Nuttysheep)
Littlewolf
Vanille – la bibliothèque derrière le fauteuil
Albédo
Caladhiel
Le troll, l’ombre et le robot
La bibliothèque d’Aelinel
Les tribulations de Miss Chatterton
Edorielle – Rose Noire

L’ombre à la douzaine
Zoé prend la plume
Diaspora Galactique
Sometimes a book
Livraisons Littéraires
Le Terrier de Lily
Les livres de Rose
Pativore

Le doublé de l’ombre
OmbreBones
Light & Smell
Au pays des cave trolls
Lectures du Panda

L’ombre acharnée
Un papillon dans la Lune
Fil de Diane
Fourbis & Têtologie

S’il manque certaines de vos lectures (j’ai rédigé et programmé cet article le 1er avril), n’hésitez pas à me les renseigner dans les commentaires pour que je mette à jour la liste et vos points.

Concernant les points, n’oubliez pas que ce n’est pas tout ce qui compte ! Certains gagnent beaucoup de points en remplissant plusieurs fois des missions (ce qui est totalement autorisé, pour rappel) mais il y aura aussi des vainqueurs sur la régularité de lecture 😉 Si vous avez besoin de vous rafraichir la mémoire, l’article de présentation du challenge devrait répondre à toutes vos questions. 

Merci à toutes et tous pour votre participation lors de ce premier trimestre ! On se retrouve pour un prochain gros bilan qui reprendra avril, mai et juin et sera probablement publié début juillet. 

Prenez soin de vous et lisez du format court ! ♥

FOCUS – Je découvre l’application Rocambole !

Salutations à toutes et tous !

Comme l’indique le titre de ce billet, je vais aujourd’hui vous parler de ma découverte de l’application Rocambole à laquelle je me suis abonnée le 27 mars de cette année. C’est donc tout récent mais j’en entends parler depuis un moment, sans pour autant oser me lancer parce que, comme tout le monde, j’ai des préjugés à la noix. Le principal, c’est de réussir à les dépasser ! Mais replaçons les choses dans leur contexte…

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Mes préjugés et moi…
Il y a plusieurs mois maintenant, j’ai été contactée par l’équipe de Rocambole qui me proposait de découvrir leur application ainsi qu’une série de mon choix, un peu sur le modèle du service presse. J’avoue qu’en lisant le mail, je ne savais pas trop quoi penser d’un concept de ce type là d’autant que je ne comprenais pas l’attrait de lire sur son téléphone. J’ai une liseuse mais le confort de lecture est totalement différent… J’imaginais quelque chose comme Wattpad, où n’importe qui pouvait poser n’importe quoi, avec juste un ou deux modérateurs pour surveiller, j’étais persuadée que j’allais me tuer les yeux, que la qualité littéraire ne serait pas au rendez-vous, tout ça tout ça.

Bref, je n’ai pas trop regardé plus loin même si j’avais promis de le faire dans mon mail.
J’ai un peu péché par suffisance, condescendance même, comme si une application ne pouvait pas proposer de la vraie et bonne littérature de qualité. Je crois qu’inconsciemment, c’est ce que je pensais, même si je n’avais pas envie de me l’avouer frontalement.

J’ai donc oublié cette application, jusqu’à récemment. Il y a quelques jours à peine, en vérité, quand j’ai lu le tweet d’un auteur de chez eux qui expliquait leur modèle de financement : le fait qu’il avait touché un à-valoir, que les droits d’auteur étaient calculés tous les six mois au lieu de tous les ans, sur base du succès de la série, etc. J’ai été positivement surprise d’un tel professionnalisme de la part « d’une plateforme juste numérique » et donc j’ai décidé de m’y pencher dans le détail pour me faire mon opinion et casser la g… figure à mes préjugés. 

Rocambole, c’est quoi ?
roc1Rocambole m’évoque un peu Netflix (jusque dans son interface) : c’est une structure qui publie ici de la littérature sous forme épisodique et dans tous les genres littéraires, allant de la fiction (fantasy, fantastique, polar, etc) à la non-fiction. Le lecteur paie un abonnement pour une somme modique qui lui permet d’accéder à la totalité du contenu dont il peut jouir à sa guise. Cet abonnement coûte 4.09 euros par mois (soit moins qu’un livre de poche et même moins qu’un roman au format numérique chez beaucoup d’éditeurs) ou une quarantaine d’euros pour une année complète. Je précise que ce prix semble être celui en Belgique car le site annonce 3.99 euros pour l’abonnement mensuel en France. C’est un détail vous me direz, mais c’est toujours bien de le savoir.

Même si le système fonctionne sur base d’abonnement, il est possible d’utiliser / de tester l’application gratuitement :
-Les trois premiers épisodes de chaque série sont disponibles gratuitement à la lecture.
-Il est possible de suivre certaines séries « en temps réel » et donc de lire un épisode toutes les semaines de manière gratuite.
-Certaines séries sont remises pendant un laps de temps données à disposition gratuite du public, souvent quand la suite va sortir si suite il y a.
-Certaines séries, comme Arsène Lupin de Maurice Blanc par exemple, sont gratuites puisque du domaine public mais toutefois accessibles via cette application, ce qui est vraiment intéressant. J’espère que d’autres vont la rejoindre.
-Une période d’essai totale de 14 jours est offerte au lecteur, sans engagement.

Enfin, il faut pour cela demander une formule d’abonnement en un an mais le débit ne se fait pas avant que les quatorze jours soient passés, il suffit donc de l’annuler via Google Play avant la fin du temps imparti. Et donc oui, le paiement s’effectue par votre compte Google uniquement.

Un système éditorial 2.0
Rocambole est une structure française qui met (pour l’instant) en avant la littérature francophone avec des auteurices qui écrivent en langue française au format épisodique ou feuilleton, tel qu’on pouvait en trouver dans les journaux du 19e siècle. C’est un exercice d’écriture assez différent du roman puisqu’il faut attiser l’intérêt du lecteur d’épisode en épisode pour ne pas le perdre en chemin. Chaque épisode compte +- 10 000 signes espace compris ce qui équivaut à 1500 / 2000 mots (j’ai vérifié pour vous) et donc cinq ou six minutes de lecture par épisode. Pour le moment, les séries lues respectent très bien ce format mais ce n’est guère étonnant puisque Rocambole possède une équipe éditoriale complète avec éditeur, coach littéraire, correcteur, bref la totale.

Si je parle de système « 2.0 » c’est parce que, comme je l’ai dit, Rocambole semble avoir à cœur de valoriser le statut de l’auteurice en rémunérant dignement le créateurice et en lui payant un à-valoir, ce qui est assez rare dans le milieu quand on ne porte pas un grand nom. Le calcul des droits d’auteur parait également régulier et transparent si on en croit le témoignage lu il y a quelques jours et surtout, il y a bien un travail éditorial effectué. Il semble donc possible d’allier (vraie) littérature à technologie 2.0 et de s’adapter aux habitudes de lecture de la nouvelle génération. En tant que prof, j’ai déjà pu constater que certains étudiants ont tendance à lire beaucoup sur leur téléphone justement, c’est peut-être donc le moyen idéal pour les « réconcilier » avec la lecture à moindre coût puisque tout le monde n’a pas les moyens d’acheter régulièrement des romans.

En tant qu’autrice, je dois dire que ce principe m’intéresse de plus en plus et je serais très curieuse de l’essayer, si l’opportunité se présente. 

Et le confort de lecture ?
Cela a été l’un de mes premiers freins puisque je ne me voyais pas lire sur mon téléphone. De fait, je ne lis toujours pas dessus puisque j’ai récemment acheté une tablette… Toutefois, sachez qu’il est possible de moduler la taille de la police, de la changer mais aussi de choisir un mode de lecture (fond blanc, fond noir, fond clair / beige) ce qui est très agréable. Il est également possible de lire sur son ordinateur, via l’application.

Petit plus : l’application informe du temps de lecture moyen pour chaque série et chaque épisode. On sait ainsi directement dans quoi se lancer en fonction du temps dont on dispose !

Et donc Rocambole, finalement, c’est bien ?
C’est même très bien ! Je n’ai pas encore pu lire beaucoup de séries (j’ai tenu à en terminer entièrement au moins une avant d’en parler) mais le travail éditorial effectué semble sérieux, les auteurs respectés, la diversité au rendez-vous… Je ne vois aucun bémol si ce n’est qu’il faut posséder un smartphone ou une tablette (logique) et qu’il faut payer son abonnement via GooglePlay, ce qui ne dérange peut-être que moi mais bon, on a tous et toutes nos petites névroses pas vrai ? En tout cas, je n’ai pas de regrets et je vais vous proposer dans les prochains jours une chronique sur la première série lue sur Rocambole : Un professeur imaginaire d’Ange Beuque.

Et vous, utilisez-vous cette application ?
Avez-vous également certains préjugés à ce sujet ? 

Bilan mensuel de l’ombre #33 – mars 2021

Bonjour à toutes et à tous !

C’est (déjà ?!) l’heure du bilan mensuel pour le mois de mars et comme vous allez le constater, il s’est passé plein de choses…

Je précise également qu’il est possible qu’en lisant cet article via l’application WordPress, certaines images soient affichées par-dessus le texte. Pour régler ce problème, je vous invite à passer en « lecture web » en cliquant sur la petite icône en forme de planète en haut à droite.

Mes lectures en mars – les romans

J’ai commencé le challenge du Printemps de l’Imaginaire francophone ce mois-ci et j’ai donc lu uniquement des titres qui rentraient dans le challenge. C’est Anergique qui ouvre le bal, service presse reçu de la part d’ActuSF. Ce roman qualifié de steampunk est en réalité plutôt gaslamp fantasy. Cela ne l’empêche pas d’être une chouette aventure dont je ne regrette pas la lecture. J’ai ensuite enchaîné avec une valeur sûre : le tome 2 de Magic Charly d’Audrey Alwett qui, comme chaque roman de l’autrice, a été un véritable coup de cœur. Après cela, deuxième service presse du mois avec l’Empire du Troll de Jean Claude Dunyach chez l’Atalante que j’ai trouvé assez désenchanté par rapport aux deux autres tomes mais toujours aussi intelligent. Après cela, j’ai eu envie d’une lecture un peu plus légère ce qui m’a poussée à choisir les Orphelins du sommeil de Pascaline Nolot, un chaton hanté qui compte désormais parmi mes préférés et grâce auquel on en apprend beaucoup sur le sommeil. 
Désireuse de découvrir toutes les sorties de février chez ActuSF et ayant déjà dévoré la Machine le mois dernier, j’ai enchaîné avec Le jour où l’humanité a niqué la fantasy de Karim Berrouka chez ActuSF qui a été plutôt en demi-teinte. Je vois les qualités du livre ainsi que le sous-texte très riche sauf que je n’ai pas trop accroché au délire global ni aux personnages. Après ça, j’ai lu le recueil de nouvelles Fragments et Cicatrices écrit par Sophie Dabat aux éditions du Chat Noir. Une excellente lecture pour le #ProjetOmbre que j’avais honteusement négligé ce mois-ci.
Même si j’ai aimé cette lecture, je n’avais plus trop envie de lire des romans. J’ai donc fait une pause BD puis je suis revenue à mon challenge en me tournant vers l’autoédition avec une nouvelle de Cécile Guillot (le boudoir aux souvenirs) et un roman d’urban fantasy bien délirant de Lizzie Crowdagger (La sorcellerie est un sport de combat). Ça m’a fait du bien, sincèrement, mais j’ai encore abandonné deux romans après ça : Ex Dei de Damien Snyers et Les chroniques de l’érable et du cerisier de Camille Monceaux. Je ne suis tout simplement pas parvenue à rentrer dans l’histoire. Avec Ex Dei, j’ai su dés la fin du premier chapitre que ça n’allait pas le faire et comme je ne veux plus m’obliger à lire, je n’ai pas été plus loin. Avec le second, ça a mis une petite centaine de pages mais même si c’est très bien écrit, je ne pense pas que ce livre me corresponde pour le moment. 
C’est alors que je me suis tournée vers l’application Rocambole. C’est venu un peu par accident via le tweet d’un de leur auteur qui parlait de leur engagement, de leur sérieux, de la façon dont ils traitent bien les artistes. J’ai eu envie de voir plus loin et je me suis donc plongée dans la série Un professeur imaginaire dont j’ai lu les 16 épisodes en quelques jours. Ça m’a fait grand bien ! Un article est d’ailleurs prévu pour vous présenter l’application et un deuxième pour vous parler de cette série.
J’ai terminé mon mois de mars avec une lecture légère, jeunesse, à paraître bientôt : la loutre et le prince de S. A. William chez Livr’S dont on va reparler bientôt. À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas recommencé à lire quoi que ce soit mais après tout, c’est censé être un plaisir et pas une contrainte !

Mes lectures de mars – les mangas :

Mes lectures mangas se sont déroulées un peu en dent de scie. J’ai commencé avec le troisième tome de Je suis un assassin et je surpasse le héros qui m’a lassée et peu intéressée, si bien que je compte arrêter la série. J’ai ensuite enchaîné avec trois nouveautés Ki-oon (Beastars, Les carnets de l’apothicaire et le renard et le petit tanuki) qui ont été de gros coups de cœur. Après ça, j’ai lu deux nouveautés Akata (Comme sur un nuage et Nos temps contraires) qui m’ont aussi bien plu. Ouf ! C’est donc en toute confiance ou presque que j’ai entamé la lecture du dernier tome de Blue Flag qui m’a causé une horrible déception. Qu’à cela ne tienne, j’ai tenté de redresser la barre avec Tokyo Revengers mais là aussi, échec critique pour ce 11e tome ! En désespoir de cause, j’ai tenté le sixième volume de Chobits, la peur au ventre mais ça y est, la série noire prenait fin. Je vous en ai parlé dans le détail au sein de cet article. Pour finir, j’ai également lu Théa et ses shebeuls, un manga belge autoédité par S.A. William. J’avoue, je l’ai acheté pour soutenir l’autrice mais c’était plutôt sympathique et agréablement dessiné par Ayaluna. Je ne pense pas lui consacrer un article toutefois, parce que je manque un peu de matière.

Mes lectures de mars – BD :

Même si je n’en lis pas tout le temps, j’ai quand même découvert quelques titres ce mois-ci à commencer par Francis dont je vous ai parlé dans un article dédié tant j’ai craqué sur le visuel et les thèmes de cette histoire. Le billet a d’ailleurs cartonné sur le blog et ça a permis de faire découvrir cette BD à beaucoup de gens parmi vous, ça me fait plaisir ! Après ça, j’ai essayé de lire Tout ce qui reste de nous… Je dis essayé parce que j’ai tout lu mais je n’ai vraiment pas tout compris. Et même moins que tout… Je pense que je n’étais pas faite pour ce titre.

La PàL de l’ombre : 
Ma PàL se porte très bien et diminue gentiment. À l’heure actuelle sur le papier il me reste 14 romans papiers dont 3 pour le PIF et aucun SP dans le lot. Ma PàL papier a bien baissé donc, sauf pour les titres non francophones qui sont mis de côté le temps du challenge… J’ai beaucoup lu en numérique, il me reste 13 romans et 6 nouvelles en numérique dont 3 SP. Les chiffres restent stables par rapport au mois dernier mais il faut dire qu’il y avait beaucoup de sorties et donc beaucoup de SP justement, même si je les prends au format numérique.
Côté manga, j’ai 3 mangas papiers (trois tomes 1) et deux bande-dessinées.

#ProjetOmbre, un petit point : 
Très petit car un article bilan concernant le premier trimestre va arriver fin de cette semaine ou début de semaine prochaine. C’est très fastidieux de reporter les formulaires en liste sur un article, de vérifier les lectures aussi car je me suis aperçue que certains rentraient des BD quand celles-ci étaient des adaptations de nouvelles. Rien de malveillant bien entendu, juste une incompréhension des attentes du challenge qui ont finalement été éclaircies. À l’heure actuelle, 166 formulaires ont été postés donc n’oubliez pas de compléter les vôtres pour vos lectures de mars ! C’est là que j’arrêterai mon compte pour ce premier bilan. Si jamais vous n’avez pas tout complété d’ici à ce que le billet sorte, pas de panique : il suffira de poster à la suite pour que j’édite 🙂

Le focus de l’ombre – Light & Smell & un nouveau challenge sur le Japon !

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Ce mois de mars a été très riche en découverte mais c’est la blogueuse Light & Smell qui en totalise le plus avec 3 titres : Mousson Froide, Ceux qui restent et Une histoire de genre. J’aime beaucoup cette blogueuse qui est très éclectique dans ses lectures et donc dans ses articles. La lire me permet de sortir de ma zone de confort et d’élargir mes horizons, ce qui est un vrai enchantement. Je vous encourage à jeter un œil à son travail si vous ne la connaissez pas déjà ! Pour ne rien gâcher, elle est très gentille et prend toujours le temps de poster des commentaires chez plein de gens, c’est assez dingue. 

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De plus, j’ai appris hier l’existence d’un nouveau challenge littéraire : le Hanami Book Challenge organisé par Les tribulations de Miss Chatterton. Je pense y participer d’autant qu’on peut valider les défis avec des mangas, des animés, des films, bref le but est vraiment de mettre la culture japonaise à l’honneur donc ce sera l’occasion pour moi de me mettre à jour sur certaines choses qui trainent dans ma liste Netflix !

Les petits bonheurs : 
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Je suis… en vacances ! Je peux enfin souffler pour de vrai, aller à mon rythme et ne m’occuper que de moi. Ça paraît un peu égoïste mais je suis humaine et c’est important de pouvoir se retrouver. J’ai recommencé à regarder des séries (New Amsterdam, WandaVision ♥), à accepter de passer un jour entier sans me sentir obligée de lire, à ne pas être au taquet sur le temps, bref à profiter vraiment. Loki aussi en profite, on fait toujours de belles balades mais avec le beau temps on s’en donne à cœur joie !

Et voilà, ce bilan touche à sa fin ! Il était un peu long mais j’avais plein de choses à dire, vous étiez prévenu(e)s… 
Je vous souhaite un bon mois d’avril, prenez soin de vous ♥

À l’ombre du Japon #35 { Blue Flag #8 ; Tokyo Revengers #11 ; Chobits #6 }

Ohayo minasan !
On se retrouve pour un nouvel épisode d’À l’ombre du Japon et je vous le dis tout de suite, ça ne va pas être tout rose. Vous le savez, je n’aime pas spécialement évoquer les romans / mangas que je n’ai pas aimé parce que je préfère me concentrer sur le positif. Le souci, c’est que j’ai parlé des séries concernées sur le blog en des termes élogieux et que les tomes concernés par le présent article (à l’exception de Chobits) ont provoqué un revirement sur les avis en question. Je me sens donc obligée de nuancer ce que j’ai pu écrire précédemment et c’est à travers ce billet que je vais m’y coller.

Attention, cela me semble logique mais je tiens à préciser que, comme j’évoque des suites, les avis qui suivent contiendront des éléments d’intrigue. Si vous poursuivez votre lecture, c’est à vos risques et périls !

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J’ai été assez élogieuse sur chacun des tomes de cette série qui parle d’homosexualité, de la façon dont on se découvre à l’adolescence, bref des thèmes qui m’intéressent et me tiennent à cœur. Je vous avais présenté le premier tome puis j’avais attendu d’avoir lu la totalité de la série pour vous proposer un article récapitulatif même si j’avais eu envie de parler du tome 7, qui ne faisait vraiment pas l’unanimité. Je me sentais comme un devoir de défendre cette série que j’aimais tellement. Bref, j’attendais beaucoup de la conclusion de la série et malheureusement, ça a été un échec pour moi.

Pour bien comprendre mon propos, vous devez savoir que le tome 8 se divise en deux parties sur la temporalité. La première reste au lycée et va régler les intrigues lancées durant les sept tomes antérieurs. La seconde, dans le dernier chapitre, se déroule quelques années plus tard à travers les yeux d’un personnage qu’on n’identifie pas tout de suite.

Concernant la première partie, plus j’avançais dans la lecture du tome et plus je trouvais les échanges entre les personnages assez artificiels. Que ce soit la manière dont Tôma et Futaba règlent leur différent, la façon dont Taichi s’y prend pour enfin parler en face à face à Tôma, rien ne sonne juste selon moi du coup j’ai eu l’impression d’une pseudo happy end forcée. Cela m’a profondément déçue même si, en y regardant bien, les prémices de cela se dessinaient déjà dans la mise en scène du tome 7. J’ai conscience que ce sentiment reste très personnel, j’ai lu des articles plutôt élogieux sur ces points donc c’est peut-être lié à ma propre sensibilité, à mon propre vécu. La sauce n’a tout simplement pas pris.

Concernant la deuxième partie, je dois avouer que deux choses m’ont posé problème. Déjà, le traitement de Masumi m’a vraiment heurtée. Durant tout le manga, elle est amoureuse de Futaba, ce qui sous-entend une attirance pour les femmes et permettait d’évoquer l’homosexualité féminine en plus de la masculine. Je regrettais un peu que ça soit secondaire dans l’intrigue tout en ayant conscience qu’on ne peut pas parler de tout au premier plan. Arrive alors ce chapitre final où on la retrouve… mariée avec un homme qui me donne surtout l’impression d’être un bouche trou, comme si Masumi était « revenue à la raison » (et je mets de gros guillemets). Je sais que, dans la vie, ce sont des choses qui arrivent aussi, que l’attirance sexuelle ou amoureuse n’est pas purement binaire et qu’on ne doit pas l’y réduire. Ce sont des choses auxquelles je crois fermement. Toutefois, la façon dont c’est présenté ne donne pas une très bonne image du personnage en plus d’aller à l’encontre de ce que souhaitait raconter le titre. Ou de ce que je pensais qu’il souhaitait raconter. Qu’elle choisisse cette voie ne me pose pas de soucis mais cela doit être amené, le lecteur a besoin de davantage d’informations pour comprendre son évolution et la rupture temporelle ne le permet pas. Cela semble donc véritablement arriver de nulle part. Sans compter le choix final de mettre en couple Tôma et Taichi qui n’est pas du tout préparé durant l’intrigue ou alors, mis en scène d’une façon trop subtile pour que je l’ai compris avant que ça arrive. Finalement, les sept premiers tomes de Blue Flag se concentrent presque sur des détails et il manque une énorme partie pour comprendre le chapitre final.

Je me rends compte que c’est ça, mon plus gros souci. Il se passe plusieurs années après les évènements principaux de Blue Flag et le dernier chapitre mais j’ai presque l’impression de ne pas avoir lu l’histoire qui amène à cela. Si le mangaka avait pris le temps de mieux préparer sa fin, peut-être que mon sentiment aurait été différent mais peut-être ne le lui a-t-on pas permis ? Je l’ignore. En tout cas, je suis très triste de ne pas avoir adhéré à la fin de cette série qui était un coup de cœur jusque là et qui m’avait fait ressentir beaucoup d’émotions positives.

D’autres avis : Les voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

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À l’instar de Blue Flag, j’ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce manga sur le blog. D’abord en vantant son premier tome prometteur puis en accrochant bien au concept sur plusieurs tomes avant d’être déçue par l’une ou l’autre transition que je trouvais trop longue ou peu intéressante. J’attendais qu’un arc s’achève pour vous proposer un article plus complet sauf que ça n’arrive toujours pas vraiment là où j’en suis. Le tome 10 relevait clairement le niveau mais le 11 dont il est ici question m’a laissé un sentiment de lassitude.

Je me rends compte que je ne suis plus du tout intéressée par cette histoire. Et c’est triste parce qu’il y a plein de bonnes idées, malheureusement l’auteur s’éloigne du noyau dur posé au début et qui avait su me séduire (avec Mickey, Draken, Takemichi) au point que des personnages emblématiques sont totalement absents pour être remplacés par d’autres, qui manquent de profondeur.

Je pense donc arrêter la série. Ce qui a contribué à ma décision c’est d’apprendre que la saga comptait déjà une vingtaine de tomes au Japon et qu’on était loin de la fin. Si je trouve déjà des longueurs maintenant, je n’ose pas imaginer par la suite. Peut-être que le mangaka va se remettre sur les rails, hélas j’ai décidé de ne plus m’acharner sur des séries qui ne sont pas de qualité constante et Tokyo Revengers avait déjà eu droit à sa seconde chance sur des tomes précédents. Il y a trop de titres à lire pour que je puisse me le permettre. Dommage !

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

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Après ces deux lectures mitigées, j’avais presque peur de me lancer dans la lecture de Chobits en me demandant si j’allais aussi être déçue par cette série -ce que j’aurais encore plus mal vécu. Ne dit on pas « jamais deux sans trois » ? Heureusement, CLAMP se confirme comme une valeur sûre dans le milieu du manga !

Ce tome met davantage l’accent sur la relation entre les humains puisque le Patron a enfin l’occasion de s’expliquer avec Yumi sur sa relation passée avec un ordinateur. En effet, pour rappel, Yumi a travaillé à la pâtisserie avant Chii et est tombée amoureuse de son gérant, avant d’apprendre que ce dernier avait épousé son PC et que le PC en question portait le même prénom qu’elle. L’explication sortie de son contexte parait effarante mais dans le prisme du manga, on comprend que le sujet est abordé pour offrir une forme de réflexion sur l’amour mais aussi sur la conscience et sur ce qu’on peut qualifier de « vivant ».

C’est aussi l’occasion de revenir un peu sur Minoru et son propre pc qu’il a construit à l’image de sa défunte sœur. Il l’a donc programmée pour être comme elle mais certains actes du PC posent question et laissent planer un doute sur la conscience développée par ces machines. La tension narrative reste à son comble et on se demande vraiment comment tout cela va se terminer.

Moderne et passionnant, voilà un manga que je ne regrette pas d’avoir découvert dans sa version papier. Il reste deux tomes avant la fin et je me réjouis de les lire pour vous proposer ensuite un article plus complet !

D’autres avis : pas que je sache !

Et voilà c’est déjà terminé ! J’espère que mes avis négatifs n’ont pas été trop désagréables à lire et que vous comprenez pour quelle raison je me sentais comme un devoir de rectifier ce que j’avais pu dire précédemment au sujet de ces séries. On se retrouve bientôt pour un épisode un peu plus positif !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

La sorcellerie est un sport de combat – Lizzie Crowdagger

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La sorcellerie est un sport de combat est un roman d’urban fantasy auto-publié par l’autrice française Lizzie Crowdagger. Je vous invite à visiter son site Internet pour savoir comment vous procurer ses différents ouvrages et même, lire le début du roman.

Avant d’aller plus loin je souhaite mettre en lumière la démarche de l’autrice qui propose certains de ses textes au format numérique en prix libre. Voici les explications qu’elle donne sur son site : « Je pense que la culture ou le divertissement devraient pouvoir être accessible à tout le monde, et d’autant plus lorsqu’il s’agit essentiellement de textes qui parleront à des personnes qui font partie de groupes minorisés et ne roulent pas forcément sur l’or. C’est pourquoi je propose ces textes librement. D’un autre côté, l’écriture est ma source principale de revenus, et il faut bien payer son loyer. Je pense que la notion de prix libre, où vous payez ce que vous voulez ou pouvez en fonction de vos moyens, y compris si ce n’est rien du tout, permet d’articuler ces deux volontés qui peuvent sembler contradictoires (accessibité d’un côté, rémunération de l’autre). »

Sur un plan personnel, je ne dis pas que c’est la solution miracle à tous les problèmes du milieu éditorial mais je trouve que c’est une chouette démarche qui essaie de prendre en compte les visions et les difficultés de chaque lecteur potentiel. Cela vaut la peine de s’y arrêter un instant.

À présent, je vous propose d’entrer dans le vif du sujet, à savoir le roman La sorcellerie est un sport de combat !

De quoi ça parle ?
Razor était une sorcière mais ça, c’était avant. Elle a changé de vie et s’en porte bien, même si elle souffre de paranoïa aigue. Les ennuis commencent quand une fille qu’elle vient de rencontrer se fait non seulement tuer mais revient en plus d’entre les morts en tant que vampire… Pas de bol, toute l’histoire semble liée au passé de Razor qui va devoir une nouvelle fois affronter ce putain de sorcier nazi. Heureusement, Razor est bien entourée par sa bande de copines. Même si elles n’ont pas exactement toutes une expérience probante dans le domaine du surnaturel, elles apportent une dose d’enthousiasme et c’est déjà ça de pris.
Non ?

Les tribulations de lesbiennes hooligans face à un sorcier nazi.
Voici comment Lizzie Crowdagger sous-titre son roman et ça annonce déjà la couleur. La sorcellerie est un sport de combat est donc un texte d’urban fantasy à l’univers classique mais qui se démarque surtout par ses personnages. Déjà, la plupart sont des femmes, lesbiennes, issues de minorité ou non, transexuelles ou non, avec des physiques normaux (donc pas de top modèles ou de beauté fatale à tour de bras), une personnalité affirmée, des passions et des métiers divers allant de garagiste à thésarde en sociologie en passant par programmeuse, bref elles existent, possèdent une personnalité propre ce qui est loin d’être gagné tout le temps. C’est une vraie bouffée d’air autour de la question de la représentation. J’aimerais vraiment lire des romans comme celui-là plus souvent !

C’est, à mon sens, le gros point fort de La sorcellerie est un sport de combat parce qu’en tant que lectrice, je me suis sentie proche de Razor, Betty, Karima, Cassandra, Elvira, Cookie, Crow et même Morgue et Shade. Je me sentais incluse dans le crew, concernée par leurs histoires, les petites de cœur (qui ne prennent pas trop de place donc si comme moi la romance ça ne vous plait pas trop, soyez rassuré(e)s) comme les grosses à base de vampires et de sorcier nazi qui essaient d’en tuer certaines pour des raisons nébuleuses. On rit avec elles, on désespère de certaines blagues, on ricane devant certaines situations, bref tout fonctionne. L’ambiance est top.

L’autre élément positif, c’est l’intrigue. Ça bouge, il se passe toujours quelque chose et la multiplication des points de vue couplée à des chapitres courts, dynamiques fait qu’on ne s’ennuie jamais. Je l’ai lu en numérique, j’ai appris que le texte comptait un peu plus de 350 pages au format papier et bien ça s’enchaîne en un claquement de doigt. Du beau travail.

Alors oui, l’univers n’est pas très détaillé et oui, on reste sur de l’urban fantasy à base de vampires et de loup-garous avec un peu de sorcières / sorciers. Il n’y a rien de neuf sous le soleil. Les amateurices de world-building vont rester sur leur faim. Et oui, par moment, il y a quelques facilités scénaristiques, notamment sur la résolution finale (même si ça m’a fait mourir de rire) mais à nouveau, alors qu’en général ces éléments m’agacent, ça n’a pas été le cas ici et je pense que ça vient vraiment de ce talent qu’a eu l’autrice lors de la construction de ses protagonistes et de son ambiance globale, qui éclipsent aisément les petites faiblesses à droite à gauche.

La conclusion de l’ombre :
La sorcellerie est un sport de combat est un roman d’urban fantasy décapant avec des héroïnes qu’on aimerait avoir comme copines. Lizzie Crowdagger propose un chouette texte bourré d’action et d’humour sans oublier la question de la représentation qui fait souvent défaut au sein de ce genre. Une preuve, s’il en fallait, que l’autoédition a de beaux jours devant elle en francophonie car on y trouve des œuvres comme celle-ci qui apportent une bouffée d’air au genre de l’urban fantasy. C’est le roman parfait pour passer un bon moment sans prise de tête. Je le recommande volontiers !

D’autres avis : Ma lecturothèque – vous ?

printempsimaginaire2017
Huitième lecture – défi « Mage, mageresse, les deux, ou pas »
(Lire un livre d’un/e auteur/ice LGBT+ ou avec un personnage LGBT+)