Le Baron Noir : volume 1864 – Olivier Gechter

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Le volume 1864 du Baron Noir est une intégrale qui reprend trois nouvelles écrite par l’auteur français Olivier Gechter. Publié chez Mnémos, vous trouverez ce très beau livre objet au prix de 24.50 euros.
Ceci est ma onzième lecture dans le cadre du challenge S4F3s5 organisé par l’ami Lutin !

Au sein d’un Paris steampunk en l’année 1864, la France est dirigée par le Président Bonaparte. Antoine Lefort, magnat des industries du même nom et plus riche célibataire du pays est également le justicier connu sous le pseudonyme de Baron Noir. Il s’applique à déjouer les machinations de puissances étrangères couplées à des groupuscules anarchistes afin de sauver la France.

Voilà en quelques mots le concept de cette intégrale. Comme je l’ai précisé plus haut, elle reprend trois nouvelles : l’Ombre du Maître-Espion, Bel-Ange et la Bataille de Cherbourg. Les trois textes se déroulent dans le même univers et se suivent chronologiquement, ils sont d’ailleurs reliés entre eux et s’assimilent sans mal aux épisodes d’un feuilleton moderne. Un feuilleton qui, selon l’éditeur, rend hommage au genre célèbre du XIXe siècle. En tant qu’amatrice du genre en question, je ne peux qu’approuver. On y retrouve de nombreuses similitudes déjà dans le ton. L’écriture d’Olivier Gechter est maîtrisée et pointilleuse. Il apporte un grand soin à sa plume autant qu’à son riche univers. Chaque nouvelle est d’ailleurs suivie de quelques notes historiques qui permettent au lecteur de constater avec quel brio l’auteur s’amuse à réécrire l’Histoire. Il utilise à son avantage des éléments plus ou moins connus et des personnages réels qu’il réadapte pour notre meilleur plaisir. Je crois que mon favori en terme de reprise restera Hugo ! On sent les recherches effectuées par l’auteur en amont mais aussi sa passion pour l’ingénierie et les sciences. Une passion contagieuse !

Outre l’aspect steampunk et uchronique très bien maîtrisé, le Baron Noir est également un recueil d’aventure croisé avec le récit de super-héros. Olivier Gechter boucle la boucle (si on me permet l’expression) en ramenant en France un mélange entre Batman et Iron Man. Il réussit à adapter la technologie utilisée pour qu’elle colle à l’époque et au genre littéraire où il s’inscrit. Pas d’armure haute technologie sortie des usines Stark mais bien des pistons et des principes scientifiques crédibles exploités pour permettre au Baron Noir de sauter plus loin, frapper plus fort, et user sur ses ennemis d’un tas de gadgets farfelus que n’auraient pas renié ces deux héros. Comme eux, Antoine Lefort est riche, aime les femmes, tâche de s’investir dans l’humanitaire et sauve souvent sa ville comme son pays du mieux qu’il le peut même si certains actes lui provoque des cas de conscience. Il a même un majordome prénommé Albert, un presque-Robin du nom de Clément Ader et un inventeur fou, Louis-Guillaume Perreaux. Cette galerie de personnages haute en couleur est rapidement attachante et le lecteur ne manque pas de se passionner pour leurs aventures. Certains diront peut-être que ça manque de représentation féminine (à l’exception de Bel-Ange) mais ce n’est pas un point qui m’a gênée personnellement.

Je ne vais pas vous détailler le contenu des trois nouvelles car le mystère tissé par l’auteur vaut la peine qu’on le découvre au fil des pages. Par contre, je vais dire un mot sur le livre objet proposé par les Éditions Mnémos : une belle couverture cartonnée avec une illustration superbe, bien détaillée que je vous encourage à observer une fois votre lecture terminée pour juger de tous les petits clins d’œil dissimulés dedans. Un papier de qualité relié et non collé (on le remarque sur la tranche, à moins que ça ne soit qu’un effet ?) avec un signet en tissu rouge du plus bel effet. Pour ne rien gâcher, l’intérieur est très soigné avec une mise en page sobre et aérée pour le texte et plutôt ludique pour les notes historiques. C’est un objet que je suis très heureuse de posséder et qui rend bien dans une bibliothèque.

Pour résumer, cette intégrale du Baron Noir est un magnifique livre objet proposé par les Éditions Mnémos dont l’intérieur se révèle à la hauteur de l’extérieur. Hommage au roman-feuilleton mais aussi aux super-héros, il propose trois aventures reliées entre elles qui mettent en scène Antoine Lefort, alias le Baron Noir, dans son combat pour sauver la France. Porté par un univers steampunk soigné, historiquement documenté et une écriture à la hauteur de ceux dont il s’inspire, Olivier Gechter propose un texte indispensable dans la bibliothèque de tous les aficionados du genre. Une grande réussite !

 

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#VendrediLecture (53)

Bonjour tout le monde !
Déjà à la moitié du mois d’août et le blog a été un peu moins actif cette semaine. En cause ? Je ne sais pas précisément, une envie de lire un peu moins présente et je traine sur ma lecture en cours alors que je l’apprécie pourtant beaucoup. D’autant que c’est un très bel ouvrage qu’on m’a offert et sur lequel je lorgnais depuis une éternité :3 Y’a des choses qui ne s’expliquent pas ! On peut dire que je le savoure ?

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Le Baron Noir – Olivier Gechter
Lecture perso – Mnémos

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« Paris, 1864. La vieille Seconde République est toujours dirigée par le Président Bonaparte. La France domine l’industrie dans tous les domaines : depuis le début du siècle, ses dirigeables sillonnent les cieux, ses transports ferroviaires véhiculent les marchandises de ses usines et de ses colonies dans toute l’Europe. Antoine Lefort, jeune magnat des transports et fabriquant d’armes, est un des artisans de cette puissance. Lorsqu’un de ses plans ultra-secrets est volé au nez et à la barbe des autorités, il décide de tendre un piège à ces espions, à la solde d’une puissance étrangère. L’aide d’Albert le majordome, du jeune Clément Ader et surtout celle du Baron Noir, un mystérieux justicier en armure, ne sera pas de trop. »

Retrouvez quelques avis de lecteur sur Babélio !

Et vous, que lisez-vous? 🙂

Zoomancie – Adrien Tomas

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Zoomancie
est le dernier roman en date de l’auteur français Adrien Tomas qui quitte la fantasy pour s’aventurer dans la dystopie young adult. Publié chez Lynks Éditions, vous trouverez ce texte au prix de 15.90 euros à partir du 22 août en librairie.
Je remercie Bleuenn et les éditions Lynks pour ce service presse.
Ceci est ma dixième lecture dans le cadre du challenge S4F3s5 organisé par l’ami Lutin !

Dans un monde dévasté par la guerre et les catastrophes naturelles, la population mondiale s’est drastiquement réduite. Faustine travaille au refuge de Montvermeil, en plein Paris, où elle dirige les équipes de soigneurs animaliers. Elle survit et tente de ne pas succomber à la colère qui dévore la population quand une baleine s’échoue au cœur de la capitale. La jeune fille comprend qu’un lien existe entre elles, un lien qui va changer sa vie. Quelque part à Kuala Lampur, le death boker Spider a tissé une toile numérique inviolable. Quand la Num se rapproche de lui, il est déjà loin ou du moins, il le pense. Ses talents lui permettent de survivre sans problème… Jusqu’à ce qu’un autre hacker lui transmette un document crypté qui contient d’horribles secrets et va lui tracer une cible dans le dos. Quant à Kamili, il est gardien dans la réserve de Mwanga en Afrique, réserve qui subit une attaque terrible des Légion de Cendres. Accompagné par Ushingi, une des dernières femelles okapis du monde, il tente de rejoindre Paris afin de préserver cette espèce en danger.

Je vais d’abord évoquer le contexte de Zoomancie qui se place vers le milieu d’un 21e siècle aux allures terriblement prophétiques. Il y a eu toute une série de conflits entre plusieurs pays qui ont mené à la disparition de certains, à la refonte d’autres qui portent de nouveaux noms mais restent reconnaissables. Ce qui m’a marqué, c’est le renversement opéré avec ce qu’on connait aujourd’hui : l’Europe devient le tiers-monde avec un niveau de vie drastiquement bas et les pays en voie de développement saisissent leur chance sur le marché mondial. Adrien Tomas imagine un monde profondément transformé par la guerre, la crise énergétique et les catastrophes climatiques, le tout dans un futur pas si lointain qui ne manquera pas de provoquer un malaise dans la veine « coup de poing ». On a presque l’impression de lire une prophétie tant ça paraît crédible. On a droit au détail de certains évènements grâce aux documents confiés à Spider et franchement… Ça fait peur. Parce que ça pourrait arriver et parce qu’il se base sur des évènements en cours pour justifier certains choix dans la construction de son background. Le tout est, hélas pour nous, d’une crédibilité à toute épreuve. Je pense que ce genre de roman est très important à placer sur le paysage littéraire et j’espère qu’il sera lu par un grand nombre de personnes. Je salue déjà ici la performance de l’auteur sur ce point.

Au sein de cet univers évoluent plusieurs personnages. Adrien Tomas nous propose d’en suivre d’abord trois puis une quatrième qui arrive vers la moitié du roman en croisant la route d’un des premiers protagonistes. Chaque fois, la narration est à la première personne mais on ne s’y perd pas trop. Déjà parce que chaque chapitre a pour en-tête le nom du personnage concerné (et une citation musicale) mais aussi parce que chaque personnage possède sa propre personnalité bien marquée sans tomber dans le stéréotype. Chacun est bien travaillé mais j’ai regretté qu’il n’y ait pas des différences de langage plus marquées. D’autant que je sais l’auteur très capable sur ce point depuis que j’ai lu l’excellent Notre Dame des Loups.
Tous ont en commun le désir de protéger les animaux et la nature de manière générale. Pour Faustine, c’est une évidence depuis sa lecture, enfant, d’un manuel de zoologie. Pour Kamili, il n’a pas hésité à se mettre tout son village à dos pour travailler dans la réserve. Pour Spider, c’est un peu moins évident mais ça arrive avec le temps, surtout quand son existence se voit menacée. Quant à Nour, la quatrième protagoniste, dès qu’elle découvre Ushingi elle n’hésite pas à aider Kamili à atteindre son but. Toutefois, même si j’ai apprécié les qualités de chaque personnage, j’ai eu un peu de mal à m’attacher à eux. J’étais davantage intéressée par l’intrigue et l’univers, par son message, plutôt que par ses protagonistes.

L’histoire, d’ailleurs, est plutôt bien menée malgré peut-être une touche de facilité sur le dénouement final (même si je m’en doutais un peu puis on ne va pas mentir, c’était stylé) et surtout, dynamique. Je tournais les pages sans m’en rendre compte, portée par ce que je lisais. Comme toujours chez cet auteur, je souligne son sens du rythme. Toutefois, ce qu’on retient surtout de cette histoire, c’est son engagement. De nombreuses menaces pèsent sur la faune et la flore, entre les gens qui n’acceptent pas qu’on rogne des terres cultivables pour sauver des animaux, ceux qui appartiennent à des légions vengeresses meurtrières et ceux qui sont liés à une mystérieuse organisation d’hommes en bleu, les héros ne manquent ni d’ennemis ni d’obstacles à surmonter. Ce texte coup de poing s’inspire même d’éléments réels, comme on l’apprend dans les remerciements (mais je ne vous en dis pas plus pour que vous puissiez le découvrir par vous même) ce qui permet au lecteur de prendre conscience de certaines réalités. Finalement, c’est ce que je vais retenir de ce roman : son engagement, son importance idéologique. Et son message d’espoir.

Globalement, ce texte est une réussite. Sur un plan personnel, je regrette la présence de quelques amourettes (en fond toutefois donc ça ne prend pas trop de place, je vous rassure) et le fait que je n’ai pas réussi à m’attacher vraiment aux personnages. Je me prends un gros coup de vieux en disant ça mais il faut croire qu’à vingt-six ans, je suis déjà trop vieille pour le young-adult. Ou que je n’ai pas de cœur. Ou que la narration à la première personne offre un sentiment de sécurité trop important (quoi que je me rappelle un certain Notre Dame des Loups…(oui je radote)).

Pour résumer, Zoomancie prouve (si besoin en était) qu’Adrien Tomas est un auteur talentueux mais surtout qu’il est très possible de combiner un bon divertissement avec un engagement sérieux pour des thématiques actuelles sans tomber dans la niaiserie. Ce roman est une ode à la préservation de notre écosystème et dépeint un futur malheureusement (pour l’humanité) trop crédible. Avec ses héros, ce texte conviendra à des lecteurs dès le début de l’adolescence et j’ajoute même qu’il constitue un matériel pédagogique plus qu’appréciable. Je recommande donc chaudement ce roman qui vaut le détour, encore une belle réussite pour Lynks Éditions !

#PLIB2019 Rouille – Floriane Soulas

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Rouille
est le premier roman de l’autrice française Floriane Soulas. Publié chez Scrinéo, vous trouverez ce one-shot au prix de 16.90 euros partout en librairie.
Cette lecture a été réalisée dans le cadre du PLIB 2019 !

Rouille se déroule en 1897, dans un Paris aux allures steampunk. À l’extérieur du Dôme, la population pauvre de la capitale survit comme elle le peut. Le lecteur suit principalement Violante, une prostituée officiant sous le pseudonyme de Duchesse au sein des Jardins Mécaniques, un établissement appartenant à Léon, son souteneur. Violante est amnésique depuis un accident survenu trois ans auparavant et est en quête de son identité, aidée par son amie Satine. Cette dernière disparait soudain sans laisser de traces et Violante décide de braver les interdits pour enquêter.

Avant d’aller plus loin dans cette chronique, je tiens à préciser que je ne suis pas du tout le public cible de ce roman. Je pense que c’est pour cette raison que je suis passée à côté. Et pour continuer dans l’honnêteté, si je n’y étais pas tenue par le PLIB, je n’aurais pas acheté / lu ce roman (et par extension, que je ne l’aurai pas chroniqué).

Pourtant, Rouille a certaines qualités. Déjà, la plume de l’autrice qui est simple, accessible et maîtrisée surtout pour un premier roman. Floriane Soulas ne se perd pas en fioritures inutiles, elle va droit au but et dépeint bien l’univers qu’elle a imaginé. D’ailleurs, cet univers est plutôt intéressant même s’il reste globalement classique. On ignore comment mais l’humanité est parvenue à voyager jusqu’à la Lune, ce qui a permis l’arrivée de nouveaux matériaux et un développement de la technologie des automates ou des hybrides. L’extérieur du Dôme est divisé en plusieurs quartiers, sous l’influence de différentes bandes et l’intérieur déborde de faste, de richesse, c’est presque un monde à part. J’ai apprécié l’ambiance générale dégagée par le texte pourtant vous voyez déjà se dessiner les contours de ce qui a bloqué, à mon goût.

C’est classique. Trop classique et convenu, limite manichéen par moment. On s’attend à tout ce qui se passe et on voit venir la fin de loin. Les personnages sont malheureusement des archétypes sans surprises et l’intrigue n’a pas de réel rebondissement. Dès le début, l’autrice alterne les points de vue ce qui permet au lecteur d’être par moment dans la tête de celui qui enlève les filles et les enfants de Paris. Le problème, c’est que ça bousille le suspens car les indices donnés sont trop gros pour qu’on passe à côté. Et pourtant, je suis une lectrice naïve assez facile à balader, à ce niveau. On ne se demande pas longtemps quel est le but de cette personne, les pièces se mettent en place bien trop aisément et on attend juste que les protagonistes s’en rendent compte pour que tout se débloque. J’ai senti venir la fin au premier tiers du bouquin (grosso modo, il y a quand même eu un ou deux petits éléments inattendus) du coup je ne suis pas parvenue à m’intéresser à l’histoire.

Pas plus qu’aux personnages d’ailleurs puisqu’ils correspondent tous à des archétypes. Ils manquent même parfois de crédibilité. Je pense à Léon parce qu’il est celui chez qui ça m’a paru le plus évident. Dans le genre chef de bande proxénète trop gentil on fait difficilement pire… La scène finale m’a achevée à ce niveau. Après, j’ai conscience qu’on reste dans un roman young adult et qu’il y a beaucoup de lecteurs moins tatillons que moi qui y trouveront leur compte. Ce texte a d’ailleurs un beau petit succès et je suis contente pour son autrice, d’autant qu’il s’agit d’un premier roman ! C’est très encourageant pour un début de carrière.

Alors quand on remet ça en perspective… Oui, Rouille est un texte trop classique à mon goût et sans réelle surprise dans son déroulement. Mais pour un premier roman et à destination du grand public, il remplit efficacement son rôle de bon divertissement. Parfois, c’est tout ce dont un lecteur a besoin.

Pour résumer, Rouille ne révolutionne pas le genre dans lequel il se place (uchronie / dérivé steampunk) et propose des personnages trop archétypaux à mon goût. L’intrigue manque de surprise car l’autrice révèle trop facilement des éléments clés, ce qui empêche d’entretenir le suspens de manière efficace. Pourtant, ce roman se lit tout seul, on ne sent pas les pages se tourner. Il ravira les lecteurs qui cherchent un divertissement sans prise de tête dans un Paris steampunk du 19e siècle.

#VendrediLecture (52)

Bonjour à tous !
J’espère que votre première semaine d’août s’est bien déroulée et que ceux en vacances profitent à fond :3 De mon côté j’ai eu quelques déceptions littéraires et j’ai bon espoir que le livre commencé aujourd’hui renverse la tendance. Il faut dire que pour le moment, l’auteur concerné fait un sans faute pour tous les livres que j’ai pu lire de sa plume. Prions qu’il brise la malédiction !

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Zoomancie – Adrien Tomas
Service presse – Lynks Éditions
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« Et si les animaux étaient le seul espoir de l’humanité ? Une baleine. Une baleine s’est engouffrée dans les Eaux, profitant de la dernière crue. Mais le niveau a baissé, entre-temps, et le chemin du retour a disparu. Elle est piégée à Paris. Son gros oeil d’encre noire se fixe soudain sur moi. Je vacille, brusquement happée. La baleine m’a harponnée, a pris ma conscience en otage. Je ne peux plus bouger.
Elle se remet à chanter, son regard dans le mien. Dans un monde dévasté par les guerres et les catastrophes, les hommes sont coupés les uns des autres par une colère incessante. A Kuala Lumpur, Spider, un hacker, échappe à de mystérieux ennemis, aidé par des araignées. Seuls survivants de la réserve de Mwanga, Kamili et Ushingi, l’un des derniers okapis, découvrent que l’ultime chance de l’espèce se trouve au coeur de l’Europe en ruines.
A Paris, Faustine, trouve l’apaisement auprès des animaux du sanctuaire de Montvermeil. Quand une baleine échoue dans les Eaux, elle comprend que leurs âmes sont liées et que leur chant guérit les hommes de leur rage. Mais pour combien de temps ? Car les forces lancées sur la piste de Spider s’intéressent de très près à la jeune fille et au cétacé. Et les responsables du carnage de Mwanga n’étaient peut-être pas de simples braconniers. »

Découvrez les avis des lecteurs sur Babélio !

Et vous, que lisez-vous? 🙂

Stranger Things : Runaway Max – Brenna Yovanoff

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Runaway Max
est un roman one-shot lié à l’univers de Stranger Things. Écrit par l’autrice américaine Brenna Yovanoff, vous trouverez ce roman chez Hachette au prix de 15.90 euros.
Je remercie NetGalley et les Éditions Hachette pour ce service presse.
Ceci est ma neuvième lecture pour le challenge S4F3s5 organisé par l’ami Lutin !

ATTENTION ! Cette chronique contient des éléments des deux premières saisons de Stranger Things puisque le roman s’y déroule en partie. Si vous avez du retard dans votre visionnage, je vous déconseille de la lire.

Runaway Max, comme son titre l’indique, propose un focus sur le personnage de Max qui débarque à Hawkins au début de la saison 2. Qui est-elle? D’où vient-elle? Pourquoi a-t-elle quitté la Californie pour l’Indiana? Ce roman se construit comme un ajout à la série, un préquel à cheval sur les évènements de la saison 2 qui permet d’en apprendre plus sur Max comme sur Billy.

Donc oui, il est nécessaire d’avoir vu la série pour le lire. Déjà, pour éviter de vous spoiler mais surtout parce que, même si les évènements sont résumés… Justement, ils sont juste résumés. Une personne non familière à l’univers n’y comprendra pas grand chose et aura le sentiment d’un texte bâclé, pas suffisamment approfondi. Ce roman est donc destiné aux fans, il constitue un réel complément à l’univers mais ne peut pas se découvrir indépendamment. Pas dans de bonnes conditions.

Pour ma part, j’ai passé un très bon moment avec ce roman lu d’une traite, un vrai page-turner ! Il est court (plus ou moins 150 pages) et l’écriture de Brenna Yovanoff est dynamique, immersive et on ne lui en demande pas plus. Rédigé à la première personne, Runaway Max nous dépeint les pensées d’une pré-adolescente en proie à des difficultés familiales, avec un père démissionnaire qu’elle idéalise pourtant, une mère soumise, un beau-père violent et un demi-frère carrément flippant. Le roman éclaircit des points à peine sous-entendus dans la série ce qui permet de ressentir beaucoup d’empathie pour Max… et de mieux comprendre le personnage de Billy qui se révèle vraiment intéressant.

Runaway Max remplit son rôle de divertissement tout en abordant des thèmes forts. J’ai évoqué la situation difficile de Max au niveau de sa famille mais le texte brasse également des sujets comme la difficulté de se faire de nouveaux amis, différencier une relation toxique d’une relation normale, sans parler des quelques réflexions de Max sur les femmes et leur rôle culturo-social. J’ai trouvé ces remarques pertinentes et importantes, surtout dans la bouche d’une héroïne pré-adolescente. Ce sont des thématiques assez régulières dans les romans de ce type mais j’ai trouvé que l’autrice les abordait correctement, de manière crédible, sans trop en rajouter. Et ça… Ce n’est pas si simple.

Hélas, plus la fin approche et plus le roman devient un résumé de la saison 2. Pendant les trois-quart du roman, l’autrice propose un certain nombre de scènes inédites et intéressantes mais dès qu’on arrive à la décharge (si vous avez vu la série, vous savez de quoi je parle) il n’y a plus rien d’inédit et c’est dommage. Qu’on s’entende, l’histoire se construit à cheval entre le présent (la saison 2) et les souvenirs de Max. Mais à la toute fin, il n’y a plus que le contenu de la saison 2 du coup le souffle retombe un peu pour le fan avide d’en avoir plus. La tentation de passer des pages brûle les doigts et je trouve ça dommage d’autant que tout va beaucoup trop vite. Il y aurait eu possibilité de transformer Runaway Max en un roman indépendant, lié à la série mais accessible à ceux qui ne l’ont pas encore vue. Personnellement, c’était un peu ce que j’attendais. Dommage !

En bref, Runaway Max remplit son rôle de préquel à la série et permet d’en apprendre davantage sur la mystérieuse Max. Véritable page-turner, il se révèle indispensable pour les fans et ne manque pas de qualités: son prix, sa longueur, ses thématiques fortes… Une réussite qui me donne envie de découvrir les autres romans liés à l’univers en espérant qu’ils soient tous aussi agréables. Attention toutefois, il ne peut pas être lu indépendamment du visionnage de Stranger Things car il contient énormément d’éléments de la saison 2 !

#TAG – Si tu pouvais…

Salut à tous !
J’avoue, j’avoue, JE COMBLE ! Je comble scandaleusement même, mais comprenez-moi… J’ai trainé pendant cinq jours un roman que j’ai peiné à terminer, dont la fin m’a déçue et du coup, dont je n’ai pas du tout envie de parler sur le blog. Je ne sais même pas pourquoi je me suis obstinée sans passer de pages… Sûrement à cause du prix qu’a coûté ce bouquin x) (non je ne lance pas le débat) Alors pour ne pas vous laisser sans nouvelles pendant plusieurs jours (mes deux prochaines lectures sont des romans de moins de 200 pages alors ne perdez pas espoir, je reviens vite) je vous propose un tag sympa initié à l’origine par MuffinsAndBooks (mais piqué chez mydearema as usual, franchement j’ai limite honte de mon manque d’inspiration personnelle parfois)

Mais allez, je me mets une difficulté supplémentaire… Aucune de ces réponses ne sera liée à Harry Potter.

giphy

Y’a du masochisme dans l’air.

Rencontrer un auteur
James Barclay. L’auteur des Ravens et des Elfes, un romancier qui m’a vraiment prise aux tripes à l’époque. Je crois que je l’ai lu à cheval sur 2014 et 2015 donc bien avant d’avoir le blog… Et bien avant d’être devenue aussi ultra pénible dans mes lectures. Peut-être que j’aurai un avis différent aujourd’hui mais je me souviens avoir été très emballée par ses romans, son univers et ses personnages (surtout ses personnages !). J’avais ressenti tout un tas d’émotions pendant ma lecture et ça n’arrive plus si souvent. Ce serait un plaisir de pouvoir discuter avec lui ! Sinon dans les auteurs hors fiction (oui je fais des sous-questions parce que bon on ne va pas abuser, déjà que je n’ai pas dit J.K. Rowling ! ) j’espère un jour pouvoir rencontrer Jake Adelstein. Lui, je vous bassine assez souvent avec donc vous le connaissez déjà (Tokyo ViceLe dernier des yakuzasJ’ai vendu mon âme en bitcoins) mais franchement… Ce serait énorme.

Rencontrer un personnage de livres
Okey. Cette question est beaucoup trop difficile… Une partie de moi a envie de rencontrer JF et Gabriel (les vampires de Morgane Caussarieu à retrouver dans Dans les veinesJe suis ton ombreRouge ToxicRouge Venom) mais j’ai conscience que ce serait probablement la dernière rencontre de mon existence. Du coup… Peut-être Wens (Bohen, Estelle Faye) ou Morde (même saga). Ou euh… Euh… Comment ça on ne peut en choisir qu’un? GNIIII! Bon, allez, je crois que je vais opter pour Sylvo Sylvain 🙂 (et si ça ne vous dit rien voici une piqure de rappel).

Relire un livre pour la première fois
Les trois mousquetaires. Je me souviens de mon émerveillement, plus jeune, à chaque page tournée. De ce souffle épique qui brûlait dans ma poitrine (oui c’est beau hein écrit comme ça ?). De mon amour pour d’Artagnan (classieux mon premier bookboyfriend, I know). Bref ouais, relire Dumas pour la première fois même si chaque relecture apporte le même plaisir.

Partir sur le lieu d’un tournage
Je viens de terminer Stranger Things donc je suis assez à fond sur la série. Ce serait topissime ! Mais si je veux être vraiment honnête, y’a trois séries auxquelles je suis accro depuis leurs débuts: NCIS, NY Unité Spéciale et Grey’s Anatomy (si si, j’vous jure et j’assume). Du coup si je pouvais partir sur un tournage… Ce serait un de ceux là ! (Et après je me débrouille pour me faire engager au NCIS :D)

Faire en sorte qu’une saga continue
C’est une question difficile parce qu’il y a beaucoup de sagas que j’adore mais dont la fin me satisfait en l’état. Toutefois, récemment, j’ai eu très envie d’une suite à Rouge Venom et je sais que ce n’est pas spécialement au programme du coup… Je suis en deuil x.x

Sauver trois personnages
Je vais cacher mes réponses parce qu’elles contiennent évidemment des spoils. Déjà, Sainte-Étoile dans les Révoltés de Bohen ! Je me revois sidérée, le livre en main, le cœur en morceaux. Ensuite, Maxwell dans les Mondes Mécaniques même si c’était beau, intense, tout ce qu’on veut… T’AVAIS PAS LE DROIT D’INFLIGER ÇA A MON MAX x.x Ensuite, vieille frustration de pré-ado mais je pose toujours un véto sur la mort d’Ace dans One Piece. J’ai rarement autant pleuré devant mon écran ._.

Rendre un livre / une saga plus connue
Il y en a tellement ! Je vais en choisir deux. La première, c’est évidemment les Chroniques des Mondes Mécaniques de Marianne Stern au Chat Noir (je vous bassine tellement avec, je ne vais pas arrêter en si bon chemin !) parce que franchement c’est trop bien et je ne sais pas pourquoi on n’en parle pas davantage sur la blogo. La seconde… Les Extraordinaires et Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé écrit par Raphaël Albert chez Mnémos pour des raisons similaires.

Explorer l’univers d’un livre
Je… ne dois pas… répondre… Poudlard…
En réalité un petit tour en Grisaille ça me parait une bonne idée. Mais si, l’univers des Sœurs Carmines (encore besoin de les présenter ? Allez : Le Complot des CorbeauxBelle de GrisDolorine à l’école ). Au moins je ne risque pas de m’ennuyer 😉 Il y a de grandes chances que j’y meurs aussi mais bon allez, soyons fous !

Avoir un préquel
Les Nuages de Magellan ! Un roman sur la période de grande piraterie, franchement… Ce serait le pied ♥

Avoir plus de goodies sur une saga
Je ne suis pas très goodies mais je rêve d’avoir un Monsieur Nyx :3

Intégrer une bande livresque
…. Tu te moques de moi, tag?
/inspire profondément/
Livresque, c’est difficile à dire parce que j’aime rarement une bande complète, y’en a peu qui me font rêver. La dernière qui m’a bien emballée, c’est celle dans Stranger Things (et on pourrait tricher en disant hey, y’a des livres donc…) TOUTEFOIS littérairement parlant uniquement, la bande du Bâtard de Kosigan ça me parait pas mal ! Mais assez dangereux aussi. J’ai visiblement des soucis en terme d’instinct de survie.

Changer un couple.
/fait craquer ses doigts/
ALOOOOORS.
Non en vrai, y’a rien qui me vient spontanément. Hormis dans la saga dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom à la rigueur… Et encore.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que vous avez aimé mes réponses à ce tag (c’était duuuuur), je vous invite à vous lancer si ce n’est pas déjà fait 🙂

On se retrouve bientôt, je vous souhaite une belle semaine à tous ♥