À l’ombre du Japon #35 { Blue Flag #8 ; Tokyo Revengers #11 ; Chobits #6 }

Ohayo minasan !
On se retrouve pour un nouvel épisode d’À l’ombre du Japon et je vous le dis tout de suite, ça ne va pas être tout rose. Vous le savez, je n’aime pas spécialement évoquer les romans / mangas que je n’ai pas aimé parce que je préfère me concentrer sur le positif. Le souci, c’est que j’ai parlé des séries concernées sur le blog en des termes élogieux et que les tomes concernés par le présent article (à l’exception de Chobits) ont provoqué un revirement sur les avis en question. Je me sens donc obligée de nuancer ce que j’ai pu écrire précédemment et c’est à travers ce billet que je vais m’y coller.

Attention, cela me semble logique mais je tiens à préciser que, comme j’évoque des suites, les avis qui suivent contiendront des éléments d’intrigue. Si vous poursuivez votre lecture, c’est à vos risques et périls !

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J’ai été assez élogieuse sur chacun des tomes de cette série qui parle d’homosexualité, de la façon dont on se découvre à l’adolescence, bref des thèmes qui m’intéressent et me tiennent à cœur. Je vous avais présenté le premier tome puis j’avais attendu d’avoir lu la totalité de la série pour vous proposer un article récapitulatif même si j’avais eu envie de parler du tome 7, qui ne faisait vraiment pas l’unanimité. Je me sentais comme un devoir de défendre cette série que j’aimais tellement. Bref, j’attendais beaucoup de la conclusion de la série et malheureusement, ça a été un échec pour moi.

Pour bien comprendre mon propos, vous devez savoir que le tome 8 se divise en deux parties sur la temporalité. La première reste au lycée et va régler les intrigues lancées durant les sept tomes antérieurs. La seconde, dans le dernier chapitre, se déroule quelques années plus tard à travers les yeux d’un personnage qu’on n’identifie pas tout de suite.

Concernant la première partie, plus j’avançais dans la lecture du tome et plus je trouvais les échanges entre les personnages assez artificiels. Que ce soit la manière dont Tôma et Futaba règlent leur différent, la façon dont Taichi s’y prend pour enfin parler en face à face à Tôma, rien ne sonne juste selon moi du coup j’ai eu l’impression d’une pseudo happy end forcée. Cela m’a profondément déçue même si, en y regardant bien, les prémices de cela se dessinaient déjà dans la mise en scène du tome 7. J’ai conscience que ce sentiment reste très personnel, j’ai lu des articles plutôt élogieux sur ces points donc c’est peut-être lié à ma propre sensibilité, à mon propre vécu. La sauce n’a tout simplement pas pris.

Concernant la deuxième partie, je dois avouer que deux choses m’ont posé problème. Déjà, le traitement de Masumi m’a vraiment heurtée. Durant tout le manga, elle est amoureuse de Futaba, ce qui sous-entend une attirance pour les femmes et permettait d’évoquer l’homosexualité féminine en plus de la masculine. Je regrettais un peu que ça soit secondaire dans l’intrigue tout en ayant conscience qu’on ne peut pas parler de tout au premier plan. Arrive alors ce chapitre final où on la retrouve… mariée avec un homme qui me donne surtout l’impression d’être un bouche trou, comme si Masumi était « revenue à la raison » (et je mets de gros guillemets). Je sais que, dans la vie, ce sont des choses qui arrivent aussi, que l’attirance sexuelle ou amoureuse n’est pas purement binaire et qu’on ne doit pas l’y réduire. Ce sont des choses auxquelles je crois fermement. Toutefois, la façon dont c’est présenté ne donne pas une très bonne image du personnage en plus d’aller à l’encontre de ce que souhaitait raconter le titre. Ou de ce que je pensais qu’il souhaitait raconter. Qu’elle choisisse cette voie ne me pose pas de soucis mais cela doit être amené, le lecteur a besoin de davantage d’informations pour comprendre son évolution et la rupture temporelle ne le permet pas. Cela semble donc véritablement arriver de nulle part. Sans compter le choix final de mettre en couple Tôma et Taichi qui n’est pas du tout préparé durant l’intrigue ou alors, mis en scène d’une façon trop subtile pour que je l’ai compris avant que ça arrive. Finalement, les sept premiers tomes de Blue Flag se concentrent presque sur des détails et il manque une énorme partie pour comprendre le chapitre final.

Je me rends compte que c’est ça, mon plus gros souci. Il se passe plusieurs années après les évènements principaux de Blue Flag et le dernier chapitre mais j’ai presque l’impression de ne pas avoir lu l’histoire qui amène à cela. Si le mangaka avait pris le temps de mieux préparer sa fin, peut-être que mon sentiment aurait été différent mais peut-être ne le lui a-t-on pas permis ? Je l’ignore. En tout cas, je suis très triste de ne pas avoir adhéré à la fin de cette série qui était un coup de cœur jusque là et qui m’avait fait ressentir beaucoup d’émotions positives.

D’autres avis : Les voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

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À l’instar de Blue Flag, j’ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce manga sur le blog. D’abord en vantant son premier tome prometteur puis en accrochant bien au concept sur plusieurs tomes avant d’être déçue par l’une ou l’autre transition que je trouvais trop longue ou peu intéressante. J’attendais qu’un arc s’achève pour vous proposer un article plus complet sauf que ça n’arrive toujours pas vraiment là où j’en suis. Le tome 10 relevait clairement le niveau mais le 11 dont il est ici question m’a laissé un sentiment de lassitude.

Je me rends compte que je ne suis plus du tout intéressée par cette histoire. Et c’est triste parce qu’il y a plein de bonnes idées, malheureusement l’auteur s’éloigne du noyau dur posé au début et qui avait su me séduire (avec Mickey, Draken, Takemichi) au point que des personnages emblématiques sont totalement absents pour être remplacés par d’autres, qui manquent de profondeur.

Je pense donc arrêter la série. Ce qui a contribué à ma décision c’est d’apprendre que la saga comptait déjà une vingtaine de tomes au Japon et qu’on était loin de la fin. Si je trouve déjà des longueurs maintenant, je n’ose pas imaginer par la suite. Peut-être que le mangaka va se remettre sur les rails, hélas j’ai décidé de ne plus m’acharner sur des séries qui ne sont pas de qualité constante et Tokyo Revengers avait déjà eu droit à sa seconde chance sur des tomes précédents. Il y a trop de titres à lire pour que je puisse me le permettre. Dommage !

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

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Après ces deux lectures mitigées, j’avais presque peur de me lancer dans la lecture de Chobits en me demandant si j’allais aussi être déçue par cette série -ce que j’aurais encore plus mal vécu. Ne dit on pas « jamais deux sans trois » ? Heureusement, CLAMP se confirme comme une valeur sûre dans le milieu du manga !

Ce tome met davantage l’accent sur la relation entre les humains puisque le Patron a enfin l’occasion de s’expliquer avec Yumi sur sa relation passée avec un ordinateur. En effet, pour rappel, Yumi a travaillé à la pâtisserie avant Chii et est tombée amoureuse de son gérant, avant d’apprendre que ce dernier avait épousé son PC et que le PC en question portait le même prénom qu’elle. L’explication sortie de son contexte parait effarante mais dans le prisme du manga, on comprend que le sujet est abordé pour offrir une forme de réflexion sur l’amour mais aussi sur la conscience et sur ce qu’on peut qualifier de « vivant ».

C’est aussi l’occasion de revenir un peu sur Minoru et son propre pc qu’il a construit à l’image de sa défunte sœur. Il l’a donc programmée pour être comme elle mais certains actes du PC posent question et laissent planer un doute sur la conscience développée par ces machines. La tension narrative reste à son comble et on se demande vraiment comment tout cela va se terminer.

Moderne et passionnant, voilà un manga que je ne regrette pas d’avoir découvert dans sa version papier. Il reste deux tomes avant la fin et je me réjouis de les lire pour vous proposer ensuite un article plus complet !

D’autres avis : pas que je sache !

Et voilà c’est déjà terminé ! J’espère que mes avis négatifs n’ont pas été trop désagréables à lire et que vous comprenez pour quelle raison je me sentais comme un devoir de rectifier ce que j’avais pu dire précédemment au sujet de ces séries. On se retrouve bientôt pour un épisode un peu plus positif !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #34 { Comme sur un nuage #2 ; Nos temps contraires #3 }

Ohayô minasan !

Nouvel article manga consacré cette fois-ci à deux nouveautés chez l’éditeur Akata dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler sur le blog. J’aime beaucoup leur engagement à promouvoir la diversité et ces deux séries sont des réussites pour moi, si bien que j’attends toujours le tome suivant avec impatience. Allons un peu plus dans le détail…

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On retrouve deux grandes parties au sein de ce volume. La première concerne l’amitié qui lie Sanada et Ayumi depuis l’école primaire. Noshiro comprend que la jeune fille voue à Sanada des sentiments qui semblent amoureux et essaie de les rapprocher, alors même qu’il sait que Sanada préfère les hommes ! Cela donnera lieu à des questionnements sur la nature de l’amour, sur le fait d’aimer ses amis et la différence entre amour et amitié. Est-ce vraiment si éloigné ? On sent beaucoup de maladresse dans le personnage de Noshiro qui essaie de bien faire, se démenant pour que tout le monde soit heureux. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions…

La seconde partie est consacrée à l’arrivée d’un nouveau protagoniste qui m’a vraiment gonflé : Makoto Morinaga. Il est également au lycée mais semble plus jeune d’un an ou deux que Noshiro, Sanada et Ayumi. Il est tombé amoureux de Noshiro en trois secondes à tout péter après que ce dernier ait performé lors d’une course relais. Depuis, il ne l’a plus lâché. Suite à un qui pro quo, Makoto est persuadé que Noshiro est homosexuel et donc qu’il a toutes ses chances avec lui ! Le flou va durer longtemps et c’est finalement Sanada qui va devoir régler la situation en mettant un peu de plomb dans la tête de ces deux andouilles.

Si j’ai retrouvé la bienveillance et l’intelligence dans le traitement des thématiques autour de la sexualité, ce nouveau personnage ne m’a pas vraiment convaincue et même plutôt refroidie. Comme la série s’achève au prochain tome, je vais tout de même l’acheter pour découvrir le dénouement mais je me demande un peu ce que ça va donner, vu la direction prise à la fin…

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

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Encore un tome bourré d’émotions et de retournements de situation ! Comme le laisse penser la couverture, ce volume va davantage parler de Caesar et de Louis, du couple qu’ils forment, de comment ils en sont arrivés là et des conséquences que ça a sur leurs vies. Les deux néotènes souffrent et ne se comprennent décidément pas, ce qui va mener à des situations très problématiques, autant pour eux que pour Tara et Arata, leurs amis d’enfance.

Mais outre ces éléments, Gin Toriko va cette fois-ci évoquer un nouveau thème en lien avec la maladie de Daphnée, à savoir la pédophilie. On met ici en scène une déviance où la victime est manipulée puis punie par le système au contraire de son agresseur, ce qui révolte Tara et souligne un peu plus les disparités présentes dans cette société qu’on pourrait presque croire idéale au premier abord. La présence plus forte du personnage de Louis permet de le rappeler puisque, cynique et désenchanté, il met le doigt sur l’aspect plus sombre de cette vie dont il est déjà fatigué.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions lors de ma lecture et un criant sentiment d’injustice mêlé à une bonne dose de frustration. C’est, finalement, la marque d’un bon manga puisque je me suis impliquée émotionnellement avec les personnages. Je suis très curieuse de découvrir la suite !

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

Et voilà, c’est déjà terminé pour aujourd’hui ! J’espère que je vous ai donné envie de découvrir / continuer ces deux séries ou, en tout cas, de vous pencher sur le catalogue de l’éditeur. On se retrouve très bientôt pour parler d’autres suites.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #33 { Beastars #15 ; Les carnets de l’apothicaire #2 ; le renard et le petit tanuki #2 }

Ohayô minasan !
On se retrouve pour un rendez-vous manga entièrement consacré à l’éditeur Ki-oon. Vous le savez, j’ai pour eux une affection particulière (même si tous leurs titres ne sont pas des coups de cœur ou ne me séduisent pas, coucou My Broken Mariko) car ils proposent régulièrement des séries originales, qui sortent du lot. C’est le cas avec les trois titres dont il est ici question et qui ont été d’énormes coup de cœur. Je n’ai qu’une hâte : arriver au mois de mai pour avoir les suites.

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Je ne présente plus cette série qui a été pour moi une vraie révélation. Je dévore chaque tome dés leur sortie et j’en ressors chaque fois avec des étoiles plein les yeux tant Paru Itagaki est douée pour mener son intrigue, doser son action, proposer sans arrêt de nouveaux éléments sans pour autant oublier les anciens, ce qui permet d’accrocher le lecteur de tome en tome. Je n’ai pas souvenir d’un seul moment plus faible, d’un seul tome « de remplissage » et ce quinzième volume ne fait pas exception à la règle…

Ce tome, donc, se focalise sur la question des relations interespèces. En effet, on a découvert dans le volume précédent l’existence d’un tueur qui est à la fois herbi et carni, issu de l’union d’une gazelle et d’un léopard. C’est l’occasion pour Legoshi de réfléchir à l’avenir de sa relation avec Haru, puisque, s’ils ont des enfants, ce seront également des hybrides… Tout comme sa propre mère l’a été puisque, pour rappel, le grand-père de Legoshi a eu un enfant avec une louve, alors que lui-même est un varan de komodo. Le lecteur va également découvrir une partie du passé de la mère de Legoshi et entrevoir les raisons possibles de son suicide. Louis, de son côté, va tomber nez à nez avec son ancienne bande, non loin du marché noir. À nouveau, les péripéties s’enchainent, des personnages qu’on pensait oubliés reviennent sur le devant de la scène et le suspens est à son comble quant à ce qui va arriver ensuite. J’adore !

Si vous n’avez pas encore donné sa chance à ce titre, n’hésitez plus… Surtout que la série va se terminer bientôt, donc vous savez où vous allez !

D’autres avis sur ce tome : pas encore, mais cela ne saurait tarder !

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Si j’ai été très convaincue par le premier tome des Carnets de l’Apothicaire, ce n’était rien à côté de celui-ci qui m’emballe plus que de raison, si bien que j’ai à présent des attentes extrêmement élevées concernant cette série. Ce second volume est l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement du système des concubines et des dames de compagnie ainsi que sur le métier de gouteuse, exercé malgré elle par Mao Mao.

Ce personnage prend aussi de l’ampleur car on en apprend davantage sur ses taches de rousseur (j’ai adoré cet aspect même s’il fait froid dans le dos) tout en la voyant en action dans son métier, implacable, capable de faire preuve d’un fort caractère assez terrifiant tout en se montrant préoccupée du bien être des autres. Cette héroïne est l’une des plus réussies que j’ai pu croiser récemment dans un manga !

Pour ne rien gâcher, l’esthétique superbe du titre se confirme. Chaque planche est soignée, millimétrée, rien n’est laissé au hasard, encore moins la caractérisation des personnages qui rend l’ensemble très aisé à suivre. Je me réjouis d’avoir le troisième tome entre les mains !

D’autres avis sur ce tome : Les voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

8
Souvenez-vous, je vous avais déjà présenté le premier tome de cette série qui parait jeunesse mais ne l’est pas du tout. Le dessin m’avait conquise ainsi que l’aspect adorable du petit tanuki prénommé Manpachi, couplé au sale caractère de Senzo, le redoutable renard noir. Mais la série possède-t-elle ce qu’il faut pour durer ? Après la lecture de ce tome, ma réponse est oui !

Dans ce tome, le renard noir se lance à la poursuite du blaireau Momoji qui a menti à Manpachi pour l’attirer dans sa montagne d’origine, lui promettant de l’aider à retrouver ses parents. C’est l’occasion d’une très belle scène avec l’esprit protecteur de la montagne même si elle est précédée d’un moment crève-cœur sur la façon dont les autres esprits traitent Manpachi.

C’est toujours doux, drôle, mignon mais le titre possède aussi une part de noirceur qui fonctionne d’autant mieux au milieu des éléments précités. J’ai très envie de découvrir la suite et je suis assez curieuse de voir où tout cela va nous mener…

D’autres avis sur ce tome : La pomme qui rougitles voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois. J’espère que vous avez apprécié ce tour d’horizon des séries qui se confirment et semblent faites pour durer chez Ki-oon… Je vais conclure en disant : bien vite le mois de mai ! Mais rassurez-vous, on se retrouvera avant dans ce rendez-vous manga.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #32 { je découvre One Punch Man ! }

Ohayô minasan !

Nous voici déjà de retour avec un article un peu spécial consacré à un manga que je commence tout juste (mille ans après tout le monde donc…) One Punch Man ! Alors je sais, vous m’avez probablement déjà entendu dire que le shonen (je sais certains parlent de seinen pour ce titre mais Kurokawa le sort dans sa collection shonen donc voilà) et moi, ça le fait plus. Ou que j’en avais un peu marre des mangas où on ne fait que se mettre sur la gueule. Du coup, a priori, ce titre n’était pas du tout fait pour moi ! Et pourtant, sous ses airs d’œuvre bourrine, One Punch Man cache une vraie richesse.

Dans ce billet, j’ai envie de mettre en avant les qualités du titre qui font que j’ai enchaîné les 14 premiers tomes en moins d’une semaine, coupant juste avec la lecture d’un service presse (au demeurant excellent même si cela n’a rien avoir avec le sujet qui nous occupe ici). Mon but est de vous faire découvrir ce manga et de, peut être, vous permettre de réviser vos a priori car je suppose que je ne suis pas la seule à en avoir par rapport à ce titre. Toutefois, même si j’ai déjà lu 14 tomes, cette chronique concernera surtout le contenu des 8 premiers volumes car le personnage de Garoh apparaît à partir du 8e et il marque, selon moi, un gros tournant au sein de la série qui vaut bien un article à part. Je vais voir à quel moment cela arrivera en continuant ma découverte.

/!\ Je précise également que cet article contient des images ajoutées en groupe par l’outil média. Si jamais elles débordent sur le texte quand vous me lisez via l’application WordPress, passez l’article en « version web » pour arranger cela. 

La genèse du manga
ONE est un mangaka très mystérieux sur lequel on ne sait pas grand chose et dont on n’a même pas de photographies. On sait qu’il est japonais et qu’il a 34 ans. J’utilise un « il » générique car si tout le monde use de ce pronom, je ne suis même pas certaine qu’on connaisse son sexe. En 2009, il publie les premiers chapitres de One Punch Man sur son site Internet, ce qui va lui valoir une popularité immédiate et grandissante. Imaginez, il avait +- 20 000 visites par jour pour le lire !
Ce succès attire l’attention des éditeurs. En 2012, une collaboration commence entre ONE et le mangaka Yusuke Murata qui va redessiner l’histoire d’une manière un peu plus professionnelle. C’est ainsi qu’arrive ce manga dans un format plus classique… Mais ONE ne s’arrête pas à One Punch Man, il est également connu pour son travail sur Mob Psycho 100 que je n’ai pas encore lu.

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Le concept

La première fois que j’ai entendu parler du manga, c’était à ma librairie et le premier tome venait d’arriver dans les rayons. Mon libraire le sortait des cartons pendant qu’on discutait et on a rigolé sur la couverture en se demandant vraiment quel genre d’histoire ça pouvait raconter. Il avait déjà quelques renseignements et me l’a pitché en me disant que c’était grosso modo un gars au chômage qui devient super fort et tue tous les monstres en un seul coup de poing. Faut avouer, ça ne vend pas trop du rêve donc je me suis dit que j’allais passer mon chemin.

Puis j’ai vu un jour mon petit frère regarder l’animé sur Netflix. J’ai pris un épisode en passant et très honnêtement, je ne sais plus lequel. Je me suis dit mh ça a l’air sympa mais plutôt à regarder que lire. Pourtant, lui achetait également le manga en version papier donc il aurait très bien pu me le prêter si j’avais voulu. Sur le moment, je ne le sentais pas, donc j’ai encore retardé ma découverte. Puis nous voilà finalement à mardi dernier donc il y a très exactement une semaine (et un jour). Je l’ai pris en voiture pour faire une course et il entend l’opening de One Punch Man (l’animé donc) passer sur ma playlist. La discussion sur le manga reprend, la ferveur qu’il met pour en parler m’intrigue, me décide une bonne fois. Et nous y voilà !

Alors c’est vrai qu’au début du premier tome, on rencontre bien un gars un peu raté qui est au chômage et se rend à un entretien quand il tombe sur un monstre qui veut s’en prendre à un gamin. La rencontre ne se passe pas super bien, le type décide alors de s’entrainer pour devenir plus fort et réussir à affronter ce type de créature. Trois années plus tard, on retrouve ce fameux gars, chauve, avec un costume pas génial, qui réussit à étaler tous ses ennemis d’un seul coup de poing. Cela donne des scènes plutôt amusantes où les monstres font un peu leur show et sont coupés dans leur élan égocentrique par une droite bien placée. L’humour est bien là mais le concept risque vite de tourner en rond…

Et là, coup de génie.

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Saitama l’invincible.

Notre héros s’appelle Saitama et on se rend rapidement compte qu’étaler tous ses adversaires en un coup ne lui procure aucun plaisir, aucune réelle satisfaction. Pour lui, il n’y a plus d’enjeux, plus de frisson. Il souffre d’être à ce point au-dessus de tout le monde en termes de puissance et essaie de retrouver un peu de plaisir, un peu de piment dans cette vie de héros indépendant. Je trouve l’idée très intéressante car elle prend à contrepied ce qu’on a l’habitude de voir dans les shonens de bagarre. Ici, le héros ne va pas gagner en puissance pour affronter des ennemis toujours plus forts et cruels sur des arcs qui tirent en longueur. Au début du manga, il y a presque un monstre différent par chapitre ! Ça va vite et le lecteur ressent très bien l’impression de lassitude qu’a le héros tout en continuant à se demander où tout ça va bien pouvoir mener.

Un mot sur Saitama : s’il est très fort physiquement, il ne brille pas forcément par son intelligence. Pas qu’il soit un crétin qui fonce dans le tas mais il a conscience que son point fort, c’est justement sa force physique. Quand Genos et lui passent les tests de l’association des héros, Saitama se plante sur l’écrit d’une manière magistrale et réussit par contre les épreuves physiques haut la main avec des scores jamais égalés jusqu’ici. Saitama est plutôt un gars tranquille, un peu paresseux qui vit sa vie en lisant des mangas et jouant parfois à des jeux. Souvent, il s’ennuie et n’a rien à faire. Il est plutôt sympathique mais aussi simple dans sa manière d’aborder les ennemis ou les problèmes qui se présentent à lui. J’ai tout de suite accroché à son concept même si ce n’est pas le seul à être remarquable…

Une galerie de personnages très diversifiée pour une parodie rondement menée.
Parce que si tout le manga ne tournait qu’autour de Saitama, effectivement, on s’ennuierait vite et il n’y aurait pas déjà une vingtaine de tomes publiés à l’heure actuelle. Heureusement, l’auteur créé une floppée de personnages divers et variés qui ont tous des caractéristiques propres ainsi que des degrés de puissance différents. Je n’ai jamais eu aussi facile de ne pas m’emmêler les pinceaux ! C’est un souci que j’ai par moment dans certains mangas où tous les garçons sont créés sur le même modèle avec juste des coupes de cheveux qui changent par exemple et où il y a un vrai souci de distinction entre chaque, que ce soit physiquement ou nominalement. Ici, tous sont parfaitement caractérisés et le dessin de Yusuke Murata est d’une précision à couper le souffle, que ce soit sur les traits des personnages, sur les décors ou sur les scènes de combat qu’il maîtrise sublimement. J’ai rarement autant aimé lire un manga de baston. Il peut passer du chibi un peu ridicule pour Saitama à un trait très sérieux qui souligne la profondeur du personnage. Il suffit de voir les couvertures pour se rendre compte non seulement de la diversité présente au sein du titre mais aussi de son talent pour la caractérisation. Le chara-design est très clairement un point clé de ce titre.

Pour le moment, j’aime beaucoup Genos et Sonic le Foudroyant qui me fait beaucoup rire (à ses dépends…) chaque fois qu’il apparait. Je sais qu’ils comptent parmi les personnages les plus connus et les plus importants mais qu’y puis-je… J’apprécie également beaucoup le concept de King, ce héros surpuissant qui terrifie d’un regard mais qui n’est, en réalité, qu’un imposteur ! Lui comme d’autres apportent un côté un peu absurde au manga qui passe très bien.

Hélas, la plupart de ces personnages ont des noms… Au mieux ridicule. Ce qui se justifie parce que One Punch Man est avant tout et selon moi une sorte de parodie, de contre-shonen, un gros doigt dressé à tout ce qu’on a pu lire comme nekketsu depuis des années qui reprennent souvent le même genre de formule mais également, peut-être, à cette folie, cette fébrilité, qui s’empare du grand public depuis l’avènement du MCU et donc la redécouverte des héros classiques de comics. Il y a un aspect moqueur qui passe à travers l’humour, à travers les noms ridicules des héros (le pauvre Saitama va devenir le Chauve Capé… On a aussi Chien de garde-man ou Pri Pri Prisonnier sans parler de Roulette-man… Des exemples parmi d’autres) Ça ne vend pas du rêve mais ça passe comme une lettre à la poste à partir du moment où l’Association des héros est présentée comme un espèce d’organisme récent et pas très sérieux qui fonctionne sur base de dons publics avec, à sa tête, des riches abrutis qui sont contents de faire leur BA du moment (et de s’en vanter allègrement). Ça change des rassemblements ultra secrets qui forment les plus grands guerriers du monde ! Là où j’en suis, on apprend même l’existence du pendant monstrueux, l’organisation des monstres, un concept que j’aime bien mais sur lequel je ne vais pas trop m’attarder puisqu’on en reparlera dans ma chronique des arcs suivants .

L’intrigue prend donc de l’ampleur au fil des tomes. L’avantage c’est que chaque volume propose un rappel des personnages ainsi qu’un résumé des tomes précédents, ce qui n’est pas inutile du tout ! J’apprécie beaucoup l’initiative même si elle a moins d’impact quand on peut enchaîner les tomes.

La conclusion de l’ombre :
J’ai enchaîné 14 tomes de One Punch Man en une semaine, on peut donc dire que je suis très enthousiaste sur cette série. Sa grande force se situe dans ses personnages diversifiés et dans le dessin d’une précision chirurgicale de Yusuke Murata. On pourrait craindre que son concept s’essouffle vite mais Saitama est un protagoniste très intéressant qui permet de poser un questionnement original dans ce type d’œuvre : quand le héros est déjà l’homme le plus fort du monde, comment réussit-il à retrouver un peu d’intérêt à la vie ? Tout fonctionne très bien dans ce manga et je vous encourage à passer outre vos a priori pour lui laisser une chance.

Je tiens à dire aussi que je n’ai pas encore regardé l’animé donc je ne peux pas faire de parallèle avec le manga papier ni vous renseigner sur sa qualité. Si j’en crois mon frère, la première saison est très bien et réalisée par un studio sérieux. Je compte m’y pencher plus tard, une fois à jour, donc on aura également l’occasion d’en reparler.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #31 { Anonyme ! #3 ; Les carnets de l’apothicaire #1 ; Blue Period #1 }

Ohayô minasan !

Comme souvent dans les parutions mangas, il y a eu beaucoup de nouveautés récemment et le hasard éditorial a fait que plusieurs qui m’intéressent sont tombées quasiment en même temps. J’ai donc acheté une suite et tenté deux premiers tomes. Hélas, parmi ces trois titres, il n’y en a qu’un pour m’enthousiasmer vraiment… Revenons dessus.

3
Je vous ai déjà évoqué le manga Anonyme ! avec une certaine dose d’enthousiasme pour l’histoire de ce lycée qui a assassiné son prof pour une raison mystérieuse (qu’on apprend assez vite mais je la garde sous silence) ce qui a bien entendu détruit sa propre vie et celle de sa famille. Le souci avec les histoires de ce genre c’est que, à mon sens, elles doivent être courtes pour conserver leur intérêt, leur dynamisme. Si le dessin est toujours bien maîtrisé avec un travail soigné sur les expressions du visage et le non verbal, l’intrigue en elle-même souffre de longueurs fatales et de retournements de situation vraiment peu subtils qui font que j’ai roulé des yeux et soupiré plus d’une fois. L’arrivée d’un personnage à la fin du tome 2 qui s’incruste beaucoup trop dans le 3 n’arrange rien, avec des réflexions vraiment limites que je ne vais pas retranscrire ici pour ne rien divulgâcher. Ce personnage, d’ailleurs, supposé être l’antagoniste de l’histoire, n’a aucun charisme ni crédibilité. Du coup, ses actions tombent à plat. Dommage parce qu’il y avait un énorme potentiel ! Mais les éléments de ce volume sont trop. Trop attendus, trop gros, trop tout. Si le tome 4 s’avère être le dernier, j’y jetterai probablement un œil mais je doute que ça soit le cas. Je vais donc probablement m’arrêter ici pour cette série… Dommage.

D’autres avis sur ce tome : pas encore à ma connaissance.

5
Blue Period est un manga artistique qui traite de peinture. On y suit Yatora, un lycéen en première qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie et n’a pas vraiment de passion, ce qui ne l’empêche pas d’étudier et d’obtenir de bons résultats tout en entretenant une vie sociale. Un jour, il voit une peinture au club d’art qui va bouleverser sa vie et lui donner envie de s’investir en cours artistiques. C’est le début d’un grand changement pour lui car désormais, Yatora sait qu’il souhaite intégrer une université pour étudier la peinture. Comme ses parents n’ont pas trop les moyens, il n’a pas le choix et va devoir décrocher une bourse à l’université des arts de Tokyo, la seule dont le cursus est financièrement accessible sans pour autant sacrifier à la qualité de sa réputation.

J’ai énormément entendu parler de ce manga sur la blogosphère et lu des retours assez enthousiastes à son sujet. Pour beaucoup, ça a été un coup de cœur ou en tout cas, une bonne découverte qui répondait totalement à leurs attentes. Peut-être que cette hype a joué sur mes espérances et que j’en attendais de trop… Toujours est-il que la magie n’a pas du tout opéré sur moi.

Une fois ma lecture entamée, j’ai rencontré plusieurs soucis. Déjà, le personnage principal m’a semblé très antipathique. J’avais un souci avec son attitude, avec la façon dont il réfléchit, dont il s’adresse aux autres, ça a été une réaction de rejet presque épidermique. Pourtant, objectivement, il n’est pas immonde. C’est un lycée bosseur qui trouve le temps de sortir avec ses amis, a priori il est plutôt dans la norme mais je l’ai trouvé très condescendant et agaçant, bref je n’ai pas réussi à me prendre d’affection pour lui et donc d’intérêt pour son histoire.

S’il n’y avait eu que ça, encore… Hélas, j’ai également eu le sentiment de lire un tome extrêmement long, beaucoup trop long même pour un tome 1. Il s’y passe plein de choses et paradoxalement, pas tant que ça avec énormément de digression sur l’univers de la peinture si bien qu’on est pas loin du tuto pendant une bonne moitié du titre. Pour moi, l’équilibre n’est pas encore optimal entre l’intrigue, les personnages et les informations autour du monde de la peinture. Je me suis régulièrement ennuyée et j’ai résisté à la tentation de passer des pages pour être sûre de ne rien louper. Sans succès, hélas. Enfin, je dois mentionner l’existence d’un personnage transgenre qui n’est vraiment pas bien exploité ni traité, je trouve, au point que pendant la moitié du manga je me demandais s’il n’y avait pas tout simplement eu une faute dans le pronom utilisé. C’est dommage parce qu’il y avait de la matière pour faire bien mieux et j’ai un peu le sentiment que l’auteur a voulu donner dans la représentation mais sans assumer. D’ailleurs, je dis transgenre mais j’utilise peut-être un mauvais terme car tout ce qu’on sait de ce garçon, c’est qu’il aime s’habiller et se comporter comme une fille. Iel n’est d’ailleurs pas le seul personnage dans ce cas puisque tous semblent inconsistants en dehors du prisme de Yatora. Comme je suis plutôt une lectrice sensible aux protagonistes, j’ai vraiment ressenti un gros regret sur cet aspect. La balance aurait du s’inverser avec moins de tuto et plus d’humain puisque ce premier volume est quand même assez épais, il aurait pu se le permettre. Cela ne signifie pas que le manga est mauvais, juste qu’il ne me convient pas en tant que lectrice.

Je vais donc arrêter ici ma découverte de cette série. Par contre, je vous mets des liens vers d’autres blogs qui ont un avis totalement différent du mien, pour vous permettre de faire efficacement le tour de la question.

D’autres avis : Songe d’une nuit d’étéLa pomme qui rougitL’apprenti OtakuLes voyages de LyLes mots passantsLes blablas de Tachan – vous ?

4
J’ai gardé le meilleur pour la fin ! J’avais un peu peur de découvrir les carnets de l’apothicaire, sans trop pouvoir expliquer pourquoi. Je crois que j’ai tellement pris l’habitude d’être déçue que j’ose à peine encore m’enthousiasmer à la découverte de nouveaux mangas, ces derniers temps. Je sais, ça fait très fille blasée mais bon ! Pourtant, j’aimais bien le chara-design montré sur la couverture et l’histoire semblait assez prometteuse : intrigues et poisons au cœur du palais impérial, forcément… Ça commençait bien !

Et de fait j’ai tout de suite accroché au personnage de Mao Mao qui est une fille passionnée par son art d’apothicaire au point de mener des expériences sur son propre corps. Il n’y a que cela qui l’intéresse, elle reste même de marbre face au beau gosse de l’histoire, j’en aurais pleuré de bonheur. Du coup, je n’ai eu aucun mal à m’intéresser à l’intrigue : plusieurs bébés impériaux meurent les uns à la suite des autres sans qu’on ne sache pourquoi, au point de croire que le palais est maudit. Mao Mao comprend rapidement ce qui arrive parce qu’elle a connu un problème similaire dans son ancienne vie du quartier des plaisirs. Elle prévient donc les mères en restant anonyme, trahissant sa capacité à lire et écrire… Hélas (enfin à voir sur le long terme si c’est hélas ou heureusement !) elle est démasquée et prise au service de la favorite de l’empereur dont le bébé survit. La voilà donc qui se retrouve sur le devant de la scène, en quelque sorte… Avec tout ce que ça implique.

Ce premier volume pose non seulement l’univers et son personnage principal mais propose aussi un début d’intrigue accrocheur. Les informations sont mises en scène avec cohérence, rien ne parait artificiel. Tout est fait pour immerger le lecteur et cela a totalement fonctionné avec moi. J’espère ne pas m’emballer trop vite mais j’ai vraiment hâte de lire la suite !

Notez que les carnets de l’apothicaire est l’adaptation en manga d’un roman du même nom et la lecture de ce premier tome me donne vraiment envie de lire ce texte sous ce format ! J’espère que Ki-oon nous en donnera l’occasion également.

D’autres avis : L’apprenti OtakuLes voyages de LyLa pomme qui rougitles blablas de Tachan – vous ?

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois ! J’espère que ça vous a plu, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ces tomes ou ces séries si vous avez eu l’occasion de les lire 🙂

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #30 { Beastars #14 ; Sayonara miniskirt #2 ; derrière le ciel gris #2 }

Ohayô minasan !

Nous voici déjà de retour pour un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon qui va évoquer des suites et quelles suites ! Du très bon voir de l’excellent pour les titres concernés mais ce n’est pas une très grande surprise quand on voit Beastars dans le lot, n’est-ce pas ? Pourtant, un titre a moins réussi à me convaincre malgré un excellent premier tome et de lourdes attentes à son sujet…

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Commençons par le tome 14 du manga de Paru Itagaki, publié chez Ki-oon qui signe ENFIN le retour de Haru sur le devant de la scène. Même si les tomes précédents ne manquaient ni d’enjeux ni d’intérêt, je regrettais que la relation entre Legoshi et elle soit mise de côté. Comme si Paru Itagaki avait entendu ma prière, voilà qu’elle consacre une bonne partie de ce volume à développer un nouveau prisme de leur relation qui colle des frissons, surtout la scène dans la boucherie (les lecteurs comprendront, je ne veux pas divulgâcher pour les autres parce que franchement… waw). Mais ce n’est pas tout puisque ce volume permet également la rencontre de Legoshi avec le Beastars actuel, Yahya, qui est assez terrifiant puisqu’il inverse les rôles habituellement dévolus aux herbis et aux carnis rien qu’à sa manière de faire pousser des carottes…

Une fois de plus, la mangaka démontre son talent pour enrichir son univers en proposant un tome sans temps morts qui n’oublie aucun élément en route. Cette maîtrise narrative est bluffante et le manga multiplie les scènes clés, les scènes chocs, pour devenir un vrai petit bijou à la hauteur des volumes précédents. Je n’ai qu’une hâte : lire le tome 15 !

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

10
Souvenez-vous, j’avais consacré un article entier au premier tome de Sayonara Miniskirt et cet article datait déjà du mois de septembre 2020. J’y parlais de la manière dont la femme se définit au 21e siècle, du rapport au corps et la façon dont la société le considère, la pression qui s’exerce sur les femmes, sur leur être, leur paraître, ainsi que le harcèlement et le commerce de rêve / fantasme du monde des idols. Je trouvais la mise en place très réussie et inspirée, j’avais donc grand hâte de découvrir la suite. Je n’ai pas été déçue !

Déjà, le volume s’ouvre sur un rappel bienvenu des personnages et un résumé de l’intrigue (tout comme Beastars d’ailleurs) ce qui permet d’entamer la lecture avec les idées claires. À la fin du premier tome, Nina avait accepté de monter en voiture avec Hikaru, montrant ainsi sa confiance en lui alors même que des soupçons pesaient quant au fait qu’il soit son harceleur. Ce tome va davantage se concentrer sur le personnage de Miku Nagasu dont j’ai déjà pu parler précédemment en ces termes : Ce personnage est ambigu et m’inspire un profond sentiment de pitié car très clairement, Miku incarne la construction sociale dans laquelle beaucoup de filles / de femmes sont enfermées. Cette réflexion se révèle d’autant plus vraie ici que Miku se positionne comme une petite garce jalouse de la relation naissante entre Nina et Hikaru. Si bien que quand des preuves d’un harcèlement envers elle sont révélées, on a du mal à y croire et on songe directement à une espèce de plan machiavélique de sa part. Aoi Makino a bien joué son coup ici car les rebondissements s’enchaînent, les questions se multiplient, l’intérêt est maintenu sur l’intrigue puisque rien n’est réellement résolu ici. Tout fonctionne au point de vouloir enchaîner directement sur le troisième tome.

La seule chose qui m’effraie un peu c’est la toute fin du tome car j’ai peur qu’on tombe dans le drama lycéen classique et que la problématique de départ, si importante et parlante, soit éclipsée par cela. Néanmoins, je dois dire que ces éléments sont amenés correctement et l’évolution du personnage de Nina reste très cohérente. C’est un plaisir !

D’autres avis : Les voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

12
J’avais parlé du premier tome au mois de mars 2020 lors de sa sortie et ç’avait été un gros coup de cœur. Quasiment une année s’est écoulée depuis ma lecture et j’avoue que le concept n’était plus très frais dans mon esprit. À nouveau, je dois déplorer l’absence d’un rappel en début de tome… Ce serait vraiment bien que tous les éditeurs systématisent sa présence. Toutefois, j’avais ma chronique sous la main alors ce n’était qu’un moindre mal. Je me suis lancée dans cette suite en espérant retrouver les qualités du premier volume et si ça a été le cas pour l’ambiance et pour le chara-design, je dois malheureusement avouer que l’intrigue piétine, tourne en rond et que mon intérêt n’a pas du tout été maintenu.

C’est le souci quand on se lance dans une histoire comme celle-là où tout tourne autour du meurtre et de qui va tuer qui, d’autant plus quand il y a une date limite pour agir avant de se condamner soi-même. En effet, si Kumorizora n’exécute pas sa cible en faisant passer ça pour un suicide dans les plus bref délais, il perdra ses pouvoirs, comme ce fut le cas pour Aozora (la cible en question) avant lui et deviendra donc probablement une cible à son tour. Un troisième protagoniste commence d’ailleurs à le contrôler au bout d’un moment, pendant que Kumizora est occupé à essayer de rendre à Aozora le goût à la vie, afin que sa mort ait un intérêt pour lui. Le principe de base reste assez malsain, le chara-design reste maîtrisé sur les émotions mais on s’ennuie, sincèrement. Les retournements de situation n’ont pas de réel impact parce qu’ils sont trop gros et ça tire trop en longueur. Ç’aurait pu être un magnifique one-shot, dommage ! À moins que la série se termine sur le tome suivant, je ne pense pas poursuivre ma découverte.

D’autres avis : pas encore à ma connaissance.

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois ! J’espère que ça vous a plu, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ces tomes ou ces séries si vous avez eu l’occasion de les lire 🙂

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #29 { Chobits #5 ; Reborn ! #1 ; Tokyo Revengers #10 }

Ohayô minasan !
Nous voici déjà de retour avec un épisode consacré aux trois premiers mangas lus en 2021 ! Et c’était plutôt pas mal comme cuvée…

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Je n’ai pas encore évoqué Chobits sur le blog en format tome par tome. Je vous en ai parlé au détour d’un article ou l’autre, notamment dans les mangas que je vous conseillais de mettre sous le sapin en 2020 maiiiis voilà, j’ai envie de vous écrire quelques mots sur ce cinquième tome qui sert un peu de transition, apporte de nouveaux éléments et surtout, amorce une thématique qu’on connait bien quand on évoque des robots à apparence humaine : peuvent-ils remplacer l’humain en tant que personne genrée et donc, par extension, membre d’un couple ?

C’est quelque chose dont le tome 4 parlait déjà avec un retour sur le passé du patron de la boulangerie où Chii travaille. La fin du tome 5 le rappelle et remet le lecteur en face de ces questions compliquées qu’on a tendance à un peu oublier au contact de Chii et Hideki. De plus, depuis le tome précédent, Chii a été enlevée par un informaticien obsédé par les légendaires Chobits. Il est persuadé que Chii en est un et va tout mettre en œuvre pour percer ses secrets. Ainsi formulé, on oublie d’autant plus aisément que Chii est, en théorie, un simple ordinateur… C’est d’autant plus vrai que Hideki se morfond d’inquiétude à l’idée qu’on lui fasse le moindre mal, là où son ami Shinbo va justement incarner la « voix de la raison » pour lui rappeler que dans le pire des cas, il suffira d’effacer sa mémoire, car Chii n’est qu’un programme.

Mais l’est-elle vraiment ? Les quelques passages avec la mystérieuse autrice du livre pour enfant (dont je tais à dessein l’identité pour ne pas trop vous divulgâcher des éléments importants) qui semble raconter les éléments de la vie de Chii et Hideki laissent à penser que non et que le créateur de Chii poursuivait justement un certain but en la créant. Personnellement, j’imagine qu’il cherchait à prouver que les programmes peuvent développer des émotions mais je me trompe peut-être ? À voir.  Bref, cette intrigue ainsi les réactions des différents personnages permettent de construire un fond réflexif assez solide tout en donnant la parole à chaque point de vue sans pour autant oublier l’intérêt de l’histoire en elle-même. Un beau boulot et je n’ai qu’une hâte : lire le tome 6 !

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

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Lilysatis (aka Aurélie Mendonça) m’a offert le premier tome de Reborn ! lors d’un concours et j’étais très curieuse de découvrir ce manga qui compte tellement à ses yeux qu’elle en a tatoué l’un des personnages sur sa peau. Je dois dire que la lecture de ce premier tome m’a décontenancée… Et je vais tenter de vous expliquer pour quelle raison.

Déjà, le pitch de base n’est pas (si) banal : Tsunayoshi Sawada est un raté autant sur un plan scolaire que sportif. Sa mère décide donc d’engager un prof particulier, Reborn, qui est… un bébé en costume (?!) mais aussi le plus puissant tueur à gage de la mafia italienne. Il travaille d’ailleurs pour la famille Vongola dont le chef l’a envoyé au Japon pour former Tsuna à prendre sa suite puisque tous les autres candidats sont morts et qu’il est le dernier avec du sang Vongola dans les veines. Ma première réaction à la lecture du résumé a été de sourire et de penser : mais what the fuck ?!

On sent directement qu’il ne faut pas attendre de ce titre quelque chose de sérieux et juste se laisser porter par le délire. Il se passe d’ailleurs plein de choses pendant ce premier tome, presque… trop de choses si on veut être honnête. Les gags s’enchainent au point de devenir prévisibles et un peu lourds, des personnages arrivent trop rapidement, ça part dans tous les sens et dans tous les excès avec le concept de balle de la dernière volonté. En deux mots, il s’agit d’une technologie propre à la famille Vongola qui fait que quand on tire dans une partie du corps avec, on obtient un pouvoir spécifique et si elle « tue » elle ramène sa victime à la vie avec une énergie supérieure qui la pousse à accomplir sa dernière volonté. Au bout de cinq minutes, la personne redevient totalement normale. Par contre si on tire sur quelqu’un qui n’a pas de regret et donc de dernière volonté, la balle sert juste à le / la tuer…

Les idées sont présentes, hélas c’est un peu trop brouillon à mon goût et si j’ai souri une fois ou deux, j’ai quand même trouvé ce tome assez long, lourd, sans réussir à comprendre où le mangaka voulait aller. Je me suis alors renseignée, perplexe, pour comprendre ce qu’Aurélie trouvait de si extraordinaire à ce manga et je suis tombée sur un article qui expliquait qu’au tome 8 (la série en compte 42) le manga prend un tournant radical, gagne en sérieux, se complexifie, etc. Je pense donc continuer à découvrir cette série pour juger par moi-même mais plutôt en l’empruntant dans une bibliothèque. Après, honnêtement, si je n’avais du me fier qu’à ce premier tome sans savoir à quel point cette série comptait aux yeux d’une autrice que j’apprécie, j’aurais cessé l’aventure aussi sec. Comme quoi, parfois, cela vaut peut-être la peine d’aller un peu plus loin… Suite au prochain épisode donc !

D’autres avis sur ce tome : SunreadAsia4Ever2 – vous ?

5
Je vous ai parlé du tome 9 sur le blog à la fin du mois de novembre en partageant une réflexion au sujet des suites qui mettent trop longtemps à sortir (à mon goût) et font que mon intérêt a tendance à décliner, sauf pour de rares titres. Cela commençait à être le cas avec Tokyo Revengers mais le dixième opus a prouvé que, quand un mangaka s’en donne la peine, même plusieurs mois entre deux tomes ne constituent pas un réel problème pour stimuler l’intérêt des lecteurs. Je trouve que ce volume rend un nouveau souffle à la série et gagne encore en violence avec des enjeux qui se précisent et des décisions à prendre qui ne sont pas évidentes sur un plan moral. Une fois de plus, Takemichi a du retourner dans le passé afin d’empêcher un affrontement entre le Toman et le Black Dragon dont l’issue risque de changer totalement la personnalité de Hakkai, avec les conséquences que l’on sait sur le futur. Mais cette fois, il ne devra pas trouver seul des solutions puisqu’il va avouer toute la vérité à quelqu’un…

Même si je n’ai eu aucun mal à me replonger dans l’histoire, je regrette toujours que l’éditeur (ou le mangaka ?) n’ajoute pas un récapitulatif des personnages et des tomes précédents au début de cette série alors que ça se fait régulièrement ailleurs (et même chez Glénat de mémoire). Son absence pose un vrai problème à mon sens pour des tomes un peu plus « faibles » ou « de transition » comme l’était, par exemple, le 9.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

Et voilà c’est déjà terminé ! Il faut dire qu’il n’y a pas toujours énormément à écrire au sujet des suites et c’est bien pour ça que je rassemble plusieurs tomes en un seul article. N’hésitez pas à me donner vos propres impressions dans les commentaires 🙂

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #28 { Black Butler : arc music-hall, coup de théâtre & flashback }

Ohayô minasan !
Comme vous le savez peut-être si vous suivez le blog avec assiduité, j’ai décidé de relire le manga Black Butler en 2020 et ce pour plusieurs raisons. Déjà, au premier confinement, je suis tombée à court de manga… Ensuite, l’arc actuellement en cours de publication me laissait perplexe et je voulais relire toute la série en possédant les informations qu’il contient pour voir si ça sortait vraiment de nulle part ou pas. Ainsi, je vous ai d’abord parlé des trois premiers tomes avant de m’arrêter sur le Prince Sôma et sur l’arc Noah’s Ark Circus pour continuer sur les meurtres au Manoir ainsi que sur le fameux Book of Atlantis. À partir de ce moment-là, j’ai cessé de regrouper les arcs par deux pour consacrer un article complet par arc puisque les suivants se révèlèrent plus dense. Je vous ai donc parlé du Weston College puis de Sieglinde Sarivan.

Cet article sera donc dédié à ce que je vais appeler « l’arc music-hall » qui introduit l’arc narratif en cours de publication puisque sa semi résolution va se conclure sur un coup de théâtre, un retournement de situation totalement inattendu qui, quand je l’ai lu pour la première fois, m’a franchement laissée à deux doigts de balancer le manga à l’autre bout de la pièce alors qu’on parle de ma saga favorite là… Vu où nous en sommes, il est évident que cet article contiendra des éléments d’intrigue. Vous êtes donc prévenus si vous choisissez de le lire !

Le retour des P4 et l’arrivée des idoles.
Souvenez-vous, dans l’arc du Weston College, j’ai évoqué quatre préfets pour chaque maison existante au sein de l’institution. Ces préfets ont été renvoyés à la fin de l’arc concerné puisqu’ils avaient commis un crime odieux, même s’ils avaient ce qu’on peut appeler de bonnes raisons / des circonstances atténuantes. On les retrouve ici en idoles, impossible d’utiliser un autre mot que celui-là puisque Yana Toboso s’amuse à transposer dans l’Angleterre victorienne ce concept japonais très contemporain. Les P4 deviennent un groupe de chanteurs et performeurs, les Stars Four, qui attirent en masse le public au sein du music-hall.

L’existence de cet endroit inquiète la Reine puisque les gens s’y rendent sans distinction de classe sociale, qu’on y sert gratuitement de la nourriture à tous et que sa fréquentation semble créer une addiction. C’est donc assez naturellement que le Noble du Mal (Ciel, pour ceux qui ne suivent pas) est dépêché sur place pour enquêter, d’autant plus qu’Elisabeth (la fiancée de Ciel) semble également tombée dans les filets de cette organisation.

Commence alors une enquête qui permet à la fois de découvrir les premiers balbutiements de la transfusion sanguine tout en montrant à quel point on peut facilement manipuler une foule quand on a la bonne méthode. Je me réjouis de voir ce que donnera l’adaptation animée, s’il y en a une, parce que les chansons risquent d’être géniales ! Bref, on se rend rapidement compte que ce music-hall n’est pas clair, sans pour autant se douter d’à quel point tout cela va loin…

Malgré l’aspect idole un peu comique et quelques scènes franchement drôles, cet arc marque selon moi un tournant au sein du manga puisqu’il est plus sombre et plus violent que les tomes précédents et ce, de manière plus franche. Déjà par les nombreux cadavres qui le parsèment mais aussi par ce qui arrive à Aghni et le retour fracassant de quelqu’un d’inattendu à la toute fin du 26e tome, ce qui donne lieu à un long flashback qui durera un tome entier (le 27e).

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Le passé de Ciel.

On apprend en effet que Ciel avait un frère jumeau qu’il a vu mourir de ses yeux et qui, pourtant, se tient devant lui. On comprend alors que le Ciel, qu’on suit depuis le début du manga, est un imposteur, une « pale copie » comme il se qualifie lui-même. Le lecteur est ainsi plongé dans une réécriture de l’histoire des Phantomhive puisque tous les acquis, toutes les certitudes, volent soudainement en éclat. Et à ma première lecture, je dois dire que j’étais assez contrariée de ce choix scénaristique qui sortait littéralement de nulle part. Sauf que quand on relit la saga avec cette information, on se rend compte que tout s’emboîte bien (selon moi en tout cas) et on peut même justifier le fait que personne n’a jamais évoqué l’autre jumeau par une pudeur toute britannique face au deuil de Ciel (qui n’est pas Ciel donc mais se faisait passer pour lui ! Ce qui explique aussi que Sebastian ne l’appelle jamais par son prénom, puisqu’il ne peut pas mentir… Bien vu non ?). C’est toujours un brin gros mais disons que ça passe.

Ce tome flashback met donc en scène les jumeaux, Vincent et Rachel Phantomhive (leurs parents), leur si belle vie de famille jusqu’au 14 décembre soit le 10e anniversaire des jumeaux, où tout le monde est massacré et les deux enfants enlevés par une secte satanique qui va « souiller leur âme » (je reprends leurs mots, on comprend par quelques cases pudiquement esquissées ce que ça signifie dans les faits et j’ai vraiment apprécié que Yana Toboso ne tombe pas dans le voyeurisme malsain puisque ces horreurs ont encore plus de poids sans être montrées directement) pour les sacrifier et tenter d’invoquer un Diable.
Et la boucle est bouclée.

C’est d’ailleurs l’occasion de voir précisément comment Ciel et Sébastian ont passé leur pacte, en quels termes et d’être un brin, peut-être, interloqués par le sang froid de ce garçon d’une dizaine d’années à peine qui réussit habilement à négocier avec un tel être. Mais bon, on connait l’intelligence de Ciel, sa ruse et on peut trouver quelques justifications pour étouffer toute crédulité. D’autant que si on arrive à presque trente tomes de lus, on ne s’arrête pas à si peu. On sait que Ciel est intelligent et qu’il a été forgé dans les épreuves.

Voilà donc où nous en sommes sur l’arc en cours de publication : deux « comtes » de Phantomhive, un légitime et l’autre qui a pris sa place pendant deux ans, qui vont s’affronter probablement et révéler les derniers secrets qui entourent cette famille ainsi que, on l’espère, l’origine du drame qui les a frappé dont on ne connait toujours pas l’instigateur. Je vais reprendre tranquillement ma lecture de la série avec les tomes 28 et 29 et attendre que l’arc se termine pour vous en reparler à l’avenir sur le blog.

Dix ans de Black Butler.
C’est dans le tome 25 que Yana Toboso dessine un chapitre spécial autour de Halloween pour fêter les 10 ans du manga. Dix ans ! Incroyable non ? Et je pense que j’ai commencé ma lecture peu de temps après la sortie du tout premier tome… Black Butler est indubitablement la série à laquelle j’accroche le plus sur le long terme et qui gardera toujours une place spéciale dans mon cœur. Je suis contente d’avoir pris le temps de vous en parler à travers une série d’articles sur le blog et j’espère que cela vous a plu même si j’ai conscience que parler d’une série en cours en évoquant des éléments d’intrigue peut poser des problèmes à celles et ceux qui ont pour projet de la lire. Mais bon, j’avais quand même très envie de vous faire partager ma passion pour ce titre et c’est à présent chose faite !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #27 : { Nos temps contraires #2 ; Je suis un assassin (et je surpasse le héros) #2 ; Blue Flag #7 }

Ohayô minasan !

Premier article consacré à mes lectures mangas de l’année 2021, c’est pas beau ? Au programme du jour, uniquement des suites et quelles suites…

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Souvenez-vous, je vous ai parlé de ce manga il y a quelques semaines. J’avais trouvé le premier tome brouillon et peu clair au point d’avoir du mal à rentrer dedans. Finalement, la sensibilité dégagée par l’intrigue et les questionnements philosophiques de la fin ont réussi à me donner envie de lire le tome 2 et j’ai très bien fait ! Déjà, celui-ci s’ouvre sur un récapitulatif très complet et plus que bienvenu. On rappelle les personnages, les évènements du tome précédent mais on explique également les concepts comme les contrats sociaux, les niveaux de parenté des néotènes, la façon dont tout s’emboîte pour former cette société futuriste. Ce glossaire permet de reprendre la lecture dans les meilleures conditions.

Ce tome 2 se déroule une vingtaine d’années après le premier. On retrouve Arata, devenu ingénieur, qui cherche à mettre au point un système de survie pour les personnes atteintes de la maladie de Daphnée. Il s’occupe d’ailleurs d’une petite fille de huit ans, Gigi, qui souffre elle aussi de ce mal. Dans ce tome, on évoque beaucoup la mort et la façon dont celle-ci est régulée au sein de cette société, ce qui pose pas mal de questions éthiques pour un lecteur du 21e siècle. En effet, les personnes vouées à mourir pour x raison ont leur nom qui apparait sur une liste et doivent se présenter pour une euthanasie, en ayant seulement le droit d’être accompagnée par son partenaire tertiaire pour lui tenir la main dans ce passage d’un état vers un autre. Pour arriver sur cette liste, il faut remplir un certain nombre de critères qui restent assez nébuleux et qu’on imagine liés à l’utilité que la personne peut avoir pour la société. Il ne faut pas oublier que la place est limitée dans ces stations et qu’on ne peut enfanter qu’avec une autorisation. Pour que cela soit possible, il faut donc que des gens meurent. Quant aux néotènes, à la longévité si extraordinaire, on comprend alors qu’ils doivent se montrer très utiles pour gagner le droit de « prendre une place » pendant si longtemps.

Contrairement au premier volume, celui-ci est très clair, au rythme bien maîtrisé et déborde d’émotions. C’est vraiment un manga captivant et d’une fine intelligence, je suis contente d’avoir persévéré dans ma lecture et j’ai hâte de lire le tome 3 !

D’autres avis : Pas encore sur le second tome mais ça ne saurait tarder.

17
J’avais consacré tout un article au premier tome de Je suis un assassin (et je surpasse le héros) pour évoquer l’aspect fantasy et JDR qui transcende ce titre. Dans cette suite, on retrouve tous les ingrédients du premier volume avec des enjeux qui se précisent. Suite à la mort du Commandant, Akira décide de farmer seul un donjon qui compte des dizaines de niveaux afin de développer ses compétences et d’affronter ses ennemis qui ne cessent de se multiplier. C’est l’occasion pour lui de rencontrer une coéquipière inattendue et pour le lecteur de comprendre que cette magie de l’ombre a plus d’un tour dans son sac. C’est un volume un peu de transition quoi qu’il ne manque pas d’intérêt, d’action ou de dynamisme. Je continue à apprécier ma lecture et il est certain que je vais lire le tome 3 dés sa sortie !

D’autres avis : Pas encore sur le tome 2 mais cela ne saurait tarder !

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Ce n’est que la seconde fois que j’évoque ce manga sur le blog alors que je viens de lire le septième volume. Je voulais y consacrer un article plus développé tant ce titre est une magnifique découverte mais voilà, je ne résiste pas à l’envie d’écrire quelques lignes au sujet du pénultième volume de cette série tranche de vie / lycéenne où on aborde la question de l’homosexualité au Japon, de l’avenir, de l’identité tout court de manière générale. Ce volume est plein de très belles pages et de questions fines : le jugement des homophobes, le jugement SUR les homophobes, ce qu’est l’amitié et ce qu’elle implique, les ravages que peut causer une simple rumeur dans un environnement fermé sur lui-même comme le lycée… C’est bien fichu avec ce qu’il faut de drama et de bienveillance pour que ça ne devienne pas inutilement lourd. Le ton global est plus sérieux mais cela devait arriver et permet à la tension de monter petit à petit avant le gros final. J’ai eu les larmes aux yeux en arrivant à la fin et l’attente jusque mars va être longue puisque c’est à ce moment-là que doit sortir l’ultime tome de la saga.

Toutefois, j’ai lu à quelques reprises que certaines personnes avaient eu du mal avec ce tome, jugé artificiel dans les interactions entre les personnages qui ont des réflexions trop poussées pour des adolescents et qui n’ont, jusqu’ici, pas eu d’interactions aussi « peu naturelles ». Je dois avouer que c’est en y pensant après coup que cette réflexion m’est venue, tant j’ai été prise par la justesse des propos avancés. Le seul élément qu’on peut regretter c’est que, finalement, ce septième tome est aussi une transition (avec ce que ça implique de maladresses ?) vers la fin qui va devoir taper très haut pour ne pas décevoir.

D’autres avis : Les voyages de LyLe parfum des motsÀ la découverte du JaponIl était une fois un manga – vous ?

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois ! J’espère que vous avez apprécié ces courts retours et qu’ils vous ont donné envie de commencer ces séries, si ce n’était pas déjà fait.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du sapin : quels mangas / comics offrir en 2020 ?

Ohayô minasan !
J’espère que vous allez bien. Comme promis, on se retrouve pour un nouveau rendez-vous de décembre concentré cette fois sur les mangas et les comics. J’en ai lu pas mal en 2020 et quelques titres se sont largement détachés du lot… Pour rappel, la semaine dernière, je vous ai proposé ma liste concernant les romans à offrir en 2020.

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Sans surprise, le premier manga dont je vais (encore) vous parler est Beastars. Ce titre ne m’inspirait rien de prime abord parce que je n’aime vraiment pas les animaux anthropomorphes. Mais ça, c’était avant de me plonger dans cet incroyable titre où TOUT fonctionne parfaitement. Les personnages sont pluriels et solides, l’intrigue est intéressante, sans le moindre temps mort. Le dessin de Paru Itagaki parait étrange quand on le découvre toutefois il sert admirablement bien l’histoire et a le mérite de posséder une patte unique. C’est mon gigantesque coup de cœur de l’année et je ne remercierais jamais assez l’Apprenti Otaku pour cette découverte. Sincèrement, si vous ne devez offrir qu’un seul titre de cette liste, c’est bien celui-là qui convient à tous les publics dés l’adolescence.
Plus de détails dans ma chronique.

6
Je n’aime pas la romance, vous le savez. Pourtant, j’ai dévoré les huit premiers tomes de ce manga pendant le confinement de mars et ça m’a fait grand bien. Cette série contient beaucoup de bienveillance à l’égard des otakus et des geeks de manière plus générale, bref des personnes… comme moi. Les personnages sont attachants et crédibles, le format scènes courtes qui forment sur le long terme une intrigue plus globale est bien trouvé et maîtrisé. Il plaira aux personnes qui ont envie d’une romance différente et moderne. Par contre, j’ai testé la version animée et je n’ai pas du tout accroché… Cherchez l’erreur.
Plus de détails dans ma chronique.

7
Je m’étais désintéressée du genre shônen, agacée par ses codes vus et revus. Pourtant, si on classe Noragami dans cette catégorie, je trouve qu’il s’en dégage largement par sa maturité et la complexité de son intrigue. Les inspirations du folklore japonais sont multiples et participent à proposer un titre vraiment riche sur tous les plans. C’est une série assez longue, toujours en cours et les tomes mettent un peu de temps à arriver par contre donc si, comme vous, vous les dévorez, la frustration n’en sera que plus intense…
Plus de détails dans ma chronique.

2
Tranche de vie lycéenne qui parait banale MAIS se démarque par son sujet ou plutôt, par la manière dont est traité son sujet. On y évoque trois adolescents qui se découvrent, eux et leurs attirances, avec les conséquences que cela aura sur leur moral et leur quotidien. Bien entendu, on y parle aussi d’homosexualité et des difficultés que cela représente au Japon de nos jours. J’ai été très touchée par la douceur et la poésie un peu dramatique qui se dégagent de ce titre, terminé en 8 volumes donc c’est pour bientôt.
Plus de détails dans ma chronique.

8
Un peu de fun, de peps et de mignonitude avec Jeune dragon recherche appartement ou donjon. Voilà un titre qui plaira aux adeptes de fantasy et de JDR puisqu’on en retrouve tous les ingrédients, avec un peu de parodie mais surtout beaucoup de subtilité et de douceur. J’adore suivre les aventures immobilières de Letty et plus les tomes avancent, plus le manga gagne en intérêt. Moi qui craignait que ça s’essouffle ! C’est un titre parfaitement recommandable pour tous les âges qui plus est.
Plus de détails dans ma chronique.

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Cette année, Pika s’est lancé dans la réédition des œuvres du collectif Clamp et j’ai été immédiatement attirée par Chobits dont j’avais vu l’animé il y a une petite éternité. La version papier me laisse une impression bien plus forte et bien plus positive. Quand on pense que le manga date du début des années 2000, il est très moderne dans ses thématiques abordées comme l’humanisation des I.A. J’attends la sortie des 8 tomes pour écrire un article plus complet dessus. Toutefois, ne vous privez pas d’offrir les 4 premiers volumes qui contiennent tous une carte collector absolument sublime à collectionner.

7
Je ne parle pas souvent de comics sur le blog mais j’en lis de temps en temps, quand je trouve le bon filon. J’ai craqué récemment sur Batman White Knight qui est un one-shot (même s’il existe une « suite » que je n’ai pas encore lue mais on peut s’en passer vu que l’histoire peut se conclure dans le seul premier volume) vachement bien foutu. C’est un Batman alternatif, donc il reprend des éléments actés de l’univers et les tords complètement pour proposer une intrigue originale qu’on peut suivre en étant ou non un érudit du sujet. L’idée de base c’est que le Joker va prendre un sérum pour maîtriser ses psychoses et devenir le Chevalier Blanc face à un Batman qu’on critique de plus en plus pour ses excès de violence et de destruction. Si j’ai moins accroché au dessin (mais ça, c’est une question de goût) l’histoire m’a vraiment retournée et ça a été un coup de cœur.

Et vous, quel manga / comics offririez-vous pour les fêtes ? 🙂