BML #30 – décembre 2020

Bonjour à toutes et à tous !

Nous voici (déjà ?) à la fin du mois de décembre, c’est donc l’heure du dernier bilan mensuel avant 2021 (sauf si un 13e mois pope le 31 décembre à minuit, perso je ne m’étonne plus de rien…) et il a été plutôt fructueux comme vous allez le constater.

Côté romans : 

Acadie de Dave Hutchinson au Bélial.
La ville sans vent #2 d’Éléonore Devillepoix chez Hachette (SP).
L’Anti-magicien #2 de Sébastien de Castell chez Gallimard.
Hors-série 2020 Une Heure Lumière du Bélial.
L’homme chocolat d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
L’arbre d’imagination d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
La Première Loi #2 Haut et court de Joe Abercrombie chez Bragelonne.
La passe-miroir #2 les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)
La passe-miroir #3 la mémoire de Babel de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)

Nous avons donc 5 romans, 2 novellas et 2 nouvelles ! Je compte également deux abandons ce mois-ci, deux services presses numériques dans lesquels je ne suis pas parvenue à me plonger. Du coup, j’ai préféré les laisser de côté pour m’en tenir à mes bonnes résolutions et ne plus me contraindre à la lecture. J’ai également décidé de me lancer dans la lecture de la Passe-miroir en enchainant les tomes puisque je me suis offert le coffret collector proposé par Gallimard en édition limitée. Je passe pour le moment un excellent moment et je ne regrette pas ma décision de finir 2020 avec ces romans. Pour rappel, j’avais lu le premier tome il y a presque deux ans maintenant…

Côté mangas :

Nos temps contraires #1, #2 (akata)
Comme sur un nuage #1 (akata)
Cautious hero #1 (doki-doki)
Chobits #4 (pika)
Je suis un assassin (et je surpasse le héros) #2 (doki-doki)
Blue Flag #7 (kurokawa)
Black Butler #23 -> #27 (kana)

Pour un total de 12 mangas avec uniquement de bonnes lectures (ou relectures) et pas le moindre abandon. Wouhou ! Pour le moment je n’ai parlé que de Nos temps contraires et Comme sur un nuage dans un article dédié mais j’ai déjà écrit les prochains billets sur les autres tomes, ils sont programmés pour début 2021. Encore un peu de patience !

Côté comics :

Harleen de Stjepan Sejic (Urban comics)
Joker, le deuil de la famille (Urban comics)
Sunstone #1 et #2 de Stjepan Sejic (Panini comics)

J’ai lu davantage de comics ce mois-ci avec quatre titres en tout donc trois du même auteur qui m’a tant séduite avec Harleen que j’ai souhaité continuer à découvrir son œuvre. Sunstone est radicalement différent mais pas dénué d’intérêt ni de talent, au contraire ! J’ai reçu tous les tomes pour Noël donc je compte écrire un article global dessus lorsque j’aurai tout lu. Ces deux volumes sont déjà prometteurs. Quant au Deuil de la famille, je ne vais pas m’appesantir dessus tant j’ai été déçue. Les trois quart du tome sont vraiment dingues, malsaines et tout ce qu’on veut, puis la fin gâche tout en annulant tous les enjeux posés précédemment… Je n’ai vraiment pas compris l’intérêt de ne pas assumer jusqu’au bout, surtout pour un album relié au Joker. Dommage !

Petit bonheur du mois : 
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Ce mois-ci je vais surtout retenir l’achat de ma première voiture ! J’ai mon permis depuis juin 2019 et un travail stable depuis novembre 2019, il était temps que je saute le pas et m’offre cette beauté qui me facilite déjà tellement la vie. Enfin ça se ressentira surtout quand on sortira du confinement (ouais je suis comme ça moi, je m’offre une voiture quand je peux le moins m’en servir ._.) mais je n’ai pas de regrets. J’ai l’impression de devenir adulte, c’est perturbant.

C’est déjà la fin de ce bilan qui sera le dernier article publié en 2020 ! 2021 s’ouvrira sur le bilan annuel et parlera également de l’avenir du blog, de ce que j’ai envie d’accomplir, de mes bonnes résolutions littéraires. J’espère que vous serez au rendez-vous et je vous souhaite déjà une très belle année, prenez soin de vous ♥

DIE #1 mortelle fantasy – Kieron Gillen & Stéphanie Hans

5
Mortelle fantasy
est le premier tome de DIE, un comic scénarisé par Kieron Gillen et illustré / colorisé par Stéphanie Hans. Publié dans sa version française chez Panini Comics, vous le trouverez au prix de lancement de 10 euros jusque fin 2020 et ce, partout en librairie.

De quoi ça parle ?
En 1991, six adolescents se rejoignent pour fêter l’anniversaire d’Ash avec une partie de jeu de rôle. Cette nuit-là, ils disparaissent pendant deux ans et lorsqu’ils reviennent dans le monde réel, ils ne sont plus que cinq dont une estropiée, tous et toutes incapables de parler de leur expérience. Trente ans plus tard, un dé 20 refait surface, celui du maître de jeu porté disparu. Les survivants vont donc devoir repartir dans DIE…

Une colorisation sublime.
La première chose que je me dois de relever pour parler de DIE c’est le travail titanesque sur le dessin mais surtout, sur la colorisation qui est un véritable chef-d’œuvre. Les couleurs sont vraiment porteuses de sens et accompagnent parfaitement l’intrigue, offrant une couche signifiante supplémentaire au travail de Kieron Gillen. Je vous laisse juger la magnificence de ces planches avec ces quelques images. Je ne possède malheureusement pas les connaissances graphiques nécessaires pour vous en parler plus en profondeur. Mais parfois, un visuel suffit.

Une plongée dans l’univers du JDR… mais pas que.
L’auteur, Kieron Gillen, est fan de jeu de rôle tout comme l’illustratrice d’ailleurs. Il le pratique depuis des années et selon ses propres mots, a souhaité mettre dans cette histoire toute son obsession pour cette pratique et toute sa fascination pour le genre de la fantasy bien qu’il ait « une histoire d’amour / haine » avec Tolkien. Histoire qui donnera lieu à une planche sublime que je me refuse de vous gâcher par avance mais franchement, j’en ai eu des frissons. On ressent cette passion au sein de l’intrigue, ce qui donne finalement une histoire d’une grande richesse, très humaine et débordante d’originalité.

Solomon était donc le meilleur ami d’Ash et avait invité plusieurs de leurs amis pour une partie à l’occasion de son anniversaire. On retrouve Chuck, le stéréotype de l’américain gros lourd un peu redneck, Matthew un jeune afro-américain très intelligent mais en grande souffrance depuis le décès de sa mère, Isabelle, la copine de Solomon un peu vulgaire et Angela, la sœur de Ash. Ash étant le narrateur de l’histoire et, on le comprend à mesure que le tome avance, habité par un mal-être du à son homosexualité mal assumée et conservée plus ou moins secrète. Son avatar dans DIE est d’ailleurs une femme, ce qui m’a fait penser qu’il était peut-être transgenre mais il s’avère que non. J’ai vu en ce choix de personnage une façon de davantage coller à la société en normalisant son goût pour les hommes à travers un corps de femme. J’ai trouvé l’aspect représentation vraiment intéressant et bien amené, en subtilité.

Ces personnages en incarnent d’autres une fois dans l’univers de DIE. On a une dictatrice, un chevalier triste, une dresseuse de dieux, une cyberpunk, un fou et le maître du jeu qui, ici, participe à la partie également en tant que joueur, ce qui interpelle tout le monde. Je n’ai pas beaucoup pratiqué le jeu de rôle sur table donc j’ignore si ces classes sont récurrentes ou pas, toutefois je les ai trouvées très originales, de même que les interactions entre leurs différents pouvoirs.

On rencontre ces personnages alors qu’ils sont adolescents, puis le second chapitre se déroule une trentaine d’années plus tard. Ce passage dans le temps permet des évolutions intéressantes non seulement en dehors mais aussi dans le jeu en lui-même, surtout avec le twist qui conclut ce premier volume et promet une suite de folie.

Un volume riche en contenu.
Outre l’histoire en elle-même, ce premier tome contient une préface ainsi que diverses interviews à la fin qui permettent de mieux comprendre l’auteur et ses œuvres, ainsi que des croquis préparatoires pour en savoir plus sur la façon de travailler de Stéphanie Hans. J’ai beaucoup aimé cet aspect très complet en un seul volume, surtout vu son prix dérisoire (pour rappel, seulement 10 euros jusqu’à la fin 2020 !).

La conclusion de l’ombre :
Ce premier tome de DIE est une réussite sur tous les plans. Visuellement, Stéphanie Hans a réalisé un travail splendide autant sur les traits que sur la couleur, transformant chaque planche en véritable œuvre d’art. Scénaristiquement, Kieron Gillen propose une histoire qui paraît classique de prime abord mais brille par ses références, son univers et surtout, son humanité. DIE est très clairement une saga à suivre avec attention !

D’autres avis : la brigade éclectique – vous ?