À l’ombre du Japon #19 { Billy Bat #1, Blue Flag #1 & Tokyo Revengers #1 aka les bons conseils de l’Apprenti Otaku ! }

Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un épisode un peu spécial d’à l’ombre du Japon puisqu’il va rassembler un court retour sur trois premiers tomes lus récemment sous le conseil d’un blogueur que vous connaissez peut-être (et si ce n’est pas le cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉 ) à savoir l’Apprenti Otaku.

J’ai découvert ce blog par hasard il y a quelques mois déjà mais j’ai le sentiment de le lire depuis toujours. Grâce à son exploration du monde manga et de son Histoire, chaque article est une petite bulle culturelle à lui tout seul et il est à l’origine de certains de mes coups de coeur comme l’excellentissime Beastars. Récemment, j’ai acquis sous ses conseils plusieurs séries qui n’ont pourtant pas grand chose en commun… Hormis l’origine de leur achat ! C’est donc pour cette raison que je rassemble ces trois mangas en un seul article ainsi titré. À présent que les choses sont claires… C’est parti !

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Blue Flag est une tranche de vie / romance (attends avant de t’enfuir) dessinée et scénarisée par Kaito. Au départ, je dois avouer que je n’y croyais pas des masses pourtant j’ai immédiatement été séduite par le personnage principal : Taichi. Un garçon comme n’importe quel autre, qui se retrouve dans sa classe de Terminale avec son ancien ami d’enfance (Tôma) et une fille amoureuse de ce dernier (Futaba) qui va lui demander des conseils en pensant que les deux amis sont toujours proches. Le pitch de base ressemble à une mauvaise comédie romantique sauf que ça fonctionne à merveille. Le mangaka propose des volumes plutôt épais, ce qui permet aux relations de lentement se mettre en place. On découvre ainsi que Blue Flag possède une profondeur inattendue portée par un trait sensible et maîtrisé. Je ne me suis pas vue arriver à la fin et j’ai tout de suite commandé les tomes suivants à ma librairie. Un article plus détaillé viendra probablement lorsque j’aurai terminé la série qui compte huit tomes en tout.

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Billy Bat est… euh… un seinen, ça d’accord, sauf qu’il m’est difficile de le qualifier plus précisément tant il sort du lot ! À l’heure actuelle, j’ai lu trois tomes (gentiment prêté par mon libraire, merci Geoffrey :3) et je ne suis toujours pas bien sûre de ce que je suis en train de lire. En quelques mots, l’intrigue principale se déroule en 1949 et suit Kevin Yamagata, un dessinateur de BD américain mais d’origine japonaise, comme son nom l’indique. Il est derrière la fameuse série Billy Bat que beaucoup de gens adorent sauf qu’il apprend fortuitement que ce personnage existait déjà dans une BD japonaise qui date de plusieurs années. Craignant d’avoir plagié par accident et très à cheval sur son refus de voler (même sans le vouloir), Kevin part donc au Japon en quête des origines de Billy. C’est là que tout part en cacahuète parce que le pauvre Kevin s’embarque dans une histoire de dingue. Et tout ce qui lui arrive le ramène invariablement vers le personnage de Billy, qui semble bien plus ancien qu’il n’y paraît.
La série est terminée en vingt tomes et je compte tous les lire donc il y aura probablement un article plus complet à ce sujet mais je tiens déjà à souligner le travail d’écriture sidérant de la part de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki. J’ai rarement été confrontée à un manga aussi complexe, aussi bien référencé. Chaque fois que je tourne une page, je ressens vraiment l’impression de me plonger dans un monument, une œuvre qui a ou va marquer l’histoire du manga.

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Encore un shonen de bagarre sauf que celui-ci est bien plus solide et sérieux que d’autres que j’ai pu lire jusqu’ici. Pourtant, ça partait mal puisque le concept se base sur le voyage dans le temps et vous savez à quel point je déteste ça. Ici, toutefois, ça fonctionne assez bien et n’étouffe pas l’intrigue. En quelques mots, du haut de ses 26 ans, Takemichi a globalement raté sa vie. Un jour, il entend à la télévision que sa petite amie du collège a été tuée dans un affrontement entre yakuzas. Choqué, il a un accident (en passant sous un train) qui le ramène douze ans en arrière, à l’époque où il pourrait peut-être changer les choses en prenant des décisions différentes pour son avenir. Des décisions qui l’amèneront à fréquenter le leader du gang Tokyo Manji-Kai.
Tout fonctionne dans ce titre, des personnages à l’intrigue. Le seul point qui m’emballe un peu moins, c’est le chara-design. Je ne le déteste pas mais ce n’est pas trop mon type de trait. Pourtant, je n’ai eu aucun mal à passer outre… Dingue, quand on sait à quel point je peux être pointilleuse là-dessus ! Cette série est toujours en cours avec 18 tomes au Japon pour 8 chez nous. C’est donc une série longue qui se profile mais si elle reste dans la continuité qualitative de ce premier tome, je crois que je ne vais pas me priver de la suite.

On se quitte déjà mais rassurez-vous, je lis tellement de mangas ces derniers jours que je vais enchaîner les articles à ce sujet en mettant un peu les romans de côté. Enfin, pas trop quand même, parce que j’ai des services presses qui m’attendent. Ceux qui préfèrent ce type d’article ne seront donc pas en reste, pas de panique !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

BML #26 – août 2020

Bonjour à tous !
Qui dit 1er du mois dit jour de bilan et il y en a des choses à dire sur ce mois d’août, littérairement parlant en tout cas.

Côté romans :

L’Imparfé #1 – Johan Heliot (Gulf Stream – SP)
Sept Redditions – Ada Palmer (Le Bélial – ♥)
Les derniers des branleurs – Vincent Mondiot (Actes Sud Jr – ♥)
Nixi Turner #5 – Fabien Clavel (Chat Noir)
La dernière colonie – John Scalzi (L’Atalante – SP)
L’hypothèse du lézard – Alan Moore & Cindy Canévet (ActuSF)
Zoé – John Scalzi (L’Atalante – SP)
Vaisseau d’Arcane #1 – Adrien Tomas (Mnémos – SP)
Quitter les Monts d’Automne – Émilie Querbalec (Albin Michel Imaginaire – SP)
Bénies soient vos entrailles – Marianne Stern (Chat Noir – SP)
Apprendre, si par bonheur – Becky Chambers (L’Atalante – SP – chronique à venir)

C’est donc 11 romans que j’ai découvert au mois d’août et pour la plupart, ce furent plutôt de bonnes lectures avec des valeurs sûres : Scalzi, Palmer, Mondiot, Tomas, difficile d’être déçue par ces auteurices. Il y a quand même eu quelques titres moins enthousiasmants mais dans l’ensemble, je suis assez contente de ce que j’ai pu lire avec deux coups de coeur dont un inattendu. Ça fait du bien, vu les derniers bilans mensuels !

Côté mangas :

Gewalt (trilogie)
Sun Ken Rock #1
Sayonara Miniskirt #1
GTO Paradise Lost #12

Niveau manga, par contre, le bilan n’est pas terrible. Si je vous prépare un article très enthousiaste sur Sayonara Miniskirt, je garde un sentiment mitigé à propos de Gewalt (sympa mais sans plus). De plus, j’ai détesté ma prise de contact avec Sun Ken Rock. J’attendais totalement autre chose de ce manga encensé par tous. J’ai presque cru à une mauvaise blague collective ^^’ Enfin, ça arrive ! J’ai également continué ma lecture de GTO Paradise Lost et je dois avouer avoir ressenti une certaine lassitude couplée à un désintérêt pour l’histoire. Déjà, les tomes mettent énormément de temps à sortir donc j’ai oublié une bonne partie de l’intrigue. Ensuite, j’ai détesté (mais genre, vraiment détesté) le dernier chapitre qui présente le nouveau prof « Animal Joe ». Ce personnage me donne envie de vomir et je ne vois pas du tout l’intérêt de la scène course poursuite en voiture avec sa maîtresse en chaleur au téléphone (je vous passe les détails pour les plus jeunes et j’en profite pour m’excuser du terme crû « en chaleur » sauf qu’il n’y a vraiment aucune autre expression pour la décrire, on se croyait dans un hentaï presque). C’est beauf, vulgaire, bref ça m’a saoulée. Pourtant je sais que dans un GTO on a toujours une dose de vulgarité mais là, Onizuka craignait dans ses réactions et ce nouveau personnage aussi. Je pense m’arrêter là pour ce titre et j’en suis la première déçue.

Ce qui fait 6 mangas en tout.

Côté « autre »
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J’ai entamé la lecture du nouveau livre de Max Bird ! Il est vraiment très sympa, bourré d’humour et d’informations intéressantes. Je ne sais pas encore si je vais lui consacrer un article une fois à la fin (je lis par petits bouts) mais je le recommande vivement.

Petit bonheur du mois :
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Sauf que j’avoue, ce mois-ci… C’est plutôt compliqué hormis concernant le début des précommandes pour mon nouveau roman : Clément Coudpel contre les spectres de Samain (toujours en cours jusqu’au 10 septembre). C’est une nouvelle aventure littéraire qui commence pour moi et je regrette qu’elle se lance dans une période si compliquée pour le milieu culturel. Toutefois, j’ai été très agréablement surprise du soutien et du suivi de ma communauté de lecteurs que j’en profite pour remercier ici ♥

Et voilà, ce bilan arrive déjà à son terme ! J’espère que votre mois d’août a été agréable et je vous souhaite une belle rentrée 🙂

BML #25 – juillet 2020

Bonjour à tous !
J’espère que votre été débute bien, qu’il ne fait pas trop chaud par chez vous (je touche du bois, pour le moment en Belgique c’est assez agréable sauf aujourd’hui où on a droit à 35° maiiiiis bon.) et que vous avez connu de belles découvertes littéraires. De mon côté ça a été un mois à nouveau un peu compliqué où l’excellence côtoie les déceptions et les abandons. Il est temps de faire le point…

Côté roman :

Les neiges de l’éternel – Claire Krust (ActuSF)
Les brumes de Cendrelune #1 – Georgia Caldera (J’ai Lu pour elle)
Le secret du colibri – Jaye Robin Brown (Chat Noir)
Bläckbold – Émilie Ansciaux (Livr’S)
L’homme qui peignit le dragon Griaule – Lucius Shepard (Le Bélial)
La survie de Molly Southbourne – Tade Thompson (Le Bélial)
Les Damnés de Dana #3 Les larmes de Dana – Ambre Dubois (Chat Noir)
Nouvelles Ères (partie 1partie 2) – anthologie (Livr’S)
La ville sans vent – Eléonore Devillepoix (Hachette, lecture en cours)

J’ai lu sept romans, une nouvelle solitaire et une anthologie, ce qui n’est pas trop mal même s’il y a aussi eu un bon nombre d’abandons. Déjà, Félines que je devais lire pour le PLIB et au sujet duquel je me suis exprimée ici avec une certaine, disons… verve (ça a été l’article le plus lu du mois, à croire que vous aimez quand je m’énerve :D) ensuite le Dragon Griaule dont j’ai abandonné la lecture de l’intégrale vu que je n’accrochais pas au style et enfin Poumon Vert dont j’ai laborieusement lu +-20% avant d’arrêter les frais, impossible de m’immerger dedans alors que les bonnes idées me sautent aux yeux. Mais j’arrive juste pas.

Parmi les romans lus, il n’y a pas eu de véritable coup de coeur ce mois-ci, seulement des bonnes surprises venues du Chat Noir et de l’anthologie Livr’S. Dans l’ensemble, je vais qualifier cette fournée de « sympathique » mais sans plus (notez qu’à l’heure où j’écris ces lignes je suis à la moitié de la Ville sans vent qui est un cran au-dessus de juste « sympa » mais à voir). Heureusement, y’a eu les mangas…

Côté mangas :

Noragami #19, #20 (Pika)
Black Butler #15, #16, #17, #18 (Kana)
Beastars #7, #8, #9, #10, #11 (Kioon)

On reste sur des valeurs sûres ! J’ai rattrapé la publication de Noragami ainsi que de Beastars, les deux sont de gros coups de coeur mais je dois admettre que Beastars un chouilla plus que Noragami bien que les deux soient excellents et ne soient pas comparables. Je cherche toujours une bonne manière de vous parler de ce manga, d’ailleurs. Quant à Black Butler, il s’agit de ma relecture d’une valeur sûre. Je pense continuer en août pour vous présenter un nouvel arc qui se déroule en Allemagne.

J’ai également reçu pour mon anniversaire les deux premiers tomes de NeverenD un manga français auto-édité inspiré d’Alice au pays des merveilles. J’ai lu le premier que j’ai trouvé sympathique, bien dessiné, toutefois ça manquait d’un travail éditorial pour pointer les grosseurs scénaristiques. À voir ce que réserve le second !

Pour un total de 12 tomes.

Côté comics & autre :

Ashe, chef de guerre
League of Legends : realms of Runeterra

Avec mon anniversaire, j’ai reçu le comics manquant à ma collection RIOT à savoir Ashe, chef de guerre que j’ai dévoré. Je cherche toujours un moyen de vous en parler d’une manière intéressante. Quant à Realmsof Runeterra, il s’agit d’un guide de l’univers dans lequel on retrouve plusieurs nouvelles, le tout en anglais ! Je suis toujours en train de l’explorer et j’adore. Il fera aussi l’objet d’un article à part pour les nouvelles (histoire d’avoir un combo Maki et S4F3)

Petit bonheur du mois :
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. À nouveau ce mois a été un peu… plat pour plusieurs raisons toutefois avant le durcissement des mesures liées à la reprise du COVID en Belgique, j’ai pu fêter mon anniversaire avec des amies chères (#TeamLivrS !!) à Pairi Daiza et les revoir une semaine plus tard pour un autre anniversaire. Nous avons toujours bien respecté les mesures de distanciation sociale, chaque fois ça se déroulait en extérieur. Je dois avouer que cette petite parenthèse a été très salutaire pour le moral. C’est ce que j’ai envie de retenir de ce mois-ci.

Et voilà, ce bilan se termine déjà. J’espère que le mois d’août sera plus enthousiasmant sur un plan littéraire au moins et de manière générale ! Je vous souhaite le meilleur, profitez de vos vacances (si vous en avez, dans le cas contraire : COURAGE !) ♥

BML #24 – juin 2020

Bonjour à tous !
J’espère que vous allez bien et que votre mois de juin a été riche en lectures agréables. Nous nous retrouvons (déjà !) pour le bilan mensuel et vous allez le voir, il y a eu quelques abandons, quelques déceptions, mais pas que car même dans l’ombre, on garde le moral 😀

Côté romans :

Les brigades fantômes – John Scalzi (SP – l’Atalante)
Thunder #1 – David S. Khara (SP – ActuSF)
Les secrets du premier coffre – Fabien Cerutti (SP – Mnémos)
La guerre des trois rois – Jean-Laurent Del Socorro (ActuSF Graphic)
Yardam – Aurélie Wellenstein (Scrineo)
Les anges oubliés – Graham Masterton (Livr’S – lecture en cours)

J’ai terminé seulement six romans et j’en ai abandonné deux. D’abord Rocaille dont j’attendais beaucoup hélas le texte m’a rapidement lassée avec sa romance inutile et son protagoniste principal qui n’est pas vraiment celui qu’on croit -et que je n’ai pas apprécié. Ensuite j’ai tenté le Tour Décrou au Chat Noir (comme quoi vous voyez y’a aussi des Chat Noir auxquels je n’accroche pas :P) mais là c’est le style d’écriture et le choix narratif qui n’a pas su me convaincre, j’ai préféré le mettre de côté pour le reprendre à un moment plus propice. Le truc c’est que ces deux textes, surtout Rocaille, m’ont pris pas mal de temps parce que je repoussais sans arrêt le moment de les abandonner. Pour ne rien arranger, les autres romans lus (à l’exception des valeurs sûres : Fabien Cerutti et Jean-Laurent Del Socorro) ne m’ont pas plus emballée que ça. C’était sympa, divertissant, pas transcendant du coup j’ai eu un goût de trop peu sur mon mois. Même le Scalzi, je l’ai trouvé en-dessous des qualités habituelles de l’auteur donc je suis restée sur ma faim. Espérons que la tendance s’améliorera avec le mois de juillet !

Côté mangas :

Chobits #2 (Pika)
Otaku Otaku #4 -> #7 (Kana)
Noragami #12 -> #18 (Pika)
Beastars #6 (Ki-oon)
Assistant Assassin #1 (Omaké)
Anonyme ! #1 (Soleil)

Heureusement les mangas ont bien rattrapé les déceptions littéraires. J’ai continué avec plaisir la saga Noragami à laquelle je suis accro. Je vous en ai d’ailleurs parlé dans un article spécial d’À l’ombre du Japon, tout comme Otaku Otaku qui a eu droit à son focus. Enfin, j’ai testé une nouvelle formule thématique en chroniquant deux mangas qui usent du même archétype en donnant pourtant un résultat totalement différent. Il reste également Chobits que j’ai pris plaisir à découvrir (je dois écrire dessus d’ailleurs) ainsi que Beastars dont je continue la découverte, en papier cette fois ! Un article à ce sujet viendra bientôt une fois que j’aurais pu récupérer les tomes suivants.

Petit bonheur du mois :
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Ce mois-ci a été un peu compliqué, pas très heureux dans l’ensemble (rien de dramatique rassurez-vous 😉 ) mais en creusant j’ai réussi à trouver quelques éléments positifs. Déjà, j’ai pu retourner à l’éducation canine avec Loki ce qui nous fait beaucoup de bien à tous les deux. Ensuite, le challenge S4F3 a commencé et c’est probablement mon défi littéraire préféré de tous les temps ♥

Et voilà, ce bilan se termine déjà. J’espère que vous passerez de bonnes vacances d’été et un beau mois de juillet ! 😀

À l’ombre du Japon #12 { Noragami, pourquoi j’ai craqué sur ce manga ? }

Bonjour à tous !

J’ai récemment lu les tomes 7 à 11 de Noragami et usuellement, je parle de 5 volumes par épisode AODJ. Le truc c’est que ces chapitres ne complètent pas un arc narratif entier et qu’il est donc délicat d’opter pour le même format que ma relecture de Black Butler, qui se divise beaucoup plus facilement. J’ai donc eu l’idée de vous évoquer pour quelle raison j’adore ce manga et, j’espère, vous donner envie de le lire vous aussi ! N’hésitez pas à me dire si ce type d’article vous plait, je pense le réitérer à l’avenir pour d’autres séries (comme Otaku Otaku qui sera la suivante si le concept fonctionne).

Des personnages originaux.
Ce que je reproche souvent au genre shônen, c’est de tabler sur des personnages archétypaux au possible et des héros un brin con-con bourrin. Dans Noragami, le personnage principal, Yato, est un dieu mineur dont le but est de réunir des fidèles, suffisamment pour avoir un temple à lui. Yato est pourtant une divinité ancienne mais on comprend rapidement qu’il a un passé obscur qu’on découvre justement dans les tomes que je viens de lire. Son âge lui permet une forme de maturité qu’il n’affiche pas toujours mais qui ressort dans les moments opportuns. De plus, Yato possède une psychologie nuancée et entre clairement dans la catégorie du vigilant, ce qui est un type de personnage toujours très intéressant à suivre.

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Mais il n’est pas le seul protagoniste remarquable. Dans Noragami, on peut parler d’un trio formé par Yato, Hiyori et Yuki. Hiyori est une collégienne de dernière année (elle entre au lycée au bout de quelques tomes, à la fin du premier gros arc narratif) qui sauve Yato dans le premier tome en se faisant écraser par un bus à sa place. Du coup, elle devient une demi ayakashi et sort de son corps sans le faire exprès, ce qui donne lieu à des situations tantôt cocasses, tantôt inquiétantes pour ses proches puisque dans ces moments, son corps est plongé dans une sorte de coma. Hiyori est une jeune fille serviable, altruiste, qui ne se laisse pas pour autant marcher dessus. Fan de kick-boxing, elle se bat à plusieurs reprises pour prendre soin de ceux qu’elle aime. C’est une héroïne très intéressante avec une psychologie soignée, crédible. Je l’aime vraiment beaucoup et pour un personnage féminin, c’est pas vite gagné !

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Le dernier membre du trio est Yukine, le shinki (arme) de Yato. Au départ, Yukine n’est pas franchement ravi de devoir rester avec un dieu comme Yato, qu’il trouve vraiment nul. L’adolescent n’accepte pas sa mort et adopte un comportement de délinquant en guise de révolte, ce qui cause de gros problèmes à Yato qui refusera pourtant de l’abandonner. C’est le personnage le plus fascinant avec la meilleure évolution jusqu’ici grâce à son gain de maturité et à son investissement pour devenir un meilleur shinki. Il est aussi assez touchant dans ses souffrances et ses questionnements.

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Une mythologie riche et bien exploitée.
Outre ce trio, on retrouve dans Noragami une flopée de dieux issus du panthéon japonais, des divinités plus ou moins connues. En règle générale, on sait qui est Izanami, un peu moins Ebisu. Ceux-ci évoluent dans le higan, sorte de mon spirituel. Les humains, eux, vivent dans le shigan. Entre ces deux mondes existe un angle-mort où on trouve les ayakashis. Ces monstres créent des problèmes dans le monde humain, de plus ou moins grande envergure. Cela va des drames domestiques à des accidents graves. J’admets volontiers qu’on retrouve un petit côté Bleach (dont la première publication date de 2001 alors que Noragami a commencé en 2010) sans pour autant que ça ne soit un bête copier/coller, loin de là ! C’est plus une question d’ambiance, de maturité et de division du monde. D’ailleurs si vous avez aimé Bleach, n’hésitez pas une seconde à commencer Noragami.

J’évoque l’ambiance, j’en profite pour préciser que Noragami se classe comme un shônen plutôt sombre sur plusieurs points et avec une subtilité à laquelle je goûte beaucoup. Il suffit de voir la relation entre Yato et Nora, le lien qui unit Yato et son géniteur, le destin des shikis de Bishamon, les relations entre un dieu et son ou ses shikis… Noragami offre plusieurs niveaux de lecture et de profondeur, ce qui est très appréciable.

Une intrigue dynamique.
Autre point qui m’embête souvent dans les shônens (Fairy Tail faisant exception à ce sujet) c’est le dynamisme des intrigues qui ont tendance ou à tirer en longueur ou à partir sur un gain perpétuel de puissance chez les protagonistes pour affronter des adversaires toujours meilleurs. Dans Noragami, s’il y a effectivement une évolution chez Yukine (qui, rappelons-le, part de rien donc c’est logique qu’il prenne des cours avec un autre shiki plus âgé) la majeure partie des personnages sont des dieux confirmés qui n’ont pas besoin de prouver quoi que ce soit et qui en imposent. Je pense notamment à Bishamon, déesse guerrière. En effaçant l’aspect quête de puissance, la mangaka se concentre sur le fond avec une intrigue solide dont elle distille les éléments petit à petit sans jamais tomber dans le hors-sujet car tout a finalement un sens, un but. C’est une très belle maîtrise que je soulignais déjà dans le tome 1 qui ne m’avait pas du tout donné le sentiment d’être une introduction bateau à un nouvel univers comme c’est souvent le cas.

Un dessin maîtrisé et bien caractérisé

Il m’arrive quelques fois dans un manga de m’emmêler les pinceaux entre les personnages car ils se ressemblent par moment beaucoup. Un peu comme si le ou la mangaka restaient dans un modèle type en changeait une coupe de cheveux ou une façon de s’habiller. Dans Noragami, chaque protagoniste, principal ou secondaire, est très bien caractérisé ce qui empêche toute confusion ! Le dessin est très propre avec une vraie maîtrise au niveau des émotions et des expressions. De plus, les couvertures (je vous mets un échantillon parmi mes préférées) attirent l’œil par leur aspect très coloré mais pastel. Dans un rayon, elles se démarquent !

Des thématiques plurielles et fortes.
J’en ai déjà parlé plus haut mais je trouve Noragami très mature pour un shônen (je ne veux pas mettre tout le monde dans le même moule, qu’on se rassure) et surtout, sans manichéisme. La mangaka n’hésite pas à poser les questions qui dérangent ou qui fâchent. Un gros mystère plane par exemple autour du concept de shinki, mystère pas encore révélé là où j’en suis bien que certains protagonistes sous-entendent que c’est un truc énorme qui changera tout une fois révélé. La frontière entre un dieu et un shinki (pour rappel ancien fantôme humain) est bien marquée à travers des questionnements sur le désir de maternité / paternité, obéissance à la volonté des anciens / plus puissants face aux ambitions / sentiments personnels, multiplicité du concept de bien et de mal, etc. Somme toute ce manga parle de divinités en s’appuyant beaucoup sur l’humanité, ses forces et ses travers, ce que je trouve plaisant.

Pour toutes ces raisons, je suis vraiment ravie d’avoir découvert ce shônen et je vous encourage à vous y pencher à votre tour ! J’achète les tomes petit à petit et je pense rattraper la publication toujours en cours d’ici la fin de l’année. En fonction du découpage des arcs narratifs, je publierais à nouveau au sujet du manga dans les semaines / mois à venir.

Vous connaissez déjà ? Vous aimez ? Ça vous intrigue? Dites moi tout !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

BML #23 – mai 2020

Bonjour à tous !
Ce premier jour de juin sonne l’heure du bilan sur le blog. Mai a été un mois un peu compliqué, assez long et pourtant je n’ai pas lu énormément. On aurait pu penser le contraire avec la réouverture des librairies et la reprise des sorties littéraires… Voyons un peu de quoi il en retourne précisément.

Côté romans :

Trop semblable à l’éclair – Ada Palmer (Le Bélial – ♥)
Nixi Turner contre les croquemitaines #4 – Fabien Clavel (Chat Noir)
Tu es belle Apolline – Marianne Stern (Chat Noir)
Le Prieuré de l’oranger – Samantha Shannon (De Saxus)
Rive Gauche – Pierre Bordage (L’Atalante – SP)
Rouge – Pascaline Nolot (Gulfstream – chronique à venir)

Six romans lus donc ce qui est beaucoup moins que d’habitude ! J’ai pris mon temps et je me suis consacrée à des pavés sans me mettre la pression en profitant justement de lire chez moi pour ne pas avoir à transporter ces romans dans mon sac. J’ai excellemment bien commencé le mois avec une découverte extraordinaire, un énorme coup de cœur : Ada Palmer ! On en reparlera à l’occasion puisque j’ai la suite dans ma PàL et qu’elle n’y restera pas longtemps :3

Côté mangas :

Black Butler #12 -> #14
La malédiction de Loki #4
Noragami #5 -> #11
Otaku Otaku #2 & #3
Reine d’Égypte #7
Twittering bird never fly #6
Chobits #1

J’avais envie de lire du manga d’autant que ma librairie a rouvert, ce qui m’a permis de continuer de très bonnes séries comme Noragami ou Otaku Otaku ! J’ai aussi pu lire Reine d’Égypte en nouveauté et tant mieux parce que ça me manquait o/ Au contraire de Twittering Bird qui m’a laissé un sentiment mitigé puisque je ne me rappelais de rien ou presque vu le laps de temps entre les sorties et l’absence de résumé au début du tome. Dommage… Je ne suis pas certaine de poursuivre du coup. Quant à Chobits, je connaissais l’animé et je suis ravie de me lancer dans le manga version papier qui apporte une toute autre ambiance. On reparlera de ce titre dans le prochain « à l’ombre du Japon ». Je pense aussi consacrer un article à Noragami de manière plus large pour expliquer ce qui me plait dans ce manga.
Cela me fait un total de 16 tomes lus.

Petit bonheur du mois :
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Outre le 3e anniversaire du blog j’ai surtout envie de retenir la réouverture de Kazabulles. Je me suis rendue compte durant le confinement à quel point me rendre jusqu’à ma librairie préférée me manquait. Mes libraires sont devenus des amis au fil du temps et ne plus pouvoir me poser au comptoir pendant une heure pour discuter de tout et de rien m’a pesé. Je suis contente que ce soit (pour le moment) derrière nous ! Je m’y suis déjà rendue à deux reprises et je me tempère en m’imposant maximum une fois par semaine, histoire de ne pas encombrer inutilement ni les rues ni la librairie.

Et voilà le bilan est déjà terminé 🙂
Et vous, ça raconte quoi?

À l’ombre du Japon #11 { La malédiction de Loki #4, Noragami #5 & #6, Otaku Otaku #2, Reine d’Égypte #7 }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel article dédié à mes lectures mangas. J’ai mis ma relecture de Black Butler en pause pour me consacrer aux nouveautés puisque j’ai pu me rendre chez Kazabulles pour faire le plein début de semaine dernière ! L’occasion aussi de continuer ma découverte de Noragami… Pour rappel, « À l’ombre du Japon » est une rubrique dédiée à mes avis / ressentis personnel au format court sur les mangas que j’aime (et leurs suites !), un média que je consomme énormément et qui me passionne.

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Je vous ai déjà parlé de ce manga avec un premier tome qui a été un gros coup de cœur. Hélas, l’enthousiasme est retombé petit à petit avec les suivants. J’ai parlé du tome 3 comme d’un volume de transition facilement oubliable et je vais devoir accoler des qualificatifs identiques au tome 4. J’ai manqué de le refermer à plusieurs reprises puisque je m’ennuyais un peu en lisant. Tout stagne pendant deux tiers du tome, il ne se passe pas grand-chose. On a une histoire courte au sujet d’une peinture maudite et d’un enfant qui se veut assez touchante sauf que l’intrigue principale n’avance de ce fait quasiment pas. Sans parler des personnages morts qui ne le sont pas vraiment… Ce qui a tendance à beaucoup m’agacer… Bref je me tâte à lire la suite parce que j’aime le concept de la série sauf que deux tomes décevants coup sur coup… Voilà quoi. Une affaire à suivre !

Depuis le premier tome je trouve que la qualité du manga reste constante, c’est toujours le cas ici. Ces deux volumes permettent de clôturer le premier gros arc narratif qui, pour rappel, traitait de Bishamon. On apprend enfin pour quelle raison elle hait Yato à ce point ce qui nous laisse, en tant que lecteur, dans une sorte d’ambivalence. C’est ce que j’aime dans ce manga : tout n’est pas blanc ou noir, on est dans du shonen subtil, sans manichéisme. Par contre vu la fin du tome 6, je me demande où le mangaka va nous emmener puisque l’histoire pourrait presque se clôturer ainsi !

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Je suis totalement accro à ce manga ! Quelle découverte incroyable, moi qui déteste habituellement la romance… Ce second volume reste dans la même idéologie que le premier en proposant de nouvelles saynètes et en introduisant un nouveau personnage : Naoya, le petit frère de Hirotaka qui n’est pas du tout un otaku. L’alternance entre les histoires courtes et l’intrigue globale est toujours aussi bien gérée, la psychologie des personnages me parait toujours crédible et les situations évoquées parleront surtout aux joueurs, cette fois-ci ! Franchement, je l’ai adoré et je suis contente d’avoir acheté les six volumes d’un coup pour me plonger dans la suite.

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Reine d’Égypte est un manga que j’adore pour la profondeur de ses personnages, pour ses enjeux forts et pour son histoire qui mêle éléments historiques réels et fiction. La mangaka réalise un travail extraordinaire dans son exploitation de la culture égyptienne et ce tome 7 me conforte dans mon sentiment qu’il s’agit vraiment d’une série à suivre. Dans ce volume, Hatchepsout continue de développer son pays grâce au commerce et a lancé une expédition vers le Sud pour combattre les bandes armées qui pillent des villages. Elle se trouve en première ligne, irréprochable donc, mais c’est sans compter les traditionalistes qui refusent de se faire gouverner par une femme. Ils élèvent et suivent le jeune pharaon Thoutmosis III dont on suit une partie de l’histoire dans ce septième tome. La relation qui existe entre les deux pharaons est vraiment forte alors même qu’ils n’ont aucun contact ! On sent une ambiguïté, un respect mutuel, c’est aussi travaillé que fascinant. Ça change des relations habituelles entre deux chefs ennemis. La fin de ce tome introduit également la jeune princesse Néférouré qui compte bien ramener son précepteur Senmout sur le devant de la scène -un personnage que je suis ravie de revoir. J’ai donc très hâte de lire la suite de cet excellent manga.

Et voilà c’est déjà terminé ! Mais d’autres articles arriveront prochainement puisqu’il me reste pas mal de mangas à lire et que je retourne à la librairie la semaine prochaine. Bah oui, Beastars a fini par arriver ♥

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #7 {Noragami #4, Otaku Otaku #1, Parasites amoureux #1, One Piece #1 & #2}

Bonjour à tous !
C’est l’heure d’un nouveau rendez-vous manga qui a mis un peu de temps à arriver. Avec le confinement, je n’ai pas pu me procurer toutes les nouveautés que j’espérais. J’attends pour ça la réouverture de ma librairie préférée et je refuse de commander en ligne, histoire de les soutenir à ma mesure quand elle pourra reprendre son activité. Du coup, j’ai décidé de relire d’anciennes séries comme vous l’avez peut-être constaté dans le titre, ce qui m’a permis d’avoir assez de matière pour vous concocter un petit article.

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Ce tome reste dans la continuité qualitative des précédents. Il nous permet d’en apprendre davantage sur Bishamon et sur sa situation avec ses shikis. On découvre aussi davantage d’informations sur les manigances de Nora.. À l’instar des trois premiers, ce volume est bien rythmé entre émotions et révélations. L’auteur n’en fait pas trop, l’équilibre est nickel. J’ai hâte de dévorer la suite ! Je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir commencé cette série plus tôt.

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En règle générale, je ne suis pas du tout attirée par un manga qui parle d’amour ou de relations amoureuses mais ma libraire m’a chaudement recommandé la lecture de ce titre. J’ai bien fait de l’écouter ! Otaku Otaku est un titre construit comme une série de scènes courtes avec un équilibre maîtrisé entre l’aspect comique et le côté plus sérieux. Narumi et Hirotaka ont 26 ans, sont amis d’enfance… et sont deux otakus ! Un soir, Narumi, saoule, désespère que sa condition d’otaku l’empêche de trouver un copain. Hirotaka lui propose de sortir avec lui et leur relation commence aussi simplement que ça. Les deux personnages sont attachants chacun à leur manière et je n’ai eu aucun mal à m’identifier à eux. Un autre point important à souligner, c’est le respect de l’auteur pour la condition d’otaku. On ne sent pas de réel jugement si ce n’est celui des autres, au sein du manga, et des difficultés que peuvent rencontrer les personnages à être ainsi au Japon. C’est clairement une œuvre bienveillante et intelligente dont j’ai très hâte de découvrir la suite ! Pour ne rien gâcher, le dessin est soigné et pas shojo pour un sou, ce qui est une très bonne chose pour moi.

14
Kengo Kosaka est chômeur et Hijiri Sanagi une lycéenne qui ne va plus en cours. Un homme mystérieux fait chanter Kosaka pour qu’il devienne l’ami de Sanagi et lui fournisse des renseignements à son sujet. Pour cette raison, ils vont se rapprocher, apprendre à se connaître et découvrir les TOCs dont chacun souffre. J’ai beaucoup aimé la douceur et la mise en place de ce premier volume. Je trouvais l’histoire crédible et belle, ça aurait été un coup de cœur… sans les trois dernières pages qui transforment Parasites Amoureux en une espèce de science-fiction bizarre à base de parasite qui contrôle les émotions avec un cliffhanger forcé et si mal amené que ça en devient ridicule. J’ai eu vraiment l’impression que l’éditeur a demandé un tome 2 subitement et que le scénariste a balancé la première idée qui lui est passé par la tête. Alors vous allez me dire, c’est dans le titre… Sauf que y’a une explication métaphorique du titre dans le manga du coup, un peu naïvement, je me suis laissée avoir. Je pense que je vais considérer Parasites amoureux comme un one-shot sur la manière dont on peut vivre avec des TOCs, en guérir et sur l’importance de l’empathie. Et je vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de décider d’amputer des œuvres, voilà. /PAN/

Confinement oblige, j’ai du me rabattre sur de vieilles séries et je me dis… quoi de mieux que One Piece en cette période trouble et un peu malsaine? Vous connaissez tous probablement l’histoire de Monkey D. Luffy, le garçon élastique qui rêve de devenir Seigneur des pirates et va pour cela rassembler un équipage hors du commun. J’ai retrouvé avec plaisir et surtout beaucoup de nostalgie les débuts de ce héros inégalable : son enfance où on apprend l’origine de son chapeau et de son désir de piraterie, sa rencontre avec Zorro et Nami, le premier combat d’envergure contre Baggy le Clown… Baggy quoi ! Quel personnage, franchement. Je me souviens que c’est lui qui, à l’époque, m’a fait adhérer au manga. Après, clairement, One Piece est un shōnen qui en respecte les codes à la lettre et qui a presque participé à la création des codes en question tant c’est une institution. Si je le lisais aujourd’hui, je crois que ça me gonflerait prodigieusement. Mais la nostalgie, les bons souvenirs et la certitude que ça gagne en maturité par la suite font que je préfère m’imprégner de la loyauté et de l’amitié mise en avant par Eiichiro Oda. Ça fait du bien un peu de beauté dans ce monde de brute. Vous assistez donc ici à un superbe exemple de poudre aux yeux et de mauvaise foi de ma part, je plaide coupable.

Et voilà c’est déjà terminé !
N’hésitez pas à me parler de vos dernières lectures mangas 🙂
Qu’est-ce que vous reliriez bien pendant ce confinement ?

À l’ombre du Japon #5 {Noragami #2 & #3,Jujutsu Kaisen #1, Given #2, Scumbag Loser #1}

Bonjour à tous !
Voici une nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. J’ai continué des séries mais j’ai aussi découvert certaines nouveautés récentes et ça n’a pas toujours fait mouche.

J’ai continué ma découverte du manga Noragami et je l’apprécie toujours autant. On découvre de nouveaux éléments sur le passé de Yato qui est en réalité un personnage assez sombre. Son comportement parait méchant à l’origine mais on sent qu’il y a un peu plus que ça derrière. Ce tome développe davantage la relation qu’il entretient avec Yukine, son nouveau shinki ainsi que les pouvoirs et les devoirs inhérents à cet état. L’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée d’une déesse qui en veut à mort (littéralement) à Yato et on oublie du coup un peu les soucis de la pauvre Hiyori…
Dans le tome 3, l’intrigue s’axe sur les conséquences des mauvaises actions des shinkis sur leur maître ce qui va obliger Yukine à se remettre en question. Arrive aussi un nouveau personnage qui n’a pas toutes ses frites dans le même sachet comme on dit chez nous et qui semble être l’ancienne shinki de Yato ! Suspens suspens. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces deux tomes et je compte acheter la suite.

10
Il s’agit de la nouveauté ki-oon de ce début d’année en matière de shōnen et je dois avouer que je me suis assez ennuyée lors de ma lecture. Décidément, ce genre a de plus en plus de mal à me séduire ! Pourtant, le concept de base paraissait sympa et la couverture promettait quelque chose de sombre mais tout va à la fois trop vite et trop lentement. Cela peut sembler paradoxal donc je m’explique : l’action s’enchaîne sans que la tension n’ait le temps de s’installer. Du coup, je ne suis pas parvenue à m’attacher au héros ni même à ressentir un quelconque intérêt pour ce qui lui arrive. Par exemple, il subit la perte d’un proche très tôt dans ce tome mais on s’en fiche en fait, parce qu’on n’a même pas le temps de le connaître… Dommage. Sans compter qu’on sent venir les nœuds scénaristiques à des kilomètres, ça manque de subtilité. Autre exemple, le grand père sur le point de mourir qui veut raconter au héros quelque chose sur ses parents décédés ce qui fait penser au lecteur que forcément, le garçon est spécial et qu’il y a probablement des raisons mystiques à cela si on juge sur ce qui arrive ensuite. C’est vu, vu et re-re-vu. Je ne suis pas du tout le public cible de cette série, je passe mon tour pour la suite.

10.1
J’ai retrouvé dans ce volume 2 des qualités identiques au premier. Beaucoup d’émotions et de sentiments qui sont parvenus à toucher mon cœur de pierre. Ce tome est consacré au premier concert live du groupe et Mafuyu surprend tout le monde en se mettant à chanter ! C’est le début de leur carrière qui se profile et on en profite pour entrevoir quelques éléments de son ancienne relation afin de mieux comprendre ses traumatismes. L’évolution est lente, calme, les protagonistes gagnent en crédibilité, c’est top.

11.1
Masahiko est presque le roi des ratés dans son lycée, concurrencé par un autre élève… qui annonce soudain avoir une copine, ce qui le fait gagner en popularité. Du coup, Masahiko prétend lui aussi sortir avec une fille prénommée Haruka, une amie d’enfance. La Haruka en question débarque sans crier gare le lendemain dans son lycée et confirme ce qui est pourtant un mensonge. Surpris, Masahiko ne sait pas quoi faire et comprend rapidement que la jeune fille n’est pas du tout la Haruka qu’il a connu. Mais alors, de qui s’agit-il ? C’est le début d’une histoire assez crade, malsaine et sanglante où Masahiko devient l’esclave de la fausse Haruka qui a des besoins particuliers à combler. Je vous arrête tout de suite, petits polissons, rien de sexuel là-dedans. Franchement…J’ai mis un moment à décider si j’avais envie de brûler ce manga ou de lire la suite. C’est dérangeant tout au long des pages mais le final le fait basculer du côté des œuvres à poursuivre. Pourtant, c’était pas gagné et le dessin ne fait rien pour embellir les personnages, le héros est aussi laid à l’intérieur qu’à l’extérieur, Masahiko est typiquement le genre de garçon qui inspire du dégoût par son comportement et ses obsessions. On apprend que c’est un lâche prêt à tout pour sauver sa peau. En fait, il est humain, humain dans ce que ce terme a de plus déprimant au point qu’on finit par ressentir une forme d’empathie pour lui. C’est très paradoxal et quand je m’en suis rendue compte, ça m’a perturbé. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de lire la suite, je suis trop intriguée pour laisser ça en suspend !

Et de cinq, c’est déjà terminé pour cette fois mais le prochain épisode ne devrait pas trop se faire attendre, rassurez-vous. Je ne sais pas ce que j’ai pour le moment mais j’ai très envie de lire des mangas du coup… Voilà, j’en profite.

J’espère que vous avez aimé cette découverte, n’hésitez pas à me donner votre propre opinion sur ces séries si vous les avez lues ou à me dire si je vous donne envie de les découvrir 🙂

À bientôt ♥

À l’ombre du Japon #4 {DeadTube #12, Octave #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #2, Given #1, Noragami #1}

Bonjour tout le monde !
Peu de temps après le dernier article d‘à l’ombre du Japon, voici déjà de nouveaux avis courts concernant les mangas lus récemment. Faut dire que j’ai un peu craqué à ma librairie. J’ai profité d’avoir abandonné plusieurs sagas pour en découvrir de nouvelles et il y a eu certaines promotions (avec des packs découvertes) qui font que… Globalement, hormis un titre, c’est plutôt une bonne fournée que je vais vous présenter.

4
DeadTube est une série que j’apprécie pour son côté volontairement trash et extrême. Je sais que ça dérange certains lecteurs mais j’aime ce manga parce qu’il montre des comportements dérangeants sans prendre de pincettes. Alors oui, il y a une certaine dose de fanservices et parfois on peut avoir le sentiment que le mangaka va trop loin mais je trouve qu’il y a chaque fois une intrigue solide et une critique des nouveaux médias plutôt pertinente. Ce tome 12 n’a rien de spécial en lui-même, il reste dans la continuité des précédents et me donne envie de continuer à lire la série. C’est déjà bien !

3.1
Octave est un manga sur lequel je fondais beaucoup d’espoir, notamment après avoir lu la critique de Lire en Bulles dont je vous mets le lien pour que vous ayez un autre avis. Hélas, ce manga n’a pas fonctionné avec moi. Je l’ai trouvé très long, ennuyeux et décevant dans l’ensemble. L’héroïne passe tout son temps à chouiner et à faire une fixette sur le fait qu’elle est vierge et n’a jamais connu d’hommes (dans une yuri c’est plutôt surprenant). Elle tombe amoureuse d’une fille en trois secondes chrono et la première fois qu’elles couchent ensemble, on n’est pas loin du viol. Dans cette planche, on voit l’héroïne figée, allongée et tétanisée, qui ne réagit pas et qui panique le lendemain… Quand même quoi. La manière dont la mangaka a choisi de présenter ça m’a vraiment dérangée. Je ne trouve pas que la découverte de la sexualité soit très bien traitée et les deux filles paraissent davantage bi que vraiment lesbiennes. Pour ne rien arranger, le dessin n’a pas su me séduire, beaucoup trop simple et manquant selon moi de travail. Un manga qui manque selon moi de profondeur et de recul.

4
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est ma petite découverte doudou de l’année. Dans ce tome, on retrouve Letty qui cherche toujours l’habitation parfaite pour lui (donc tranquille, loin des héros et du danger parce que c’est pas franchement le dragon terrifiant de l’année) mais plus seulement pour lui puisqu’il se retrouve avec un bébé oiseau sur les bras ! C’est chou tout plein, ça déborde de bons sentiments sans devenir trop niais et l’intrigue a su se renouveler contrairement à ce que je craignais à la fin du premier tome. Je vais lire la suite sans une once d’hésitation !

6
J’entends parler de ce manga depuis longtemps. J’aime le yaoi et ce titre se traine une superbe réputation. Pourquoi est-ce que je ne le lis que maintenant? Aucune idée mais quelle belle découverte ! L’histoire se passe dans un lycée et nous suivons les quatre membres d’un groupe de rock amateur. Ce premier tome se concentre surtout sur Mafuyu et Ritsuka, la manière dont ils se rencontrent, dont Ritsuka tombe sous le charme de la voix de Mafuyu, un étrange garçon qui parait presque niais au départ mais dont on comprend petit à petit la profondeur. J’ai adoré ce premier tome à l’esthétique soignée et aux personnages crédibles. La mangaka fait très attention à développer correctement la psychologie de ses personnages et ses planches débordent d’émotions. De plus, contrairement à certains yaois, elle ne se sent pas obligée de mettre du sexe juste pour dire de. Et ça, c’est quelque chose que je trouve important et qui rajoute à la qualité de son manga. Je vais foncer acheter la suite !

7
Je n’avais jamais entendu parler de Noragami auparavant et j’ai découvert son existence… grâce à son opening ! Il m’arrive d’écouter des playlists aléatoires de génériques d’animés sur YouTube et « Hey kids ! » déchire franchement. Du coup quand j’ai vu que Pika proposait un pack découverte avec le premier tome + le second gratuit, je n’ai pas hésité longtemps (si si, y’a un lien ->). Comme j’ai bien fait ! Je n’avais plus ressenti autant d’enthousiasme pour un shônen depuis une éternité. Pour le pitch de base, en gros, c’est l’histoire de Yato, un dieu oublié qui laisse son numéro de téléphone un peu partout afin d’exaucer les vœux des humains et convertir assez de fidèles pour se bâtir un temple digne de ce nom. Franchement, c’est un con assez arrogant mais qui a des étincelles de bonté de temps en temps. Je le trouve à mourir de rire dans le genre pas de bol. Il va rencontrer Hiyori Iki, une collégienne qui va lui sauver la vie et se transformer par accident en demi ayakashi ce qui signifie qu’elle va errer à la frontière de la vie et de la mort, ce qui lui a conféré certains pouvoirs. Leur duo fonctionne super bien et l’introduction de Yukine, « l’arme » de Yato, sur les dernières pages est savoureuse. Ça promet. D’autant que le dessin est franchement canon et maîtrisée alors que la mangaka débute, si j’en crois ses explications dans les pages consacrées à l’autrice ! Franchement, chapeau. J’ai hâte de lire la suite.

Et voilà, on arrive déjà au bout 🙂 J’espère que ces avis vous ont plu et que vous avez découvert des titres sympas. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode ♥