À l’ombre du Japon #51 : { Kaguya-sama : Love is war ou « Il faut vraiment que j’arrête d’essayer de lire de la romance… » }

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L’Apprenti Otaku
parle (coucou, ceci est un euphémisme) de cette série depuis plusieurs mois et, à force, j’ai fini par me laisser convaincre de l’essayer. Pourtant, la romance et moi… Vous le savez… Au mieux ça me laisse de marbre et au pire, ça m’énerve très fort. Je ne sais pas trop ce qui m’est passé par la tête au moment où j’ai embarqué ce manga à la librairie, mais bon. Disons que ça fait une expérience !

De quoi ça parle ?
Kaguya Shinomina est vice-présidente des élèves au sein de la prestigieuse académie Shûchiin et également l’héritière d’une famille extrêmement riche. Miyuki Shirogane, lui, n’a pas le même prestige dans son patrimoine mais ça ne l’empêche pas d’être le président des élèves. Tous les deux passent énormément de temps ensemble, si bien que les rumeurs vont bon train. Ils se plaisent, en effet… Hélas ! Leurs egos respectifs les empêchent de se déclarer. Du coup, au bout de six mois, ils en sont toujours au même point…

Un enchainement d’histoires courtes.
Ce premier tome est construit comme une série de situations / sketch qui s’enchainent, un peu comme Otaku Otaku mais au format chapitre un peu plus long. En général je n’ai rien contre mais ici, c’est rapidement redondant. Le postulat de départ affirme que celui qui se déclarera en premier aura perdu et sera un peu le ou la soumis·e du couple, sous-entendant que les sentiments sont finalement une faiblesse. Je ne savais pas trop quoi en penser et je ne le sais toujours pas à l’heure actuelle… Je crois que le principe même me pose déjà un problème et comme je n’ai aucun intérêt pour les choses de l’amour ou du couple, ça n’a rien arrangé.

Pourtant, le dessin est beau et maîtrisé, le fan-service n’est pas obscène et les deux protagonistes sont amusants dans l’enchainement des qui pro quo. Malheureusement, une fois qu’on a saisi le principe, il n’y a plus de surprise et ça ramène ce titre au rang de simple divertissement. Cela n’a rien de mal en soi ! Mais je crois que j’espérais autre chose. La suite devient peut-être meilleure, je l’ignore car je ne compte pas la lire. Je ne suis pas le public cible mais si vous souhaitez d’autres avis je vous recommande de lire celui de l’Apprenti Otaku ou de la Pomme qui rougit.

Une dernière anecdote sur ce titre…
J’ai proposé à une amie de lui offrir le manga car ça correspond davantage à ses goûts qu’aux miens et elle a d’abord été rebutée par cette couverture qui donne le sentiment, selon elle, que le manga est sanglant, malsain, violent. Et du coup, j’ai compris pourquoi moi, j’avais été attirée par le titre au départ, avant de lire le résumé… C’est probablement une façon d’illustrer l’aspect « bataille » entre eux mais c’est vrai que ce n’est pas vraiment l’illustration qu’on attend pour une comédie romantique au lycée !

La conclusion de l’ombre :
Il faut vraiment que j’arrête d’essayer de lire de la romance car hormis pour Otaku Otaku (et encore) ce n’est pas du tout un genre qui m’attire. Je n’apprécie ni ses codes, ni ses intrigues, et même si régulièrement le dessin est très beau, ça ne suffit définitivement pas / plus à justifier un achat. Je dois être intransigeante à l’avenir et accepter que ce genre pourtant si populaire n’est tout simplement pas pour moi.

Informations éditoriales :
Kaguya-sama : Love is War par Aka Akasaka. Éditeur : Pika. Traduction : Marylou Leclerc. Prix par tome : 7,20 euros. Série en cours.

12 réflexions sur “À l’ombre du Japon #51 : { Kaguya-sama : Love is war ou « Il faut vraiment que j’arrête d’essayer de lire de la romance… » }

  1. « Je dois être intransigeante à l’avenir et accepter que ce genre pourtant si populaire n’est tout simplement pas pour moi. » -> On peut voir ça comme un réel soulagement : ça fait plus de temps pour lire autre chose 😅

  2. Je pense surtout que c’est tout ce qui est romcom, harem, gueguerre (oh non faut surtout pas avouer ses sentiments) qui n’est pas pour toi (et me plaît moins même si je peux en lire)
    mais de belles et respectueuses romances comme a sign of affection, switch me on, là tu peux foncer, en plus avec des (jeunes) adultes 🙂

  3. Il faut vraiment que tu arrêtes d’essayer de lire de la romance… 🙊 (j’appuie, au cas où)
    Et je suis bien d’accord pour la couverture, si on omet le titre ça ne laisse pas du tout penser à une romance, c’est un choix étonnant. 🤔

  4. Je suis déjà content que tu aies tenté, même si ça ne l’a pas fait.
    J’avais espoir que le concept un peu original et surtout le fait que ça s’écarte finalement souvent de la pure romance puisse te parler.

    Mais je pense que si dès le premier tome ça ne le fait pas, même si par la suite il y aura plein d’autres sources de réjouissances en dehors de la romance, ça risque de toujours poser problème (le récit garde la même structure encore après 9 tomes, même si l’auteur se permet des écarts).

    Enfin, ce n’est pas grave en soi, même si mon petit cœur s’en retrouve meurtri une fois de plus !

    • Le concept est différent de nos habitudes mais il devient vite redondant en fait, et donc lassant (pour moi). Je doute aussi que la suite m’intéresse, peut-être que si un jour je le vois dans une bibliothèque j’essaierai d’aller un peu plus loin mais ce n’est pas une priorité et je ne vais clairement pas continuer à acheter ^^’

      Au moins j’ai fait preuve d’ouverture d’esprit (t’as vu 😉 ) pour mieux te meurtrir le coeur, muahahaha (insérer ici un rire de grand méchant diabolique).

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