La première loi #3 dernier combat – Joe Abercrombie

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Dernier combat
est le troisième tome de la trilogie La première loi écrite par l’auteur anglais Joe Abercrombie. Publié chez Bragelonne au format poche, vous trouverez ce roman partout en librairie au prix de 9.20 euros.

De quoi ça parle ?
Souvenez-vous, je vous ai déjà chroniqué le premier et le second tome.
En quelques mots, j’avais trouvé le premier tome très intéressant au niveau des personnages mais beaucoup trop long à se mettre en place et à développer son intrigue. Je déplorais, de plus, l’absence de personnages féminins intéressants / remarquables. Le second volume avait dans l’ensemble gommé ces défauts et me laissait très enthousiaste quant à la lecture du troisième…
Dans celui-ci, Logen retourne au Nord pour régler ses comptes avec Bethod et a la bonne surprise d’y retrouver ses vieux amis qu’il pensait morts. Glokta, de son côté, se démène pour ramener le plus de voix possibles dans le giron de l’Insigne Lecteur puisque le roi est mourant et qu’un vote va être organisé pour élire son successeur. Quant à Jezal, il retrouve Ardee mais tout ne se passe pas comme il l’imaginait dans ses fantasmes au Bout du Monde, encore moins quand de grands secrets vont être révélés et bouleverser complètement son destin…

Mon sentiment global sur ce troisième tome.
Je ne vais pas vous reparler de l’univers ou des personnages car j’ai déjà longuement écrit à ce sujet dans mes deux autres billets. En règle générale, lorsqu’on lit la chronique d’une fin de saga, c’est soit qu’on l’a lu soi-même et qu’on est curieux de savoir ce que d’autres en pensent, soit qu’on souhaite s’assurer que la découverte vaut bien le coup. Si j’ai dans l’ensemble beaucoup aimé pour plein de raisons sur lesquelles je vais revenir, je suis quand même un peu déçue du final.

Un final qui semble d’ailleurs paradoxalement ne jamais arriver puisque quand les Gurkhiens finissent par être repoussés et que la capitale termine (presque) en ruines pour plusieurs raisons, l’auteur enchaine les chapitres qui ont un goût de chapitre final pour tout qui les découvre, sauf qu’il y en a d’autres qui arrivent derrière si bien que j’avais du mal à savoir à quoi m’en tenir. Ce n’est pas fondamentalement grave en soi puisque Joe Abercrombie laisse la part belle à Glokta (qui est mon personnage préféré) mais le dernier chapitre consacré à Jezal, par exemple, ne ressemblait justement pas à un dernier chapitre.

Et que dire à ce sujet de l’épilogue qui propose une fin ouverte… Et même trop ouverte ? Je n’ai rien contre en soi mais là, il y a quand même une limite. L’arc concernant le Nord me laisse d’ailleurs globalement un goût d’inachevé en bouche mais peut-être que d’autres romans vont s’y passer ? Comme je lis la bibliographie de l’auteur dans l’ordre chronologique, difficile de l’affirmer.

À la lecture de ces lignes, on pourrait penser que j’ai apprécié ma lecture, sans plus (et encore), mais ce n’est pas le cas. J’ai vraiment passé un excellent moment dans l’univers grimdark (selon la classification Apophis) proposé par Joe Abercrombie. Ma première impression sur l’auteur est qu’il soigne ses personnages, leur psychologie, leur développement, parfois au détriment du rythme de l’intrigue. Toutefois, les personnages sont, à mes yeux, un élément très important de tout bon récit donc cela ne me dérange pas, sans compter qu’il est assez rare de croiser des auteurs capables de proposer des anti-héros aussi aboutis. De plus, Joe Abercrombie se révèle plutôt doué pour immerger son lecteur dans la guerre et les combats, ce que j’apprécie tout particulièrement. Dommage qu’il ne déploie pas le même talent pour les arts magiques puisque, comme le dira si justement Bayaz, personne ne prend la réelle mesure de l’exploit qu’il a accompli et que je n’ai, personnellement, à aucun moment ressenti comme tel puisque les personnages qui y assistent n’ont pas les connaissances requises pour nous faire prendre conscience de l’étendue de ce que ça peut représenter. Dans l’ensemble, le Premier Mage et toute cette histoire de Première Loi tombent à plat et c’est un peu dommage. J’en viens à me demander pourquoi la trilogie porte ce titre puisque ça reste une partie assez mineure de ce que nous raconte l’auteur.

Je me dis que Joe Abercrombie a peut-être voulu se montrer trop ambitieux, trop en mettre en une fois dans une seule saga, ce qui est un défaut récurrent chez les auteurs qui débutent (pour rappel, c’est sa première trilogie). J’ai tout de même apprécié le voyage rien que pour l’extraordinaire personnage de Sand Dan Glokta qui m’a profondément marquée en tant que lectrice. J’ai trouvé son concept et son évolution vraiment soignés, complexes, le rendant touchant et terrifiant à la fois. Un anti-héros dans toute sa splendeur comme j’aimerais en voir plus souvent !

Concernant ce troisième tome en lui-même, il approche les 900 pages au format poche et on ne les sent pas passer, même une fois les grands évènements achevés. Les rebondissements sont très nombreux et je n’en ai pas vu venir la plupart. Il se passe toujours quelque chose, plus aucun temps mort (contrairement au tome 1), difficile de reposer le roman pour souffler tant je me suis passionnée par ce que je lisais. Cela peut paraître contradictoire avec ce que j’ai écrit plus haut mais trouver des défauts à une lecture n’empêche pas de se laisser emporter dedans. Enfin, pas systématiquement.

À quel type de lecteur conseiller cette saga ?
Au fond, c’est également ce qu’on attend (je pense) d’une chronique sur une fin de saga ! Quel type de lecture ravira cette trilogie ? Tout d’abord je dirais qu’il ne faut pas craindre les longueurs ni les pavés. Il ne faudra pas non plus attendre un world building original ni un magic building renversant car le premier est assez classique (ce qui ne signifie pas mauvais, juste déjà vu) et le second vraiment trop flou pour que cette partie de l’intrigue ait un réel impact, malgré le titre. Il sera également important si pas nécessaire d’apprécier l’aspect militaire d’une intrigue puisque Joe Abercrombie décrit bon nombre de batailles, de sièges, de duels, tout au long de sa trilogie. À cet aspect militaire s’ajoute une ambiance plutôt sombre, violente et crue, qu’on retrouve dans le genre grimdark, et des anti-héros aux commandes de la narration. C’est quelque chose qui m’enthousiasme et me séduit mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. De plus, même si quelques personnages féminins sont présents et développés, La première loi reste une saga très masculine, ce qui peut déranger certain/e.

La conclusion de l’ombre
Pour conclure, je dois dire que je n’ai pas le moindre regret de m’être laissée convaincre par Apophis et Julie (ma libraire que vous pouvez retrouver sur la Brigade Éclectique) de découvrir cet auteur. En commençant par sa première trilogie et en le voyant évoluer de tome en tome, je ne peux qu’attendre avec impatience de découvrir le prochain texte sur ma liste (Servir froid, pour rester dans la chronologie) afin de voir ce que ce talentueux auteur nous réserve avec cette expérience gagnée.

D’autres avis : Le culte d’Apophisl’ours inculteLe Bibliocosme (Boudicca) – vous ?

BML #30 – décembre 2020

Bonjour à toutes et à tous !

Nous voici (déjà ?) à la fin du mois de décembre, c’est donc l’heure du dernier bilan mensuel avant 2021 (sauf si un 13e mois pope le 31 décembre à minuit, perso je ne m’étonne plus de rien…) et il a été plutôt fructueux comme vous allez le constater.

Côté romans : 

Acadie de Dave Hutchinson au Bélial.
La ville sans vent #2 d’Éléonore Devillepoix chez Hachette (SP).
L’Anti-magicien #2 de Sébastien de Castell chez Gallimard.
Hors-série 2020 Une Heure Lumière du Bélial.
L’homme chocolat d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
L’arbre d’imagination d’Aurélie Mendonça chez 1115 éditions.
La Première Loi #2 Haut et court de Joe Abercrombie chez Bragelonne.
La passe-miroir #2 les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)
La passe-miroir #3 la mémoire de Babel de Christelle Dabos chez Gallimard. (chronique à venir)

Nous avons donc 5 romans, 2 novellas et 2 nouvelles ! Je compte également deux abandons ce mois-ci, deux services presses numériques dans lesquels je ne suis pas parvenue à me plonger. Du coup, j’ai préféré les laisser de côté pour m’en tenir à mes bonnes résolutions et ne plus me contraindre à la lecture. J’ai également décidé de me lancer dans la lecture de la Passe-miroir en enchainant les tomes puisque je me suis offert le coffret collector proposé par Gallimard en édition limitée. Je passe pour le moment un excellent moment et je ne regrette pas ma décision de finir 2020 avec ces romans. Pour rappel, j’avais lu le premier tome il y a presque deux ans maintenant…

Côté mangas :

Nos temps contraires #1, #2 (akata)
Comme sur un nuage #1 (akata)
Cautious hero #1 (doki-doki)
Chobits #4 (pika)
Je suis un assassin (et je surpasse le héros) #2 (doki-doki)
Blue Flag #7 (kurokawa)
Black Butler #23 -> #27 (kana)

Pour un total de 12 mangas avec uniquement de bonnes lectures (ou relectures) et pas le moindre abandon. Wouhou ! Pour le moment je n’ai parlé que de Nos temps contraires et Comme sur un nuage dans un article dédié mais j’ai déjà écrit les prochains billets sur les autres tomes, ils sont programmés pour début 2021. Encore un peu de patience !

Côté comics :

Harleen de Stjepan Sejic (Urban comics)
Joker, le deuil de la famille (Urban comics)
Sunstone #1 et #2 de Stjepan Sejic (Panini comics)

J’ai lu davantage de comics ce mois-ci avec quatre titres en tout donc trois du même auteur qui m’a tant séduite avec Harleen que j’ai souhaité continuer à découvrir son œuvre. Sunstone est radicalement différent mais pas dénué d’intérêt ni de talent, au contraire ! J’ai reçu tous les tomes pour Noël donc je compte écrire un article global dessus lorsque j’aurai tout lu. Ces deux volumes sont déjà prometteurs. Quant au Deuil de la famille, je ne vais pas m’appesantir dessus tant j’ai été déçue. Les trois quart du tome sont vraiment dingues, malsaines et tout ce qu’on veut, puis la fin gâche tout en annulant tous les enjeux posés précédemment… Je n’ai vraiment pas compris l’intérêt de ne pas assumer jusqu’au bout, surtout pour un album relié au Joker. Dommage !

Petit bonheur du mois : 
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Ce mois-ci je vais surtout retenir l’achat de ma première voiture ! J’ai mon permis depuis juin 2019 et un travail stable depuis novembre 2019, il était temps que je saute le pas et m’offre cette beauté qui me facilite déjà tellement la vie. Enfin ça se ressentira surtout quand on sortira du confinement (ouais je suis comme ça moi, je m’offre une voiture quand je peux le moins m’en servir ._.) mais je n’ai pas de regrets. J’ai l’impression de devenir adulte, c’est perturbant.

C’est déjà la fin de ce bilan qui sera le dernier article publié en 2020 ! 2021 s’ouvrira sur le bilan annuel et parlera également de l’avenir du blog, de ce que j’ai envie d’accomplir, de mes bonnes résolutions littéraires. J’espère que vous serez au rendez-vous et je vous souhaite déjà une très belle année, prenez soin de vous ♥

La Première Loi #2 Haut et court – Joe Abercrombie

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Haut et court
est le second tome de la trilogie de La Première Loi écrite par l’auteur britannique Joe Abercrombie. Publié chez Bragelonne au format poche, vous trouverez ce texte partout en librairie au prix de 9.20 euros.

De quoi ça parle ?
Souvenez-vous, je vous ai récemment parlé du premier tome.
Dans celui-ci, l’intrigue se divise entre trois groupes à trois endroits du monde. On va suivre Glokta, envoyé dans la ville de Dagoska pour trouver ce qui est advenu du Supérieur de l’Inquisition local et repousser les Glurkiens qui se massent aux portes, bien décidés à conquérir la cité. On retrouvera également le Nord avec le Colonel West et l’ancienne bande de Logen, à présent dirigée par Séquoia, qui doivent affronter les troupes de Bethold avec, à leur tête, un prince héritier pas franchement qualifié (coucou, ceci est l’euphémisme de l’année). Et enfin, nous marcherons sur les pas de Bayaz et du groupe hétéroclite qu’il a rassemblé : Logen, Luthar, Ferro, Long-Pied et Quai, en route pour le bout du monde où ils espèrent dénicher une arme magique ancienne capable de ramener un semblant d’ordre dans tout ce chaos.

Des personnages qui évoluent.
À l’instar du premier tome, la grande force de celui-ci reste ses personnages et leur évolution. L’Inquisiteur Glokta par exemple, devenu Supérieur de la ville de Dagoska, continue d’obéir à l’Insigne Lecteur mais de moins en moins aveuglément. Les évènements lui permettent de se rendre compte de la vacuité de certaines décisions et de développer des soupçons, à peine esquissés pour le moment mais qui, je n’en doute pas, trouveront tout leur intérêt dans le troisième tome. Il conserve son cynisme qui faisait tout son charme et se complexifie. On découvre aussi une facette de cet homme pas totalement dépourvu de compassion finalement, même si ça ne joue pas tant que ça en sa faveur…

Glokta constitue un premier point de vue que l’on suit. Un second est celui du groupe de Nordiques, anciennement sous la direction de Logen (chacun pense que l’autre est mort alors que non) et à présent avec Séquoia comme chef. À la fin du premier tome, ils se décidaient à rejoindre les soldats de l’Union pour combattre Bethod et vont pas mal déchanter en voyant qui est à la tête de l’ensemble. Deux personnages se détachent : West, qui permet de voir ce qui se passe dans les rangs de l’Union et d’avoir régulièrement envie d’étouffer le prince Ladisla dans la neige, ainsi que Renifleur, pour s’attarder sur une vision Nordique du fonctionnement de l’Union et surtout, du groupe d’Hommes Nommés. J’ai beaucoup apprécié suivre davantage ces personnages qui étaient un peu occultés par l’ego de Lothar (pour West) dans le premier volume ou tout simplement par les évènements (pour les autres).

Dernier groupe et non des moindres, celui formé par Bayaz pour se rendre sur une île au Bout du Monde afin de s’emparer de la Graine, un morceau d’au-delà qui lui permettrait de réparer ses erreurs et de sauver le monde du chaos, grosso modo. Dés le départ, en tant que lecteur, on sent que quelque chose cloche avec cette quête mais elle a au moins le mérite de voir du paysage et de mettre un peu de plomb dans la tête de Lothar qui signe l’évolution la plus intéressante du roman. C’est aussi l’occasion de retrouver Logen, fidèle à lui-même et Ferro, dont la psychologie s’épaissit dans ce second volume. Je vais y revenir.

Davantage de personnages féminins.
Souvenez-vous, dans ma chronique du premier tome, je déplorais la quasi absence de personnages féminins. Ici, c’est beaucoup moins le cas ! On retrouve Ardee assez sporadiquement ainsi que la Tourmenteuse Vitari qui accompagne Glokta bien malgré lui. Ferro a droit à de nombreux chapitres de son point de vue (ce qui parvient à me la rendre très sympathique finalement alors qu’elle me gonflait dans le premier tome) et même du côté des Nordiques, on rencontre Cathil, ancienne prisonnière d’un pénitencier où West a du recruter du monde pour les forges de son armée, parce que personne n’a voulu lui laisser du personnel qualifié. Ces femmes sont aussi différentes les unes des autres qu’il est possible de l’être et possèdent une vraie personnalité, sans se définir en fonction d’un homme. Et pourtant, on a bien un ou deux intérêt… pas romantique (faut pas abuser, enfin… c’est compliqué et c’est ça qui est beau : la nuance) mais disons, charnel, sans que ça ne paraisse forcé, voyeuriste ou inutile. Que du contraire ! Une belle évolution donc.

Une intrigue sans temps morts.
Si je reprochais au premier tome de compter un certain nombre de longueurs et de (trop) prendre son temps pour poser les différents personnages et enjeux, ce volume ne souffre pas, selon moi, du même souci. Les pages se tournent sans en avoir l’air et j’ai même l’impression que le découpage des chapitres est mieux maîtrisé, plus dynamique, avec un format un brin plus court mais qui fonctionne admirablement, sur moi en tout cas. Je n’ai pas senti les pages se tourner et je suis arrivée à la fin un peu surprise d’y être déjà. Sans exagérer, j’ai dévoré ce tome et je me réjouis de découvrir la conclusion de cette première trilogie de Joe Abercrombie.

La conclusion de l’ombre :
Haut et court est le second tome de La Première Loi et propose une suite qui dépasse largement Premier Sang. Les quelques défauts relevés (des longueurs, des personnages féminins quasiment absents) ont tous été gommés par l’auteur et ce, avec brio. Je me suis régalée avec cette suite et je ne vais pas tarder à lire la conclusion. Voilà une saga de fantasy tout à fait recommandable !

D’autres avis : Le culte d’ApophisL’ours inculteLe Bibliocosme (Boudicca) – vous ?

Les découvertes de l’ombre #19 clap de fin

Bonjour tout le monde !

Comme l’indique le titre, cet épisode des découvertes de l’ombre sera le dernier. Non seulement de l’année 2020 mais aussi de manière générale car ce format est beaucoup trop chronophage et ne me convient plus des masses. Je procrastine beaucoup avant de poster, je prends du retard, j’accumule les notes et ça me pèse. Comme le but premier de mon blog reste l’échange, le partage et la découverte, je compte réfléchir à une nouvelle formule ou à un autre moyen de mettre en avant les blogueurs et les blogueuses grâce à qui je découvre des titres intéressants. D’ici à ce que je trouve et fasse le tri parmi les pistes, je vous propose de rattraper les dernières tentations en retard et de sacrer le Grand Tentateur des Ombres. Ou la Grande Tentatrice, allez savoir !

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Blog : Le culte d’Apophis
Je découvre petit à petit le monde merveilleux de la science-fiction et la chronique récente d’Apophis sur Aurora me pousse à vouloir lire ce bouquin dans les plus bref délais vu les qualificatifs élogieux dont il fait l’objet. J’aime le Planet Opéra, j’aime les préoccupations écologiques et sociales, le concept de vaisseau-monde et surtout, être surprise par ma lecture. Je pense que ce roman réunit tous les ingrédients nécessaires à un bon moment littéraire.

Blog : Les brigades éclectiques
Stigmata est un roman publié chez Bookmark, une maison que j’évite parce que je ne suis pas son public cible. Pourtant, la manière dont Caporal Kungfu parle de ce roman me fait dire que je passe peut-être à côté de quelque chose. Ce qui me déplait dans la littérature dite « romantique » au sens contemporain du terme, c’est qu’elle a tendance à normaliser ce qui ne doit pas l’être et à idéaliser des situations qui sont, en réalité, horribles. Dans Stigmata, on parle d’un prostitué, de sa vie dans une maison close, d’un huit-clos de fantasy qualifié d’étouffant. Et ça m’attire, je ne vais pas le nier.
Quant à l’oiseau des morts, il s’agit d’un roman écrit par un auteur belge que je ne connaissais pas et que Caporal Kung Fu (encore elle !) rapproche de Kra. Je suis très intriguée par l’idée d’avoir un oiseau comme personnage principal et l’extrait donné au sein de la chronique m’a immédiatement mit l’eau à la bouche.

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Blog : Ma Lecturothèque
Je lis de plus en plus d’ouvrages graphiques, que ce soient des BD ou des comics, en complément des mangas. Je suis particulièrement intéressée par ce format pour des histoires tournées vers la psychologique, parce que quand c’est bien fait, le dessin offre une véritable plu value au texte et c’est ce qui semble être le cas pour Mes ruptures avec Laura Dean. On y évoque une relation toxique entre deux femmes, c’est donc une histoire de type tranche de vie contemporaine. J’ai vraiment eu très envie de la découvrir vu la manière dont Ma Lecturothèque la présente.

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Blog : Au pays des cave trolls
J’ai lu plusieurs chroniques de ce roman mais c’est celle de Célindanaé qui a provoqué le déclic et m’a poussée à acheter ce roman pas plus tard que la semaine dernière. Ce sont les thématiques qui m’ont surtout attirée ainsi que l’aspect inclusif puisqu’il y a des personnages non-binaires et dans l’ensemble atypiques. Je suis très curieuse de lire ce que ça donne, même si le roman semble souffrir de soucis de rythme. Nous verrons !

L’heure des comptes est venue… Nous sommes donc à une tentation pour Chut maman lit ainsi que les livres de roses, Lutin et songes d’une walkyrie. Nous arrivons à deux tentations pour miss Chatterton, FungiLumini, Anouchka, Célindanaé, les Brigades éclectiques et l’ours inculte. Trois tentations pour les Chroniques du Chroniqueur et My Dear Ema. On compte six tentations pour Ma Lecturothèque et voilà que le Culte d’Apophis rattrape l’Otaku en tête en s’offrant une huitième tentation… Et donc une place ex-eaquo ! Ainsi il y aura deux tentateurs couronnés, chacun dans un domaine particulier : le Grand Serpent est Grand Tentateur de l’Ombre catégorie roman là où l’ami Otaku est Grand Tentateur de l’Ombre, catégorie manga. Ouf, on a évité de peu le cataclysme divin…

Je voulais vous remercier pour avoir été fidèles à ce rendez-vous et m’avoir fait découvrir autant de chouettes romans / mangas / ouvrages graphiques. J’ai acheté la majorité d’entre eux et à quelques exceptions, je n’ai pas été déçue. C’est un vrai plaisir d’appartenir à cette communauté littéraire de passionné(e)s bienveillant(e)s (enfin dans les blogs que je suis en tout cas 😉 ) et j’espère trouver un autre moyen de vous rendre hommage comme vous le méritez.

À bientôt pour de nouvelles aventures de l’ombre !

La Première loi #1 Premier sang – Joe Abercrombie

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Premier sang
est le premier tome de la trilogie la Première loi écrite par l’auteur anglais Joe Abercrombie. Publié chez Bragelonne au format poche, vous trouverez ce roman partout en librairie au prix de 9.20 euros.

De quoi ça parle ?
L’Union a perdu sa grandeur d’antan et est menacée au nord comme au sud. C’est dans ce contexte incertain que le lecteur va suivre le destin de trois personnages : Logen Neuf-Doigts dit Neuf Sanglant, Nordique redouté et à raison. Le capitaine Jezal dan Luthar, noble de sang, escrimeur prometteur mais égoïste et fainéant ainsi que l’Inquisiteur Glokta, ancien héros de guerre revenu gravement estropié. Ces protagonistes vont se croiser grâce à Bayaz, le Premier des Mages, qui semble ourdir des plans pour l’avenir…

Un premier tome (très) introductif.
Introductif est l’adjectif qui convient le mieux pour qualifier Premier sang puisqu’en 717 pages (format poche) on ne peut pas dire qu’il se passe grand chose même si, paradoxalement, l’auteur met tout en place pour la suite, proposant des éléments a priori enthousiasmants.

Ici, donc, le lecteur se familiarise avec l’univers de la Première loi, un monde fantasy assez classique dans sa géographie et dans les peuples (tous humains) présentés. Concrètement, on y vit un tournoi d’escrime, on y voit quelques complots, on dénoue quelques mystères mais rien de bien grandiose ou de fondamentalement palpitant. On apprend également à connaître les personnages principaux et je dois avouer que ce sont eux qui incarnent, à mes yeux, le plus grand intérêt de ce roman en plus de tout le mystère qui plane autour de l’histoire du Créateur. Cette mythologie n’a rien de très original non plus à première vue toutefois elle est suffisamment bien amenée pour titiller ma curiosité.

Une fois la dernière page tournée, j’ai eu envie d’enchaîner sur le tome 2 pour savoir ce qui allait bien pouvoir leur arriver. Et heureusement qu’ils sont là puisque, comme je le disais, ce roman est assez introductif. Sans l’attrait ressenti pour les protagonistes, je n’aurais probablement pas été plus loin. Pas parce que le roman est mal écrit, mauvais ou que sais je mais simplement parce que je ne continue plus les sagas qui ne réussissent pas à suffisamment attiser ma curiosité.

Des personnages forts…
Le roman s’ouvre sur une course poursuite dans la forêt où Logen essaie de sauver sa peau face aux Shankas (un peuple étrange de prime abord) tentent de l’éliminer. Logen est un guerrier, un survivant. Il a tué beaucoup de gens dans sa vie, a un passif assez lourd mais on sent que l’âge l’a fait évoluer, l’âge et les épreuves probablement. Il a également la capacité de discuter avec les esprits même si ce don reste assez mystérieux (à quoi servira-t-il dans l’avenir ?) et rare dans cet univers.

Après Logen, place à Glokta qui est, sans hésitation, mon personnage préféré. Ancien héros de guerre, il a passé deux ans dans les geôles ennemies à être torturé avant qu’on ne le rende à l’Union. Il en a évidemment gardé des séquelles physiques importantes qui le laissent dans une souffrance perpétuelle. J’ai trouvé ce personnage fascinant puisqu’il incarne la chute d’un grand homme promis à un avenir brillant et qui ne baisse pas les bras pour autant. Son évolution au sein de ce tome est intéressante mais ce n’est pas la plus radicale…

Non, celle-ci revient au capitaine Jezal dan Luthar, stéréotype du noble arriviste qui a eu la chance d’être un peu doué pour l’escrime mais qui n’a pas forcément envie de fournir le moindre effort. Hautain, égoïste, un vrai con à qui on a envie de coller une paire de claques. Pourtant, à mesure que les chapitres avancent, le personnage s’épaissit, entame une évolution intéressante sur sa psychologie qui est assez prometteuse. À voir s’il continuera sur cette voie et ce que l’avenir lui réserve !

Et que dire de Bayaz, vu chaque fois par les yeux de quelqu’un d’autre ? Le Premier des Mages est l’un des seuls à user de magie dans les personnages rencontrés et on a du mal à lire en lui. Tantôt vieillard sympathique, tantôt homme irascible d’une puissance meurtrière (au point d’exploser – littéralement- ses ennemis), il est le moteur de tous les éléments esquissés dans Premier sang mais force est de constater qu’il entretient un peu trop bien le mystère autour de ses projets. En refermant ce roman, on n’en sait pas beaucoup plus qu’au départ.

… quasiment tous masculins.
C’est probablement un point qui va hérisser les lecteurs et lectrices potentiel(le)s puisqu’il n’y a quasiment aucune femme dans ce premier volume. La première avec une véritable importance apparait dans la seconde partie du roman en la personne d’une sauvage prénommée Ferro (qui m’a gonflée jusqu’aux derniers chapitres). La seule autre nommée qui a des dialogues est la sœur d’un ami de Jezal, Ardee, qui est plutôt atypique, mystérieuse, en souffrance et au sujet de laquelle on ne sait pas grand chose de concret en dehors des rumeurs qui peuvent courir. Le fait de ne la voir qu’à travers les yeux ou de Jezal ou de son frère joue assez pour entretenir ce sentiment d’indécision. Pourtant, ces deux femmes possèdent chacune un certain pouvoir, une puissance (brute pour Ferro, subtile pour Ardee), une influence non négligeable qui se renforcera probablement dans la suite. Du moins, je l’espère.

Sur un plan personnel, l’absence de représentation féminine ne m’a pas spécialement dérangée parce que je sais qu’en fantasy médiévale, c’est souvent comme ça et que c’est cohérent avec le type de société qui est représenté. Alors oui, on pourrait choisir de procéder autrement mais d’une, le roman est sorti pour la première fois il y a plus de quinze ans (l’air de rien les mentalités ont énormément évolué depuis donc je replace le roman dans son contexte) et de deux, les quelques portraits de femmes qui sont esquissés montrent que l’auteur ne les méprise pas, au contraire, du moins l’ai-je ressenti ainsi mais il faudra que cela se vérifie dans les tomes suivants. Si je le précise, c’est parce que je sais que ça compte beaucoup pour certain/es lecteur/ices donc il vaut mieux savoir dans quoi on s’engage.

Petit coup de gueule sur l’édition française.
Avant d’achever cette chronique je me dois de préciser un point qui m’a un peu agacée, à savoir le manque de relecture manifeste effectuée sur ce texte par la maison d’édition. Il reste un certain nombre de fautes, notamment sur les accords et même à certains moments, on a un mot à la place d’un autre. De plus, à plusieurs endroits, le saut de paragraphe est marqué en fin de page si bien qu’on ne comprend pas tout de suite qu’une ellipse a eu lieu au sein du récit. J’ai conscience que l’erreur est humaine mais pour une structure de la taille et de l’envergure de Bragelonne, je trouve ça très dommage qu’on ne fasse pas relire la maquette finale avant de l’envoyer à l’impression. Et malheureusement, ce n’est pas la première fois que cette mésaventure m’arrive avec un ouvrage de chez eux. Cela n’entame pas la qualité de l’écrit ni le travail de la traductrice mais je tenais tout de même à en parler.

La conclusion de l’ombre :
Premier sang est un tome très introductif pour le reste de la trilogie. Il s’agit ici de prendre ses marques avec l’univers et les personnages qu’on va suivre ainsi que de poser les premiers jalons d’une intrigue qui semble prometteuse. Ce sera à voir sur le long terme si tous les éléments mis en place par Joe Abercrombie tiennent la route et sont correctement exploités ! Heureusement, l’auteur pose des protagonistes suffisamment convaincants et intrigants pour me donner envie de découvrir la suite. Ce que je ne vais pas manquer de faire !

D’autres avis : Le culte d’ApophisBoudicca – l’ours inculte – Aelinel – vous ? (n’hésitez pas à vous manifester si j’ai loupé votre chronique !)

La Croisade éternelle #2 la Prêtresse guerrière – Victor Fleury

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La Prêtresse guerrière
est le second tome (mais pas le dernier !) de la Croisade éternelle, une saga de fantasy écrite par l’auteur français Victor Fleury. Publié chez Bragelonne, vous trouverez ce tome au prix de 22 euros partout en librairie.
Je remercie l’auteur ainsi que les éditions Bragelonne pour ce service presse.

Avant-propos.
Comme il s’agit d’une suite et que le premier tome s’achève sur un retournement de situation aussi choquant qu’imprévu, cette chronique risque fort de contenir des éléments d’intrigue et donc de vous divulgâcher du contenu. J’ai eu beau essayer, je n’ai pas pu faire autrement histoire d’écrire un retour avec un peu de corps. Je vous invite donc à reporter votre lecture de ce billet à plus tard si vous ne voulez que rien ne vous soit dévoilé.

Toutefois, si cette saga vous intéresse, je vous invite à découvrir ma chronique du premier tome.

J’en profite également pour rappeler qu’un an et demi s’est écoulé entre ma lecture du premier tome et du second. Ce n’est pas un reproche envers l’éditeur ou même l’auteur toutefois mes envies et mes goûts de lecture ont évolué sur cette période et ce d’une manière assez affolante. Vous allez probablement avoir le sentiment que j’ai moins aimé ce tome et je pense que c’est le cas, toutefois c’est lié à un ressenti tout personnel et non à la qualité intrinsèque du travail de Victor Fleury.

/!\ LE DIVULGÂCHAGE COMMENCE ICI /!\

De quoi ça parle?
Nisaba est perdue dans les confins de l’Empire après tous les évènements du tome 1 et aimerait bien retourner à la capitale pour retrouver son fils, Haddon. Malheureusement, elle est supposée mourir pour accompagner son Maître dans l’au-delà et en plus, tout le monde se tape dessus autour d’elle quand iels n’essaient pas de la manipuler. Pour ne rien arranger, son fils a quitté la capitale depuis un bail sauf qu’elle l’ignore. Entre temps, la Princesse-Prêtresse a décidé qu’il ferait un parfait oblat et l’a entrainé dans tous ses problèmes.

Deux voix au lieu d’une.
De mémoire, le premier tome tournait quasi exclusivement autour de Nisaba et le lecteur suivait l’intrigue à travers des chapitres rédigés, certes, à la troisième personne mais de son point de vue à elle. Nisaba avait réussi à me toucher dans le premier volume pour diverses raisons. C’est une femme qui essaie de se dépatouiller avec ses choix et ses problèmes. Elle commet des erreurs, les assume, essaie de les réparer mais chaque fois qu’elle s’approche un peu plus de ce qu’elle désire (tout simplement vivre avec son fils donc rien d’extravagant…) un évènement cruel lui tombe dessus. Le sort s’acharne. Pour ne rien arranger, son destin était lié à celui d’Akurgal alias le gars typique qui, sous prétexte de l’aimer, lui infligeait le pire. Leur relation toxique m’avait fascinée, je la trouvais très bien exploitée et sans que l’auteur tombe dans le travers de la normalisation. Même quand Nisaba a des remords ou des regrets, elle a conscience que ses propres sentiments sont anormaux. L’évènement qui arrive à la toute fin du premier tome, à savoir le suicide d’Akurgal, est profondément choquant et initie un changement chez Nisaba, changement dont j’attendais beaucoup. En tant que lecteur, on en vient à espérer qu’elle réussira enfin à s’émanciper mais c’est sans compter toute la floppée de personnalités plus ou moins divines qui semblent lui courir derrière pour une raison relativement obscure…

Si Nisaba me plaisait beaucoup dans le premier tome, je l’ai ici trouvé assez énervante pour deux raisons. Déjà, elle cherche à retrouver son fils sans jamais remettre en question les informations reçues de la part de sources pourtant peu fiables. Elle manque donc cruellement de jugeote et la plupart de ses choix, elle les prend dans le prisme de ce savoir inexact. Du coup, en tant que lecteur, on assiste à ses plantages avec un intense sentiment de frustration. Ensuite, quand elle rejoint le culte de la Buveuse, elle doit à la déesse trois sacrifices qu’elle rechigne de faire alors qu’ils lui permettraient de se libérer, liberté qu’elle recherche avec ardeur, pour rappel. On peut donc s’étonner que la déesse en question se montre miséricordieuse et l’aide quand même… J’ai été assez gênée par cet aspect que je trouvais incompatible avec la manière dont la déesse concernée était décrite. D’autant plus en arrivant à la toute fin, j’ai eu un sentiment de « tout ça pour ça » ? Je me demande ce que ça impliquera par la suite.

J’ai parlé de deux voix. Ici, Victor Fleury choisit de laisser une place importante au personnage de Haddon, fils caché de Nisaba (lui-même ignore l’identité de sa mère), infecté par les Tréfonds et un des personnages les plus naïfs de la création. Je ne dis pas qu’il n’a aucune raison de se comporter comme il le fait (au contraire même) toutefois je l’ai trouvé extrêmement agaçant pendant tout le roman, sans parvenir à ressentir d’empathie pour lui ou ses mésaventures. Une vraie girouette qui pleurniche et n’assume rien… Un gosse quoi ou pas loin, sauf qu’il sort de l’adolescence du coup j’ai un peu de mal à lui passer ses trop nombreuses faiblesses de caractère ou le fait qu’il accepte un peu plein d’actes horribles de la part la Princesse-Prêtresse… parce ce qu’elle couche avec lui. J’ai trouvé cet aspect assez réducteur pour l’un comme pour l’autre.

Pour autant, les évènements racontés par le biais du jeune homme ne manquent pas d’intérêt et permettent de développer encore davantage une intrigue déjà complexe et riche. Ils sont donc nécessaires et je suis certaine que le personnage de Haddon séduira plus d’un.e lecteurice.

Les dieux, ces grands enfants.
Dans ce monde inspiré de l’ancienne Mésopotamie, Victor Fleury a développé tout un panthéon qui se divise dans un premier temps entre Enlê, à savoir l’avatar bon et lumineux et Aloq, le gars qu’on surnomme le Pourrissant donc vous imaginez bien qu’il n’inspire pas beaucoup de sympathie. Plusieurs divinités mineures apparaissent également comme Anka, divinité des eaux que Nisaba a particulièrement contrarié (en même temps quelle idée de ne pas se laisser violer comme ça aussi… #ironie) dans le tome 1 ou encore la Buveuse qui prend une certaine place au sein de ce tome grâce à la présence des Sœurs de Sang au sein des tribus montagnardes. Ainsi, l’auteur continue de développer un univers déjà solide et très riche dont il ne posait finalement que les bases dans le premier tome. En matière de world-building, je le trouve particulièrement intéressant d’autant que l’auteur ne tombe pas dans le manichéisme. Que ce soit Enlê ou Aloq, aucun n’est un enfant de chœur bien qu’on ne cerne pas encore exactement tous les enjeux de leur conflit et de leurs « interventions » auprès des mortels même si ces éléments prennent un nouvel éclairage grâce aux cent dernières pages qui apportent énormément d’informations. 

Baston !
Vous le savez, j’aime beaucoup lire de la fantasy avec de bons combats ou de la SF militaire parce que je suis sensible à cet aspect armé, affrontement. Dans ce second tome, j’ai été servie et peut-être même un peu trop servie… Les affrontements s’enchainent et se déchainent, Nisaba change de camps aussi vite que de pagne et prend des décisions franchement très discutables en laissant vivre des gens qui devraient juste disparaître du tableau pour lui faciliter la vie. Par moment, j’ai eu un peu l’impression que son choix d’épargner un tel ou un tel autre permettait juste à l’auteur de se resservir du personnage plus tard, au moment opportun. Les ressors me sont apparus assez clairement à plus d’une reprise, ce que j’ai trouvé dommage. Quant à certains, ils survivent via des miracles qui en deviennent lassant à force de se répéter. Je pense notamment à Damiq… À un moment, lâcher prise, c’est bien aussi.

Ces combats ont beau être discutables sur le fond, on ne peut pas nier que l’auteur en maîtrise bien l’écriture en accompagnant son lecteur dans la représentation mentale de ces scènes qui, à défaut d’être toujours utiles, sont plutôt bien foutues. Victor Fleury possède cette écriture graphique, un peu magique, qui stimule l’imagination et rend son lecteur accro. J’ai beaucoup aimé cet aspect.

Un page-turner efficace.
À ce stade, vous êtes probablement surpris par ma chronique et vous vous demandez pourquoi j’évoque le roman en détaillant autant de points négatifs. Ce n’est pas de l’acharnement gratuit, d’autant que j’apprécie beaucoup l’auteur sur un plan personnel. Toutefois, il me semble important d’évoquer les éléments qui en sont venus à me déranger tout en soulignant qu’ils tiennent davantage d’une affaire de goût plutôt que de qualité intrinsèque du roman. D’autant que je persiste à qualifier ce roman de page-turner efficace puisque je l’ai lu en deux jours à peine alors qu’il fait 450 pages…

Les pages en question se tournaient sans que je m’en aperçoive. Les évènements s’enchaînaient et donnaient envie d’aller voir plus loin, de découvrir comment va se présenter la suite, et ce même quand le personnage concerné agace prodigieusement ou qu’on le secouerait bien un coup pour le réveiller. Cela paraît paradoxal, pourtant c’est ce que j’ai ressenti lors de ma lecture et finalement, je pense que c’est la marque d’un roman de qualité. Si, malgré ses défauts (selon mes goûts), j’ai réussi à m’y intéresser suffisamment pour avoir envie d’influer sur son déroulement… Le contrat est rempli pour l’auteur.

La conclusion de l’ombre :
Ce seconde tome de la Croisade éternelle reprend avec brio les ingrédients du premier : une fantasy à la sauce mésopotamienne, un world-building efficace qui se développe encore sans pour autant oublier l’aspect humain via des personnages qui ne laissent pas indifférents. Si j’ai, sur un plan personnel, éprouvé des difficultés avec les choix et réactions des protagonistes, cela ne m’a pas empêché de dévorer ce page-turner signé par un auteur français qui n’a plus grand chose à prouver.

D’autres avis : Pas encore mais cela ne saurait tarder !

Les découvertes de l’ombre #15

Bonjour à tous !
Déjà deux mois depuis le dernier épisode des découvertes de l’ombre ! Deviendrais-je plus difficile à tenter ? Heureusement, certains blogpotes ne perdent pas la main… Découvrons tout de suite la sélection de cette fois-ci avec les résultats en fin d’article.

En quelques mots, je vous rappelle le concept: Au quotidien, je suis beaucoup de chroniqueurs (vive l’application WordPress !) qui me font découvrir des livres intéressants. Ces livres, je me les note toujours sur le bloc-note de mon téléphone (merci à toi qui remplace le post-it que je perdais tout le temps). Puis je me suis dit… Bon sang que tu es égoïste ! Fais donc partager tes découvertes au monde entier, mets en danger les comptes en banque et les PàL qui menacent déjà de s’écrouler !

1
Blog : Les tribulations de Miss Chatterton
Johan Heliot est un auteur dont j’apprécie souvent le travail. Pourtant, je ne m’étais pas penchée sur cette saga, rebutée par son qualificatif jeunesse -ce qui est un peu bête je le conçois vu qu’il m’arrive d’en lire et même de passer un bon moment. Miss Chatterton s’est empressée de me démontrer à quel point j’avais tort dans sa chronique ! J’ai été attirée par l’aspect conte de fées non-genré et par la thématique du passage à l’âge adulte ainsi que l’absence de violence. Utiliser la tête au lieu des muscles? Ça change !

2
Blog : Les Chroniques du Chroniqueur
Je n’ai lu qu’un roman de Catherine Dufour jusqu’ici et j’en suis ressortie sans trop savoir si j’aimais ou non. J’en entends énormément de bien sur la blogosphère via les chroniques sur ses nouvelles et sur la Danse des lutins chez l’Atalante (il faudrait que je le lise aussi d’ailleurs !). C’est donc naturellement que j’ai jeté un œil sur celle du Goût de l’immortalité. Bien m’en a pris ! J’apprécie grandement l’originalité d’une narration sous forme de lettre écrite dans le futur et par une immortelle qui plus est. Les thématiques brassées semblent nombreuses et actuelles (épidémies, destruction des écosystèmes, fracture sociale, etc.) je me réjouis donc de lire cela par moi-même.

3
Blog : My Dear Ema
Le young adult et moi entretenons une relation compliquée, vous le savez si vous suivez régulièrement le blog. Je suis sévère, je lui passe peu de choses mais quand une blogueuse aussi exigeante qu’Ema qualifie ce livre de pépite en allant jusqu’à comparer son world-building à Harry Potter (et elle est aussi potterhead que moi !) well… Je me demande pourquoi ce roman n’est pas déjà dans ma PàL.

4
Blog : l’ours inculte
C’est en lisant sa chronique du tome 3 que j’ai ajouté ce roman à ma liste sans tarder. Depuis plusieurs années je reste frileuse face aux parutions de Bragelonne malgré quelques bonnes surprises (coucou Wyld, Victor). Toutefois, l’ours parle ici d’un univers grimdark, d’une ambiance sombre, de désespoir (de désespoooooaaaaar même) et j’a-dore. Du coup, hop, c’est dans la liste.

5
Blog : Chut, maman lit !
J’aime le Japon, ce pays me fascine surtout pour son Histoire et sa culture. Pourtant, j’ai du mal à trouver des romans contemporains qui me bottent vraiment et ici, même s’il s’agit de SF, le titre s’ancre tout de même dans la société japonaise (enfin si Anne-Laure ne ment pas :D). De plus, le principe est intriguant : un bazar qui offre une réponse à tous les soucis qu’on lui présente ! Pour ne rien gâcher, il s’agit d’un coup de cœur pour notre maman liseuse. Il était donc obligatoire que ce titre rejoigne ma PàL.

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois ! Nous sommes donc à une tentation pour miss Chatterton et Chut maman lit ainsi que Célinedanae, FungiLumini, les livres de roses, l’Apprenti Otaku, Lutin et songes d’une walkyrie. Nous arrivons à deux tentations pour Ma Lecturothèque, l’ours inculte, ainsi que les Chroniques du Chroniqueur et My Dear Ema. Le Grand Serpent maintient son avance avec quatre tentations, qui osera lui disputer son titre ?

Et vous, vous avez découvert quelque chose d’intéressant récemment? 🙂

Les découvertes de l’ombre #14

Bonjour à tous, lecteurs confinés !
J’espère que vous lisez cet article en étant en bonne santé et que vous ne vivez pas trop mal cette situation. De mon côté après une panne de lecture, je me suis remise en selle et j’ai découvert quelques romans sympathiques sur la blogosphère. Je me devais donc de vous en faire profiter histoire que vous puissiez préparer une petite liste de romans à acheter après le confinement 😉

En quelques mots, je vous rappelle le concept: Au quotidien, je suis beaucoup de chroniqueurs (vive l’application WordPress !) qui me font découvrir des livres intéressants. Ces livres, je me les note toujours sur le bloc-note de mon téléphone (merci à toi qui remplace le post-it que je perdais tout le temps). Puis je me suis dit… Bon sang que tu es égoïste ! Fais donc partager tes découvertes au monde entier, mets en danger les comptes en banque et les PàL qui menacent déjà de s’écrouler !

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Blog : Ma Lecturothèque
J’ai d’abord été intriguée par le titre de cet ouvrage et sa couverture. Puis j’ai découvert un roman surprenant qui semble rassembler des ingrédients qui me plaisent : de l’action, de l’humour, des flingues, de la magie… des héroïnes lesbiennes, trans… Même des vampires ! J’étais scotchée qu’on puisse rassembler autant d’éléments dans un texte et susciter un tel enthousiasme. Je n’ai pas encore lu de romans de cette autrice mais je compte bien me lancer sous peu.

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Blog : Le Culte d’Apophis
C’est en discutant dans les commentaires sur une chronique (le jeu de la Trame) que le Grand Serpent m’a conseillé cette saga. En gros, elle réussit là où le Jeu de la Trame a échoué et est une référence en matière de fantasy japonisante. J’ai même pas été lire le résumé ni rien, je l’ai mis direct dans ma wishlist de sortie de confinement. J’accorde trop de confiance à ce serpent. Bon j’avoue, en préparant cet article, j’ai quand même été lire sa chronique 😉

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Blog : Ma Lecturothèque
Il y a cinq ans, juste après avoir fêté mes treize ans, j’ai tué ma meilleure amie.
WHAT. THE. FUCK. Voilà ce que je me suis dit en lisant la 4e de couverture au début de l’article de Ma Lecturothèque. Puis j’ai appris que les trois filles lisaient, écrivaient de la fanfiction… Je n’ai pas eu besoin de davantage pour avoir très envie de lire ce roman. Ce sont des thématiques qu’on n’aborde pas si souvent donc c’est l’occasion.

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Blog : L’Apprenti Otaku
L’ami Otaku a encore frappé ! J’avais déjà entendu parler de ce manga sur un autre blog (celui du Chroniqueur si je ne me trompe pas) mais je n’étais pas plus tentée que ça. J’ai eu besoin de la lecture de cette chronique pour me laisser séduire. D’autant que les trois premiers tomes étaient offerts en numérique pour le confinement ! Je les ai donc téléchargés et nous verrons ce que ça donne. J’ai également découvert à cette occasion que je pouvais lire des mangas sur ma liseuse. Comme quoi ! (oui après coup ça paraît évident mais je suis un peu quiche parfois.)

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Blog : Mutin Lutin (Albdo!)
J’ai lu début d’année un roman de Poul Anderson qui m’avait vraiment enthousiasmée. Il y a quelques jours, l’amie Lutin a publié une chronique sur une nouvelle de Poul Anderson où elle remarquait une certaine similitude d’ambiance avec l’épée brisée. En plus, cette nouvelle est publiée au Bélial et a reçu de nombreux prix… Comme je suis toujours en recherche de lectures pour le Projet Maki, impossible de passer à côté.

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois ! Nous sommes donc à une tentation pour le Chroniqueur, Célinedanae, FungiLumini, l’ours inculte, les livres de roses, my dear ema, l’Apprenti Otaku, Lutin et songes d’une walkyrie. Ma Lecturothèque se démarque déjà avec deux tentations d’un coup ! Toutefois, nous comptabilisons quatre tentations pour le Grand Serpent qui maintient son avance. Mais qui pourra le détrôner ?

Et vous, vous avez découvert quelque chose d’intéressant récemment? 🙂

Wyld #2 Rose de sang – Nicholas Eames

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Rose de sang
est le second volume de la saga Wyld écrite par l’auteur canadien Nicholas Eames. Édité par Bragelonne, vous trouverez ce volume au prix de 18.9 euros.

Souvenez-vous, je vous ai parlé du premier tome intitulé La mort ou la gloire, qui avait été un gros coup de cœur. C’est donc avec enthousiasme quoi qu’un peu d’appréhension que je me suis jetée sur cette suite car malgré les affirmations de la blogosphère, j’avais du mal à concevoir que Rose de sang puisse être meilleur que son prédécesseur. Voyons ensemble ce qu’il en est.

Tam Hashford est serveuse dans une taverne réputée qui accueille bon nombre de roquebandes. Sauf qu’elle a envie de faire autre chose de sa vie que de servir des verres. L’occasion se présente quand Fable arrive en ville et annonce chercher un nouveau barde. C’est le début d’une aventure mortelle, dans tous les sens du terme.

Six ans après que Saga ait vaincu la Horde de Lastleaf, une nouvelle horde se rassemble et menace l’humanité. Pourtant, Fable se rend complètement à l’opposé de sa position afin de remplir un mystérieux contrat. La première partie du roman est donc consacrée à la fin de la tournée du groupe, à ses combats dans des arènes et aux réactions des autres mercenaires qui n’hésitent pas une seconde à les accuser de fuir leurs responsabilités. Le premier tiers du roman m’a moins enthousiasmée que dans le premier opus. J’y ai parfois trouvé quelques longueurs et si je n’avais pas apprécié le personnage de Tam, j’aurai été franchement déçue par cette approche initiale. L’intrigue reste assez classique et on devine sans trop de difficultés certains ressorts narratifs aussi évidents qu’un éléphant dans un couloir. Au point qu’on se demande si la meneuse de Fable utilise parfois son cerveau.

Rose, la meneuse en question, est la fille de Gabe le Magnifique, légendaire dirigeant de Saga et point clé de l’intrigue du premier tome puisqu’il s’agissait de la sortir d’une ville assiégée par la Horde. Si je l’appréciais dans ce premier opus, elle m’a le plus souvent gonflée dans celui-ci en partie pour son comportement envers Nuage Libre mais aussi envers Wren (sa fille). J’ai du mal à concevoir qu’elle puisse inspirer des sentiments aussi forts aux autres membres du groupe que j’ai pour ma part trouvés bien plus intéressants. Voyez plutôt : Nuage Libre est l’un des derniers druines (humanoïde avec des oreilles de lapin) de Grandual. C’est la force tranquille du groupe et sa faiblesse, c’est l’amour qu’il porte à Rose. Cura est une sorcière d’encre au passé très sombre, qui a subi de nombreux traumatismes et a tatoué ses cauchemars sur sa peau afin de pouvoir les invoquer pour se battre. J’ai toujours eu un faible pour les personnages brisés et je l’ai vraiment adorée car je la trouvais plutôt crédible. Brune est une sorte de chaman capable de se changer en animal et exilé loin de sa tribu. Une partie du roman, en terme d’intrigue secondaire, va d’ailleurs tourner autour de lui. C’est un personnage qui inspire la sympathie mais pas autant que Roderick, le manager qui est un satyre forcé de se dissimuler aux yeux des humains pour ne pas subir de racisme. Je l’ai trouvé souvent drôle, un peu con par moment mais sa présence apporte réellement quelque chose. Je regrette de ne pas le voir représenté sur la couverture puisque, à mon sens, il appartient totalement à Fable.

À travers ma description des personnages, vous aurez probablement noté quelques uns des thèmes abordés par Nicholas Eames. Comme dans le premier volume, il interroge son lecteur sur la notion de monstre. Il est courant et même habituel dans les romans de fantasy d’avoir des humains qui chassent des créatures pour x raison. Ici, on a aussi le point de vue des créatures en question et je trouve ça plutôt intelligent de casser l’anthropocentrisme propre au genre. C’est l’un des points que j’ai le plus aimé. L’autre étant l’aspect représentation. Le personnage narrateur est une femme et même une femme lesbienne, point qui est par moment abordé avec son père et son oncle. Ce n’est pas à proprement parler un élément central du récit mais il a quand même sa place, sans casser l’équilibre de l’intrigue.

Une intrigue, comme je l’ai dit plus haut, qui a par moment des ressors assez évidents mais n’en perd pas son intérêt pour la cause. Cette suite de Wyld est, à l’image du premier tome, un véritable page-turner qui gagne en puissance jusqu’à sa conclusion. En fait, ç’aurait été un coup de cœur sans la toute dernière page. Pour les explications, surlignez le texte suivant :
J’ai trouvé l’épilogue plutôt intéressant même si je ne m’attendais pas à ce que Brune survive. Comme j’appréciais beaucoup la relation entre Tam et Cura, ça m’a fait plaisir de les imaginer ensemble. J’ai parfois un petit côté guimauve, que voulez-vous, ça arrive même aux meilleurs. Par contre, je n’ai pas du tout compris le choix de l’auteur quant à la survie de Rose qui se découvre finalement un instinct maternel. Franchement, ç’a m’a suprêmement agacée parce qu’au final, il n’y a que Nuage Libre qui périt et Rose va pouvoir profiter de ce que lui désirait (être parent) à cause d’une prise de conscience qui arrive (beaucoup) trop tard. Franchement, le roman aurait gagné à ce que cette page soit effacée. Enfin, c’est mon avis personnel bien évidemment mais ça m’énerve surtout parce que ça renvoie encore l’image de la femme forcément comblée par la maternité, peu importe ses sentiments antérieurs. Ça véhiculent des valeurs qui ne me plaisent pas.

Bref hormis ce point de détail, j’ai vraiment adoré me replonger dans l’univers de Wyld. La plume de Nicholas Eames est toujours plaisante avec cette touche d’humour (et le retour des Screaming Eagles, merci du nouveau fou rire(vous comprendrez en lisant, ça reste une punchline sublime) parfaitement dosée. Il fait partie des auteurs dont l’écriture m’enchante et dont le style est vraiment remarquable. Je lirai la suite avec grand plaisir même si elle n’est pas encore sortie en VO alors ça risque de prendre un moment.

Pour résumer, Rose de sang est une suite un peu en-dessous du premier tome à mon goût (question de feeling avec les personnages principalement) mais qu’on dévore quand même avec grand plaisir. Impossible d’arrêter de tourner les pages ! Nicholas Eames continue de développer son univers si riche et original en abordant des thématiques intéressantes comme la notion de qui est un monstre et qui ne l’est pas ou encore la quête identitaire qui reste certes classique dans un roman de fantasy mais qui n’a ici rien d’ennuyeux ou redondant. Je vous recommande très chaudement la lecture de cette saga !

Les sorties de l’ombre #1 – janvier 2020

Bonjour à tous !
J’inaugure cette année un nouveau rendez-vous destiné à vous présenter les sorties à venir chez les éditeurs que j’affectionne particulièrement. Tous les mois, je compte sélectionner cinq romans à paraître que j’attends avec impatience. J’opère la sélection sur base de mes goûts personnels : tous les éditeurs ne seront pas forcément présentés à chaque fois, toutes leurs nouveautés non plus car je n’ai pas pour ambition de faire un tour complet du panorama littéraire de l’imaginaire. J’ai simplement envie de partager avec vous mon enthousiasme face aux sorties à venir 🙂

On commence doucement en Janvier avec deux romans à paraître aux Éditions du Chat Noir et dont les précommandes sont ouvertes depuis le 15 de ce mois, raison pour laquelle je vous en parle déjà. Il s’agit d’un Chat Blanc : Tu es belle Apolline de Marianne Stern et d’une traduction : The Dead House de Dawn Kurtagich Très honnêtement, si le Chat Blanc n’avait pas été écrit par une autrice que j’apprécie beaucoup, je ne suis pas sûre que j’aurai eu envie de le lire. Mais ma curiosité est piquée donc nous verrons ce que cela donnera. Notez que je vais acheter ces romans début mars à la Foire du Livre de Bruxelles, donc on n’en parlera pas tout de suite.

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Mi-janvier, Bragelonne a eu la bonne idée de sortir la suite de Wyld de Nicholas Eames intitulée Rose de Sang. Elle n’a pas eu le temps de s’installer dans les rayons de ma librairie que je repartais déjà avec tant le premier tome avait été une vraie bouffée d’oxygène pour moi. J’ai hâte de dévorer celui-ci !

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On continue en compagnie de Mnémos qui commence fort cette année avec les Six Cauchemars de Patrick Moran,  un roman indépendant qui met à nouveau la Crécerelle en scène. J’avais déjà lu le précédent et j’avais adoré. J’ai eu la chance de recevoir celui-ci en service presse (j’en profite pour remercier l’équipe éditoriale au taquet !) il devrait donc être lu ce mois-ci, début février au plus tard.

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Et enfin, on termine avec une nouveauté ActuSF à savoir Binti de Nnedi Okorafor. Je n’ai encore jamais lu cette autrice mais le pitch de ce roman me vend du rêve. Je suis impatiente de voir ce qu’il va donner. D’ailleurs, je l’ai reçu en service presse (merci Jérôme et Gaëlle !) et ce sera ma lecture de la semaine.

C’est déjà terminé pour le mois de Janvier ! Je vais essayer de préparer l’article de février un peu plus tôt dans le mois mais j’attendais les couvertures / annonces de tout le monde pour faire ça bien.

Allez-vous craquer pour certains de ces romans? 🙂