À l’ombre du Japon #34 { Comme sur un nuage #2 ; Nos temps contraires #3 }

Ohayô minasan !

Nouvel article manga consacré cette fois-ci à deux nouveautés chez l’éditeur Akata dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler sur le blog. J’aime beaucoup leur engagement à promouvoir la diversité et ces deux séries sont des réussites pour moi, si bien que j’attends toujours le tome suivant avec impatience. Allons un peu plus dans le détail…

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On retrouve deux grandes parties au sein de ce volume. La première concerne l’amitié qui lie Sanada et Ayumi depuis l’école primaire. Noshiro comprend que la jeune fille voue à Sanada des sentiments qui semblent amoureux et essaie de les rapprocher, alors même qu’il sait que Sanada préfère les hommes ! Cela donnera lieu à des questionnements sur la nature de l’amour, sur le fait d’aimer ses amis et la différence entre amour et amitié. Est-ce vraiment si éloigné ? On sent beaucoup de maladresse dans le personnage de Noshiro qui essaie de bien faire, se démenant pour que tout le monde soit heureux. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions…

La seconde partie est consacrée à l’arrivée d’un nouveau protagoniste qui m’a vraiment gonflé : Makoto Morinaga. Il est également au lycée mais semble plus jeune d’un an ou deux que Noshiro, Sanada et Ayumi. Il est tombé amoureux de Noshiro en trois secondes à tout péter après que ce dernier ait performé lors d’une course relais. Depuis, il ne l’a plus lâché. Suite à un qui pro quo, Makoto est persuadé que Noshiro est homosexuel et donc qu’il a toutes ses chances avec lui ! Le flou va durer longtemps et c’est finalement Sanada qui va devoir régler la situation en mettant un peu de plomb dans la tête de ces deux andouilles.

Si j’ai retrouvé la bienveillance et l’intelligence dans le traitement des thématiques autour de la sexualité, ce nouveau personnage ne m’a pas vraiment convaincue et même plutôt refroidie. Comme la série s’achève au prochain tome, je vais tout de même l’acheter pour découvrir le dénouement mais je me demande un peu ce que ça va donner, vu la direction prise à la fin…

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

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Encore un tome bourré d’émotions et de retournements de situation ! Comme le laisse penser la couverture, ce volume va davantage parler de Caesar et de Louis, du couple qu’ils forment, de comment ils en sont arrivés là et des conséquences que ça a sur leurs vies. Les deux néotènes souffrent et ne se comprennent décidément pas, ce qui va mener à des situations très problématiques, autant pour eux que pour Tara et Arata, leurs amis d’enfance.

Mais outre ces éléments, Gin Toriko va cette fois-ci évoquer un nouveau thème en lien avec la maladie de Daphnée, à savoir la pédophilie. On met ici en scène une déviance où la victime est manipulée puis punie par le système au contraire de son agresseur, ce qui révolte Tara et souligne un peu plus les disparités présentes dans cette société qu’on pourrait presque croire idéale au premier abord. La présence plus forte du personnage de Louis permet de le rappeler puisque, cynique et désenchanté, il met le doigt sur l’aspect plus sombre de cette vie dont il est déjà fatigué.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions lors de ma lecture et un criant sentiment d’injustice mêlé à une bonne dose de frustration. C’est, finalement, la marque d’un bon manga puisque je me suis impliquée émotionnellement avec les personnages. Je suis très curieuse de découvrir la suite !

D’autres avis : Les blablas de Tachan – vous ?

Et voilà, c’est déjà terminé pour aujourd’hui ! J’espère que je vous ai donné envie de découvrir / continuer ces deux séries ou, en tout cas, de vous pencher sur le catalogue de l’éditeur. On se retrouve très bientôt pour parler d’autres suites.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #33 { Beastars #15 ; Les carnets de l’apothicaire #2 ; le renard et le petit tanuki #2 }

Ohayô minasan !
On se retrouve pour un rendez-vous manga entièrement consacré à l’éditeur Ki-oon. Vous le savez, j’ai pour eux une affection particulière (même si tous leurs titres ne sont pas des coups de cœur ou ne me séduisent pas, coucou My Broken Mariko) car ils proposent régulièrement des séries originales, qui sortent du lot. C’est le cas avec les trois titres dont il est ici question et qui ont été d’énormes coup de cœur. Je n’ai qu’une hâte : arriver au mois de mai pour avoir les suites.

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Je ne présente plus cette série qui a été pour moi une vraie révélation. Je dévore chaque tome dés leur sortie et j’en ressors chaque fois avec des étoiles plein les yeux tant Paru Itagaki est douée pour mener son intrigue, doser son action, proposer sans arrêt de nouveaux éléments sans pour autant oublier les anciens, ce qui permet d’accrocher le lecteur de tome en tome. Je n’ai pas souvenir d’un seul moment plus faible, d’un seul tome « de remplissage » et ce quinzième volume ne fait pas exception à la règle…

Ce tome, donc, se focalise sur la question des relations interespèces. En effet, on a découvert dans le volume précédent l’existence d’un tueur qui est à la fois herbi et carni, issu de l’union d’une gazelle et d’un léopard. C’est l’occasion pour Legoshi de réfléchir à l’avenir de sa relation avec Haru, puisque, s’ils ont des enfants, ce seront également des hybrides… Tout comme sa propre mère l’a été puisque, pour rappel, le grand-père de Legoshi a eu un enfant avec une louve, alors que lui-même est un varan de komodo. Le lecteur va également découvrir une partie du passé de la mère de Legoshi et entrevoir les raisons possibles de son suicide. Louis, de son côté, va tomber nez à nez avec son ancienne bande, non loin du marché noir. À nouveau, les péripéties s’enchainent, des personnages qu’on pensait oubliés reviennent sur le devant de la scène et le suspens est à son comble quant à ce qui va arriver ensuite. J’adore !

Si vous n’avez pas encore donné sa chance à ce titre, n’hésitez plus… Surtout que la série va se terminer bientôt, donc vous savez où vous allez !

D’autres avis sur ce tome : pas encore, mais cela ne saurait tarder !

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Si j’ai été très convaincue par le premier tome des Carnets de l’Apothicaire, ce n’était rien à côté de celui-ci qui m’emballe plus que de raison, si bien que j’ai à présent des attentes extrêmement élevées concernant cette série. Ce second volume est l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement du système des concubines et des dames de compagnie ainsi que sur le métier de gouteuse, exercé malgré elle par Mao Mao.

Ce personnage prend aussi de l’ampleur car on en apprend davantage sur ses taches de rousseur (j’ai adoré cet aspect même s’il fait froid dans le dos) tout en la voyant en action dans son métier, implacable, capable de faire preuve d’un fort caractère assez terrifiant tout en se montrant préoccupée du bien être des autres. Cette héroïne est l’une des plus réussies que j’ai pu croiser récemment dans un manga !

Pour ne rien gâcher, l’esthétique superbe du titre se confirme. Chaque planche est soignée, millimétrée, rien n’est laissé au hasard, encore moins la caractérisation des personnages qui rend l’ensemble très aisé à suivre. Je me réjouis d’avoir le troisième tome entre les mains !

D’autres avis sur ce tome : Les voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

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Souvenez-vous, je vous avais déjà présenté le premier tome de cette série qui parait jeunesse mais ne l’est pas du tout. Le dessin m’avait conquise ainsi que l’aspect adorable du petit tanuki prénommé Manpachi, couplé au sale caractère de Senzo, le redoutable renard noir. Mais la série possède-t-elle ce qu’il faut pour durer ? Après la lecture de ce tome, ma réponse est oui !

Dans ce tome, le renard noir se lance à la poursuite du blaireau Momoji qui a menti à Manpachi pour l’attirer dans sa montagne d’origine, lui promettant de l’aider à retrouver ses parents. C’est l’occasion d’une très belle scène avec l’esprit protecteur de la montagne même si elle est précédée d’un moment crève-cœur sur la façon dont les autres esprits traitent Manpachi.

C’est toujours doux, drôle, mignon mais le titre possède aussi une part de noirceur qui fonctionne d’autant mieux au milieu des éléments précités. J’ai très envie de découvrir la suite et je suis assez curieuse de voir où tout cela va nous mener…

D’autres avis sur ce tome : La pomme qui rougitles voyages de LyLes blablas de Tachan – vous ?

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois. J’espère que vous avez apprécié ce tour d’horizon des séries qui se confirment et semblent faites pour durer chez Ki-oon… Je vais conclure en disant : bien vite le mois de mai ! Mais rassurez-vous, on se retrouvera avant dans ce rendez-vous manga.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #32 { je découvre One Punch Man ! }

Ohayô minasan !

Nous voici déjà de retour avec un article un peu spécial consacré à un manga que je commence tout juste (mille ans après tout le monde donc…) One Punch Man ! Alors je sais, vous m’avez probablement déjà entendu dire que le shonen (je sais certains parlent de seinen pour ce titre mais Kurokawa le sort dans sa collection shonen donc voilà) et moi, ça le fait plus. Ou que j’en avais un peu marre des mangas où on ne fait que se mettre sur la gueule. Du coup, a priori, ce titre n’était pas du tout fait pour moi ! Et pourtant, sous ses airs d’œuvre bourrine, One Punch Man cache une vraie richesse.

Dans ce billet, j’ai envie de mettre en avant les qualités du titre qui font que j’ai enchaîné les 14 premiers tomes en moins d’une semaine, coupant juste avec la lecture d’un service presse (au demeurant excellent même si cela n’a rien avoir avec le sujet qui nous occupe ici). Mon but est de vous faire découvrir ce manga et de, peut être, vous permettre de réviser vos a priori car je suppose que je ne suis pas la seule à en avoir par rapport à ce titre. Toutefois, même si j’ai déjà lu 14 tomes, cette chronique concernera surtout le contenu des 8 premiers volumes car le personnage de Garoh apparaît à partir du 8e et il marque, selon moi, un gros tournant au sein de la série qui vaut bien un article à part. Je vais voir à quel moment cela arrivera en continuant ma découverte.

/!\ Je précise également que cet article contient des images ajoutées en groupe par l’outil média. Si jamais elles débordent sur le texte quand vous me lisez via l’application WordPress, passez l’article en « version web » pour arranger cela. 

La genèse du manga
ONE est un mangaka très mystérieux sur lequel on ne sait pas grand chose et dont on n’a même pas de photographies. On sait qu’il est japonais et qu’il a 34 ans. J’utilise un « il » générique car si tout le monde use de ce pronom, je ne suis même pas certaine qu’on connaisse son sexe. En 2009, il publie les premiers chapitres de One Punch Man sur son site Internet, ce qui va lui valoir une popularité immédiate et grandissante. Imaginez, il avait +- 20 000 visites par jour pour le lire !
Ce succès attire l’attention des éditeurs. En 2012, une collaboration commence entre ONE et le mangaka Yusuke Murata qui va redessiner l’histoire d’une manière un peu plus professionnelle. C’est ainsi qu’arrive ce manga dans un format plus classique… Mais ONE ne s’arrête pas à One Punch Man, il est également connu pour son travail sur Mob Psycho 100 que je n’ai pas encore lu.

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Le concept

La première fois que j’ai entendu parler du manga, c’était à ma librairie et le premier tome venait d’arriver dans les rayons. Mon libraire le sortait des cartons pendant qu’on discutait et on a rigolé sur la couverture en se demandant vraiment quel genre d’histoire ça pouvait raconter. Il avait déjà quelques renseignements et me l’a pitché en me disant que c’était grosso modo un gars au chômage qui devient super fort et tue tous les monstres en un seul coup de poing. Faut avouer, ça ne vend pas trop du rêve donc je me suis dit que j’allais passer mon chemin.

Puis j’ai vu un jour mon petit frère regarder l’animé sur Netflix. J’ai pris un épisode en passant et très honnêtement, je ne sais plus lequel. Je me suis dit mh ça a l’air sympa mais plutôt à regarder que lire. Pourtant, lui achetait également le manga en version papier donc il aurait très bien pu me le prêter si j’avais voulu. Sur le moment, je ne le sentais pas, donc j’ai encore retardé ma découverte. Puis nous voilà finalement à mardi dernier donc il y a très exactement une semaine (et un jour). Je l’ai pris en voiture pour faire une course et il entend l’opening de One Punch Man (l’animé donc) passer sur ma playlist. La discussion sur le manga reprend, la ferveur qu’il met pour en parler m’intrigue, me décide une bonne fois. Et nous y voilà !

Alors c’est vrai qu’au début du premier tome, on rencontre bien un gars un peu raté qui est au chômage et se rend à un entretien quand il tombe sur un monstre qui veut s’en prendre à un gamin. La rencontre ne se passe pas super bien, le type décide alors de s’entrainer pour devenir plus fort et réussir à affronter ce type de créature. Trois années plus tard, on retrouve ce fameux gars, chauve, avec un costume pas génial, qui réussit à étaler tous ses ennemis d’un seul coup de poing. Cela donne des scènes plutôt amusantes où les monstres font un peu leur show et sont coupés dans leur élan égocentrique par une droite bien placée. L’humour est bien là mais le concept risque vite de tourner en rond…

Et là, coup de génie.

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Saitama l’invincible.

Notre héros s’appelle Saitama et on se rend rapidement compte qu’étaler tous ses adversaires en un coup ne lui procure aucun plaisir, aucune réelle satisfaction. Pour lui, il n’y a plus d’enjeux, plus de frisson. Il souffre d’être à ce point au-dessus de tout le monde en termes de puissance et essaie de retrouver un peu de plaisir, un peu de piment dans cette vie de héros indépendant. Je trouve l’idée très intéressante car elle prend à contrepied ce qu’on a l’habitude de voir dans les shonens de bagarre. Ici, le héros ne va pas gagner en puissance pour affronter des ennemis toujours plus forts et cruels sur des arcs qui tirent en longueur. Au début du manga, il y a presque un monstre différent par chapitre ! Ça va vite et le lecteur ressent très bien l’impression de lassitude qu’a le héros tout en continuant à se demander où tout ça va bien pouvoir mener.

Un mot sur Saitama : s’il est très fort physiquement, il ne brille pas forcément par son intelligence. Pas qu’il soit un crétin qui fonce dans le tas mais il a conscience que son point fort, c’est justement sa force physique. Quand Genos et lui passent les tests de l’association des héros, Saitama se plante sur l’écrit d’une manière magistrale et réussit par contre les épreuves physiques haut la main avec des scores jamais égalés jusqu’ici. Saitama est plutôt un gars tranquille, un peu paresseux qui vit sa vie en lisant des mangas et jouant parfois à des jeux. Souvent, il s’ennuie et n’a rien à faire. Il est plutôt sympathique mais aussi simple dans sa manière d’aborder les ennemis ou les problèmes qui se présentent à lui. J’ai tout de suite accroché à son concept même si ce n’est pas le seul à être remarquable…

Une galerie de personnages très diversifiée pour une parodie rondement menée.
Parce que si tout le manga ne tournait qu’autour de Saitama, effectivement, on s’ennuierait vite et il n’y aurait pas déjà une vingtaine de tomes publiés à l’heure actuelle. Heureusement, l’auteur créé une floppée de personnages divers et variés qui ont tous des caractéristiques propres ainsi que des degrés de puissance différents. Je n’ai jamais eu aussi facile de ne pas m’emmêler les pinceaux ! C’est un souci que j’ai par moment dans certains mangas où tous les garçons sont créés sur le même modèle avec juste des coupes de cheveux qui changent par exemple et où il y a un vrai souci de distinction entre chaque, que ce soit physiquement ou nominalement. Ici, tous sont parfaitement caractérisés et le dessin de Yusuke Murata est d’une précision à couper le souffle, que ce soit sur les traits des personnages, sur les décors ou sur les scènes de combat qu’il maîtrise sublimement. J’ai rarement autant aimé lire un manga de baston. Il peut passer du chibi un peu ridicule pour Saitama à un trait très sérieux qui souligne la profondeur du personnage. Il suffit de voir les couvertures pour se rendre compte non seulement de la diversité présente au sein du titre mais aussi de son talent pour la caractérisation. Le chara-design est très clairement un point clé de ce titre.

Pour le moment, j’aime beaucoup Genos et Sonic le Foudroyant qui me fait beaucoup rire (à ses dépends…) chaque fois qu’il apparait. Je sais qu’ils comptent parmi les personnages les plus connus et les plus importants mais qu’y puis-je… J’apprécie également beaucoup le concept de King, ce héros surpuissant qui terrifie d’un regard mais qui n’est, en réalité, qu’un imposteur ! Lui comme d’autres apportent un côté un peu absurde au manga qui passe très bien.

Hélas, la plupart de ces personnages ont des noms… Au mieux ridicule. Ce qui se justifie parce que One Punch Man est avant tout et selon moi une sorte de parodie, de contre-shonen, un gros doigt dressé à tout ce qu’on a pu lire comme nekketsu depuis des années qui reprennent souvent le même genre de formule mais également, peut-être, à cette folie, cette fébrilité, qui s’empare du grand public depuis l’avènement du MCU et donc la redécouverte des héros classiques de comics. Il y a un aspect moqueur qui passe à travers l’humour, à travers les noms ridicules des héros (le pauvre Saitama va devenir le Chauve Capé… On a aussi Chien de garde-man ou Pri Pri Prisonnier sans parler de Roulette-man… Des exemples parmi d’autres) Ça ne vend pas du rêve mais ça passe comme une lettre à la poste à partir du moment où l’Association des héros est présentée comme un espèce d’organisme récent et pas très sérieux qui fonctionne sur base de dons publics avec, à sa tête, des riches abrutis qui sont contents de faire leur BA du moment (et de s’en vanter allègrement). Ça change des rassemblements ultra secrets qui forment les plus grands guerriers du monde ! Là où j’en suis, on apprend même l’existence du pendant monstrueux, l’organisation des monstres, un concept que j’aime bien mais sur lequel je ne vais pas trop m’attarder puisqu’on en reparlera dans ma chronique des arcs suivants .

L’intrigue prend donc de l’ampleur au fil des tomes. L’avantage c’est que chaque volume propose un rappel des personnages ainsi qu’un résumé des tomes précédents, ce qui n’est pas inutile du tout ! J’apprécie beaucoup l’initiative même si elle a moins d’impact quand on peut enchaîner les tomes.

La conclusion de l’ombre :
J’ai enchaîné 14 tomes de One Punch Man en une semaine, on peut donc dire que je suis très enthousiaste sur cette série. Sa grande force se situe dans ses personnages diversifiés et dans le dessin d’une précision chirurgicale de Yusuke Murata. On pourrait craindre que son concept s’essouffle vite mais Saitama est un protagoniste très intéressant qui permet de poser un questionnement original dans ce type d’œuvre : quand le héros est déjà l’homme le plus fort du monde, comment réussit-il à retrouver un peu d’intérêt à la vie ? Tout fonctionne très bien dans ce manga et je vous encourage à passer outre vos a priori pour lui laisser une chance.

Je tiens à dire aussi que je n’ai pas encore regardé l’animé donc je ne peux pas faire de parallèle avec le manga papier ni vous renseigner sur sa qualité. Si j’en crois mon frère, la première saison est très bien et réalisée par un studio sérieux. Je compte m’y pencher plus tard, une fois à jour, donc on aura également l’occasion d’en reparler.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #29 { Chobits #5 ; Reborn ! #1 ; Tokyo Revengers #10 }

Ohayô minasan !
Nous voici déjà de retour avec un épisode consacré aux trois premiers mangas lus en 2021 ! Et c’était plutôt pas mal comme cuvée…

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Je n’ai pas encore évoqué Chobits sur le blog en format tome par tome. Je vous en ai parlé au détour d’un article ou l’autre, notamment dans les mangas que je vous conseillais de mettre sous le sapin en 2020 maiiiis voilà, j’ai envie de vous écrire quelques mots sur ce cinquième tome qui sert un peu de transition, apporte de nouveaux éléments et surtout, amorce une thématique qu’on connait bien quand on évoque des robots à apparence humaine : peuvent-ils remplacer l’humain en tant que personne genrée et donc, par extension, membre d’un couple ?

C’est quelque chose dont le tome 4 parlait déjà avec un retour sur le passé du patron de la boulangerie où Chii travaille. La fin du tome 5 le rappelle et remet le lecteur en face de ces questions compliquées qu’on a tendance à un peu oublier au contact de Chii et Hideki. De plus, depuis le tome précédent, Chii a été enlevée par un informaticien obsédé par les légendaires Chobits. Il est persuadé que Chii en est un et va tout mettre en œuvre pour percer ses secrets. Ainsi formulé, on oublie d’autant plus aisément que Chii est, en théorie, un simple ordinateur… C’est d’autant plus vrai que Hideki se morfond d’inquiétude à l’idée qu’on lui fasse le moindre mal, là où son ami Shinbo va justement incarner la « voix de la raison » pour lui rappeler que dans le pire des cas, il suffira d’effacer sa mémoire, car Chii n’est qu’un programme.

Mais l’est-elle vraiment ? Les quelques passages avec la mystérieuse autrice du livre pour enfant (dont je tais à dessein l’identité pour ne pas trop vous divulgâcher des éléments importants) qui semble raconter les éléments de la vie de Chii et Hideki laissent à penser que non et que le créateur de Chii poursuivait justement un certain but en la créant. Personnellement, j’imagine qu’il cherchait à prouver que les programmes peuvent développer des émotions mais je me trompe peut-être ? À voir.  Bref, cette intrigue ainsi les réactions des différents personnages permettent de construire un fond réflexif assez solide tout en donnant la parole à chaque point de vue sans pour autant oublier l’intérêt de l’histoire en elle-même. Un beau boulot et je n’ai qu’une hâte : lire le tome 6 !

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

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Lilysatis (aka Aurélie Mendonça) m’a offert le premier tome de Reborn ! lors d’un concours et j’étais très curieuse de découvrir ce manga qui compte tellement à ses yeux qu’elle en a tatoué l’un des personnages sur sa peau. Je dois dire que la lecture de ce premier tome m’a décontenancée… Et je vais tenter de vous expliquer pour quelle raison.

Déjà, le pitch de base n’est pas (si) banal : Tsunayoshi Sawada est un raté autant sur un plan scolaire que sportif. Sa mère décide donc d’engager un prof particulier, Reborn, qui est… un bébé en costume (?!) mais aussi le plus puissant tueur à gage de la mafia italienne. Il travaille d’ailleurs pour la famille Vongola dont le chef l’a envoyé au Japon pour former Tsuna à prendre sa suite puisque tous les autres candidats sont morts et qu’il est le dernier avec du sang Vongola dans les veines. Ma première réaction à la lecture du résumé a été de sourire et de penser : mais what the fuck ?!

On sent directement qu’il ne faut pas attendre de ce titre quelque chose de sérieux et juste se laisser porter par le délire. Il se passe d’ailleurs plein de choses pendant ce premier tome, presque… trop de choses si on veut être honnête. Les gags s’enchainent au point de devenir prévisibles et un peu lourds, des personnages arrivent trop rapidement, ça part dans tous les sens et dans tous les excès avec le concept de balle de la dernière volonté. En deux mots, il s’agit d’une technologie propre à la famille Vongola qui fait que quand on tire dans une partie du corps avec, on obtient un pouvoir spécifique et si elle « tue » elle ramène sa victime à la vie avec une énergie supérieure qui la pousse à accomplir sa dernière volonté. Au bout de cinq minutes, la personne redevient totalement normale. Par contre si on tire sur quelqu’un qui n’a pas de regret et donc de dernière volonté, la balle sert juste à le / la tuer…

Les idées sont présentes, hélas c’est un peu trop brouillon à mon goût et si j’ai souri une fois ou deux, j’ai quand même trouvé ce tome assez long, lourd, sans réussir à comprendre où le mangaka voulait aller. Je me suis alors renseignée, perplexe, pour comprendre ce qu’Aurélie trouvait de si extraordinaire à ce manga et je suis tombée sur un article qui expliquait qu’au tome 8 (la série en compte 42) le manga prend un tournant radical, gagne en sérieux, se complexifie, etc. Je pense donc continuer à découvrir cette série pour juger par moi-même mais plutôt en l’empruntant dans une bibliothèque. Après, honnêtement, si je n’avais du me fier qu’à ce premier tome sans savoir à quel point cette série comptait aux yeux d’une autrice que j’apprécie, j’aurais cessé l’aventure aussi sec. Comme quoi, parfois, cela vaut peut-être la peine d’aller un peu plus loin… Suite au prochain épisode donc !

D’autres avis sur ce tome : SunreadAsia4Ever2 – vous ?

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Je vous ai parlé du tome 9 sur le blog à la fin du mois de novembre en partageant une réflexion au sujet des suites qui mettent trop longtemps à sortir (à mon goût) et font que mon intérêt a tendance à décliner, sauf pour de rares titres. Cela commençait à être le cas avec Tokyo Revengers mais le dixième opus a prouvé que, quand un mangaka s’en donne la peine, même plusieurs mois entre deux tomes ne constituent pas un réel problème pour stimuler l’intérêt des lecteurs. Je trouve que ce volume rend un nouveau souffle à la série et gagne encore en violence avec des enjeux qui se précisent et des décisions à prendre qui ne sont pas évidentes sur un plan moral. Une fois de plus, Takemichi a du retourner dans le passé afin d’empêcher un affrontement entre le Toman et le Black Dragon dont l’issue risque de changer totalement la personnalité de Hakkai, avec les conséquences que l’on sait sur le futur. Mais cette fois, il ne devra pas trouver seul des solutions puisqu’il va avouer toute la vérité à quelqu’un…

Même si je n’ai eu aucun mal à me replonger dans l’histoire, je regrette toujours que l’éditeur (ou le mangaka ?) n’ajoute pas un récapitulatif des personnages et des tomes précédents au début de cette série alors que ça se fait régulièrement ailleurs (et même chez Glénat de mémoire). Son absence pose un vrai problème à mon sens pour des tomes un peu plus « faibles » ou « de transition » comme l’était, par exemple, le 9.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

Et voilà c’est déjà terminé ! Il faut dire qu’il n’y a pas toujours énormément à écrire au sujet des suites et c’est bien pour ça que je rassemble plusieurs tomes en un seul article. N’hésitez pas à me donner vos propres impressions dans les commentaires 🙂

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du sapin : quels mangas / comics offrir en 2020 ?

Ohayô minasan !
J’espère que vous allez bien. Comme promis, on se retrouve pour un nouveau rendez-vous de décembre concentré cette fois sur les mangas et les comics. J’en ai lu pas mal en 2020 et quelques titres se sont largement détachés du lot… Pour rappel, la semaine dernière, je vous ai proposé ma liste concernant les romans à offrir en 2020.

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Sans surprise, le premier manga dont je vais (encore) vous parler est Beastars. Ce titre ne m’inspirait rien de prime abord parce que je n’aime vraiment pas les animaux anthropomorphes. Mais ça, c’était avant de me plonger dans cet incroyable titre où TOUT fonctionne parfaitement. Les personnages sont pluriels et solides, l’intrigue est intéressante, sans le moindre temps mort. Le dessin de Paru Itagaki parait étrange quand on le découvre toutefois il sert admirablement bien l’histoire et a le mérite de posséder une patte unique. C’est mon gigantesque coup de cœur de l’année et je ne remercierais jamais assez l’Apprenti Otaku pour cette découverte. Sincèrement, si vous ne devez offrir qu’un seul titre de cette liste, c’est bien celui-là qui convient à tous les publics dés l’adolescence.
Plus de détails dans ma chronique.

6
Je n’aime pas la romance, vous le savez. Pourtant, j’ai dévoré les huit premiers tomes de ce manga pendant le confinement de mars et ça m’a fait grand bien. Cette série contient beaucoup de bienveillance à l’égard des otakus et des geeks de manière plus générale, bref des personnes… comme moi. Les personnages sont attachants et crédibles, le format scènes courtes qui forment sur le long terme une intrigue plus globale est bien trouvé et maîtrisé. Il plaira aux personnes qui ont envie d’une romance différente et moderne. Par contre, j’ai testé la version animée et je n’ai pas du tout accroché… Cherchez l’erreur.
Plus de détails dans ma chronique.

7
Je m’étais désintéressée du genre shônen, agacée par ses codes vus et revus. Pourtant, si on classe Noragami dans cette catégorie, je trouve qu’il s’en dégage largement par sa maturité et la complexité de son intrigue. Les inspirations du folklore japonais sont multiples et participent à proposer un titre vraiment riche sur tous les plans. C’est une série assez longue, toujours en cours et les tomes mettent un peu de temps à arriver par contre donc si, comme vous, vous les dévorez, la frustration n’en sera que plus intense…
Plus de détails dans ma chronique.

2
Tranche de vie lycéenne qui parait banale MAIS se démarque par son sujet ou plutôt, par la manière dont est traité son sujet. On y évoque trois adolescents qui se découvrent, eux et leurs attirances, avec les conséquences que cela aura sur leur moral et leur quotidien. Bien entendu, on y parle aussi d’homosexualité et des difficultés que cela représente au Japon de nos jours. J’ai été très touchée par la douceur et la poésie un peu dramatique qui se dégagent de ce titre, terminé en 8 volumes donc c’est pour bientôt.
Plus de détails dans ma chronique.

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Un peu de fun, de peps et de mignonitude avec Jeune dragon recherche appartement ou donjon. Voilà un titre qui plaira aux adeptes de fantasy et de JDR puisqu’on en retrouve tous les ingrédients, avec un peu de parodie mais surtout beaucoup de subtilité et de douceur. J’adore suivre les aventures immobilières de Letty et plus les tomes avancent, plus le manga gagne en intérêt. Moi qui craignait que ça s’essouffle ! C’est un titre parfaitement recommandable pour tous les âges qui plus est.
Plus de détails dans ma chronique.

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Cette année, Pika s’est lancé dans la réédition des œuvres du collectif Clamp et j’ai été immédiatement attirée par Chobits dont j’avais vu l’animé il y a une petite éternité. La version papier me laisse une impression bien plus forte et bien plus positive. Quand on pense que le manga date du début des années 2000, il est très moderne dans ses thématiques abordées comme l’humanisation des I.A. J’attends la sortie des 8 tomes pour écrire un article plus complet dessus. Toutefois, ne vous privez pas d’offrir les 4 premiers volumes qui contiennent tous une carte collector absolument sublime à collectionner.

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Je ne parle pas souvent de comics sur le blog mais j’en lis de temps en temps, quand je trouve le bon filon. J’ai craqué récemment sur Batman White Knight qui est un one-shot (même s’il existe une « suite » que je n’ai pas encore lue mais on peut s’en passer vu que l’histoire peut se conclure dans le seul premier volume) vachement bien foutu. C’est un Batman alternatif, donc il reprend des éléments actés de l’univers et les tords complètement pour proposer une intrigue originale qu’on peut suivre en étant ou non un érudit du sujet. L’idée de base c’est que le Joker va prendre un sérum pour maîtriser ses psychoses et devenir le Chevalier Blanc face à un Batman qu’on critique de plus en plus pour ses excès de violence et de destruction. Si j’ai moins accroché au dessin (mais ça, c’est une question de goût) l’histoire m’a vraiment retournée et ça a été un coup de cœur.

Et vous, quel manga / comics offririez-vous pour les fêtes ? 🙂

À l’ombre du Japon #24 { Beastars #13 ; Magus of the Library #4 ; Le Renard et le Petit Tanuki #1 }

Bonjour tout le monde !
On se retrouve pour un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon spécialement consacré aux nouveautés Ki-oon de cette fin d’année. Avec le confinement et la fermeture des librairies françaises, certains ont préféré décaler les sorties mais ce n’est pas le cas de Ki-oon qui envoie du lourd avec les suites de Beastars et Magus of the Library ainsi que le premier tome du Renard et le Petit Tanuki.

Attention, cet article peut contenir des éléments d’intrigue en ce qui concerne les parties sur les suites. Ne lisez pas ces morceaux si vous voulez éviter le divulgâchage.

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Le renard et le petit tanuki est un manga qui, de prime abord, ne m’attirait pas trop à cause de sa couverture. Elle est adorable, choupinette à souhait, vraiment, sauf qu’on s’attend à une histoire enfantine en la regardant… Puis j’ai lu le résumé et je me suis dit, ma foi, pourquoi pas. C’est l’article de l’Apprenti Otaku (encore et toujours lui !) qui a achevé de me convaincre et je suis bien contente d’avoir sauté le pas.

Certains animaux naissent avec des dons spéciaux ce qui entraine un rejet de la part de leur famille. Ça a été le cas de Senzo, renard surpuissant qui a semé une belle pagaille au point que la déesse l’a enfermé pendant trois cents ans. Elle le laisse finalement sortir, diminué, enchaîné, afin d’élever Manpachi, un petit tanuki possédant lui aussi d’incroyables capacités. Forcément, Senzo n’a pas trop envie de s’y coller mais on ne lui laisse pas le choix. Débute alors cette aventure…

Tous les éléments s’imbriquent bien pour proposer un tome d’introduction de qualité. On en apprend suffisamment sur l’univers sans pour autant devoir tout digérer d’un coup. Les personnages sont variés, bien esquissés, ils ne manquent pas d’intérêts. Les différents chapitres posent les enjeux à venir, entretenant l’intérêt sans tout résoudre d’un coup. Notez que je ne suis pas une grande fan d’anthropomorphisme toutefois ici on parle de divinités, de serviteurs divins, de métamorphes, donc ça passe très bien puisqu’il s’agit d’une exploitation du folklore japonais et non de simples animaux dotés de parole. De plus, Mi Tagawa aborde des thèmes comme le rejet familial, la différence, la peur de l’inconnu qui pousse aux pires bêtises, tout en se concentrant sur une représentation familiale de substitution qui ne peut pas laisser indifférent. C’est mignon, oui, mais pas que et ça se lira très bien chez des adultes (c’est d’ailleurs un josei selon l’éditeur !) Je suis très emballée par ce tome dont j’attends la suite avec impatience !

D’autres avis : L’Apprenti OtakuSonges d’une nuit d’étéLes voyages de Ly – vous ?

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Quand je parle de Beastars, j’ai un peu le sentiment de raconter toujours la même chose qu’on peut résumer ainsi : LISEZ CE MANGA IL EST TROP BIEN. Je sais, ce degré d’argumentation vous laisse probablement pantois/e…
Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce tome, c’est la révélation qu’a eu Legoshi sur lui-même et sur son attrait pour les herbis ainsi que la manière dont il décide de gérer cela. Ce moment est épique et les réflexions qu’il a ensuite sur le sujet tout autant. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Je suis un peu frustrée qu’on n’ait pas davantage vu Haru mais les nouveaux personnages introduits dans ce volume, à savoir les habitants de l’immeuble où Legoshi a déménagé, sont vraiment intéressants et permettent d’ouvrir l’horizon de cet univers aux animaux marins, qu’on n’avait pas encore pu rencontrer jusque là. C’est également l’occasion de revoir Louis (quelle scène ♥) mais aussi d’en apprendre davantage sur le passé de Gosha, le grand-père de Legoshi, et surtout sur son lien avec le Beastar… Une fois de plus, Paru Itagaki signe ici un tome très riche, abouti, en un mot : parfait.
Et donc, lisez ce manga, il est trop bien.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

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J’avais été séduite par Magus of the Library dont j’ai déjà pu parler sur le blog. Sauver les livres, c’est sauver le monde ! Le concept du manga ne peut que parler à une passionnée de littérature et à mon sens, tout est réussi : le fond, le visuel, l’histoire. Oui, mais… J’ai eu un peu plus de mal avec ce tome qu’avec les autres. Pourtant, l’univers et le background se développent davantage et les véritables enjeux se posent, en partie grâce à deux planches finales d’une rare beauté. L’Apprenti Otaku se disait l’autre jour dans un échange sur Je suis un assassin (et je surpasse le héros) que les japonais avaient un peu de mal pour développer des univers de fantasy étoffés… et bien il reverra son jugement à la lecture de ce volume. Malheureusement, le souci ici, c’est qu’il y a beaucoup (trop) de nouveaux personnages et de nouvelles informations. Mais surtout de nouveaux personnages. Près d’une vingtaine à savoir tous les jeunes qui ont réussi l’examen pour devenir kahunas et qui commencent leur formation. Même si le dessin tente de les différencier, ça ne fonctionne pas toujours, surtout pour les personnages féminins. C’est un peu dommage, je pense que l’équilibre aurait pu être mieux trouvé, les arrivées distillées petit à petit car il sera plus que nécessaire de tout relire pour se plonger dans la suite et à la limite, presque de prendre des notes pour ne rien louper. Bien que je me sois sentie perdue une partie de ma lecture, j’ai quand même énormément apprécié me replonger dans cet univers dont j’ai hâte de découvrir la suite.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette édition spéciale Ki-oon ! Rassurez-vous, on va encore parler manga dans pas longtemps puisque j’ai acheté cinq ou six premiers tomes de série…

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #22 { Kingdom of knowledge #1 ; Shikabana #1 ; Nosferatu #1 }

Bonjour à tous et à toutes !

On se retrouve pour un nouveau rendez-vous manga avec trois premiers tomes de séries qui sont sortis récemment et qui ont titillé mon intérêt. Malheureusement, comme vous allez le constater, ça n’a pas vraiment été une réussite…

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Fei est un gnome, il vit dans la bibliothèque de l’Empire avec son peuple car ils sont les seuls à pouvoir lire d’anciens manuscrits qui renferment d’immenses savoirs. Ils ont des milliers de volumes à traduire et ne pourront voir le monde extérieur qu’une fois ce travail achevé. C’est chose faite huit ans après le début du manga, sauf que ça sonne la fin des leurs, les humains refusant que leurs secrets soient répandus partout. Fei est le seul à en réchapper et il jure de se venger…

Ce manga est une nouveauté récente parue chez Kana dans sa collection Dark Kana. L’éditeur présente ce titre comme de la dark et de la tactical fantasy, autant dire que j’étais impatiente de le découvrir sauf que… Selon moi, le terme dark fantasy est très mal employé ici et ce serait super qu’on arrête de mettre dans ce sous-genre toute œuvre où on voit du sang et des morts. La dark fantasy, c’est plus que ça. C’est une idéologie d’ensemble qu’on ne ressent absolument pas sur ce premier volume trop classique à mon goût que ce soit sur son idée ou sur sa mise en place. Quant à l’aspect tactique, on ne peut nier sa présence puisque le héros utilise ses connaissances théoriques acquises dans des livres pour vaincre des ennemis toutefois j’ai trouvé que le (la ?) mangaka l’amenait d’une manière plutôt grossière. Tout va trop vite et paradoxalement, c’est long… Du coup, flop pour moi mais si vous êtes moins à cheval que moi sur les terminologies et les attentes générées par un tel titre, alors n’hésitez pas.

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Kyoto, de nos jours. Tsuyu vit avec Mizore, sa copine depuis le lycée et ne sait pas trop où il va dans la vie. Un soir, Mizore subit un accident de la route. Tuée sur le coup, ce nouveau malheur affecte Tsuyu qui se raccroche à une mystérieuse lettre laissée par Mizore qui le supplie de ne pas brûler son cadavre car un miracle pourrait se produire.

En guise de miracle, c’est plutôt un cauchemar. Ce premier tome se révèle très introductif mais c’est logique puisqu’il y a beaucoup à dire. En général, ça m’agace toutefois ici, ce n’est pas trop mal fait et ça s’incorpore plus ou moins bien dans le manga bien qu’il y ait un petit côté « explication à la Rukia » (les fans de Bleach comprendront) qui m’a fait tiquer. Pourtant, Kei Monri prend son temps pour poser la relation entre Tsuyu et Mizore, afin que le lecteur ne reste pas indifférent aux malheurs du garçon. Il y a un côté très tragique et sombre à ce titre qui m’a vraiment plu et qu’on ressent dés la couverture. Les soucis que j’ai rencontré avec Shikabana arrivent après, quand on découvre le concept de kuroe et qu’on apprend que ces créatures utilisent les cadavres comme vaisseau pour se développer avant de naître. Il existe (évidemment) une section plus ou moins secrète de la police qui les traque, groupe que va rejoindre Tsuyu dans l’espoir de sauver Mizore. Évidemment, Tsuyu n’est pas sorti indemne de sa rencontre avec le kuroe qui habite le corps de sa copine et développe des pouvoirs qui font tomber ce titre tête la première dans le horror-body.

Vous le sentez, cet aspect hyper classique et ce schéma convenu ? D’autant que la section élimine les kuroes, les tue quoi. Tsuyu se rend alors bien compte qu’il a commis une erreur en les rejoignant mais il reste quand même avec eux pour… Quoi ? Je n’ai pas bien saisi. Si les différents éléments de fond sont intéressants, la manière dont l’histoire est présentée sur ce premier tome est trop vue et revue à mon goût. Toutefois, je suis certaine qu’il ravira les adeptes d’horror body vu la qualité du chara-design et surtout, les lecteurs moins lassés que moi ! D’autant que la série est achevée en trois tomes et que c’est la première de ce duo d’auteurs donc… Pourquoi pas ?

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Je vais être sincère : j’ai acheté ce manga uniquement pour sa couverture magnifique en lisant à peine le résumé qui, pourtant, parle bien d’une femme amnésique (soit un des ressors narratifs que je déteste le plus au monde) ainsi que de créatures sanguinaires dans une époque qui ressemble un peu au Moyen-Âge… Vu, vu et revu, classique quand tu nous tiens. Toutefois, j’ai cédé à l’appel du chara-design et si ce titre est effectivement beau graphiquement, il ne contient rien de renversant en terme de concept ou d’intrigue, allant même jusqu’à récupérer grossièrement le mythe qui entoure la famille Bathory. Tous les poncifs du genre sont représentés : la belle femme amnésique qui se rappelle pourtant comment se battre avec son épée et ce, à la perfection, le jeune garçon innocent qui va partir avec elle à l’aventure, une gentille héritière qui se fait abuser par ses serviteurs et qui est mise de côté dans le remariage de son père, une église qui monte une troupe d’élite pour affronter les Nosferatu qui avaient disparu mais en fait non… et je suis trop lassée de ceux-ci pour aller voir au-delà de ce premier volume que j’ai pourtant apprécié lire, sans hélas ressentir l’étincelle qui me donne envie de continuer.

Et voilà, c’est déjà terminé ! J’ai conscience de passer pour une emmerdeuse aigrie via ces brefs retours mais si j’ai choisi de vous parler de ces mangas malgré mon sentiment tout personnel c’est parce que je pense sincèrement qu’ils peuvent plaire à un autre public que moi car ils ne sont pas dénués de qualité, autant sur un plan graphique que conceptuel. Ils ne me conviennent juste pas. Heureusement, sur les quatre nouveautés il y en a une qui a su me plaire et à laquelle je vais consacrer un article plus long très bientôt.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #21 { Celle que je suis #1 & #2 ; une introduction à la transidentité }

Celle que je suis est un diptyque shojo / tranche de vie scénarisé par Morihashi Bingo et dessiné par Koko Suwaru. Publié par Akata Manga dans sa collection Large, vous trouverez chaque tome au prix de 8.05 euros partout en librairie. 

De quoi ça parle ?
Tokyo, dans les années 80. Yûji Manase est étudiant et a deux secrets. Le premier, c’est qu’il est amoureux de son meilleur ami Masaki Matsunaga. Le deuxième, c’est qu’il se sent mal dans son corps, au point de se haïr. Un soir, la sœur de Yûji passe à son appartement et y laisse une robe qui va exercer sur lui une forte attraction, au point que Yûji va l’essayer. Grâce à cela, Yûji comprendra qui il est ou plutôt, celle qu’elle est.

La transidentité et moi : l’étendue de ma méconnaissance.
Le thème central de ce manga est la transidentité, bien qu’il contienne quelques éléments secondaires pour densifier un peu l’intrigue. Yûji est un homme sur un plan biologique et au début du manga, le pronom « il » est utilisé jusqu’à ce que le déclic se produise. À partir de ce moment-là, Yûji sera défini comme « elle » et j’ai trouvé ce jeu formel très intéressant. Akata explique également sur son site qu’ils ont choisi d’écrire le résumé du premier tome au masculin justement parce qu’au début de la série, Yûji se considère toujours comme un homme, alors que celui du second tome est féminisé. Un choix que je trouve pertinent.

Autant me montrer honnête : je ne connais pas grand chose à la transidentité que ce soit dans la réalité ou dans la fiction en dehors de la théorie. J’entends par là que je connais le concept. Je la conçois et la comprends sur un plan intellectuel. Je la respecte et une partie de ce respect passe par l’admission de ma méconnaissance sur le sujet. J’imagine les difficultés que vivent les personnes transgenres (toujours sur un plan intellectuel) mais je n’ai aucune idée de ce que cela implique dans la réalité pour les personnes concernées. Ce serait insultant de prétendre le contraire. Du coup, mon avis sur ce titre est subjectif (comme le sont tous les avis, me direz-vous) et quand je qualifie ce titre de crédible, ce doit être remis en perspective par rapport à mes (mé)connaissances. Vous êtes donc prévenu(e)s !

Sur un plan fictionnel, je pense qu’on aborde assez peu ces sujets (ou alors je suis jusqu’ici passée à côté de toutes les œuvres qui en parlent réellement ?), surtout de manière crédible et respectueuse des personnes concernées. C’est ce qui m’a tout de suite attirée vers ce titre car j’avais envie d’en apprendre davantage avec ce qui est à ma portée et je place une assez grande confiance dans le travail d’Akata pour me douter que, s’ils publient cette fiction, c’est qu’elle est bien fichue. La fiction est-elle le meilleur chemin pour s’instruire ? Je l’ignore mais j’ai envie de croire que ce n’est pas une manière de procéder plus mauvaise qu’une autre. Voici comment et pourquoi je me suis tournée vers ce titre et je n’ai aucun regret. Après cette petite introduction, entrons dans le vif du sujet…

Transidentité, romance, tranche de vie.
Comme je le disais, ma méconnaissance du sujet m’empêche d’affirmer si ce manga est crédible ou non pour les personnes concernées et je serais vraiment curieuse de lire le retour d’une personne transgenre à son propos. Toutefois, de mon point de vue, j’ai trouvé Celle que je suis sensible, subtil, intelligent et surtout, respectueux dans sa démarche représentative. La manière dont Yûji se découvre, les étapes qu’iel va traverser jusqu’à devenir « elle » sans pour autant revendiquer son statut puisqu’iel continuera de se présenter comme masculin aux yeux du monde, par facilité… J’ai trouvé les choix et les cheminements de Yûji crédibles, compréhensibles, un peu tristes aussi mais ça participe à ancrer ce manga dans le réel. Ici, pas de grands éclats, le monde ne va pas se modifier en profondeur, il y aura peu de prises de conscience, sauf à une échelle très restreinte. C’est vraiment une tranche de vie, une tranche de la vie de Yûji qu’on suit avec émotion car on ne peut décemment pas rester indifférent.

Pour autant, le thème de la transidentité ne prend pas toute la place puisque le manga contient également des histoires d’amour parallèles dont une signalée dés le résumé. En effet, Yûji est amoureuse d’un homme qui est aussi un ami proche, sauf qu’elle a conscience de rester biologiquement de genre masculin, ce qui est un problème puisque son ami est hétérosexuel. J’ai trouvé l’évolution de leur relation intéressante et la manière dont l’épilogue se termine aussi car il rend compte de la complexité du sentiment amoureux et des choix que chacun(e) peut faire ou non à ce sujet. La douce mélancolie qui s’en dégage m’a touchée, on sent une vraie réflexion du scénariste. Peut-être est-il concerné par la transidentité ? Je sais qu’il écrit également une saga en light novel (Ce qu’il n’est pas) sur le sujet donc qui sait… Je me pencherais dessus à l’occasion !

La conclusion de l’ombre :
Celle que je suis est un diptyque tranche de vie qui traite d’amour et de transidentité. Je ne suis pas spécialiste de cette thématique et ce manga a constitué une porte d’entrée parfaite pour moi puisque le scénario est construit avec respect et intelligence. Les mangakas proposent un travail soigné autant sur l’intrigue que sur le visuel, ce qui rend Celle que je suis tout à fait recommandable. Une réussite

D’autres avis : Kiriiti’s blog – vous ?
Je n’en ai pas trouvé d’autre toutefois n’hésitez pas à me poster le lien de votre chronique si vous en avez parlé, afin que je vous ajoute 🙂

À l’ombre du Japon #20 { Black Butler ; arc Sieglinde Sarivan }

Bonjour à tous !

En ce moment, je n’ai pas trop envie de lire des romans. Du coup, j’ai décidé de reprendre ma relecture du manga Black Butler entamée cette année durant le confinement. Cet article couvre le dernier chapitre du tome 18 ainsi que les tomes 19, 20, 21 et 22. Ce dernier tome est particulier puisqu’il marque le centième chapitre du manga ! Je vais y revenir.

Un voyage pour l’Allemagne.
Cette fois-ci, sa Majesté demande à Ciel de se rendre en Allemagne car une mystérieuse épidémie la tracasse. Pourquoi s’intéresse-t-elle à ce pays ? Tout simplement parce qu’elle y a de la famille par alliance et elle souhaite donc y envoyer un secours médical si besoin, sauf que le Kaiser lui cache des choses. Version officielle, bien entendu. Bref, c’est tout naturellement qu’elle dépêche son chien de garde qui se retrouve dans le village paumé de Wolfsschlucht (si t’as pas fait allemand à l’école, bonne chance pour réussir à le prononcer).

Ce village est particulier car entouré par une forêt maudite. Selon la légende, les sorcières ont tellement été persécutées en Allemagne entre le 14e et le 17e siècle qu’elles se sont rassemblées au coeur de cette forêt et ont passé un pacte avec des loup-garous chargés de les défendre contre l’oppression. Ces créatures dégagent des miasmes qui tuent en quelques minutes après avoir défiguré les victimes. Certains y survivent mais perdent complètement la raison. Ciel ne croit pas à ces fadaises et décide de se rendre au village par lui-même puisque personne ne peut l’y conduire.

Les femmes sur place sur les premières surprises à voir débarquer Ciel, Sebastian et son groupe de serviteurs. Pourtant, leur cheffe, la sorcière verte -une étrange adolescente prénommée Sieglinde Sarivan- va les accueillir avec plaisir et leur demander de lui en apprendre plus sur le monde extérieur auquel elle n’a jamais eu accès.

/!\ À partir d’ici, ma chronique va contenir des éléments clés de l’intrigue donc lisez à vos risques et périls. /!\

L’obscurantisme et le développement des sciences.
Au fil des tomes, le lecteur se rend compte que Ciel avait raison d’être sceptique face à cette histoire de loup-garous et de malédiction puisqu’il s’agit d’un coup monté du gouvernement allemand. Je vous explique : Sieglinde est la fille d’un génie qui a mis au point une formule pour produire en grande quantité du gaz moutarde. Seulement, un accident de labo l’a tué et a défiguré sa partenaire, qui était comme par hasard enceinte à ce moment-là. Cette dame accouche de Sieglinde qui a hérité du génie de son père. Pour l’exploiter à son plein potentiel, sa mère pense que la bonne solution est de l’isoler des distractions du monde et de faire peser un certain poids sur ses épaules. Elle la met donc à la tête d’un village de femmes prétendues sorcières (des militaires en fait) que la petite va devoir sauver de l’ire des loups qui ont passé un pacte avec la première sorcière verte de l’époque. Ce pacte stipulait que la sorcière verte devait trouver un rituel pour ramener « l’air magique » dans ce monde et permettre aux créatures surnaturelles de revenir. L’air magique en question, c’est le gaz qu’on appelle aujourd’hui sarin mais ça, la pauvre Sieglinde n’en sait rien. Coupée du monde, elle croit réellement œuvrer pour aider son village.

Ce que je trouve intéressant c’est qu’une fois de plus, dans un manga résolument fantastique, Yana Toboso reste très orientée sur les explications scientifiques. Elle exploite l’idée du gaz sarin qui n’a, dans notre réalité, été inventé qu’en 1939 et justement, l’autrice donne une explication à cela (puisque le manga se déroule à la fin du 19e siècle). C’est très intéressant ! Yana Toboso propose toujours une raison logique qui justifie le fait qu’au final, les seules créatures hors du commun sont les diables et les shinigamis. Ciel lui-même, alors qu’il a passé un pacte avec un diable, rejette d’emblée l’histoire au sujet de la malédiction en arguant que ça n’existe pas. Sebastian ne manquera d’ailleurs pas de souligner à quel point sa position est ironique puisque leur pacte est, selon lui, une forme de malédiction.

D’ailleurs, concernant les shinigamis, de nouvelles informations arrivent pendant cet arc qui permettent de savoir de quelle manière on peut le devenir. Cela ouvre de nouvelles perspectives vraiment fascinantes pour la suite et pose pas mal de questions puisque pour devenir un shinigami, il faut s’être suicidé… Et j’imagine mal Grell se suicider, du coup j’aimerais VRAIMENT avoir un flashback sur le détail de son histoire, par pitié. ♥

Enfin, cet arc pose également les bases de celui qui est actuellement en cours de parution et avec lequel j’avais un peu de mal à trouver une logique, si vous vous rappelez mon court retour sur les tomes 27 et 28. Grâce à ma relecture, toutes les pièces du puzzle se sont mises en place, ce qui me ravit ! Comme quoi, quand on suit un manga depuis longtemps au rythme de la parution, se rafraichir un peu la mémoire est nécessaire… D’où aussi l’intérêt de mes articles sur le blog qui sont de fantastiques soutiens pour mes petites cellules grises.

Le centième chapitre.
118690095_2732245070387052_2512749367335505461_n                        image (c) Kana & Yana Toboso

Je l’ai dit, ce volume 22 de Black Butler fête le cap du 100e chapitre du manga. À cette occasion, un sondage a été réalisé dans le magasin qui prépublie Black Butler pour réaliser un classement de popularité des personnages. L’autrice a voulu fêter ça en imaginant une histoire hors série avec les dix plus populaires + ceux dont le dernier chiffre du classement est un 6 (comme le 16, le 46, etc.) ce qui donne lieu à une réception un peu particulière lancée par le vicomte de Druitt. Sachez qu’en tout, il y a eu 12817 votes, ce que je trouve énorme et montre à quel point la série est populaire au Japon. Si vous ne lisez pas (encore) le manga, sachez aussi que si le vicomte de Druitt est dans le coup, c’est que ça va forcément mal tourner. Donc, de base, ça sentait pas bon…

Au cas où ça vous intéresse, voici le top 10 : 1) Sebastian 2) Ciel 3) Undertaker 4) Grell 5) Vincent 6) Charles Grey 7) Snake 8) Elizabeth 9) Lau et 10) Finnian. Je dois avouer avoir été très surprise de trouver Vincent et Charles aussi haut dans le classement vu que ce sont des personnages qui apparaissent très peu et pour Vincent, uniquement en flashback (vous me direz, quand on est mort, forcément…). Sur un plan personnel, je suis quand même contente des 4 premiers car ce sont exactement ceux que j’aurai choisi de mettre et dans cet ordre ! Probablement avec William en 5 car son duo avec Grell est terrible.

Pour en revenir à ce hors-série, le vicomte intrigue lors d’une réception pour s’emparer d’un ruban montrant un chiffre plus haut que le sien car selon lui, ça permet de gagner des caractéristiques supérieures (plus de charisme, de puissance, de place dans l’intrigue, etc) et il n’accepte pas de n’être que 16e. Cela donne lieu à des vols et des échanges pour gagner plus de pouvoir, jusqu’à un affrontement final avec des serpents transformés en dragon et un majordome du feu de dieu. C’est drôle et bien fichu, du grand Yana Toboso qui en profite pour une petite touche émotion entre Undertaker et Vincent. L’air de rien, ce chapitre hors-série confirme certains éléments dont on se doutait déjà en tant que lecteur et promet pour la suite.

Voilà, sans grande surprise cette relecture continue d’être passionnante et m’apporte un nouvel angle sous lequel profiter de cette saga que j’aime tant ! J’espère que mes petits retours sur les différents arcs vous donnent envie de découvrir ce manga. On se retrouve bientôt pour la suite !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #19 { Billy Bat #1, Blue Flag #1 & Tokyo Revengers #1 aka les bons conseils de l’Apprenti Otaku ! }

Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un épisode un peu spécial d’à l’ombre du Japon puisqu’il va rassembler un court retour sur trois premiers tomes lus récemment sous le conseil d’un blogueur que vous connaissez peut-être (et si ce n’est pas le cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉 ) à savoir l’Apprenti Otaku.

J’ai découvert ce blog par hasard il y a quelques mois déjà mais j’ai le sentiment de le lire depuis toujours. Grâce à son exploration du monde manga et de son Histoire, chaque article est une petite bulle culturelle à lui tout seul et il est à l’origine de certains de mes coups de coeur comme l’excellentissime Beastars. Récemment, j’ai acquis sous ses conseils plusieurs séries qui n’ont pourtant pas grand chose en commun… Hormis l’origine de leur achat ! C’est donc pour cette raison que je rassemble ces trois mangas en un seul article ainsi titré. À présent que les choses sont claires… C’est parti !

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Blue Flag est une tranche de vie / romance (attends avant de t’enfuir) dessinée et scénarisée par Kaito. Au départ, je dois avouer que je n’y croyais pas des masses pourtant j’ai immédiatement été séduite par le personnage principal : Taichi. Un garçon comme n’importe quel autre, qui se retrouve dans sa classe de Terminale avec son ancien ami d’enfance (Tôma) et une fille amoureuse de ce dernier (Futaba) qui va lui demander des conseils en pensant que les deux amis sont toujours proches. Le pitch de base ressemble à une mauvaise comédie romantique sauf que ça fonctionne à merveille. Le mangaka propose des volumes plutôt épais, ce qui permet aux relations de lentement se mettre en place. On découvre ainsi que Blue Flag possède une profondeur inattendue portée par un trait sensible et maîtrisé. Je ne me suis pas vue arriver à la fin et j’ai tout de suite commandé les tomes suivants à ma librairie. Un article plus détaillé viendra probablement lorsque j’aurai terminé la série qui compte huit tomes en tout.

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Billy Bat est… euh… un seinen, ça d’accord, sauf qu’il m’est difficile de le qualifier plus précisément tant il sort du lot ! À l’heure actuelle, j’ai lu trois tomes (gentiment prêté par mon libraire, merci Geoffrey :3) et je ne suis toujours pas bien sûre de ce que je suis en train de lire. En quelques mots, l’intrigue principale se déroule en 1949 et suit Kevin Yamagata, un dessinateur de BD américain mais d’origine japonaise, comme son nom l’indique. Il est derrière la fameuse série Billy Bat que beaucoup de gens adorent sauf qu’il apprend fortuitement que ce personnage existait déjà dans une BD japonaise qui date de plusieurs années. Craignant d’avoir plagié par accident et très à cheval sur son refus de voler (même sans le vouloir), Kevin part donc au Japon en quête des origines de Billy. C’est là que tout part en cacahuète parce que le pauvre Kevin s’embarque dans une histoire de dingue. Et tout ce qui lui arrive le ramène invariablement vers le personnage de Billy, qui semble bien plus ancien qu’il n’y paraît.
La série est terminée en vingt tomes et je compte tous les lire donc il y aura probablement un article plus complet à ce sujet mais je tiens déjà à souligner le travail d’écriture sidérant de la part de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki. J’ai rarement été confrontée à un manga aussi complexe, aussi bien référencé. Chaque fois que je tourne une page, je ressens vraiment l’impression de me plonger dans un monument, une œuvre qui a ou va marquer l’histoire du manga.

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Encore un shonen de bagarre sauf que celui-ci est bien plus solide et sérieux que d’autres que j’ai pu lire jusqu’ici. Pourtant, ça partait mal puisque le concept se base sur le voyage dans le temps et vous savez à quel point je déteste ça. Ici, toutefois, ça fonctionne assez bien et n’étouffe pas l’intrigue. En quelques mots, du haut de ses 26 ans, Takemichi a globalement raté sa vie. Un jour, il entend à la télévision que sa petite amie du collège a été tuée dans un affrontement entre yakuzas. Choqué, il a un accident (en passant sous un train) qui le ramène douze ans en arrière, à l’époque où il pourrait peut-être changer les choses en prenant des décisions différentes pour son avenir. Des décisions qui l’amèneront à fréquenter le leader du gang Tokyo Manji-Kai.
Tout fonctionne dans ce titre, des personnages à l’intrigue. Le seul point qui m’emballe un peu moins, c’est le chara-design. Je ne le déteste pas mais ce n’est pas trop mon type de trait. Pourtant, je n’ai eu aucun mal à passer outre… Dingue, quand on sait à quel point je peux être pointilleuse là-dessus ! Cette série est toujours en cours avec 18 tomes au Japon pour 8 chez nous. C’est donc une série longue qui se profile mais si elle reste dans la continuité qualitative de ce premier tome, je crois que je ne vais pas me priver de la suite.

On se quitte déjà mais rassurez-vous, je lis tellement de mangas ces derniers jours que je vais enchaîner les articles à ce sujet en mettant un peu les romans de côté. Enfin, pas trop quand même, parce que j’ai des services presses qui m’attendent. Ceux qui préfèrent ce type d’article ne seront donc pas en reste, pas de panique !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)