À l’ombre du Japon #16 { Beastars & moi, chronique d’un coup de coeur inattendu }

Salutations !

Voilà quelques jours que je procrastine sur la manière dont je vais vous parler de cette découverte incroyable qu’a été Beastars pour moi. Allais-je me contenter de reformuler ce que beaucoup ont déjà pu dire sur les qualités du manga ? Je n’en avais pas l’envie et n’en voyais pas l’intérêt. Du coup, j’ai opté pour un billet qui raconte comment j’en suis venue à être totalement accro à cette œuvre.

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Beastars & mes a-priori : l’esthétique

J’ai commencé à entendre parler de Beastars grâce à la blogosphère et plus particulièrement l’ami Otaku. Jusqu’ici, ce n’était à mes yeux qu’un arrivage de plus chez Kazabulles qui ne m’inspirait rien de positif puisque j’ai du mal avec le concept d’animaux anthropomorphisés (je vais y revenir). Pourtant, la manière passionnée dont l’Apprenti Otaku parlait de ce manga a fini par me convaincre non pas d’acheter la version papier mais de regarder l’animé qui venait de débarquer sur Netflix. Au fond, ça ne me coûtait rien du tout si ce n’est un peu de mon temps alors… Pourquoi pas ?

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Je ne savais pas grand chose du contenu (okey en vrai je ne savais RIEN du tout sauf ce qu’en avait dit l’ami Otaku et que j’avais déjà à moitié oublié à ce moment-là), je n’avais même pas lu le pitch de base pour être totalement honnête, m’engluant dans mes idées reçues. Je me suis contentée de me lancer… et de regarder les douze épisodes en une soirée, captivée par ce que j’étais en train de voir. Je n’avais plus binge-watché quoi que ce soit depuis une éternité et ça m’a fait beaucoup de bien alors que le confinement durait déjà depuis une semaine ou deux.

Je ne m’attendais ni à une telle intensité d’écriture ni à me passionner autant pour l’intrigue de ce thriller dans le monde scolaire et théâtral. Tout fonctionnait merveilleusement bien, sans la moindre fausse note et je ressentais énormément d’empathie pour les personnages. Sans parler de mon intérêt qui virait à l’obsession pour leurs interactions. Vu que j’ai tendance à avoir toujours quelque chose à redire, ça tenait également du miracle. Toutefois, je n’ai pas commandé tout de suite la version papier, hésitante que j’étais devant le chara-design un peu particulier que j’avais entrevu sur les couvertures.

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source : site de Ki-oon

C’est particulièrement flagrant sur la bannière d’annonce du site Ki-oon. Traitez-moi de fille superficielle mais quand je lis un manga, j’ai besoin que le chara-design colle à ce que j’apprécie. J’ai un certain canon, des attentes que je ne peux pas clairement expliciter parce que je ne suis pas du tout spécialiste en dessin mais disons que mon étalon de perfection se situe quelque part entre Yana Toboso et Kaori Yuki. Ici, Paru Itagaki s’en détache largement et ça m’a fait peur. Surtout quand on regarde certaines planches internes, j’avais le sentiment d’un brouillon.

Sauf que…

Quand on prend la peine de lire quelques pages, on se rend compte que ce trait brut correspond parfaitement à l’univers animalier -même anthropomorphisé- que développe la mangaka. Sa façon de dessiner renforce son histoire, son intrigue, les sentiments dégagés par les protagonistes. Tout fonctionne dans un ensemble superbement maîtrisé quand on pense que la mangaka a commencé à 24 ans et qu’elle va en avoir 27. On a le même âge à deux mois près en vrai… De plus, le trait s’affirme au fil des tomes ! Je m’en suis d’autant plus rendue compte quand j’ai enchaîné les tomes 6 à 11. Pour info, l’animé s’arrête pour le moment à la moitié du tome 6 donc vous savez où commencer si vous suivez le même chemin que moi.

Beastars & mes a-priori : l’anthropomorphisme
Quand je discute de Beastars avec certaines personnes sur les réseaux sociaux ou IRL, la remarque qui revient le plus souvent concerne l’aspect anthropomorphique des personnages qui cause une forme de malaise / de répulsion. J’ai été surprise de constater à quel point beaucoup de gens partageaient mon propre sentiment face à cela. Je me demande d’où ça vient. Peut-être le fait que beaucoup d’histoires pour enfants mettent en scène des animaux anthropomorphisés, ce qui nous donne un sentiment d’être forcément confronté à une oeuvre jeunesse ? Si c’est ça, j’aimerais bien qu’on se pose deux secondes pour évoquer le traumatisant les animaux du bois de Quat’sous

Qu’on se comprenne, je ne porte aucun jugement puisque j’appartenais moi-même à cette catégorie. Ma surprise n’en a donc été que plus grande (et belle) en constatant à quel point Beastars s’inscrit avec force comme un incontournable récent du genre manga avec un traitement parfait autant sur un plan graphique, thématique, intrigue… Il n’y a rien à jeter, selon moi. Et la mise en scène d’animaux avec cette opposition carni / herbi qui tentent de cohabiter avec toutes les difficultés que cela implique ne fait que renforcer la métaphore sociale. L’exemple le plus récent qui me vient à l’esprit est celui d’une carni qui pose pour des selfies avec des herbis parce que « ça fait bien ». Ces selfies se retrouvent sur les réseaux sociaux et ce sont ceux qui génèrent le plus de like parce qu’ils montrent une tolérance bienpensante approuvée par l’ensemble de la société (vous sentez l’aspect hypocrite du truc ?). Ce chapitre montre que, dans la réalité, les herbis ont tendance à continuer à se méfier des carnis et à s’éloigner une fois la photographie prise. J’ai beaucoup aimé l’intelligence de ce chapitre qui montre vraiment une volonté de la mangaka de traiter de sujets modernes. Ceci n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres…

Beastars, pour résumer :
Si je dois résumer Beastars en quelques mots je dirais qu’il s’agit d’un thriller qui se déroule dans un cadre scolaire / club de théâtre avec des personnages animaux anthropomorphes adolescents à la psychologie bien construite et d’une rare puissance émotionnelle. Cela permet d’exacerber les thématiques autour des pulsions, des instincts, de la découverte de soi, de son corps, les premiers émois mais aussi l’image sociale. L’intrigue est très habilement menée et tient le lecteur en haleine tout du long. Un premier arc se termine selon moi avec le tome 11 lorsqu’on découvre l’assassin de Tem, l’alpaga, mais la série continue pour le meilleur (je l’espère !) puisque 19 tomes sont déjà publiés au Japon.

Que dire de plus ?

Juste… Passez au-delà de vos éventuels préjugés et donnez sa chance à ce manga. Il vaut vraiment le détour.

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Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #14 { Assistant Assassin #1 et Anonyme #1 – les tueurs ont la cote ! }

Bonjour à tous !
Nouvel article thématique aujourd’hui en lien avec le manga mais un peu différent des craquages ou des retours en vrac. Pourquoi ? Le hasard a voulu que parmi les sorties du déconfinement se trouvent deux titres qui utilisent l’archétype de l’assassin d’une manière totalement différente au point de donner deux mangas à l’ambiance et au fond à la limite opposés. Interpellée par cette curiosité, j’ai eu envie de vous les évoquer ensemble…

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Assistant Assassin – Hiromasa Okujima – [ Omaké manga ]

Asakura Shin.Ichi (jeu de mots en japonais qui donne Assassin en surnom, notez bien) est assistant d’un célèbre mangaka. Passionné, il tente de percer sans y parvenir vu su humour douteux et doit vivre de ce boulot aussi précaire que stressant. Pour joindre les deux bouts, il devient chasseur de primes en utilisant une application sur Internet…

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Anonyme ! – Chikara Kimizuko (scénario) & Yen Hioka (dessin) – [Soleil manga ]

À treize ans, Takashi a tué son professeur au Collège. Il avait d’excellentes raisons. L’ennui, c’est qu’il a gardé le silence pour protéger quelqu’un et il en paie les conséquences. Après un passage en maison de redressement, Takashi essaie de reprendre sa vie normale dans une nouvelle ville sauf que quelqu’un semble déterminé à l’en empêcher.

De bonnes raisons pour tuer ?
Dans Assistant Assassin, le héros est un peu paumé avec des rêves plein la tête. Il manque de personnalité, n’arrive pas à affronter son patron qui l’exploite sans la moindre honte. Cela permet d’entrevoir les difficultés du monde du manga avec, je pense, une large partie autobiographique pour le scénariste.

Pourtant, quand Shin enfile son costume pour devenir le mouton rouge, il change du tout au tout. Difficile de savoir s’il prend plaisir à tuer, en tout cas on sent une certaine philosophie autour des moutons qui se révoltent contre les loups doublée d’une nécessité : celle de vivre, de payer son loyer. Personne ne connait les détails de sa double vie à l’exception d’un personnage qu’il rencontre en tant que tueur et qui reviendra à la toute fin du premier tome. On sent que, par la suite, cette notion d’identité secrète sera exploitée mais ce premier tome sert surtout à poser les bases du concept.

Ce concept fonctionne assez bien mais reste, dans l’ensemble, plutôt comique dans son traitement. Avec ce premier tome, j’ai eu du mal à me positionner sur le ton du manga qui s’inscrit finalement dans la grande tradition japonaise de l’exagération.

Le cas de Anonyme est radicalement différent. Du haut de ses treize ans, Takashi est un collégien comme tous les autres avec des amis qu’il adore, préoccupé par ses activités extrascolaires. En assistant à une certaine scène, il va tuer quelqu’un tout en gardant le silence sur ses motivations, par respect pour la victime. Ce silence va détruire non seulement sa vie mais également celle de sa famille.

Là où Assistant Assassin se focalise sur l’aspect gore et punitif du boulot de Shin, Anonyme propose une approche bien plus psychologique et crédible. Le lecteur voit la manière dont la mère de Takashi subit vandalisme et discrimination, dont sa sœur doit mettre sa vie en pause parce qu’elle est devenue une paria par défaut. Le lecteur connait les raisons de Takashi et ne peut que compatir. L’aspect brillant de ce premier volume tient justement à ce sentiment d’intense compassion mêlé d’injustice que les deux mangakas parviennent à nous faire ressentir. Le maître mot ici est et restera subtilité. Tout n’est pas blanc ni noir, au contraire…

Bien assassiner en manga, une question de visuel.
Dans un manga, l’ambiance passe forcément beaucoup par le visuel mais c’est encore plus vrai quand on aborde des thèmes aussi sombres que celui-là. Les mangakas concernés par ces deux titres proposent des traits vraiment différents l’un de l’autre qui transmettent chacun un message.

Dans Assistant Assassin, le coup de crayon est plus adulte, plus marqué avec davantage d’ombrages, d’expressions extrêmes, de sang qui gicle, de personnages un peu moches comme on en croise dans la vie de tous les jours. On sent l’aspect violent assumé chez Hiromasa Okujima, une violence atténuée par le personnage de Shin qui reste, dans les grandes lignes, un looser pas très effrayant aux yeux du lecteur qui suit l’histoire de son point de vue.
Au contraire, Yen Hioka opte dans Anonyme pour un dessin presque shônen très axé sur les visages et les émotions des personnages. Sa violence se porte à un niveau plus psychologique et a, selon moi, davantage de force grâce à cela. Même la scène du meurtre reste soft : on voit le mouvement initié par la batte mais assez peu d’hémoglobine. Yen Hioka est dans la suggestion, ce qui fonctionne davantage sur ma propre sensibilité.

Avec ou sans humour, deux tueurs réussis.
J’avoue être toujours attirée et intriguée par un personnage principal assassin puisque j’aime voir comment les auteurs les mettent en scène. Cette curiosité est à double tranchant puisque j’en deviens très exigeante sur le traitement psychologique, comme dans The Killer Inside dont je vous ai parlé et qui est pour moi un gros échec. Ici, ces deux titres réussissent l’exploit de combler mes attentes alors qu’ils n’ont finalement que l’archétype de leur antihéros en commun. Voilà la preuve qu’on peut écrire de nombreux scénarii en partant d’un même concept de base et s’en tirer plus que honorablement.

La conclusion de l’ombre :
Si ce n’était pas clair, je recommande avec enthousiasme la lecture d’Assistant Assassin et Anonyme ! qui proposent un premier tome solide et prometteur. Je pense que sur la durée, Anonyme me séduira davantage toutefois je vais continuer les deux par curiosité.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
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À l’ombre du Japon #11 { La malédiction de Loki #4, Noragami #5 & #6, Otaku Otaku #2, Reine d’Égypte #7 }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel article dédié à mes lectures mangas. J’ai mis ma relecture de Black Butler en pause pour me consacrer aux nouveautés puisque j’ai pu me rendre chez Kazabulles pour faire le plein début de semaine dernière ! L’occasion aussi de continuer ma découverte de Noragami… Pour rappel, « À l’ombre du Japon » est une rubrique dédiée à mes avis / ressentis personnel au format court sur les mangas que j’aime (et leurs suites !), un média que je consomme énormément et qui me passionne.

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Je vous ai déjà parlé de ce manga avec un premier tome qui a été un gros coup de cœur. Hélas, l’enthousiasme est retombé petit à petit avec les suivants. J’ai parlé du tome 3 comme d’un volume de transition facilement oubliable et je vais devoir accoler des qualificatifs identiques au tome 4. J’ai manqué de le refermer à plusieurs reprises puisque je m’ennuyais un peu en lisant. Tout stagne pendant deux tiers du tome, il ne se passe pas grand-chose. On a une histoire courte au sujet d’une peinture maudite et d’un enfant qui se veut assez touchante sauf que l’intrigue principale n’avance de ce fait quasiment pas. Sans parler des personnages morts qui ne le sont pas vraiment… Ce qui a tendance à beaucoup m’agacer… Bref je me tâte à lire la suite parce que j’aime le concept de la série sauf que deux tomes décevants coup sur coup… Voilà quoi. Une affaire à suivre !

Depuis le premier tome je trouve que la qualité du manga reste constante, c’est toujours le cas ici. Ces deux volumes permettent de clôturer le premier gros arc narratif qui, pour rappel, traitait de Bishamon. On apprend enfin pour quelle raison elle hait Yato à ce point ce qui nous laisse, en tant que lecteur, dans une sorte d’ambivalence. C’est ce que j’aime dans ce manga : tout n’est pas blanc ou noir, on est dans du shonen subtil, sans manichéisme. Par contre vu la fin du tome 6, je me demande où le mangaka va nous emmener puisque l’histoire pourrait presque se clôturer ainsi !

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Je suis totalement accro à ce manga ! Quelle découverte incroyable, moi qui déteste habituellement la romance… Ce second volume reste dans la même idéologie que le premier en proposant de nouvelles saynètes et en introduisant un nouveau personnage : Naoya, le petit frère de Hirotaka qui n’est pas du tout un otaku. L’alternance entre les histoires courtes et l’intrigue globale est toujours aussi bien gérée, la psychologie des personnages me parait toujours crédible et les situations évoquées parleront surtout aux joueurs, cette fois-ci ! Franchement, je l’ai adoré et je suis contente d’avoir acheté les six volumes d’un coup pour me plonger dans la suite.

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Reine d’Égypte est un manga que j’adore pour la profondeur de ses personnages, pour ses enjeux forts et pour son histoire qui mêle éléments historiques réels et fiction. La mangaka réalise un travail extraordinaire dans son exploitation de la culture égyptienne et ce tome 7 me conforte dans mon sentiment qu’il s’agit vraiment d’une série à suivre. Dans ce volume, Hatchepsout continue de développer son pays grâce au commerce et a lancé une expédition vers le Sud pour combattre les bandes armées qui pillent des villages. Elle se trouve en première ligne, irréprochable donc, mais c’est sans compter les traditionalistes qui refusent de se faire gouverner par une femme. Ils élèvent et suivent le jeune pharaon Thoutmosis III dont on suit une partie de l’histoire dans ce septième tome. La relation qui existe entre les deux pharaons est vraiment forte alors même qu’ils n’ont aucun contact ! On sent une ambiguïté, un respect mutuel, c’est aussi travaillé que fascinant. Ça change des relations habituelles entre deux chefs ennemis. La fin de ce tome introduit également la jeune princesse Néférouré qui compte bien ramener son précepteur Senmout sur le devant de la scène -un personnage que je suis ravie de revoir. J’ai donc très hâte de lire la suite de cet excellent manga.

Et voilà c’est déjà terminé ! Mais d’autres articles arriveront prochainement puisqu’il me reste pas mal de mangas à lire et que je retourne à la librairie la semaine prochaine. Bah oui, Beastars a fini par arriver ♥

Mata itsu ka, ja ogenki de !
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À l’ombre du Japon #10 { Black Butler : meurtre(s) au manoir & terreur sur le Campania }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon puisque je continue activement ma relecture du manga Black Butler. Une relecture peut-être mise en pause puisqu’à partir d’aujourd’hui, en Belgique, les librairies peuvent rouvrir ce qui va me permettre de passer chez Kazabulles pour faire le plein, en prenant évidemment les précautions qui s’imposent ! Je vais d’ailleurs attendre plutôt demain, en dehors des heures de pointe et en voiture histoire de minimiser l’impact de ma sortie.

Les volumes concernés par cet article vous du 9 au 14 et se divisent en deux arcs dont je vais vous parler en profondeur tout en évitant au maximum de divulgâcher des éléments importants.

Tomes 9 à 11 : meurtre(s) au manoir.
La Reine demande à Ciel d’organiser une réception au manoir pour la venue d’un parent à elle qui souhaite rencontrer du beau monde. Sebastian, comme d’habitude, s’occupe de tout. Parmi les invités prestigieux, on retrouve un jeune écrivain qui débute à peine : un certain Arthur, auteur d’une étude en rouge… Il est le seul à avoir été convié en personne par Ciel. Pour quelle raison ? Mystère sur lequel on n’a pas le temps de s’attarder puisqu’un meurtre est commis en chambre close, premier d’une série qui va semer la terreur parmi les convives.

On retrouve dans cet arc des éléments très classiques de la littérature policière anglaise : un manoir où des gens se retrouvent coincés pendant une tempête, des nobles, un crime où tout le monde est suspect, un spécialiste (soit détective, soit écrivain, soit policier) qui va prendre l’affaire en mains… Yana Toboso rend ici clairement hommage au genre. Certaines ficelles sont plutôt visibles quand on s’y connait un peu et quand on a lu les tomes précédents, surtout en ce qui concerne Sebastian. Cet arc n’est pas franchement mon préféré mais il a le mérite d’être divertissant et de remplir son rôle de transition.

Tomes 11 à 14 : Terreur sur le Campania / Book of Atlantis
Le dernier chapitre du tome 11 introduit le nouvel arc consacré au bateau Campania, arc qui se clôture dans le tome 14 à la fin duquel on trouve également l’introduction à l’arc suivant, Weston Manor. Mais nous n’y sommes pas encore ! Cet arc correspond également à un film disponible sur Netflix qui s’appelle : Black Butler – Book of Atlantis que j’ai regardé avant d’écrire cet article. Contrairement aux deux premières saisons de l’animé, cette production respecte à la lettre le scénario de Yana Toboso dans le manga papier toutefois l’animation des décors à l’ordinateur laisse par moment à désirer. C’est très sympa à voir en complément mais un fan qui se contente juste des animés aura un goût de trop peu.

Élisabeth invite Ciel à participer à une croisière où elle se rend avec sa famille, invitation que le Comte refuse sous prétexte de travail dont il ne peut s’éloigner. Lors d’un dîner, Lau (protagoniste qui appartient à la mafia chinoise et qu’on a déjà croisé auparavant) lui révèle qu’il a détecté des activités bizarres sur les docks. En effet, le personnel d’un hôpital achète des humains pour, selon toute vraisemblance, mener des expériences interdites. Grâce à une enquête diligemment menée par Sebastian, le chien de garde de la reine découvre que la société Aurora est mêlée à tout ça et qu’elle va justement se réunir sur le navire où se trouve Élisabeth pour on congrès immanquable et secret. Ciel va donc embarquer avec son majordome et Snake, son valet engagé au terme de l’arc Noah’s Ark Circus.

Cet arc narratif est extrêmement riche sur plusieurs plans. Déjà, il permet de développer des personnages secondaires de manière surprenante comme Undertaker ou Élisabeth. Cette dernière a le don de m’agacer prodigieusement depuis quatorze tomes donc il était temps qu’on la nuance un peu. L’éclairage apporté par Yana Toboso à son sujet rend compréhensible plusieurs de ses comportements pénibles et permet au lecteur de ressentir une forme de compassion à son égard.

On va également retrouver Grell (YEAH !) ainsi qu’un nouveau shinigami, Ronald Knox, son binôme. Pourquoi sont-ils présents sur le Campania ? L’arc répondra à cette question et permettra de développer un peu plus l’univers des shinigamis. On en apprendra davantage sur les faux de la mort, sur pourquoi ils portent tous des lunettes… Mais si, c’est important et non, ça n’a rien avoir avec le style.

Une fois de plus, cet arc est très référencé. Le Campania rappelle le Titanic par bien des points et se base entièrement sur la notion de « mort ». Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher la découverte à ceux d’entre vous qui ont envie de se lancer.

Et voilà, nous sommes déjà au terme de cet épisode spécial ! Le prochain devrait contenir bien plus de diversité puisque je compte me rendre à ma librairie sous peu. Je vous donne donc rendez-vous bientôt pour un nouveau passage au Japon.

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( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon # 9 { Black Butler : le prince Soma et Aghni + Noah’s Ark Circus }

Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un épisode d’À l’ombre du Japon un peu spécial puisqu’il va parler uniquement du manga Black Butler que je suis en train de relire en ce moment. Vous le savez si vous trainez dans le coin, il s’agit d’une de mes œuvres favorites ce qui me donne envie de la partager avec vous dans le détail. Cette relecture est une occasion unique pour moi de le faire puisque je peux évoquer plus précisément ce qui me plait (ou non) dans chaque arc narratif !

Ces cinq tomes forment deux arcs narratifs importants dont l’un compte même parmi mes favoris du manga.

Tomes 4 et 5 : L’arrivée du prince Soma et d’Aghni.
Sur la dernière page du volume 3, Yana Toboso met en scène un mystérieux duo d’origine indienne qui vient d’arriver à Londres, ce qui introduit un nouvel arc narratif que je baptise toute seule « l’arrivée du prince Soma et d’Aghni » qui deviendront des personnages récurrents. Dans le tome 4, Ciel et Sebastian doivent enquêter au nom de la Reine sur une série d’agressions envers des nantis revenus récemment des Indes. Le hasard (ou pas ?) veut qu’ils croisent la route du prince Soma, vingt-sixième fils du souverain de l’état princier du Bengale et de son majordome Aghni qui réussit à tenir tête à Sebastian alors qu’il n’est qu’un simple humain. Le prince Soma a gagné l’Angleterre afin de retrouver Mina, la jeune fille qui s’occupait de lui durant son enfance et qui aurait été enlevée par un noble anglais. Et si les deux affaires étaient liées ?

J’aime particulièrement cet arc pour deux raisons. Déjà, il met en avant les liens qui existent entre l’Inde et l’Angleterre d’une manière plutôt intéressante. C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre plus sur les relations entre ces deux pays mais aussi sur la cuisine (avec le concours de curry) ou encore la pratique du Royal Warrant que je ne connaissais pas du tout. Yana Toboso a l’habitude de glisser des notes en bas de page plutôt intéressantes avec des anecdotes historiques et ça a su me plaire. Je trouve que c’est aussi un intérêt non négligeable dans ce manga, ce côté « le saviez-vous ? » assumé. De plus, les deux nouveaux personnages ne manquent pas d’intriguer tout en apportant un vent de fraicheur sympathique par leurs innombrables bêtises. À travers cet arc, je trouve que Yana Toboso apprend à mieux doser l’équilibre entre l’humour et la noirceur, ce qui permet une transition parfaite pour la suite.

Tomes 6 à 8 : Noah’s Ark Circus
À la fin du concours de curry qui a lieu dans le tome 5, la reine Elisabeth Ier donne une nouvelle mission à Ciel. Plusieurs enfants disparaissent dans toute l’Angleterre, des disparitions qui coïncident avec le passage du Noah’s Ark Circus. Ciel et Sebastian vont donc s’infiltrer au sein de la troupe pour enquêter.

Vous remarquerez peut-être que le tome 6 est le premier à ne pas représenter Sebastian en couverture ! J’ignore si c’est un détail ou si ça a une véritable signification mais je trouve intéressant que ça arrive justement au début de cet arc narratif puisqu’il marque un vrai tournant pour le personnage de Ciel, à mon sens, ainsi que le premier grand élan de l’intrigue. Si vous avez une théorie, n’hésitez pas à la partager avec moi !

Comme je l’ai dit, cet arc se place dans mon top 3 des meilleurs de la série. Déjà, je trouve son esthétique magnifique. Le cirque dégage un aspect un peu glauque et macabre qui se marie très bien avec le dessin de Yana Toboso. Ensuite, l’histoire racontée ici est…. horrible. Elle donne des frissons en plus de jouer sur une dimension psychologique maîtrisée, malsaine. Je ne peux hélas pas en révéler davantage sans vous gâcher le plaisir toutefois quand vous comprenez ce qui est advenu des enfants disparus et pour quelle raison, ça ne peut pas vous laisser indifférent.

Toujours dans la même veine, le lecteur découvre quelques éléments intéressants au sujet de Ciel qui sort de sa zone de confort. Il doit se faire passer pour un enfant ordinaire désireux d’entrer dans la troupe du Noah’s Ark, ce qui l’empêche de se comporter en comte. Il est mis face à des situations difficiles qui engendreront des problèmes de santé, le rendant plus vulnérable. Un aspect contrebalancé par la conclusion aussi cynique que grandiose pour cet arc (vraiment, j’espère que vous ressentez la force de mon enthousiasme à travers cette phrase parce que c’était extra !). Enfin, c’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les domestiques de la maison Phantomhive. Grâce à cet arc, on comprend beaucoup mieux pourquoi ces trois boulets sont employés au manoir et on entrevoit un morceau de leurs histoires personnelles, sans que ça n’alourdisse l’action. Selon moi, cet arc est le premier à être géré d’une manière magistrale par la mangaka qui, on le sent, prend du métier.

Je dois préciser que cet arc existe en animé intitulé Black Butler : Book of Circus et qui, selon ce que j’en sais, suis vraiment l’histoire du manga papier puisqu’il est considéré comme un reboot, au contraire des deux premières saisons qui sont une catastrophe narrative. Surtout la fin de la première en réalité… La deuxième, ça va encore même si rien de ce qui s’y raconte n’apparaît dans l’œuvre papier.

Et voilà, nous sommes déjà au bout de cet épisode spécial. Je pense que ça ne sera pas le dernier puisque nous n’allons pas sortir tout de suite du confinement et que j’ai déjà un autre arc dont j’ai envie de vous parler. J’espère que vous apprécierez de découvrir ce manga en ma compagnie !

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( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #8 { One Piece #3, Jagaaan #1, Black Butler #1, #2, #3, Beastars (anime) }

Bonjour à tous !
Nouveau rendez-vous manga avec des relectures de mes sagas fétiches et la découverte d’un titre proposé gratuitement par Kazé (que je remercie !). Sachez que plusieurs éditeurs mangas agissent pendant le confinement et offrent des tomes numériques ou la lecture accessible sur leur plateforme comme Glénat ou Kana. Kazé a poussé plus loin en offrant les trois premiers tomes de plusieurs séries que vous pouvez télécharger un peu partout à votre convenance. C’est un bon moyen de découvrir des titres vers lesquels on ne se serait pas tourné autrement.

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Ce tome marque la fin du combat contre Baggy et l’arrivée au village de Pipo (Usopp). Cela signifie que l’arc du Capitaine Crow s’ouvre. Mais si, cet homme qui se fait passer pour un gentil majordome dans le but d’hériter de la fortune d’une jeune fille malade et fragile qui est aussi l’amie de Pipo… À mon sens, dans ce tome, on abandonne le ton plus léger et superficiel entrevu auparavant pour aborder des thématiques plus sérieuses. Pipo est l’enfant d’un pirate qui appartient à l’équipage de Shanks (que Luffy a donc connu, comme c’est pratique). Pipo idéalise son père (qui l’a pourtant abandonné…) et comprend son besoin de liberté. Il rêve lui aussi de devenir pirate mais comme il est plutôt trouillard, disons que ça part mal. Pipo n’est pas un personnage que j’appréciais particulièrement auparavant mais mon opinion a changé en relisant ce tome, ce que je trouve intéressant comme expérience. Comme quoi, relire certains titres avec un regard plus adulte, ça change tout !

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Jagasaki est un flic de quartier qui mène une vie assez monotone. La plupart des gens lui marchent dessus et ne le respectent pas, du coup il rêve de les descendre… sans jamais passer à l’acte. Puis un beau jour, une pluie de grenouille s’abat sur la ville et va transformer les gens en détraqués, des espèces de monstres qui exacerbent les sentiments violents de leurs victimes. Un hibou bizarre du nom de Doku va expliquer les nouvelles règles du jeu à Jagasaki, qui semble être une sorte d’élu (achevez-moi). Lui aussi est d’ailleurs infecté par un têtard de détraqué (pitié…), ce qui explique qu’il puisse contenir et ralentir sa transformation (bah tiens c’est pratique). Comme ça ne suffira pas, il doit ingérer les crottes du hibou (ACHEVEZ-MOI) produites après qu’il ait mangé l’une des grenouilles qui infectait un corps. Corps que Jagasaki a tué, bien entendu.
Voilà voilà.
Alors je sais que souvent, quand on pense Japon, on imagine cet aspect what the fuck et je n’ai aucun problème avec ça mais… Sérieusement ? Selon moi, rien ne fonctionne dans cette intrigue qui exploite des poncifs vus et revus dans le genre en proposant un héros franchement pas très crédible. Il passe à l’acte d’un coup alors qu’il se retient depuis longtemps et n’inspire pas une once de compassion. Son seul atout de Jagaaan à mes yeux est son esthétique. Le dessinateur maîtrise très bien l’aspect horreur et émotion qu’on décrypte sans problèmes sur les visages. Si le style graphique n’est pas celui que je préfère, je ne peux pas nier le soin apporté à cette partie qui rend l’ambiance crédible à défaut du reste. Je ne suis pas mécontente d’avoir jugé par moi-même ce manga mais il est certain que je ne vais pas lire la suite, même si les trois premiers volumes sont gratuits en numérique.

Black Butler compte parmi mes sagas favorites que j’ai commencé il y a une éternité et la seule série longue dont je continue à acheter les tomes sans une hésitation. Mais en relisant le premier je dois avouer que je lui ai trouvé plusieurs défauts. C’est clairement un volume d’introduction qui laisse perplexe pendant les deux tiers de la lecture : qui est cet enfant ? Qui est ce majordome à qui rien ne semble résister et qui a plus que probablement des pouvoirs surnaturels pour gérer à ce point? Quel intérêt de nous raconter par le menu sa journée de travail et comment il a rattrapé les conneries des trois autres membres complètement inutiles du personnel ? Yana Toboso pose les bases de son univers avec une certaine maladresse et les chapitres s’enchaînent avec un rythme qui laisse parfois à désirer.
Pourtant…
Il y a ce dessin, qui clôture le chapitre deux ou trois. Celui où on voit le vrai sourire de Sebastian et où on comprend que ouais, clairement, ce mec est hyper louche et pas dans le bon sens du terme. Où on comprend aussi que ce ton humoristique british un peu what the fuck cache quelque chose. Je me rappelle, à l’époque, avoir eu envie de savoir quoi en partie parce que j’ai été conquise par le trait de Yana Toboso (je suis superficielle, tu peux me juger). J’ai donc acheté la suite pour ne plus jamais arrêter.
Dans le tome 2 commence l’arc classique de toute histoire londonienne du 19e siècle à savoir Jack l’Éventreur. Si j’avais entamé le manga maintenant, aucun doute, j’aurais abandonné en roulant des yeux très fort avant de balancer le manga dans un coin. Enfin… Peut-être pas. Parce qu’on commence à prendre conscience d’à quel point Sebastian est retord, d’à quel point sa relation avec Ciel est malsaine. Puis on découvre aussi de nouveaux personnages iconiques : L’Undertaker et Grell. Et enfin, la réécriture de la légende mainte fois usitée jusqu’à la corde est plutôt bien trouvée. Dans l’ensemble, j’adhère. Cet arc court sur les tomes 2 et 3. À la fin de ce dernier, on voit apparaître Agni et le Prince et ça m’a surprise car dans mes souvenirs, ça venait plus tard. Mais une bonne surprise, rassurez-vous…
Donc concrètement, Black Butler, c’est génial. Toutefois, si vous commencez la saga aujourd’hui, gardez à l’esprit que ça se bonifie clairement avec le temps. Autant l’histoire, l’intrigue, le rythme que la traduction française qui manquait quand même un peu de relecture sur les répétitions à l’époque…

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Quelques mots au sujet de cette saga dont j’ai souvent entendu parler chez l’ami Otaku mais qui ne m’attirait pas parce que son concept d’animaux humanoïdes… Meh. Pourtant, quand j’ai vu l’animé sur Netflix qui comptait douze épisodes et l’enthousiasme de certains je me suis dit que j’allais tenter l’aventure.
Oh.
Mon.
Dieu.
J’étais pas prête pour la claque que je me suis prise. L’animé couvre les six premiers tomes (il s’arrête +- à la moitié du 6) et la première chose que je fais quand ma librairie rouvre c’est d’aller acheter le tome 6 et tous les suivants. J’ai adoré ce manga d’une profondeur inattendue. L’intrigue prend place dans une école où les herbivores et les carnivores cohabitent. Un meurtre est commis sur un herbivore, c’est clairement l’œuvre d’un carnivore, mais lequel? C’est sur ce fond qu’on rencontre Legochi, un loup gris un peu gauche qui lutte contre ses instincts de prédateur et a de plus en plus de mal. Il appartient au club de théâtre comme régisseur technique et est le héros de cette histoire. Il est absolument fascinant, crédible, intense. Ses interactions avec le personnage de Louis provoquent des frissons et sa relation avec Haru est superbe. Pour ne rien gâcher, cette série traite de nombreux thèmes comme la discrimination, la difficulté de respecter les règles du vivre ensemble quand elles vont contre notre nature,… C’est une magnifique métaphore sur notre propre société qui nous met le nez dans nos travers. Je ne peux que vous recommander de jeter un œil à cet animé (ou à lire le premier tome si vous préférez) sur lequel je ne vais pas manquer de revenir à l’avenir. Personnellement, j’ai binge-watché les douze épisodes d’un coup en une soirée, ce qui ne m’était plus arrivé depuis une éternité. C’est dire à quel point ça vaut le coup.

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois !
Et vous, vous (re)lisez quoi en ce moment ? 🙂

À l’ombre du Japon #7 {Noragami #4, Otaku Otaku #1, Parasites amoureux #1, One Piece #1 & #2}

Bonjour à tous !
C’est l’heure d’un nouveau rendez-vous manga qui a mis un peu de temps à arriver. Avec le confinement, je n’ai pas pu me procurer toutes les nouveautés que j’espérais. J’attends pour ça la réouverture de ma librairie préférée et je refuse de commander en ligne, histoire de les soutenir à ma mesure quand elle pourra reprendre son activité. Du coup, j’ai décidé de relire d’anciennes séries comme vous l’avez peut-être constaté dans le titre, ce qui m’a permis d’avoir assez de matière pour vous concocter un petit article.

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Ce tome reste dans la continuité qualitative des précédents. Il nous permet d’en apprendre davantage sur Bishamon et sur sa situation avec ses shikis. On découvre aussi davantage d’informations sur les manigances de Nora.. À l’instar des trois premiers, ce volume est bien rythmé entre émotions et révélations. L’auteur n’en fait pas trop, l’équilibre est nickel. J’ai hâte de dévorer la suite ! Je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir commencé cette série plus tôt.

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En règle générale, je ne suis pas du tout attirée par un manga qui parle d’amour ou de relations amoureuses mais ma libraire m’a chaudement recommandé la lecture de ce titre. J’ai bien fait de l’écouter ! Otaku Otaku est un titre construit comme une série de scènes courtes avec un équilibre maîtrisé entre l’aspect comique et le côté plus sérieux. Narumi et Hirotaka ont 26 ans, sont amis d’enfance… et sont deux otakus ! Un soir, Narumi, saoule, désespère que sa condition d’otaku l’empêche de trouver un copain. Hirotaka lui propose de sortir avec lui et leur relation commence aussi simplement que ça. Les deux personnages sont attachants chacun à leur manière et je n’ai eu aucun mal à m’identifier à eux. Un autre point important à souligner, c’est le respect de l’auteur pour la condition d’otaku. On ne sent pas de réel jugement si ce n’est celui des autres, au sein du manga, et des difficultés que peuvent rencontrer les personnages à être ainsi au Japon. C’est clairement une œuvre bienveillante et intelligente dont j’ai très hâte de découvrir la suite ! Pour ne rien gâcher, le dessin est soigné et pas shojo pour un sou, ce qui est une très bonne chose pour moi.

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Kengo Kosaka est chômeur et Hijiri Sanagi une lycéenne qui ne va plus en cours. Un homme mystérieux fait chanter Kosaka pour qu’il devienne l’ami de Sanagi et lui fournisse des renseignements à son sujet. Pour cette raison, ils vont se rapprocher, apprendre à se connaître et découvrir les TOCs dont chacun souffre. J’ai beaucoup aimé la douceur et la mise en place de ce premier volume. Je trouvais l’histoire crédible et belle, ça aurait été un coup de cœur… sans les trois dernières pages qui transforment Parasites Amoureux en une espèce de science-fiction bizarre à base de parasite qui contrôle les émotions avec un cliffhanger forcé et si mal amené que ça en devient ridicule. J’ai eu vraiment l’impression que l’éditeur a demandé un tome 2 subitement et que le scénariste a balancé la première idée qui lui est passé par la tête. Alors vous allez me dire, c’est dans le titre… Sauf que y’a une explication métaphorique du titre dans le manga du coup, un peu naïvement, je me suis laissée avoir. Je pense que je vais considérer Parasites amoureux comme un one-shot sur la manière dont on peut vivre avec des TOCs, en guérir et sur l’importance de l’empathie. Et je vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de décider d’amputer des œuvres, voilà. /PAN/

Confinement oblige, j’ai du me rabattre sur de vieilles séries et je me dis… quoi de mieux que One Piece en cette période trouble et un peu malsaine? Vous connaissez tous probablement l’histoire de Monkey D. Luffy, le garçon élastique qui rêve de devenir Seigneur des pirates et va pour cela rassembler un équipage hors du commun. J’ai retrouvé avec plaisir et surtout beaucoup de nostalgie les débuts de ce héros inégalable : son enfance où on apprend l’origine de son chapeau et de son désir de piraterie, sa rencontre avec Zorro et Nami, le premier combat d’envergure contre Baggy le Clown… Baggy quoi ! Quel personnage, franchement. Je me souviens que c’est lui qui, à l’époque, m’a fait adhérer au manga. Après, clairement, One Piece est un shōnen qui en respecte les codes à la lettre et qui a presque participé à la création des codes en question tant c’est une institution. Si je le lisais aujourd’hui, je crois que ça me gonflerait prodigieusement. Mais la nostalgie, les bons souvenirs et la certitude que ça gagne en maturité par la suite font que je préfère m’imprégner de la loyauté et de l’amitié mise en avant par Eiichiro Oda. Ça fait du bien un peu de beauté dans ce monde de brute. Vous assistez donc ici à un superbe exemple de poudre aux yeux et de mauvaise foi de ma part, je plaide coupable.

Et voilà c’est déjà terminé !
N’hésitez pas à me parler de vos dernières lectures mangas 🙂
Qu’est-ce que vous reliriez bien pendant ce confinement ?

À l’ombre du Japon #6 {Given #3 & #4, Derrière le ciel gris #1, The Killer Inside #1, Scumbag Loser #2}

Bonjour à tous !
C’est déjà l’heure d’un nouveau rendez-vous nippon où je fais le point sur les mangas lus récemment. J’ai continué certaines séries, j’en ai commencé d’autres et globalement ce furent plutôt de belles découvertes…

Given est un classé comme yaoi mais il s’agit surtout d’une tranche de vie musicale contemporaine qui se déroule au Japon. J’avais été touchée par les émotions qui se dégageaient de ce manga mais mon enthousiasme avait été un peu refroidi par un troisième tome qui sert clairement de transition sans rien apporter de fondamental à l’intrigue, hormis sur ses deux dernières pages qui suffirent à me donner envie de poursuivre. Bien m’en a pris car le tome 4 regagne en puissance et en intérêt, notamment grâce au développement de la relation entre Haruki et Akihiko. Je suis très impatiente de découvrir le cinquième volume !

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Kumorizora a le pouvoir de contrôler les gens. Il reçoit dans son esprit l’imagine d’une cible et un ordre, celui de la pousser au suicide. Il en est déjà à sa sixième victime quand il doit s’occuper d’Aozora. Le souci, c’est que cette jeune fille désire mourir et ça déplait énormément à Kumorizora qui décide de lui redonner goût à la vie pour l’assassiner ensuite. Attention, ceci est une alerte sociopathe cruel de niveau 12.
J’ai adoré le principe de base et le déroulement de ce premier volume. Contrairement à ce que les thématiques laissent penser, ce n’est pas un manga sanglant ou gore, au contraire. Je le trouve très mélancolique, presque doux et surtout, une ambiance intimiste réussie rehaussé par un chara-design superbe. Tout se déroule entre ces deux personnages et le monde a presque disparu autour d’eux. C’est puissant et prometteur, j’ai hâte de découvrir la suite. Coup de cœur ♥

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Eiji est un garçon assez discret qui cache un lourd secret : il est le fils de LL, le célèbre tueur en série qui a terrifié le Japon des années plus tôt. Pour ne rien arranger, Eiji commence à perdre la mémoire et souffre apparemment de troubles de la personnalité. Comme par hasard, pendant son trou noir, quelqu’un commet un meurtre exactement selon le mode opératoire de son père…
Le postulat assez classique (stéréotypé) de base m’a rapidement attiré puisque j’apprécie en général ce type d’histoire, quand c’est bien fait. Malheureusement, ici, ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, ça commence bien mais assez rapidement, l’auteur en fait trop. L’intrigue perd en crédibilité par certaines facilités scénaristiques et les personnages rencontrés par Eiji sont des clichés ambulants qui détruisent tout l’intérêt de l’histoire. Ce gang, sérieusement… J’ai tellement roulé des yeux que j’en ai eu mal la tête. J’ai même réussi à m’ennuyer, c’est dire… J’ai été au bout mais je ne pense pas continuer cette série qui a déçu les grosses attentes que je plaçais en elle.

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Le premier volume de ce manga m’avait franchement dégoûté à plus d’une reprise et je tournais les pages avec une espèce de fascination morbide en me demandant où le mangaka voulait en venir. Puis est arrivé le final et j’ai décidé de pousser plus loin parce que même si c’était malaisant, bah c’est vraiment un bon titre. Me voilà donc avec mon tome 2… qui ressemble beaucoup au premier mais en un peu moins bien parce que l’aspect choc et découverte est passé. Ce deuxième tome n’apprend pas grand chose de plus et pose presque trop de questions pour réussir à toutes les régler dans le troisième tome. Comme cette série est une trilogie, je vais tout de même lire la fin pour découvrir de quoi il en retourne mais je suis un peu sceptique pour le moment.

Et voilà, c’est déjà terminé !
Et vous, vous avez découverts de chouettes mangas récemment? 🙂

À l’ombre du Japon #5 {Noragami #2 & #3,Jujutsu Kaisen #1, Given #2, Scumbag Loser #1}

Bonjour à tous !
Voici une nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. J’ai continué des séries mais j’ai aussi découvert certaines nouveautés récentes et ça n’a pas toujours fait mouche.

J’ai continué ma découverte du manga Noragami et je l’apprécie toujours autant. On découvre de nouveaux éléments sur le passé de Yato qui est en réalité un personnage assez sombre. Son comportement parait méchant à l’origine mais on sent qu’il y a un peu plus que ça derrière. Ce tome développe davantage la relation qu’il entretient avec Yukine, son nouveau shinki ainsi que les pouvoirs et les devoirs inhérents à cet état. L’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée d’une déesse qui en veut à mort (littéralement) à Yato et on oublie du coup un peu les soucis de la pauvre Hiyori…
Dans le tome 3, l’intrigue s’axe sur les conséquences des mauvaises actions des shinkis sur leur maître ce qui va obliger Yukine à se remettre en question. Arrive aussi un nouveau personnage qui n’a pas toutes ses frites dans le même sachet comme on dit chez nous et qui semble être l’ancienne shinki de Yato ! Suspens suspens. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces deux tomes et je compte acheter la suite.

10
Il s’agit de la nouveauté ki-oon de ce début d’année en matière de shōnen et je dois avouer que je me suis assez ennuyée lors de ma lecture. Décidément, ce genre a de plus en plus de mal à me séduire ! Pourtant, le concept de base paraissait sympa et la couverture promettait quelque chose de sombre mais tout va à la fois trop vite et trop lentement. Cela peut sembler paradoxal donc je m’explique : l’action s’enchaîne sans que la tension n’ait le temps de s’installer. Du coup, je ne suis pas parvenue à m’attacher au héros ni même à ressentir un quelconque intérêt pour ce qui lui arrive. Par exemple, il subit la perte d’un proche très tôt dans ce tome mais on s’en fiche en fait, parce qu’on n’a même pas le temps de le connaître… Dommage. Sans compter qu’on sent venir les nœuds scénaristiques à des kilomètres, ça manque de subtilité. Autre exemple, le grand père sur le point de mourir qui veut raconter au héros quelque chose sur ses parents décédés ce qui fait penser au lecteur que forcément, le garçon est spécial et qu’il y a probablement des raisons mystiques à cela si on juge sur ce qui arrive ensuite. C’est vu, vu et re-re-vu. Je ne suis pas du tout le public cible de cette série, je passe mon tour pour la suite.

10.1
J’ai retrouvé dans ce volume 2 des qualités identiques au premier. Beaucoup d’émotions et de sentiments qui sont parvenus à toucher mon cœur de pierre. Ce tome est consacré au premier concert live du groupe et Mafuyu surprend tout le monde en se mettant à chanter ! C’est le début de leur carrière qui se profile et on en profite pour entrevoir quelques éléments de son ancienne relation afin de mieux comprendre ses traumatismes. L’évolution est lente, calme, les protagonistes gagnent en crédibilité, c’est top.

11.1
Masahiko est presque le roi des ratés dans son lycée, concurrencé par un autre élève… qui annonce soudain avoir une copine, ce qui le fait gagner en popularité. Du coup, Masahiko prétend lui aussi sortir avec une fille prénommée Haruka, une amie d’enfance. La Haruka en question débarque sans crier gare le lendemain dans son lycée et confirme ce qui est pourtant un mensonge. Surpris, Masahiko ne sait pas quoi faire et comprend rapidement que la jeune fille n’est pas du tout la Haruka qu’il a connu. Mais alors, de qui s’agit-il ? C’est le début d’une histoire assez crade, malsaine et sanglante où Masahiko devient l’esclave de la fausse Haruka qui a des besoins particuliers à combler. Je vous arrête tout de suite, petits polissons, rien de sexuel là-dedans. Franchement…J’ai mis un moment à décider si j’avais envie de brûler ce manga ou de lire la suite. C’est dérangeant tout au long des pages mais le final le fait basculer du côté des œuvres à poursuivre. Pourtant, c’était pas gagné et le dessin ne fait rien pour embellir les personnages, le héros est aussi laid à l’intérieur qu’à l’extérieur, Masahiko est typiquement le genre de garçon qui inspire du dégoût par son comportement et ses obsessions. On apprend que c’est un lâche prêt à tout pour sauver sa peau. En fait, il est humain, humain dans ce que ce terme a de plus déprimant au point qu’on finit par ressentir une forme d’empathie pour lui. C’est très paradoxal et quand je m’en suis rendue compte, ça m’a perturbé. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de lire la suite, je suis trop intriguée pour laisser ça en suspend !

Et de cinq, c’est déjà terminé pour cette fois mais le prochain épisode ne devrait pas trop se faire attendre, rassurez-vous. Je ne sais pas ce que j’ai pour le moment mais j’ai très envie de lire des mangas du coup… Voilà, j’en profite.

J’espère que vous avez aimé cette découverte, n’hésitez pas à me donner votre propre opinion sur ces séries si vous les avez lues ou à me dire si je vous donne envie de les découvrir 🙂

À bientôt ♥

À l’ombre du Japon #4 {DeadTube #12, Octave #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #2, Given #1, Noragami #1}

Bonjour tout le monde !
Peu de temps après le dernier article d‘à l’ombre du Japon, voici déjà de nouveaux avis courts concernant les mangas lus récemment. Faut dire que j’ai un peu craqué à ma librairie. J’ai profité d’avoir abandonné plusieurs sagas pour en découvrir de nouvelles et il y a eu certaines promotions (avec des packs découvertes) qui font que… Globalement, hormis un titre, c’est plutôt une bonne fournée que je vais vous présenter.

4
DeadTube est une série que j’apprécie pour son côté volontairement trash et extrême. Je sais que ça dérange certains lecteurs mais j’aime ce manga parce qu’il montre des comportements dérangeants sans prendre de pincettes. Alors oui, il y a une certaine dose de fanservices et parfois on peut avoir le sentiment que le mangaka va trop loin mais je trouve qu’il y a chaque fois une intrigue solide et une critique des nouveaux médias plutôt pertinente. Ce tome 12 n’a rien de spécial en lui-même, il reste dans la continuité des précédents et me donne envie de continuer à lire la série. C’est déjà bien !

3.1
Octave est un manga sur lequel je fondais beaucoup d’espoir, notamment après avoir lu la critique de Lire en Bulles dont je vous mets le lien pour que vous ayez un autre avis. Hélas, ce manga n’a pas fonctionné avec moi. Je l’ai trouvé très long, ennuyeux et décevant dans l’ensemble. L’héroïne passe tout son temps à chouiner et à faire une fixette sur le fait qu’elle est vierge et n’a jamais connu d’hommes (dans une yuri c’est plutôt surprenant). Elle tombe amoureuse d’une fille en trois secondes chrono et la première fois qu’elles couchent ensemble, on n’est pas loin du viol. Dans cette planche, on voit l’héroïne figée, allongée et tétanisée, qui ne réagit pas et qui panique le lendemain… Quand même quoi. La manière dont la mangaka a choisi de présenter ça m’a vraiment dérangée. Je ne trouve pas que la découverte de la sexualité soit très bien traitée et les deux filles paraissent davantage bi que vraiment lesbiennes. Pour ne rien arranger, le dessin n’a pas su me séduire, beaucoup trop simple et manquant selon moi de travail. Un manga qui manque selon moi de profondeur et de recul.

4
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est ma petite découverte doudou de l’année. Dans ce tome, on retrouve Letty qui cherche toujours l’habitation parfaite pour lui (donc tranquille, loin des héros et du danger parce que c’est pas franchement le dragon terrifiant de l’année) mais plus seulement pour lui puisqu’il se retrouve avec un bébé oiseau sur les bras ! C’est chou tout plein, ça déborde de bons sentiments sans devenir trop niais et l’intrigue a su se renouveler contrairement à ce que je craignais à la fin du premier tome. Je vais lire la suite sans une once d’hésitation !

6
J’entends parler de ce manga depuis longtemps. J’aime le yaoi et ce titre se traine une superbe réputation. Pourquoi est-ce que je ne le lis que maintenant? Aucune idée mais quelle belle découverte ! L’histoire se passe dans un lycée et nous suivons les quatre membres d’un groupe de rock amateur. Ce premier tome se concentre surtout sur Mafuyu et Ritsuka, la manière dont ils se rencontrent, dont Ritsuka tombe sous le charme de la voix de Mafuyu, un étrange garçon qui parait presque niais au départ mais dont on comprend petit à petit la profondeur. J’ai adoré ce premier tome à l’esthétique soignée et aux personnages crédibles. La mangaka fait très attention à développer correctement la psychologie de ses personnages et ses planches débordent d’émotions. De plus, contrairement à certains yaois, elle ne se sent pas obligée de mettre du sexe juste pour dire de. Et ça, c’est quelque chose que je trouve important et qui rajoute à la qualité de son manga. Je vais foncer acheter la suite !

7
Je n’avais jamais entendu parler de Noragami auparavant et j’ai découvert son existence… grâce à son opening ! Il m’arrive d’écouter des playlists aléatoires de génériques d’animés sur YouTube et « Hey kids ! » déchire franchement. Du coup quand j’ai vu que Pika proposait un pack découverte avec le premier tome + le second gratuit, je n’ai pas hésité longtemps (si si, y’a un lien ->). Comme j’ai bien fait ! Je n’avais plus ressenti autant d’enthousiasme pour un shônen depuis une éternité. Pour le pitch de base, en gros, c’est l’histoire de Yato, un dieu oublié qui laisse son numéro de téléphone un peu partout afin d’exaucer les vœux des humains et convertir assez de fidèles pour se bâtir un temple digne de ce nom. Franchement, c’est un con assez arrogant mais qui a des étincelles de bonté de temps en temps. Je le trouve à mourir de rire dans le genre pas de bol. Il va rencontrer Hiyori Iki, une collégienne qui va lui sauver la vie et se transformer par accident en demi ayakashi ce qui signifie qu’elle va errer à la frontière de la vie et de la mort, ce qui lui a conféré certains pouvoirs. Leur duo fonctionne super bien et l’introduction de Yukine, « l’arme » de Yato, sur les dernières pages est savoureuse. Ça promet. D’autant que le dessin est franchement canon et maîtrisée alors que la mangaka débute, si j’en crois ses explications dans les pages consacrées à l’autrice ! Franchement, chapeau. J’ai hâte de lire la suite.

Et voilà, on arrive déjà au bout 🙂 J’espère que ces avis vous ont plu et que vous avez découvert des titres sympas. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode ♥