#ProjetOmbre { Bifrost n°102 }

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Bonjour tout le monde !

J’ai décidé de changer mon format d’article sur le Bifrost pour n’en écrire qu’un seul qui évoquera non seulement les nouvelles (pour le #ProjetOmbre) mais également le contenu du périodique dans un résumé bref qui, je le sais, ne lui rendra pas justice. Je mets ici l’accent sur ce qui m’a surtout marquée en tant que lectrice. Cela ne signifie pas que le reste est mauvais, juste qu’il a eu un écho moindre sur moi. 

Restituons un peu…
Le numéro 102 du Bifrost est consacré à un monument de la science-fiction en la personne d’Arthur C. Clarke. J’avoue n’avoir jamais rien lu de lui jusqu’ici donc je partais à sa découverte en complète novice. Notez que ce numéro fête aussi le 25e anniversaire de la revue. Incroyable, non ? Bon anniversaire Bibi ♥

Il s’ouvre, comme toujours, sur des nouvelles qui sont ici au nombre de quatre. 

Les nouvelles :
Les neufs milliards de noms de Dieu
– Arthur C. Clarke
Cette nouvelle inaugure ce 102e numéro et m’a laissée un peu perplexe. Je ne suis pas certaine d’avoir bien compris les enjeux face à la fin. Disons que j’ai compris ce que ça signifiait mais peut-être me manquait-il des clés pour vraiment ressentir l’ampleur totale de l’histoire ? En tout cas, même si ce premier contact n’a pas été une totale réussite, j’ai bien aimé le style littéraire accessible de l’auteur et la manière dont il ne fait pas de chichis pour mettre en place son histoire.

La viandeuse – Ian R. Macleod
Ce n’est pas la première fois que je rencontre cet auteur au Bélial. Je sais que je n’accroche pas à ses écrits, en tout cas ça n’a jamais été le cas jusqu’ici et ce texte a failli me faire changer d’avis. Failli seulement. Disons pour sa défense que je nuance davantage mes sentiments à propos d’Ian R. Macleod grâce à lui. La viandeuse raconte l’histoire d’une femme durant la seconde guerre mondiale qui travaille dans l’intendance sur une base de l’Air Force en Angleterre. Elle est petit à petit mise à l’écart quand on se rend compte que les militaires qu’elle fréquente meurent chaque fois lors de leur mission suivante, d’où son surnom de viandeuse. Arrive alors un homme pas comme les autres, un pilote exceptionnel qui a déjà rempli trois fois vingt missions obligatoires et qui semble doté d’une chance insolente…

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère rude et désenchantée qui se dégage de cette nouvelle ainsi que les émotions mises en scène, sans parler du dénouement. Malheureusement, le texte souffre, à mon goût, de longueurs qui font que mon enthousiasme n’est pas absolu. Je pense qu’il aurait pu être amputé de certains passages pour améliorer son rythme sans que cela ne nuise au propos. Mais c’est mon ressenti et j’ai quand même apprécié ma découverte. 

Demande d’extraction – Rich Larson
Quelle claque ! Dans cette nouvelle, Rich Larson -dont le talent se confirme pour le format court- met en scène un groupe de criminels engagé de force dans une guerre, qui se retrouve sur une planète hostile confronté à… quelque chose. Tous ces éléments paraissent très classiques pour tout qui a un peu lu de la SF ou un peu vu des films du genre. La grande force de l’auteur réside dans ses protagonistes, qu’il rend très vivant, terriblement humains et faillibles, chacun à leur façon. Rich Larson maitrise aussi extrêmement bien le rythme et l’atmosphère, si bien que j’étais contente de lire cette nouvelle dans le train en pleine journée. Sans rire.
J’ai adoré lire ce texte et cette fin… Waw. Il faut vraiment que je me procure son recueil de nouvelles de toute urgence.

L’Étoile – Arthur C. Clarke
Seconde nouvelle de l’auteur qui a eu un bien plus grand écho en moi. On y rencontre un jésuite dans un vaisseau spatial envoyé étudier une civilisation disparue, civilisation qui, se sachant condamnée, a sauvegardé les traces de son Histoire, de sa langue, de son mode de vie, de ses arts, etc. dans l’espoir que quelqu’un les retrouvera un jour et qu’ils continueront donc d’exister sous cette forme. Déjà rien que ce principe de base, j’étais conquise…
Ce religieux va alors découvrir quelque chose d’incroyable, qui remuera les fondements de sa foi… Je ne peux pas en dire davantage sans gâcher la découverte mais disons qu’en lisant cette nouvelle, j’ai compris pourquoi cet auteur était passé à la postérité et je trouve que c’est un excellent échantillon de ce qu’il a à offrir.

Un dossier complet sur Arthur C. Clarke
Après les habituelles chroniques du Bifrost (j’avoue que ce n’est pas la partie qui m’intéresse le plus, bizarrement) le lecteur découvre une biographie très complète d’Arthur C. Clark que j’ai personnellement trouvé passionnante. L’homme m’a paru directement sympathique par sa mentalité très positive et son enthousiasme envers les sciences, les savoirs, l’évolution technologique au sens large. Un mot me vient spontanément pour le qualifier : bienveillant. C’est vraiment ce que j’ai ressenti en lisant cette biographique. Claude Ecken a réalisé un remarquable travail de synthèse, chapeau ! Au point que, même si je ne l’ai jamais lu ni rencontré, j’ai l’impression d’un peu connaître Clarke grâce à lui.

Cette biographie est suivie par un entretien datant de la fin du 20e siècle et réalisé par Charles Platt par téléphone. C’était très sympa de lire directement la retranscription des mots de l’auteur, ça m’a bien plu alors que l’exercice d’interview me passionne rarement. D’autres articles suivent, au sujet de ses apports littéraires (dans l’imaginaire mais aussi dans les domaines scientifiques), de ses différentes séries (histoire de savoir quoi lire et dans quel ordre !) puis de ses collaborations, notamment avec Stephen Baxter qui est interviewé pour l’occasion. Interview qui m’a donné envie de le découvrir, lui aussi ! Arrive finalement la bibliographie de l’auteur qui a besoin de 14 pages (je vous jure, j’ai compté !!!) pour être complète… Ça donne le tournis, pas vrai ? Sachez également qu’Arthur C. Clarke a écrit pas mal d’articles scientifiques et une rubrique complète y est consacrée. J’ai été vraiment impressionnée par son érudition et tous ses apports aux sciences dont je n’avais vraiment aucune idée !

Petit plus : une interview de Manchu.
Peut-être connaissez vous Manchu ? Ce fabuleux illustrateur à qui on doit, notamment mais pas que, la couverture de ce Bifrost (enfin LES couvertures car il y en a une spéciale pour les abonnés et collaborateurs (qui sert d’illustration à cet article) et une autre « standards » pour toutes celles et tous ceux qui achètent le Bifrost en dehors des canaux béliaux). Il se livre à Erwann Perchoc et ça m’a beaucoup plu de découvrir l’homme derrière ces magnifiques illustrations. On a tendance à oublier le rôle fondamental des illustrateurs dans le processus éditorial, c’est bien que le Bélial les mette ainsi en avant.

Le mot de la fin :
Voici donc ma lecture du troisième numéro du Bifrost et je ne regrette toujours pas mon abonnement puisque ma culture littéraire gagne des niveaux à une vitesse phénoménale grâce à cette revue ! J’adore l’aspect découverte et le travail effectué par l’équipe éditoriale qui est de grande qualité. Ici, j’ai tout particulièrement aimé m’initier à Arthur C. Clarke car je n’aurais probablement jamais lu cet auteur sans ce Bifrost… et ç’aurait été très dommage. 

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10 réflexions sur “#ProjetOmbre { Bifrost n°102 }

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  4. Pour la première nouvelle, j’ai bugué dessus aussi : je ne ne comprends pas pourquoi des moines bouddhistes pourraient vouloir arriver à un tel résultat en fait. Bon je me demande si la nouvelle n’est pas juste doucement cynique et que le fait que ce soit des moines bouddhistes n’ a aucune importance, mais ça m’a un peu gênée.
    Bien aimé les 3 autres, et en particulier la dernière.

    • Je pense en effet qu’il y a sûrement une part de cynisme mais j’avoue être passée à côté ^^’
      Bien d’accord avec toi pour la dernière ! Les deux dernières en fait, d’ailleurs j’en ai commandé le recueil de Rich Larson finalement…

  5. Pingback: Des nouvelles de Bifrost #102 | Arthur C. Clarke, Ian R. MacLeod, Rich Larson – Le dragon galactique

  6. Je me demande si je ne vais pas prendre l’abonnement pour la bibliothèque, ça a l’air d’être une bonne façon d’initier les gens sans leur mettre un roman entre les mains. ^^
    Merci pour ton article !

    • Je trouve en tout cas que c’est une très bonne façon oui ! Moi ça me permet d’élargir ma culture SFFF et de découvrir des auteurices qui comptent parfois parmi les grands classiques mais que je ne connais pas… Dans une bibliothèque, c’est un outil non négligeable je pense. Je suis contente de t’avoir fait découvrir la revue ^-^

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