#ProjetOmbre : { La machine différente – Jean Laurent Del Socorro ; Le roi de la clairière & Ce que l’homme croit – David Bry }

Salutations à toutes et à tous !

J’ai récemment pris comme résolution de vider ma PàL numérique, ce qui est l’occasion de me pencher sur des nouvelles qui attendent depuis quelques mois déjà dans ma liseuse. Des textes achetés uniquement sur base du nom des auteurs, sans même lire les résumés. Je me lançais donc totalement à l’aveugle même si je sais que ce sont des valeurs sûres. Ils le confirment d’ailleurs dans ces textes même si tout n’est pas parfait…

Pour en savoir plus sur les ouvrages de Jean Laurent Del Socorro : Ma chronique de Boudicca – Ma chronique de Royaume de vent et de colères – Ma chronique de Gabin sans aime et le vert est éternel – Ma chronique de La guerre des trois rois – Ma chronique de Je suis fille de rage.
Pour en savoir plus sur les ouvrages de David Bry : Ma chronique du Garçon et la Ville qui ne souriait plus – Ma chronique de Que passe l’hiver.

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Dans sa nouvelle, Jean-Laurent Del Socorro met en scène Ana, une machine par Ada Lovelace qui semble avoir développé une conscience alors qu’elle devait juste servir de grosse calculette. C’est l’occasion pour l’auteur d’offrir une préface au sujet d’Ada Lovelace en tant que mère de l’informatique, préface grâce à laquelle j’ai appris énormément. Avec son histoire, l’auteur fait donc la part belle aux personnages féminins.

Cette nouvelle est écrite du point de vue d’Ana, qui apprend, qui rencontre différents humains aux réactions pas toujours très positives. Si j’ai bien aimé l’idée de base et les valeurs véhiculées, j’ai trouvé ce texte trop rapide. Ana évolue extrêmement vite et ces évolutions semblent un peu sorties de nulle part. Je pense qu’une mise en place un peu plus longue et détaillée aurait été bienvenue pour que j’arrive à me plonger véritablement dans cette histoire.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avis : Une bulle de fantasy – vous ?

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Deux nouvelles sont contenues au sein du même ouvrage : Le roi de la clairière et Ce que l’homme croit. Dans la première, le lecteur suit un loup au fil du temps qui revient dans la même clairière pour s’en déclarer le roi, royauté acceptée par les autres animaux, jusqu’à ce que l’homme s’en mêle. C’est un texte très court mais percutant, d’une poésie littéraire à laquelle l’auteur a habitué son lecteur. Il n’a finalement besoin que de quelques courtes pages pour nous en mettre plein la vue… C’était superbe !

J’ai été un peu moins emballée par la seconde mais c’est surtout une question de goût. Dans Ce que l’homme croit, le lecteur rencontre un roi et son mage. Le premier demande au second d’invoquer… quelque chose qui ressemble à une femme (je ne vous gâche pas la nature exacte) et l’ecclésiastique au service de ce roi va découvrir une supercherie. Le texte est très humain, il souligne la fragilité humaine, mais il m’a manqué un petit truc en plus pour vraiment accrocher.

Vous pouvez vous procurer ce texte sur le site de son éditeur.

D’autres avisUne bulle de fantasy – vous ?

printempsimaginaire2017
Douzième, treizième et quatorzième lecture – pas de défi.
Logo ProjetOmbre+3 nouvelles
Avancée du challenge : 25 nouvelles lues.

#ProjetOmbre – bilan du premier trimestre

Bonjour à toutes et à tous !

Logo ProjetOmbre
Bienvenue sur ce premier bilan récapitulatif du #ProjetOmbre qui couvrira les mois de janvier, février et mars. À l’heure où je rédige ces lignes, 168 formulaires (moins ma propre participation) ont été remplis et pas toujours correctement hélas. J’ai donc du revoir un peu les consignes, éclaircir certains points dans le formulaire en lui-même, au risque de ne jamais m’en sortir. Je vous invite à y prêter plus d’attention lorsque vous le remplirez et à bien renseigner vos missions car je ne peux pas tout vérifier pour vous… Si vous ne me renseignez pas une mission, je ne peux pas la compter car je ne peux pas connaître le contenu de tous les textes.

Je ne vais pas vous mentir, c’est assez fastidieux de tout reporter depuis un formulaire, surtout quand on s’y prend à la dernière minute… Bouh moi !! Pour les prochains bilans, je vais essayer de me contraindre à une mise à jour par semaine, afin de ne plus devoir traiter autant de données d’un seul coup.

Je suis tout de même positivement surprise de votre engouement pour ce projet et la lecture de format court de manière générale. Merci pour votre régularité, merci pour tous ces tags sur les réseaux sociaux, ça me touche énormément ♥

Sans plus attendre, essayons de reclasser tout ça correctement…

L’ombre du palmier
(le challenge à la cool où on lit du format court quand on veut)

Nevertwhere – 10 points
Les Utop’jeunesses 2020 (4 nouvelles) (janvier + mission)
Guide sorcier de l’évasion : atlas pratique des contrées réelles et imaginaires d’Alix E. Harrow (janvier)
La fille feu-follet d’Ursula K. Leguin (janvier)

Outrelivres – 65 points
Roma Eterna (recueil / 11 nouvelles) de Robert Silverberg (17 janvier + mission)
La boîte en os d’Antoinette Peské (10 février)
Demain, la Commune (anthologie / 8 nouvelles) (4 mars + mission)
Celestopol 1992 (13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (27 mars + mission)

Touchez mon blog, Monseigneur – 1 point
Sirènes de Laura Pugno (6 Janvier)

Les lectures du Maki – 1 point
La fontaine des âges de Nancy Kress (15 mars)

FeyGirl – 2 points
Le fini des mers de Gardner Dozois (10 février)
24 vues du Mont Fuji de Roger Zelazny (21 février)

Lisbhei – 5 points
Isabel des feuilles mortes d’Ian R. McLeod (16 janvier + mission)
Retour à n’dau de Kij Johnson (18 janvier + mission)
Le fini des mers de Gardner Dozoi (21 février)

Le post-it SFFF – Gepe – 5 points
Silo de Hugh Howey (20 janvier)
Chroniques martiennes de Ray Bradburry (5 mars)
Sur mars d’Arnauld Pontier (12 mars + mission)
À l’état de nature de Damon Knight (25 mars)

De fil en histoire
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Chut Maman Lit !
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Le dragon galactique – 6 points
Bifrost #101 (4 nouvelles – 1er février)
Issa Elohim – Laurent Kloetzer (février)
Le fini des mers – Gardner Dozoi (26 mars)

Mousson (via Babelio) – 13 points
Retour à n’dau de Kij Johnson (5 Janvier + mission)
Les attracteurs de Rose Street de Lucius Shepard (3 janvier)
Isabel des feuilles mortes d’Ian R. McLeod (10 janvier + mission)
Le dragon Griaule (recueil / 6 nouvelles) de Lucius Shepard (19 janvier)
Sept anniversaires de Ken Liu (29 janvier + mission)

Lecture 451 – 3 points
En apprenant à être moi de Greg Egan (20 janvier)
La mutation c’est la vie de Jacob Galissard (8 février)
Moken de Léa Fizzala (19 février)

Systia (Livraddict) – 12 points
Puzzles au club des veufs noirs (recueil / 12 nouvelles) d’Isaac Asimov (26 janvier)

Lorkhan et les mauvais genres – 46 points
Axiomatique (18 nouvelles) de Greg Egan (14 janvier + mission)
Bifrost #100 (4 nouvelles) (1er février)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (10 février)
Eriophora de Peter Watts (15 février)
La chose de John W. Campbell (8 mars)

Eless Boms – 3 points
Acadie de Dave Hutchinson (19 janvier)
Méfiez-vous du chien qui dort (6 nouvelles) de Nancy Kress (31 janvier)
Fils des brumes : l’histoire secrète de Brandon Sanderson (23 février)

Bulle de Livre
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Ecla-temps – 8 points
La couleur venue d’ailleurs de H. P. Lovecraft (6 février)
So phare away (3 nouvelles) d’Alain Damasio (7 mars + mission)
Sommeil de Haruki Murakami (26 mars)

EdwigeFLE (via Instagram @edwige.onlinealsace) – 15 points
Années nouvelles (14 nouvelles) d’Émilie Ansciaux et Geoffrey Claustriaux (25 janvier)
Nemesis de Ceinwynn (14 février)

L’ombre à la douzaine
(lire au moins un texte au format court par mois)

Zoé prend la plume – 20 points
La mère des mondes de Jean Laurent Del Socorro (9 Janvier + mission)
Sacra, parfum d’Isienne et d’ailleurs (15 nouvelles) de Léo Silhol (10 février)
La fontaine des âges de Nancy Kress (18 mars)
Meredith de Morgane Stankiewiez (30 mars + mission)

Edorielle – Rose Noire
?? (déplacée sous le palmier)

Diaspora Galactique – 39 points
La Morale et le Virologue de Greg Egan (11 janvier + mission)
Le chien a des choses à dire (recueil / 24 nouvelles) de Jean-Marc Agrati (25 janvier)
Émissaire des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy Castro (12 février)
Issa Elohim de Laurent Kloetzer (16 janvier)
Cendres (4 nouvelles) de Thierry Di Rollo (27 mars + mission)

Sometimes a book – 51 points
La voix du feu (recueil / 12 nouvelles) d’Alan Moore (24 janvier + mission)
Le regard de Ken Liu (13 février)
Le jardin des silence (13 nouvelles) de Mélanie Fazi (20 mars + mission)

Livraisons Littéraires – 27 points
L’assassin infini de Greg Egan (16 janvier)
Swan le bien nommé de Mélanie Fazi (6 février)
L’arbre et les corneilles de Mélanie Fazi (12 février)
Miroir de porcelaine de Mélanie Fazi (17 février + mission)
L’autre route de Mélaniz Fazi (20 février)
Yellow Jessamine de Caitlin Starling (26 février)
Contes macabres (10 nouvelles) de Sully Holt (5 mars + mission)

Le Terrier de Lily – 9 points
Rémanence de Danielle Martignol (14 janvier + mission)
Le karma du chat de Sylvie Lainé (20 février)
Fidèle à ton pas balancé (3 nouvelles) de Sylvie Lainé (26 mars + mission)

Les tribulations de Miss Chatterton – 12 points
Contes et récits du Paris des merveilles (anthologie – 6 nouvelles) (7 février)
Noël et Préjugés (anthologie – 6 nouvelles) (21 février)
-> déplacée sous le palmier !

Les livres de Rose
(valide via Story Instagram)

Pativore – 29 points
In nomine Tetris de Jean-Paul Didier Laurent (Janvier + mission)
James Day de Patrick Cialf (Janvier)
Musher de Marcus Malter (Janvier)
Le mouvement F d’Anthonytasan Jesuthasan (Janvier)
L’indiscrète de Marie Sizun (Janvier)
Rétrocession de Southeast Jones (Janvier + mission)
Kabuliwallah de Rabîndranâth Tagore (Janvier)
La girafe de Thomas Guzing (Janvier)
Helstrid de Christian Léourier (Janvier + mission)
La mémoire de riz de Jean Marie Blas de Roblès (Janvier)
Le Journal de David d’Ashby de Jean-Marie Blas de Roblès (15 Janvier)
L’empreinte de Karel Capek (17 Janvier)
Le gel craquant d’Alexandre Afanassiev (18 janvier)
Jean de Kolno de Stefan Zeromski (19 janvier)
Le talisman de Vaikom Muhammad Basheer  (22 janvier)
Le courtier Delaunay de Georges-Olivier Châtaureynaud (29 janvier)
Les histoires du petit Renaud (6 nouvelles) de Léopold Chauveau (11 février + 1 mission)
Histoire d’une baleine blanche – Luis Sepulveda (12 février)
L’aliéniste de J.M. Machado de Assis (23 février)
Le bon chanteur mort de Dominique A (25 février)
Le liseron de Waltern Crane et Edmund Evans (23 février)
L’anniversaire de Nikolaï Pavlov (4 mars)
La misère de Nikolaï Telechov (5 mars)
Amélia Earhart, l’aviatrice qui voulait faire le tour du monde en avion de Pascale Perrier et Isabelle Delorme (8mars)
Roman en neuf lettres de Fedor Dostoïveski (9 mars)

Le doublé de l’ombre
(lire au moins deux textes au format court par mois !)

OmbreBones – 40 points
Émissaires des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy Castro (janvier + mission)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (février)
Le boudoir au souvenir de Cécile Guillot (mars + mission)
Fragments et cicatrices (13 nouvelles) de Sophie Dabat (mars + mission)

La bibliothèque d’Aelinel – 21 points
Destination fin du monde de Robert Silverberg (3 janvier + mission)
Le fini des mers de Gardner Dozois (8 janvier + mission)
L’examen de Richard Matteson (16 janvier + mission)
Cookie Monster de Vernor Vinge (21 janvier + mission)
Apprendre si par bonheur de Becky Chambers (22 janvier + mission)
Roma Aeterna (11 nouvelles) de Robert Silverberg (15 février)
-> pas de lectures pour mars, déplacée sous le palmier !

Light & Smell – 23 points
41 unités temporelles d’Anthony Boulanger (8 janvier + mission)
Au bon vieux temps de Raymond Milési (15 janvier)
Tous les robots s’appellent Alex de Jean Bury (15 janvier + mission)
Notre mère de Philippe Deniel (20 janvier + mission)
La belle et le grenadier de Philippe Laperousse (22 janvier)
Sale temps pour un mutant de Guillaume Sibold (23 janvier + mission)
Happy Meal (recueil / 6 nouvelles) (24 février)
Dans ses yeux de Sébastien Theveny (19 mars + mission)
Après l’effondrement : Elon de Christophe Martinolli (19 mars + mission)
La tour des hiboux de Gustave Aimard (19 mars + mission)
La métamorphose de Franz Kafka (19 mars)

Au pays des cave trolls – 42 points
Des choses fragiles (recueil / 9 nouvelles) de Neil Gaiman (10 janvier)
La fontaine des âges de Nancy Kress (26 janvier + mission)
Bifrost #101 (4 nouvelles) (10 février)
Missile Gasp de Charles Stross (20 février)
Celestopol 1922 (13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (16 mars + mission)

Lectures du Panda – 22 points
La guerre des trois rois de Jean Laurent Del Socorro (8 janvier)
Aucun souvenir assez solide (10 nouvelles) d’Alain Damasio (11 janvier + mission)
L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu (19 février)

Albédo – 5 points
Jardins de poussière (5 nouvelles) de Ken Liu (10 janvier)
-> pas de lectures pour février et mars, déplacée sous le palmier !

Caladhiel – 3 points
Extinction Game de Cindy Van Wilder (3 février)
Sans destination de Pierre Bordage (11 janvier + mission)
-> pas de lectures pour mars, déplacée sous le palmier !

Le troll, l’ombre et le robot
-> pas de lectures renseignées, déplacé(e) sous le palmier !

L’ombre acharnée
(lire au moins un texte au format court par semaine)

Un papillon dans la Lune – 76 points
Stabilité – Philip K. Dick (3 janvier + mission)
Roug – Philip K. Dick (10 janvier + mission)
Émissaire des morts (4 nouvelles) d’Adam Troy-Castro (7 janvier + mission)
La révolte des jouets de Philip K. Dick (17 janvier + mission)
Anthologie « années folles » (15 nouvelles) (19 janvier)
L’heure du Wub de Philip K. Dick (24 janvier + mission)
Le canon de Philip K. Dick (31 janvier + mission)
Le crâne de Philip K. Dick (7 février)
Les défenseurs de Philip K. Dick (14 février)
L’amour, la mort (5 nouvelles) de Dan Simmons (19 février)
Monsieur le vaisseau de Philip K. Dick (22 février)
Les joueurs de flûte de Philip K. Dick (28 février)
Une brève histoire du tunnel transpacifique de Ken Liu (5 mars)
Les infinis de Philip K. Dick (7 mars)
Jack Glass, l’histoire d’un meurtrier (2 novellas) d’Adam Roberts (12 mars)
La machine à préserver de Philip K. Dick (14 mars)
L’homme sacrifié de Philip K. Dick (21 mars)
L’infatigable grenouille de Philip K. Dick (21 mars)
Celestopol 1922 (recueil, 13 nouvelles) d’Emmanuel Chastellière (25 mars + mission)
L’homme variable de Philip K. Dick (28 mars)

Vanille – la bibliothèque derrière le fauteuil
-> pas de lectures renseignées, déplacée sous le palmier !

Fil de Diane – 35 points
Les contes d’Aëgane #1 le guerrier de Draze de Sébastien Moulin (7 Janvier)
Un grain de magie (recueil / 12 nouvelles) de Chloé Garcia (30 janvier + 1 mission)
Crocs et alambics (recueil / 10 nouvelles) (19 février)
Plus forte sera la chute (11 nouvelles) de Seth Horvath (28 mars)
-> Attention à mieux renseigner les dates 🙂

Fourbis & Têtologie – 15 points
Stabilité de Philippe K. Dick (6 Janvier + mission)
Blood Tally de Brian McClellan (13 janvier)
Chilvary de Neil Gaiman (21 janvier)
Beautés d’Audrey Pleynet (28 janvier)
Painted love de Rob Thurman (4 février + mission)
Kabu Kabu de Nnedi Okorafor (9 février)
The Empress of Salt and fortune de Nghi VO (16 février)
When the tiger came down the moutain de Nghi VO (25 février)
La douceur du foyer d’Emmanuel Chastellière (4 mars + mission)
Monstrueuse féérie de Laurent Pépin (10 mars)
La Tour de Babylone de Ted Chiang (16 mars)
L’histoire de ta vie de Ted Chiang (22 mars)

Céline (Nuttysheep)
-> Pas de lectures renseignées, déplacée sous le palmier !

Littlewolf – 22 points
Anthologie Arcanes (22 nouvelles) de Eris + Sandman, Timothée Rey, Corinne Guitteaud, Cécile Duquenne, Simon Sanahujas, Nicolas Cluzeau, Pierre Bordage, Jean-Luc Théodora, Jean Millemann, Sébastien Clarac, C. et R. Belmas, Jean-Pierre Fontana, Don Lorenjy, Jess Kann, Jean-Michel Calvez, Jérôme Noirez, Mathieu Gaborit, Antoine Lencou, Philippe Halvick, Olivier Gechter et Thomas Geha (28 janvier + mission)
-> pas de lectures renseignées pour février et mars, déplacée sous le palmier !

Comme vous avez pu le lire, j’ai déplacé certain(e)s participant(e)s qui n’entraient plus dans les conditions de la catégorie choisie à l’origine. Et oui, il ne faut pas oublier qu’il est possible de participer à ce challenge à la cool mais aussi avec des contraintes et si celles-ci ne sont pas respectées, vous ne pouvez plus « gagner » dans votre catégorie. Donc autant continuer à votre rythme 🙂 Voici la liste actualisée : 

L’ombre du palmier
Nevertwhere
Outrelivres
Touchez mon blog, Monseigneur
Les lectures du Maki
FeyGirl
Lisbhei
Le post-it SFFF – Gepe
De fil en histoire
Chut Maman Lit !
Le dragon galactique
Mousson (via Babelio)
Lecture 451
Systia (Livraddict)
Lorkhan et les mauvais genres
Eless Boms
Bulle de Livre
Ecla-temps
EdwigeFLE (via Instagram @edwige.onlinealsace)
Céline (Nuttysheep)
Littlewolf
Vanille – la bibliothèque derrière le fauteuil
Albédo
Caladhiel
Le troll, l’ombre et le robot
La bibliothèque d’Aelinel
Les tribulations de Miss Chatterton
Edorielle – Rose Noire

L’ombre à la douzaine
Zoé prend la plume
Diaspora Galactique
Sometimes a book
Livraisons Littéraires
Le Terrier de Lily
Les livres de Rose
Pativore

Le doublé de l’ombre
OmbreBones
Light & Smell
Au pays des cave trolls
Lectures du Panda

L’ombre acharnée
Un papillon dans la Lune
Fil de Diane
Fourbis & Têtologie

S’il manque certaines de vos lectures (j’ai rédigé et programmé cet article le 1er avril), n’hésitez pas à me les renseigner dans les commentaires pour que je mette à jour la liste et vos points.

Concernant les points, n’oubliez pas que ce n’est pas tout ce qui compte ! Certains gagnent beaucoup de points en remplissant plusieurs fois des missions (ce qui est totalement autorisé, pour rappel) mais il y aura aussi des vainqueurs sur la régularité de lecture 😉 Si vous avez besoin de vous rafraichir la mémoire, l’article de présentation du challenge devrait répondre à toutes vos questions. 

Merci à toutes et tous pour votre participation lors de ce premier trimestre ! On se retrouve pour un prochain gros bilan qui reprendra avril, mai et juin et sera probablement publié début juillet. 

Prenez soin de vous et lisez du format court ! ♥

Fragments et cicatrices – Sophie Dabat

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Fragments et cicatrices
est un recueil de nouvelles écrites par l’autrice française Sophie Dabat. Publié aux éditions du Chat Noir dans la collection Griffe Sombre, vous le trouverez sur leur boutique au prix de 19.90 euros.

De quoi ça parle ?
À travers quinze textes qui s’inscrivent dans différents genres de l’imaginaire, l’autrice met en scène des femmes. Des femmes ordinaires, des femmes mythiques, des déesses oubliées, des créatures surnaturelles, des femmes qui essaient de se battre pour leur droit à être ce qu’elles désirent.

Un recueil aux genres pluriels.
Fragments et cicatrices ne s’inscrit pas dans un seul genre littéraire et ça a été ma première surprise. Puisqu’il était publié au Chat Noir en 2014, je m’attendais à lire des nouvelles appartenant toutes au registre du fantastique mais la plupart tiennent plutôt de la fantasy et même, pour deux d’entre elles, de la science-fiction. Ce sont des genres quasiment absents du catalogue de cet éditeur (totalement même en ce qui concerne la SF). Ce n’est pas un problème mais je ne m’y attendais pas et cela a participé à la richesse thématique du recueil. Je dois aussi préciser que certaines de ces nouvelles ne sont pas inédites et ont été publiées dans des revues comme le Calepin Jaune, Lanfeust Mag, Caprophanaeus, Éclats de rêve, Station fiction, Dragon et Microship ou Notes et Merveilles. J’avoue humblement n’en connaitre aucune. Du coup, six textes seulement sont inédits pour le Chat Noir.

Je ne vais pas m’attarder sur chaque texte de manière individuelle mais sachez que vous allez trouver, en vrac : une chevalière, une nécropasseuse, une polymorphe, une vampire, une sorcière, une Parque et bien d’autres. Aucun texte ne ressemble au précédent ce qui fait que je n’ai jamais ressenti de lassitude ou de redondance. Il y en a vraiment pour tous les goûts et je vous propose de mettre en avant les trois qui m’ont le plus touchée en tant que lectrice.

Je précise aussi que sur les 15, je n’ai pas achevé la lecture de deux textes parce qu’ils ne correspondaient pas trop à ce que j’avais envie de lire sur le moment, ce qui fait que je n’en compte « que » 13 pour le #ProjetOmbre.

Hamadryade
Hamadryade raconte l’histoire d’un arbre à travers le temps et de l’esprit féminin qui l’habite. On le suit depuis sa naissance il y a deux millénaires jusqu’à sa fin dans un futur pas si lointain. On voit l’évolution des hommes, de leurs croyances, de leur rapport à la nature, la cruauté de certains actes et de certains modèles de pensées. L’autrice le met en scène à travers les échanges et les liens que la hamadryade va tisser avec eux. J’ai été très touchée par cette nouvelle au ton résolument pessimiste qui, pourtant, est bien trop d’actualité. Un petit bijou !

Réminiscences
Nolwenn doit écrire une rédaction en français autour du thème du dragon et on ne peut pas dire qu’elle soit très inspirée… Elle s’endort et rêve qu’elle est une dragonne, libre et forte, pourtant pourchassée par les hommes qui lui volent de plus en plus de territoire. Les deux situations sont évidemment liées… Même si le thème de la transformation en créature mythique reste assez classique, je trouve que l’autrice a bien retranscrit l’aspect métamorphose et force féminine notamment face aux parents démissionnaires (père violent, mère victime). En quelques pages, Sophie Dabat aborde beaucoup de thèmes sans que ça ne paraisse lourd ou fourre-tout. Toutefois, j’ai tellement apprécié le principe que j’aurais aimé un texte plus long, plus développé, où j’aurais pu retrouver Nolwenn. Il y avait ici de la matière à écrire un bon roman.

La femme diamantée
Cette nouvelle raconte l’histoire d’une dame âgée qui chute sur un trottoir dans l’indifférence générale et se blesse au bras. Le début du texte a provoqué en moi un profond sentiment de révolte mêlé à de la compassion pour cette pauvre femme que personne ne s’arrête pour redresser et ce pendant plus d’une heure. Le pire c’est que je suis certaine que ça doit arriver tous les jours… La nouvelle se poursuit en montrant les soucis de santé qui découlent de cet accident ainsi qu’une mystérieuse transformation qui va s’opérer dans le corps de cette dame. L’autrice choisit ici d’écrire comme un enchaînement d’instantanés. Des situations courtes, parfois de quelques lignes, un dialogue ou l’autre, qui avancent dans le temps au fil des mois pour montrer l’évolution de cette pathologie. C’est la phrase de conclusion prononcée par le prêtre qui m’a vraiment touchée et m’a donné envie de sourire durablement. Une très belle réussite avec beaucoup de sensibilité et de subtilité.

La conclusion de l’ombre :
Fragments et cicatrices est un recueil de nouvelles fantastiques, fantasy et de science-fiction toutes écrites par l’autrice française Sophie Dabat. Leur autre point commun est de mettre en scène des personnalités féminines dans des situations très diverses, parfois avec des réécritures de mythe, parfois des femmes ordinaires, qui ont toutes un but et une existence propre. L’autrice maîtrise parfaitement le genre de la nouvelle (ce qui n’est pas toujours le cas partout hélas) et c’est un régal à découvrir ! Voilà un recueil tout à fait recommandable.

printempsimaginaire2017
Septième lecture – Défi « contes fantastiques »
(lire un recueil de nouvelles)
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+13 nouvelles
Avancée du challenge : 22 nouvelles lues)

Quelques mots dans l’ombre #1 { Le boudoir aux souvenirs de Cécile Guillot }

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans ce nouveau rendez-vous intitulé Quelques mots dans l’ombre qui va mettre l’accent sur des articles courts. Si vous tenez un blog, vous savez qu’on n’a pas toujours l’inspiration ni la matière pour écrire beaucoup ou pour analyser en profondeur certains textes. Parfois parce qu’ils ne s’y prêtent pas, parfois parce que l’exercice ne nous tente pas avec tel texte ou tel autre, parfois ce sont des suites et on n’a rien de transcendant à rajouter… Cela ne nous empêche pas de vouloir en parler ! C’est ainsi qu’est née cette petite rubrique où on trouvera donc un peu de tout et qui ne se focalisera pas uniquement sur un texte précis mais aussi parfois sur un/e auteurice ou sur une thématique qui me vient en lien avec un texte lu. C’est un premier test ici, vos remarques me permettront de peaufiner le concept donc n’hésitez pas.

C’est l’autrice Cécile Guillot qui ouvre le bal avec sa nouvelle Le boudoir aux souvenirs qu’elle propose en autoédition.

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Pour rappel, Cécile est autrice dans plusieurs maisons d’édition. Elle publie du jeunesse (souvent avec Mina M pour les illustrations) et du young adult en plus d’être la fondatrice et l’éditrice des éditions du Chat Noir. Ce n’est donc pas une débutante en littérature et cela se sent quand on lit le boudoir aux souvenirs… Ni une inconnue sur la scène littéraire de l’imaginaire francophone. Je me suis donc interrogée sur le pourquoi choisir l’autoédition dans son cas. C’est une question complexe et qui peut paraître orientée ou condescendante mais rassurez-vous, ce n’est pas le cas. Je reste persuadée que l’autoédition n’est pas un choix par défaut (je vous en parlais dans cet article réflexion) toutefois on peut se demander pourquoi une professionnelle du milieu fait ce choix au lieu de rester dans un schéma éditorial plus classique. Envie de tester un nouveau modèle, peut-être ? Elle a eu la gentillesse de m’expliquer que, selon elle, il est difficile de publier des nouvelles à l’unité au sein d’une structure éditoriale à l’heure actuelle (sous-entendu ça n’est pas rentable donc dans le rapport coût / bénéfice). La solution aurait été d’attendre un appel à texte qui correspondrait peut-être au sein d’une structure fiable mais il n’est pas évident de réunir toutes ces conditions. Elle a donc préféré la mettre à disposition des lecteurs via une plateforme d’autopublication afin de ne pas juste la laisser dans un tiroir. Une bonne idée parce que ç’aurait effectivement été dommage de ne pas partager ce texte ! 

Je n’avais pas lu le résumé de cette nouvelle qu’elle m’a proposée à la lecture il y a plus d’un an déjà et qui patientait dans ma liseuse parce que je procrastine beaucoup parfois. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et j’ai été agréablement surprise par l’ensemble même si on retrouve dans ce texte des thématiques récurrentes chez cette autrice, notamment son amour du vintage et de l’Histoire de la mode. Le personnage principal possède en effet une petite boutique appelée le boudoir où elle vend des tenues qui lui ont appartenues. Ce sont des éléments que je relie sans mal à Cœur Vintage, son roman young-adult publié dans la collection Chat Blanc des éditions du Chat Noir.

Mais on y parle aussi de féminisme et d’image de la femme à travers la figure du vampire. Notre protagoniste a été transformée sans son accord des décennies auparavant et abandonnée ensuite par son bourreau avec lequel elle entretenait une relation ambiguë où la haine et le dégoût ont petit à petit pris le dessus sur la fascination et la dépendance. On retrouve ici un schéma classique de la littérature gothico-vampirique à la différence que cette protagoniste décide de prendre son destin en main. De quelle manière, cela, je vous laisse le lire pour ne pas vous gâcher la nouvelle. On est donc sur une nouvelle plutôt moderne par rapport au genre dans lequel elle s’inscrit.

Ce texte compte une trentaine de pages en plus d’annexes visuelles au sujet des robes évoquées dans l’histoire, ce qui est un plus pour en apprendre davantage sur l’univers de la mode. Ça reste court. Un peu trop même à mon goût et c’est mon seul regret car je pense que le concept, l’idée globale, donnait matière à davantage de développement, ne fut-ce qu’autour du personnage principal -qui, sauf erreur de ma part, n’a pas de prénom- et de son évolution, de son engagement dans la cause féminine. 

En résumé, c’est une chouette nouvelle à découvrir pour le #ProjetOmbre comme pour le #PrintempsImaginaireFR si vous aimez le fantastique et le vintage. Je la recommande !

printempsimaginaire2017
Sixième lecture – Défi « un trésor oublié »
(lire une relique de ma PàL)
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+1 mission
(avancée du challenge : 9 nouvelles lues)

À l’ombre du (101e) Bifrost : Le Serveur et la dragonne de Hannu Rajaniemi & La Barbe et les cheveux, deux morsures de Dan Simmons

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Il y a deux jours, je vous présentais les deux premières nouvelles contenues dans le 101e numéro du Bifrost. Je m’attaque cette fois-ci aux deux autres… et non des moindres, sachez-le puisque dans le tas, il y en a une traduite par le Grand Serpent en personne ainsi qu’une autre écrite par Dan Simmons.

Le Serveur et la dragonne – Hannu Rajaniemi (lecture le 16/02/2021)
Cette nouvelle est écrite du point de vue du Serveur, une entité type I.A. et c’est plus ou moins tout ce que j’ai compris de l’aspect technologie du texte. Nous sommes clairement ici dans de la hard-sf. Toutefois, il n’est pas nécessaire de posséder des notions scientifiques poussées pour ressentir des émotions en lisant les mots de Hannu Rajaniemi.

L’auteur propose une histoire assez émouvante et peut-être même une allégorie bien que je ne puisse le jurer, n’ayant pas tous les éléments en main pour. Le Serveur va rencontrer une dragonne, qui vit au sein de sa simulation et tente de dépasser les limites du ciel. Les deux vont se lier d’amitié et même un peu plus, ce qui tire le Serveur de sa solitude.

Je n’ai pas vu arriver le retournement final, du coup le choc a très bien fonctionné sur moi. Je suis restée transie par la surprise et un peu l’horreur, triste aussi devant cette trahison, soufflée enfin puisque l’auteur parvient tout de même à me secouer alors que je n’ai pas tout saisi aux subtilités scientifiques de son texte. J’apprécie beaucoup l’aspect poétique de son écriture qui fonctionne vraiment bien sur moi et je me réjouis de découvrir d’autres écrits sous sa plume.

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La barbe et les cheveux : deux morsures – Dan Simmons (lecture le 17/02/2021)
L’histoire se divise en deux temporalités : le passé et le présent. Dans le passé, Tommy et Kevin sont deux enfants d’une dizaine d’années qui soupçonnent deux barbiers d’être en réalité des vampires. Kevin développe sa théorie autour de cette certitude en apportant des éléments historiques qui paraissent, de prime abord, solides. Du coup, les enfants vont enquêter pour essayer de découvrir le secret des deux hommes. Dans le présent, Tommy se rend tout simplement chez un barbier, le même a priori que celui soupçonné, et demande à se faire raser, comme tous les jours.

Dan Simmons joue habilement avec son lecteur puisqu’en représentant Tommy, adulte, qui se rend chez le même barbier que celui dont il soupçonnait le vampirisme durant son enfance, on pense naïvement qu’il n’en est rien et que c’est, au pire, une histoire amusante de deux gamins qui se montent la tête. Pourtant, on s’interroge légitimement sur l’intérêt d’une telle histoire…

Si j’étais bien emballée au début de ma lecture, l’enthousiasme est retombé à la fin puisque, d’une part, je n’ai pas bien cerné le twist mit en place et, d’autre part, je l’ai trouvé un brin convenu finalement. Je ne dis pas que la nouvelle est mauvaise, juste qu’après coup, elle manque de surprise et de saveur. Du moins à mon goût ! Puis ça a été l’occasion de me souvenir que j’avais en réalité déjà lu cet auteur il y a des années (je devais avoir quatorze ou quinze ans) avec l’échiquier du mal et que je n’avais pas accroché à l’époque (ce qui risque de me valoir des huées, hélas). Cela ne m’a pas empêché de découvrir avec intérêt la suite du dossier qui lui était consacré dans le Bifrost !

D’autres avis : le dragon galactiqueAu pays des cave TrollsLorkhan – vous ?

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(avancée du challenge : 8 nouvelles lues)

À l’ombre du (101e) Bifrost : La fièvre de Steve de Greg Egan & Je vous ai donné toute l’herbe de Christian Léourier

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J’ai (enfin) lu le numéro 101 de la revue Bifrost à laquelle je me suis abonnée récemment (pour le 100e numéro). Comme la dernière fois, la revue comptait quatre nouvelles : une de Greg Egan, une de Christian Léourier, une de Hannu Rajaniemi et une de Dan Simmons, comme de juste, puisque ce numéro lui est consacré. Au sein de ce billet, je vais m’attarder sur les deux premières nouvelles et j’en rédigerai un autre sur les deux suivantes, afin que la lecture ne soit pas trop indigeste pour vous.

Attention, ce billet peut contenir des éléments d’intrigue, histoire d’avoir quelque chose de solide et intéressant à raconter…

La Fièvre de Steve – Greg Egan (lecture le 13/02/2021)
L’histoire se déroule aux États-Unis, dans un contexte aux allures dystopiques. Lincoln vient d’avoir 14 ans et imagine des choses dans sa tête : un moyen de s’échapper de chez lui pour rejoindre Atlanta. Chaque nuit, il rejoue le scénario de son évasion en modifiant les paramètres pour prendre en compte tous les imprévus imaginables. Mais pour quelle raison ? Après tout, Lincoln n’est pas malheureux ni battu ni rien de ce genre…

Le lecteur découvre alors l’existence des Stevelets, des nanorobots entrés en circulation une trentaine d’années auparavant et qui ont provoqué le Crash. Le Crash, c’est comme une espèce d’apocalypse où tout le monde a pété un câble, justement à cause des Stevelets et de leurs actions. Pas qu’ils soient de nature mauvaise, malheureusement il manque de subtilité et de nuance. Normal, me direz-vous, puisque ce sont des machines. Mais comment ont-ils été créé ? Tout simplement par l’entremise d’un savant prénommé Steve qui, se découvrant atteint d’une maladie, a cherché un remède grâce à cette technologie en l’injectant dans des rats. Mais elle a plus ou moins échappé à son contrôle à cause d’une programmation un peu maladroite. Si bien que quand Steve meurt bêtement dans un accident de voiture, les Stevelets tentent toujours d’accomplir la tâche pour laquelle ils ont été conçus, sans succès.

Et Lincoln, dans tout ça ? Il est appelé dans un motel d’Atlanta pour jouer un rôle et permettre aux machines d’apprendre, de reproduire les schémas de pensées de Steve pour, en quelque sorte, réussir à le ressusciter.

J’ai lu cette nouvelle de Hard-SF (mais accessible je vous rassure) en ne ressentant rien au fil des lignes, du moins sur le moment. Mais une fois terminée, elle est restée dans un coin de ma tête et a tourné, tourné, tourné, jusqu’à ce que je prenne conscience de toutes ses implications, de toute sa richesse. J’en ressors finalement assez impressionnée, suffisamment pour comprendre pour quelle raison on a menacé le pauvre traducteur avec une arme pour qu’il se mette au travail ! (ceci est une private joke pour ceux qui ont lu le 101e Bifrost).

D’autres avis : L’Épaule d’OrionDragon GalactiqueAu pays des cave TrollsLorkhan – vous ?

Je vous ai donné toute herbe – Christian Léourier (lecture le 14/02/2021)
Dan est un rêveur qui habite dans la Zone, un endroit où les humains sont capables de survivre, au contraire de l’Extérieur. Le lecteur le rencontre au début de la nouvelle alors qu’il observe ce fameux Extérieur avec fascination. C’est que Liv, la petite amie de Dan, va bientôt accoucher et la perspective l’effraie.

La nouvelle est narrée par Mam, une intelligence artificielle incarnée ici dans un robot qui a élevé ces enfants après la disparition de leurs Parents (je passe sous silence les détails sur cet élément pour ne pas tout divulgâcher). Cela permet d’avoir un point de vue assez analytique sur la situation et quelques réflexions sur l’humanité qui ont toujours le don de me faire sourire. C’est aussi l’occasion de découvrir la vérité sur la Zone qui est le résultat d’une colonisation spatiale. Mam est, en réalité, une IA envoyée pour un voyage de 300 ans dans le but de terraformer une planète mais qui, une fois son objectif accompli, n’a jamais reçu de réponse ou de réaction de la Terre. Elle a donc décidé de continuer sa mission en créant des humains via sa base de données génétiques, histoire de ne pas avoir fait tout ça pour rien. Par « tout ça » j’entends détruire tout un écosystème afin d’en imposer un nouveau, capable d’accueillir l’humanité.

Bien entendu, Mam n’a rien révélé de tout ça aux enfants, persuadée que ces informations les perturberaient et causeraient des problèmes. Malheureusement, ses précautions n’auront pas réussi à les préserver…

L’occasion de la naissance du bébé de Dan et Liv, conçu naturellement et arrivé au monde par voie naturelle quoi que de manière prématurée, permet de réfléchir sur l’humanité, sur notre avenir, sur ce qui fait de nous un être humain et sur ce que nous devrions faire de cette existence. Des quatre nouvelles présentes dans le Bifrost, c’est celle qui m’a le plus chamboulée, avec laquelle j’ai éprouvé le plus d’émotions fortes. C’était ma première lecture de l’auteur et certainement pas la dernière…

D’autres avis : Dragon GalactiqueAu pays des cave TrollsLorkhan – vous ?

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Émissaires des morts (les nouvelles) – Adam-Troy Castro

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Émissaires des morts est composé de quatre nouvelles + un roman de science-fiction écrits par l’auteur américain Adam-Troy Castro. Première sortie de 2021 chez Albin Michel Imaginaire, vous trouverez ce titre partout en librairie au prix de 26.90 euros.
Je remercie AMI & Gilles Dumay pour ce service presse.

De quoi ça parle ?
Andrea Cort est avocate et travaille pour le Corps Diplomatique de la Confédération homsap dont elle est la propriété depuis un massacre perpétré par elle dans son enfance. Criminelle de guerre, c’est elle qu’on envoie traiter les affaires difficiles où elle est en contact avec des races extra-terrestres plurielles qui vont toutes, à leur manière, lui donner du fil à retordre.

Je précise que ce résumé maison ne rend pas justice à la qualité des textes lus. J’espère que ma chronique le fera. De plus, j’ai décidé de la couper en deux pour vous parler d’abord des quatre nouvelles et ensuite du roman, dans un billet futur.

Qui est Andrea Cort ?
Il me semble important, avant de vous parler des nouvelles, de glisser quelques mots au sujet de (l’anti ?) héroïne d’Adam Troy-Castro. Andrea Cort est une avocate qui travaille pour le Corps Diplomatique de la Confédération homsap qui reprend tout un tas de planètes et de gouvernements aussi divers que variés. Elle n’a pas vraiment le choix puisque, dans son enfance, elle a participé à une forme de génocide (les détails sont dévoilés petit à petit dans les différents textes avant d’être révélés noir sur blanc au début du roman) et ce métier lui permet de ne pas être extradée sur des mondes qui souhaitent la condamner. Elle a toutefois été en emprisonnée / étudiée jusqu’à sa majorité et cela a forcément laissé des traces.

Andrea Cort est une femme complexe qui a en horreur les planètes et n’aime pas beaucoup l’espèce humaine, ou n’importe quelle autre espèce en réalité. Solitaire, froide, cynique, elle pourrait aisément devenir un cliché sans la manière dont l’auteur la met en scène, n’hésitant pas à montrer ses failles, ses traumatismes, ses faiblesses aussi. Andrea Cort est un échantillon d’humanité dans tout ce que ce terme a de paradoxal : elle se hait pour les actes commis par le passé, a souvent des pulsions suicidaires qu’elle ne concrétise pas, et sait qu’au fond d’elle, elle appartient à la classe des monstres qu’elle chasse pourtant. Pourquoi un monstre ? Parce qu’elle a adoré tuer, elle s’en rappelle, et n’hésite pas à recommencer si la situation l’exige.
Pourtant, impossible de ne pas ressentir de compassion pour elle (ça ne lui plairait pas du tout, si elle le savait !), de ne pas chercher à se mettre à sa place ou même à la défendre quand l’occasion se présente. J’ai particulièrement apprécié ces nuances qui participent à la force des différents récits dont je vais à présent vous parler un peu plus dans le détail.

Avec du sang sur les mains ( lecture le 5 janvier 2021)
Andrea Cort se trouve sur la planète du peuple Zinn, une espèce alien en voie d’extinction avec qui elle négocie l’acquisition d’un prisonnier. En effet, ces aliens souhaitent recevoir un tueur humain sur leur territoire afin de l’étudier et Andrea Cort doit s’assurer que tout est en ordre à ce niveau, que les mesures de sécurité seront bien respectées, etc.

Au tout début de la nouvelle, Andrea rencontre l’équivalent d’une enfant, Première Offerte (c’est son nom humanisé, la langue des zinns n’est pas aisément prononçable) avec qui elle a un échange oral a priori quelconque. En tant que lectrice, je n’ai pas tout de suite compris où l’auteur voulait en venir puisque, comme Andrea et le reste du corps diplomatique, je me suis laissée berner…. Jusqu’à comprendre. Et là, premier choc, première grosse claque qui arrive sur les ultimes lignes de la nouvelle. J’ai eu besoin de dormir dessus pour laisser ce texte s’imprégner de toute sa puissance et j’ai entamé la suite avec un peu de crainte. L’auteur réussirait-il vraiment à faire mieux que ça ? Une partie de moi a envie de tout dévoiler pour vous expliquer mais si vous ne devez lire qu’un seul texte, lisez celui là, qui en plus est proposé gratuitement par l’éditeur pendant une durée limitée, au format numérique.

Une défense infaillible (lecture le 6 janvier 2021)
Contrairement à la précédente, cette nouvelle propose d’une part, une alternance de point de vue entre Andrea Cort et Tasha Coombs (sur qui je vais revenir) mais également une narration à la première personne pour ce qui est d’Andrea. Tasha Coombs est un agent infiltré dans une administration qui transmet des informations secrètes aux ennemis de la Confédération. Tasha doit démasquer l’espion ou l’espionne et subit une agression alors qu’elle est sur le point d’y parvenir.

Une chance, elle portait un système qui la plonge dans une sorte d’illusion dont on ne peut pas la sortir sans un mot de passe, la rendant impossible à interroger pour l’ennemi. Une fois récupérée par son camp, toutefois, on se rend compte qu’elle a modifié son mot de passe à la dernière minute parce qu’apparemment, l’ennemi en aurait eu vent, et on sollicite l’aide d’Andrea Cort puisque l’image figée dans le cerveau de Tasha est un portrait d’Andrea…

C’est l’occasion de voir notre anti-héroïne interagir avec des collègues. Cela permet également de montrer pour quelle raison elle ne développe pas de relations sur un plan personnel. Si j’ai trouvé l’intrigue de la nouvelle plus classique et n’ai pas eu l’effet « wahou » du premier texte, j’ai tout de même apprécié cette lecture pour son amertume et sa conclusion.

Les lâches n’ont pas de secret (lecture le 7 janvier 2021)
Andrea est envoyée sur Caithiriin où un ancien membre du corps diplomatique a commis plusieurs vols et un meurtre. Selon les lois inter-espèces, il doit être jugé selon la justice Caithiriin et condamné à mort sauf qu’au sein de ce peuple, la peine de mort est particulièrement violente et douloureuse : le condamné est allongé, on met une planche sur lui ainsi qu’un récipient qu’on remplit d’eau et qui va petit à petit l’écraser. Certaines exécutions durent des jours et ça terrifie bien entendu l’accusé, Varrick, qui tente le tout pour le tout en révélant à Andrea que les Caiths possèdent une méthode alternative de punition qui consiste en une forme de reprogrammation pour empêcher tout crime d’être reconduit.

Andrea va donc enquêter pour comprendre d’une part pourquoi on n’a pas proposé cette solution à Varrick et d’autre part, pourquoi la plupart des Caiths choisissent la mort plutôt que cette reprogrammation. Le contenu de cette nouvelle est assez terrifiant sur ses implications judiciaires et sociales et fait vraiment froid dans le dos. Le texte contient également un retournement de situation très inattendu qui se résout un peu facilement à mon goût mais n’en reste pas moins intéressant.

Démons invisibles (lecture le 8 janvier 2021)
Comment confier un meurtrier à la justice quand l’espèce dont viennent ses victimes ne possède pas de système judiciaire ? C’est cette question que va devoir résoudre Andrea Cort dans cette nouvelle. Emil Sandburg a commis plusieurs meurtres sur des représentants d’une espèce avec laquelle un Premier Contact a eu lieu, sans résultat. Cette espèce existe sur une planète où il n’y a aucune prédation, elle n’est pas sensible à son environnement et ne semble même pas avoir conscience de la présence des différentes espèces extra-terrestres autour d’elle.

Dés lors, comment constituer un jury et nommer un juge au sein de cette espèce, comme l’exigent les lois interespèces ?

Démons invisibles est un texte très fin, intelligent et personnel également vis à vis du personnage d’Andrea, à l’instar du précédent. Quand on entame la lecture du roman, on se rend compte à quel point il va jouer un rôle important. J’ai beaucoup aimé la maitrise dont elle fait preuve pour trouver une astuce qui respecte les attentes de ses supérieurs, ce qui démontre une fois de plus et si c’était nécessaire, ses grandes capacités professionnelles.

D’autres avis : Au pays des cave trolls (nouvelles) – Apophis (nouvelles) – Les lectures du Maki ( pour Avec du sang sur les mains) – Lutin 82 (pour Avec du sang sur les mains, une défense infaillible, les lâches n’ont pas de secret, démons invisibles) – Gromovar – De l’autre côté des livres (nouvelles et roman)

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#ProjetOmbre : chez quel(s) éditeur(s) lire du format court ?

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Il y a quelques jours, je lançais le #ProjetOmbre (saison 2 du #ProjetMaki) qui consiste à lire un maximum de format court, de manière régulière, sur l’année 2021. Je me suis rendue compte, lors de ma première participation au challenge, qu’il n’est pas toujours aisé de savoir vers quel éditeur se tourner pour trouver des textes qui collent autant au challenge qu’à nos goûts et cette liste a pour but de vous aider. Elle est vouée à évoluer tout au long de l’année, non seulement par vos apports (n’hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié dans les commentaires !) mais aussi au fil de mes propres découvertes.

Je précise également qu’Anne-Laure du blog Chut Maman Lit ! a proposé une liste semblable à celle-ci pour le #ProjetMaki donc n’hésitez pas à y jeter un œil.

Quelques précisions :
-La liste n’est pas organisée par ordre alphabétique ou de préférence mais plutôt par ordre de ce qui m’est venu quand je l’ai rédigée. Je sais, ma rigueur laisse à désirer. 
-La liste contient des maisons d’édition qui ont pour habitude de publier régulièrement ou des nouvelles ou des anthologies et / ou qui ont une collection dédiée. Je sais qu’il y a des recueils disponibles ponctuellement chez d’autres éditeurs mais ce serait vraiment compliqué de tout référencer ici sans que l’article ne devienne imbuvable… N’hésitez toutefois pas à les signaler en commentaire pour celles et ceux qui le souhaitent 🙂
-Je vous mets chaque fois le lien direct vers la boutique de l’éditeur pour vous permettre de trouver facilement chaussure à votre pied. Y’a plus qu’à cliquer.

Sans plus attendre, commençons !

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Le Bélial vous permet de lire du format court grâce à sa mythique collection Une Heure Lumière (dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog) mais également grâce au Bifrost dont chaque numéro contient entre 2 et 6 nouvelles de SFFF. C’est, à mes yeux et dans mon cœur, vraiment l’éditeur incontournable d’un challenge dédié au format court. Bien évidemment, c’est tout personnel 🙂

téléchargement
Il arrive à AMI de proposer des nouvelles écrites dans l’univers des romans édités en papier. Ces nouvelles sont numériques mais rien ne vous empêche de les découvrir ! Je vous renvoie sur leur site pour trouver ces titres. De plus, au mois de Janvier 2021, va paraître Émissaire des morts qui contient 4 nouvelles en plus d’un roman court et qui permet de valider la première mission du challenge. Notez que la première de ces quatre nouvelles est disponible gratuitement en numérique. La boucle est bouclée !

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AMI n’est pas le seul éditeur à proposer des nouvelles dans l’univers de ses romans publiés. ActuSF le fait aussi et depuis plusieurs années, pour plusieurs de ses auteurs francophones. Il n’y en a pas moins de quatorze disponibles sur Emaginaire avec des textes notamment de Jean Laurent Del Socorro, Morgane Caussarieu, Alex Evans ou encore Karim Berrouka ! J’en ai déjà lu une partie et ça a été un régal à chaque fois. Sachez également que l’éditeur propose des recueils de nouvelles, y’a plus qu’a.

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Tous les ans, Livr’S Éditions propose une anthologie thématique. Il n’y en aura pas en 2021 (la pandémie a chamboulé le planning éditorial) mais il en existe déjà cinq avec chaque fois une petite dizaine de textes et presque exclusivement des auteurs et autrices francophones. Ces anthologies existent en papier et en numérique pour certaines et je n’en parle pas parce que j’ai écrit une nouvelle dans l’une d’elle. Au passage, ma préférée est Nouvelles Eres, celle de 2020, qui propose des textes assez chouettes dans le registre de la dystopie et de la science-fiction. De plus, la maison propose aussi des novellas au prix de 10 euros qui, hélas, ne sont pas regroupées dans une collection particulière mais vous pouvez les retrouver sur le site. Il s’agit de La Mélodie, de Kidnapping et de Club 27.

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Maison découverte en 2020 pour moi, elle est spécialisée dans le format court et propose de nombreux textes d’auteurs francophones aussi divers que variés tels que Lionel Davoust, Aurélie Mendonça, Jean Laurent Del Socorro, David Bry, etc. Rendez-vous sur leur site pour découvrir leur sélection !

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Presque tous les ans depuis leur existence, les éditions du Chat Noir propose également des anthologies thématiques. Je vous en a déjà évoqué certaines sur le blog dont l’excellente Montres Enchantées. D’autres ne sont plus disponibles mais je sais que notamment cette année, leur anthologie anniversaire est prévue au programme et elle aura pour thème le chiffre « 9 ». À surveiller donc !

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La maison d’édition Rivière Blanche est connue pour proposer plusieurs anthologies à leur catalogue. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en lire mais voilà une piste sérieuse si vous aimez les antho’ !

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À l’instar de sa voisine du dessus, les éditions Luciférines sont connues dans le milieu de l’imaginaire pour proposer des anthologies thématiques dont celle sur les Démons Japonais qui me fait de l’œil depuis longtemps ou encore la Belle Époque. En plus, les prix sont vraiment abordables en papier comme en numérique.

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Elenya éditions est une maison qui publie des anthologies, souvent liées au Salon Fantastique d’ailleurs mais pas uniquement si je ne me trompe pas. Les thèmes sont multiples, allant de la fantasy au super-héros, en passant par l’horreur fantastique. Franchement, il y a largement de quoi se faire plaisir dans ces anthologies et avec de très beaux noms qui plus est.

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Mnémos est une maison qu’on ne présente plus et qui s’occupe, chaque année, d’éditer l’anthologie thématique du salon des Imaginales. La première remonte à 2009, il y a donc de quoi faire même si, attention, certaines sont en rupture de stock ou uniquement disponibles sur les salons.

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Maison d’édition que je découvre grâce à une recommandation sur Twitter, le passager clandestin propose une collection intitulée Dyschroniques qui se dédie à la nouvelle et, plus spécifiquement, des nouvelles de science-fiction et d’anticipation.

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Autre maison d’édition que je découvre via une recommandation sur Twitter : ArchéoSF, un label de Publie.net qui met à disposition des textes au format court issu de la science-fiction ancienne donc 19e, 20e siècle. On trouve sur leur site des textes courts mais également des feuilletons ! Certains sont en accès libre via l’onglet textes en ligne et je sens que je vais passer du temps sur ce site pour trouver des textes sympas à faire lire à mes étudiants. Bref, merci Zoé pour le tuyau !

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Encore une chouette recommandation via Twitter : les éditions YBY qui propose de la littérature inclusive et met en avant la diversité dans la fiction. Il n’y a pas que du format court chez eux mais ils ont plusieurs collectifs à leur catalogue avec des textes très prometteurs. 

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Nutty Sheep est une maison d’édition déjantée à la folie assumée qui est connue pour ses anthologies thématiques et son fameux logo mouton. Vous aurez largement le choix dans leur catalogue, en format papier comme numérique, pour trouver des textes qui vous intéressent : parodie, science-fiction, fantastique, fantasy, il y en a pour tous les goûts !

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Je n’avais jamais entendu parler auparavant de Nitchevo (une fois de plus, merci à Zoé !) pourtant ils rééditent actuellement toute l’oeuvre de Léa Silhol au sein de laquelle on retrouve énormément de nouvelles et d’anthologies. Ça peut être une très bonne piste si vous souhaitez, en prime, découvrir cette autrice !

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Enfin, dernier et non des moindres… Je sais que j’ai dit au début de l’article que je me concentrais sur les éditeurs qui ont des collections dédiées au format court mais je ne peux pas achever cette liste sans évoquer l’Atalante qui, outre l’excellentissime « Apprendre si par bonheur » de Becky Chambers, traduit également d’autres novellas comme celles de Martha Wells qui font forte impression sur la blogosphère. De plus, les deux derniers « tomes » du Vieil Homme et la Guerre de Scalzi sont aussi construits comme des recueils de nouvelles. 

Vous connaissez d’autres maisons d’édition qui pourraient entrer dans cette liste ? N’hésitez pas à les renseigner en commentaire !

(dernière mise à jour : 07/01/2021
À rajouter : Noir d’absinthe, les saisons de l’étrange, le Grimoire, Malpertuis, les Vagabonds du Rêve, Realm et Short éditions)

#ProjetOmbre : présentation du challenge & inscriptions

Salutations à toutes et tous !

Dans mon bilan 2020, je vous ai évoqué la création de ce challenge qui est en réalité la « saison 2 » du projet lancé par Les Lectures du Maki en 2020 à savoir le #ProjetMaki qui visait à mettre en avant le format court. Je vous renvoie à son article de présentation pour avoir les bases. Comme plusieurs autres blogpotes, j’attendais avec impatience la venue de l’édition 2021 mais Maki préférait passer la main. Je me suis donc proposée pour le reprendre, même si j’avoue n’avoir aucune expérience dans la gestion d’un challenge littéraire. C’est une première pour moi et je compte sur votre indulgence ! L’idée a été lancée que le projet soit hébergé chaque année par un blog différent donc si ça vous tente, n’hésitez pas à déjà y réfléchir pour l’édition 2022.

#ProjetOmbre, le concept :
Le Maki s’inspirait du Projet Bradbury où l’auteur s’engageait à écrire une nouvelle par semaine. N’étant pas auteur, lui souhaitait lire une nouvelle par semaine et ce qui a commencé comme un défi personnel est devenu un challenge littéraire sous l’influence de certains blogpotes. L’idée de départ est donc de promouvoir ce format court si souvent délaissé. Ce challenge a eu une grosse influence sur moi et mes habitudes de lecture, comme je vous l’expliquais dans mon article dédié de la semaine dernière. Il me tient très à cœur dans son idéologie que je compte reprendre tout en l’adaptant à ma sauce. Je vais donc vous proposer plusieurs paliers ainsi que des missions mensuelles à réaliser, pour votre plaisir.

Le challenge durera du 3 Janvier 2021 au 3 Janvier 2022.
Régulièrement (tous les mois dans l’idéal, tous les trois mois au pire) je publierai un récapitulatif du challenge et de vos lectures avec des liens vers vos chroniques.
Les textes lus ne doivent pas obligatoirement être de la SFFF, pourquoi se limiter ?
Les textes acceptés sont les nouvelles, les novelettes et les novellas au format papier ou numérique. Le BDs, mangas, comics et autres ouvrages graphiques ne conviennent pas à ce challenge SAUF s’il s’agit de nouvelles illustrées bien entendu.
Que votre nouvelle soit tirée ou non d’une anthologie ou d’un recueil, vous pouvez la compter à l’unité pour votre bilan. Exemple, si vous lisez une anthologie avec dix textes, cela fait dix nouvelles pour vous ! Mais vous ne devez pas forcément les chroniquer à l’unité, un article sur l’anthologie complète suffit avec un petit mot sur chaque texte quand même. Notez que vous pouvez également opter pour un bilan mensuel de vos lectures et ne pas forcément produire un article par nouvelle lue, c’est à vous de voir comment vous gérez ça 🙂
ATTENTION le maître mot de ce challenge est la régularité. En fonction de la formule choisie, vous devrez lire tous les mois au moins un texte court donc faites durer vos anthologies / recueils si vous comptez lire des textes qui en viennent.

Petit point de terminologie : moins de 7500 mots = nouvelle, 7500 – 17499 mots = novelette, 17500 – 39999 mots = novella, plus de 40 000 mots = roman. Comme on peut difficilement compter le nombre de mots (surtout sur un format papier), disons que tout ce qui est présenté par la maison d’édition et / ou l’auteur/ice comme étant une nouvelle, une novelette ou une novella peut-être validé pour le challenge. D’ici quelques jours, je vous proposerai un article regroupant différents éditeurs qui ont des collections qui collent au #ProjetOmbre afin de vous aider à constituer vos PàL, si vous en éprouvez le besoin.

Les formules :
Pour ce challenge, je vous propose quatre formules distinctes. Vous pouvez choisir de vous inscrire pour une et changer d’avis pendant l’année pour en prendre finalement une autre. Attention, si le premier palier est accessible toute l’année, les inscriptions pour les trois autres s’arrêteront au 31 Janvier à minuit histoire de garder une cohérence puisqu’il faut lire chaque mois pour ceux-là.
Il est par contre possible de changer de palier ( à partir d’ombre à la douzaine ) en cours d’année pour un palier supérieur si vous vous sentez de le faire !

L’ombre du palmier : vous participez au challenge à la cool, sans vous fixer d’objectifs précis hormis celui de lire au moins un texte au format court en 2021. Peut-être que vous allez faire mieux mais vous n’avez pas trop envie de vous avancer.
L’ombre à la douzaine : vous participez au challenge en vous engageant à lire au moins une nouvelle tous les mois, pour un total de douze sur l’année. Peut-être que vous allez faire mieux mais vous êtes un peu frileux/se donc vous commencez léger.
Le doublé de l’ombre : vous participez au challenge en vous engageant à lire au moins deux nouvelles tous les mois, pour un total de vingt-quatre sur l’année. Peut-être que vous en lirez davantage mais au cas où…
L’ombre acharnée : vous participez au challenge dans sa version d’origine en vous engageant à lire au moins une nouvelle par semaine pour un total de minimum 52 nouvelles sur l’année 2021.

Les missions :
Pour pimenter un peu le challenge, je vous propose de chaque mois remplir une mission. Ces missions sont facultatives et si vous en remplissez une, vous ne devrez pas forcément les remplir toutes. C’est vraiment comme vous le sentez là-dessus. Sachez que chaque mission rapporte un point bonus qui augmentera votre score pour le tirage final des cadeaux (j’y viens plus bas) et qu’il est possible de compléter plusieurs fois la même mission sur le mois. Par exemple, si vous lisez plusieurs nouvelles de SF en Janvier, vous obtiendrez un point par nouvelle. Notez également que vous pouvez librement interpréter le contenu de la mission, n’hésitez pas à sortir votre mauvaise foi pour faire rire tout le monde. Le but, c’est de s’amuser !

Janvier : Lire une nouvelle de science-fiction (oui c’est un clin d’œil à la sortie d’Émissaires des morts 😉 )
Février : Lire une nouvelle qui parle du carnaval ou du cirque.
Mars : Lire une nouvelle d’un auteur ou d’une autrice francophone (et qui peut donc compter pour le Printemps de l’Imaginaire Francophone 🙂 ).
Avril : Lire une nouvelle humoristique (ou avec au moins une blague dedans et oui ça peut être une blague nulle tant que ça fait sourire).
Mai : Lire une nouvelle dont l’auteur a la même initiale que vous sur son nom de famille. Si vous faites nom + prénom, ça compte x2 !
Juin : Lire un texte au choix qui compte double : et pour le #ProjetOmbre et pour le #S4F3. Donc obligatoirement un texte court de SFFF.
Juillet : Lire une nouvelle qui se passe sous le soleil (climat désertique, plage, etc.)
Août : Lire une anthologie complète / un recueil complet sur le mois.
Septembre : Lire une nouvelle qui parle d’une école ou se passe dans une école.
Octobre : Lire une nouvelle qui (vous) fait peur.
Novembre : Lire une nouvelle dont la langue d’origine n’est ni l’anglais, ni le français.
Décembre : Lire une nouvelle où on offre un cadeau (et oui ça peut être un cadeau empoisonné, soyez originaux :D).

Les récompenses :
Après un sondage sur Twitter, une large majorité (70% tout rond) trouvait l’idée des récompenses intéressantes. Pour couper la poire en deux avec ceux qui craignaient que ça ne favorise les gros lecteurs, voici comment j’ai décidé de répartir les cadeaux. Trois participant(e)s seront récompensé(e)s :
-La personne qui lira / chroniquera le plus de textes au format court.
-La personne qui gagnera le plus de points avec les missions.
-Une personne tirée au sort parmi tous les participants, même chez ceux / celles qui n’ont lu qu’une nouvelle.

Si une même personne s’avère gagner deux ou trois récompenses, elle laissera sa place au / à la deuxième sur la liste 😉 S’il y a des ex-aequos, iels seront récompensés également. Vous pourrez choisir parmi plusieurs cadeaux gentiment offerts par différents éditeurs ou auteur/ices autoédités.
Pour le moment, voici les cadeaux offerts :
– Une anthologie et / ou une novella au format papier ou numérique chez Livr’S Éditions
– Une anthologie au format numérique chez Nutty Sheep.
– L’anthologie Ellipses au format papier ou numérique d’Audrey Pleynet.
– L’anthologie NOIR et / ou Folie d’absinthe au format papier chez Noir d’Absinthe.

D’autres peuvent se rajouter ! Vous êtes éditeur/trice ou auteur/trice et avez envie d’offrir quelque chose ? N’hésitez pas à me contacter par Facebook ou Twitter 🙂 Merci à celles et ceux qui l’ont déjà fait ♥

Les inscrits :
-L’ombre du palmier
Nevertwhere
Outrelivres
Touchez mon blog, Monseigneur
Les lectures du Maki
FeyGirl
Lisbhei
Le post-it SFFF – Gepe
De fil en histoire
Chut Maman Lit !
Le dragon galactique
Mousson (via Babelio)
Lecture 451
Systia (Livraddict)
Lorkhan et les mauvais genres
Eless Boms
Bulle de Livre
Ecla-temps
EdwigeFLE (via Instagram @edwige.onlinealsace)
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-L’ombre à la douzaine
Zoé prend la plume
Edorielle – Rose Noire
Diaspora Galactique
Sometimes a book
Livraisons Littéraires
Le Terrier de Lily
Les tribulations de Miss Chatterton
Les livres de Rose
Pativore
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-Le doublé de l’ombre
OmbreBones
La bibliothèque d’Aelinel
Light & Smell
Au pays des cave trolls
Lectures du Panda
Albédo
Caladhiel
Le troll, l’ombre et le robot
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-L’ombre acharnée
Un papillon dans la Lune
Vanille – la bibliothèque derrière le fauteuil
Fil de Diane
Fourbis & Têtologie
Céline (Nuttysheep)
Littlewolf
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Pour vous inscrire, postez simplement un commentaire sous cet article avec votre pseudo et la formule que vous prenez.
Pour renseigner vos chroniques, merci d’utiliser le GoogleForm prévu à cet effet que vous trouverez au bout de ce lien.
Notez que j’accepte les retours postés, par exemple, sur un site comme Babelio si jamais vous voulez participer et que vous n’avez pas de blog, il suffira de me mettre le lien vers votre message sur le site en question.

Le logo :
Logo ProjetOmbre
C’est l’adorable Anne-Laure du blog Chut Maman lit ! qui a bien évidemment, comme le veut la désormais tradition de notre blogosphère, réalisé le magnifique logo du challenge que vous pouvez mettre dans vos chroniques si vous le désirez et / ou allègrement partager autour de vous. Un tout grand merci à elle ♥

Je remercie également l’ami Maki pour sa confiance et toutes celles / tous ceux qui ont montré leur enthousiasme sur Twitter à l’annonce de ma reprise du projet, ça m’a vraiment beaucoup touchée.

À vos marques ?
Prêt(e)s ?
Bouquinez !