Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus – David Bry

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Le garçon et la ville qui ne souriait plus
est un one-shot d’uchronie historique proposé par l’auteur français David Bry. Publié chez Lynks, vous trouverez ce roman au prix de 16.90 euros.
Je remercie Bleuenn et les éditions Lynks pour l’envoi (et le renvoi, merci la poste…) de ce service presse et pour tous les goodies qui accompagnaient le livre dans la box ! À savoir deux posters, une clé et un livret avec une courte nouvelle supplémentaire. C’est le genre de surprise qui fait plaisir 🙂

Avant de commencer, quelques mots sur le livre objet. Le travail éditorial est très soigné. Le roman contient quelques illustrations et chaque en-tête de chapitre propose un extrait de texte (légal, philosophique, une lettre ou autre) qui aide le lecteur à comprendre certains éléments du chapitre qui va suivre ainsi que l’univers. Je trouve ce procédé vraiment bien pensé car il évite d’alourdir l’intrigue avec des digressions. Les textes sont tous mis en page de manière différente en fonction de leur origine, ça rend très bien. Chapeau !

Nous suivons dans cette histoire le personnage de Romain de Sens. Il appartient à la haute société mais ne s’y sent pas du tout à sa place. Avec son ami Ambroise, ils ont l’habitude de fréquenter les cafés littéraires et de sortir en douce la nuit. Romain pousse même jusqu’à se rendre sur l’Île de la Cité, là où s’est développée la Cour des Miracles. Suite aux Lois de la Norme entrées en vigueur il y a cinquante ans, on y a parqué les « anormaux , ces gens qui ont des difformités physiques et / ou psychologiques. Là-bas, Romain se sent bien, à sa place… Alors quand il apprend qu’un complot menace l’Île de la destruction, il va devoir faire un choix entre sa famille de sang et celle de cœur.

Je pense honnêtement que David Bry a tout réussi dans ce roman. Ça ne m’arrive pas souvent de le dire et c’est peut-être lié au fait que ce roman m’a tirée de ma panne de lecture mais voilà, j’ai TOUT aimé dans ce texte. Je trouve aussi qu’il peut se lire par tous les types de public, autant des lecteurs plus jeunes que plus âgés parce que le message qu’il véhicule est important et que la mise en page éditoriale permet une lecture aussi rapide que fluide. Un très beau travail.

L’auteur propose un univers uchronique effrayant où la différence est une tare, ce qui invite son lecteur à réfléchir. Le message passé dans ce texte est une ode à la tolérance et à la diversité, à la richesse de l’individualité, ce à quoi je ne peux qu’être sensible. D’ailleurs, le prince a raison : si tout le monde se ressemble, on se sent rapidement seul… Dans notre société où le racisme et l’intolérance prennent de plus en plus de place, je pense qu’un livre comme le Garçon et la Ville qui ne souriait plus a toute son importance et sa pertinence.

Les personnages sont aussi une grande force dans ce texte. Romain est touchant comme héros adolescent, particulièrement réussi. Il est tiraillé entre son envie de plaire à sa famille et sa nature profonde. Le rendu de ses dilemmes par l’auteur est crédible et maîtrisé. Quand il essaie d’en parler à ses parents, il se heurte à un mur et c’est de pire en pire chaque jour. Une fois qu’il entre vraiment en contact avec la Cour des Miracles, on le sent plus épanoui. J’ai eu beaucoup d’empathie pour lui du début à la fin. Au point que je ne parvenais pas à reposer ce livre, que j’ai d’ailleurs lu en une journée !
Les personnages secondaires ne sont pas en reste. La Cour des Miracles est riche de profils très différents (mention spéciale pour Joséphine et le petit Zacharie ♥) et j’ai bien apprécié que l’auteur les fasse s’exprimer en argot. Ce choix renforce le côté immersif du roman. Pas de panique pour ceux que ça rebuterait, un lexique très complet est disponible à la fin mais ça reste compréhensible de toute façon.

En bref, le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un petit bijou. L’objet-livre est soigné à hauteur de la qualité du contenu, ce qui en dit long. David Bry propose une ode à l’individualité en passant des messages modernes sans sacrifier au côté divertissant avec un héros touchant et un univers uchronique réussi. J’ai eu un coup de cœur pour ce texte que je vous recommande chaudement ♥

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21 réflexions sur “Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus – David Bry

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  4. Je comprends tellement qu’il t’ai sorti de ta panne de lectures! 😉 Je ne savais pas comment le « classer » ..Je n’ai plus pensé à l’uchronie mais effectivement^^ Bon après c’est pas super important, juste que ça donne une bonne idée de vers quoi on va!
    Et sinon, oui le petit Zachary est tout chou et craquant (même si je lui ai préféré les personnages plus âgés!). 🙂

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  8. Tout le monde craque pour le petit Zachary 😀 Et les messages véhiculés par ce texte sont tellement beaux ❤ Ça m'a rappelé de bons souvenirs de lire ta chronique 😉 Un texte marquant !

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