À l’ombre de 2021 – mes meilleures lectures de l’année

Bonjour à tous.tes.x !

2021 touche déjà / enfin à son terme, il est donc temps de suivre la tendance générale et d’écrire un billet au sujet des lectures les plus marquantes, pour moi, de cette année. J’en ai sélectionné 20, tous genres et supports confondus. Les romans vont donc côtoyer les ouvrages graphiques dans un ordre non pas de préférence mais bien chronologique… Pour cela, j’ai écumé mon thread lecture sur Twitter et je dois dire qu’il s’est révélé très pratique pour ma mémoire. Je précise aussi que cet article ne se restreint pas aux sorties de 2021. Certains titres sont antérieurs mais ont été lus cette année.

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Peau d’Homme est un véritable bijou de modernité (alors même que l’histoire se passe à la Renaissance italienne) qui aborde les thématiques de liberté de la femme, traite de la communauté LGBTQIA+ avec respect et bienveillance tout en transmettant des messages importants, en plus d’inviter à une prise de conscience sur nos habitudes culturelles genrées. L’ouvrage compte 160 pages et bouillonne de bonnes idées, de justesse et de richesse. J’ai adoré et je le recommande plus que chaudement !
Lire ma chronique complète.

14
Un comics davantage axé sur la psychologie et le réalisme même si les frontières de la réalité sont justement brouillées. Le fond comme la forme sont réussis. Je le recommande chaudement si ce personnage vous intéresse ou si vous aimez les personnalités psychologiques complexes qui vous collent des frissons par l’ampleur de leur folie. Je précise également qu’il n’est pas utile d’être fan ou très renseigné sur l’univers Batman pour profiter de cette œuvre.
Lire ma chronique complète.

4
Sans doute la série la plus prometteuse de cette année 2021. Elle compte déjà six volumes et six coups de coeur pour moi. J’attends chaque tome avec une impatience grandissante tant tout est réussi dans cette adaptation (il s’agit d’un roman à la base). À découvrir de toute urgence chez Ki-oon.
Lire ma chronique du premier tome.

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Un OLNI sur les luttes sociales avec des inspirations qui me parlent. Ce premier tome de la Machine remplit bien ses objectifs en posant un univers réaliste proche de l’Espagne des années 1930 tout en le plaçant dans un monde alternatif au nôtre afin de pouvoir prendre quelques libertés. Cette allégorie politique fonctionne très bien, tout comme son ambiance hispanique et ses personnages très humains auxquels on s’attache rapidement. Je n’ai qu’un regret à l’heure actuelle : ne pas pouvoir enchainer avec la suite ! Je vous recommande vivement ce roman mais attention, si vous cherchez de l’imaginaire à la sauce surnaturelle, alors passez votre chemin car il n’y en a point ici.
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Ballade pour Sophie est une bande-dessinée qui raconte la vie (fictive) de Julien Dubois. Cet ancien artiste à succès se confie à une journaliste, Adeline Jourdain, sur un grand secret de son passé en la personne de Frédéric Simon, musicien talentueux et mystérieux qu’on ne voit finalement qu’à travers le regard des autres. Narrée entre passé et présent, cette bande-dessinée parle de musique, bien entendu, mais aussi de succès, de repentir et des excès de la rivalité. Magnifiquement dessinée, précisément scénarisée, elle instille chez son lecteur un large panel d’émotions.
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La sorcellerie est un sport de combat est un roman d’urban fantasy décapant avec des héroïnes qu’on aimerait avoir comme copines. Lizzie Crowdagger propose un chouette texte bourré d’action et d’humour sans oublier la question de la représentation qui fait souvent défaut au sein de ce genre. Une preuve, s’il en fallait, que l’autoédition a de beaux jours devant elle en francophonie car on y trouve des œuvres comme celle-ci qui apportent une bouffée d’air au genre de l’urban fantasy.
Lire ma chronique complète.

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Qu’arrive-t-il aux parents des enfants qui partent sauver d’autres mondes imaginaires ? Voilà la question que se pose Josep Busquet et qu’il met en scène dans son histoire à travers le drame vécu par la famille Hawkins. L’idée est originale, l’exécution magistrale et le dessin parfaitement accordé à l’ensemble. Cette BD est à lire absolument.
Lire ma chronique complète.

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En 350 pages, voilà ce que parvient à écrire Jean Laurent Del Socorro : un roman historique avec une pointe de magie, qui plonge son lecteur au milieu des guerres de religion en adoptant un point de vue humain, de celles et ceux qui en subissent les conséquences au quotidien, bien loin des puissants et de leurs intrigues. L’auteur reste en cela fidèle à lui-même et l’épilogue de ce bijou a ravi la passionnée d’Histoire de France en moi.
Lire ma chronique complète.

Cette année, j’ai lu pas mal d’UHL mais deux titres ont particulièrement su me toucher et m’enthousiasmer. Ils n’ont pourtant pas grand chose en commun… Et si je recommande la collection dans son ensemble de manière générale, je vous invite à vous pencher plus particulièrement sur ces deux-ci.
Ma chronique sur Le fini des mers / Ma chronique sur Retour sur Titan.

3
L’Apocalypse selon Sandra est un one-shot de zombie post-apo que j’ai lu avec grand plaisir alors même que je n’aime pas ce genre littéraire. Céline Saint-Charle a effectué un travail remarquable autant sur le fond que sur la forme, proposant une protagoniste à l’évolution psychologique minutieusement soignée qui se déplace malgré elle au sein d’une horde de zombies, renversant le point de vue habituel de ce type d’histoire pour voir si ces créatures n’auraient pas, par hasard, mieux à offrir que l’Humanité. Un roman surprenant à lire absolument !
Lire ma chronique complète.

5
La princesse au visage de la nuit est un one-shot fantastico-policier dont l’intrigue principale prend place dans le village de Saint-Cyr, en France. Hugo, enfant battu et survivant d’une nuit d’horreur dans la forêt, doit retourner sur place à la mort de ses parents et affronter les spectres de son passé. De prime abord, on pourrait craindre un texte vu et revu mais ce serait mal connaître David Bry qui déploie tout son talent pour proposer une intrigue efficace dotée d’une ambiance sombre, soignée, accolant ainsi à son roman le qualificatif de page-turner.
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10
Contes hybrides est selon moi un recueil de grande qualité. Lionel Davoust propose trois histoires courtes dans chacun des grands genres littéraires de l’imaginaire, rappelant ainsi son talent pour ce format qui n’était déjà plus à prouver depuis Les questions dangereuses. Je me suis interrogée quant à la pertinence d’associer ces trois récits les uns aux autres mais, en y repensant, chaque histoire aborde un aspect de l’imaginaire et met en garde le lecteur sur l’importance de préserver le rêve, la magie mais aussi les cultures anciennes.
Lire ma chronique complète.

3
La fabrique des lendemains est un recueil de très grande qualité où, selon moi, aucune nouvelle n’est à jeter. On en trouve certaines plus intimistes, d’autres davantage portées sur l’action mais chacune possède un fond solide, un propos fort et des personnages intéressants. Je suis époustouflée par la manière dont Rich Larson gère le format court et j’espère que le Bélial a prévu la publication d’autres recueils du même genre. C’est, à mon sens, un indispensable pour tout qui aime la science-fiction moderne et / ou si vous devez / voulez convaincre quelqu’un que ce genre littéraire a encore de très beaux jours devant lui (au cas où il fallait encore le prouver…)
Lire ma chronique complète.

14
On a tendance à croire que le young adult ne se marie pas bien avec le genre horrifique mais Alex Bell démontrera efficacement le contraire à tous.tes les sceptiques. J’ai eu un coup de cœur pour ce livre !
Lire ma chronique complète.

16
Ce roman est beau, voilà. Une beauté touchante qui laisse sa marque sur notre cœur en papier, fin et fragile. Terry Brooks écrivait à son sujet qu’il vous redonnera foi en l’humanité et je trouve qu’il a parfaitement raison. C’est l’un des plus beaux livres que j’ai pu lire de ma vie.
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11
Une intégrale au format BD d’une incroyable richesse qui donne des leçons d’écriture sur le format court. Le concept est simple : un psychiatre se rend dans un asile pour discuter avec le majordome de Green Manor qui semble devenu fou. Celui-ci va raconter une série d’histoires dont « il » aurait été témoin à travers les années d’existence de ce club pour gentlemen. Les temporalités se mélangent mais on est grosso modo entre les 18e et 19e siècle.
Lire ma chronique complète.

11
Un ouvrage in-dis-pen-sable pour tout qui souhaite en apprendre plus sur les transidentités et remettre en question ses conceptions culturelles. J’y ai appris énormément sur tout un tas de sujets. Ce livre est trop riche pour que je puisse le résumer en quelques lignes donc je vous invite vraiment à lire ma chronique complète pour vous faire une idée.

8
Je dois dire que j’avais des appréhensions avant de me lancer dans la découverte d’un géant comme Asimov, dont j’entends parler depuis des années. Je craignais qu’il ait mal vieilli, j’avais peur de trouver beaucoup de sexisme dans ses textes ou des propos datés mais il n’en est rien. La plupart des nouvelles pourraient avoir été écrites de nos jours. La maîtrise de l’auteur m’a beaucoup impressionné et je vais continuer à découvrir sa bibliographie sans tarder !
Lire ma chronique partie 1partie 2.

12
Je n’ai pas encore écrit d’article au sujet de White Knight mais je ne pouvais pas ne pas parler de ce volume qui concerne Harley dans cet univers si particulier où le Joker a pu brièvement soigner ses névroses au point de devenir le chevalier blanc, pendant du chevalier noir qu’est Batman. Cette réécriture est passionnante, soignée à tous les niveaux et très crédible. Si vous ne connaissez pas encore, sachez qu’il y a actuellement 3 tomes (qui se suivent sans se suivre, on peut les comprendre indépendamment mais c’est mieux de tout lire) et que chacun d’eux est un bijou même si j’ai un peu moins aimé le second.

Enfin, je me suis ici concentrée ou sur des one-shot ou sur des premiers tomes… Mais 2021 a aussi été l’année où Ada Palmer a sorti son troisième tome (et la fin de Terra Ignota en anglais, à venir l’an prochain au Bélial) qui a été un régal, où Audrey Alwett a publié le tome 2 de Magic Charly qui est un bijou, où Marina et Sergueï Diatchenko ont été traduit par l’Atalante avec Numérique, suite informelle de Vita Nostra mais que je compte en série tout de même tant que je n’aurais pas lu le 3e et enfin, où Scalzi a terminé l’Interdépendance, encore chez l’Atalante, une trilogie plus que réjouissante.

Je trouvais que mon année littéraire de 2021 n’était pas géniale car j’ai abandonné beaucoup de livres, j’ai eu quelques coups de gueule et pannes de lecture, mais quand je relis ce bilan je trouve que je ne m’en sors pas trop mal et que j’ai découvert des titres vraiment enthousiasmants. Comme quoi, les bilans de fin d’année, ça aide aussi pour ça !

Et vous, qu’est-ce que ça a donné ? 🙂

FOCUS sur… Arcane, un chef-d’œuvre d’animation.

Bonjour tout le monde !

Je n’écris d’habitude pas sur les séries que je regarde mais je vais faire une exception pour le chef d’œuvre qu’est Arcane.

(les images présentent cet article sont la propriété de RIOT et ne servent qu’à illustrer mon propos.)

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Avant-propos : RIOT et moi.
Il me parait important de poser un peu le contexte. Je joue à League of Legends depuis 2011 / 2012 soit une petite dizaine d’années, presque depuis le début du jeu. Avec WoW (que j’ai fini par arrêter), c’est le jeu qui m’a tenu le plus longtemps sur la durée et sur lequel je suis devenue une hardcore gameuse (que je ne suis plus aujourd’hui parce que vie d’adulte, tout ça…). Il y a une époque où je jouais tous les jours jusque tard dans la nuit, à enchaîner les parties en équipe avec une bande d’amis. De bons souvenirs.

Donc même si le jeu n’est pas parfait, que j’y ai eu des hauts et des bas, on peut dire que je suis passionnée. Il n’y a pas que le jeu en lui-même qui a su captiver mon intérêt mais aussi tout le lore créé autour, toutes les histoires des différents personnages, les évènements thématiques organisés, bref les bonus créés par RIOT qui va jusqu’à monter des groupes de musique virtuels (KDA, Pentakill, True Damage), élaborer des clips vidéos, des cinématiques, des cérémonies d’ouverture de folie aussi pour les championnats du monde… League of Legends n’a jamais été « juste » un jeu. C’est un univers complet, bien plus qu’il n’y parait et quoi qu’en disent ses détracteurs.

Mais il y manquait quelque chose. Quelque chose que j’attendais personnellement depuis des années.

Le film. Ou, dans ce cas-ci, la série.

Au départ, quand Arcane a été annoncé, je ne savais pas trop quoi penser. La bande-annonce et les premières images promettaient sur le plan visuel mais j’avoue n’avoir aucune grosse affinité avec les personnages de Piltover (à l’exception d’Orianna qui n’est pas présente ici) et de Zaun. Je trouvais Jinx cool, j’ai toujours bien aimé la voir apparaître dans un clip ou l’autre (l’inoubliable chanson Get Jinxed par exemple qui apparait en clin d’oeil dans la série) mais ça n’allait pas plus loin. J’étais donc impatiente… et un peu déçue aussi de ne pas voir mes personnages favoris mis en avant. Surtout que j’étais persuadée que les premières à avoir droit à leur série, ce seraient forcément d’abord Lux puis Ashe.

Mais j’avais confiance en RIOT malgré tout, parce qu’ils ont toujours fait les choses bien.
Même comme ça, je n’étais pas prête.
Définitivement pas prête pour la claque astronomique que je me suis prise avec le visionnage de ces trois parties. Et c’est la raison pour laquelle je vous en parle sur le blog.

Arcane, de quoi ça parle ?
À Piltover, la cité du progrès, un jeune chercheur découvre une nouvelle source d’énergie mêlant magie et technologie, qu’il souhaite exploiter pour aider les habitants alors que son vieux mentor craint que des esprits mal intentionnés ne s’en servent comme d’une arme. Parallèlement, dans les bas fonds de la ville, Vi et sa sœur Powder survivent comme elles peuvent alors que l’ombre de Silco s’étend sur elles…

Des personnages forts.
Arcane a été divisé et diffusé en trois parties contenant chacune trois épisodes. La première partie se concentre sur la jeunesse des personnages, que ce soit Vi, Powder, Ekko, Jayce, Viktor, Caitlyn… L’histoire passe d’un personnage à l’autre, permettant ainsi de comprendre facilement les enjeux mais également les grandes disparités sociales qui existent entre le haut et le bas de Piltover.

Vi et Powder sont sœurs, elles ont perdu leurs parents dans un raid des forces de l’ordre de Piltover et ont été recueillies par Vander, qui maintient l’ordre dans les bas fonds. Vi est l’aînée, elle sait user de ses poings pour défendre sa cadette, qui préfère inventer des gadgets qu’elle espère réussir à faire fonctionner un jour.

Ekko est un jeune orphelin passionné de mécanique qui travaille dans une petite boutique des bas fonds de la cité. Il est ami avec Vi et Powder.

Jayce est le fils d’industriels qui fabriquent des marteaux. Il est fasciné par la magie depuis l’enfance car un arcaniste a sauvé la vie de sa mère. Il est persuadé qu’on peut allier technologie et magie et mène des recherches dans ce sens.

Caitlyn est fille d’une famille influente du Conseil de Piltover et amie de Jayce. Elle est très douée au tir et veut entrer dans les forces de l’ordre, malgré la désapprobation de sa mère.

Enfin, Viktor est un jeune homme malade et handicapé physiquement qui vient de la basse cité et a décidé de s’en extirper. Il a rencontré Heimerdinger, membre du conseil, qui a été impressionné par son intelligence et sa force de caractère, au point d’en faire son assistant. Viktor va s’intéresser aux recherches de Jayce et l’aider dans celles-ci. Ils vont devenir amis.

D’autres personnages du jeu sont présents de manière secondaire, avec toute une série d’easter eggs mais je ne vais pas tout vous dévoiler non plus ! Sans compter qu’évidemment, leurs destins et lignes narratives vont se croiser à un moment ou à un autre, ce qui remettra en question leurs préconceptions…

Les personnages sont la première grande force de la série tout comme ils sont celle du jeu League of Legends. Ce ne sont pas simplement des archétypes, ils possèdent une personnalité bien affirmée et subtile. Ici, pas de manichéisme. Au contraire ! Ces personnages vivent tellement que j’ai regardé la série en me passionnant pour Viktor, alors que dans le jeu, il ne m’a jamais intéressé… De même, la série ne se restreint pas à mettre en scène des champions du jeu. Elle créé de nouveaux protagonistes, comme Silco et Vander, qui sont passionnants chacun à leur façon. Même si Silco porte l’étiquette du « méchant », je pense qu’il serait plus judicieux de le qualifier d’antagoniste, et encore… tout dépend du côté duquel on se place.

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Selon moi, c’est l’un des personnages les plus réussis parce qu’il restera ambigu jusqu’à la toute fin, avec d’un côté ses ambitions, la manière brutale dont il tente de concrétiser son objectif mais aussi sa relation avec Jinx. C’était sublime.

Les grandes thématiques :
La série traite de nombreuses thématiques mais on peut en retenir certaines avant les autres. Premièrement, il s’agit de dépeindre une lutte des classes très à propos dans l’époque à laquelle on vit. Elle a ceci de différent que les habitants des bas quartiers se battent plutôt pour obtenir une indépendance de Piltover et donc fonder la nation de Zaun, imaginée par Silco et pour laquelle il va œuvrer durant toute la série.

Deuxièmement, on y parle de développement technologique et on illustre l’adage selon lequel l’enfer est pavé de bonnes intentions. Viktor et Jayce sont jeunes, idéalistes, ils veulent aider les gens, mettre au point des outils pour soutenir les ouvriers dans leurs travaux pénibles, en s’aidant de la technologie Hextech qu’ils développent. Même si Heimerdinger les met en garde sur les risques et sur l’importance d’y aller doucement, ils n’écouteront évidemment pas, encore moins une fois que Piltover sera frontalement menacée par Jinx…

Outre ces éléments, on y parle de relations familiales difficiles, de résilience, on y dépeint une société en souffrance comme on tire une sonnette d’alarme.

Un rythme narratif inégalable.
J’ai parlé des personnages, des thèmes, il me faut donc maintenant parler de la construction narrative et de la manière brillante dont les scénaristes ont agencé les éléments pour permettre aux personnes qui n’ont jamais joué au jeu de s’immerger totalement tout en surprenant les joueurs / fans. Les trois premiers épisodes posent les bases, un peu l’origin story des protagonistes, afin de comprendre où ils en sont une fois que commence l’épisode 4, qui se déroule quelques années après les trois premiers.

Aucune scène d’exposition artificielle, aucun moment qui sonne creux ou faux. Tout est construit d’une manière à ce qu’on ne sente pas passer les 42 minutes de chaque épisode. C’est incroyablement fluide. Les scènes fortes s’enchainent, s’alternent avec des affrontements superbement chorégraphiés. Du génie.

Un visuel impeccable.
Mais ce qu’on retiendra peut-être avant tout ce que j’ai évoqué, c’est l’aspect visuel qui, pour une série télévisée, a son importance. C’est le studio français Fortiche qu’on retrouve à l’animation, studio qui s’occupait déjà notamment des clips KDA. Ils n’en sont pas à leur première collaboration avec RIOT, donc, et pas la dernière j’espère parce qu’ils gèrent tellement que j’en pleurerais de joie.

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Ce n’est pas qu’une question de design des personnages, c’est aussi une ambiance, une finesse dans les décors. Il suffit de voir la dichotomie criante entre Piltover et ce qui deviendra Zaun qui se traduit au niveau des couleurs et des textures mais aussi l’intelligence avec laquelle ont été chorégraphiées certaines scènes de combat, comme celle entre Ekko et Jinx ou entre Vi et Sevika.

Des musiques inoubliables.
Pour compléter l’ensemble, on peut compter sur Imagine Dragon (qui n’en est pas non plus à sa première collaboration avec RIOT, comment oublier Warriors, l’hymne des worlds de 2014 ?) pour signer un générique efficace mais aussi sur de nombreux autres artistes qui apportent une BO électro trash de folie. Je fredonne Enemy depuis trois semaines… J’écoute les musiques en boucle, je crois que ma préférée restera quand même Dirty Little Animals de Bones UK.

Arcane, c’est pour qui ?
Vous vous posez peut-être la question. En tout cas, on me l’a beaucoup posée sur Twitter après que j’ai partagé mon enthousiasme sur les trois premiers épisodes. Beaucoup de gens pensaient qu’il fallait absolument jouer à League of Legends pour apprécier Arcane mais ce n’est pas le cas du tout, au contraire.

Vous aimerez Arcane si vous appréciez l’esthétique steam / cyber punk, si vous aimez l’animation adulte sérieuse, si vous aimez les intrigues solides aux thématiques plurielles et que vous ne craignez pas de finir en PLS à la fin de l’épisode 9 qui m’a foutu une telle claque que je n’en suis toujours pas remise actuellement.

Pour moi, Arcane est une pépite. Un chef-d’œuvre. Je n’ai plus été aussi enthousiaste au sujet d’une série depuis longtemps et la dernière fois, ça devait être Rick et Morty. Autant dire qu’on est sur deux catégories très différentes… Alors n’hésitez pas à laisser sa chance à cette série, elle vaut le coup.

D’autres avis : L’Épaule d’OrionÉvasion Imaginaire – vous ?

Et vous, avez-vous regardé Arcane ? Qu’en avez-vous pensé ?
Est-ce que ça vous tente ? 

#Focus : ma liste de livres à lire pour mes étudiant.es

Bonjour tout le monde !

C’est le retour de la rubrique focus où j’ai eu envie, cette fois, de vous évoquer un peu plus mon métier. Certain.es le savent déjà ou l’ont deviné mais je suis prof depuis la rentrée scolaire 2019 et je donne cours en promotion sociale. Pour mes ami.es français.es, la promotion sociale est un enseignement qui concerne uniquement les adultes, qui souvent n’ont pas le bac (CESS chez nous) et donc n’ont pas terminé le lycée, et qui reviennent chercher ce diplôme pour des raisons professionnelles (souvent parce qu’iels en ont besoin pour évoluer ou alors iels changent totalement de carrière et suivent une formation technique en même temps). Je donne également cours dans différents bacheliers (licences) en fonction des années et des besoins.

Je suis prof de français et communication. Parfois, j’hérite des cours de communication professionnelle (ce ne sont pas mes favoris, je ne vais pas mentir…) mais je m’arrange pour avoir aussi les cours de français « littérature », au moins une ou deux classes par an, parce que j’adore donner cette matière (je sais, ça vous surprend grandement). Qui dit cours de français dit forcément livres à lire et donc la fameuse liste de lectures qui angoisse beaucoup mes étudiant.es car la plupart du temps, iels ont arrêté de lire quand iels ont stoppé l’école et n’ont jamais été touchés par un roman qui leur aurait donné envie de continuer. Quand mes étudiant.es sont plus proches de la vingtaine, il arrive qu’iels lisent des mangas ou des BDs, mais ça reste des exceptions, comme celle.ux qui sont déjà de gros.ses lecteur.ices. J’en ai eu deux ou trois depuis 2019, sur presque une centaine d’étudiant.es…

Ma problématique est donc la suivante : les encourager à la lecture, développer chez ell.eux le plaisir de lire, de réfléchir sur leurs lectures aussi, leur démontrer que c’est un passe-temps très actuel qui parle de thèmes qui peuvent les toucher. Pour moi, cela signifie leur donner des textes modernes qui ont été publiés pour la première fois il y a moins de cinq ans. Je ne veux pas relancer un débat, d’autant que j’adore les classiques littéraires mais j’estime que je dois d’abord les réconcilier avec la lecture avant de les orienter vers « l’ancien ».

Dés ma première année, j’ai donc proposé une liste de vingt lectures dans laquelle iels devaient piocher au moins un livre, sur lequel iels seraient interrogés à l’examen. Sur le contenu du livre, pour m’assurer qu’il avait été lu mais aussi avec une question de réflexion non préparée, puisque l’un des acquis qu’iels doivent obtenir c’est d’être capable de mener une réflexion critique, à l’écrit comme à l’oral.

Évidemment, pour cela, je propose uniquement des romans que j’ai pu lire et qui ont, je trouve, quelque chose à apporter dans un cadre pédagogique. Par exemple, en ouvrant une réflexion sur tel ou tel point culturel, social, politique, etc. Une des difficultés que je rencontre, c’est que mes étudiant.es manquent souvent de confiance en ell.eux et me disent très régulièrement qu’iels sont « bêtes » et qu’iels ne vont « jamais comprendre un tel livre ». Pourtant, iels y parviennent la plupart du temps et c’est la partie la plus gratifiante de mon travail que de leur rendre confiance.

Voici le contexte, donc, dans lequel se place cet article !

Cette année, en plus de la liste des 20, j’ai décidé d’imposer la lecture de 6 nouvelles obligatoires qui seront lues et discutées en classe à raison d’une par mois (le cours commence mi octobre jusque fin avril).  Ces nouvelles ont à chaque fois été aimablement offertes au format numérique par les éditeur.ices concerné.es, qu’iels en soient remercié.es.

L’apocalypse n’aura pas lieu (une seconde fois) de Corentin Macé (Nouvelles Ères, Livr’S)
Sans Nom d’A.D. Martel (Nouvelles Orléans, Livr’S)
Neufs jours pour l’enfer d’Aiden R. Martin (9, Chat Noir)
Les 9 fantômes de Mayfair de Gwendolyn Kiste (9, Chat Noir)
Guide sorcier de l’évasion d’Alix E. Harrow (Bifrost, le Bélial)
L’Étoile d’Arthur C. Clarke (Bifrost, le Bélial)

Ce sont des nouvelles lues par moi dans l’année écoulée et qui m’ont toutes parlées d’une manière ou d’une autre. On pourrait s’étonner de l’absence de Ken Liu ou de Rich Larson mais ne soyez pas trop inquiet.es… J’ai sélectionné ces textes parce qu’ils couvrent différents genres littéraires, il y a donc plus de chance qu’au moins l’un d’eux fonctionne sur mes étudiant.es et leur donne envie d’aller voir plus loin. Les classiques croisent les auteur.ices francophones comme anglophones, je fais une exception à ma règle des cinq ans pour Clarke parce que je trouve que l’Étoile peut vraiment apporter un débat passionnant. Si ça vous intéresse, je vous dirais de quoi il en aura retourné !

À présent, voici la fameuse liste des 20 romans dans laquelle iels doivent en lire au moins un avec une brève explication du pourquoi ce roman est présent dans la liste :

2
L’estrange malaventure de Mirella
– Flore Vesco (L’école des loisirs)
Un roman « jeunesse » (tout public en réalité) qui parle du statut de la femme et de la condition sociale avec un fond d’émancipation pour les deux. Le style d’écriture atypique (mélangé avec de l’ancien français) est un gros plus qui permet de revenir sur ces thématiques et d’en plus aborder des questions d’écriture, type de narration, etc.

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Rouge
– Pascaline Nolot (Gulfstream)
La réécriture d’un conte qui traite du harcèlement, du culte des apparences et du sexisme ordinaire.

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Les poisons de Katharz
– Audrey Alwett (ActuSF / J’ai Lu)
Une fantasy humoristique qui permet d’aborder la question de la parodie mais aussi des archétypes au sein d’un récit.

13
La fille qui tressait les nuages
– Céline Chevet (Chat Noir)
Un roman fantastique / thriller psychologique qui se déroule au Japon et permet de parler du mouvement surréaliste.

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The dead house
– Dawn Kurtagich (Chat Noir)
Un young adult fantastico-horrifique à la narration atypique, qui passe par des articles de journaux, des extraits vidéos etc. Cela me permet de parler justement des types de narration et de ce qui se fait de nos jours.

15
Ormeshadow
– Priya Sharma (Le Bélial)
Un roman fantastique qui brouille les frontières entre l’imaginaire et le réel tout en parlant des enfants, de la transmission de mémoire mais aussi de la façon dont l’imaginaire peut aider à supporter le réel.

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Vita Nostra
– Maria & Sergueï Diatchenko (L’Atalante)
Un OLNI dans toute sa splendeur, j’admets volontiers qu’il est dans ma liste parce que je suis curieuse de voir de quelle manière il serait reçu par mes étudiant.es tout en mettant ma main à couper qu’aucun.e ne le prendra. Hélas !

17
Filles de rouille
– Gwendolyn Kiste (Chat Noir)
Un roman fantastique qui aborde des questions sociales et permet de faire un parallèle avec les révoltes ouvrières de Belgique, d’ouvrir éventuellement sur le documentaire des Femmes machines que j’affectionne puisqu’on y voit ma nonna et que les femmes de ma famille de cette génération ont toutes été concernées d’une manière ou d’une autre par ces sujets.

12
Les miracles du bazar Namiya
– Keigo Higashino (Actes Sud)
Un roman fantastique mais pas trop qui met l’accent sur l’humain et les émotions, j’aime bien donner des auteur.ices étranger.es parce que ça permet de faire des parallèles culturels et de réfléchir sur notre façon de voir le monde à travers notre prisme culturel justement.

16
La maison au milieu de la mer céruléenne
– TJ Klune (De Saxus)
Mon dernier gros coup de cœur en date qui parle des enfants placés et différents mais aussi de l’aliénation au travail, très pertinent vu le public.

12
L’homme qui mit fin à l’histoire
– Ken Liu (Le Bélial)
Encore un texte que je donne depuis le début, qui parle du concept même d’Histoire et de vérité historique, qui permet de remettre en question pas mal de choses. Je dois encore vérifier quelle collègue va leur donner le cours d’histoire mais ce sera peut-être une lecture obligatoire pour cet autre cours. Suspens !

6
Cérès et Vesta
– Greg Egan (Le Bélial)
Une novella qui parle de discrimination et d’immigration, très actuelle et une bonne porte d’entrée au genre hard-sf, je trouve.

27
Retour sur Titan
– Stephen Baxter (Le Bélial)
De nouveau de la hard-sf accessible qui permet d’aborder le principe de sense of wonder mais également de poser des questions sur la science, ses bienfaits qui deviennent parfois des méfaits, l’importance qu’on donne au progrès.

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Apprendre, si par bonheur
– Becky Chambers (L’atalante)
De la science-fiction positive et humaine pour démonter leurs idées reçues mais aussi permettre de parler des questions d’inclusion.

24
Le fini des mers
– Gardner Dozois (Le Bélial)
Cette novella est dans la liste pour la même raison qu’Ormshadow mais aussi pour ses deux interprétations possibles. C’est donc un peu, comme Vita Nostra, une expérience que je tente avec les étudiant.es qui vont le lire.

19
La divine proportion
– Céline Saint-Charle (Livr’S)
Un thriller qui permet d’aborder le genre dystopie mais aussi de réfléchir sur le concept de justice, notre propre système judiciaire, ses failles, etc.

23
Les anges oubliés
– Graham Masterton (Livr’S)
Encore un roman d’horreur qui est un peu là pour remplir les cotas, j’avoue, mais également pour aborder les codes du genre et les comparer avec ce qui se fait à la télévision / au cinéma. Ç’avait été une question d’examen l’année dernière avec la Mélodie, d’ailleurs.

6
Tu es belle Apolline
– Marianne Stern (éditions du Chat Noir)
Young adult et littérature blanche, un combo qui fonctionne bien chez les éducateur.ices et les aides soignant.es / familiales d’autant que ce roman parle d’anorexique, de comment l’aborder, etc. C’est intéressant de s’interroger sur la perception qu’on a de ces maladies trop souvent banalisées.

7
Les derniers des branleurs
– Vincent Mondiot (Actes Sud JR)
Un roman nécessaire pour cell.eux qui manquent de confiance en eux, afin de réfléchir sur le système scolaire, ses problèmes, de relativiser ce à quoi iels ont pu être confronté.e dans leur parcours aussi. Ce roman, je crois que je ne l’oublierai jamais tellement il a résonné en moi en tant que prof.

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Permis de mourir
– Delphine Dumouchel (Livr’S)
Une novella young adult du point de vue d’une jeune fille dans le coma suite à un abus d’alcool. Encore un texte nécessaire qui parlera surtout aux éducateur.ices et aux aides soignant.es / familiales. Il est présent dans la liste pour la même raison qu’Apolline.

Comme vous le voyez, je mélange allègrement les genres afin que tous.tes puissent trouver au moins un roman qui collerait à ses goûts. Comme je donne ce cours notamment aux informaticien.nes, aux éducateur.ices, aux aides-familial.es et soignant.es ainsi qu’aux assistant.es pharmacie, je fais en sorte de mettre des textes capables de les toucher même dans leur pratique professionnelle. Raison pour laquelle les trois derniers romans sont de la littérature « blanche » stricto sensu. Toutefois, en me basant sur les choix effectués par elle.ux les deux autres années, les étudiant.es ont plutôt tendance à se tourner vers l’imaginaire, sauf cell.eux hyper réfractaires à la lecture et qui n’acceptent de lire que ce qui a un lien avec leur métier. Mais au moins, iels lisent et c’est déjà une victoire.

J’ai aussi remarqué qu’iels ont tendance à se tourner vers le livre le plus court. Grande était ma naïveté, je sais… Mon erreur avait été de mettre un seul UHL (Ken Liu, lu par deux étudiants) et une novella (La Mélodie, chez Livr’S) si bien que j’ai enchaîné sept ou huit examens sur le même livre, retiré cette année de la liste uniquement pour cette raison (ce qui a beaucoup fait rire l’autrice, je vous rassure 😉 ). Je ne peux plus entendre cette histoire ni la voir en peinture !
Cette fois-ci, j’ai multiplié les formats courts, soit nouvelles / novellas, soit des romans pas trop épais, en laissant un ou deux pavés et un roman moins abordable de prime abord pour un.e lecteur.ice lambda, pour l’étudiant.e possédant déjà un gros bagage culturel / littéraire. L’année dernière, j’avais mis Terra Ignota (je sais, grande est votre surprise) mais j’ai changé cette fois pour Vita Nostra. Je précise que personne n’avait lu Palmer, je le vis comme un échec personnel.

J’espère que ce billet / réflexion / partage d’expérience vous aura plu ! En fonction de vos retours, je peux prévoir un article un peu bilan après leurs examens pour voir ce qui a fonctionné ou non, émettre des hypothèses, réfléchir pour l’année prochaine aussi car ma liste change (hormis quelques livres qui restent genre Ken Liu) d’une année à l’autre en fonction de mes lectures.

N’hésitez pas à me dire quel livre vous donneriez, à ma place, et pourquoi 🙂

Les bougies de l’ombre – et de 4 !

Bonjour à toutes et à tous !
C’est le jour, le bon cette fois. Il y a pile quatre ans aujourd’hui (donc le 29 mai 2017), je publiais mon tout premier article sur ce blog et j’entamais cette grande aventure. J’ai un peu relu les bilans précédents et je me rends compte que PLEIN de choses ont changé. On va faire le point. Mais d’abord…

Quelques statistiques.
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Parce qu’on aime ça, les chiffres ! Bon, j’ai pas de graphiques par contre, vous avez le droit de me huer…
Entre juin 2020 et mai 2019 (j’ai arrêté le compte au 24 mai précisément vu que bah… j’ai écrit l’article ce jour-là.) le blog a reçu 25 980 visites, qu’on va arrondir à 26 000 parce que c’est plus joli et qu’on y sera probablement d’ici là. Soit un gros +10 000 par rapport à l’année dernière. Et donc ça a doublé, vu que je faisais un +5 000 l’année d’avant. C’est peut-être un détail pour vous mais…
Le blog a 293 abonnés donc 93 personnes en plus par rapport au dernier article anniversaire. Bienvenue et merci !
L’article le plus lu, du moins pour l’instant, est évidemment celui de la présentation du #ProjetOmbre. Il est toujours suivi par ma réflexion sur la place des autrices francophones en science-fiction et par ma réponse au tag de mes 9 incontournables récents en SFFF. Les trois chroniques les plus lues sont, dans l’ordre, celles de Chevauche-Brumes, de Trop semblable à l’éclair et du Prieuré de l’Oranger. L’écrasante majorité des lecteurices du blog viennent de France mais on en a aussi de Belgique, de Suisse, des États-Unis et du Canada. Ça ne change donc pas par rapport à l’année dernière.
Le blog compte actuellement 721 articles, celui-ci est le 722e !
Quant aux blogpotes, les plus bavards sont, dans l’ordre : l’Apprenti Otaku (sans surprise !), Light and Smell, Yuyine, Tiger Lilly (du Dragon Galactique) et Sabine (De Fourbis et Têtologie), merci pour votre activité ♥ Mais merci aussi à toutes les personnes qui passent commenter de temps ou temps ou tout simplement me lire, ça me fait très plaisir.

Les changements sur le blog.

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Dans mon article pour le 3e anniversaire du blog, j’avais une résolution : celle d’intégrer des liens vers les chroniques des blogpotes sous chaque article. Je vous annonce très fièrement (ouais, il m’en faut peu) que j’ai tenu cette résolution sans faillir (ou presque) depuis et que bah… Je suis contente, voilà. Parce que je trouve ça important pour favoriser le partage, c’est pour ça qu’on est là après tout !

D’habitude à ce stade, je fais un point sur les nouveaux partenariats mais j’ai décidé il y a quelques semaines de totalement arrêter les services presses pour diverses raisons. La plus importante étant que je tiens à retrouver un contrôle total de mes lectures. Je réfléchis à l’écriture d’un article plus détaillé sur le sujet mais il y a beaucoup à dire et je ne me sens pas encore prête à le poster. Ça attendra donc ! Du coup, j’ai édité ma page de présentation et je vais bientôt me lancer dans mon dernier SP qui sera pour ActuSF avec les Héritiers de Fabien Clavel.
Je tiens à remercier toutes les maisons d’édition qui m’ont un jour accordé leur confiance. Ça a commencé avec Mnémos aux Imaginales 2018 (inoubliable !!) mais ils n’ont pas été les seuls : ActuSF, Livr’S, l’Atalante, Albin Michel Imaginaire, YBY Éditions et les éditions du Chat Noir m’ont un jour confié au moins un roman. Merci pour ça, merci pour cette expérience. C’est vraiment très gratifiant de voir que des professionnels du livre donnent à mes chroniques une telle légitimité mais ça ne suffit plus pour que je m’impose ce stress et ces contraintes. Je dis bien que JE me les impose car j’ai conscience que ça vient surtout de moi et du fait que je ne gère pas la pression que JE me mets.

Autre gros changement : j’arrête de chroniquer tout ce que je lis et je réduis mes articles à deux par semaine (le mardi et le vendredi) à l’exception des articles comme celui-ci, pour un évènement exceptionnel, qui peuvent se rajouter. Et peut-être une spéciale manga certains dimanches, à voir sur le long terme comment j’équilibre mes lectures et mes chroniques entre les différents formats. Pourquoi ? J’en ai déjà un peu parlé précédemment mais je me suis rendue compte en lisant un roman il y a quelques semaines que j’étais davantage concentrée sur la question de savoir comment j’allais articuler ma chronique pour en parler que sur ma lecture en elle-même. Gros électrochoc. Je me suis dit stop, juste STOP, ça ne peut pas continuer comme ça. Je souhaite m’accorder le droit de ne pas lire pendant plusieurs jours, de ne pas paniquer si je n’écris pas d’articles sur le blog, de relire des livres au lieu de toujours me gaver du plus de nouveautés possibles. D’ailleurs, c’est la première fois cette année que je me suis accordée une relecture depuis celle de la saga Harry Potter ! C’était avec l’excellent Tokyo Vice de Jake Adelstein et croyez-moi, ce ne sera pas ma dernière relecture de 2021.

Enfin, dernier point, comme expliqué dans mon article début de semaine : j’ai décidé d’arrêter anticipativement la gestion du challenge #ProjetOmbre qui se terminera donc le 30 juin 2021. Je vous renvoie à mon article explicatif pour les détails. C’était la première fois que je gérais un challenge et je pense aussi que ce sera la dernière parce que je me rends compte finalement que j’ai du mal à m’investir sur le long terme dans ce type d’évènement, que ce soit en tant que lectrice ou en tant qu’organisatrice.

En gros : j’assainis mon rapport à la littérature et au blog. Je pense que c’est important et que c’est le meilleur cadeau de bloganniversaire que je pouvais me faire à moi-même.

Le mot de la fin :
Je vais être super originale, attention… Je voulais vous remercier, tous et toutes qui me suivez sur le blog mais aussi sur les réseaux sociaux. J’ai été confrontée à beaucoup de bienveillance quand j’ai parlé de mes doutes et des changements que je voulais mettre en place par rapport au blog. On a toujours tendance à parler du négatif mais je pense que c’est important d’évoquer aussi le positif. Ce que je vois, moi, c’est qu’en ouvrant ce blog j’ai rencontré des personnes géniales, intéressantes et passionnées avec qui j’adore échanger. Merci de m’avoir fait une place parmi vous ! J’espère qu’on trainera ensemble pour encore de nombreuses années. Et pour finir sur un peu de fun :

source

Prenez soin de vous ♥

Tous les gifs utilisés dans cet article sont tirés de films / dessins animés qui sont la propriété de Disney.

#ProjetOmbre : clap de fin anticipé

Logo ProjetOmbre
Bonjour à toutes et à tous !

Si vous me suivez sur Twitter, cet article ne devrait pas être une grande surprise pour vous. Le 18 mai dernier, je réalisais un sondage au sujet du #ProjetOmbre pour prendre un peu la température face à un potentiel arrêt anticipé du challenge et j’ai été confrontée à beaucoup de bienveillance et de compréhension autour de cette question. Merci pour ça ♥

Je pense qu’il est important de vous expliquer un peu mon cheminement de pensée sur le sujet. Donc installez-vous, prenez un petit thé, on va causer.

Quand j’ai repris le #ProjetMaki pour sa seconde édition, je savais plus ou moins à quoi je m’attaquais : un challenge littéraire d’envergure, avec une cinquantaine de participants, à animer toute l’année pour maintenir l’intérêt. J’étais motivée et pleine de bonnes intentions, sincèrement. J’avais envie d’aller au bout de l’aventure.

Mais.

Déjà, je me suis rendue compte qu’il y a plusieurs degrés de « savoir » et que même quand « on sait » une fois qu’on se confronte à la réalité, on tombe de haut. De plus, entre temps, mon rapport au blog a évolué. J’en ai un peu parlé dans mon dernier bilan mensuel et je compte en reparler plus tard une fois mon dernier service presse lu. En quelques mots : je me suis rendue compte que je me mettais trop de pression pour publier un quota d’articles par semaine, que je lisais en me demandant ce que je pourrais écrire sur tel livre ou tel autre et j’en ai eu ma claque. Ce n’est pas un rapport comme celui-là que je veux avoir avec la lecture. Je veux retrouver ce plaisir simple de lire tel livre parce que j’en ai envie et pas parce qu’il vient de sortir. De relire des romans ou des mangas et ne pas juste me concentrer sur la découverte des nouveautés. De laisser de côté un livre pendant deux ou trois jours si je n’ai pas le temps / l’envie de l’ouvrir sans pour autant commencer à paniquer en me demandant ce que je vais bien pouvoir écrire sur mon blog.

Ces réflexions m’ont mené à une diminution de mes articles mais aussi de ma présence sur les réseaux sociaux. Parce que la pression, je me la mettais là aussi : je dois publier pour dire ce que je lis, ce que je fais, pour échanger avec les autres… Sauf que, pourquoi ? C’est la question que je me suis posée. Pourquoi « je dois » ? Est-ce que j’en ai seulement envie ?
De là, j’ai mis mon compte Instagram en pause, je traine sur Twitter quand j’en ai envie et si je n’ai rien à dire, je ne me contrains pas à poster des trucs « pour faire du like ». Je précise que j’avais déjà entamé ce processus il y a des mois et que je n’ai jamais été du genre à étaler ma vie (sauf ma vie littéraire) sur les réseaux. Donc peut-être que la plupart d’entre vous n’ont rien remarqué et finalement, tant mieux. Bref, avec cette nouvelle façon de considérer ma pratique du blogging, il est difficile de s’improviser community manager sur un challenge littéraire, encore moins sur une aussi longue période de temps. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour les personnes qui s’en sortent là-dessus parce que c’est chronophage et que c’est un aspect qui, personnellement, ne m’intéresse pas vraiment. Et j’en ai marre de me contraindre à faire des choses qui ne m’intéressent pas vraiment sur mon temps libre, parce que je le fais assez au boulot.

Du coup, avec moins de rappel, d’animation etc. de ma part, forcément, le  rythme du challenge a beaucoup ralenti pour la plupart des participant/es à quelques notables exceptions. Vous me direz, s’il y a toujours des personnes actives, pourquoi arrêter ? Et bien peut-être par égoïsme mais je l’assume. Je ne pense pas que mon bien-être doive passer au second plan car ce blog est un hobby, pas mon travail. Je ne me sens plus apte, aujourd’hui, à porter correctement ce challenge jusqu’au bout. De plus, je considère que ce serait un manque de respect envers les participant/es que de faire les choses à moitié ou par-dessus la jambe. Mon principe, c’est de faire bien ou de m’abstenir. C’est peut-être radical mais voilà… Je préfère offrir une belle fin à ce challenge, remplir les attentes (au moins en partie) des participant/es et des éditeur/ices qui ont offert des lots, puis passer à autre chose pour me libérer l’esprit de ces contraintes.

Je vous annonce donc officiellement que le challenge prendra fin le 30 juin 2021.

Pourquoi le 30 juin ? Déjà parce que ça fait six mois tout pile donc c’est plutôt bien. Puis parce que les challenges estivaux vont commencer et cela libèrera du temps pour celleux qui souhaitent y participer. Ce qui ne sera pas mon cas car je me suis aussi rendue compte que les challenges littéraires ont du mal à m’accrocher sur le long terme, que ce soit le Printemps de l’Imaginaire Francophone ou encore le S4F3 même si, l’année où l’amie Lutine postait presque toutes les semaines (ou mois ?) un récapitulatif, je réussissais à bien m’accrocher et m’investir car il y avait un gros aspect ludique. Toutefois, ça demande un temps monstrueux ! Et j’ai beaucoup d’admiration pour elle d’y être ainsi arrivée.

Sachez qu’une personne s’est déjà montrée potentiellement intéressée pour la reprise du challenge mais sur un autre format. Mon expérience aura au moins servi de leçon et de matériel pour une réflexion à ce sujet. Je pense qu’il faudra le revoir en profondeur en terme de durée et d’animation afin que ça soit plus gérable pour tout le monde : la personne qui l’organise comme les lecteurs. D’autant que j’ai reçu plusieurs remarques très pertinentes sur le sujet de lecteurices qui ne participaient pas justement parce qu’un an c’est trop long et trop chronophage.
Toutefois, si l’idée d’animer ce challenge vous tente aussi, n’hésitez pas à vous manifester. Après tout, on pensait déjà de base le faire voyager chaque année d’un blog à l’autre alors ce serait l’occasion.

Voilà où j’en suis actuellement et le pourquoi du comment de ma décision. Je trouvais important de me montrer transparente envers toutes les personnes qui ont pris la peine de participer, à un moment ou à un autre, mais aussi d’expliquer en détail ma réflexion parce que ça pourrait être utile à quelqu’un qui envisagerait de se lancer dans cette grande aventure qu’est l’organisation d’un challenge littéraire.

Sur un aspect plus pratique :
-Les lectures compteront jusqu’au 30 juin 2021 à minuit.
-Vous aurez jusqu’au 7 juillet 2021 à minuit pour renseigner vos chroniques. Si elles ne sont toujours pas publiées à cette date, vous pourrez remplir le formulaire avec les bonnes infos et me poster par la suite votre lien dans l’article récapitulatif pour que je l’ajoute. Le formulaire disparaîtra le 8 juillet 2021 au matin.
-L’article récapitulatif final sera publié le 9 juillet 2021, y seront également annoncés les gagnant/es du tirage au sort ! Ces personnes devront me contacter pour choisir leur lot parmi ceux offerts par les maisons d’édition et elles le recevront au plus tôt dans la foulée.

Voilà tout ce que j’avais à dire sur le sujet !
Merci de m’avoir lue jusqu’ici et surtout, prenez soin de vous ♥

FOCUS – Je découvre l’application Rocambole !

Salutations à toutes et tous !

Comme l’indique le titre de ce billet, je vais aujourd’hui vous parler de ma découverte de l’application Rocambole à laquelle je me suis abonnée le 27 mars de cette année pour une durée d’un mois, afin de l’essayer à fond. C’est donc tout récent toutefois j’en entends parler depuis un moment, sans pour autant oser me lancer parce que, comme tout le monde, j’ai des préjugés à la noix. Le principal, c’est de réussir à les dépasser ! Mais replaçons les choses dans leur contexte…

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Mes préjugés et moi…
Il y a plusieurs mois maintenant, j’ai été contactée par l’équipe de Rocambole qui me proposait de découvrir leur application ainsi qu’une série de mon choix, un peu sur le modèle du service presse. J’avoue qu’en lisant le mail, je ne savais pas trop quoi penser d’un concept de ce type là d’autant que je ne comprenais pas l’attrait de lire sur son téléphone. J’ai une liseuse mais le confort de lecture est totalement différent… J’imaginais quelque chose comme Wattpad, où n’importe qui pouvait poser n’importe quoi, avec juste un ou deux modérateurs pour surveiller, j’étais persuadée que j’allais me tuer les yeux, que la qualité littéraire ne serait pas au rendez-vous, tout ça tout ça.

Bref, je n’ai pas trop regardé plus loin même si j’avais promis de le faire dans mon mail.
J’ai un peu péché par suffisance, condescendance même, comme si une application ne pouvait pas proposer de la vraie et bonne littérature de qualité. Je crois qu’inconsciemment, c’est ce que je pensais, même si je n’avais pas envie de me l’avouer frontalement.

J’ai donc oublié cette application, jusqu’à récemment. Il y a quelques jours à peine, en vérité, quand j’ai lu le tweet d’un auteur de chez eux qui expliquait leur modèle de financement : le fait qu’il avait touché un à-valoir, que les droits d’auteur étaient calculés tous les six mois au lieu de tous les ans, sur base du succès de la série, etc. J’ai été positivement surprise d’un tel professionnalisme de la part « d’une plateforme juste numérique » et donc j’ai décidé de m’y pencher dans le détail pour me faire mon opinion et casser la g… figure à mes préjugés. 

Rocambole, c’est quoi ?
roc1Rocambole m’évoque un peu Netflix (jusque dans son interface) : c’est une structure qui publie ici de la littérature sous forme épisodique et dans tous les genres littéraires, allant de la fiction (fantasy, fantastique, polar, etc) à la non-fiction. Le lecteur paie un abonnement pour une somme modique qui lui permet d’accéder à la totalité du contenu dont il peut jouir à sa guise. Cet abonnement coûte 4.09 euros par mois (soit moins qu’un livre de poche et même moins qu’un roman au format numérique chez beaucoup d’éditeurs) ou une quarantaine d’euros pour une année complète. Je précise que ce prix semble être celui en Belgique car le site annonce 3.99 euros pour l’abonnement mensuel en France. C’est un détail vous me direz, mais c’est toujours bien de le savoir.

Même si le système fonctionne sur base d’abonnement, il est possible d’utiliser / de tester l’application gratuitement :
-Les trois premiers épisodes de chaque série sont disponibles gratuitement à la lecture.
-Il est possible de suivre certaines séries « en temps réel » et donc de lire un épisode toutes les semaines de manière gratuite.
-Certaines séries sont remises pendant un laps de temps données à disposition gratuite du public, souvent quand la suite va sortir si suite il y a.
-Certaines séries, comme Arsène Lupin de Maurice Blanc par exemple, sont gratuites puisque du domaine public mais toutefois accessibles via cette application, ce qui est vraiment intéressant. J’espère que d’autres vont la rejoindre.
-Une période d’essai totale de 14 jours est offerte au lecteur, sans engagement.

Enfin, il faut pour cela demander une formule d’abonnement en un an mais le débit ne se fait pas avant que les quatorze jours soient passés, il suffit donc de l’annuler via Google Play avant la fin du temps imparti. Et donc oui, le paiement s’effectue par votre compte Google uniquement.

Un système éditorial 2.0
Rocambole est une structure française qui met (pour l’instant) en avant la littérature francophone avec des auteurices qui écrivent en langue française au format épisodique ou feuilleton, tel qu’on pouvait en trouver dans les journaux du 19e siècle. C’est un exercice d’écriture assez différent du roman puisqu’il faut attiser l’intérêt du lecteur d’épisode en épisode pour ne pas le perdre en chemin. Chaque épisode compte +- 10 000 signes espace compris ce qui équivaut à 1500 / 2000 mots (j’ai vérifié pour vous) et donc cinq ou six minutes de lecture par épisode. Pour le moment, les séries lues respectent très bien ce format mais ce n’est guère étonnant puisque Rocambole possède une équipe éditoriale complète avec éditeur, coach littéraire, correcteur, bref la totale.

Si je parle de système « 2.0 » c’est parce que, comme je l’ai dit, Rocambole semble avoir à cœur de valoriser le statut de l’auteurice en rémunérant dignement le créateurice et en lui payant un à-valoir, ce qui est assez rare dans le milieu quand on ne porte pas un grand nom. Le calcul des droits d’auteur parait également régulier et transparent si on en croit le témoignage lu il y a quelques jours (ainsi que ceux reçus dans les commentaires de cet article) et surtout, il y a bien un travail éditorial effectué. Il semble donc possible d’allier (vraie) littérature à technologie 2.0 et de s’adapter aux habitudes de lecture de la nouvelle génération. En tant que prof, j’ai déjà pu constater que certains étudiants ont tendance à lire beaucoup sur leur téléphone justement. C’est donc peut-être le moyen idéal pour les « réconcilier » avec la lecture à moindre coût puisque tout le monde n’a pas les moyens d’acheter régulièrement des romans au format papier ou d’investir dans une liseuse.

Et le confort de lecture ?
Cela a été l’un de mes premiers freins puisque je ne me voyais pas lire sur mon téléphone. De fait, je ne lis toujours pas dessus puisque j’ai récemment acheté une tablette… Toutefois, sachez qu’il est possible de moduler la taille de la police, de la changer mais aussi de choisir un mode de lecture (fond blanc, fond noir, fond clair / beige) ce qui est très agréable. Il est également possible de lire sur son ordinateur, via l’application.

Petit plus : l’application informe du temps de lecture moyen pour chaque série et chaque épisode. On sait ainsi directement dans quoi se lancer en fonction du temps dont on dispose !

Et donc Rocambole, finalement, c’est bien ?
(cette partie a été mise à jour le 24 avril 2021 après utilisation de l’application pendant un mois)
Dans l’ensemble je trouve l’idée de l’application plutôt positive pour permettre un accès plus vaste et aisé à la littérature. De plus, son traitement des auteurs parait très respectueux, ce qui n’est pas négligeable. Je pense aussi que le concept peut convenir à beaucoup de lecteurs qui ne soit pas déjà assidu sur les romans ou les ebooks. En effet, si j’ai été très enthousiaste lors de ma découverte des premières séries, je me suis finalement lassée au bout de deux semaines. Soit en tombant sur des histoires qui me branchaient moins, me paraissaient moins soignées, moins intéressantes, soit tout simplement parce que je voulais lire les livres présents dans ma PàL. J’ai donc du mal à effectuer un réel changement dans mes habitudes de lecture et je pense que ce sera le cas de beaucoup parmi les blogueurs et les lecteurs déjà assidus. Aussi, j’ai suspendu mon abonnement au terme de ce premier mois, quitte à le reprendre plus tard si l’envie se fait sentir, mais probablement chaque fois pour une courte période. 
C’est donc une affaire de goût personnel et d’habitudes de lecture ! Le seul vrai bémol de Rocambole, c’est qu’il faut posséder un smartphone ou une tablette (logique) et payer son abonnement via GooglePlay, ce qui ne dérange peut-être que moi mais bon, on a tous et toutes nos petites névroses pas vrai ? En tout cas, je suis contente d’avoir testé par moi-même cette application et d’avoir pu réfléchir sur mes préjugés en littérature. 

Et vous, utilisez-vous cette application ?
Avez-vous également certains préjugés à ce sujet ? 

#ProjetOmbre : chez quel(s) éditeur(s) lire du format court ?

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Il y a quelques jours, je lançais le #ProjetOmbre (saison 2 du #ProjetMaki) qui consiste à lire un maximum de format court, de manière régulière, sur l’année 2021. Je me suis rendue compte, lors de ma première participation au challenge, qu’il n’est pas toujours aisé de savoir vers quel éditeur se tourner pour trouver des textes qui collent autant au challenge qu’à nos goûts et cette liste a pour but de vous aider. Elle est vouée à évoluer tout au long de l’année, non seulement par vos apports (n’hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié dans les commentaires !) mais aussi au fil de mes propres découvertes.

Je précise également qu’Anne-Laure du blog Chut Maman Lit ! a proposé une liste semblable à celle-ci pour le #ProjetMaki donc n’hésitez pas à y jeter un œil.

Quelques précisions :
-La liste n’est pas organisée par ordre alphabétique ou de préférence mais plutôt par ordre de ce qui m’est venu quand je l’ai rédigée. Je sais, ma rigueur laisse à désirer. 
-La liste contient des maisons d’édition qui ont pour habitude de publier régulièrement ou des nouvelles ou des anthologies et / ou qui ont une collection dédiée. Je sais qu’il y a des recueils disponibles ponctuellement chez d’autres éditeurs mais ce serait vraiment compliqué de tout référencer ici sans que l’article ne devienne imbuvable… N’hésitez toutefois pas à les signaler en commentaire pour celles et ceux qui le souhaitent 🙂
-Je vous mets chaque fois le lien direct vers la boutique de l’éditeur pour vous permettre de trouver facilement chaussure à votre pied. Y’a plus qu’à cliquer.

Sans plus attendre, commençons !

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Le Bélial vous permet de lire du format court grâce à sa mythique collection Une Heure Lumière (dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog) mais également grâce au Bifrost dont chaque numéro contient entre 2 et 6 nouvelles de SFFF. C’est, à mes yeux et dans mon cœur, vraiment l’éditeur incontournable d’un challenge dédié au format court. Bien évidemment, c’est tout personnel 🙂

téléchargement
Il arrive à AMI de proposer des nouvelles écrites dans l’univers des romans édités en papier. Ces nouvelles sont numériques mais rien ne vous empêche de les découvrir ! Je vous renvoie sur leur site pour trouver ces titres. De plus, au mois de Janvier 2021, va paraître Émissaire des morts qui contient 4 nouvelles en plus d’un roman court et qui permet de valider la première mission du challenge. Notez que la première de ces quatre nouvelles est disponible gratuitement en numérique. La boucle est bouclée !

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AMI n’est pas le seul éditeur à proposer des nouvelles dans l’univers de ses romans publiés. ActuSF le fait aussi et depuis plusieurs années, pour plusieurs de ses auteurs francophones. Il n’y en a pas moins de quatorze disponibles sur Emaginaire avec des textes notamment de Jean Laurent Del Socorro, Morgane Caussarieu, Alex Evans ou encore Karim Berrouka ! J’en ai déjà lu une partie et ça a été un régal à chaque fois. Sachez également que l’éditeur propose des recueils de nouvelles, y’a plus qu’a.

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Tous les ans, Livr’S Éditions propose une anthologie thématique. Il n’y en aura pas en 2021 (la pandémie a chamboulé le planning éditorial) mais il en existe déjà cinq avec chaque fois une petite dizaine de textes et presque exclusivement des auteurs et autrices francophones. Ces anthologies existent en papier et en numérique pour certaines et je n’en parle pas parce que j’ai écrit une nouvelle dans l’une d’elle. Au passage, ma préférée est Nouvelles Eres, celle de 2020, qui propose des textes assez chouettes dans le registre de la dystopie et de la science-fiction. De plus, la maison propose aussi des novellas au prix de 10 euros qui, hélas, ne sont pas regroupées dans une collection particulière mais vous pouvez les retrouver sur le site. Il s’agit de La Mélodie, de Kidnapping et de Club 27.

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Maison découverte en 2020 pour moi, elle est spécialisée dans le format court et propose de nombreux textes d’auteurs francophones aussi divers que variés tels que Lionel Davoust, Aurélie Mendonça, Jean Laurent Del Socorro, David Bry, etc. Rendez-vous sur leur site pour découvrir leur sélection !

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Presque tous les ans depuis leur existence, les éditions du Chat Noir propose également des anthologies thématiques. Je vous en a déjà évoqué certaines sur le blog dont l’excellente Montres Enchantées. D’autres ne sont plus disponibles mais je sais que notamment cette année, leur anthologie anniversaire est prévue au programme et elle aura pour thème le chiffre « 9 ». À surveiller donc !

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La maison d’édition Rivière Blanche est connue pour proposer plusieurs anthologies à leur catalogue. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en lire mais voilà une piste sérieuse si vous aimez les antho’ !

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À l’instar de sa voisine du dessus, les éditions Luciférines sont connues dans le milieu de l’imaginaire pour proposer des anthologies thématiques dont celle sur les Démons Japonais qui me fait de l’œil depuis longtemps ou encore la Belle Époque. En plus, les prix sont vraiment abordables en papier comme en numérique.

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Elenya éditions est une maison qui publie des anthologies, souvent liées au Salon Fantastique d’ailleurs mais pas uniquement si je ne me trompe pas. Les thèmes sont multiples, allant de la fantasy au super-héros, en passant par l’horreur fantastique. Franchement, il y a largement de quoi se faire plaisir dans ces anthologies et avec de très beaux noms qui plus est.

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Mnémos est une maison qu’on ne présente plus et qui s’occupe, chaque année, d’éditer l’anthologie thématique du salon des Imaginales. La première remonte à 2009, il y a donc de quoi faire même si, attention, certaines sont en rupture de stock ou uniquement disponibles sur les salons.

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Maison d’édition que je découvre grâce à une recommandation sur Twitter, le passager clandestin propose une collection intitulée Dyschroniques qui se dédie à la nouvelle et, plus spécifiquement, des nouvelles de science-fiction et d’anticipation.

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Autre maison d’édition que je découvre via une recommandation sur Twitter : ArchéoSF, un label de Publie.net qui met à disposition des textes au format court issu de la science-fiction ancienne donc 19e, 20e siècle. On trouve sur leur site des textes courts mais également des feuilletons ! Certains sont en accès libre via l’onglet textes en ligne et je sens que je vais passer du temps sur ce site pour trouver des textes sympas à faire lire à mes étudiants. Bref, merci Zoé pour le tuyau !

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Encore une chouette recommandation via Twitter : les éditions YBY qui propose de la littérature inclusive et met en avant la diversité dans la fiction. Il n’y a pas que du format court chez eux mais ils ont plusieurs collectifs à leur catalogue avec des textes très prometteurs. 

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Nutty Sheep est une maison d’édition déjantée à la folie assumée qui est connue pour ses anthologies thématiques et son fameux logo mouton. Vous aurez largement le choix dans leur catalogue, en format papier comme numérique, pour trouver des textes qui vous intéressent : parodie, science-fiction, fantastique, fantasy, il y en a pour tous les goûts !

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Je n’avais jamais entendu parler auparavant de Nitchevo (une fois de plus, merci à Zoé !) pourtant ils rééditent actuellement toute l’oeuvre de Léa Silhol au sein de laquelle on retrouve énormément de nouvelles et d’anthologies. Ça peut être une très bonne piste si vous souhaitez, en prime, découvrir cette autrice !

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Enfin, dernier et non des moindres… Je sais que j’ai dit au début de l’article que je me concentrais sur les éditeurs qui ont des collections dédiées au format court mais je ne peux pas achever cette liste sans évoquer l’Atalante qui, outre l’excellentissime « Apprendre si par bonheur » de Becky Chambers, traduit également d’autres novellas comme celles de Martha Wells qui font forte impression sur la blogosphère. De plus, les deux derniers « tomes » du Vieil Homme et la Guerre de Scalzi sont aussi construits comme des recueils de nouvelles. 

Vous connaissez d’autres maisons d’édition qui pourraient entrer dans cette liste ? N’hésitez pas à les renseigner en commentaire !

(dernière mise à jour : 07/01/2021
À rajouter : Noir d’absinthe, les saisons de l’étrange, le Grimoire, Malpertuis, les Vagabonds du Rêve, Realm et Short éditions)

À l’ombre de 2020 – mon bilan annuel

Bonne année tout le monde !

Bah oui, commençons par le commencement. J’espère que vous avez pu marquer le coup tout en prenant soin de vous et que vous êtes prêts pour entamer 2021. Ce premier jour de l’année, c’est l’occasion pour moi de revenir sur ce qu’a été le blog en 2020, ce que j’ai fait, ce que j’ai finalement laissé tomber et ce que je prévois pour l’avenir. Attachez vos ceintures, on va commencer avec les chiffres…

L’ombre des nombres.
Des chiffres et un jeu de mots à la noix aussi, tant qu’à faire ! En 2020, le blog a eu davantage de visites, davantage d’abonnés et davantage de… d’un peu près tout en fait, comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous.
Sans titre
Pourtant, j’ai publié moins d’articles (224 en 2019 pour 177 en 2020…) mais ils ont été davantage lus et commentés puisque, pour la première fois, le blog passe la barre des 20.000 visites mais aussi des 2 000 commentaires. C’est peut-être peu si on compare à d’autres mais sincèrement, je suis ravie et ça me colle un peu le tournis d’ailleurs. D’autant que ce sont mes articles « réflexions » qui attirent le plus avec la place des autrices francophones en science-fiction qui se classe largement en-tête, suivi par mes 9 incontournables (récent) en SFFF et par mon article sur le respect de la littérature de l’imaginaire. Ça me fait plaisir vu à quel point je me prends la tête pour exprimer clairement mon propos tout en restant respectueuse ! Je me rends aussi compte que les articles thématiques intéressent davantage les lecteurs du blog, aussi je vais réfléchir à une manière d’en proposer plus pour cette année. 

Au milieu de tout ça, la chronique littéraire la plus lue en 2020 est, sans grande surprise, celle de Trop semblable à l’éclair d’Ada Palmer au Bélial ♥ Alias un de mes plus gros coups de cœur de tous les temps, rien que ça quoi. #AdaRules

C’est en France, en Belgique et aux États-Unis (?!) qu’on me lit le plus ! Mais comment les gens arrivent sur mon blog ? Et bien grâce à WordPress, à Twitter mais également au Culte d’Apophis et à Albédo (alias la Lutine), merci pour votre référencement ♥ Et merci aussi aux autres qui référencent aussi 🙂 Quant à savoir qui sont précisément tous ces visiteurs, grand mystère… On peut toutefois identifier le top 3 des commentateurs. Largement en tête se trouve l’ami Apprenti Otaku (grâce à qui je chronique davantage de mangas sur le blog d’ailleurs, on peut lui dire un tout grand merci), puis vient Lutin82 et enfin, Light and Smell. Merci pour votre fidélité et merci aussi à tous les autres commentateurs occasionnels ou visiteurs silencieux, vous êtes les meilleurs ♥

Bon, c’est déjà pas mal tout ça mais je sais que les chiffres les plus attendus sont ceux qui arrivent… Qu’ai-je lu donc en 2020 ? Et bien très exactement…

74 romans.
23 nouvelles unitaires.
6 anthologies.
151 mangas.
8 comics.
3 non-fiction.

Souvenez-vous, l’année dernière j’avais dépassé la barre des 100 romans (111 exactement) et j’avais lu une soixantaine de mangas à côté. J’étais effarée devant ce bilan qui avait été à l’origine d’une grosse remise en question sur ma manière de consommer de la littérature. Je ressentais un sentiment d’overdose, je n’en pouvais plus et je ne me rappelais même pas de plus de la moitié de mes lectures. Force est de constater que cet électrochoc a porté ses fruits. J’ai moins lu, moins chroniqué mais j’ai tout fait avec davantage de qualité, du moins c’est ainsi que je le ressens. D’ailleurs, je n’ai pas les chiffres exacts mais j’ai abandonné plusieurs fois des textes qui ne me correspondaient pas sans ressentir une once de culpabilité. Plusieurs fois, ça signifie par moment à plusieurs reprises sur le même mois… Quand je n’avais pas envie de lire, je ne le faisais pas et quand j’avais envie de me consacrer à du format court et / ou graphique, je ne m’en suis pas privée. J’ai aussi arrêté de me dire : mince si je ne finis pas ce bouquin il n’y aura pas de chronique sur le blog pendant x jours, ça craint. Ouais, j’en étais arrivé à ce stade… Ainsi, j’ai plus que doublé ma consommation de mangas grâce en partie à des relectures (la faute au confinement) tout en baissant celle des romans et en y ajoutant des nouvelles dans le cadre du #ProjetMaki. Quand je regarde ces chiffres, je suis vraiment satisfaite de ce qu’ils représentent et fière de mon évolution. Je compte bien continuer avec cette mentalité en 2021.

Dans l’ombre de l’ombre :
Qu’ai-je fait en 2020 ? J’ai participé à quatre challenges : le printemps de l’imaginaire francophone (tombé très mal pendant le confinement et que j’ai un peu suivi de loin parce que le dynamisme n’y était pas trop, hélas), le S4F3 de l’amie Lutine (qui a souffert aussi de la situation), le Projet Maki grâce auquel j’ai lu davantage de nouvelles, novelettes et novellas ainsi que le Défi Cortex que j’ai un peu oublié mais je viens enfin de penser à up mes chroniques. Il faudra que je me montre bien plus assidue la prochaine fois !

J’ai également commencé à lire la totalité de la collection Une Heure Lumière du Bélial et si j’ai bien avancé, je vais pouvoir continuer sur ma lancée en 2021. Je me suis aussi décidée à m’abonner au Bifrost pour son 100e numéro, choix que je ne regrette pas puisqu’il me permet, d’une part, de lire des nouvelles inédites et d’autre part, d’étoffer ma culture SFFF.

En 2020, j’ai eu un nouveau partenariat avec les éditions du Chat Noir, contracté pour une année (parce qu’il faut bien laisser la place à d’autres !) mais ça m’a fait vraiment plaisir de recevoir cette marque de confiance de leur part ainsi que leurs nouveautés avant tout le monde. J’avoue qu’être la première à écrire sur le dernier Céline Chevet a fait battre mon petit cœur de fan ♥

Enfin, ce fut l’année où je me suis adonnée à une relecture, la première depuis une éternité. Pendant le premier confinement, je suis tombée à court de manga et comme je ne voulais pas commander en ligne afin de soutenir mon libraire indépendant à sa réouverture, je me suis dit que c’était l’occasion de me replonger dans une série que j’adore : Black Butler. J’ai justement achevé cette relecture quelques jours avant la fin 2020 et déjà préparé un article à ce sujet que vous pourrez lire d’ici la semaine prochaine.

L’ombre en 2021 :
L’année va s’articuler autour de trois grands axes.
Déjà, j’ai décidé que 2021 serait l’année où je découvre (enfin) les romans Dune de Frank Herbert. J’ai d’ailleurs commandé le premier tome chez mon libraire, histoire de ne pas me laisser procrastiner sur cette résolution. Pourquoi lire Dune ? Afin d’apporter un peu de terreau à mes classiques de la culture SFFF, ils en ont besoin. Pourquoi brusquement maintenant ? Et bien on a énormément parlé de cette saga avec un film à venir, la sortie de plusieurs livres sur l’univers, donc je me suis dit que c’était le moment. 

Je souhaite également lire davantage en anglais car même si je suis toutes mes séries en VO, j’ai l’impression que je perds mes acquis sur cette langue et je le déplore. Du coup, j’envisage de coupler cette résolution avec la poursuite du Projet Maki et me tourner vers du format court, nouvelle, novelette et / ou novella. Comme je continue de ne pas acheter sur Amazon, si vous avez des sites à me conseiller pour me fournir (légalement je précise 😉 ) et des titres à me recommander, je suis preneuse. Je poserai bien entendu la question sur Twitter mais voilà, n’hésitez pas dans les commentaires à me donner déjà quelques titres.

Enfin, en 2021, je vais m’essayer à l’organisation d’un challenge littéraire. Peut-être le savez-vous mais il y a quelques jours, sur Twitter, l’ami Maki a annoncé qu’il passait la main pour l’organisation du Projet Maki parce que ça lui prend beaucoup de temps et qu’un an, ça suffit. En gros résumé hein. J’ai donc proposé de reprendre le flambeau et je vous prépare un article explicatif programmé pour le 3 Janvier, date du début du challenge. Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi, le Projet Maki se proposait de mettre en avant le format court et d’encourager la lecture de nouvelles, novelettes et novellas de manière régulière, sur toute une année. C’est ce que je vais faire ici, en proposant des objectifs à atteindre, des missions à remplir dans une optique fun.

Pour terminer ce bilan, en général, je mets en avant un/e auteur/ice et une maison d’édition mais j’y ai consacré un article complet de manière un peu détournée en vous recommandant les romans et les mangas / comics à mettre (selon moi) sous votre sapin en 2020. Je ne vais donc pas radoter ! 

Voilà, c’est déjà la fin de ce bilan qui, je trouve, est plutôt positif et très encourageant dans l’ensemble ! J’espère que le blog continuera sur cette lancée en 2021 et que vous serez toujours tous et toutes au rendez-vous. Merci de me lire, je vous souhaite le meilleur ♥

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RÉFLEXION : l’évolution de mon rapport au format court dans la littérature

Salutations à vous, lecteurs et lectrices fidèles ! Nous sommes déjà le 24 décembre et le Père Noël des ombres a décidé de vous offrir un petit article réflexif qui lui est venu après avoir lu l’excellent hors-série 2020 de la collection Une Heure Lumière du Bélial. Commençons donc par replacer quelques éléments dans leur contexte, afin de comprendre comment j’en suis arrivée à l’écriture de cet article. 

Ce troisième hors-série tiré de cette très fameuse collection dont je parle régulièrement sur le blog s’ouvre sur un focus autour des traducteurs et des traductrices de la maison d’édition, celles et ceux qui travaillent notamment à traduire les novellas de la collection UHL. Il leur était demandé d’aborder leur rapport à ce genre et d’expliciter les difficultés qu’iels pouvaient rencontrer dans l’exercice de la traduction par rapport à celle, par exemple, d’un roman.

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Jusqu’à encore récemment, je ne lisais quasiment jamais de format court, que ce soit la novella ou la nouvelle, car je nourrissais à leur encontre un certain nombre d’apriori. Selon moi, il n’était pas possible de développer une bonne histoire en si peu de pages. Forcément, des éléments allaient passer à la trappe et cela donnerait un texte pas suffisamment abouti. Une certitude héritée de je ne sais pas trop où, d’ailleurs… Peut-être un traumatisme scolaire ? Honnêtement, impossible de me rappeler. Du coup, par principe ou plutôt par habitude ancrée, j’évitais régulièrement de lire des recueils de nouvelles, des anthologies ou même des novellas au sens strict du terme. Je ne vais d’ailleurs pas revenir sur la terminologie et allègrement mélanger nouvelle et novella. Je sais qu’il existe une différence entre les deux notamment au niveau de la longueur mais il a fallu attendre que cet article soit publié pour que je sache précisément laquelle. Merci Apophis, à nouveau ! Voici donc, pour votre culture personnelle (et la mienne), les terminologies à utiliser : moins de 7500 = nouvelle, 7500 – 17499 = novelette, 17500 – 39999 = novella, plus de 40 000 = roman.

Bref, je cesse de digresser.

Je fuyais donc ce genre… Puis il y a eu la blogo. Ces blogpotes qui parlaient de la collection Une Heure Lumière (je ne cite personne pour ne vexer personne mais les concerné/es se reconnaitront 😉 ) du Bélial, qui écrivaient des retours sur leur lecture du Bifrost… J’ai fini par craquer en me lançant dans l’excellent Les Meurtres de Molly Southbourne (lecture en septembre 2019 seulement… Imaginez !) qui a eu le mérite de démolir toutes mes certitudes à propos de ce format. Poussée par la curiosité, j’ai donc consacré une partie de l’année 2020 à me prouver que j’avais eu tort en lisant des anthologies, des nouvelles isolées et des novellas. En cela, j’ai été aidée par le Projet Maki qui consistait à lire de manière régulière des textes au format court. J’insiste sur l’aspect régularité du challenge, qui m’a aidé à modifier mes habitudes de lectrice. Au point que j’ai fini par m’abonner moi-même au Bifrost ! Comme quoi…

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Bien entendu, toutes ces expériences ne se sont pas soldées par une grande réussite. Certaines anthologies ne m’ont pas plu, certains textes collaient aux craintes que j’avais concernant les nouvelles (le sentiment de ne pas avoir toutes les réponses ou pire, de lire le début d’un roman). Mais je me suis aussi rendue compte que, quand un/e auteurice maitrise les codes du format court, cela donne naissance à des textes incroyablement percutants avec lesquels j’ai vécu certains de mes plus beaux moments littéraires de 2020. Impossible, par exemple, d’oublier l’excellentissime l’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu ou encore la très qualitative anthologie steampunk Montres Enchantées au Chat Noir (partie 1partie 2) ou même les nouvelles de Jean-Laurent Del Socorro, incluent dans la version collector de Royaume de Vent et de Colères. Ce ne sont que trois exemples parmi d’autres qui, selon moi, méritent d’être soulignés.

Ce que j’aime précisément dans la novella ? C’est simple ! Le format court me permet de m’immerger totalement dans un texte et d’y rester du début à la fin d’une seule traite, sans en sortir au milieu, car je peux y consacrer le temps adéquat pour cela sans peser trop lourd sur ma journée et sur mon temps de travail. Du coup, en tant que lectrice, je m’imprègne bien mieux du concept, de l’idée, de l’univers, des personnages. Les auteurices doivent montrer toute leur habilité à agripper l’attention du lecteur, ils n’ont pas le droit de trop prendre leur temps, ce que je reproche parfois à des romans et qui m’empêche d’avoir envie d’en continuer la lecture. L’équilibre doit être parfait entre l’attachement aux personnages, les informations sur l’univers, le thème abordé et l’intrigue. Plus ça va et plus je me complais vraiment dans ce type de lecture qui, en prime, a l’avantage de mieux s’adapter à mon style de vie pour le moment. Je ne suis pas en train de renier le roman, rassurez-vous ! Simplement, c’est agréable de se plonger par moment dans des aventures plus courtes, surtout quand elles ont autant de qualités.

De plus, en tant qu’autrice, c’est un genre que j’ai vraiment envie d’apprendre à maîtriser car je pense qu’il convient bien mieux que le roman à mon style d’écriture et surtout, à mon style narratif. J’en ai pris conscience seulement cette année et ça marque un gros tournant dans mon monde littéraire.

Finalement, je tiens donc à remercier le Maki pour son défi qui m’a poussée à dépasser mes aprioris et au Bélial pour s’être lancé dans l’aventure Une Heure Lumière dont tous les textes ou presque ont été de véritables enchantements à lire, contribuant ainsi à faire évoluer positivement mon opinion sur le format court. Je sais que beaucoup de gens nourrissent encore, à l’heure actuelle, le même genre d’aprioris que moi il y a un an / un an et demi sur ce format et j’espère que ce petit billet contribuera à amorcer un changement dans leur mentalité ou, en tout cas, à leur donner envie de laisser sa chance à des nouvelles et des novellas de qualité.

Et vous, vous aimez le format court ou justement pas ? Pour quelle raison ?

À l’ombre du sapin : quels romans offrir en 2020 ?

Bonjour à tous et à toutes !

Vous le savez, qui dit mois de décembre dit forcément Noël et donc probablement sapin (ou équivalent) sous lequel déposer des livres pour vos proches. Cette année, j’inaugure un nouveau concept qui s’appelle « à l’ombre du sapin » (je sais, cette imagination débordante qui est la mienne vous laisse sans voix…). Sans grand surprise, il s’agit de revenir sur les titres lus cette année que je vous recommande d’offrir parce que je les ai adorés. Je vais chaque fois vous expliquer pour quelle raison en quelques mots et vous renvoyer vers ma chronique pour plus de détails. .

Je compte réitérer avec les mangas pour ensuite vous proposer ma propre liste au Père Noël, au rythme d’un article chaque vendredi de décembre et ce jusqu’au 25. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette idée 🙂

Je précise que la liste qui suit est classée par ordre chronologique et non de préférence !

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Ma chronique.
Premier gros coup de cœur de 2020 avec l’estrange malaventure de Mirella, un roman classé en jeunesse qui contient pourtant sa part de noirceur ainsi que beaucoup d’originalité. L’autrice a choisi d’écrire en vieux français, ce qui donne au texte un aspect exotique et assez chantant. L’héroïne, Mirella, est fascinante et la condition de la femme y est brillamment abordée.

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Ma chronique.
Cette année, les éditions du Chat Noir ont commencé à traduire l’autrice anglaise Dawn Kurtagich et j’ai eu un gigantesque coup de cœur pour The Dead House. Ce roman d’horreur propose une narration atypique puisqu’il n’est pas écrit de manière linéaire. L’autrice a opté pour des morceaux de journaux, de dossiers judiciaires, de vidéos, afin d’immerger son lecteur dans le mystère de son intrigue. Brillant et passionnant, je l’ai adoré de bout en bout mais attention, il se destine à un public averti.

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Ma chronique.
Vous le savez, j’ai passé l’année 2020 à explorer la collection Une Heure Lumière du Bélial et ce texte est toujours premier dans mon classement. Il propose lui aussi un point de vue original puisqu’il est construit comme un documentaire et raconte un pan de l’Histoire assez méconnu, celui de l’Unité 731 qui a sévi entre 1936 et 1945. Passionnant, glaçant, profondément humain et intelligent, une vraie pépite à déposer sous tous les sapins mais vu la difficulté du propos, il n’est pas adapté à de trop jeunes lecteurs.

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Ma chronique.
Vous le savez peut-être, j’aime les romans historiques même si j’en lis moins depuis quelques années. J’ai acheté ce texte après ma lecture de l’excellent Boudicca et j’ai été séduite par la manière dont l’auteur parvient à se réapproprier les évènements historiques, à les respecter tout en y apportant un angle neuf avec une pointe de surnaturel. De plus, Jean Laurent Del Socorro se concentre beaucoup sur l’humain et propose des personnages forts, fascinants, attachants. J’ai dévoré ce roman dans sa version collector qui fera un cadeau plus que superbe sous un sapin.

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Ma chronique.
Amateurs de thriller, ceci est pour vous ! Céline Saint Charle met tout son talent au service de cette intrigue passionnante et immersive dans une France où règne la loi du Talion. Un texte engagé, d’une fine intelligence, avec des personnages humains et très réussis… Ce roman est parfait pour tous les lecteurs qui ont peur de toucher aux textes de l’imaginaire, même si on approche clairement de la dystopie ici. Une belle pépite.

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Ma chronique.
Je vous ai très peu (ahem…) parlé d’Ada Palmer sur le blog (ADA RULES). Sans surprise, Trop semblable à l’éclair se retrouve dans ma sélection car ce roman a été plus qu’un coup de cœur pour moi : une véritable révélation littéraire, une claque comme je n’en avais plus prise depuis des années. Un chef-d’œuvre, voilà. Un chef-d’œuvre pas forcément facile à aborder, qui demande un certain investissement du lecteur mais quel plaisir… Si vous avez des amis ou de la famille davantage portés sur l’aspect intellectuel, ça peut être une bonne idée de cadeau !

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Ma chronique partie 1partie 2.
Cette année, grâce au Projet Maki, j’ai lu davantage de nouvelles et de textes courts. Tout naturellement, j’ai ouvert mon horizon sur les anthologies et je dois dire que celle-ci est, selon moi, la meilleure de celles publiées par Livr’S jusqu’ici. Chaque texte a su me séduire à sa façon. On est dans de la science-fiction au sens large, l’ouvrage fourmille de bonnes idées, le tout sous le parrainage de Victor Fleury. Il n’y a pas à hésiter !

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Ma chronique.
J’avais acheté ce roman à cause de son auteur, que j’apprécie beaucoup sur un plan humain. Je n’en attendais rien… et ça a été un coup de cœur. Ici, point de surnaturel. Juste une bande de potes pas très doués à l’école. Ils essaient de trouver un moyen de réussir au bac, on les suit durant leur dernière année. C’est moderne, rafraichissant mais aussi diablement intelligent et touchant. Franchement, c’est un roman que j’aurais aimé lire durant mon agrégation pour devenir prof, même si ça se passe en France et non en Belgique. Il y a beaucoup à en tirer et il plaira forcément aux adolescents mais pas que.

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Ma chronique.
Cette novella de Becky Chambers est un bijou de science-fiction positive, tourné vers l’humain avec une base scientifique solide, crédible. L’autrice raconte l’histoire de quatre astronautes partis en mission pour trouver les origines de la vie. C’est un texte inclusif, parfaitement géré, équilibré, accessible à tous les types de lecteur/ices. C’est un des romans que je souhaite voir sous tous les sapins.

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Ma chronique.
Encore un texte sur lequel je ne taris pas d’éloges mais il faut dire qu’il m’a beaucoup impressionné. Trois voleurs se réfugient de nuit dans un bazar abandonné où ils vont trouver une lettre au sein de laquelle un problème est exposé. Ils vont y répondre et se rendre compte qu’une correspondance s’engage entre eux et de mystérieux protagonistes à l’extérieur… Impossible de le reposer une fois commencé, la plume de l’auteur est magique et nous entraine dans ce Japon à cheval sur plusieurs époques. Sublime, social, plein d’émotions, une pépite.

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Ma chronique.
Dernier coup de cœur de 2020 (je pense, sait-on jamais !) l’excellentissime et très étrange Vita Nostra. Un roman dont il est difficile de parler car c’est un texte qui doit se vivre et non s’analyser. Un roman brillant, passionnant, puissant, que j’ai refermé en me disant que j’étais vraiment contente d’avoir lu un texte comme celui-là dans ma vie. Vous imaginez l’impact qu’il a pu avoir sur moi…

Et vous, quel est le livre lu en 2020 que vous aimeriez offrir à tout le monde ? 🙂