Les bougies de l’ombre – et de 4 !

Bonjour à toutes et à tous !
C’est le jour, le bon cette fois. Il y a pile quatre ans aujourd’hui (donc le 29 mai 2017), je publiais mon tout premier article sur ce blog et j’entamais cette grande aventure. J’ai un peu relu les bilans précédents et je me rends compte que PLEIN de choses ont changé. On va faire le point. Mais d’abord…

Quelques statistiques.
tumblr_7062f7a65a3b9bda9381c6fc9472a59e_ed3157d7_250
Parce qu’on aime ça, les chiffres ! Bon, j’ai pas de graphiques par contre, vous avez le droit de me huer…
Entre juin 2020 et mai 2019 (j’ai arrêté le compte au 24 mai précisément vu que bah… j’ai écrit l’article ce jour-là.) le blog a reçu 25 980 visites, qu’on va arrondir à 26 000 parce que c’est plus joli et qu’on y sera probablement d’ici là. Soit un gros +10 000 par rapport à l’année dernière. Et donc ça a doublé, vu que je faisais un +5 000 l’année d’avant. C’est peut-être un détail pour vous mais…
Le blog a 293 abonnés donc 93 personnes en plus par rapport au dernier article anniversaire. Bienvenue et merci !
L’article le plus lu, du moins pour l’instant, est évidemment celui de la présentation du #ProjetOmbre. Il est toujours suivi par ma réflexion sur la place des autrices francophones en science-fiction et par ma réponse au tag de mes 9 incontournables récents en SFFF. Les trois chroniques les plus lues sont, dans l’ordre, celles de Chevauche-Brumes, de Trop semblable à l’éclair et du Prieuré de l’Oranger. L’écrasante majorité des lecteurices du blog viennent de France mais on en a aussi de Belgique, de Suisse, des États-Unis et du Canada. Ça ne change donc pas par rapport à l’année dernière.
Le blog compte actuellement 721 articles, celui-ci est le 722e !
Quant aux blogpotes, les plus bavards sont, dans l’ordre : l’Apprenti Otaku (sans surprise !), Light and Smell, Yuyine, Tiger Lilly (du Dragon Galactique) et Sabine (De Fourbis et Têtologie), merci pour votre activité ♥ Mais merci aussi à toutes les personnes qui passent commenter de temps ou temps ou tout simplement me lire, ça me fait très plaisir.

Les changements sur le blog.

tenor

Dans mon article pour le 3e anniversaire du blog, j’avais une résolution : celle d’intégrer des liens vers les chroniques des blogpotes sous chaque article. Je vous annonce très fièrement (ouais, il m’en faut peu) que j’ai tenu cette résolution sans faillir (ou presque) depuis et que bah… Je suis contente, voilà. Parce que je trouve ça important pour favoriser le partage, c’est pour ça qu’on est là après tout !

D’habitude à ce stade, je fais un point sur les nouveaux partenariats mais j’ai décidé il y a quelques semaines de totalement arrêter les services presses pour diverses raisons. La plus importante étant que je tiens à retrouver un contrôle total de mes lectures. Je réfléchis à l’écriture d’un article plus détaillé sur le sujet mais il y a beaucoup à dire et je ne me sens pas encore prête à le poster. Ça attendra donc ! Du coup, j’ai édité ma page de présentation et je vais bientôt me lancer dans mon dernier SP qui sera pour ActuSF avec les Héritiers de Fabien Clavel.
Je tiens à remercier toutes les maisons d’édition qui m’ont un jour accordé leur confiance. Ça a commencé avec Mnémos aux Imaginales 2018 (inoubliable !!) mais ils n’ont pas été les seuls : ActuSF, Livr’S, l’Atalante, Albin Michel Imaginaire, YBY Éditions et les éditions du Chat Noir m’ont un jour confié au moins un roman. Merci pour ça, merci pour cette expérience. C’est vraiment très gratifiant de voir que des professionnels du livre donnent à mes chroniques une telle légitimité mais ça ne suffit plus pour que je m’impose ce stress et ces contraintes. Je dis bien que JE me les impose car j’ai conscience que ça vient surtout de moi et du fait que je ne gère pas la pression que JE me mets.

Autre gros changement : j’arrête de chroniquer tout ce que je lis et je réduis mes articles à deux par semaine (le mardi et le vendredi) à l’exception des articles comme celui-ci, pour un évènement exceptionnel, qui peuvent se rajouter. Et peut-être une spéciale manga certains dimanches, à voir sur le long terme comment j’équilibre mes lectures et mes chroniques entre les différents formats. Pourquoi ? J’en ai déjà un peu parlé précédemment mais je me suis rendue compte en lisant un roman il y a quelques semaines que j’étais davantage concentrée sur la question de savoir comment j’allais articuler ma chronique pour en parler que sur ma lecture en elle-même. Gros électrochoc. Je me suis dit stop, juste STOP, ça ne peut pas continuer comme ça. Je souhaite m’accorder le droit de ne pas lire pendant plusieurs jours, de ne pas paniquer si je n’écris pas d’articles sur le blog, de relire des livres au lieu de toujours me gaver du plus de nouveautés possibles. D’ailleurs, c’est la première fois cette année que je me suis accordée une relecture depuis celle de la saga Harry Potter ! C’était avec l’excellent Tokyo Vice de Jake Adelstein et croyez-moi, ce ne sera pas ma dernière relecture de 2021.

Enfin, dernier point, comme expliqué dans mon article début de semaine : j’ai décidé d’arrêter anticipativement la gestion du challenge #ProjetOmbre qui se terminera donc le 30 juin 2021. Je vous renvoie à mon article explicatif pour les détails. C’était la première fois que je gérais un challenge et je pense aussi que ce sera la dernière parce que je me rends compte finalement que j’ai du mal à m’investir sur le long terme dans ce type d’évènement, que ce soit en tant que lectrice ou en tant qu’organisatrice.

En gros : j’assainis mon rapport à la littérature et au blog. Je pense que c’est important et que c’est le meilleur cadeau de bloganniversaire que je pouvais me faire à moi-même.

Le mot de la fin :
Je vais être super originale, attention… Je voulais vous remercier, tous et toutes qui me suivez sur le blog mais aussi sur les réseaux sociaux. J’ai été confrontée à beaucoup de bienveillance quand j’ai parlé de mes doutes et des changements que je voulais mettre en place par rapport au blog. On a toujours tendance à parler du négatif mais je pense que c’est important d’évoquer aussi le positif. Ce que je vois, moi, c’est qu’en ouvrant ce blog j’ai rencontré des personnes géniales, intéressantes et passionnées avec qui j’adore échanger. Merci de m’avoir fait une place parmi vous ! J’espère qu’on trainera ensemble pour encore de nombreuses années. Et pour finir sur un peu de fun :

source

Prenez soin de vous ♥

Tous les gifs utilisés dans cet article sont tirés de films / dessins animés qui sont la propriété de Disney.

#ProjetOmbre : clap de fin anticipé

Logo ProjetOmbre
Bonjour à toutes et à tous !

Si vous me suivez sur Twitter, cet article ne devrait pas être une grande surprise pour vous. Le 18 mai dernier, je réalisais un sondage au sujet du #ProjetOmbre pour prendre un peu la température face à un potentiel arrêt anticipé du challenge et j’ai été confrontée à beaucoup de bienveillance et de compréhension autour de cette question. Merci pour ça ♥

Je pense qu’il est important de vous expliquer un peu mon cheminement de pensée sur le sujet. Donc installez-vous, prenez un petit thé, on va causer.

Quand j’ai repris le #ProjetMaki pour sa seconde édition, je savais plus ou moins à quoi je m’attaquais : un challenge littéraire d’envergure, avec une cinquantaine de participants, à animer toute l’année pour maintenir l’intérêt. J’étais motivée et pleine de bonnes intentions, sincèrement. J’avais envie d’aller au bout de l’aventure.

Mais.

Déjà, je me suis rendue compte qu’il y a plusieurs degrés de « savoir » et que même quand « on sait » une fois qu’on se confronte à la réalité, on tombe de haut. De plus, entre temps, mon rapport au blog a évolué. J’en ai un peu parlé dans mon dernier bilan mensuel et je compte en reparler plus tard une fois mon dernier service presse lu. En quelques mots : je me suis rendue compte que je me mettais trop de pression pour publier un quota d’articles par semaine, que je lisais en me demandant ce que je pourrais écrire sur tel livre ou tel autre et j’en ai eu ma claque. Ce n’est pas un rapport comme celui-là que je veux avoir avec la lecture. Je veux retrouver ce plaisir simple de lire tel livre parce que j’en ai envie et pas parce qu’il vient de sortir. De relire des romans ou des mangas et ne pas juste me concentrer sur la découverte des nouveautés. De laisser de côté un livre pendant deux ou trois jours si je n’ai pas le temps / l’envie de l’ouvrir sans pour autant commencer à paniquer en me demandant ce que je vais bien pouvoir écrire sur mon blog.

Ces réflexions m’ont mené à une diminution de mes articles mais aussi de ma présence sur les réseaux sociaux. Parce que la pression, je me la mettais là aussi : je dois publier pour dire ce que je lis, ce que je fais, pour échanger avec les autres… Sauf que, pourquoi ? C’est la question que je me suis posée. Pourquoi « je dois » ? Est-ce que j’en ai seulement envie ?
De là, j’ai mis mon compte Instagram en pause, je traine sur Twitter quand j’en ai envie et si je n’ai rien à dire, je ne me contrains pas à poster des trucs « pour faire du like ». Je précise que j’avais déjà entamé ce processus il y a des mois et que je n’ai jamais été du genre à étaler ma vie (sauf ma vie littéraire) sur les réseaux. Donc peut-être que la plupart d’entre vous n’ont rien remarqué et finalement, tant mieux. Bref, avec cette nouvelle façon de considérer ma pratique du blogging, il est difficile de s’improviser community manager sur un challenge littéraire, encore moins sur une aussi longue période de temps. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour les personnes qui s’en sortent là-dessus parce que c’est chronophage et que c’est un aspect qui, personnellement, ne m’intéresse pas vraiment. Et j’en ai marre de me contraindre à faire des choses qui ne m’intéressent pas vraiment sur mon temps libre, parce que je le fais assez au boulot.

Du coup, avec moins de rappel, d’animation etc. de ma part, forcément, le  rythme du challenge a beaucoup ralenti pour la plupart des participant/es à quelques notables exceptions. Vous me direz, s’il y a toujours des personnes actives, pourquoi arrêter ? Et bien peut-être par égoïsme mais je l’assume. Je ne pense pas que mon bien-être doive passer au second plan car ce blog est un hobby, pas mon travail. Je ne me sens plus apte, aujourd’hui, à porter correctement ce challenge jusqu’au bout. De plus, je considère que ce serait un manque de respect envers les participant/es que de faire les choses à moitié ou par-dessus la jambe. Mon principe, c’est de faire bien ou de m’abstenir. C’est peut-être radical mais voilà… Je préfère offrir une belle fin à ce challenge, remplir les attentes (au moins en partie) des participant/es et des éditeur/ices qui ont offert des lots, puis passer à autre chose pour me libérer l’esprit de ces contraintes.

Je vous annonce donc officiellement que le challenge prendra fin le 30 juin 2021.

Pourquoi le 30 juin ? Déjà parce que ça fait six mois tout pile donc c’est plutôt bien. Puis parce que les challenges estivaux vont commencer et cela libèrera du temps pour celleux qui souhaitent y participer. Ce qui ne sera pas mon cas car je me suis aussi rendue compte que les challenges littéraires ont du mal à m’accrocher sur le long terme, que ce soit le Printemps de l’Imaginaire Francophone ou encore le S4F3 même si, l’année où l’amie Lutine postait presque toutes les semaines (ou mois ?) un récapitulatif, je réussissais à bien m’accrocher et m’investir car il y avait un gros aspect ludique. Toutefois, ça demande un temps monstrueux ! Et j’ai beaucoup d’admiration pour elle d’y être ainsi arrivée.

Sachez qu’une personne s’est déjà montrée potentiellement intéressée pour la reprise du challenge mais sur un autre format. Mon expérience aura au moins servi de leçon et de matériel pour une réflexion à ce sujet. Je pense qu’il faudra le revoir en profondeur en terme de durée et d’animation afin que ça soit plus gérable pour tout le monde : la personne qui l’organise comme les lecteurs. D’autant que j’ai reçu plusieurs remarques très pertinentes sur le sujet de lecteurices qui ne participaient pas justement parce qu’un an c’est trop long et trop chronophage.
Toutefois, si l’idée d’animer ce challenge vous tente aussi, n’hésitez pas à vous manifester. Après tout, on pensait déjà de base le faire voyager chaque année d’un blog à l’autre alors ce serait l’occasion.

Voilà où j’en suis actuellement et le pourquoi du comment de ma décision. Je trouvais important de me montrer transparente envers toutes les personnes qui ont pris la peine de participer, à un moment ou à un autre, mais aussi d’expliquer en détail ma réflexion parce que ça pourrait être utile à quelqu’un qui envisagerait de se lancer dans cette grande aventure qu’est l’organisation d’un challenge littéraire.

Sur un aspect plus pratique :
-Les lectures compteront jusqu’au 30 juin 2021 à minuit.
-Vous aurez jusqu’au 7 juillet 2021 à minuit pour renseigner vos chroniques. Si elles ne sont toujours pas publiées à cette date, vous pourrez remplir le formulaire avec les bonnes infos et me poster par la suite votre lien dans l’article récapitulatif pour que je l’ajoute. Le formulaire disparaîtra le 8 juillet 2021 au matin.
-L’article récapitulatif final sera publié le 9 juillet 2021, y seront également annoncés les gagnant/es du tirage au sort ! Ces personnes devront me contacter pour choisir leur lot parmi ceux offerts par les maisons d’édition et elles le recevront au plus tôt dans la foulée.

Voilà tout ce que j’avais à dire sur le sujet !
Merci de m’avoir lue jusqu’ici et surtout, prenez soin de vous ♥

FOCUS – Je découvre l’application Rocambole !

Salutations à toutes et tous !

Comme l’indique le titre de ce billet, je vais aujourd’hui vous parler de ma découverte de l’application Rocambole à laquelle je me suis abonnée le 27 mars de cette année pour une durée d’un mois, afin de l’essayer à fond. C’est donc tout récent toutefois j’en entends parler depuis un moment, sans pour autant oser me lancer parce que, comme tout le monde, j’ai des préjugés à la noix. Le principal, c’est de réussir à les dépasser ! Mais replaçons les choses dans leur contexte…

5f96ebbd5147f3407098a964_Logo_noir_fond_transparent

Mes préjugés et moi…
Il y a plusieurs mois maintenant, j’ai été contactée par l’équipe de Rocambole qui me proposait de découvrir leur application ainsi qu’une série de mon choix, un peu sur le modèle du service presse. J’avoue qu’en lisant le mail, je ne savais pas trop quoi penser d’un concept de ce type là d’autant que je ne comprenais pas l’attrait de lire sur son téléphone. J’ai une liseuse mais le confort de lecture est totalement différent… J’imaginais quelque chose comme Wattpad, où n’importe qui pouvait poser n’importe quoi, avec juste un ou deux modérateurs pour surveiller, j’étais persuadée que j’allais me tuer les yeux, que la qualité littéraire ne serait pas au rendez-vous, tout ça tout ça.

Bref, je n’ai pas trop regardé plus loin même si j’avais promis de le faire dans mon mail.
J’ai un peu péché par suffisance, condescendance même, comme si une application ne pouvait pas proposer de la vraie et bonne littérature de qualité. Je crois qu’inconsciemment, c’est ce que je pensais, même si je n’avais pas envie de me l’avouer frontalement.

J’ai donc oublié cette application, jusqu’à récemment. Il y a quelques jours à peine, en vérité, quand j’ai lu le tweet d’un auteur de chez eux qui expliquait leur modèle de financement : le fait qu’il avait touché un à-valoir, que les droits d’auteur étaient calculés tous les six mois au lieu de tous les ans, sur base du succès de la série, etc. J’ai été positivement surprise d’un tel professionnalisme de la part « d’une plateforme juste numérique » et donc j’ai décidé de m’y pencher dans le détail pour me faire mon opinion et casser la g… figure à mes préjugés. 

Rocambole, c’est quoi ?
roc1Rocambole m’évoque un peu Netflix (jusque dans son interface) : c’est une structure qui publie ici de la littérature sous forme épisodique et dans tous les genres littéraires, allant de la fiction (fantasy, fantastique, polar, etc) à la non-fiction. Le lecteur paie un abonnement pour une somme modique qui lui permet d’accéder à la totalité du contenu dont il peut jouir à sa guise. Cet abonnement coûte 4.09 euros par mois (soit moins qu’un livre de poche et même moins qu’un roman au format numérique chez beaucoup d’éditeurs) ou une quarantaine d’euros pour une année complète. Je précise que ce prix semble être celui en Belgique car le site annonce 3.99 euros pour l’abonnement mensuel en France. C’est un détail vous me direz, mais c’est toujours bien de le savoir.

Même si le système fonctionne sur base d’abonnement, il est possible d’utiliser / de tester l’application gratuitement :
-Les trois premiers épisodes de chaque série sont disponibles gratuitement à la lecture.
-Il est possible de suivre certaines séries « en temps réel » et donc de lire un épisode toutes les semaines de manière gratuite.
-Certaines séries sont remises pendant un laps de temps données à disposition gratuite du public, souvent quand la suite va sortir si suite il y a.
-Certaines séries, comme Arsène Lupin de Maurice Blanc par exemple, sont gratuites puisque du domaine public mais toutefois accessibles via cette application, ce qui est vraiment intéressant. J’espère que d’autres vont la rejoindre.
-Une période d’essai totale de 14 jours est offerte au lecteur, sans engagement.

Enfin, il faut pour cela demander une formule d’abonnement en un an mais le débit ne se fait pas avant que les quatorze jours soient passés, il suffit donc de l’annuler via Google Play avant la fin du temps imparti. Et donc oui, le paiement s’effectue par votre compte Google uniquement.

Un système éditorial 2.0
Rocambole est une structure française qui met (pour l’instant) en avant la littérature francophone avec des auteurices qui écrivent en langue française au format épisodique ou feuilleton, tel qu’on pouvait en trouver dans les journaux du 19e siècle. C’est un exercice d’écriture assez différent du roman puisqu’il faut attiser l’intérêt du lecteur d’épisode en épisode pour ne pas le perdre en chemin. Chaque épisode compte +- 10 000 signes espace compris ce qui équivaut à 1500 / 2000 mots (j’ai vérifié pour vous) et donc cinq ou six minutes de lecture par épisode. Pour le moment, les séries lues respectent très bien ce format mais ce n’est guère étonnant puisque Rocambole possède une équipe éditoriale complète avec éditeur, coach littéraire, correcteur, bref la totale.

Si je parle de système « 2.0 » c’est parce que, comme je l’ai dit, Rocambole semble avoir à cœur de valoriser le statut de l’auteurice en rémunérant dignement le créateurice et en lui payant un à-valoir, ce qui est assez rare dans le milieu quand on ne porte pas un grand nom. Le calcul des droits d’auteur parait également régulier et transparent si on en croit le témoignage lu il y a quelques jours (ainsi que ceux reçus dans les commentaires de cet article) et surtout, il y a bien un travail éditorial effectué. Il semble donc possible d’allier (vraie) littérature à technologie 2.0 et de s’adapter aux habitudes de lecture de la nouvelle génération. En tant que prof, j’ai déjà pu constater que certains étudiants ont tendance à lire beaucoup sur leur téléphone justement. C’est donc peut-être le moyen idéal pour les « réconcilier » avec la lecture à moindre coût puisque tout le monde n’a pas les moyens d’acheter régulièrement des romans au format papier ou d’investir dans une liseuse.

Et le confort de lecture ?
Cela a été l’un de mes premiers freins puisque je ne me voyais pas lire sur mon téléphone. De fait, je ne lis toujours pas dessus puisque j’ai récemment acheté une tablette… Toutefois, sachez qu’il est possible de moduler la taille de la police, de la changer mais aussi de choisir un mode de lecture (fond blanc, fond noir, fond clair / beige) ce qui est très agréable. Il est également possible de lire sur son ordinateur, via l’application.

Petit plus : l’application informe du temps de lecture moyen pour chaque série et chaque épisode. On sait ainsi directement dans quoi se lancer en fonction du temps dont on dispose !

Et donc Rocambole, finalement, c’est bien ?
(cette partie a été mise à jour le 24 avril 2021 après utilisation de l’application pendant un mois)
Dans l’ensemble je trouve l’idée de l’application plutôt positive pour permettre un accès plus vaste et aisé à la littérature. De plus, son traitement des auteurs parait très respectueux, ce qui n’est pas négligeable. Je pense aussi que le concept peut convenir à beaucoup de lecteurs qui ne soit pas déjà assidu sur les romans ou les ebooks. En effet, si j’ai été très enthousiaste lors de ma découverte des premières séries, je me suis finalement lassée au bout de deux semaines. Soit en tombant sur des histoires qui me branchaient moins, me paraissaient moins soignées, moins intéressantes, soit tout simplement parce que je voulais lire les livres présents dans ma PàL. J’ai donc du mal à effectuer un réel changement dans mes habitudes de lecture et je pense que ce sera le cas de beaucoup parmi les blogueurs et les lecteurs déjà assidus. Aussi, j’ai suspendu mon abonnement au terme de ce premier mois, quitte à le reprendre plus tard si l’envie se fait sentir, mais probablement chaque fois pour une courte période. 
C’est donc une affaire de goût personnel et d’habitudes de lecture ! Le seul vrai bémol de Rocambole, c’est qu’il faut posséder un smartphone ou une tablette (logique) et payer son abonnement via GooglePlay, ce qui ne dérange peut-être que moi mais bon, on a tous et toutes nos petites névroses pas vrai ? En tout cas, je suis contente d’avoir testé par moi-même cette application et d’avoir pu réfléchir sur mes préjugés en littérature. 

Et vous, utilisez-vous cette application ?
Avez-vous également certains préjugés à ce sujet ? 

#ProjetOmbre : chez quel(s) éditeur(s) lire du format court ?

Logo ProjetOmbre

Il y a quelques jours, je lançais le #ProjetOmbre (saison 2 du #ProjetMaki) qui consiste à lire un maximum de format court, de manière régulière, sur l’année 2021. Je me suis rendue compte, lors de ma première participation au challenge, qu’il n’est pas toujours aisé de savoir vers quel éditeur se tourner pour trouver des textes qui collent autant au challenge qu’à nos goûts et cette liste a pour but de vous aider. Elle est vouée à évoluer tout au long de l’année, non seulement par vos apports (n’hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié dans les commentaires !) mais aussi au fil de mes propres découvertes.

Je précise également qu’Anne-Laure du blog Chut Maman Lit ! a proposé une liste semblable à celle-ci pour le #ProjetMaki donc n’hésitez pas à y jeter un œil.

Quelques précisions :
-La liste n’est pas organisée par ordre alphabétique ou de préférence mais plutôt par ordre de ce qui m’est venu quand je l’ai rédigée. Je sais, ma rigueur laisse à désirer. 
-La liste contient des maisons d’édition qui ont pour habitude de publier régulièrement ou des nouvelles ou des anthologies et / ou qui ont une collection dédiée. Je sais qu’il y a des recueils disponibles ponctuellement chez d’autres éditeurs mais ce serait vraiment compliqué de tout référencer ici sans que l’article ne devienne imbuvable… N’hésitez toutefois pas à les signaler en commentaire pour celles et ceux qui le souhaitent 🙂
-Je vous mets chaque fois le lien direct vers la boutique de l’éditeur pour vous permettre de trouver facilement chaussure à votre pied. Y’a plus qu’à cliquer.

Sans plus attendre, commençons !

liste_Le-Belial-lediteur-des-mondes-imaginaires_3846
Le Bélial vous permet de lire du format court grâce à sa mythique collection Une Heure Lumière (dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog) mais également grâce au Bifrost dont chaque numéro contient entre 2 et 6 nouvelles de SFFF. C’est, à mes yeux et dans mon cœur, vraiment l’éditeur incontournable d’un challenge dédié au format court. Bien évidemment, c’est tout personnel 🙂

téléchargement
Il arrive à AMI de proposer des nouvelles écrites dans l’univers des romans édités en papier. Ces nouvelles sont numériques mais rien ne vous empêche de les découvrir ! Je vous renvoie sur leur site pour trouver ces titres. De plus, au mois de Janvier 2021, va paraître Émissaire des morts qui contient 4 nouvelles en plus d’un roman court et qui permet de valider la première mission du challenge. Notez que la première de ces quatre nouvelles est disponible gratuitement en numérique. La boucle est bouclée !

ActuSF-logo
AMI n’est pas le seul éditeur à proposer des nouvelles dans l’univers de ses romans publiés. ActuSF le fait aussi et depuis plusieurs années, pour plusieurs de ses auteurs francophones. Il n’y en a pas moins de quatorze disponibles sur Emaginaire avec des textes notamment de Jean Laurent Del Socorro, Morgane Caussarieu, Alex Evans ou encore Karim Berrouka ! J’en ai déjà lu une partie et ça a été un régal à chaque fois. Sachez également que l’éditeur propose des recueils de nouvelles, y’a plus qu’a.

55
Tous les ans, Livr’S Éditions propose une anthologie thématique. Il n’y en aura pas en 2021 (la pandémie a chamboulé le planning éditorial) mais il en existe déjà cinq avec chaque fois une petite dizaine de textes et presque exclusivement des auteurs et autrices francophones. Ces anthologies existent en papier et en numérique pour certaines et je n’en parle pas parce que j’ai écrit une nouvelle dans l’une d’elle. Au passage, ma préférée est Nouvelles Eres, celle de 2020, qui propose des textes assez chouettes dans le registre de la dystopie et de la science-fiction. De plus, la maison propose aussi des novellas au prix de 10 euros qui, hélas, ne sont pas regroupées dans une collection particulière mais vous pouvez les retrouver sur le site. Il s’agit de La Mélodie, de Kidnapping et de Club 27.

K96pMYWO
Maison découverte en 2020 pour moi, elle est spécialisée dans le format court et propose de nombreux textes d’auteurs francophones aussi divers que variés tels que Lionel Davoust, Aurélie Mendonça, Jean Laurent Del Socorro, David Bry, etc. Rendez-vous sur leur site pour découvrir leur sélection !

LogoChatNoir
Presque tous les ans depuis leur existence, les éditions du Chat Noir propose également des anthologies thématiques. Je vous en a déjà évoqué certaines sur le blog dont l’excellente Montres Enchantées. D’autres ne sont plus disponibles mais je sais que notamment cette année, leur anthologie anniversaire est prévue au programme et elle aura pour thème le chiffre « 9 ». À surveiller donc !

4d12f8d93012402e190e5cd70cc78fecaa70bd46.Rivière blanche logo
La maison d’édition Rivière Blanche est connue pour proposer plusieurs anthologies à leur catalogue. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en lire mais voilà une piste sérieuse si vous aimez les antho’ !

VECTORISATION LOGO
À l’instar de sa voisine du dessus, les éditions Luciférines sont connues dans le milieu de l’imaginaire pour proposer des anthologies thématiques dont celle sur les Démons Japonais qui me fait de l’œil depuis longtemps ou encore la Belle Époque. En plus, les prix sont vraiment abordables en papier comme en numérique.

elenya
Elenya éditions est une maison qui publie des anthologies, souvent liées au Salon Fantastique d’ailleurs mais pas uniquement si je ne me trompe pas. Les thèmes sont multiples, allant de la fantasy au super-héros, en passant par l’horreur fantastique. Franchement, il y a largement de quoi se faire plaisir dans ces anthologies et avec de très beaux noms qui plus est.

Mnemos_logo_NB
Mnémos est une maison qu’on ne présente plus et qui s’occupe, chaque année, d’éditer l’anthologie thématique du salon des Imaginales. La première remonte à 2009, il y a donc de quoi faire même si, attention, certaines sont en rupture de stock ou uniquement disponibles sur les salons.

le-passager_logo_250
Maison d’édition que je découvre grâce à une recommandation sur Twitter, le passager clandestin propose une collection intitulée Dyschroniques qui se dédie à la nouvelle et, plus spécifiquement, des nouvelles de science-fiction et d’anticipation.

logo-site-new
Autre maison d’édition que je découvre via une recommandation sur Twitter : ArchéoSF, un label de Publie.net qui met à disposition des textes au format court issu de la science-fiction ancienne donc 19e, 20e siècle. On trouve sur leur site des textes courts mais également des feuilletons ! Certains sont en accès libre via l’onglet textes en ligne et je sens que je vais passer du temps sur ce site pour trouver des textes sympas à faire lire à mes étudiants. Bref, merci Zoé pour le tuyau !

téléchargement
Encore une chouette recommandation via Twitter : les éditions YBY qui propose de la littérature inclusive et met en avant la diversité dans la fiction. Il n’y a pas que du format court chez eux mais ils ont plusieurs collectifs à leur catalogue avec des textes très prometteurs. 

logo_ok
Nutty Sheep est une maison d’édition déjantée à la folie assumée qui est connue pour ses anthologies thématiques et son fameux logo mouton. Vous aurez largement le choix dans leur catalogue, en format papier comme numérique, pour trouver des textes qui vous intéressent : parodie, science-fiction, fantastique, fantasy, il y en a pour tous les goûts !

bla
Je n’avais jamais entendu parler auparavant de Nitchevo (une fois de plus, merci à Zoé !) pourtant ils rééditent actuellement toute l’oeuvre de Léa Silhol au sein de laquelle on retrouve énormément de nouvelles et d’anthologies. Ça peut être une très bonne piste si vous souhaitez, en prime, découvrir cette autrice !

téléchargement (1)
Enfin, dernier et non des moindres… Je sais que j’ai dit au début de l’article que je me concentrais sur les éditeurs qui ont des collections dédiées au format court mais je ne peux pas achever cette liste sans évoquer l’Atalante qui, outre l’excellentissime « Apprendre si par bonheur » de Becky Chambers, traduit également d’autres novellas comme celles de Martha Wells qui font forte impression sur la blogosphère. De plus, les deux derniers « tomes » du Vieil Homme et la Guerre de Scalzi sont aussi construits comme des recueils de nouvelles. 

Vous connaissez d’autres maisons d’édition qui pourraient entrer dans cette liste ? N’hésitez pas à les renseigner en commentaire !

(dernière mise à jour : 07/01/2021
À rajouter : Noir d’absinthe, les saisons de l’étrange, le Grimoire, Malpertuis, les Vagabonds du Rêve, Realm et Short éditions)

À l’ombre de 2020 – mon bilan annuel

Bonne année tout le monde !

Bah oui, commençons par le commencement. J’espère que vous avez pu marquer le coup tout en prenant soin de vous et que vous êtes prêts pour entamer 2021. Ce premier jour de l’année, c’est l’occasion pour moi de revenir sur ce qu’a été le blog en 2020, ce que j’ai fait, ce que j’ai finalement laissé tomber et ce que je prévois pour l’avenir. Attachez vos ceintures, on va commencer avec les chiffres…

L’ombre des nombres.
Des chiffres et un jeu de mots à la noix aussi, tant qu’à faire ! En 2020, le blog a eu davantage de visites, davantage d’abonnés et davantage de… d’un peu près tout en fait, comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous.
Sans titre
Pourtant, j’ai publié moins d’articles (224 en 2019 pour 177 en 2020…) mais ils ont été davantage lus et commentés puisque, pour la première fois, le blog passe la barre des 20.000 visites mais aussi des 2 000 commentaires. C’est peut-être peu si on compare à d’autres mais sincèrement, je suis ravie et ça me colle un peu le tournis d’ailleurs. D’autant que ce sont mes articles « réflexions » qui attirent le plus avec la place des autrices francophones en science-fiction qui se classe largement en-tête, suivi par mes 9 incontournables (récent) en SFFF et par mon article sur le respect de la littérature de l’imaginaire. Ça me fait plaisir vu à quel point je me prends la tête pour exprimer clairement mon propos tout en restant respectueuse ! Je me rends aussi compte que les articles thématiques intéressent davantage les lecteurs du blog, aussi je vais réfléchir à une manière d’en proposer plus pour cette année. 

Au milieu de tout ça, la chronique littéraire la plus lue en 2020 est, sans grande surprise, celle de Trop semblable à l’éclair d’Ada Palmer au Bélial ♥ Alias un de mes plus gros coups de cœur de tous les temps, rien que ça quoi. #AdaRules

C’est en France, en Belgique et aux États-Unis (?!) qu’on me lit le plus ! Mais comment les gens arrivent sur mon blog ? Et bien grâce à WordPress, à Twitter mais également au Culte d’Apophis et à Albédo (alias la Lutine), merci pour votre référencement ♥ Et merci aussi aux autres qui référencent aussi 🙂 Quant à savoir qui sont précisément tous ces visiteurs, grand mystère… On peut toutefois identifier le top 3 des commentateurs. Largement en tête se trouve l’ami Apprenti Otaku (grâce à qui je chronique davantage de mangas sur le blog d’ailleurs, on peut lui dire un tout grand merci), puis vient Lutin82 et enfin, Light and Smell. Merci pour votre fidélité et merci aussi à tous les autres commentateurs occasionnels ou visiteurs silencieux, vous êtes les meilleurs ♥

Bon, c’est déjà pas mal tout ça mais je sais que les chiffres les plus attendus sont ceux qui arrivent… Qu’ai-je lu donc en 2020 ? Et bien très exactement…

74 romans.
23 nouvelles unitaires.
6 anthologies.
151 mangas.
8 comics.
3 non-fiction.

Souvenez-vous, l’année dernière j’avais dépassé la barre des 100 romans (111 exactement) et j’avais lu une soixantaine de mangas à côté. J’étais effarée devant ce bilan qui avait été à l’origine d’une grosse remise en question sur ma manière de consommer de la littérature. Je ressentais un sentiment d’overdose, je n’en pouvais plus et je ne me rappelais même pas de plus de la moitié de mes lectures. Force est de constater que cet électrochoc a porté ses fruits. J’ai moins lu, moins chroniqué mais j’ai tout fait avec davantage de qualité, du moins c’est ainsi que je le ressens. D’ailleurs, je n’ai pas les chiffres exacts mais j’ai abandonné plusieurs fois des textes qui ne me correspondaient pas sans ressentir une once de culpabilité. Plusieurs fois, ça signifie par moment à plusieurs reprises sur le même mois… Quand je n’avais pas envie de lire, je ne le faisais pas et quand j’avais envie de me consacrer à du format court et / ou graphique, je ne m’en suis pas privée. J’ai aussi arrêté de me dire : mince si je ne finis pas ce bouquin il n’y aura pas de chronique sur le blog pendant x jours, ça craint. Ouais, j’en étais arrivé à ce stade… Ainsi, j’ai plus que doublé ma consommation de mangas grâce en partie à des relectures (la faute au confinement) tout en baissant celle des romans et en y ajoutant des nouvelles dans le cadre du #ProjetMaki. Quand je regarde ces chiffres, je suis vraiment satisfaite de ce qu’ils représentent et fière de mon évolution. Je compte bien continuer avec cette mentalité en 2021.

Dans l’ombre de l’ombre :
Qu’ai-je fait en 2020 ? J’ai participé à quatre challenges : le printemps de l’imaginaire francophone (tombé très mal pendant le confinement et que j’ai un peu suivi de loin parce que le dynamisme n’y était pas trop, hélas), le S4F3 de l’amie Lutine (qui a souffert aussi de la situation), le Projet Maki grâce auquel j’ai lu davantage de nouvelles, novelettes et novellas ainsi que le Défi Cortex que j’ai un peu oublié mais je viens enfin de penser à up mes chroniques. Il faudra que je me montre bien plus assidue la prochaine fois !

J’ai également commencé à lire la totalité de la collection Une Heure Lumière du Bélial et si j’ai bien avancé, je vais pouvoir continuer sur ma lancée en 2021. Je me suis aussi décidée à m’abonner au Bifrost pour son 100e numéro, choix que je ne regrette pas puisqu’il me permet, d’une part, de lire des nouvelles inédites et d’autre part, d’étoffer ma culture SFFF.

En 2020, j’ai eu un nouveau partenariat avec les éditions du Chat Noir, contracté pour une année (parce qu’il faut bien laisser la place à d’autres !) mais ça m’a fait vraiment plaisir de recevoir cette marque de confiance de leur part ainsi que leurs nouveautés avant tout le monde. J’avoue qu’être la première à écrire sur le dernier Céline Chevet a fait battre mon petit cœur de fan ♥

Enfin, ce fut l’année où je me suis adonnée à une relecture, la première depuis une éternité. Pendant le premier confinement, je suis tombée à court de manga et comme je ne voulais pas commander en ligne afin de soutenir mon libraire indépendant à sa réouverture, je me suis dit que c’était l’occasion de me replonger dans une série que j’adore : Black Butler. J’ai justement achevé cette relecture quelques jours avant la fin 2020 et déjà préparé un article à ce sujet que vous pourrez lire d’ici la semaine prochaine.

L’ombre en 2021 :
L’année va s’articuler autour de trois grands axes.
Déjà, j’ai décidé que 2021 serait l’année où je découvre (enfin) les romans Dune de Frank Herbert. J’ai d’ailleurs commandé le premier tome chez mon libraire, histoire de ne pas me laisser procrastiner sur cette résolution. Pourquoi lire Dune ? Afin d’apporter un peu de terreau à mes classiques de la culture SFFF, ils en ont besoin. Pourquoi brusquement maintenant ? Et bien on a énormément parlé de cette saga avec un film à venir, la sortie de plusieurs livres sur l’univers, donc je me suis dit que c’était le moment. 

Je souhaite également lire davantage en anglais car même si je suis toutes mes séries en VO, j’ai l’impression que je perds mes acquis sur cette langue et je le déplore. Du coup, j’envisage de coupler cette résolution avec la poursuite du Projet Maki et me tourner vers du format court, nouvelle, novelette et / ou novella. Comme je continue de ne pas acheter sur Amazon, si vous avez des sites à me conseiller pour me fournir (légalement je précise 😉 ) et des titres à me recommander, je suis preneuse. Je poserai bien entendu la question sur Twitter mais voilà, n’hésitez pas dans les commentaires à me donner déjà quelques titres.

Enfin, en 2021, je vais m’essayer à l’organisation d’un challenge littéraire. Peut-être le savez-vous mais il y a quelques jours, sur Twitter, l’ami Maki a annoncé qu’il passait la main pour l’organisation du Projet Maki parce que ça lui prend beaucoup de temps et qu’un an, ça suffit. En gros résumé hein. J’ai donc proposé de reprendre le flambeau et je vous prépare un article explicatif programmé pour le 3 Janvier, date du début du challenge. Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi, le Projet Maki se proposait de mettre en avant le format court et d’encourager la lecture de nouvelles, novelettes et novellas de manière régulière, sur toute une année. C’est ce que je vais faire ici, en proposant des objectifs à atteindre, des missions à remplir dans une optique fun.

Pour terminer ce bilan, en général, je mets en avant un/e auteur/ice et une maison d’édition mais j’y ai consacré un article complet de manière un peu détournée en vous recommandant les romans et les mangas / comics à mettre (selon moi) sous votre sapin en 2020. Je ne vais donc pas radoter ! 

Voilà, c’est déjà la fin de ce bilan qui, je trouve, est plutôt positif et très encourageant dans l’ensemble ! J’espère que le blog continuera sur cette lancée en 2021 et que vous serez toujours tous et toutes au rendez-vous. Merci de me lire, je vous souhaite le meilleur ♥

tenor

RÉFLEXION : l’évolution de mon rapport au format court dans la littérature

Salutations à vous, lecteurs et lectrices fidèles ! Nous sommes déjà le 24 décembre et le Père Noël des ombres a décidé de vous offrir un petit article réflexif qui lui est venu après avoir lu l’excellent hors-série 2020 de la collection Une Heure Lumière du Bélial. Commençons donc par replacer quelques éléments dans leur contexte, afin de comprendre comment j’en suis arrivée à l’écriture de cet article. 

Ce troisième hors-série tiré de cette très fameuse collection dont je parle régulièrement sur le blog s’ouvre sur un focus autour des traducteurs et des traductrices de la maison d’édition, celles et ceux qui travaillent notamment à traduire les novellas de la collection UHL. Il leur était demandé d’aborder leur rapport à ce genre et d’expliciter les difficultés qu’iels pouvaient rencontrer dans l’exercice de la traduction par rapport à celle, par exemple, d’un roman.

10
Jusqu’à encore récemment, je ne lisais quasiment jamais de format court, que ce soit la novella ou la nouvelle, car je nourrissais à leur encontre un certain nombre d’apriori. Selon moi, il n’était pas possible de développer une bonne histoire en si peu de pages. Forcément, des éléments allaient passer à la trappe et cela donnerait un texte pas suffisamment abouti. Une certitude héritée de je ne sais pas trop où, d’ailleurs… Peut-être un traumatisme scolaire ? Honnêtement, impossible de me rappeler. Du coup, par principe ou plutôt par habitude ancrée, j’évitais régulièrement de lire des recueils de nouvelles, des anthologies ou même des novellas au sens strict du terme. Je ne vais d’ailleurs pas revenir sur la terminologie et allègrement mélanger nouvelle et novella. Je sais qu’il existe une différence entre les deux notamment au niveau de la longueur mais il a fallu attendre que cet article soit publié pour que je sache précisément laquelle. Merci Apophis, à nouveau ! Voici donc, pour votre culture personnelle (et la mienne), les terminologies à utiliser : moins de 7500 = nouvelle, 7500 – 17499 = novelette, 17500 – 39999 = novella, plus de 40 000 = roman.

Bref, je cesse de digresser.

Je fuyais donc ce genre… Puis il y a eu la blogo. Ces blogpotes qui parlaient de la collection Une Heure Lumière (je ne cite personne pour ne vexer personne mais les concerné/es se reconnaitront 😉 ) du Bélial, qui écrivaient des retours sur leur lecture du Bifrost… J’ai fini par craquer en me lançant dans l’excellent Les Meurtres de Molly Southbourne (lecture en septembre 2019 seulement… Imaginez !) qui a eu le mérite de démolir toutes mes certitudes à propos de ce format. Poussée par la curiosité, j’ai donc consacré une partie de l’année 2020 à me prouver que j’avais eu tort en lisant des anthologies, des nouvelles isolées et des novellas. En cela, j’ai été aidée par le Projet Maki qui consistait à lire de manière régulière des textes au format court. J’insiste sur l’aspect régularité du challenge, qui m’a aidé à modifier mes habitudes de lectrice. Au point que j’ai fini par m’abonner moi-même au Bifrost ! Comme quoi…

2

Bien entendu, toutes ces expériences ne se sont pas soldées par une grande réussite. Certaines anthologies ne m’ont pas plu, certains textes collaient aux craintes que j’avais concernant les nouvelles (le sentiment de ne pas avoir toutes les réponses ou pire, de lire le début d’un roman). Mais je me suis aussi rendue compte que, quand un/e auteurice maitrise les codes du format court, cela donne naissance à des textes incroyablement percutants avec lesquels j’ai vécu certains de mes plus beaux moments littéraires de 2020. Impossible, par exemple, d’oublier l’excellentissime l’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu ou encore la très qualitative anthologie steampunk Montres Enchantées au Chat Noir (partie 1partie 2) ou même les nouvelles de Jean-Laurent Del Socorro, incluent dans la version collector de Royaume de Vent et de Colères. Ce ne sont que trois exemples parmi d’autres qui, selon moi, méritent d’être soulignés.

Ce que j’aime précisément dans la novella ? C’est simple ! Le format court me permet de m’immerger totalement dans un texte et d’y rester du début à la fin d’une seule traite, sans en sortir au milieu, car je peux y consacrer le temps adéquat pour cela sans peser trop lourd sur ma journée et sur mon temps de travail. Du coup, en tant que lectrice, je m’imprègne bien mieux du concept, de l’idée, de l’univers, des personnages. Les auteurices doivent montrer toute leur habilité à agripper l’attention du lecteur, ils n’ont pas le droit de trop prendre leur temps, ce que je reproche parfois à des romans et qui m’empêche d’avoir envie d’en continuer la lecture. L’équilibre doit être parfait entre l’attachement aux personnages, les informations sur l’univers, le thème abordé et l’intrigue. Plus ça va et plus je me complais vraiment dans ce type de lecture qui, en prime, a l’avantage de mieux s’adapter à mon style de vie pour le moment. Je ne suis pas en train de renier le roman, rassurez-vous ! Simplement, c’est agréable de se plonger par moment dans des aventures plus courtes, surtout quand elles ont autant de qualités.

De plus, en tant qu’autrice, c’est un genre que j’ai vraiment envie d’apprendre à maîtriser car je pense qu’il convient bien mieux que le roman à mon style d’écriture et surtout, à mon style narratif. J’en ai pris conscience seulement cette année et ça marque un gros tournant dans mon monde littéraire.

Finalement, je tiens donc à remercier le Maki pour son défi qui m’a poussée à dépasser mes aprioris et au Bélial pour s’être lancé dans l’aventure Une Heure Lumière dont tous les textes ou presque ont été de véritables enchantements à lire, contribuant ainsi à faire évoluer positivement mon opinion sur le format court. Je sais que beaucoup de gens nourrissent encore, à l’heure actuelle, le même genre d’aprioris que moi il y a un an / un an et demi sur ce format et j’espère que ce petit billet contribuera à amorcer un changement dans leur mentalité ou, en tout cas, à leur donner envie de laisser sa chance à des nouvelles et des novellas de qualité.

Et vous, vous aimez le format court ou justement pas ? Pour quelle raison ?

À l’ombre du sapin : quels romans offrir en 2020 ?

Bonjour à tous et à toutes !

Vous le savez, qui dit mois de décembre dit forcément Noël et donc probablement sapin (ou équivalent) sous lequel déposer des livres pour vos proches. Cette année, j’inaugure un nouveau concept qui s’appelle « à l’ombre du sapin » (je sais, cette imagination débordante qui est la mienne vous laisse sans voix…). Sans grand surprise, il s’agit de revenir sur les titres lus cette année que je vous recommande d’offrir parce que je les ai adorés. Je vais chaque fois vous expliquer pour quelle raison en quelques mots et vous renvoyer vers ma chronique pour plus de détails. .

Je compte réitérer avec les mangas pour ensuite vous proposer ma propre liste au Père Noël, au rythme d’un article chaque vendredi de décembre et ce jusqu’au 25. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette idée 🙂

Je précise que la liste qui suit est classée par ordre chronologique et non de préférence !

2
Ma chronique.
Premier gros coup de cœur de 2020 avec l’estrange malaventure de Mirella, un roman classé en jeunesse qui contient pourtant sa part de noirceur ainsi que beaucoup d’originalité. L’autrice a choisi d’écrire en vieux français, ce qui donne au texte un aspect exotique et assez chantant. L’héroïne, Mirella, est fascinante et la condition de la femme y est brillamment abordée.

82331907_612882919473118_1820494082514878464_n
Ma chronique.
Cette année, les éditions du Chat Noir ont commencé à traduire l’autrice anglaise Dawn Kurtagich et j’ai eu un gigantesque coup de cœur pour The Dead House. Ce roman d’horreur propose une narration atypique puisqu’il n’est pas écrit de manière linéaire. L’autrice a opté pour des morceaux de journaux, de dossiers judiciaires, de vidéos, afin d’immerger son lecteur dans le mystère de son intrigue. Brillant et passionnant, je l’ai adoré de bout en bout mais attention, il se destine à un public averti.

12
Ma chronique.
Vous le savez, j’ai passé l’année 2020 à explorer la collection Une Heure Lumière du Bélial et ce texte est toujours premier dans mon classement. Il propose lui aussi un point de vue original puisqu’il est construit comme un documentaire et raconte un pan de l’Histoire assez méconnu, celui de l’Unité 731 qui a sévi entre 1936 et 1945. Passionnant, glaçant, profondément humain et intelligent, une vraie pépite à déposer sous tous les sapins mais vu la difficulté du propos, il n’est pas adapté à de trop jeunes lecteurs.

7
Ma chronique.
Vous le savez peut-être, j’aime les romans historiques même si j’en lis moins depuis quelques années. J’ai acheté ce texte après ma lecture de l’excellent Boudicca et j’ai été séduite par la manière dont l’auteur parvient à se réapproprier les évènements historiques, à les respecter tout en y apportant un angle neuf avec une pointe de surnaturel. De plus, Jean Laurent Del Socorro se concentre beaucoup sur l’humain et propose des personnages forts, fascinants, attachants. J’ai dévoré ce roman dans sa version collector qui fera un cadeau plus que superbe sous un sapin.

19
Ma chronique.
Amateurs de thriller, ceci est pour vous ! Céline Saint Charle met tout son talent au service de cette intrigue passionnante et immersive dans une France où règne la loi du Talion. Un texte engagé, d’une fine intelligence, avec des personnages humains et très réussis… Ce roman est parfait pour tous les lecteurs qui ont peur de toucher aux textes de l’imaginaire, même si on approche clairement de la dystopie ici. Une belle pépite.

23
Ma chronique.
Je vous ai très peu (ahem…) parlé d’Ada Palmer sur le blog (ADA RULES). Sans surprise, Trop semblable à l’éclair se retrouve dans ma sélection car ce roman a été plus qu’un coup de cœur pour moi : une véritable révélation littéraire, une claque comme je n’en avais plus prise depuis des années. Un chef-d’œuvre, voilà. Un chef-d’œuvre pas forcément facile à aborder, qui demande un certain investissement du lecteur mais quel plaisir… Si vous avez des amis ou de la famille davantage portés sur l’aspect intellectuel, ça peut être une bonne idée de cadeau !

14
Ma chronique partie 1partie 2.
Cette année, grâce au Projet Maki, j’ai lu davantage de nouvelles et de textes courts. Tout naturellement, j’ai ouvert mon horizon sur les anthologies et je dois dire que celle-ci est, selon moi, la meilleure de celles publiées par Livr’S jusqu’ici. Chaque texte a su me séduire à sa façon. On est dans de la science-fiction au sens large, l’ouvrage fourmille de bonnes idées, le tout sous le parrainage de Victor Fleury. Il n’y a pas à hésiter !

7
Ma chronique.
J’avais acheté ce roman à cause de son auteur, que j’apprécie beaucoup sur un plan humain. Je n’en attendais rien… et ça a été un coup de cœur. Ici, point de surnaturel. Juste une bande de potes pas très doués à l’école. Ils essaient de trouver un moyen de réussir au bac, on les suit durant leur dernière année. C’est moderne, rafraichissant mais aussi diablement intelligent et touchant. Franchement, c’est un roman que j’aurais aimé lire durant mon agrégation pour devenir prof, même si ça se passe en France et non en Belgique. Il y a beaucoup à en tirer et il plaira forcément aux adolescents mais pas que.

chambers_v2.indd
Ma chronique.
Cette novella de Becky Chambers est un bijou de science-fiction positive, tourné vers l’humain avec une base scientifique solide, crédible. L’autrice raconte l’histoire de quatre astronautes partis en mission pour trouver les origines de la vie. C’est un texte inclusif, parfaitement géré, équilibré, accessible à tous les types de lecteur/ices. C’est un des romans que je souhaite voir sous tous les sapins.

12
Ma chronique.
Encore un texte sur lequel je ne taris pas d’éloges mais il faut dire qu’il m’a beaucoup impressionné. Trois voleurs se réfugient de nuit dans un bazar abandonné où ils vont trouver une lettre au sein de laquelle un problème est exposé. Ils vont y répondre et se rendre compte qu’une correspondance s’engage entre eux et de mystérieux protagonistes à l’extérieur… Impossible de le reposer une fois commencé, la plume de l’auteur est magique et nous entraine dans ce Japon à cheval sur plusieurs époques. Sublime, social, plein d’émotions, une pépite.

metamorphose_t1_vitanostra.indd
Ma chronique.
Dernier coup de cœur de 2020 (je pense, sait-on jamais !) l’excellentissime et très étrange Vita Nostra. Un roman dont il est difficile de parler car c’est un texte qui doit se vivre et non s’analyser. Un roman brillant, passionnant, puissant, que j’ai refermé en me disant que j’étais vraiment contente d’avoir lu un texte comme celui-là dans ma vie. Vous imaginez l’impact qu’il a pu avoir sur moi…

Et vous, quel est le livre lu en 2020 que vous aimeriez offrir à tout le monde ? 🙂

#PLIB2020 : mon vote final & une fin d’aventure pour moi

Bonjour à tous !

Si vous suivez le blog depuis quelques mois, vous savez que j’ai eu le plaisir d’appartenir à l’aventure du #PLIB pendant deux années : en 2019 et en 2020. Aujourd’hui, je vous propose un petit article pour vous parler de mon vote final (puisque les votes s’achevaient hier) et vous évoquer mon avenir (ou plutôt son absence) au sein de ce prix.

logo_plib_2020
Mon vote final
Pour rappel, voici mes chroniques au sujet des cinq finalistes : Mers Mortes d’Aurélie Wellenstein – Les brumes de Cendrelune de Georgia Caldera – Félines de Stéphane Servant – La Cité des Chimères de Vania Prates et Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro.

Cette session du PLIB a été assez pénible pour moi puisque parmi les finalistes, seulement deux titres sur les cinq m’attiraient. Après leur lecture, je suis d’autant plus déçue que certains autres romans n’aient pas été plus loin (cf mon débriefing sur les 20 sélectionnés) parce qu’ils possédaient des qualités bien supérieures à au moins trois des finalistes, selon moi. C’est le jeu, me direz-vous ! Et vous avez raison. Toutefois, j’ai abandonné deux lectures : La Cité des Chimères parce que je n’arrivais pas à m’intéresser à l’histoire et Félines parce que la lecture du roman m’a vraiment mise en colère pour tout un tas de raisons que je détaille dans l’article dédié. Je trouve ça assez choquant même si, vous le savez, l’année 2020 m’a vu multiplier les abandons littéraires…

Il me restait donc à choisir entre Mers Mortes, Cendrelune et Je suis fille de rage. Cendrelune a vite été écarté parce que même si la lecture a été plus chouette que ce que j’attendais, elle n’arrivait pas à la hauteur (du tout) des deux autres. Ça s’est, pour moi, vraiment joué entre Mers Mortes et Je suis fille de rage

8
J’ai finalement opté pour ce dernier texte. Je sais que certains trouvent qu’il n’a pas sa place dans un prix de l’imaginaire puisque la dose de fantastique présente est minime mais pour moi, c’est le roman le plus riche, le mieux écrit et le plus abouti que j’ai pu lire pour le prix. Mers Mortes a de nombreuses qualités également mais Je suis fille de rage a le courage de proposer quelque chose de différent par rapport à ce qu’on peut lire, renforcé par le talent qu’on connait à l’auteur. J’ai donc décidé de voter pour lui même si je doute qu’il l’emporte, hélas trois fois hélas. Mais bon, qui sait, il peut y avoir des surprises !

La fin d’une aventure.
J’en parlais déjà dans mon article défouloir sur Félines mais j’ai désormais pris la décision définitive de ne pas poursuivre l’aventure du PLIB en 2021. Les raisons sont multiples à cela et je vais tâcher de les exposer avec honnêteté.

La première c’est que j’ai un roman qui vient de sortir (Clément Coudpel contre les spectres de Samain) que j’espère voir aller loin dans ce prix. L’espoir fait vivre, je sais mais si on n’essaie pas, on n’a jamais rien ! Il existe bien entendu des règles pour les jurés qui sont également auteurices mais ça me met quand même mal à l’aise d’avoir une double casquette d’autant que si le roman va au delà des présélections, il est possible que l’intégrité du prix soit remise en cause. Vous allez me traiter de paranoïaque mais il ne se passe pas toujours de très belles choses dans le milieu littéraire, malheureusement. Je le sais pour l’avoir vécu. De mon point de vue, mieux vaut prévenir que guérir d’autant que je trouve que l’organisation a déjà suffisamment à gérer comme ça.

La seconde c’est que, dans l’ensemble, j’ai le sentiment que les goûts des membres du jury ne s’accordent pas / plus vraiment avec les miens. Que, pour la majorité, nous n’avons pas des attentes semblables sur la littérature. Pourtant, je lis énormément de romans qui se retrouvent dans les présélections mais ils ne vont jamais suffisamment loin, à quelques exceptions, pour que je puisse les défendre ou m’en réjouir. Cette session a été plus que flagrante sur le sujet et je tiens à préciser que ce n’est pas une critique envers le prix ou envers les goûts des autres jurés. C’est simplement que je ne m’y retrouve plus et ça me déçoit chaque fois de voir des pépites passer à la trappe. Je comprends qu’il soit compliqué d’imposer la lecture de plus de cinq romans à des gens mais les cinq finalistes sont souvent sélectionnés sur base des couvertures, des résumés, pas du texte en lui-même. Un peu comme en librairie, me direz-vous. C’est vrai ! Mais ça me frustre quand même énormément et j’ai du mal à le gérer.

Enfin, dernière raison: je n’arrive pas à m’intéresser aux animations et aux défis préparés par le staff. Je trouve génial l’investissement de l’équipe pour animer ce prix sauf que la sauce ne prend pas avec moi. C’est une question de goûts personnels, pourtant j’ai vraiment essayé au début sauf que j’ai perdu le fil et je me sens déconnectée. Ce qui est une aventure collective intense pour beaucoup est au final quelque chose d’assez solitaire pour moi. Je le vis dans mon coin, ça ne change rien à ma manière d’aborder le blog ou de mettre en avant la littérature que j’aime donc… voilà. Je pense que cette équipe enthousiaste mérite des jurés qui sont davantage au taquet.

Je prends donc mes distances pour l’année 2021 afin de voir un peu concrètement si l’aventure me manque et comment va se passer cette nouvelle édition. Je remercie l’équipe du PLIB pour son légendaire investissement et pour l’organisation de ce prix ! Je souhaite également bon courage à tous les membres du jury, puissiez-vous passer de bons moments avec vos lectures ♥

tumblr_m7mzlkmwrR1ruwi4no1_500

RÉFLEXION – la place des autrices francophones en science-fiction

Bonjour à tous !
Petit article réflexion aujourd’hui sur un sujet qui me tient à cœur. Vous le savez, je défends énormément la littérature francophone mais également la mise en avant des autrices dans le paysage littéraire, me rendant compte qu’on parle plus souvent des hommes que des femmes alors que la qualité de leurs écrits se vaut largement. J’ai donc eu envie de rédiger ce (long) billet.

Avant d’aller plus loin, sachez que :
– Je ne tape pas sur le festival des Utopiales ni sur son organisation. Leur sélection pour leur prix a été le départ de ma réflexion, d’où le fait que j’en parle, mais ils ne portent pas une plus grande responsabilité que d’autres dans cette problématique. Je ne vais pas revenir dessus en profondeur, si mon avis vous intéresse vous pouvez consulter mon compte Twitter.
– Ce billet est purement personnel et a pour ambition d’ouvrir la réflexion, pas d’apporter des réponses ou des solutions. Il manque de chiffres clairs et le sujet mériterait d’être traité dans le cadre d’un mémoire universitaire avec une méthode scientifique rigoureuse que je n’ai pas le temps de mettre en place moi-même.
– Votre avis sur le sujet m’intéresse mais je vous prie de rester courtois dans les commentaires 🙂

Qu’est-ce qui s’est passé ?
Le 16 juin, les Utopiales ont dévoilé la sélection pour leur prix, cinq romans adultes et cinq romans jeunesses. Presque aussi vite, la blogo s’est enflammée en constatant qu’il n’y avait aucune femme nommée chez les adultes. Anouchka (du blog les Notes d’Anouchka) a même eu la gentillesse de nous sortir des statistiques sur les années précédentes.

Et, sans mentir, je me suis sentie mal en les lisant.

nouchka

Partant du principe que ce prix récompensait des œuvres de SF (on m’a corrigée par la suite donc mea culpa) j’ai commencé par m’offusquer de ne pas y voir Ada Palmer qui, selon moi, écrase largement la totalité de la sélection par sa qualité littéraire. On m’a ensuite dit que ce prix était réservé à l’Europe (ce qui n’est indiqué nulle part mais soit on ne va pas revenir là-dessus) de là, je me suis demandée quelle(s) autrice(s) pourraient y prétendre et j’ai eu… Un trou. Je vais y revenir.

Un auteur, une autrice, quelle différence ?
Je vous ai déjà évoqué la problématique de la représentation des autrices dans la littérature de l’imaginaire adulte dans certains articles, notamment 10 autrices incontournables et bien vivantes dans l’imaginaire francophone. Un billet écrit lui aussi en réponse à une sélection qui proposait seulement deux femmes parmi les autrices incontournables (et bien vivantes) en fantasy contre huit hommes et qui avait donc selon moi facilement dix ans de retard. Révélateur.

Quand on regarde une sélection comme celle des Utopiales, on peut s’interroger :
-Pourquoi trouve-t-on majoritairement des hommes en lice pour ce type de prix à destination des adultes ?
-Pourquoi met-on systématiquement ou presque les femmes en littérature jeunesse ?

Alors attention ! Je ne dis pas que les hommes écrivent de mauvais romans. J’aime beaucoup le travail de plusieurs auteurs masculins, en vrac : Jean-Laurent Del Socorro, Ariel Holzl, Adrien Tomas, Thibaud Latil-Nicolas, Patrick Moran Mathieu Guibé et ce sont seulement les premiers qui me viennent à l’esprit. Je ne dis pas que leurs romans doivent être écartés pour laisser la place au travail des autrices. Par contre, je pense qu’on devrait prêter davantage attention au travail en question et juger les textes de manière totalement impartiale, sans tenir compte du sexe de l’auteur. Vous allez me dire : meuf, t’es pas dans le jury, tu sais pas comment ils ont sélectionné tout ça. Ils n’ont peut être juste aimé aucun roman écrit par une femme sans que ça ait de lien avec son sexe ! Vous n’avez pas tort, sauf que j’ai du mal à croire à une simple coïncidence vu les chiffres montrés par Anouchka et ce qu’on peut observer au quotidien dans le monde littéraire.

Selon moi, nous vivons une période charnière dans la littérature qui s’accompagne d’une profonde prise de conscience, surtout au niveau du sexisme ordinaire et de la représentation. J’en ai déjà parlé sur le blog dans certaines réflexions, d’autres l’ont fait mieux que moi (coucou Planète Diversité) et je ne vais pas revenir précisément là-dessus. Toutefois j’ai le sentiment (oui je le mets en gras souligné pour qu’on comprenne bien que j’exprime un avis purement personnel et pas une affirmation qui fait loi) que les femmes sont encore moins représentées dans le paysage de la science-fiction et je m’interroge sur le pourquoi. Je n’ai d’ailleurs aucune vraie réponse à apporter. Est-ce que la science est une affaire purement masculine dont on écarte les femmes? Je me souviens d’un épisode de The Big Bang Theory qui tournait autour de cette problématique de pousser les filles vers les études scientifiques. Est-ce que le monde littéraire considère les femmes comme moins aptes ou moins crédibles à aborder des sujets liés aux sciences ? Est-ce que ces sujets intéressent moins les autrices et donc les poussent à se tourner vers d’autres genres littéraires ? On peut tout imaginer. Je ne possède pas de chiffres sur le sujet donc je me contente d’émettre des hypothèses.

Des autrices en SF ? Qui donc ?
Revenons-en à mon trou de tout à l’heure. Quand j’ai commencé à réfléchir à des exemples de nom à balancer pour prouver par A+B qu’il y a des autrices en SF talentueuses en Europe (enfin surtout francophone j’avoue parce que je ne m’y connais pas très bien pour les autres pays hors anglo-saxons), j’ai un brin séché.

Évidemment j’ai songé à Estelle Faye avec ses Nuages de Magellan, j’ai aussi pensé à Audrey Pleynet dont j’entends beaucoup parler via la blogo et Aurélie Wellenstein avec son récent Mers Mortes parce que je considère comme de la SF d’anticipation / post-apocalyptique (et si vous vous demandez pourquoi je vous recommande la lecture de l’excellent guide d’Apophis qui apportera la lumière dans vos vies. Je ne suis pas sûre qu’on ait le droit de mettre deux sous-genres mais je le prends et ceux qui ont lu le roman comprendront pourquoi.) sauf que trois autrices, aussi talentueuses soient-elles, dans tout le paysage éditorial, même juste francophone bah… C’est peu non d’une pipe !

J’ai donc eu envie de réaliser une petite liste d’autrices qui auraient pu concourir cette année pour le prix et qui n’ont pas été sélectionnées. Ma liste comporte donc une double restriction : la période de temps (2019 – 2020) et uniquement les textes en français d’origine donc en excluant les traductions.

Je sais qu’il y a d’autres autrices comme Cindy Van Wilder (Memorex) ou encore Agnès Marot (IRL, Erreur 404) qui mériteraient d’être citées (autant pour leur humanité que pour leur travail remarquable), tout comme il y en a énormément que je ne connais pas du tout et que j’ai eu le plaisir de découvrir par le biais d’échanges sur les réseaux sociaux.
Si le sujet vous intéresse, je vous mets le lien vers mon message facebook afin que vous puissiez récupérer à votre guise toutes les références citées par les personnes ayant voulu aider. Je vous mets également un lien vers le message facebook d’Émilie Querbalec qui a reçu énormément de réponses en posant la question il y a un gros mois d’ici. Je précise enfin que je n’ai pas lu une partie de ces romans donc je me base sur ce qui m’a été dit pour juger de leur parenté avec la SF. S’il y a une erreur quelque part, n’hésitez pas à me le signaler.

BASSETERRE Luce (La Débusqueuse de mondes – Le Livre de Poche – 13 mars 2019)
DOKE Sara (L’autre moitié du ciel – Mü éditions – avril 2019
EDGAR Silène (les Affamés – J’ai Lu – 8 mai 2019)
FAYE Estelle (Les nuages de Magellan – Scrineo – 4 octobre 2018 / Folio SF – 7 Juillet 2020)
Li-Cam (Résolution – la volte – 10 octobre 2019)
MARTEL A.D. (Revival – autoédition – 27 mars 2020)
MARTIGNOLE Danielle (Rémanence #3 – 1115 – février 2019)
ROZENFELD Carina (Le Démêleur de rêves – Scrineo – 10 octobre 2019 + Le Mystère Olphite – L’Atalante – 26 septembre 2019)
WELLENSTEIN Aurélie (Mers Mortes – Scrineo – 14 mars 2019 + La Mort du temps – Pocket – avril 2019)

Alors vous pourriez m’objecter que dans la liste, il y a des rééditions et peut-être des titres young-adult qu’on a tendance à classer en jeunesse.
Oui. Bien entendu, vous avez raison.
À cela, je vais vous répondre qu’il n’a jamais été fait mention d’un texte inédit mais bien d’une parution ou d’une traduction dans l’année littéraire qui précède le prix. Pour moi, une réédition compte en parution (c’est mon avis, pas un absolu 😉 ). Ensuite, le YA n’est pas forcément que pour les adolescents, d’ailleurs jeune adulte ça veut bien dire ce que ça veut dire… Un adulte jeune, certes, mais un adulte quand même. Pas un enfant. Du coup j’en profite pour pousser un petit coup de gueule à ce sujet : je ne trouve pas normal qu’on colle toujours les romans young-adult avec le jeunesse parce que ce sont deux publics qui n’ont pas grand chose en commun dans leurs attentes vis à vis des thématiques et des types d’histoire. Si on tient absolument à nuancer les catégories éditoriales alors il faut aussi faire évoluer les prix dans ce sens. Toutefois, c’est un autre débat que nous aurons à un autre moment dans un article dédié quand je disposerais de suffisamment de connaissances solides pour l’écrire.

L’humble conclusion de l’ombre.
Les autrices francophones sont présentes dans le paysage de la science-fiction et en plus grand nombre qu’on le pense à première vue. Toutefois, la part de leur publication est inférieure à celle des hommes et elles paraissent moins mises en avant de manière générale, donc moins connues du grand public. Pourquoi ? Je l’ignore et je ne peux que proposer les hypothèses déjà évoquées plus haut. Est-ce que tous les genres littéraires doivent afficher une parité complète et absolue ? Non, bien entendu, car tous les textes ne se valent pas et le sexe de l’auteurice ne devrait pas entrer en ligne de compte. Toutefois, je n’ai pas l’impression qu’on laisse suffisamment de place aux autrices pour s’exprimer ou s’épanouir dans les genres de l’imaginaire à destination d’un public adulte et c’est encore plus vrai dans la science-fiction. Ce n’est pas un absolu, certaines s’en sortent avec les honneurs comme Becky Chambers ou Ada Palmer sur la scène internationale mais ça reste peu au regard des hommes présents dans le rayon SF de votre libraire. Je ne demande qu’à avoir tort et qu’à voir la situation évoluer mais à l’heure actuelle, ce sont les conclusions que je tire de mes quelques recherches sur le sujet et de ma récente réflexion.

Voilà.
Je sais que cet article n’est pas parfait. Le sujet mériterait un travail universitaire tant il est vaste.
Je sais que je n’ai pas cité tout le monde parce que je n’en ai tout simplement pas la possibilité ni les moyens. Le but de ce billet n’est pas de râler dans le vent. Si j’écris ces lignes c’est pour vous sensibiliser à une problématique, vous inviter à réfléchir et peut-être à prendre conscience de vos biais en tant que lecteurices. Personnellement, je ne me considère pas comme meilleure qu’une autre parce que, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas remarqué tout de suite que la sélection ne comportait que des hommes. J’ai du lire les tweets d’Anouchka et de l’ours inculte pour tilter.
Je m’en suis voulue, ça m’a poussé à réfléchir.
J’espère arriver un jour à voir ça tout de suite et par moi-même. J’espère en arriver un jour à vivre dans un monde littéraire qui prendra en considération l’ensemble de ses acteurs et pas juste les hommes blancs entre quarante et cinquante ans -et je ne dis pas ça pour culpabiliser ces hommes qui proposent aussi un travail de qualité. Je le dis parce qu’il n’y a pas qu’eux qui existent et il est temps pour certains d’en prendre conscience.

J’aimerais davantage de diversité.
Davantage de représentation.
Davantage de respect.

Merci pour votre lecture !
J’en profite également pour remercier Anne-Laure alias Chut ! Maman lit. qui a bien aidé à la réalisation de cet article avec ceux qu’elle a écrit l’année dernière sur les parutions des autrices ainsi que toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à ma publication sur facebook.

N’hésitez pas à échanger dans les commentaires mais s’il vous plait, n’oubliez pas le respect 🙂 Je répète que ce billet est purement personnel et ne ressort pas d’un travail scientifique rigoureux ! Si vous avez des chiffres, des thèses ou autre à ce sujet sous la main, je vous en prie, communiquez-moi les références que je puisse les lire.

Les bougies de l’ombre – et de 3 !

Bonjour à tous !
Comme vous l’avez peut-être deviné sur base du titre, le blog fête sa troisième année d’existence. Normalement la bonne date c’était hier mais un certain article méritait que j’y réponde en priorité donc j’ai repoussé la sortie de ce billet festif à aujourd’hui !
Que de chemin depuis ce premier article posté sans trop y croire, motivée que j’étais par l’envie de partager ma passion avec un maximum de gens. Alors, qu’est-ce qui a évolué sur l’année écoulée ? Qu’est-ce qui va changer ? Réponse tout de suite !

Quelques statistiques…

I+can+math+i+hate+adam+sandler+though_9e2be8_5437451

Je suis une calamité avec les chiffres, des fois que tu te poses la question.

Entre Juin 2019 et Mai 2020 (le compte s’arrête au 28 mai! ) le blog a reçu 16918 visites ce qui fait une augmentation de +5000 par rapport à l’année dernière. Je sais que c’est peu par rapport à certains mais concrètement, ça me donne déjà le tournis o.o Outre ça je reste assez constante dans les stat’ et c’est déjà bien. Le cap des 200 abonnés a aussi été passé et il y en a désormais 205 soit 84 en plus. MERCI à tous ♥

L’article le plus lu a été celui concernant l’impact du COVID-19 sur la littérature, ce qui me fait vraiment plaisir ! Pas loin derrière, on a la chronique de Trop semblable à l’éclair d’Ada Palmer, ce qui n’a rien d’une surprise :3
La plupart des lecteurs viennent toujours de France et de Belgique mais également des États-Unis, de la Suisse et du Canada O.O
Le blog compte en tout 563 articles avec celui-ci !
Les blogpotes les plus actifs sont Sometimes a book, les Livres de Rose, Célinedanae, Elhyandra et l’Apprenti Otaku que je remercie pour leur intérêt ♥

Côté partenariat :
83986027_484560245790049_250553634541010944_n
Cette année, les éditions du Chat Noir ont rejoint les partenaires du blog ce qui, vous vous en doutez, a été une joie doublée d’un véritable honneur pour leur confiance accordée. C’est une maison que j’adore depuis des années et que je suis sans relâche. Je les défends toujours au maximum de mes capacités et ce partenariat, je le vis un peu comme une reconnaissance de leur part. Du coup je suis toujours sur mon petit nuage, j’avoue :3 Je vous renvoie vers l’article de présentation si vous êtes curieux.

Je n’ai pas spécialement cherché à nouer de nouveaux partenariats parce que je me sens très bien avec les éditeurs qui me font déjà confiance et certains mois, c’est pas facile de suivre la cadence des nouveautés. Je préfère la qualité à la quantité et me focaliser sur des lectures qui me tentent vraiment au contraire de 2019 qui a été une grosse année révélation pour moi. J’en profite pour à nouveau remercier Mnémos, Livr’S, ActuSF, Lynks et l’Atalante ♥ J’ai reçu plusieurs mails ou messages sur ma page facebook pour me proposer des livres à lire, souvent de la part d’auto-édités et je n’ai accepté aucune de ces demandes. Pas par dédain, simplement parce que je veux respecter mes résolutions littéraires et me consacrer uniquement aux romans qui me font vraiment envie. Rendre service, c’est terminé et je le vis très bien.

Les nouveautés sur le blog :
J’ai testé deux types d’article lors de cette troisième année : les découvertes de l’ombre et à l’ombre du Japon. Le premier me permet de partager avec vous les romans que je découvre au fil des chroniques que je peux lire sur la blogosphère tout en vous faisant découvrir des chroniqueurs que, peut-être, vous ne suivez pas encore. Ce sont des articles qui rencontrent un franc succès et que j’aime beaucoup écrire même si je manque parfois de matière pour en publier un par mois comme je le souhaitais au départ.

Quant à l’ombre du Japon, le concept marche sans pour autant chaque fois générer les échanges que j’espèrais (hormis pour le copain Otaku ou quand je parle de certains titres plus spécifiques). Pourtant, j’y tiens vraiment ! J’adore lire des mangas, j’adore partager à ce sujet, ça fait aussi partie de moi et de mes passions. Je réfléchis à une façon de mieux amener ces courts retours, toutefois je n’ai pas encore eu LA bonne idée.

J’ai également écrit quelques réflexions de l’ombre. Ce n’était pas à proprement parler nouveau mais ça s’est vraiment développé pendant la troisième année d’existence du blog (suffit de voir hier…). Ce sont des articles que j’adore car ils génèrent beaucoup d’échange très stimulants et enrichissants. Toutefois j’ai souvent peur d’en écrire parce que je sais que sur la toile, tout peut vite partir en vrille ce qui explique pourquoi il n’y en a pas aussi souvent que je le voudrais.

Pour finir, j’ai commencé à structurer mes chroniques autrement avec des sous-titres qui me permettent de mieux organiser mes idées et de produire des retours beaucoup plus intéressants (du moins, je trouve ->). Ça a été une grosse évolution formelle dont je suis pleinement satisfaite.

Qu’est-ce qui va changer ?
giphy
Vous vous souvenez, dans mon bilan de fin d’année j’évoquais ma façon problématique de lire et d’envisager les romans depuis que je tiens un blog. Je tombais dans la surconsommation, dans le besoin d’à tout prix écrire des articles, au point d’en ressentir un profond dégoût. J’ai donc freiné : je lis de manière régulière sans toutefois me mettre de pression. Quand je n’ai pas envie de lire un roman, je dis non (bon ok j’ai fait une petite rechute récemment mais personne n’est parfait) sans me sentir coupable et sans hésiter. Ça me permet de souffler et c’est salvateur. Depuis ce début 2020, je retrouve un vrai plaisir de lecture.

Du coup je vais continuer sur cette lancée positive ! Il faut aussi que je me décide à insérer des liens vers les chroniques des copains en fin d’article quand je parle d’un roman. Ça, ce serait une super résolution à tenir pour la quatrième année du blog ! Disons que ce sera LE gros plus pour cette année.

Le mot de la fin.
J’ai envie de vous remercier, tous. Ceux qui me suivent, ceux qui laissent des commentaires, ceux qui me lisent aussi, tout simplement. Merci de vous intéresser à mon avis. Merci de me donner le vôtre. Merci de prendre le temps de trainer dans le coin. Vous êtes géniaux ! Je sais, c’est débordant d’originalité alors…

tumblr_m7mzlkmwrR1ruwi4no1_500