RÉFLEXION – la place des autrices francophones en science-fiction

Bonjour à tous !
Petit article réflexion aujourd’hui sur un sujet qui me tient à cœur. Vous le savez, je défends énormément la littérature francophone mais également la mise en avant des autrices dans le paysage littéraire, me rendant compte qu’on parle plus souvent des hommes que des femmes alors que la qualité de leurs écrits se vaut largement. J’ai donc eu envie de rédiger ce (long) billet.

Avant d’aller plus loin, sachez que :
– Je ne tape pas sur le festival des Utopiales ni sur son organisation. Leur sélection pour leur prix a été le départ de ma réflexion, d’où le fait que j’en parle, mais ils ne portent pas une plus grande responsabilité que d’autres dans cette problématique. Je ne vais pas revenir dessus en profondeur, si mon avis vous intéresse vous pouvez consulter mon compte Twitter.
– Ce billet est purement personnel et a pour ambition d’ouvrir la réflexion, pas d’apporter des réponses ou des solutions. Il manque de chiffres clairs et le sujet mériterait d’être traité dans le cadre d’un mémoire universitaire avec une méthode scientifique rigoureuse que je n’ai pas le temps de mettre en place moi-même.
– Votre avis sur le sujet m’intéresse mais je vous prie de rester courtois dans les commentaires 🙂

Qu’est-ce qui s’est passé ?
Le 16 juin, les Utopiales ont dévoilé la sélection pour leur prix, cinq romans adultes et cinq romans jeunesses. Presque aussi vite, la blogo s’est enflammée en constatant qu’il n’y avait aucune femme nommée chez les adultes. Anouchka (du blog les Notes d’Anouchka) a même eu la gentillesse de nous sortir des statistiques sur les années précédentes.

Et, sans mentir, je me suis sentie mal en les lisant.

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Partant du principe que ce prix récompensait des œuvres de SF (on m’a corrigée par la suite donc mea culpa) j’ai commencé par m’offusquer de ne pas y voir Ada Palmer qui, selon moi, écrase largement la totalité de la sélection par sa qualité littéraire. On m’a ensuite dit que ce prix était réservé à l’Europe (ce qui n’est indiqué nulle part mais soit on ne va pas revenir là-dessus) de là, je me suis demandée quelle(s) autrice(s) pourraient y prétendre et j’ai eu… Un trou. Je vais y revenir.

Un auteur, une autrice, quelle différence ?
Je vous ai déjà évoqué la problématique de la représentation des autrices dans la littérature de l’imaginaire adulte dans certains articles, notamment 10 autrices incontournables et bien vivantes dans l’imaginaire francophone. Un billet écrit lui aussi en réponse à une sélection qui proposait seulement deux femmes parmi les autrices incontournables (et bien vivantes) en fantasy contre huit hommes et qui avait donc selon moi facilement dix ans de retard. Révélateur.

Quand on regarde une sélection comme celle des Utopiales, on peut s’interroger :
-Pourquoi trouve-t-on majoritairement des hommes en lice pour ce type de prix à destination des adultes ?
-Pourquoi met-on systématiquement ou presque les femmes en littérature jeunesse ?

Alors attention ! Je ne dis pas que les hommes écrivent de mauvais romans. J’aime beaucoup le travail de plusieurs auteurs masculins, en vrac : Jean-Laurent Del Socorro, Ariel Holzl, Adrien Tomas, Thibaud Latil-Nicolas, Patrick Moran Mathieu Guibé et ce sont seulement les premiers qui me viennent à l’esprit. Je ne dis pas que leurs romans doivent être écartés pour laisser la place au travail des autrices. Par contre, je pense qu’on devrait prêter davantage attention au travail en question et juger les textes de manière totalement impartiale, sans tenir compte du sexe de l’auteur. Vous allez me dire : meuf, t’es pas dans le jury, tu sais pas comment ils ont sélectionné tout ça. Ils n’ont peut être juste aimé aucun roman écrit par une femme sans que ça ait de lien avec son sexe ! Vous n’avez pas tort, sauf que j’ai du mal à croire à une simple coïncidence vu les chiffres montrés par Anouchka et ce qu’on peut observer au quotidien dans le monde littéraire.

Selon moi, nous vivons une période charnière dans la littérature qui s’accompagne d’une profonde prise de conscience, surtout au niveau du sexisme ordinaire et de la représentation. J’en ai déjà parlé sur le blog dans certaines réflexions, d’autres l’ont fait mieux que moi (coucou Planète Diversité) et je ne vais pas revenir précisément là-dessus. Toutefois j’ai le sentiment (oui je le mets en gras souligné pour qu’on comprenne bien que j’exprime un avis purement personnel et pas une affirmation qui fait loi) que les femmes sont encore moins représentées dans le paysage de la science-fiction et je m’interroge sur le pourquoi. Je n’ai d’ailleurs aucune vraie réponse à apporter. Est-ce que la science est une affaire purement masculine dont on écarte les femmes? Je me souviens d’un épisode de The Big Bang Theory qui tournait autour de cette problématique de pousser les filles vers les études scientifiques. Est-ce que le monde littéraire considère les femmes comme moins aptes ou moins crédibles à aborder des sujets liés aux sciences ? Est-ce que ces sujets intéressent moins les autrices et donc les poussent à se tourner vers d’autres genres littéraires ? On peut tout imaginer. Je ne possède pas de chiffres sur le sujet donc je me contente d’émettre des hypothèses.

Des autrices en SF ? Qui donc ?
Revenons-en à mon trou de tout à l’heure. Quand j’ai commencé à réfléchir à des exemples de nom à balancer pour prouver par A+B qu’il y a des autrices en SF talentueuses en Europe (enfin surtout francophone j’avoue parce que je ne m’y connais pas très bien pour les autres pays hors anglo-saxons), j’ai un brin séché.

Évidemment j’ai songé à Estelle Faye avec ses Nuages de Magellan, j’ai aussi pensé à Audrey Pleynet dont j’entends beaucoup parler via la blogo et Aurélie Wellenstein avec son récent Mers Mortes parce que je considère comme de la SF d’anticipation / post-apocalyptique (et si vous vous demandez pourquoi je vous recommande la lecture de l’excellent guide d’Apophis qui apportera la lumière dans vos vies. Je ne suis pas sûre qu’on ait le droit de mettre deux sous-genres mais je le prends et ceux qui ont lu le roman comprendront pourquoi.) sauf que trois autrices, aussi talentueuses soient-elles, dans tout le paysage éditorial, même juste francophone bah… C’est peu non d’une pipe !

J’ai donc eu envie de réaliser une petite liste d’autrices qui auraient pu concourir cette année pour le prix et qui n’ont pas été sélectionnées. Ma liste comporte donc une double restriction : la période de temps (2019 – 2020) et uniquement les textes en français d’origine donc en excluant les traductions.

Je sais qu’il y a d’autres autrices comme Cindy Van Wilder (Memorex) ou encore Agnès Marot (IRL, Erreur 404) qui mériteraient d’être citées (autant pour leur humanité que pour leur travail remarquable), tout comme il y en a énormément que je ne connais pas du tout et que j’ai eu le plaisir de découvrir par le biais d’échanges sur les réseaux sociaux.
Si le sujet vous intéresse, je vous mets le lien vers mon message facebook afin que vous puissiez récupérer à votre guise toutes les références citées par les personnes ayant voulu aider. Je vous mets également un lien vers le message facebook d’Émilie Querbalec qui a reçu énormément de réponses en posant la question il y a un gros mois d’ici. Je précise enfin que je n’ai pas lu une partie de ces romans donc je me base sur ce qui m’a été dit pour juger de leur parenté avec la SF. S’il y a une erreur quelque part, n’hésitez pas à me le signaler.

BASSETERRE Luce (La Débusqueuse de mondes – Le Livre de Poche – 13 mars 2019)
DOKE Sara (L’autre moitié du ciel – Mü éditions – avril 2019
EDGAR Silène (les Affamés – J’ai Lu – 8 mai 2019)
FAYE Estelle (Les nuages de Magellan – Scrineo – 4 octobre 2018 / Folio SF – 7 Juillet 2020)
Li-Cam (Résolution – la volte – 10 octobre 2019)
MARTEL A.D. (Revival – autoédition – 27 mars 2020)
MARTIGNOLE Danielle (Rémanence #3 – 1115 – février 2019)
ROZENFELD Carina (Le Démêleur de rêves – Scrineo – 10 octobre 2019 + Le Mystère Olphite – L’Atalante – 26 septembre 2019)
WELLENSTEIN Aurélie (Mers Mortes – Scrineo – 14 mars 2019 + La Mort du temps – Pocket – avril 2019)

Alors vous pourriez m’objecter que dans la liste, il y a des rééditions et peut-être des titres young-adult qu’on a tendance à classer en jeunesse.
Oui. Bien entendu, vous avez raison.
À cela, je vais vous répondre qu’il n’a jamais été fait mention d’un texte inédit mais bien d’une parution ou d’une traduction dans l’année littéraire qui précède le prix. Pour moi, une réédition compte en parution (c’est mon avis, pas un absolu 😉 ). Ensuite, le YA n’est pas forcément que pour les adolescents, d’ailleurs jeune adulte ça veut bien dire ce que ça veut dire… Un adulte jeune, certes, mais un adulte quand même. Pas un enfant. Du coup j’en profite pour pousser un petit coup de gueule à ce sujet : je ne trouve pas normal qu’on colle toujours les romans young-adult avec le jeunesse parce que ce sont deux publics qui n’ont pas grand chose en commun dans leurs attentes vis à vis des thématiques et des types d’histoire. Si on tient absolument à nuancer les catégories éditoriales alors il faut aussi faire évoluer les prix dans ce sens. Toutefois, c’est un autre débat que nous aurons à un autre moment dans un article dédié quand je disposerais de suffisamment de connaissances solides pour l’écrire.

L’humble conclusion de l’ombre.
Les autrices francophones sont présentes dans le paysage de la science-fiction et en plus grand nombre qu’on le pense à première vue. Toutefois, la part de leur publication est inférieure à celle des hommes et elles paraissent moins mises en avant de manière générale, donc moins connues du grand public. Pourquoi ? Je l’ignore et je ne peux que proposer les hypothèses déjà évoquées plus haut. Est-ce que tous les genres littéraires doivent afficher une parité complète et absolue ? Non, bien entendu, car tous les textes ne se valent pas et le sexe de l’auteurice ne devrait pas entrer en ligne de compte. Toutefois, je n’ai pas l’impression qu’on laisse suffisamment de place aux autrices pour s’exprimer ou s’épanouir dans les genres de l’imaginaire à destination d’un public adulte et c’est encore plus vrai dans la science-fiction. Ce n’est pas un absolu, certaines s’en sortent avec les honneurs comme Becky Chambers ou Ada Palmer sur la scène internationale mais ça reste peu au regard des hommes présents dans le rayon SF de votre libraire. Je ne demande qu’à avoir tort et qu’à voir la situation évoluer mais à l’heure actuelle, ce sont les conclusions que je tire de mes quelques recherches sur le sujet et de ma récente réflexion.

Voilà.
Je sais que cet article n’est pas parfait. Le sujet mériterait un travail universitaire tant il est vaste.
Je sais que je n’ai pas cité tout le monde parce que je n’en ai tout simplement pas la possibilité ni les moyens. Le but de ce billet n’est pas de râler dans le vent. Si j’écris ces lignes c’est pour vous sensibiliser à une problématique, vous inviter à réfléchir et peut-être à prendre conscience de vos biais en tant que lecteurices. Personnellement, je ne me considère pas comme meilleure qu’une autre parce que, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas remarqué tout de suite que la sélection ne comportait que des hommes. J’ai du lire les tweets d’Anouchka et de l’ours inculte pour tilter.
Je m’en suis voulue, ça m’a poussé à réfléchir.
J’espère arriver un jour à voir ça tout de suite et par moi-même. J’espère en arriver un jour à vivre dans un monde littéraire qui prendra en considération l’ensemble de ses acteurs et pas juste les hommes blancs entre quarante et cinquante ans -et je ne dis pas ça pour culpabiliser ces hommes qui proposent aussi un travail de qualité. Je le dis parce qu’il n’y a pas qu’eux qui existent et il est temps pour certains d’en prendre conscience.

J’aimerais davantage de diversité.
Davantage de représentation.
Davantage de respect.

Merci pour votre lecture !
J’en profite également pour remercier Anne-Laure alias Chut ! Maman lit. qui a bien aidé à la réalisation de cet article avec ceux qu’elle a écrit l’année dernière sur les parutions des autrices ainsi que toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à ma publication sur facebook.

N’hésitez pas à échanger dans les commentaires mais s’il vous plait, n’oubliez pas le respect 🙂 Je répète que ce billet est purement personnel et ne ressort pas d’un travail scientifique rigoureux ! Si vous avez des chiffres, des thèses ou autre à ce sujet sous la main, je vous en prie, communiquez-moi les références que je puisse les lire.

Les bougies de l’ombre – et de 3 !

Bonjour à tous !
Comme vous l’avez peut-être deviné sur base du titre, le blog fête sa troisième année d’existence. Normalement la bonne date c’était hier mais un certain article méritait que j’y réponde en priorité donc j’ai repoussé la sortie de ce billet festif à aujourd’hui !
Que de chemin depuis ce premier article posté sans trop y croire, motivée que j’étais par l’envie de partager ma passion avec un maximum de gens. Alors, qu’est-ce qui a évolué sur l’année écoulée ? Qu’est-ce qui va changer ? Réponse tout de suite !

Quelques statistiques…

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Je suis une calamité avec les chiffres, des fois que tu te poses la question.

Entre Juin 2019 et Mai 2020 (le compte s’arrête au 28 mai! ) le blog a reçu 16918 visites ce qui fait une augmentation de +5000 par rapport à l’année dernière. Je sais que c’est peu par rapport à certains mais concrètement, ça me donne déjà le tournis o.o Outre ça je reste assez constante dans les stat’ et c’est déjà bien. Le cap des 200 abonnés a aussi été passé et il y en a désormais 205 soit 84 en plus. MERCI à tous ♥

L’article le plus lu a été celui concernant l’impact du COVID-19 sur la littérature, ce qui me fait vraiment plaisir ! Pas loin derrière, on a la chronique de Trop semblable à l’éclair d’Ada Palmer, ce qui n’a rien d’une surprise :3
La plupart des lecteurs viennent toujours de France et de Belgique mais également des États-Unis, de la Suisse et du Canada O.O
Le blog compte en tout 563 articles avec celui-ci !
Les blogpotes les plus actifs sont Sometimes a book, les Livres de Rose, Célinedanae, Elhyandra et l’Apprenti Otaku que je remercie pour leur intérêt ♥

Côté partenariat :
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Cette année, les éditions du Chat Noir ont rejoint les partenaires du blog ce qui, vous vous en doutez, a été une joie doublée d’un véritable honneur pour leur confiance accordée. C’est une maison que j’adore depuis des années et que je suis sans relâche. Je les défends toujours au maximum de mes capacités et ce partenariat, je le vis un peu comme une reconnaissance de leur part. Du coup je suis toujours sur mon petit nuage, j’avoue :3 Je vous renvoie vers l’article de présentation si vous êtes curieux.

Je n’ai pas spécialement cherché à nouer de nouveaux partenariats parce que je me sens très bien avec les éditeurs qui me font déjà confiance et certains mois, c’est pas facile de suivre la cadence des nouveautés. Je préfère la qualité à la quantité et me focaliser sur des lectures qui me tentent vraiment au contraire de 2019 qui a été une grosse année révélation pour moi. J’en profite pour à nouveau remercier Mnémos, Livr’S, ActuSF, Lynks et l’Atalante ♥ J’ai reçu plusieurs mails ou messages sur ma page facebook pour me proposer des livres à lire, souvent de la part d’auto-édités et je n’ai accepté aucune de ces demandes. Pas par dédain, simplement parce que je veux respecter mes résolutions littéraires et me consacrer uniquement aux romans qui me font vraiment envie. Rendre service, c’est terminé et je le vis très bien.

Les nouveautés sur le blog :
J’ai testé deux types d’article lors de cette troisième année : les découvertes de l’ombre et à l’ombre du Japon. Le premier me permet de partager avec vous les romans que je découvre au fil des chroniques que je peux lire sur la blogosphère tout en vous faisant découvrir des chroniqueurs que, peut-être, vous ne suivez pas encore. Ce sont des articles qui rencontrent un franc succès et que j’aime beaucoup écrire même si je manque parfois de matière pour en publier un par mois comme je le souhaitais au départ.

Quant à l’ombre du Japon, le concept marche sans pour autant chaque fois générer les échanges que j’espèrais (hormis pour le copain Otaku ou quand je parle de certains titres plus spécifiques). Pourtant, j’y tiens vraiment ! J’adore lire des mangas, j’adore partager à ce sujet, ça fait aussi partie de moi et de mes passions. Je réfléchis à une façon de mieux amener ces courts retours, toutefois je n’ai pas encore eu LA bonne idée.

J’ai également écrit quelques réflexions de l’ombre. Ce n’était pas à proprement parler nouveau mais ça s’est vraiment développé pendant la troisième année d’existence du blog (suffit de voir hier…). Ce sont des articles que j’adore car ils génèrent beaucoup d’échange très stimulants et enrichissants. Toutefois j’ai souvent peur d’en écrire parce que je sais que sur la toile, tout peut vite partir en vrille ce qui explique pourquoi il n’y en a pas aussi souvent que je le voudrais.

Pour finir, j’ai commencé à structurer mes chroniques autrement avec des sous-titres qui me permettent de mieux organiser mes idées et de produire des retours beaucoup plus intéressants (du moins, je trouve ->). Ça a été une grosse évolution formelle dont je suis pleinement satisfaite.

Qu’est-ce qui va changer ?
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Vous vous souvenez, dans mon bilan de fin d’année j’évoquais ma façon problématique de lire et d’envisager les romans depuis que je tiens un blog. Je tombais dans la surconsommation, dans le besoin d’à tout prix écrire des articles, au point d’en ressentir un profond dégoût. J’ai donc freiné : je lis de manière régulière sans toutefois me mettre de pression. Quand je n’ai pas envie de lire un roman, je dis non (bon ok j’ai fait une petite rechute récemment mais personne n’est parfait) sans me sentir coupable et sans hésiter. Ça me permet de souffler et c’est salvateur. Depuis ce début 2020, je retrouve un vrai plaisir de lecture.

Du coup je vais continuer sur cette lancée positive ! Il faut aussi que je me décide à insérer des liens vers les chroniques des copains en fin d’article quand je parle d’un roman. Ça, ce serait une super résolution à tenir pour la quatrième année du blog ! Disons que ce sera LE gros plus pour cette année.

Le mot de la fin.
J’ai envie de vous remercier, tous. Ceux qui me suivent, ceux qui laissent des commentaires, ceux qui me lisent aussi, tout simplement. Merci de vous intéresser à mon avis. Merci de me donner le vôtre. Merci de prendre le temps de trainer dans le coin. Vous êtes géniaux ! Je sais, c’est débordant d’originalité alors…

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RÉFLEXION – pour le respect de la littérature de l’imaginaire

Salutations amis lecteurs !
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du blog et j’avais prévu un joli petit article plein de fun, d’amour, de chiffres, histoire de fêter ça posément entre nous. Puis hier soir, sur Twitter, alors que je flânais innocemment, je tombe sur le screen d’un article dont je te mets le lien ici. C’est Suck My K. Dick qui a partagé ça et il n’a pas fallu longtemps pour que ça tourne, pour que ça s’indigne…. Pour que ça me gonfle modèle géant au point de me donner envie d’écrire ce billet et de repousser la sortie de mon article festif à demain après-midi. Pour te montrer à quel point, je n’ai même pas mis de gif, c’est dire.

À partir d’ici, je vais m’adresser directement à toi, Journaliste Incompétent. Oui, t’as droit à des majuscules et à un mot que tu jugeras peut-être un peu fort. Mais on va en reparler tout au long de ce billet d’humeur. Une fois à la fin, je pense que tu comprendras pourquoi tu as droit à un tel qualificatif.

 

Un titre pire que maladroit
Commençons par le commencement : c’est quoi ce titre ? Meilleurs selon quoi ? Les chiffres de vente ? Les notes sur les sites d’avis de lecteurs ? La popularité ? Sur quoi se base exactement cet adjectif ? Aucune idée, ça n’est mentionné nulle part. Soit, admettons. Par contre, quand on découvre la liste liée à ce titre… On vérifie la date par acquis de conscience. Mais non, nous sommes le 27 mai pas le 1er avril. Alors on essaie de comprendre, on commence à lire et on facepalm un grand coup avec cette histoire de « passé modifié » qui justifie, à tes yeux, Journaliste Incompétent, l’entrée de certains romans clairement fantasy dans un classement science-fiction. Même si ça reste assez tendancieux parce que je ne suis pas persuadée que les romans cités puissent se classer dans un passé fictif de notre humanité. Il s’agit plutôt d’un monde inventé basé en partie sur notre Moyen-Âge (mais pas que). Bref.

Est-ce que tu connais la notion de vérification des sources? C’est un truc tout bête que tes profs t’apprennent en première année et je le sais parce que je suis diplômée d’un master en communication de l’Université de Liège, ce qui signifie que j’ai fait trois années de bachelier (votre équivalent de licence en France) avant d’entrer en master, avec des cours de journalisme au cas où j’aurais eu envie de me spécialiser là-dedans (ce qui n’a pas été le cas). Normalement, tes professeurs ont du t’expliquer que quand on écrit un article, on vérifie ce qu’on raconte dedans et on se renseigne un minimum en croisant les sources histoire de ne pas raconter n’importe quoi et de ne pas se fier à une seule voix. C’est aussi quelque chose que j’enseigne à mes étudiants de 15 ans, au passage. Je suppose que tu t’es laissé abuser par la définition présente sur Wikipédia qui évoque la possibilité d’un passé fictif du coup je te recommande de jeter un œil au travail de l’ami Apophis qui fait autorité en matière de classement littéraire et qui aurait été ravi de t’aider si tu avais des questions.

En l’état actuel, dans le meilleur des cas, tu devrais au minimum renommer ton article et l’intituler « Dix romans de l’imaginaire super mainstream que tout le monde connait déjà parce que j’ai eu la flemme de faire de vraies recherches pour écrire un article documenté sur les littératures de l’imaginaire. »

Fantasy et science-fiction : blanc bonnet, bonnet blanc ?
Je vais utiliser ici la définition proposée par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales mais tu peux trouver grosso modo la même dans plein de dictionnaires.
Science-fiction : Genre littéraire et cinématographique décrivant des situations et des événements appartenant à un avenir plus ou moins proche et à un univers imaginé en exploitant ou en extrapolant les données contemporaines et les développements envisageables des sciences et des techniques.

Sur cette base, j’aimerais bien savoir dans quel avenir plus ou moins proche et sur base de quelles données contemporaines / développements scientifiques on a écrit l’Assassin Royal, Le Sorceleur, le Hobbit, À la croisée des mondes ou encore Game Of Thrones (qui au passage est le titre de la série télévisée, le roman s’appelle A Song of Ice and Fire en anglais ou le Trône de Fer en français. Oh et l’auteur c’est G.R.R. Martin, en plus t’oublies des lettres dans son nom… Are you fuckin’ serious ?) Alors j’admets que je n’ai jamais lu l’Assassin Royal et que ma lecture d’À la croisée des mondes remonte super loin, toutefois j’ai vérifié et les deux sont bien classés en fantasy, un genre qui ne peut se confondre avec la science-fiction. Cela signifie, cher Journaliste Incompétent, que sur dix romans tu as déjà la moitié que tu peux retirer de ton classement.

Je ne vais pas me prononcer sur la présence des cinq autres ouvrages parce que je ne les ai pas lus, je n’en ai jamais eu envie. Pourtant je les connais, je sais que pour certains, ils font autorité mais voilà j’ai un problème avec les romans « qui font autorité » dans leur domaine donc je passe mon tour. Je vais éviter aussi de te demander POURQUOI tu recommandes des tomes 2, ça n’a pas grand sens mais bon à la limite, tu vois, ça, c’est le moins grave.

La domination blanche et masculine : y’en a MARRE !
Non content de te foirer sur le genre littéraire tu proposes en plus uniquement des romans 1) écris par des hommes (à l’exception de Robin Hobb) et 2) qui datent de plusieurs années si pas décennies dans certains cas. Es-tu au courant, cher Journaliste Incompétent, qu’il existe dans ton beau pays (la France donc je suppose vu que tu publies dans le Parisien) des auteurs et des autrices bourré(e)s de talents ainsi que des éditeurs engagés dans la défense des littératures de l’imaginaire? Tu n’avais qu’à te baisser pour trouver de quoi étoffer ton classement. Si tu cherchais absolument à mettre en avant des auteurs anglo-saxons, il y en a plein chez Albin Michel Imaginaire ou même chez l’Atalante (qui publie quand même John Scalzi et David Weber qui sont deux grands noms incontournables que même moi, novice en SF, je connais et je lis, deux noms totalement absents de ton joli classement).  Tu aurais aussi pu pousser ta démarche en mettant en avant les talents locaux, locaux ET féminin. Je peux te citer sans réfléchir trois autrices françaises de SF : Estelle Faye (Les nuages de Magellan – Scrineo), Luce Basseterre (La Débusqueuse de Monde – Mü puis Le Livre de poche) et Audrey Pleynet (Ellipses – Amazon). J’ai fait exprès de te mettre du gros éditeur, du moyen et de l’AE pour que tu constates qu’en prime, t’avais pas à chercher bien loin pour trouver.

Visiblement tu as voulu faire l’effort d’incorporer dans ton classement un auteur auto-édité sur Amazon, Thomas Palpant. C’est bien de parler des AE, vraiment, mais quand même… On va s’arrêter deux minutes sur ce monsieur.

Le cas E-Storic
J’ai lu plusieurs commentaires sidérés de la part d’autres blogueurs qui ne comprenaient pas la présence de ce roman dans le classement. Tu sais quoi ? Moi, je l’ai lu ce texte et je te renvoie vers ma chronique pour le détail de mon avis. C’était bien, intéressant, ça poussait à la réflexion sur la notion de vie privée et nos addictions à la technologie mais est-ce qu’il mérite de figurer parmi les meilleurs livres de science-fiction ? Désolée… Non. Et si tu l’avais lu, si tu avais lu plus de deux romans et demi de science-fiction dans ta vie, cher Journaliste Incompétent, tu penserais la même chose que moi. À présent que je possède un peu plus d’expérience dans le genre (et je le dis, ce n’est qu’un peu car je me considère toujours comme novice !), je sais que ces thématiques sont largement traitées, vues et revues dans ce genre littéraire. Thomas Palpant propose donc un texte sympa qui se lit tout seul et fait son job mais il ne réinvente rien. Il n’a aucune légitimité pour figurer dans ce classement déjà bancal. Ce n’est pas ici une attaque envers lui de manière directe (même si je m’interroge, comment s’y est-il retrouvé ?) juste une dernière mise au point histoire de m’assurer d’avoir bien enfoncé le clou jusqu’au bout.

Le mot de la fin.
Voilà, j’en ai terminé avec toi, Journaliste Incompétent. J’ai perdu une heure de ma vie à écrire ce billet d’humeur parce que j’en ai assez. J’en ai assez que des gens méprisants se permettent d’écrire sur des sujets qui me tiennent à cœur sans prendre dix minutes pour se renseigner. J’en ai assez de cette fracture qui existe entre les littératures de l’imaginaire et la « littérature blanche » comme s’il y avait des genres littéraires plus nobles que d’autres. J’en ai assez de voir des journalistes français cracher sur la production française pourtant si riche et originale en ne lui accordant même pas un regard ou alors au détour d’un copinage maladroit. J’en ai assez que le monde littéraire se voile la face sur sa réalité. J’en ai assez de toujours voir apparaître des hommes qui ont l’âge de mon père dans ces classements sans qu’on n’accorde de place aux femmes. Pas qu’ils n’aient pas de talent (je vous ai dit à quel point je suis fan du travail de Scalzi ?) mais ils ne sont pas les seuls à en posséder (non je ne vais pas citer Ada Palmer mais ADA PALMER BORDEL ! Et Estelle Faye en tant que femme ET française ! Je ne vais pas me lancer sur la fantasy sinon on va me perdre toutefois j’avais déjà écrit un billet à ce sujet). Je ne sais pas si tu es juste maladroit, toi qui as envoyé cet article au Parisien, mais t’as pris pour tous les autres et j’espère que ça te poussera à réfléchir la prochaine fois qu’il te viendra l’envie d’écrire sur un sujet que tu ne connais pas du tout.

On peut échanger dans les commentaires mais en restant courtois et respectueux, merci ♥

#VendrediLecture (83 – édition spéciale)

Bonjour à tous !
Voilà deux semaines que je n’avais pas rédigé un #VendrediLecture et pour cause… Entre la foire du livre de Bruxelles (oui j’ai carrément oublié de programmer un article avant de partir :D) et la nécessité de vous parler de l’impact du COVID-19 sur le monde littéraire, ce rendez-vous était un peu passé à la trappe. Reprenons donc de saines habitudes !

Aujourd’hui, je vais surtout vous parler d’une maison d’édition qui, comme beaucoup dans le milieu, a besoin d’aide. Pourquoi eux plus que d’autres? Déjà parce qu’ils ont demandé de l’aide mais aussi parce que c’est la maison d’édition chez qui j’ai le plus lu, qu’ils sont partenaires du blog et que je les aime énormément sur un plan humain (pas forcément dans cet ordre 🙂 ) Je vous spamme un peu à ce sujet sur les réseaux sociaux, je l’admets mais c’est une cause qui me tient à cœur donc voilà. J’espère que vous ne m’en voulez pas trop.

Je vous l’ai dit dans mon article, les petits éditeurs souffrent de l’épidémie et du confinement à l’instar des libraires indépendants. À votre niveau, plusieurs solutions sont possibles :

Pour les romans / mangas / BDs issus de grosses structures -> attendre la réouverture de votre librairie et ne surtout pas céder aux sirènes d’Amazon. Vous avez tous une grosse PàL, je le sais. Alors s’il vous plait, pour vos libraires, attendez quelques semaines. Ils le méritent ! Moi aussi, je suis en manque de mangas, mais j’irai tout chercher chez Kazabulles à la fin du confinement. Pas question de craquer avant.
Pour les romans / mangas / BDs d’auteurs auto-édités et de maisons d’édition indépendantes -> les commander directement sur leur site Internet avec une livraison immédiate ou non en fonction des possibilités de chaque pays. En Belgique, par exemple, la poste travaille et chacun respecte les mesures de sécurité pour préserver les facteurs (notamment garder la distance adéquate ou les inviter à laisser le colis sur les marches le temps qu’on descende). Vous pouvez ainsi participer à la semaine Livr’S de lire chez l’éditeur partenaire Livr’S qui offre des réductions et des cadeaux en fonction de vos achats sur leur boutique.

Mais il y a aussi la solution du numérique ! Et c’est là que la promotion du jour est intéressante car les éditions du Chat Noir proposent tous leurs ebooks à 1.99 euros au lieu des prix habituels qui oscillent, en fonction de la taille du roman, entre 4.99 et 6.99. C’est donc le bon moment pour les lecteurs numériques de se lancer à la découverte de cette maison d’édition française à la ligne éditoriale originale 🙂 Cette promotion est valable jusque début mai. Je vous mets ici le lien de mon article focus chat noir grâce auquel vous pourrez facilement retrouver toutes mes chroniques, histoire de les découvrir.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez facilement vous procurer ces ebooks ! Ou en passant par vos plateformes habituelles type Emaginaire ou 7Switch. Et si vous ne savez pas par où commencer, n’hésitez pas à me demander conseil. Je connais le catalogue sur le bout des doigts, je pense être capable de bien vous aiguiller 🙂 Évidemment, se tourner vers le numérique est aussi une solution pour soutenir d’autres éditeurs indépendants comme Mnémos, ActuSF, le Bélial ou encore l’Atalante (okey là on est sur du plus gros, j’admets 🙂 ) qui souffriront un peu moins grâce à leur distribution en librairie mais qui souffriront quand même. Il suffit de lire le message d’ActuSF posté tout à l’heure pour s’en convaincre.

De mon côté, j’ai eu la chance de recevoir ma commande hier matin. Je pense que c’est la dernière à avoir quitté le Chat Noir avant qu’ils ne ferment les envois papiers jusqu’à la fin du confinement donc je suis très contente. Comme j’ai envie de lire des récits courts en ce moment, j’ai décidé de commencer avec ceci :

Nixi Turner #2 La Goule – Fabien Clavel
Lecture perso’ – Éditions du Chat Noir

10« Après les vacances de la Toussaint, Nawal retrouve ses amis et découvre qu’Imane a perdu beaucoup de poids. Elle commence à s’inquiéter pour elle, mais Nixi ne s’y trompe pas, c’est certainement l’œuvre d’un Croquemitaine. Armée de son épée, la chasseuse est prête à reprendre le combat ! »

Quel est le dernier Chat Noir que vous avez lu ? 🙂

RÉFLEXION – Quand COVID-19 menace la littérature…

Bonjour à tous !
Y’aura pas de VendrediLecture aujourd’hui mais on va quand même parler de littérature et d’un sujet grave, d’actualité. Hier, j’ai posté dans le groupe du Printemps de l’Imaginaire francophone pour inciter les participants au challenge à quelque chose de très simple (je sais, t’es en suspens là). Entre temps, mon message a été relayé par plein d’auteurs et d’éditeurs, avec une ampleur dont j’ai été la première surprise. Mais tant mieux ! Suite à ça, j’ai également écrit un thread sur Twitter mais au cas où tu vis dans une grotte, je me suis dit que c’était l’occasion de ressortir les réflexions de l’ombre du placard.

Comme dirait l’incontournable Max Bird… Reprenons depuis le début.

Pendant la foire du livre de Bruxelles, j’ai discuté avec pas mal d’éditeurs qui s’inquiétaient de l’annulation en chaîne des salons. Made In Asia (Belgique), Livre Paris, Bondues, et je ne vous parle que de ceux auxquels je devais assister. On a même commencé à suer un peu en imaginant une possible annulation des Imaginales (non, n’y pense pas, toi aussi tu vas faire des cauchemars). Puis est venue sur le tapis la délicate question des finances.

Ce n’est pas forcément clair pour tout le monde mais beaucoup d’éditeurs qu’on appelle « les indépendants » -tout comme beaucoup d’auto-édités- vont terriblement souffrir de ces annulations sur un plan financier. Pourquoi? Et bien parce que tous ces salons sont annulés à la dernière minute. Cela signifie que les éditeurs (et AE) ont commandé un stock important de romans en prévision des évènements à venir, stock pour lequel ils ont payé… Mais qu’ils ne vont que difficilement rentabiliser. D’autant que la plupart d’entre eux ne sont pas distribués en librairie.

Vous allez me dire, c’est pas bien grave ! Un livre, ça ne se périme pas, ils vont les vendre plus tard. Oui… Sauf que les finances d’un éditeur indépendant (et d’un AE) sont fragiles. Un salon, passe encore. Mais, deux, trois, quatre et au-delà comme on le vit en ce moment… Ça devient gravissime. Si l’argent ne rentre pas, l’éditeur (et l’AE) ne pourra plus sortir des nouveautés, aura difficile de participer à de nouvelles manifestations, etc. Tu vois le cercle vicieux ? Dans un monde parfait, l’investissement des stands serait totalement remboursé histoire de compenser un peu mais c’est loin d’être le cas (coucou Livre Paris). Du coup, réfléchissons deux secondes : si tout l’argent sort des caisses sans y rentrer, il se passe quoi ?

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Vous pensez peut-être que je m’alarme pour pas grand chose mais en réalité, la plupart des éditeurs et des auto-édités ne vont pas bien du tout et craignent pour l’avenir. Déjà qu’en temps normal, le milieu est difficile… L’actualité n’arrange rien et précarise une profession, un  milieu, déjà au bord du gouffre.

Que faire, me demanderez-vous ? Parce que paniquer, c’est bien joli mais agir, c’est vachement mieux. Et bien c’est simple. Passez commande de romans directement sur le site des éditeurs. Réduisez au maximum les intermédiaires afin que les éditeurs et par extension leurs auteurs puissent récupérer leur investissement et qu’ils continuent à exister, à sortir des nouveautés, à nous permettre de rêver. Craquez sur les titres récents ou explorez le catalogue à la recherche des plus anciens. N’hésitez pas en vous disant que ça attendra le prochain salon, parce qu’on ne sait pas, en vrai, quand ça il se déroulera, ce prochain salon. Il sera peut-être déjà trop tard. Cédez à la tentation, même pour un seul roman ! Si chaque personne qui lit ce billet achète un livre chez un éditeur indépendant, alors la situation ne sera plus aussi catastrophique. Et si vous n’avez pas les moyens ou que votre PàL menace de s’écrouler sur vous, vous pouvez au moins relayer l’information afin de sensibiliser vos connaissances, vos amis, votre entourage.

Merci pour votre attention, je compte sur vous ♥
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PS: Facebook n’a toujours pas levé la censure sur mon blog donc n’hésitez pas à partager le message (vous le retrouverez un peu partout, sinon ne vous gênez pas pour reprendre le propos de l’article) et à relayer ce billet sur votre propre blog et / ou sur Twitter (où il n’y a aucun souci). Je vous le dis pour pas que vous ne soyez blacklistés vous aussi. J’vous jure, c’est top comme situation.

Les sorties de l’ombre #2 – février 2020

Bonjour à tous !
Il faudrait vraiment que j’arrête de sortir les articles pour les nouveautés littéraires à la moitié du mois concerné… Heureusement pour mars, ça va être différent puisque je vais le programmer pour le premier jour de la Foire du Livre de Bruxelles histoire que vous sachiez sur quoi craquer :3 Et le meilleur c’est que ça vaut aussi pour ceux qui iront à Paris deux semaines après. Breeeeeef avant ces grands évènements, concentrons-nous sur février qui réserve son lot de surprises sympathiques.

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Mnémos ouvre le bal avec sa pépite de l’imaginaire 2020 intitulée les Chevaliers du Tintamarre. Celle de l’année dernière (coucou Chevauche-Brumes) avait été un franc succès et vu le pitch de celle-ci, je n’ai aucun doute qu’elle suite le même chemin. Je me consume littéralement d’impatience à la perspective de découvrir les aventures de ces trois soudards. J’adore les anti-héros ! Espérons que ceux-ci seront à la hauteur.

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On continue nos découvertes de février avec Critic qui propose le nouveau roman d’Emmanuel Chastellière. Mais si, vous le connaissez… L’Empire du Léopard? Célestopol? Un auteur aux multiples talents dont j’aime beaucoup les écrits. La piste des cendres est présenté comme une sorte de western, dans le même univers que l’Empire du Léopard auquel j’avais totalement adhéré. J’ai hâte de me lancer.

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Premier UHL de l’année chez le Bélial, forcément… Je ne suis pourtant pas une adepte des voyages temporels et affiliés (quand je lis le résumé j’ai le sentiment que ça va en parler mais je me trompe peut-être ?) ou même de la romance, sans parler de la seconde guerre mondiale… Du coup, pourquoi j’ai envie de le lire? Déjà, l’attrait de la collection. La confiance que je place en l’éditeur. Mais aussi le pitch de base qui m’évoque surtout une forme de poésie et la thématique qui semble aborder la littérature sous sa forme épistolaire. Nous verrons si j’ai été bien inspirée ou pas !

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Il s’agit d’une réédition en version poche chez ActuSF d’un roman édité en 2018. J’en ai lu plusieurs critiques assez élogieuses à l’époque (au point de m’en rappeler deux ans plus tard, imaginez…) et j’aime bien l’idée d’un personnage non-humain désabusé et vieux. J’ai hâte de le découvrir !

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Peut-on dire qu’on garde le meilleur pour la fin ? La réputation de Scalzi n’est plus à faire et mon amour pour ses romans ne doit plus vous surprendre si vous êtes des habitués du blog. J’avais lu ce titre à sa sortie l’année dernière chez l’Atalante et j’attendais la suite (que voici) avec impatience. Ouf, attente terminée ! Pour rappel, ma chronique du premier tome se trouve ici.

De manière exceptionnelle, je vous propose un petit bonus…
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En effet, la campagne de financement du Projet Sillex pour le roman Rocaille de Pauline Sidre touchera à sa fin le 22 février. Il vous reste donc encore un peu de temps pour participer et découvrir ce titre ultra prometteur. Perso, j’ai déjà craqué ! J’espère que vous m’imiterez pour que ce roman puisse voir le jour 🙂 Le pitch est démentiel et les premières critiques vraiment prometteuses.

Et voilà, nous sommes déjà au bout des sorties qui m’intéressent et que je compte ajouter à ma PàL de manière certaine. Le temps passe vite quand on s’amuse ! On se retrouve bientôt (le 5 mars très précisément, allez peut-être le 4, suspens) pour un nouvel épisode des sorties de l’ombre, numéro spécial FLB.

Et vous, sur quoi allez vous craquer en février ?

FOCUS – Partenariat : le Chat Noir

Bonjour à tous !
La semaine dernière, j’apprenais une merveilleuse nouvelle : j’appartiens désormais aux partenaires presses des éditions du Chat Noir. Ceux qui suivent le blog depuis le début le savent mais c’est une maison avec laquelle j’ai une longue histoire. Ma première rencontre avec eux s’est déroulée à la Foire du Livre de Bruxelles en 2015, ça commence à dater. J’ai tout de suite été séduite par leur aura et je n’ai pas hésité à craquer pour le premier tome de la Geste des Exilés de Bettina Nordet, qui était aussi présente sur le salon. Presque cinq ans plus tard, je n’ai jamais décroché et je me suis même accrochée envers et contre tout. Ceux qui fréquentent les salons le savent, le meilleur moyen de me mettre la main dessus est souvent d’attendre pas loin de leur stand 😛 (au grand désespoir de ma cheffe, ahem.)

Ce partenariat, c’est l’occasion de publier un article FOCUS que je prépare depuis longtemps (et sur lequel je procrastine depuis encore plus longtemps). Je vous présente donc les éditions du Chat Noir !

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Traversez le voile d’un coup de griffe…
La maison d’édition a été fondée à l’origine par Cécile Guillot en 2011. Ce n’est qu’un an plus tard que Mathieu Guibé rejoint l’aventure en tant que second éditeur ! Vous le saviez pas ça, hein ? La maison d’édition est spécialisée dans la littérature de l’imaginaire et ne publiait quasiment que des auteurs francophones jusqu’en 2015 où elle a traduit les yeux améthyste d’Enamorte puis elle a continué l’année suivante avec le premier tome de la trilogie du Voile de Selina Fenech, une autrice australienne. Depuis, le catalogue s’enrichit d’autrices étrangères encore jamais publiées en francophonie, toujours dans les genres de l’imaginaire. Ils ont un véritable don pour dénicher les perles.

La maison d’édition possède plusieurs collections :
Griffe sombre : des récits fantastiques, gothiques, assez noirs et étranges.
Féline : des romans d’urban fantasy avec de l’humour, de l’action et de la romance.
Cheshire : la collection qui mêle imaginaire et littérature pour adolescents. Ne vous laissez pas rebuter par le label young adult, certains titres sont vraiment matures et aboutis !
Black Steam : XIXe siècle, steampunk, gaslight… Je continue?
Gothicat : une collection qui réédite des textes oubliés de la littérature gothique et romantique du 18e et 19e siècle.
Graphicat : si vous cherchez un artbook ou un roman illustré, c’est ici que ça se passe.
Panthera : la collection luxueuse, qui regroupe pour le moment uniquement la réédition des Larmes Rouges.
Neko : collection qui a pour vocation de mettre l’Asie à l’honneur, ses légendes, sa mythologie.
Chat Blanc : le label young adult contemporain, sans imaginaire, qui traite de thématiques actuelles et fortes.
Chatons hantés : un label à destination des 9-12 ans qui parle des problèmes / thématiques liés à cette période de la vie, avec une touche d’imaginaire.

Pourquoi j’aime le Chat Noir ? (alors que Mathieu est méchant (#privatejoke)) Déjà parce que cette maison d’édition a été mon tout premier contact avec une structure indépendante dans la littérature francophone de l’imaginaire. L’air de rien, c’est important parce qu’ils ont largement contribué à façonner la lectrice que je suis aujourd’hui. Quand j’ai débarqué en 2015, je pensais qu’il n’existait que Bragelonne pour la SFFF et ça a été une véritable révélation. Ensuite, j’ai majoritairement (personne n’est parfait !) été agréablement surprise par leurs choix éditoriaux et leur envie de se renouveler. Pour ne rien gâcher, ils proposent toujours des couvertures superbes et soignent leurs livre-objets. Je pense que hormis pour les titres les plus anciens, j’ai lu quasiment tout le catalogue. Je suis donc bien placée pour affirmer qu’ils n’ont pas à rougir de leur travail et qu’ils s’améliorent d’année en année.

Alors, comme je trouve que cet article n’est pas suffisamment long… Voici la liste de tous les romans lus au sein de cette maison d’édition. Quand il manque la chronique, c’est soit que ça date d’avant la création du blog (♦ si c’est le cas), soit que je ne savais pas quoi en dire (bah oui, parfois, un livre n’est pas fait pour moi !). Quand il y a un ♥ à côté, c’est qu’il s’agit d’un coup de cœur. La liste est classée dans l’ordre de parution (du plus ancien au plus récent) en suivant le catalogue sur le site du Chat Noir. J’espère que vous êtes bien assis…

Les chroniques d’Oakwood – Marianne Stern ♦ – ♥
Even dead things feel your love – Mathieu Guibé ♦
L’Ouroboros d’argent – Ophélie Bruneau ♦
La nuit des cœurs froids – Esther Brassac ♦
Les yeux améthyste – Enamorte
Black Mambo (anthologie) ♥
Néachronical #1 – Jean Vigne
Diabolus in musica – Céline Rosenheim
De l’autre côté du mur (2 tomes) – Agnès Marot ♥
Par la grâce des Sans-Noms – Esther Brassac ♦
Eros automaton – Clémence Godefroy ♦
Apostasie – Vincent Tassy ♥
Les filles d’Hécate (3 tomes) – Cécile Guillot
Cosmographia – Nicolas Jamonneau et Mathieu Guibé ♦
La Geste des Exilés (3 tomes) – Bettina Nordet ♦
Lake Ephemeral – Anya Allyn ♥
Tragic circus – Mathieu Guibé & Cécile Guillot ♦
Omnia – Denis Labbé
L’effroyable porcelaine – Vincent Tassy
Larmes de cendres #1– Lydie Blazot
Holomorphose #1 – Jean Vigne
Elvira Time (3 tomes – en cours) – Mathieu Guibé
Les chroniques homérides (2 tomes – en cours) – Alison Germain
Palimpsestes (3 tomes) – Emmanuelle Nuncq
Pandémonium – Aurélie Mendonça
Octavie d’Urville #1 – Esther Brassac
Sangs maudits #1 – Bettina Nordet
Les amoureux de la lune – Lizzie Felton ♥
Le Carrousel Éternel (4 tomes) – Anya Allyn
La fille qui tressait les nuages – Céline Chevet ♥
Kayla Marchal (3 tomes ) – Estelle Vagner
Les Mondes Mécaniques (3 tomes) – Marianne Stern ♥
Souvenirs volés #1 – Selina Fenech
Comment le dire à la nuit – Vincent Tassy
How to save a life – Lauren K. Mckellar
Cœur Vintage – Cécile Guillot
Ashwood – C.J. Malarsky
Le château noir – Anne Mérard de Saint-Just
Waterwitch – Alex Bell ♥
Les héritiers d’Higashi #1 – Clémence Godefroy ♥
Loin de lui le soleil – Vincent Tassy

Soit 57 romans. Au calme quoi. Et il m’en reste trois dans ma PàL (deux anthologies ainsi que le dernier tome du Carrousel Éternel) + les nouveautés qui vont arriver en 2020…

Si vous vivez dans une grotte et que vous n’avez jamais eu l’occasion de vous pencher sur le catalogue des éditions du Chat Noir, je vous encourage vivement à rattraper votre retard ! À mes yeux et dans mon cœur, cette structure est incontournable dans le paysage de l’imaginaire francophone en plus d’être inimitable. Vu la grande variété de leurs collections, il y en a probablement une qui est faite pour vous et qui vous attend. Vous pouvez découvrir leur site officiel et les suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.

Connaissiez-vous cette maison d’édition? Avez-vous déjà lu certains de leurs ouvrages? Si non, cette présentation vous donne-t-elle envie de le faire? 🙂

Les sorties de l’ombre #1 – janvier 2020

Bonjour à tous !
J’inaugure cette année un nouveau rendez-vous destiné à vous présenter les sorties à venir chez les éditeurs que j’affectionne particulièrement. Tous les mois, je compte sélectionner cinq romans à paraître que j’attends avec impatience. J’opère la sélection sur base de mes goûts personnels : tous les éditeurs ne seront pas forcément présentés à chaque fois, toutes leurs nouveautés non plus car je n’ai pas pour ambition de faire un tour complet du panorama littéraire de l’imaginaire. J’ai simplement envie de partager avec vous mon enthousiasme face aux sorties à venir 🙂

On commence doucement en Janvier avec deux romans à paraître aux Éditions du Chat Noir et dont les précommandes sont ouvertes depuis le 15 de ce mois, raison pour laquelle je vous en parle déjà. Il s’agit d’un Chat Blanc : Tu es belle Apolline de Marianne Stern et d’une traduction : The Dead House de Dawn Kurtagich Très honnêtement, si le Chat Blanc n’avait pas été écrit par une autrice que j’apprécie beaucoup, je ne suis pas sûre que j’aurai eu envie de le lire. Mais ma curiosité est piquée donc nous verrons ce que cela donnera. Notez que je vais acheter ces romans début mars à la Foire du Livre de Bruxelles, donc on n’en parlera pas tout de suite.

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Mi-janvier, Bragelonne a eu la bonne idée de sortir la suite de Wyld de Nicholas Eames intitulée Rose de Sang. Elle n’a pas eu le temps de s’installer dans les rayons de ma librairie que je repartais déjà avec tant le premier tome avait été une vraie bouffée d’oxygène pour moi. J’ai hâte de dévorer celui-ci !

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On continue en compagnie de Mnémos qui commence fort cette année avec les Six Cauchemars de Patrick Moran,  un roman indépendant qui met à nouveau la Crécerelle en scène. J’avais déjà lu le précédent et j’avais adoré. J’ai eu la chance de recevoir celui-ci en service presse (j’en profite pour remercier l’équipe éditoriale au taquet !) il devrait donc être lu ce mois-ci, début février au plus tard.

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Et enfin, on termine avec une nouveauté ActuSF à savoir Binti de Nnedi Okorafor. Je n’ai encore jamais lu cette autrice mais le pitch de ce roman me vend du rêve. Je suis impatiente de voir ce qu’il va donner. D’ailleurs, je l’ai reçu en service presse (merci Jérôme et Gaëlle !) et ce sera ma lecture de la semaine.

C’est déjà terminé pour le mois de Janvier ! Je vais essayer de préparer l’article de février un peu plus tôt dans le mois mais j’attendais les couvertures / annonces de tout le monde pour faire ça bien.

Allez-vous craquer pour certains de ces romans? 🙂

FOCUS – Mon bilan littéraire de 2019

Bonjour à tous et BONNE ANNÉE ! 😀
Que 2020 vous soit favorable ♥

J’ai un peu changé la formule de mon bilan annuel, comme les attentifs ne manqueront pas de le remarquer. Cette année, j’arrête les comptes au 31 décembre à 9h (pour une publication le 1er Janvier à 9h parce que personne n’aura la gueule de bois hein :P) et j’en ai des choses à dire !

2019 a été une année… Compliquée. Beaucoup de déceptions, de pertes, de moments douloureux, mais je préfère me concentrer sur le positif : j’ai passé avec succès mon permis de conduire, j’ai décroché mon premier emploi, signé un nouveau contrat d’édition pour un roman à paraître au second semestre 2020, écrit un roman, une nouvelle pour un appel à texte et une novella en espérant qu’elle soit acceptée dans la maison d’édition qui me fait de l’œil depuis des années. J’ai aussi fait d’énormes progrès avec Loki, mon chien adopté l’année dernière à la SRPA qui s’épanouit de jour en jour. Je me réjouis vraiment de tous ces accomplissements même si ça n’a pas été sans mal. Pour aucun d’eux. Mais je sens que je remonte la pente.

Au niveau du blog, il y a aussi plein de belles choses ! À commencer en février par un nouveau partenariat avec l’Atalante dont je ne me remets toujours pas, d’ailleurs ♥ Merci à eux pour leur confiance !
2019 c’est aussi l’année de tous les records car mon nombre d’abonnés a presque doublé, ainsi que mon nombre de visites et de commentaires. Voyez plutôt sur ce graphique… (au passage je n’ai aucune idée de pourquoi il y a une petite barre en 2014 vu que j’ai entamé le blog en 2017 oO Mystère.)

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Les blogpotes les plus assidus au niveau des commentaires sont respectivement : Sometimes a book (première place !) Célinedanae (seconde place !) et les livres de rose (troisième place !) ex-aequo avec John Évasion (le serial commentateur) et Elhyandra merci à vous mais merci aussi à tous ceux qui prennent le temps de laisser des commentaires sur mes articles ^_^ C’est toujours un plaisir de pouvoir échanger autour de la lecture et ça me pousse à continuer.
D’ailleurs, les trois articles les plus populaires sont : Mon focus sur Mnémos, ma chronique de Chevauche-Brumes et mon article sur les 10 autrices incontournables (et bien vivantes) dans l’imaginaire francophone. On note une belle tendance :3

J’ai donc fait les comptes, à l’occasion de ce bilan. Du 1er Janvier 2019 au 31 décembre 2019 j’ai lu :

111 romans
3 livres non-fiction
66 mangas
7 comics

Je vous avoue que ces chiffres m’ont donné le tournis. J’ai donc compté plus spécifiquement et presque la moitié des romans découverts en 2019 sont des services presses (sans parler de ceux qu’on a pu me prêter). J’en ai parlé sur ma page facebook il y a quelques jours et une amie m’a adressé une remarque très pertinente : en fait, t’as surtout bossé plus que vraiment lu.
Et elle n’a pas tort.
J’ai ouvert mon blog pour partager ma passion de la littérature et pour offrir une plateforme légitime aux éditeurs qui souhaitaient partager mes chroniques. Pour rappel, avant, je les publiais dans un album sur ma page facebook mais qui était aussi ma page autrice… Du coup, ça gênait certains, ce que je peux comprendre. Assez rapidement, ma petite initiative a pris de l’ampleur et c’est Mnémos en premier lieu qui m’a proposé de mettre en place un partenariat presse. Encore aujourd’hui, je me sens reconnaissante de cette confiance et de cette opportunité. Je n’en reviens toujours pas. D’ailleurs c’est arrivé par Johan Heliot, le même grâce auquel j’ai décroché mon partenariat avec l’Atalante. Il faudra vraiment que je lui offre une boîte de chocolats xD

Mais…
Même si aucun éditeur ne m’a jamais forcé la main ( j’ai cette chance ) je me sens parfois obligée de prendre tel ou tel texte quand on me transmet les newsletters. J’ai du mal à me dire « non, ce mois ci, y’a rien qui me botte ». J’évolue dans une optique de « faire plaisir » sauf que je me rends compte d’à quel point cette réflexion transpire l’égocentrisme. Et ouais, le problème vient bien de moi. Aucun éditeur n’attend après ma chronique pour vivre, je ne suis pas un pilier de la blogosphère et je n’ai pas spécialement pour ambition de le devenir. Je me sens bien comme ça au quotidien. Du coup, j’applique une restriction depuis quelques semaines déjà, que je vais poursuivre pour réduire davantage ma portion de services presses. Quand on m’en proposera (vu que je ne sollicite pas, je n’aime pas du tout ça) je me poserai la question suivante : As-tu vraiment envie de lire ce livre? Vraiment? VRAIMENT ? Si c’est triple oui, alors j’accepte. Si je suis moins sure de moi, je passe mon tour quitte à y revenir plus tard par moi-même si je change d’avis ou si j’ai le temps.

Je pense que c’est une démarche qui sera plus saine pour tout le monde et me permettra d’éviter le surmenage. Récemment j’en suis arrivée à presque développer un dégoût des livres, à les considérer de la même manière que les bouquins utilisés pour mon mémoire, comme un mal nécessaire et je trouve ça assez grave vu ma passion pour la littérature. J’ai envie de me soigner, de me consacrer à des ouvrages qui m’enchanteront vraiment et qui me transporteront. Parce que oui, je ne vous l’ai pas encore dit mais j’ai eu peu de coups de cœur cette année, ils se comptent sur les doigts d’une main ce qui est assez malheureux. Donc voilà, en 2020, je pense à MOI avant tout ! Mais ne vous inquiétez pas, ça ne signifie pas que je vais arrêter de travailler avec les éditeurs que j’aime défendre ou que je vais arrêter de parler des auteurs qui me tiennent à cœur. Je vais juste procéder autrement en espérant agir au mieux pour tout le monde. Je songe notamment à mettre en place des articles de présentation des nouveautés à paraître de chaque éditeur partenaire. Ça demandera aussi un certain travail mais pourquoi pas, après tout? Je vois bien le début des « teasings de l’ombre » 😀

Je ne peux pas conclure ce bilan sans vous parler de ma découverte la plus enthousiasmante de l’année. En réalité, il y en a deux. L’une est une autrice, l’autre un éditeur. Vous sentez déjà venir la révélation pas vrai ?

J’ai découvert en 2019 l’autrice française Audrey Alwett et ça a été un coup de foudre absolu. J’ai lu ses deux romans : les poisons de Katharz et Magic Charly, que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. Deux textes totalement différents mais excellents chacun à leur manière. J’ai hâte de lire ses prochains romans et elle se hisse dans mon top 5 des meilleures autrices françaises de tous les temps ♥ Je remercie d’ailleurs chaudement Sometimes a book qui, la première, a attiré mon attention sur elle en parlant des poisons sur son blog.

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En 2019, j’ai également découvert le Bélial. Je connaissais cette maison d’édition de nom et ce depuis un moment mais je ne sais pas pourquoi je n’avais pas encore sauté le pas. Peut-être parce que je ne les croise jamais en salon et qu’il y a toujours autre chose à lire… Vu l’enthousiasme des blogpotes, j’ai décidé de craquer dans leur collection Une Heure Lumière et je n’ai aucun regret ! Voyez plutôt : première lecture et premier coup de cœur avec l’excellent les meurtres de Molly Southbourne. J’en possède déjà plusieurs (6 lus), d’autres attendent dans ma PàL (encore 2!) et j’ai étendu ma découverte à certains de leurs romans. Je suis ravie du vent de fraicheur qu’ils apportent dans ma vie de lectrice et dans ma PàL.

Et voilà, nous sommes déjà à la fin de ce petit bilan qui est déjà plus long que je ne l’escomptais. Je tiens à vous remercier tous, chacun de mes 168 abonnés mais aussi chaque visiteur qui passe par ici, que ce soit à dessein ou par hasard. Merci de me lire, je vous souhaite le meilleur pour 2020 ♥

Bonne année !

Mon beau sapin (des ombres) – édition 2019

Salutations les amis !
Noël, c’est dans UNE SEMAINE ! Et je parie que, comme moi, beaucoup d’entre vous n’ont toujours pas trouvé leurs cadeaux. Je vous avais déjà proposé une petite aide avec le site 30 ans d’évasion des éditions l’Atalante et cette fois-ci je vais revenir sur quelques unes de mes meilleures lectures de l’année. Du genre qu’on a ENVIE de trouver sous son sapin.

Notez que je ne les classe pas par ordre de préférence 🙂 Et vous trouverez uniquement des romans lus par moi en 2019, parce qu’il faut bien se limiter. Ah et j’ai pas parlé de Bohen mais hum… /seretientdifficilement/ vous savez quoi.

Sous mon beau sapin des ombres, j’ai envie… de fantasy !

Première catégorie et non des moindres : la fantasy. Un genre que j’adore et trois titres ont particulièrement attirés mon attention cette année. Par ordre chronologique :  Chevauche-Brumes, un premier roman de qualité proposé chez Mnémos et écrit par l’auteur français Thibauld Latil-Nicolas. La duologie Olangar, édité chez Critic et écrit par l’auteur français Clément Bouhélier, qui développe une fantasy post révolution industrielle, du jamais vu pour ma part. Et enfin, l’excellentissime les Poisons de Katharzde l’autrice française Audrey Alwett, édité à l’origine chez ActuSF. Une dark fantasy parodique délicieusement menée que j’ai dévoré du début à la fin.

Sous mon beau sapin des ombres, j’ai envie… d’encore un peu de fantasy.
006928980Petit dernier pour la route, le superbe Wyld de Nicholas Eames édité chez Bragelonne qui est mon dernier coup de cœur en date. Quel pied j’ai pris avec ce roman ! Faut le lire, les gens, sérieux.

Sous mon beau sapin des ombres, je demande… de la science-fiction.
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Je ne suis pas spécialiste du genre même si j’ouvre mes horizons grâce à mon partenariat avec l’Atalante. Je vais rester assez classique et proposer de découvrir Le Vieil homme et la guerre de John Scalzi ! Si, comme moi, vous débutez, c’est une excellente porte d’entrée. Un roman addictif, une saga constituée de plusieurs one-shots et un premier pas avec un auteur d’exception.

Sous mon beau sapin des ombres, je veux… trouver des morts ! (non c’est pas contre l’esprit de Noël.)
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Et pour cela quoi de mieux que de dévorer les Meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson chez l’excellent Bélial ? Un petit heure lumière pour la route ? Souvenez-vous, j’avais été happée par cette novella étonnante, dévorée d’une seule traite.

Sous mon beau sapin des ombres, je veux… Un air de Japon !

Premier gros coup de cœur de l’année pour moi avec la fille qui tressait les nuages de Céline Chevet, qui a en plus gagné le PLIB 2019 ! Un prix entièrement mérité pour ce roman atypique qui s’inscrit dans une vague assumée de surréalisme nippon. Et quand on dit Japon, on pense manga… J’en profite pour vous recommander mes deux énormes coup de cœur de l’année. En fait il y en a plus que ça mais il faut bien choisir (et peut-être que je vais écrire un article dédié, à voir). Déjà, pour tous les amoureux des livres, jetez-vous sur Magus of The Library parce que sauver les livres, c’est sauver le monde ! Et pour ceux qui aiment l’Égypte, l’excellente saga IM terminée en 11 volumes chez Ki-Oon vaut le détour. J’ai toujours pas écrit dessus d’ailleurs, honte sur moi.

Sous mon beau sapin des ombres, il me faut absolument… de l’atypique !

Question atypisme (j’invente des mots moi, voilà), j’ai lu deux textes complètement dingues cette année. Le premier, c’est Trois Hourrah pour Lady Évangeline de Jean-Claude Dunyach chez l’Atalante. Un roman comme vous n’en avez jamais lu, qui parle de communication, d’espèce extra-terrestre assez répugnante et de rébellion adolescente. Franchement, ça se lit tout seul et ça vous ouvre de nouveaux horizons en science-fiction. Le second, c’est le dernier tome de Grand Siècle, cette trilogie publiée par Mnémos et écrite par l’excellent Johan Heliott qui, si vous vous souvenez bien, propose de mélanger Louis XIV avec de la science-fiction. Il fallait l’oser : il l’a fait et il l’a bien fait.

Sous mon beau sapin des ombres, je demande… un roman jeunesse !

Mais oui, parce que c’est bien la littérature jeunesse / ado quand les auteurs gèrent. Ici, vous allez rencontrer des têtes connues avec Magic Charly de la très douée Audrey Alwett chez Gallimard Jeunesse, gigantesque coup de cœur pour moi. Autant le roman que l’autrice d’ailleurs. Et je ne peux pas passer dans cette catégorie sans évoquer le délicieux Fingus Malister d’Ariel Holzl chez Rageot, un texte qui dispose de plusieurs niveaux de lecture et propose de suivre un apprenti seigneur maléfique. Excellent !

Et voilà, j’ai terminé mon petit tour d’horizon. Je vous souhaite de recevoir au moins l’un de ces romans en cadeau de Noël car ils valent tous le détour à leur façon. J’en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes ♥ Profitez bien !