À l’ombre du Japon #6 {Given #3 & #4, Derrière le ciel gris #1, The Killer Inside #1, Scumbag Loser #2}

Bonjour à tous !
C’est déjà l’heure d’un nouveau rendez-vous nippon où je fais le point sur les mangas lus récemment. J’ai continué certaines séries, j’en ai commencé d’autres et globalement ce furent plutôt de belles découvertes…

Given est un classé comme yaoi mais il s’agit surtout d’une tranche de vie musicale contemporaine qui se déroule au Japon. J’avais été touchée par les émotions qui se dégageaient de ce manga mais mon enthousiasme avait été un peu refroidi par un troisième tome qui sert clairement de transition sans rien apporter de fondamental à l’intrigue, hormis sur ses deux dernières pages qui suffirent à me donner envie de poursuivre. Bien m’en a pris car le tome 4 regagne en puissance et en intérêt, notamment grâce au développement de la relation entre Haruki et Akihiko. Je suis très impatiente de découvrir le cinquième volume !

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Kumorizora a le pouvoir de contrôler les gens. Il reçoit dans son esprit l’imagine d’une cible et un ordre, celui de la pousser au suicide. Il en est déjà à sa sixième victime quand il doit s’occuper d’Aozora. Le souci, c’est que cette jeune fille désire mourir et ça déplait énormément à Kumorizora qui décide de lui redonner goût à la vie pour l’assassiner ensuite. Attention, ceci est une alerte sociopathe cruel de niveau 12.
J’ai adoré le principe de base et le déroulement de ce premier volume. Contrairement à ce que les thématiques laissent penser, ce n’est pas un manga sanglant ou gore, au contraire. Je le trouve très mélancolique, presque doux et surtout, une ambiance intimiste réussie rehaussé par un chara-design superbe. Tout se déroule entre ces deux personnages et le monde a presque disparu autour d’eux. C’est puissant et prometteur, j’ai hâte de découvrir la suite. Coup de cœur ♥

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Eiji est un garçon assez discret qui cache un lourd secret : il est le fils de LL, le célèbre tueur en série qui a terrifié le Japon des années plus tôt. Pour ne rien arranger, Eiji commence à perdre la mémoire et souffre apparemment de troubles de la personnalité. Comme par hasard, pendant son trou noir, quelqu’un commet un meurtre exactement selon le mode opératoire de son père…
Le postulat assez classique (stéréotypé) de base m’a rapidement attiré puisque j’apprécie en général ce type d’histoire, quand c’est bien fait. Malheureusement, ici, ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, ça commence bien mais assez rapidement, l’auteur en fait trop. L’intrigue perd en crédibilité par certaines facilités scénaristiques et les personnages rencontrés par Eiji sont des clichés ambulants qui détruisent tout l’intérêt de l’histoire. Ce gang, sérieusement… J’ai tellement roulé des yeux que j’en ai eu mal la tête. J’ai même réussi à m’ennuyer, c’est dire… J’ai été au bout mais je ne pense pas continuer cette série qui a déçu les grosses attentes que je plaçais en elle.

1
Le premier volume de ce manga m’avait franchement dégoûté à plus d’une reprise et je tournais les pages avec une espèce de fascination morbide en me demandant où le mangaka voulait en venir. Puis est arrivé le final et j’ai décidé de pousser plus loin parce que même si c’était malaisant, bah c’est vraiment un bon titre. Me voilà donc avec mon tome 2… qui ressemble beaucoup au premier mais en un peu moins bien parce que l’aspect choc et découverte est passé. Ce deuxième tome n’apprend pas grand chose de plus et pose presque trop de questions pour réussir à toutes les régler dans le troisième tome. Comme cette série est une trilogie, je vais tout de même lire la fin pour découvrir de quoi il en retourne mais je suis un peu sceptique pour le moment.

Et voilà, c’est déjà terminé !
Et vous, vous avez découverts de chouettes mangas récemment? 🙂

À l’ombre du Japon #5 {Noragami #2 & #3,Jujutsu Kaisen #1, Given #2, Scumbag Loser #1}

Bonjour à tous !
Voici une nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. J’ai continué des séries mais j’ai aussi découvert certaines nouveautés récentes et ça n’a pas toujours fait mouche.

J’ai continué ma découverte du manga Noragami et je l’apprécie toujours autant. On découvre de nouveaux éléments sur le passé de Yato qui est en réalité un personnage assez sombre. Son comportement parait méchant à l’origine mais on sent qu’il y a un peu plus que ça derrière. Ce tome développe davantage la relation qu’il entretient avec Yukine, son nouveau shinki ainsi que les pouvoirs et les devoirs inhérents à cet état. L’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée d’une déesse qui en veut à mort (littéralement) à Yato et on oublie du coup un peu les soucis de la pauvre Hiyori…
Dans le tome 3, l’intrigue s’axe sur les conséquences des mauvaises actions des shinkis sur leur maître ce qui va obliger Yukine à se remettre en question. Arrive aussi un nouveau personnage qui n’a pas toutes ses frites dans le même sachet comme on dit chez nous et qui semble être l’ancienne shinki de Yato ! Suspens suspens. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces deux tomes et je compte acheter la suite.

10
Il s’agit de la nouveauté ki-oon de ce début d’année en matière de shōnen et je dois avouer que je me suis assez ennuyée lors de ma lecture. Décidément, ce genre a de plus en plus de mal à me séduire ! Pourtant, le concept de base paraissait sympa et la couverture promettait quelque chose de sombre mais tout va à la fois trop vite et trop lentement. Cela peut sembler paradoxal donc je m’explique : l’action s’enchaîne sans que la tension n’ait le temps de s’installer. Du coup, je ne suis pas parvenue à m’attacher au héros ni même à ressentir un quelconque intérêt pour ce qui lui arrive. Par exemple, il subit la perte d’un proche très tôt dans ce tome mais on s’en fiche en fait, parce qu’on n’a même pas le temps de le connaître… Dommage. Sans compter qu’on sent venir les nœuds scénaristiques à des kilomètres, ça manque de subtilité. Autre exemple, le grand père sur le point de mourir qui veut raconter au héros quelque chose sur ses parents décédés ce qui fait penser au lecteur que forcément, le garçon est spécial et qu’il y a probablement des raisons mystiques à cela si on juge sur ce qui arrive ensuite. C’est vu, vu et re-re-vu. Je ne suis pas du tout le public cible de cette série, je passe mon tour pour la suite.

10.1
J’ai retrouvé dans ce volume 2 des qualités identiques au premier. Beaucoup d’émotions et de sentiments qui sont parvenus à toucher mon cœur de pierre. Ce tome est consacré au premier concert live du groupe et Mafuyu surprend tout le monde en se mettant à chanter ! C’est le début de leur carrière qui se profile et on en profite pour entrevoir quelques éléments de son ancienne relation afin de mieux comprendre ses traumatismes. L’évolution est lente, calme, les protagonistes gagnent en crédibilité, c’est top.

11.1
Masahiko est presque le roi des ratés dans son lycée, concurrencé par un autre élève… qui annonce soudain avoir une copine, ce qui le fait gagner en popularité. Du coup, Masahiko prétend lui aussi sortir avec une fille prénommée Haruka, une amie d’enfance. La Haruka en question débarque sans crier gare le lendemain dans son lycée et confirme ce qui est pourtant un mensonge. Surpris, Masahiko ne sait pas quoi faire et comprend rapidement que la jeune fille n’est pas du tout la Haruka qu’il a connu. Mais alors, de qui s’agit-il ? C’est le début d’une histoire assez crade, malsaine et sanglante où Masahiko devient l’esclave de la fausse Haruka qui a des besoins particuliers à combler. Je vous arrête tout de suite, petits polissons, rien de sexuel là-dedans. Franchement…J’ai mis un moment à décider si j’avais envie de brûler ce manga ou de lire la suite. C’est dérangeant tout au long des pages mais le final le fait basculer du côté des œuvres à poursuivre. Pourtant, c’était pas gagné et le dessin ne fait rien pour embellir les personnages, le héros est aussi laid à l’intérieur qu’à l’extérieur, Masahiko est typiquement le genre de garçon qui inspire du dégoût par son comportement et ses obsessions. On apprend que c’est un lâche prêt à tout pour sauver sa peau. En fait, il est humain, humain dans ce que ce terme a de plus déprimant au point qu’on finit par ressentir une forme d’empathie pour lui. C’est très paradoxal et quand je m’en suis rendue compte, ça m’a perturbé. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de lire la suite, je suis trop intriguée pour laisser ça en suspend !

Et de cinq, c’est déjà terminé pour cette fois mais le prochain épisode ne devrait pas trop se faire attendre, rassurez-vous. Je ne sais pas ce que j’ai pour le moment mais j’ai très envie de lire des mangas du coup… Voilà, j’en profite.

J’espère que vous avez aimé cette découverte, n’hésitez pas à me donner votre propre opinion sur ces séries si vous les avez lues ou à me dire si je vous donne envie de les découvrir 🙂

À bientôt ♥

À l’ombre du Japon #4 {DeadTube #12, Octave #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #2, Given #1, Noragami #1}

Bonjour tout le monde !
Peu de temps après le dernier article d‘à l’ombre du Japon, voici déjà de nouveaux avis courts concernant les mangas lus récemment. Faut dire que j’ai un peu craqué à ma librairie. J’ai profité d’avoir abandonné plusieurs sagas pour en découvrir de nouvelles et il y a eu certaines promotions (avec des packs découvertes) qui font que… Globalement, hormis un titre, c’est plutôt une bonne fournée que je vais vous présenter.

4
DeadTube est une série que j’apprécie pour son côté volontairement trash et extrême. Je sais que ça dérange certains lecteurs mais j’aime ce manga parce qu’il montre des comportements dérangeants sans prendre de pincettes. Alors oui, il y a une certaine dose de fanservices et parfois on peut avoir le sentiment que le mangaka va trop loin mais je trouve qu’il y a chaque fois une intrigue solide et une critique des nouveaux médias plutôt pertinente. Ce tome 12 n’a rien de spécial en lui-même, il reste dans la continuité des précédents et me donne envie de continuer à lire la série. C’est déjà bien !

3.1
Octave est un manga sur lequel je fondais beaucoup d’espoir, notamment après avoir lu la critique de Lire en Bulles dont je vous mets le lien pour que vous ayez un autre avis. Hélas, ce manga n’a pas fonctionné avec moi. Je l’ai trouvé très long, ennuyeux et décevant dans l’ensemble. L’héroïne passe tout son temps à chouiner et à faire une fixette sur le fait qu’elle est vierge et n’a jamais connu d’hommes (dans une yuri c’est plutôt surprenant). Elle tombe amoureuse d’une fille en trois secondes chrono et la première fois qu’elles couchent ensemble, on n’est pas loin du viol. Dans cette planche, on voit l’héroïne figée, allongée et tétanisée, qui ne réagit pas et qui panique le lendemain… Quand même quoi. La manière dont la mangaka a choisi de présenter ça m’a vraiment dérangée. Je ne trouve pas que la découverte de la sexualité soit très bien traitée et les deux filles paraissent davantage bi que vraiment lesbiennes. Pour ne rien arranger, le dessin n’a pas su me séduire, beaucoup trop simple et manquant selon moi de travail. Un manga qui manque selon moi de profondeur et de recul.

4
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est ma petite découverte doudou de l’année. Dans ce tome, on retrouve Letty qui cherche toujours l’habitation parfaite pour lui (donc tranquille, loin des héros et du danger parce que c’est pas franchement le dragon terrifiant de l’année) mais plus seulement pour lui puisqu’il se retrouve avec un bébé oiseau sur les bras ! C’est chou tout plein, ça déborde de bons sentiments sans devenir trop niais et l’intrigue a su se renouveler contrairement à ce que je craignais à la fin du premier tome. Je vais lire la suite sans une once d’hésitation !

6
J’entends parler de ce manga depuis longtemps. J’aime le yaoi et ce titre se traine une superbe réputation. Pourquoi est-ce que je ne le lis que maintenant? Aucune idée mais quelle belle découverte ! L’histoire se passe dans un lycée et nous suivons les quatre membres d’un groupe de rock amateur. Ce premier tome se concentre surtout sur Mafuyu et Ritsuka, la manière dont ils se rencontrent, dont Ritsuka tombe sous le charme de la voix de Mafuyu, un étrange garçon qui parait presque niais au départ mais dont on comprend petit à petit la profondeur. J’ai adoré ce premier tome à l’esthétique soignée et aux personnages crédibles. La mangaka fait très attention à développer correctement la psychologie de ses personnages et ses planches débordent d’émotions. De plus, contrairement à certains yaois, elle ne se sent pas obligée de mettre du sexe juste pour dire de. Et ça, c’est quelque chose que je trouve important et qui rajoute à la qualité de son manga. Je vais foncer acheter la suite !

7
Je n’avais jamais entendu parler de Noragami auparavant et j’ai découvert son existence… grâce à son opening ! Il m’arrive d’écouter des playlists aléatoires de génériques d’animés sur YouTube et « Hey kids ! » déchire franchement. Du coup quand j’ai vu que Pika proposait un pack découverte avec le premier tome + le second gratuit, je n’ai pas hésité longtemps (si si, y’a un lien ->). Comme j’ai bien fait ! Je n’avais plus ressenti autant d’enthousiasme pour un shônen depuis une éternité. Pour le pitch de base, en gros, c’est l’histoire de Yato, un dieu oublié qui laisse son numéro de téléphone un peu partout afin d’exaucer les vœux des humains et convertir assez de fidèles pour se bâtir un temple digne de ce nom. Franchement, c’est un con assez arrogant mais qui a des étincelles de bonté de temps en temps. Je le trouve à mourir de rire dans le genre pas de bol. Il va rencontrer Hiyori Iki, une collégienne qui va lui sauver la vie et se transformer par accident en demi ayakashi ce qui signifie qu’elle va errer à la frontière de la vie et de la mort, ce qui lui a conféré certains pouvoirs. Leur duo fonctionne super bien et l’introduction de Yukine, « l’arme » de Yato, sur les dernières pages est savoureuse. Ça promet. D’autant que le dessin est franchement canon et maîtrisée alors que la mangaka débute, si j’en crois ses explications dans les pages consacrées à l’autrice ! Franchement, chapeau. J’ai hâte de lire la suite.

Et voilà, on arrive déjà au bout 🙂 J’espère que ces avis vous ont plu et que vous avez découvert des titres sympas. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode ♥

À l’ombre du Japon #2 {Magus of the Library #3, Reversible Man #1, Cast Heaven #4, DeadTube #11, Gigant #2}

Bonjour à tous !
Nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. Je sais que j’avais dit que je parlerais de suites uniquement et qu’il y a un premier tome annoncé dans le titre… Vous allez comprendre. Je me rends compte que je ne ressens pas toujours spécialement le besoin de présenter un début de série, surtout quand je n’ai pas l’intention de la continuer. Alors elle atterrit ici.

24
Cette série est toujours aussi bonne et conserve une qualité égale de tome en tome, ce qui n’est pas un mince exploit. Dans celui-ci, l’examen pour devenir kahuna continue et la mangaka prend son temps pour nous le faire vivre sans jamais qu’on ressente de l’ennui ou de la longueur. Un tour de force d’autant que chaque volume est plutôt épais. C’est rare aussi, pour un manga. Je n’ai absolument rien de négatif à dire sur ce tome ou cette série tant elle m’enthousiasme. En tant que lecteur, on en a largement pour son argent et c’est probablement ma plus belle découverte cette année. J’ai hâte de lire la suite !

8
Des personnes sont retrouvées mortes, le corps complètement retourné. Une lycéenne enquête, aidée par un groupe de yakuzas qui cherche à comprendre ce qui se passe. Si le pitch de départ me branchait, j’ai trouvé que ce premier tome tirait inutilement en longueur et qu’il aurait très bien pu faire office de one-shot. En le refermant, je n’avais pas spécialement envie d’aller plus loin malgré le dessin maîtrisé ainsi que des scènes d’affrontements très claires, ce qui n’est pas toujours le cas dans un manga. Demi-teinte donc.

12
Il m’arrive de lire du yaoi et si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que j’en parle parfois. Trouver une bonne série, bien construite, qui possède des personnages intéressants, une vraie histoire et de la psychologie approfondie, c’est compliqué. Heureusement, ça existe et Cast Heaven en fait partie ! L’histoire se déroule dans un lycée dont les relations sociales sont régies par un jeu de castes. Tous les x temps, les cartes sont redistribuées et les élèves doivent chercher dans toute l’école une carte qui leur donnera un rang qui va du roi à la victime en passant par les flatteurs, les geeks, les intellos, etc. On suit donc les personnages évoluer dans ce contexte. Alors, évidemment, tous les mecs sont homosexuels, soit assumés, soit refoulés, parce que… yaoi. Mais on sait que c’est un canevas propre au genre du coup, je le mets de côté pendant ma lecture. Outre ça, j’adore et j’ai hâte de lire la suite.

13
DeadTube est une série qui est loin de faire l’unanimité sur la mangasphère à cause de son côté extrême totalement assumé et de ses scènes explicites qui peuvent tenir, pour certains, du fanservice. Il y a probablement un peu de ça (on ne va pas se mentir, toutes les filles sont canons, ne portent pas de collants sous leurs jupes et ont tendance à mettre des hauts moulants parce que bah… Japon.) mais personnellement, j’y distingue surtout une esthétique osée qui sert le propos du manga à savoir la dénonciation des dérives du net et des applications qui vont toujours plus(trop) loin. J’aime beaucoup le sous-texte derrière ces intrigues extrêmes et tordues. Après, j’aime aussi avoir ma dose de trash / malsain de temps en temps, d’autant que c’est rare de trouver un manga qui fait ça bien. Voilà pourquoi je continue DeadTube. Il y a eu un tome ou deux plus faibles vers le milieu de la série mais c’est vite passé à la trappe. L’arc Justice-Man vient de se terminer pour laisser place à celui de la Deadtubeuse virtuelle et ça va envoyer du lourd, je le sens. J’ai hâte !

14
J’attendais beaucoup de cette suite vu l’énorme réussite qu’avait constitué le premier tome pour moi et… J’ai été déçue. Pourtant, l’ami Otaku m’avait prévenue via sa chronique. Déjà parce que le héros est devenu un pleurnichard qui donne dans le chantage affectif (la scène du restaurant m’a juste révoltée en tant que femme, j’en ai vécue une semblable et je ne peux juste pas tolérer ce que ça a donné) mais aussi parce que, du coup, toute l’intrigue tourne autour de cette relation qui nait entre le petit lycéen et l’actrice porno qui donne dans le détournement de mineurs quand on y pense bien. Ce second tome est un enchaînement de scènes prises comme des clichés photographiques, une sorte de mauvais montage qui remplit le manga en terme de volume/page mais ne donne pas du tout l’impression d’avoir avancé dans l’intrigue, contrairement au premier tome. Une grosse déception donc qui me fait hésiter à lire la suite. On verra à ce moment là !

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois 🙂 J’espère que ces courts retours vous plaisent et vous intéressent toujours ! N’hésitez pas à me donner votre avis sur cette formule.

Et vous, avez-vous lu des mangas sympas ces temps-ci?

Twittering birds never fly – Kou Yoneda

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Twittering birds never fly
est un manga yaoi écrit et dessiné par Kou Yoneda. Elle compte actuellement cinq tomes, publiés chez Taifu Comics, et est toujours en cours au Japon. Chaque tome coûte environs 9 euros.

Ce manga m’a été conseillé par une dame du staff Taifu à la Made In Asia. Je lui ai expliqué que j’aimais le milieu yakuza dans mes yaois et elle m’a naturellement dirigée vers ce titre. Soit, je décide de lui faire confiance, parce qu’elle a l’air de savoir de quoi elle parle… Et de fait !

Nous suivons Yashiro, un chef yakuza névrosé et accro au sexe. Si, au départ, le personnage est interpellant, on se rend rapidement compte que ce n’est que le début… La face visible de l’iceberg. On le prend pour un « simple » pervers masochiste mais il est beaucoup plus que ça. Yashiro est un homme complexe, profond, ambigu et il nous entraine dans son quotidien oppressant, dans un milieu qui ne le respecte pas à cause de ce qui est jugé comme des déviances. Difficile de le cerner, de comprendre ce qu’il ressent. Il est surprenant et quand il commence à s’ouvrir, on ne s’y attend vraiment pas. C’est sale, décadent… Franchement, c’est génial !

Je dois avouer que son passé m’a particulièrement touché et l’auteure a été intelligente en plaçant ce chapitre tout à la fin du manga, car ça donne un relief particulier au reste de l’histoire. Avant d’en apprendre plus à son sujet, nous découvrons Dômeki, le nouveau garde du corps de Yashiro. Assez taciturne, il sort tout juste de prison et a, lui aussi, quelques problèmes à gérer. La relation qui s’installe entre eux est à la fois poétique et malsaine, tout ce que j’aime.

Je me rends compte qu’il est assez difficile de parler de Twittering birds never fly sans trop en dévoiler. J’ai eu du mal à rentrer dedans à cause du chara-design parfois un peu trop épuré (je confondais certains personnages) et à la foule de protagonistes qui sont présentés au début, mais je ne regrette pas d’avoir persévéré car cette histoire vaut vraiment la peine d’être découverte. J’espère que le tome 2 (et à plus forte raison, la totalité de la saga) saura conserver ce rythme et cette ambiance particulière. Je pense qu’on se dirige vers un coup de cœur et j’ai hâte de lire la suite.

En bref, je vous recommande ce manga si vous aimez le milieu yakuza, le yaoi et les histoires qui sortent des sentiers battus. J’ai adoré et je me réjouis d’aller en librairie me procurer la suite ♥

10 count #1 – Rihito Takarai

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10 count
est un manga écrit et illustré par Rihito Takarai qui comprendra six tomes en tout. Le dernier est prévu pour bientôt chez Taifu, qui édite toute la saga (forcément). Il s’agit d’un yaoi très prometteur et chaque tome vous coûtera environs 9 euros.

10 count, c’est l’histoire de Shirotani, l’assistant d’un important directeur d’entreprise qui souffre de mysophobie. C’est-à-dire qu’il a la phobie des microbes et forcément, ce n’est pas facile tous les jours, même avec un patron compréhensif. Un jour, il rencontre Kurose, un psychiatre décidé à aider Shirotani à surmonter sa maladie. Mais pour quelle raison s’investit-il autant avec un patient qu’il ne voit même pas à son cabinet?

Ce premier tome est très intime sur un plan psychologique. Il ne se passe rien sexuellement et je dois avouer que ça ne m’a pas dérangé du tout, tellement l’histoire est fine et crédible. Elle nous prend directement au cœur et ne précipite pas cette étrange relation, ce qui est plutôt agréable car c’est malheureusement trop souvent le cas dans le yaoi. Le personnage de Kurose est très mystérieux, ses réactions surprenantes. Quant à Shirotani, il est immédiatement attachant et très crédible, je trouve. Je ne connaissais pas bien la mysophobie (hormis à travers des personnages comme Monk) et en y réfléchissant, on prend conscience de ce que c’est, au quotidien.

Ce manga au chara-design somptueux (cette couverture quoi ♥) paraît, au premier abord, assez classique si pas cliché quand on se fie au résumé. Il se révèle pourtant profond, intelligent, bien dosé et agréable à découvrir. J’ai passé un excellent moment et je le recommande très chaudement. Moi, je fonce en librairie m’acheter la suite !

Void – Ranmaru Zariya

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Void est un manga yaoi réservé à un public averti, écrit et dessiné par Ranmaru Zariya et publié par Taifu dans une version spéciale que j’ai la chance d’avoir. Et oui, j’ai pu obtenir le premier tirage, avec le pelliculage brillant lissé, grand format! Je suis trop contente, le tout pour le prix de 11.90 euros.

Void nous raconte l’histoire de Maki, un homme blessé, toujours en deuil d’un amour mort sept ans plus tôt dans de tragiques circonstances. Un amour pas si idyllique que ça, comme nous le découvrons au fil des pages. Au début de l’histoire, son ami Rowen, qui travaille dans la division de protection des humanoïdes, lui confie Arata, un humanoïde créé sur base de certains souvenirs et d’une partie de la personnalité de Ren, l’homme décédé dont Maki était amoureux. Commence alors une relation particulière et assez malsaine, Maki cherchant à régler ses comptes avec Ren à travers Arata, d’une façon particulièrement violente.

Lorsque j’ai découvert la publication de ce manga, via la page facebook de l’éditeur, j’ai été très intriguée par la couverture d’abord (qui est absolument superbe), et par le résumé ensuite, qui était pourtant très court et en anglais. La première chose que m’a dite mon libraire, c’est qu’il ne comprenait pas que le titre ne soit pas arrivé emballé, vu son contenu très explicite. Et franchement, après lecture, ça me surprend tout autant. Non pas que je sois choquée, mais le contenu est extrêmement explicite, c’est du hentaï, n’ayons pas peur des mots. Donc si vous êtes sensibles à ça, si ça vous gêne ou vous dégoûte, Void n’est pas fait pour vous.

Et ce serait dommage, parce que Void est un bon hentaï, avec une histoire intelligente et profonde, qui nous fait réfléchir sur l’amour, sur le bien fondé de certaines relations, sur les extrémités auxquelles peut mener la douleur morale. Le chara-design est un peu particulier, mais les personnages sont attachants, tout comme l’univers est intriguant.

En fait, je regrette que ce manga soit un one-shot. J’aurai vraiment aimé que certaines scènes, certaines interactions, certains morceaux de l’histoire, soient davantage approfondis. D’autant que je trouve l’univers vraiment intéressant, il y a largement de la matière à d’autres histoires ou même à un développement plus dans le détail.

En bref, Void est un très bon yaoi qui traite de thèmes intelligents et propose des scènes assez chaudes entre les protagonistes: c’est ce qu’on attend d’un yaoi digne de ce nom. Le chara-design est soigné, l’histoire nous entraine et on est surtout déçu parce que la fin arrive trop vite. Il manque probablement un peu de détails, de profondeur sur certains éléments, mais c’est un one-shot qui vaut la peine et que je recommande !

In These Words – Jun Togai & Neko Kichiku

in these wordsIn These Words est un thriller yaoi originaire de Taïwan. Il est publié chez Taifu et coûte environs 9 euros le tome. Les deux premiers volumes sont disponibles en librairie, le tome 3 est prévu pour octobre 2017 si la date ne change pas d’ici là. Croisons les doigts, parce que l’attente va être dure !

Avant de passer à la chronique à proprement dite, je me dois de relever quelque chose sur lequel j’ai tiqué. Le manga commence… Sur un chapitre écrit. Le prologue est constituée uniquement de texte et non de cases avec des dessins, comme si on commençait un roman. J’ai trouvé ce choix particulièrement étrange et inadapté. Si on propose un manga, on le dessine entièrement ou alors on fait un roman graphique. On ne commence pas par raconter une histoire avec du texte pour ensuite basculer dans le dessin. Évidemment, ça a un peu plus de sens quand on lit l’histoire, puisqu’on comprend que révéler le visage de l’homme qui aborde Katsuya ferait s’écrouler l’intrigue entière, mais je pense toutefois qu’il y aurait eu possibilité de le présenter sous une forme plus traditionnelle.

C’est toutefois un détail, le seul négatif (mais c’est parce que je suis un peu chiante aussi) que j’ai trouvé à relever sur les deux tomes de ce petit bijou. En quelques mots, In These Words raconte l’histoire de Katsuya Asano, un psychologue qui a poursuivi ses études aux États-Unis et est engagé par la police de Tokyo comme profiler. Il a aidé à arrêter un tueur en série particulièrement brutal qui sévissait dans la capitale depuis trois ans. Ce tueur, nommé Shinohara Keiji, est obsédé par Katsuya puisqu’il est à l’origine de son arrestation. Il accepte de faire des aveux, à la seule condition que ce soit Katsuya qui vienne les recueillir. Mais à peine Katsuya accepte-t-il cette affaire qu’il est victime de cauchemars… En sont-ils vraiment? Réponse dans le manga ! Je refuse de vous spoiler une telle intrigue, mais si vous vous lancez là-dedans, j’espère que vous avez le cœur bien accroché.

Le scénario est vraiment bien mené, je me suis totalement laissée balader et j’étais loin d’imaginer ce qui se passerait dans le tome 2. Si le tome 1 est extrêmement sombre et violent, surtout dans les abus sexuels dont est victime Katsuya, le second est plus doux, il dévoile Katsuya sous un autre angle et nous force à l’envisager autrement, ce qui est profondément perturbant. D’ailleurs, les révélations qui y sont faites sont tout simplement incroyables. On sent que la scénariste maîtrise la psychologie (j’ai appris qu’elle avait travaillé dix ans dans la police) et qu’elle est préoccupée par la cohérence de son histoire. Impossible de distinguer le réel de l’illusion, le vrai de la manipulation, pas sans l’aide d’un tome 3 qui est prévu pour dans trop longtemps à mon goût. Et c’est une lectrice frustrée qui parle ! Parce que j’ai adoré, si ce n’était pas encore clair.

Outre ce scénario génial, mention spéciale pour le chara-design que je trouve magnifique. Les couvertures sont des chefs-d’œuvre, les illustrations couleurs au début du manga sont magnifiques et celles dans le manga en lui-même le sont tout autant. Le trait est plutôt réaliste sans être cru. Dans les scènes intimes, on montre ce qu’il faut avec une vraie justesse, sans jouer la fausse pudeur mais sans tomber dans le voyeurisme pornographique. Même les scènes de viol sont érotiques, au point que ça en devient perturbant, parce qu’on ne tombe pas dans le mélodrame hyper émouvant mais on lit dans le regard de Kaguya qu’il n’est pas consentant le moins du monde. C’est un point fort du manga: il ne banalise pas son propos, un viol est un viol, rien ne l’excuse, et l’attitude du tueur en série participe au malaise général. Même le dessin sans le texte nous fait ressentir ces émotions et cela témoigne d’une vraie maîtrise que je tenais à souligner.

En résumé, In These Words est un excellent manga, certes yaoi, mais très loin des clichés du genre. C’est un thriller psychologique avant tout, violent, audacieux et malsain qui plaira aux amateurs du genre, mais attention… Âmes sensibles s’abstenir. Ici, il n’est pas question de confondre « amour » et « dépendance » ni même de cautionner des comportements anormaux, criminels. Le viol reste un viol, les auteures parviennent à l’érotiser sans jamais sacrifier le côté anormal de la situation, sans jamais nous laisser croire que la victime « aime ça » et qu’elle va forcément tomber sous le charme de son bourreau. C’est un tour de force que je salue franchement et c’est certainement ce que j’ai le plus aimé dans In These Words. C’est un excellent exemple de dark romance et je vous invite à lire l’article de We Need More Safe Sex Books qui vous explique en profondeur pour quelles raisons, ce que je ne peux faire moi-même dans ma chronique sans risquer de vous spoiler l’intrigue.

Je vous recommande chaudement ce manga !