Les sorties littéraires #1 – Septembre & Octobre 2018

Bonjour tout le monde !
Je vous retrouve avec un nouveau rendez-vous (qui est passé à ça, mais genre à ça, de s’appeler « les sorties de l’ombre » pour le jeu de mot débile… Ouais, on en est là !) qui ne sera pas forcément réglé comme une horloge mais où je vais vous parler des romans à paraître qui me font de l’œil et que je vais me procurer à coup plus que sûr. La liste de toutes les sorties chez tous les éditeurs n’est évidemment pas complète mais ce sont ceux qui me tiennent le plus à cœur. C’est aussi (mais pas que) l’occasion de mettre en avant les partenaires du blog. Et on va d’ailleurs commencer par l’un d’eux !

Chez Livr’S Éditions, deux sorties que je vous recommande PLUS QUE CHAUDEMENT (et pas parce que j’ai travaillé dessus pendant mon stage, promis) parce que ce sont deux petites bombes bien que dans un registre totalement différent.

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« La vie des yakuzas est régie par les neuf lois du gokudo, la voie extrême.
L’oyabun dirige le clan de main de maître. Il est plus que mon père, plus que mon patron. Sa voix fait office de loi.
La soumission des kyodaï doit être totale. Ceux qui ont tenté de s’en prendre à lui se noient actuellement dans l’East River. N’allez pas croire que pour vous, il en ira autrement. Mon père l’a appris au dépend de notre famille. À cause de son erreur, je porte la marque du traitre.
Jusqu’ici, j’ai mené une existence parfois motivée par la vengeance, souvent par l’appât du gain.
Aujourd’hui, l’honneur de la famille Matsuo sera lavé.
Aujourd’hui, il me reste un choix à faire.
La fin d’une ère ou un nouveau départ? »

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« Léon Mallard est un jeune adulte solitaire. Rêveur invétéré à l’imagination débordante, il évite autant que possible les dialogues avec ses pairs humains. Au chômage depuis la fin de ses études universitaires, il passe ses journées à ne rien faire, enfermé dans son petit appartement. Lorsqu’une voisine requiert son aide pour une simple « mission apothicaire », Léon accepte (à contrecoeur), et mal lui en prend ! Une visite à la pharmacie n’aura jamais tourné si mal. »

Aux Éditions du Chat Noir ensuite, qui nous font une jolie rentrée littéraire !
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« La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.
Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.
»

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« Willow, 16 ans, part faire de l’urbex dans le vieil asile abandonné. De retour chez elle, l’adolescente se retrouve hantée par des rêves qui la ramènent tout droit entre les murs d’Ashwood. Des cauchemars dans lesquels elle est poursuivie par des créatures horribles qui se repaissent de la peur des mortels : les Moras. Malheureusement pour elle, elles sont affamées et la jeune fille effrayée représente le met idéal.
Et quand ces visions commencent à envahir ses journées, la frontière entre le rêve et la réalité devient plus floue, menaçant de voler en éclats. Willow sait alors qu’elle va devoir se battre pour se libérer de ce songe terrifiant et sauver son âme. »

35826250_2110569612304235_693586799682912256_o« J’ai appris de la manière la plus difficile qui soit à quel point les étiquettes vous collent à la peau. Laura avait déjà pris « loyale » et le professeur m’avait proposé « lumineuse ». Cela resta, même pendant mes années de lycée. Comme si je ne serais jamais rien d’autre que ce mot.
Jusqu’à ce que tout change.
Lamentable Lia.
Lugubre Lia.
Lia, la lâche.
Lia, la loser.
Maintenant, le choix semble infini, mais je ne veux pas non plus être ça.
Mon nom est Lia Stanton. Et voici mon histoire.
»

Il y a également le nouveau Morgane Caussarieu, à côté duquel je ne compte pas passer ! C’est chez le Serpent à Plumes. Ce sera mon premier roman dans cette maison d’édition en plus.
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« Pour Goldie et sa petite bande – une poignée de narcissiques défoncés à un invraisemblable cocktail de drogues – chaque week-end est un défi. Ce sont chaque fois trois nuits folles à gravir sous l’emprise de l’érotisme et de la GBL, et à dévaler sous l’emprise de l’égotisme et de la kétamine. Au final, au dernier petit matin, certains reprendront la route de leur call-center – le seul job dont ils soient encore capable – , d’autres se diront qu’il est encore temps de tout reprendre à zéro ; et Dorian approchera la perceuse de son front, à la recherche de son Troisième Œil. »

Pour octobre, je ne compte pas rater le nouveau Estelle Faye qui est devenue une autrice que j’aime beaucoup. Ça se passe chez Scrineo.

les-nuages-de-magellan-1033936«Un space opera d’aventure, avec de beaux et forts personnages féminins, et la plume élégante d’Estelle Faye !
45e siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont les Nuages de Magellan, mais les expéditions pour y aller se font rares. Vingt siècles plus tôt, l’humanité a maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plus de mille ans de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi et des pirates. Un mythe court dans la galaxie, selon lequel des pirates auraient créé sur une planète une république idéale, hors du pouvoir des Compagnies. Dans l’un des derniers postes frontières avant les Nuages, Dan, une jeune serveuse idéaliste, chante de la country dans un bar pseudo texan tout en rêvant de grandes métropoles stellaires. Elle est fascinée par Mary, une cliente taciturne dont on dit qu’elle aurait fait partie de l’expédition d’annexion de la planète légendaire. »

Et enfin, pour l’auto-édition, ma super copine L-A Braun sort également le troisième (et dernier) tome de sa saga Paradoxes. Oui, elle sort deux romans sur le même mois mais elle le vaut bien 🙂 Pour avoir lu sa saga en entier (la chronique du tome 3 est programmée pour fin septembre déjà) je vous la recommande. Une première trilogie avec de vraies qualités qui parlera aux rôlistes.

31950010_2501213410104539_1674838646152232960_n« La délégation atlante accompagnant Jared Thorpe se rend en catastrophe à Paris pour rallier le centre atlante de Vincennes, où les attend l’autre vaisseau de l’Archange des rêves. Les récents événements ont beaucoup affaibli Nytayah. Alors que la prophétie établie par Allegarne concernant la porte des rêves semble sur le point de se réaliser, une course contre la montre commence pour tous les peuples surnaturels. La guerre entre vampires et loups-garous prend de l’ampleur, tandis que d’autres conflits s’éveillent en Europe. Le continent s’embrase, et l’apocalypse approche. Êtes-vous prêts pour le grand final ? »

Alors, que pensez-vous de ces sorties futures? Allez vous craquer? ^_^

Les chercheurs du temps – Emmanuelle Nuncq

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Les Chercheurs du Temps est un one-shot fantastique écrit par l’auteure française Emmanuelle Nuncq et publié chez Séma Éditions au prix de 15 euros dans la collection Séma’gique. Et je vous le précise parce que le jeu de mot me fait toujours rigoler :3 Je remercie Séma Éditions pour ce service presse qui m’a enfin permis de découvrir un petit morceau de leur catalogue (non, ce n’était toujours pas fait, honte sur moi !)

Le concept de ce roman est plutôt simple: le professeur Clarence Fertennant a créé des chaussures qui permettent de voyager dans le temps et s’en sert pour explorer l’Histoire. Ponctuellement, il invite des étudiants en fin de thèse à le suivre, afin qu’ils puissent étudier leur sujet directement sur le terrain. Ce ne sont pas systématiquement des étudiants en Histoire, certains s’intéressent à l’économie, la sociologie, ou même la littérature. Le concept de base m’a directement attirée, même si j’ai toujours un peu peur d’aborder la thématique du voyage dans le temps. Elle me fascine et m’effraie à la fois parce que, mal maîtrisé, c’est une catastrophe. Pourtant, comme dans sa trilogie Palimpsestes, l’auteure pose des règles intelligentes et, je trouve, cohérentes, à son univers.

Dans ce roman, nous suivons les personnages de Clarence et Roxane. Clarence incarne le professeur qui nous explique les règles du jeu et Roxane, de son côté, est une étudiante en lettres modernes. J’ai immédiatement accroché à ce personnage spontané, drôle et passionné. Comme souvent, je me retrouve aisément dans les héroïnes d’Emmanuelle et cela m’aide à rentrer dans l’intrigue. J’ai un peu moins apprécié le personnage de Clarence, surtout à cause de ses choix finaux (non mais franchement ?!), que je ne peux évoquer en profondeur sans spoiler. Il reste intéressant et son passé pose beaucoup de questions, même lorsqu’on termine ce livre. Comment en est-il venu à cette invention, par exemple? Comment a-t-il précisément établi les règles du voyage dans le temps? Quels autres évènements l’ont marqués? J’aimerai beaucoup lire un roman sur ses aventures, même si on en connait, du coup, déjà la fin.

Outre nos deux héros, nous traversons une quantité d’époques différentes. Si le contrat passé entre Clarence et Roxane est supposé les cantonner à la littérature française moderne, ils effectuent tout de même des voyages en Angleterre ou même plus loin dans le passé, par simple curiosité culturelle. Nerval, Baudelaire, Dumas, Bergerac, Brocéliande, Shakespeare, Louis XIV, Poe… Comme pour le premier tome de Palimpsestes, je suis presque effrayée de découvrir à quel point Emmanuelle et moi avons les mêmes références et apprécions les mêmes époques. Ce fut un ravissement de croiser certaines figures historiques, de lever (dans le cadre de la fiction) le voile sur de nombreuses mystères littéraires. Les Chercheurs du Temps est très clairement un roman hyper référencé et on peut saluer la recherche (ainsi que la culture personnelle) de l’auteure.

Principalement axé sur l’aventure et la découverte historique, les Chercheurs du Temps ne passe pas à côté d’une petite romance qui, heureusement, ne prend pas toute la place dans le récit. Ce dernier se conclut d’ailleurs en ouvrant sur Bordemarge, un autre roman de l’auteure, publié chez Castlemore (et qui est dans ma liseuse). Notez que les livres d’Emmanuelle peuvent se lire indépendamment, mais qu’ils sont tous reliés par divers clins d’œil subtils disséminés au fil du texte. C’est quelque chose que j’aime beaucoup chez un auteur, déceler le fil rouge qui relie son imaginaire. Autant dire que je suis, ici, ravie.

L’écriture des Chercheurs du Temps est simple et fraiche. Elle sert une intrigue parfois un peu rapide mais qui se conclut d’une manière aussi intéressante que frustrante. Divisée en différents épisodes, cette œuvre a très clairement un côté Doctor Who, qui ravira les adeptes de la série, mais pas que. Cela permet une lecture rapide (presque d’une traite dans mon cas) qui remplit à merveille son rôle de divertissement.

Pour résumer, les Chercheurs du Temps est un page-turner fantastique qui traite avec intelligence du voyage dans le temps. Les recherches historiques effectuées par l’auteure permettent de parsemer le récit d’innombrables anecdotes intéressantes. Elle se réapproprie l’Histoire et l’histoire littéraire d’une manière qui, chez moi du moins, fait mouche. C’est un excellent divertissement tout public qui est parfait pour découvrir cette auteure une première fois, d’autant qu’il s’agit d’un one-shot. N’attendez plus !