L’Empire du Troll – Jean-Claude Dunyach

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L’Empire du Troll
est le troisième volume d’une saga de fantasy parodique / humoristique écrite par l’auteur français Jean-Claude Dunyach. Notez que chaque tome peut être lu de manière individuelle sans que ça ne soit problématique. Publié chez l’Atalante, vous trouverez ce texte au prix de 12.90 euros partout en librairie.
Je remercie Emma et les éditions l’Atalante pour ce service presse numérique.

Souvenez-vous ! Je vous ai déjà évoqué deux autres romans au sein du même univers : l’instinct du Troll et l’Enfer du Troll. Pour être plus précise, l’Enfer du Troll se composait de quatre nouvelles avec le même personnage principal (le fameux Troll du titre), vouées à mettre en avant l’absurdité des systèmes administratifs. J’avais été conquise par le ton humoristique et parodique ainsi que par le dynamisme des différentes nouvelles. Dans l’Enfer du Troll, on retrouvait des éléments semblables même si cette fois, il s’agissait d’affronter rien de moins que l’apocalypse… À ceci s’ajoutait une dimension ethnologique sur la race Troll, qui permettait de s’éloigner de l’anthropocentrisme habituel qu’on trouve en fantasy.

De quoi ça parle ?
Dans l’Empire du Troll, on part cette fois sur une parodie du Hobbit et sur la dénonciation de notre système financier basé sur la spéculation, l’argent dématérialisé et délégation pas toujours bien raisonnables. Dans les faits, le salon de coiffure de la Trollesse est sur le point d’être saisi par les avocats de Crédébit à cause d’un taux d’emprunt qui a explosé, l’empêchant de rembourser ses traites. Du coup, le Troll a dans l’idée de cambrioler un dragon afin de se servir dans son or pour régler tous ses problèmes. Il va donc faire appel à son stagiaire Cédric et à ses « amis chevaliers »… Ce qui va bien entendu entrainer une montagne de problèmes.

L’absurdité du monde financier appliqué aux dragons
C’est vraiment le thème central de ce texte, qui est cette fois-ci un roman et non plus une suite de différentes nouvelles. Le Troll rencontre ainsi un avocat qui travaille pour le Diable et se félicite d’avoir réussi à convaincre un dragon de dématérialiser son or, lui accordant ainsi une plus grande valeur « sur le marché ». Le texte est plein d’absurdités du même genre (le fait de creuser des trous qui sont vendus comme littéralement du vide, les révisions des taux d’emprunt qui mettent les petits indépendants dans la panade, les restructurations à cause de malversation qui pénalisent surtout les employés qui n’ont rien demandé, etc.) qui ont clairement pour but de dénoncer ce qui se passe dans notre monde à nous, dans notre quotidien, sans pour autant laisser l’humour de côté. Je dis ça… Mais même si j’ai souri quelques fois, j’ai trouvé le ton de l’Empire du Troll globalement plus sombre, plus désenchanté, à l’image de notre réalité finalement. Ce n’est pas un mal mais ça m’a surprise et je pense qu’il faut le savoir avant de se lancer car si on cherche une lecture pour se détendre et rire un bon coup, on risque de passer à côté de l’Empire du Troll.

Si la légèreté n’était plus totalement au rendez-vous, le texte de Jean-Claude Dunyach n’en reste pas moins très intelligent et à décrypter sans modération.

La conclusion de l’ombre :
L’Empire du Troll est un roman court de fantasy humoristico-parodique écrit par l’auteur français Jean-Claude Dunyach. On retrouve le Troll qui doit cette fois-ci se confronter aux absurdités de la finance, en plus du feu des dragons. Si les éléments qui participèrent au succès des deux autres ouvrages sont présents (personnages atypiques, critique acerbe sur fond de parodie et humour), je trouve le ton global de ce tome plus désenchanté quoi que toujours aussi intelligent. Une bonne lecture à recommander !

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printempsimaginaire2017
Troisième lecture – défi « en terres connues »
(continuer ou terminer une série)

Magic Charly #2 Bienvenue à Saint-Fouettard – Audrey Alwett

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Bienvenue à Saint-Fouettard
est le second tome de la saga fantastique Magic Charly écrite par Audrey Alwett. Publié chez Gallimard Jeunesse, vous trouverez ce roman partout en librairie au prix de 17.5 euros.

De quoi ça parle ?
Suite aux évènements du premier volume, Charly et Sapotille sont envoyés à Saint-Fouettard, une institution vouée à redresser le comportement des jeunes magiciers. Les deux amis vont devoir se débrouiller pour s’en sortir avec presque rien tout en empêchant certaines personnes mal intentionnées de prendre le contrôle du peu de magie encore présente à Thadam.

Souvenez-vous ! Je vous ai déjà évoqué le premier volume dans le détail. Je commençais par souligner toute l’originalité de l’univers que certains rattacheront à Pratchett ou même à Rowling mais au sein duquel l’autrice imprime une touche française bien à elle, lui conférant une identité unique. Je parlais ensuite longuement du personnage principal, Charly, un adolescent de quatorze ans au caractère doux, entier et fidèle qui gagne encore en nuances dans ce tome. J’avais été totalement séduite par ce protagoniste qui a su me toucher. Tous ces éléments ont fait du premier tome un coup de cœur et comme ils sont également présent dans la suite, je vous annonce déjà qu’il s’agit également d’une lecture savoureuse dont j’ai dévoré les pages sans même m’en rendre compte…

Un univers qui s’étoffe.
Dans le premier volume, on retrouvait notamment des balais volants qui se transforment en buissons, des grimoires mystérieux, des dragons pétrifiés, des Allégories et des pâtisseries magiques. Dans celui-ci, place aux rumeurs (des petits reptiles dotés de nœud colorés au service du directeur de Saint-Fouettard), à des dragons (non pétrifiés cette fois), à des assiettes carnivores, à des poulpiquets (des lutins / champignons qui se nourrissent d’histoires), à des gants inséparables, à des petits pois poissards… Et tant d’autres. Chaque tome apporte de nouvelles idées originales et colorées sorties tout droit de la tête d’Audrey Alwett qui ne manque définitivement pas d’imagination. C’est un bonheur à découvrir et ça prête plus d’une fois à sourire.

C’est aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur Thadam et surtout, l’institution de Saint-Fouettard où on rassemble toute la « mauvaise graine ». Comprenez, des jeunes en difficulté, qui vivent dans la précarité, à qui on se félicite de donner une bonne éducation alors qu’on ne leur apprend strictement rien -histoire de protéger les privilèges des puissants… En cela, le roman est également parsemé de thèmes forts, engagés socialement. On a droit au racisme (Charly est noir et certains professeurs notamment ne manquent pas de remarques de mauvais goût à ce sujet…), à la discrimination (par rapport aux jeunes mais aussi la discrimination sociale ou même féminine, il suffit de voir comment on traite Sapotille pour l’histoire de son grimoire…), au laisser-aller pédagogique, à la prédestination sociale et j’en oublie. L’autrice s’y prend très bien pour en parler, pour dénoncer, sans pour autant oublier son intrigue ou l’alourdir avec des explications surfaites. Les évènements et les révélations heurteront forcément le lecteur qui se sentira révolté avec les personnages et cherchera à se battre avec eux.

Charly dans la tourmente
Si l’univers de l’autrice est original et coloré, l’intrigue apporte une touche de noirceur certaine. En effet, la magie disparait petit à petit de Thadam, pour des raisons obscures, provoquant des pannes magiques (donc une incapacité pour tout le monde de s’en servir, malgré les gemmes de mémoire). Certains commencent donc à envisager des solutions radicales comme priver une partie de la population du droit d’utiliser cette magie… Dans ce tome, Audrey Alwett aborde frontalement la question des privilèges des nantis, la manière dont les plus démunis sont déconsidérés, la façon dont on peut combattre le système. C’est un roman qui se veut porteur d’espoir même si les difficultés s’entassent sur le chemin de Charly et Sapotille, qui font de leur mieux pour les surmonter sans pour autant que ça ne paraisse trop facile ni convenu à la lecture. Au contraire ! C’est passionnant, j’ai ressenti beaucoup de suspens au point d’enchainer les pages sans les sentir passer. 515 ? Vraiment ?!

Un mot sur l’objet livre.
Certains auront peut-être remarqué que le volume 2 coûte 1 euro plus cher que le premier mais soyons honnêtes : d’une, il est beaucoup plus épais (une grosse centaine de pages en plus !) et vaut largement son prix (très démocratique selon moi) rien que par le soin apporté par l’éditeur sur l’objet en tant que tel. La magnifique couverture signée Stan Manoukian n’est pas la seule chose remarquable. Bienvenue à Saint-Fouettard contient également une carte très détaillée de Thadam au début du volume ainsi que des petits dessins sur chaque début de chapitre, voués à illustrer son contenu. C’est soigné sans en faire trop, permettant au contenant d’être aussi enchanteur que le contenu. Très beau travail éditorial !

La conclusion de l’ombre :
C’est toujours délicat d’évoquer des suites sans dévoiler des éléments d’intrigue et donc de proposer une analyse un peu plus poussée sur différents éléments. Cette chronique a été compliquée à écrire pour moi car je cherchais à vous donner un aperçu des merveilles contenues dans cette saga tout en vous partageant tout l’enthousiasme qu’a déclenché chez moi la lecture de ce second tome, le tout sans rien vous gâcher.

Audrey Alwett m’a rappelé qu’un/e bon/ne auteurice n’a besoin que de quelques lignes pour enchanter son lectorat. Qu’il existe toujours ce que j’appelle des plumes magiques, catégorie à laquelle l’autrice de Magic Charly appartient sans hésitation sur la scène francophone, aux côtés de, notamment, Ariel Holzl. Et que si j’enchaîne des romans moyens ou simplement divertissants, il y a toujours dans les rayons d’une librairie des perles comme celles-ci qui ne demandent qu’à être lues, qu’à être découvertes.

Alors n’hésitez pas à laisser sa chance à Magic Charly, même si l’étiquette « jeunesse » peut rebuter certain/e. C’est une saga tout public, qui peut se dévorer à tout âge et qui recèle tellement de qualités qu’un seul billet ne suffirait pas à toutes les lister. C’est inclusif, rythmé, imaginatif, riche, bref c’est une pépite que je recommande plus que chaudement.

D’autres avis : Sometimes a book – vous ?

printempsimaginaire2017
Deuxième lecture – défi « un pavé contre le vent »
(lire un livre de plus de 500 pages)

Anergique – Célia Flaux

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Anergique
est un one-shot steampunk écrit par l’autrice française Célia Flaux. Publié par ActuSF sous le label Naos, vous trouverez ce roman partout en librairie au prix de 17.90 euros.
Je remercie les éditions ActuSF pour ce service presse numérique.

De quoi ça parle ?
Lady Liliana Mayfair est une lyne qui appartient à la garde royale. Elle et son compagnon sont envoyés en Inde sur les traces d’une violeuse d’énergie qui sévit depuis des années. Une seule victime a, à ce jour, survécu : Aminat, agressé alors qu’il n’avait que dix ans et anergique depuis. De Londres à Surat, voici une enquête dans une Angleterre steampunk victorienne…

Du steampunk ?
C’est quand même le premier élément que je souhaitais relever car Anergique est qualifié de roman steampunk par son éditeur, toutefois je n’y ai pas retrouvé les codes du genre en le lisant. Ou, du moins, pas de manière suffisamment marquée pour que ça me saute aux yeux. Je me fie pour cela au guide d’Apophis qui, pour résumer, définit le genre de cette façon : Grossièrement, on pourrait définir le Steampunk comme une Uchronie (un monde où l’histoire s’est déroulée différemment par rapport à la nôtre) dans laquelle des technologies que nous qualifierions d’ « avancées » (typiquement : informatique, robotique, mechas et exosquelettes de combat, voire exploration spatiale) sont apparues à un stade bien plus précoce que dans notre monde, typiquement lors de la période Victorienne (d’où le « Steam » : ère de la vapeur).
Bien sûr, l’intrigue prend place dans une Angleterre victorienne mais à l’exception du dirigeable qui semble être plus développé (et encore, on a peu d’informations), il n’y a pas trace des éléments précités. Au contraire, c’est plutôt la magie qui est mise en avant. Attention donc si vous lisez ce livre en recherchant un roman à l’esthétique steampunk, vous serez probablement déçu. Personnellement, ça ne m’a pas vraiment dérangée car j’avais oublié ce point lors de ma lecture (je m’en suis souvenue en lisant le résumé de l’éditeur pour écrire ce billet) mais je pense important de le préciser.

Une violeuse ?
Autre point que je dois souligner, l’utilisation du terme violeuse qui a fait tiquer sur une autre chronique que j’ai pu lire. Il ne s’agit pas du tout d’une erreur de ma part ou de celle de l’éditeur. La lyne qui a agressé Aminat est bien qualifiée de violeuse et j’ai l’impression que ce terme heurte, choque aussi, peut-être par sa mise au féminin ? Pourtant, il est correctement employé par l’autrice car, dans la description de l’agression, on retrouve des bien des éléments reliés au viol. Ces points sont également présents dans la manière dont se sent la victime, dont elle essaie de surmonter son traumatisme. Ce mot est donc pertinent et son utilisation renforce les exactions de la criminelle.

Une métaphore sociale
Outre l’aspect enquête qui reste plutôt classique, la force du roman se situe, pour moi, dans la métaphore sociale que tisse l’autrice autour des concepts de lyne et de dena. Une lyne est un individu, de sexe masculin comme féminin, qui aspire l’énergie d’un dena (qui est donc un donneur, de sexe masculin comme féminin) pour se nourrir et être capable de prouesses magiques comme la création d’un bouclier ou le jet d’énergie. Cela ne sera pas sans rappeler à certain/e le mythe du vampire.

Je n’ai pas ressenti de discrimination genrée au sein de la société décrite dans le roman, ce qui est rafraichissant. Par contre, Célia Flaux dessine clairement, selon moi en tout cas, une métaphore sur le prolétariat face aux patrons puisque ceux qui produisent (ici les denas) sont exploités par les lynes qui dépendent pourtant d’eux pour survivre. De plus, les denas doivent se plier à tout un tas de règles. Il est par exemple interdit et tabou de donner son énergie à une plante en tant que dena. La problématique se pose avec Aminat, qui souffre d’un énorme traumatisme depuis son viol et n’arrive plus à nourrir qui que ce soit et donc à se débarrasser de ce surplus d’énergie. Quand sa mère le surprend à donner son énergie à un arbre, elle va jusqu’à qualifier son acte de blasphème envers les dieux.

Ces concepts sont abordables dans l’ensemble et exploités d’une manière assez intelligente pour faire passer le message voulu. L’univers créé par l’autrice n’est pas des plus fouillés ni des plus complexes mais il a le mérite de se tenir et d’induire de vraies thématiques. Je n’ai pas eu besoin de plus pour l’apprécier et m’y plonger.

Une narration à trois voix.
Ce roman est écrit à la première personne, au présent, et les points de vue alternent entre Liliana (la garde royale), Clément (son compagnon) et Aminat (la victime qui est aussi un ami d’enfance de Clément). Les transitions sont annoncées à chaque début de partie et on en a plusieurs au sein d’un même chapitre. Parfois, le changement se fait au bout d’une ou deux pages seulement (sur ma liseuse) ce qui permet un vrai dynamisme au sein de l’action et de l’intrigue. Les pages passent sans qu’on s’en rende compte, l’ensemble est plutôt efficace et bien mené. Les personnages sont suffisamment caractérisés pour qu’on ne les confonde pas même si les transitions restent rapides et parfois abruptes, ce qui peut gêner les lecteurs qui n’aiment pas trop qu’on les bouscule.

Liliana est une Lady issue d’une famille noble et en rébellion contre son père qui n’approuve pas sa relation avec Clément, qui n’est qu’un fils d’une famille bourgeoise. Elle a donc quitté le domicile familial et vit par elle-même depuis qu’elle a rejoint la Garde Royale, se mettant ainsi au service de la reine. J’ai vraiment aimé le fait de trouver un couple déjà formé au début du roman et entretenant une relation saine dés le départ puisque les intrigues / considérations amoureuses ont tendance à ne pas m’intéresser du tout. Le point de vue de Clément sert aussi à nuancer celui de Liliana mais également à apporter des informations sur Aminat et leur relation d’enfance. Aminat va ensuite prendre une plus grande part au sein de l’intrigue puisqu’il est le seul capable d’identifier cette violeuse, étant sa seule victime à avoir survécu. Cela a tissé un lien entre eux dont l’homme, devenu précepteur dans une noble famille, ne parvient pas à se débarrasser. Le traumatisme est toujours présent malgré les années. J’ai trouvé cet aspect vraiment intéressant et (surlignez la suite pour la lire mais attention, elle contient un élément d’intrigue) j’ai regretté qu’il disparaisse aussi vite tout comme je n’ai pas su me projeter dans l’évolution de la relation entre Liliana et Aminat, qui ne m’a pas semblée très crédible. L’aspect deuil et souffrance n’a pas su me toucher car trop vite oublié.  Après, c’est une affaire de goût, vous savez comment je suis avec les histoires de cœur…

Une postface enrichissante
J’ignore qui a rédigé la post-face (probablement Jean Laurent Del Socorro qui a dirigé l’ouvrage ?) toutefois celle-ci fait le point sur l’univers créé par Célia Flaux et sur la façon dont elle met en scène la magie, avec les lynes et les denas. C’est vraiment intéressant à lire même si ça peut paraître redondant à un lecteur attentif. Dans le cadre d’une collection comme Naos, qui se destine aux adolescents, je trouve que cette postface a une certaine utilité pour être exploitée, pourquoi pas, dans un cadre scolaire par exemple.

La conclusion de l’ombre :
Anergique est un roman qui se dit steampunk mais qui me parait plutôt de fantasy victorienne car l’esthétique du genre (définie plus haut dans ce billet) n’est pas pas présente. Cela ne l’empêche pas de proposer une enquête intéressante dans une Angleterre victorienne alternative qui a l’originalité de se dérouler en partie en Inde. Je retiendrais surtout la métaphore sociale tissée par l’autrice à travers ses concepts de lyne et de dena ainsi qu’une aventure menée sans temps morts dans une narration alternée plutôt efficace. J’ai passé un bon moment avec ce roman tout à fait recommandable !

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printempsimaginaire2017
Première lecture – défi « nouveaux horizons »
(découvrir une nouvelle autrice)

#PrintempsImaginaireFR : présentation & PàL pour 2021

Salutations à toutes et à tous !

Depuis plusieurs années maintenant, je participe au Printemps de l’Imaginaire francophone organisé par le blog Monde Fantasy. Ce challenge me tient particulièrement à cœur pour son idéologie : mettre en avant la littérature de l’imaginaire francophone qui regorge de pépites malheureusement pas toujours visibles dans le panorama littéraire, éclipsées qu’elles sont par les auteurices notamment anglosaxon/es. C’est une cause que je défends moi-même sur le blog de manière régulière et je profite toujours de ce challenge pour en reparler. J’espère ainsi attirer votre attention sur le sujet 🙂 D’ailleurs, n’oubliez pas que la mission de mars du #ProjetOmbre est liée à ce challenge. C’est le moment d’éventuellement faire d’une pierre deux coups.

L’année dernière, avec le premier confinement et tout le reste, je n’avais pas pris le même plaisir à y participer car la situation sanitaire s’était ressentie sur l’ambiance du groupe facebook où nous avons l’habitude d’échanger. J’espère que cette année se passera mieux et je vais en tout cas tout faire pour de mon côté ! D’ailleurs si vous avez envie de nous rejoindre, n’hésitez pas (il suffit de cliquer, j’ai mis le lien). Ce challenge n’est pas contraignant et peut vous permettre de découvrir de très chouettes titres ou même simplement de discuter avec les participant/es. Ça ne coûte rien !

Voici le principe :

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Plusieurs paliers sont possibles. Pour ma part, comme chaque année, je vais opter pour le bibliothécaire céleste donc lire 15 livres. Et comme chaque année, il est très possible que je dépasse ce chiffre mais le but n’est pas là puisqu’on peut, comme noté sur l’image, valider le challenge même en ne lisant qu’un livre. Voici les différents paliers plus dans le détail :

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Plusieurs défis ont été mis en place afin de pimenter un peu le jeu, en fonction des genres visés. Je vais donc vous détailler ma PàL prévisionnelle à chaque étape… Il y a des défis en fonction des genres mais aussi des défis plus larges qui s’appliquent à la totalité de l’imaginaire.

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On commence avec la fantasy et son premier défi intitulé : les chevaliers d’ailleurs ! Et on commence bien puisque je n’ai pas du tout d’idées en ce qui concerne celui-là. Il implique de lire un/e auteurice québecquois ou africain/e mais je n’en ai pas dans ma PàL ni sous les yeux. Donc je vais me pencher sur les propositions des autres participants, pour voir un peu. Pour le second, poétiquement intitulé les petites étoiles brillent aussi, ce sera forcément un roman des éditions du Chat Noir et sûrement les Orphelins du sommeil de Pascaline Nolot. Pour le troisième, ce sera sûrement le second tome de Magic Charly d’Audrey Alwett car l’autrice a plus d’une fois démontré son engagement pour la communauté LGBT+ sur Twitter donc il y a possibilité que cela fonctionne. Si jamais je me trompe, il sera toujours temps d’en trouver un autre ! Enfin, pour le dernier défi je pense lire Âmes Lumineuses, Cœur Ténébreux car cette anthologie des éditions du Chat Noir me semble parfaitement coller à ce qui est attendu. Mais encore une fois, à vérifier lors de ma lecture…

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On enchaîne avec le fantastique ! Pour contes fantastiques, je vais lire le recueil Fragments et Cicatrices de Sophie Dabbat aux éditions du chat noir. Pour Serpentine, j’ai plus que l’embarra du choix mais ce sera probablement une des nouveautés Livr’S qui vont arriver bientôt… Quant à Malpertuis, je vais jouer la facilité avec Ex Dei de Damien Snyers chez ActuSF puisqu’il est belge ! Dans la même ville que moi d’ailleurs. Enfin pour la Cafetière, je dois encore réfléchir mais je crois que le roman Je suis ta nuit de Loïc le Borgne pourrait coller… À vérifier !

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Pour les défis de science-fiction, je vais avoir l’embarra du choix concernant les romans avec un personnage principal féminin puisque je n’ai quasiment que ça dans ma PàL et dans ma liseuse. Je vais donc aviser sur le moment en fonction de ce qui m’intéresse. Pour Outsphère par contre, je vais probablement lire la nouvelle Le boudoir aux souvenirs de Cécile Guillot qui est auto-éditée. C’est la seule que j’ai dans ma PàL actuellement… Après ça pourrait être l’occasion de me remettre à la lecture d’autres AE ? J’envisage aussi de découvrir Audrey Pleynet, vu qu’elle est très appréciée sur la blogosphère. Nous verrons ! Pour un pavé contre le vent, je n’ai rien sous la main qui puisse y coller du coup je vais attendre de voir les prochaines sorties. J’ai cru que les chroniques de l’érable et du cerisier fonctionneraient mais le roman ne fait « que » 416 pages… Zut ! Enfin, pour la planète des singes, il faudra que je juge sur base du contenu du roman en lui-même parce que ce n’est pas si évident de déterminer ces thèmes en avance… Mais peut-être justement que le texte de Camille Monceaux conviendra ici ? Suspens.

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Je termine cet article de présentation avec les défis dédiés à l’Imaginaire de manière plus large. Je trouve d’ailleurs Nouveaux horizons vraiment inspiré ! Avec lui, je vais découvrir le roman Anergique de Célia Flaux, une autrice que je n’ai pas encore pu lire alors que j’en ai souvent entendu parler en bien… Pour En terres connues, le hasard veut que le dernier tome de la trilogie de Thibaud Latil Nicolas, intitulé ici l’Appel des grands cors, paraîtra au mois d’avril, cela me permettra donc d’achever cette saga et de remplir un ultime défi ! Concernant Un trésor oublié, j’en ai plusieurs dans ma PàL numérique dont le dernier tome de la Main de l’Empereur d’Olivier Gay qui traine depuis encore plus longtemps que les autres… Alors ce sera sûrement celui-là. Quant au dernier, tout dépendra des participants et de leurs retours. C’est donc entre vos mains…

Ceci forme donc ma PàL prévisionnelle qui, comme chaque année, va évoluer au fil des sorties. Mon but, toutefois, lors de ce challenge, est de vider tous les titres francophones déjà présents dans ma PàL soit, à l’heure actuelle, 6 romans papiers et 6 romans numérique. Si je peux arriver à cela, je serais déjà très contente.

Et vous, allez-vous participer à ce challenge ? Est-ce important de promouvoir la littérature de l’imaginaire francophone, à vos yeux ?

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