Paradoxes #3 L’éveil de la Troisième Force – L. A. Braun

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Le troisième et dernier tome de Paradoxes s’intitule L’éveil de la troisième force. Proposé par l’autrice belge L. A. Braun, il termine sa première trilogie avec brio. Disponible en papier au prix de 15 euros. Sa sortie est prévue le 26 septembre lors d’une soirée exceptionnelle à Bruxelles où je vous invite à vous rendre !
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Je vous ai déjà parlé de la saga Paradoxes puisque j’ai chroniqué les deux premiers tomes (tome 1tome 2). Une histoire difficilement classable qui mélange fantastique, science-fiction, policier dans une Bruxelles futuriste. Ce tome se passe pourtant majoritairement à Paris (vous savez pourquoi si vous avez lu le 2 !) et nous dévoile des pans entiers de l’univers créé par l’auteur. Peut-être un peu trop d’un coup, mais je vais y revenir.

Nous retrouvons Jared dans la situation où nous l’avons laissé (pas très brillante) et nous rencontrons de nouveaux protagonistes. C’est le premier gros reproche que j’ai à faire (et sûrement le seul en fait) : la multiplication des personnages m’a empêchée de vraiment m’attacher à eux. L’action ne manquait pas mais je la suivais un peu comme quand on regarde un film par hasard en le prenant en cours de route parce qu’on a zappé sur la chaîne à ce moment-là. J’étais accrochée, j’avais envie de savoir où l’autrice me menait, mas je ne m’intéressais pas spécialement au devenir des personnages, à une ou deux exceptions.

Et franchement, comme je le lisais en bêta lecture (cette chronique date du mois de mai mais je la publie seulement maintenant pour la sortie !), j’étais déjà paniquée rien qu’à l’idée de le lui annoncer. À ce stade, je trouvais que ça aurait mérité une révision complète. Puis j’ai lu la fin.
Et ma vie a changé.
Bon d’accord, peut-être pas à ce point-là. Mais cette fin, quelle claque ! Je m’en suis même exclamée tout haut, tellement je ne m’y attendais pas, tellement je ne la voyais pas venir mais alors pas du tout. Redoutable, osée et plutôt intelligente, je ne vais pas vous la spoiler mais rien que pour ça, ça vaut vraiment la peine.

Est-ce que Paradoxes est une saga parfaite? Non. Mais ce sont les débuts littéraires d’une autrice belge prometteuse qui réfléchit sur ses textes, qui évolue au fil de ses romans et acquiert toujours plus d’expérience qu’elle met à profit. Une page se tourne avec cette trilogie et pas des moindres. Je vous la recommande tout de même si vous aimez le mélange des genres, si vous êtes rôliste, si vous avez envie de sortir des sentiers battus et de découvrir un univers riche. Je suis personnellement heureuse du voyage !

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Paradoxes #2 Destins – L-A Braun

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Destins est le second tome de la trilogie Paradoxes, écrite par L-A Braun, une auto-éditée belge. C’est un roman plutôt difficile à classer, de l’urban fantasy anticipation policier… Mais pourquoi chercher à faire entrer dans une case un roman qui prend soin de ne pas parfaitement y coller? Les deux premiers tomes de Paradoxes sont disponibles en papier au prix de 18 euros par tome et en numérique, au prix de 4.5 euros, sur la plateforme kobo.

Nous retrouvons les personnages où nous les avons laissés. Pour rappel, voici les bases de l’histoire: nous suivons l’inspecteur Jared Thorpe du MAA (Ministère des Affaires Anormales) dans un Bruxelles du 22e siècle, qui enquête à l’origine sur une affaire de meurtre apparemment commis par un loup-garou. Cela le forcera à plonger tête la première dans de vieux conflits surnaturels, mais également de découvrir qu’il n’est pas tout à fait normal lui-même.

Dans ce tome, on en apprend davantage sur le passé du héros. On commence d’abord par un rappel des évènements importants de Nyatayah, puis par une nouvelle d’un centaine de pages qui raconte la première enquête de Jared et Nouria. Ce supplément peut d’abord surprendre, mais il n’est pas question d’un simple bonus. Rien n’est jamais un hasard, avec L-A Braun, soyez attentif au contenu de ce texte ! Cette nouvelle terminée, où retrouve Jared où on l’a laissé (je ne peux pas développer davantage sans spoiler) et l’enquête continue ! Ou plutôt, les enquêtes, parce que Jared n’a pas une minute à lui et a décidément un super-pouvoir quand il s’agit de s’attirer des problèmes… Difficile d’imaginer que tous ces évènements se déroulent en l’espace d’une petite semaine, et pourtant.

Destins est un roman très dynamique, bourré d’action. On ne s’ennuie pas une minute et on tourne les pages avec facilité, sans s’en rendre compte. On arrive à la fin du roman avec surprise et frustration (non mais c’est quoi cette fin, franchement ?!). Le dynamisme est porté par la plume de l’auteure qui est travaillée, malgré quelques maladresses restantes, mais également par tous les nouveaux personnages que l’on rencontre. A ce sujet, j’ai regretté qu’ils ne soient pas toujours suffisamment développés. Ils sont des esquisses, posés dans le décor, des ombres sur lesquelles on ne peut que s’interroger. L’effet est probablement voulu, on connaît les inspirations de l’auteure, mais j’aurai aimé en apprendre plus sur eux, ne pas avoir l’impression qu’ils sortaient de nulle part, comme si l’univers était trop dense pour tenir dans une seule trilogie. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire au moment de me faire cette réflexion, parce que j’ai eu exactement le même problème dans ma dernière saga. On sent que l’auteure a développé un univers fourni, fouillé, travaillé, et qu’elle a envie de nous le présenter dans toute sa subtilité. Sauf qu’on est parfois noyé par ces informations.

Autre souci qu’il faut relever : les coquilles. On sent que c’est le début de l’expérience en auto-édition de l’auteure. Il reste des répétitions, quelques coquilles, qui témoignent de la jeunesse de son écriture (à l’époque) mais aussi du chemin qu’elle a parcouru depuis. Au fond, lire Paradoxes et passer à un autre texte de L-A Braun ne peut qu’être bénéfique, il est la trace flagrante de son évolution.

En bref, ce tome 2 de Paradoxes tient ses promesses. C’est un page-turner dans lequel on se plonge avec facilité et qui nous entraine dans son univers sans qu’on ne s’en rende compte. S’il reste quelques bémols, qu’on impute volontiers au fait que ce soit la première saga de l’auteure, ainsi que de l’auto-édition, ça ne gâche pas l’aventure pour autant. Je recommande donc ce roman dont l’action se déroule à Bruxelles (pour une fois !) parce que même s’il n’est pas parfait (quel livre l’est?) il mérite qu’on s’y attarde et, avec un travail un peu plus poussé, a les qualités pour marquer durablement la littérature imaginaire belge.