À l’ombre du Japon #12 { Noragami, pourquoi j’ai craqué sur ce manga ? }

Bonjour à tous !

J’ai récemment lu les tomes 7 à 11 de Noragami et usuellement, je parle de 5 volumes par épisode AODJ. Le truc c’est que ces chapitres ne complètent pas un arc narratif entier et qu’il est donc délicat d’opter pour le même format que ma relecture de Black Butler, qui se divise beaucoup plus facilement. J’ai donc eu l’idée de vous évoquer pour quelle raison j’adore ce manga et, j’espère, vous donner envie de le lire vous aussi ! N’hésitez pas à me dire si ce type d’article vous plait, je pense le réitérer à l’avenir pour d’autres séries (comme Otaku Otaku qui sera la suivante si le concept fonctionne).

Des personnages originaux.
Ce que je reproche souvent au genre shônen, c’est de tabler sur des personnages archétypaux au possible et des héros un brin con-con bourrin. Dans Noragami, le personnage principal, Yato, est un dieu mineur dont le but est de réunir des fidèles, suffisamment pour avoir un temple à lui. Yato est pourtant une divinité ancienne mais on comprend rapidement qu’il a un passé obscur qu’on découvre justement dans les tomes que je viens de lire. Son âge lui permet une forme de maturité qu’il n’affiche pas toujours mais qui ressort dans les moments opportuns. De plus, Yato possède une psychologie nuancée et entre clairement dans la catégorie du vigilant, ce qui est un type de personnage toujours très intéressant à suivre.

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Mais il n’est pas le seul protagoniste remarquable. Dans Noragami, on peut parler d’un trio formé par Yato, Hiyori et Yuki. Hiyori est une collégienne de dernière année (elle entre au lycée au bout de quelques tomes, à la fin du premier gros arc narratif) qui sauve Yato dans le premier tome en se faisant écraser par un bus à sa place. Du coup, elle devient une demi ayakashi et sort de son corps sans le faire exprès, ce qui donne lieu à des situations tantôt cocasses, tantôt inquiétantes pour ses proches puisque dans ces moments, son corps est plongé dans une sorte de coma. Hiyori est une jeune fille serviable, altruiste, qui ne se laisse pas pour autant marcher dessus. Fan de kick-boxing, elle se bat à plusieurs reprises pour prendre soin de ceux qu’elle aime. C’est une héroïne très intéressante avec une psychologie soignée, crédible. Je l’aime vraiment beaucoup et pour un personnage féminin, c’est pas vite gagné !

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Le dernier membre du trio est Yukine, le shinki (arme) de Yato. Au départ, Yukine n’est pas franchement ravi de devoir rester avec un dieu comme Yato, qu’il trouve vraiment nul. L’adolescent n’accepte pas sa mort et adopte un comportement de délinquant en guise de révolte, ce qui cause de gros problèmes à Yato qui refusera pourtant de l’abandonner. C’est le personnage le plus fascinant avec la meilleure évolution jusqu’ici grâce à son gain de maturité et à son investissement pour devenir un meilleur shinki. Il est aussi assez touchant dans ses souffrances et ses questionnements.

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Une mythologie riche et bien exploitée.
Outre ce trio, on retrouve dans Noragami une flopée de dieux issus du panthéon japonais, des divinités plus ou moins connues. En règle générale, on sait qui est Izanami, un peu moins Ebisu. Ceux-ci évoluent dans le higan, sorte de mon spirituel. Les humains, eux, vivent dans le shigan. Entre ces deux mondes existe un angle-mort où on trouve les ayakashis. Ces monstres créent des problèmes dans le monde humain, de plus ou moins grande envergure. Cela va des drames domestiques à des accidents graves. J’admets volontiers qu’on retrouve un petit côté Bleach (dont la première publication date de 2001 alors que Noragami a commencé en 2010) sans pour autant que ça ne soit un bête copier/coller, loin de là ! C’est plus une question d’ambiance, de maturité et de division du monde. D’ailleurs si vous avez aimé Bleach, n’hésitez pas une seconde à commencer Noragami.

J’évoque l’ambiance, j’en profite pour préciser que Noragami se classe comme un shônen plutôt sombre sur plusieurs points et avec une subtilité à laquelle je goûte beaucoup. Il suffit de voir la relation entre Yato et Nora, le lien qui unit Yato et son géniteur, le destin des shikis de Bishamon, les relations entre un dieu et son ou ses shikis… Noragami offre plusieurs niveaux de lecture et de profondeur, ce qui est très appréciable.

Une intrigue dynamique.
Autre point qui m’embête souvent dans les shônens (Fairy Tail faisant exception à ce sujet) c’est le dynamisme des intrigues qui ont tendance ou à tirer en longueur ou à partir sur un gain perpétuel de puissance chez les protagonistes pour affronter des adversaires toujours meilleurs. Dans Noragami, s’il y a effectivement une évolution chez Yukine (qui, rappelons-le, part de rien donc c’est logique qu’il prenne des cours avec un autre shiki plus âgé) la majeure partie des personnages sont des dieux confirmés qui n’ont pas besoin de prouver quoi que ce soit et qui en imposent. Je pense notamment à Bishamon, déesse guerrière. En effaçant l’aspect quête de puissance, la mangaka se concentre sur le fond avec une intrigue solide dont elle distille les éléments petit à petit sans jamais tomber dans le hors-sujet car tout a finalement un sens, un but. C’est une très belle maîtrise que je soulignais déjà dans le tome 1 qui ne m’avait pas du tout donné le sentiment d’être une introduction bateau à un nouvel univers comme c’est souvent le cas.

Un dessin maîtrisé et bien caractérisé

Il m’arrive quelques fois dans un manga de m’emmêler les pinceaux entre les personnages car ils se ressemblent par moment beaucoup. Un peu comme si le ou la mangaka restaient dans un modèle type en changeait une coupe de cheveux ou une façon de s’habiller. Dans Noragami, chaque protagoniste, principal ou secondaire, est très bien caractérisé ce qui empêche toute confusion ! Le dessin est très propre avec une vraie maîtrise au niveau des émotions et des expressions. De plus, les couvertures (je vous mets un échantillon parmi mes préférées) attirent l’œil par leur aspect très coloré mais pastel. Dans un rayon, elles se démarquent !

Des thématiques plurielles et fortes.
J’en ai déjà parlé plus haut mais je trouve Noragami très mature pour un shônen (je ne veux pas mettre tout le monde dans le même moule, qu’on se rassure) et surtout, sans manichéisme. La mangaka n’hésite pas à poser les questions qui dérangent ou qui fâchent. Un gros mystère plane par exemple autour du concept de shinki, mystère pas encore révélé là où j’en suis bien que certains protagonistes sous-entendent que c’est un truc énorme qui changera tout une fois révélé. La frontière entre un dieu et un shinki (pour rappel ancien fantôme humain) est bien marquée à travers des questionnements sur le désir de maternité / paternité, obéissance à la volonté des anciens / plus puissants face aux ambitions / sentiments personnels, multiplicité du concept de bien et de mal, etc. Somme toute ce manga parle de divinités en s’appuyant beaucoup sur l’humanité, ses forces et ses travers, ce que je trouve plaisant.

Pour toutes ces raisons, je suis vraiment ravie d’avoir découvert ce shônen et je vous encourage à vous y pencher à votre tour ! J’achète les tomes petit à petit et je pense rattraper la publication toujours en cours d’ici la fin de l’année. En fonction du découpage des arcs narratifs, je publierais à nouveau au sujet du manga dans les semaines / mois à venir.

Vous connaissez déjà ? Vous aimez ? Ça vous intrigue? Dites moi tout !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #11 { La malédiction de Loki #4, Noragami #5 & #6, Otaku Otaku #2, Reine d’Égypte #7 }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel article dédié à mes lectures mangas. J’ai mis ma relecture de Black Butler en pause pour me consacrer aux nouveautés puisque j’ai pu me rendre chez Kazabulles pour faire le plein début de semaine dernière ! L’occasion aussi de continuer ma découverte de Noragami… Pour rappel, « À l’ombre du Japon » est une rubrique dédiée à mes avis / ressentis personnel au format court sur les mangas que j’aime (et leurs suites !), un média que je consomme énormément et qui me passionne.

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Je vous ai déjà parlé de ce manga avec un premier tome qui a été un gros coup de cœur. Hélas, l’enthousiasme est retombé petit à petit avec les suivants. J’ai parlé du tome 3 comme d’un volume de transition facilement oubliable et je vais devoir accoler des qualificatifs identiques au tome 4. J’ai manqué de le refermer à plusieurs reprises puisque je m’ennuyais un peu en lisant. Tout stagne pendant deux tiers du tome, il ne se passe pas grand-chose. On a une histoire courte au sujet d’une peinture maudite et d’un enfant qui se veut assez touchante sauf que l’intrigue principale n’avance de ce fait quasiment pas. Sans parler des personnages morts qui ne le sont pas vraiment… Ce qui a tendance à beaucoup m’agacer… Bref je me tâte à lire la suite parce que j’aime le concept de la série sauf que deux tomes décevants coup sur coup… Voilà quoi. Une affaire à suivre !

Depuis le premier tome je trouve que la qualité du manga reste constante, c’est toujours le cas ici. Ces deux volumes permettent de clôturer le premier gros arc narratif qui, pour rappel, traitait de Bishamon. On apprend enfin pour quelle raison elle hait Yato à ce point ce qui nous laisse, en tant que lecteur, dans une sorte d’ambivalence. C’est ce que j’aime dans ce manga : tout n’est pas blanc ou noir, on est dans du shonen subtil, sans manichéisme. Par contre vu la fin du tome 6, je me demande où le mangaka va nous emmener puisque l’histoire pourrait presque se clôturer ainsi !

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Je suis totalement accro à ce manga ! Quelle découverte incroyable, moi qui déteste habituellement la romance… Ce second volume reste dans la même idéologie que le premier en proposant de nouvelles saynètes et en introduisant un nouveau personnage : Naoya, le petit frère de Hirotaka qui n’est pas du tout un otaku. L’alternance entre les histoires courtes et l’intrigue globale est toujours aussi bien gérée, la psychologie des personnages me parait toujours crédible et les situations évoquées parleront surtout aux joueurs, cette fois-ci ! Franchement, je l’ai adoré et je suis contente d’avoir acheté les six volumes d’un coup pour me plonger dans la suite.

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Reine d’Égypte est un manga que j’adore pour la profondeur de ses personnages, pour ses enjeux forts et pour son histoire qui mêle éléments historiques réels et fiction. La mangaka réalise un travail extraordinaire dans son exploitation de la culture égyptienne et ce tome 7 me conforte dans mon sentiment qu’il s’agit vraiment d’une série à suivre. Dans ce volume, Hatchepsout continue de développer son pays grâce au commerce et a lancé une expédition vers le Sud pour combattre les bandes armées qui pillent des villages. Elle se trouve en première ligne, irréprochable donc, mais c’est sans compter les traditionalistes qui refusent de se faire gouverner par une femme. Ils élèvent et suivent le jeune pharaon Thoutmosis III dont on suit une partie de l’histoire dans ce septième tome. La relation qui existe entre les deux pharaons est vraiment forte alors même qu’ils n’ont aucun contact ! On sent une ambiguïté, un respect mutuel, c’est aussi travaillé que fascinant. Ça change des relations habituelles entre deux chefs ennemis. La fin de ce tome introduit également la jeune princesse Néférouré qui compte bien ramener son précepteur Senmout sur le devant de la scène -un personnage que je suis ravie de revoir. J’ai donc très hâte de lire la suite de cet excellent manga.

Et voilà c’est déjà terminé ! Mais d’autres articles arriveront prochainement puisqu’il me reste pas mal de mangas à lire et que je retourne à la librairie la semaine prochaine. Bah oui, Beastars a fini par arriver ♥

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #5 {Noragami #2 & #3,Jujutsu Kaisen #1, Given #2, Scumbag Loser #1}

Bonjour à tous !
Voici une nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. J’ai continué des séries mais j’ai aussi découvert certaines nouveautés récentes et ça n’a pas toujours fait mouche.

J’ai continué ma découverte du manga Noragami et je l’apprécie toujours autant. On découvre de nouveaux éléments sur le passé de Yato qui est en réalité un personnage assez sombre. Son comportement parait méchant à l’origine mais on sent qu’il y a un peu plus que ça derrière. Ce tome développe davantage la relation qu’il entretient avec Yukine, son nouveau shinki ainsi que les pouvoirs et les devoirs inhérents à cet état. L’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée d’une déesse qui en veut à mort (littéralement) à Yato et on oublie du coup un peu les soucis de la pauvre Hiyori…
Dans le tome 3, l’intrigue s’axe sur les conséquences des mauvaises actions des shinkis sur leur maître ce qui va obliger Yukine à se remettre en question. Arrive aussi un nouveau personnage qui n’a pas toutes ses frites dans le même sachet comme on dit chez nous et qui semble être l’ancienne shinki de Yato ! Suspens suspens. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces deux tomes et je compte acheter la suite.

10
Il s’agit de la nouveauté ki-oon de ce début d’année en matière de shōnen et je dois avouer que je me suis assez ennuyée lors de ma lecture. Décidément, ce genre a de plus en plus de mal à me séduire ! Pourtant, le concept de base paraissait sympa et la couverture promettait quelque chose de sombre mais tout va à la fois trop vite et trop lentement. Cela peut sembler paradoxal donc je m’explique : l’action s’enchaîne sans que la tension n’ait le temps de s’installer. Du coup, je ne suis pas parvenue à m’attacher au héros ni même à ressentir un quelconque intérêt pour ce qui lui arrive. Par exemple, il subit la perte d’un proche très tôt dans ce tome mais on s’en fiche en fait, parce qu’on n’a même pas le temps de le connaître… Dommage. Sans compter qu’on sent venir les nœuds scénaristiques à des kilomètres, ça manque de subtilité. Autre exemple, le grand père sur le point de mourir qui veut raconter au héros quelque chose sur ses parents décédés ce qui fait penser au lecteur que forcément, le garçon est spécial et qu’il y a probablement des raisons mystiques à cela si on juge sur ce qui arrive ensuite. C’est vu, vu et re-re-vu. Je ne suis pas du tout le public cible de cette série, je passe mon tour pour la suite.

10.1
J’ai retrouvé dans ce volume 2 des qualités identiques au premier. Beaucoup d’émotions et de sentiments qui sont parvenus à toucher mon cœur de pierre. Ce tome est consacré au premier concert live du groupe et Mafuyu surprend tout le monde en se mettant à chanter ! C’est le début de leur carrière qui se profile et on en profite pour entrevoir quelques éléments de son ancienne relation afin de mieux comprendre ses traumatismes. L’évolution est lente, calme, les protagonistes gagnent en crédibilité, c’est top.

11.1
Masahiko est presque le roi des ratés dans son lycée, concurrencé par un autre élève… qui annonce soudain avoir une copine, ce qui le fait gagner en popularité. Du coup, Masahiko prétend lui aussi sortir avec une fille prénommée Haruka, une amie d’enfance. La Haruka en question débarque sans crier gare le lendemain dans son lycée et confirme ce qui est pourtant un mensonge. Surpris, Masahiko ne sait pas quoi faire et comprend rapidement que la jeune fille n’est pas du tout la Haruka qu’il a connu. Mais alors, de qui s’agit-il ? C’est le début d’une histoire assez crade, malsaine et sanglante où Masahiko devient l’esclave de la fausse Haruka qui a des besoins particuliers à combler. Je vous arrête tout de suite, petits polissons, rien de sexuel là-dedans. Franchement…J’ai mis un moment à décider si j’avais envie de brûler ce manga ou de lire la suite. C’est dérangeant tout au long des pages mais le final le fait basculer du côté des œuvres à poursuivre. Pourtant, c’était pas gagné et le dessin ne fait rien pour embellir les personnages, le héros est aussi laid à l’intérieur qu’à l’extérieur, Masahiko est typiquement le genre de garçon qui inspire du dégoût par son comportement et ses obsessions. On apprend que c’est un lâche prêt à tout pour sauver sa peau. En fait, il est humain, humain dans ce que ce terme a de plus déprimant au point qu’on finit par ressentir une forme d’empathie pour lui. C’est très paradoxal et quand je m’en suis rendue compte, ça m’a perturbé. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de lire la suite, je suis trop intriguée pour laisser ça en suspend !

Et de cinq, c’est déjà terminé pour cette fois mais le prochain épisode ne devrait pas trop se faire attendre, rassurez-vous. Je ne sais pas ce que j’ai pour le moment mais j’ai très envie de lire des mangas du coup… Voilà, j’en profite.

J’espère que vous avez aimé cette découverte, n’hésitez pas à me donner votre propre opinion sur ces séries si vous les avez lues ou à me dire si je vous donne envie de les découvrir 🙂

À bientôt ♥