FOCUS sur… Arcane, un chef-d’œuvre d’animation.

Bonjour tout le monde !

Je n’écris d’habitude pas sur les séries que je regarde mais je vais faire une exception pour le chef d’œuvre qu’est Arcane.

(les images présentent cet article sont la propriété de RIOT et ne servent qu’à illustrer mon propos.)

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Avant-propos : RIOT et moi.
Il me parait important de poser un peu le contexte. Je joue à League of Legends depuis 2011 / 2012 soit une petite dizaine d’années, presque depuis le début du jeu. Avec WoW (que j’ai fini par arrêter), c’est le jeu qui m’a tenu le plus longtemps sur la durée et sur lequel je suis devenue une hardcore gameuse (que je ne suis plus aujourd’hui parce que vie d’adulte, tout ça…). Il y a une époque où je jouais tous les jours jusque tard dans la nuit, à enchaîner les parties en équipe avec une bande d’amis. De bons souvenirs.

Donc même si le jeu n’est pas parfait, que j’y ai eu des hauts et des bas, on peut dire que je suis passionnée. Il n’y a pas que le jeu en lui-même qui a su captiver mon intérêt mais aussi tout le lore créé autour, toutes les histoires des différents personnages, les évènements thématiques organisés, bref les bonus créés par RIOT qui va jusqu’à monter des groupes de musique virtuels (KDA, Pentakill, True Damage), élaborer des clips vidéos, des cinématiques, des cérémonies d’ouverture de folie aussi pour les championnats du monde… League of Legends n’a jamais été « juste » un jeu. C’est un univers complet, bien plus qu’il n’y parait et quoi qu’en disent ses détracteurs.

Mais il y manquait quelque chose. Quelque chose que j’attendais personnellement depuis des années.

Le film. Ou, dans ce cas-ci, la série.

Au départ, quand Arcane a été annoncé, je ne savais pas trop quoi penser. La bande-annonce et les premières images promettaient sur le plan visuel mais j’avoue n’avoir aucune grosse affinité avec les personnages de Piltover (à l’exception d’Orianna qui n’est pas présente ici) et de Zaun. Je trouvais Jinx cool, j’ai toujours bien aimé la voir apparaître dans un clip ou l’autre (l’inoubliable chanson Get Jinxed par exemple qui apparait en clin d’oeil dans la série) mais ça n’allait pas plus loin. J’étais donc impatiente… et un peu déçue aussi de ne pas voir mes personnages favoris mis en avant. Surtout que j’étais persuadée que les premières à avoir droit à leur série, ce seraient forcément d’abord Lux puis Ashe.

Mais j’avais confiance en RIOT malgré tout, parce qu’ils ont toujours fait les choses bien.
Même comme ça, je n’étais pas prête.
Définitivement pas prête pour la claque astronomique que je me suis prise avec le visionnage de ces trois parties. Et c’est la raison pour laquelle je vous en parle sur le blog.

Arcane, de quoi ça parle ?
À Piltover, la cité du progrès, un jeune chercheur découvre une nouvelle source d’énergie mêlant magie et technologie, qu’il souhaite exploiter pour aider les habitants alors que son vieux mentor craint que des esprits mal intentionnés ne s’en servent comme d’une arme. Parallèlement, dans les bas fonds de la ville, Vi et sa sœur Powder survivent comme elles peuvent alors que l’ombre de Silco s’étend sur elles…

Des personnages forts.
Arcane a été divisé et diffusé en trois parties contenant chacune trois épisodes. La première partie se concentre sur la jeunesse des personnages, que ce soit Vi, Powder, Ekko, Jayce, Viktor, Caitlyn… L’histoire passe d’un personnage à l’autre, permettant ainsi de comprendre facilement les enjeux mais également les grandes disparités sociales qui existent entre le haut et le bas de Piltover.

Vi et Powder sont sœurs, elles ont perdu leurs parents dans un raid des forces de l’ordre de Piltover et ont été recueillies par Vander, qui maintient l’ordre dans les bas fonds. Vi est l’aînée, elle sait user de ses poings pour défendre sa cadette, qui préfère inventer des gadgets qu’elle espère réussir à faire fonctionner un jour.

Ekko est un jeune orphelin passionné de mécanique qui travaille dans une petite boutique des bas fonds de la cité. Il est ami avec Vi et Powder.

Jayce est le fils d’industriels qui fabriquent des marteaux. Il est fasciné par la magie depuis l’enfance car un arcaniste a sauvé la vie de sa mère. Il est persuadé qu’on peut allier technologie et magie et mène des recherches dans ce sens.

Caitlyn est fille d’une famille influente du Conseil de Piltover et amie de Jayce. Elle est très douée au tir et veut entrer dans les forces de l’ordre, malgré la désapprobation de sa mère.

Enfin, Viktor est un jeune homme malade et handicapé physiquement qui vient de la basse cité et a décidé de s’en extirper. Il a rencontré Heimerdinger, membre du conseil, qui a été impressionné par son intelligence et sa force de caractère, au point d’en faire son assistant. Viktor va s’intéresser aux recherches de Jayce et l’aider dans celles-ci. Ils vont devenir amis.

D’autres personnages du jeu sont présents de manière secondaire, avec toute une série d’easter eggs mais je ne vais pas tout vous dévoiler non plus ! Sans compter qu’évidemment, leurs destins et lignes narratives vont se croiser à un moment ou à un autre, ce qui remettra en question leurs préconceptions…

Les personnages sont la première grande force de la série tout comme ils sont celle du jeu League of Legends. Ce ne sont pas simplement des archétypes, ils possèdent une personnalité bien affirmée et subtile. Ici, pas de manichéisme. Au contraire ! Ces personnages vivent tellement que j’ai regardé la série en me passionnant pour Viktor, alors que dans le jeu, il ne m’a jamais intéressé… De même, la série ne se restreint pas à mettre en scène des champions du jeu. Elle créé de nouveaux protagonistes, comme Silco et Vander, qui sont passionnants chacun à leur façon. Même si Silco porte l’étiquette du « méchant », je pense qu’il serait plus judicieux de le qualifier d’antagoniste, et encore… tout dépend du côté duquel on se place.

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Selon moi, c’est l’un des personnages les plus réussis parce qu’il restera ambigu jusqu’à la toute fin, avec d’un côté ses ambitions, la manière brutale dont il tente de concrétiser son objectif mais aussi sa relation avec Jinx. C’était sublime.

Les grandes thématiques :
La série traite de nombreuses thématiques mais on peut en retenir certaines avant les autres. Premièrement, il s’agit de dépeindre une lutte des classes très à propos dans l’époque à laquelle on vit. Elle a ceci de différent que les habitants des bas quartiers se battent plutôt pour obtenir une indépendance de Piltover et donc fonder la nation de Zaun, imaginée par Silco et pour laquelle il va œuvrer durant toute la série.

Deuxièmement, on y parle de développement technologique et on illustre l’adage selon lequel l’enfer est pavé de bonnes intentions. Viktor et Jayce sont jeunes, idéalistes, ils veulent aider les gens, mettre au point des outils pour soutenir les ouvriers dans leurs travaux pénibles, en s’aidant de la technologie Hextech qu’ils développent. Même si Heimerdinger les met en garde sur les risques et sur l’importance d’y aller doucement, ils n’écouteront évidemment pas, encore moins une fois que Piltover sera frontalement menacée par Jinx…

Outre ces éléments, on y parle de relations familiales difficiles, de résilience, on y dépeint une société en souffrance comme on tire une sonnette d’alarme.

Un rythme narratif inégalable.
J’ai parlé des personnages, des thèmes, il me faut donc maintenant parler de la construction narrative et de la manière brillante dont les scénaristes ont agencé les éléments pour permettre aux personnes qui n’ont jamais joué au jeu de s’immerger totalement tout en surprenant les joueurs / fans. Les trois premiers épisodes posent les bases, un peu l’origin story des protagonistes, afin de comprendre où ils en sont une fois que commence l’épisode 4, qui se déroule quelques années après les trois premiers.

Aucune scène d’exposition artificielle, aucun moment qui sonne creux ou faux. Tout est construit d’une manière à ce qu’on ne sente pas passer les 42 minutes de chaque épisode. C’est incroyablement fluide. Les scènes fortes s’enchainent, s’alternent avec des affrontements superbement chorégraphiés. Du génie.

Un visuel impeccable.
Mais ce qu’on retiendra peut-être avant tout ce que j’ai évoqué, c’est l’aspect visuel qui, pour une série télévisée, a son importance. C’est le studio français Fortiche qu’on retrouve à l’animation, studio qui s’occupait déjà notamment des clips KDA. Ils n’en sont pas à leur première collaboration avec RIOT, donc, et pas la dernière j’espère parce qu’ils gèrent tellement que j’en pleurerais de joie.

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Ce n’est pas qu’une question de design des personnages, c’est aussi une ambiance, une finesse dans les décors. Il suffit de voir la dichotomie criante entre Piltover et ce qui deviendra Zaun qui se traduit au niveau des couleurs et des textures mais aussi l’intelligence avec laquelle ont été chorégraphiées certaines scènes de combat, comme celle entre Ekko et Jinx ou entre Vi et Sevika.

Des musiques inoubliables.
Pour compléter l’ensemble, on peut compter sur Imagine Dragon (qui n’en est pas non plus à sa première collaboration avec RIOT, comment oublier Warriors, l’hymne des worlds de 2014 ?) pour signer un générique efficace mais aussi sur de nombreux autres artistes qui apportent une BO électro trash de folie. Je fredonne Enemy depuis trois semaines… J’écoute les musiques en boucle, je crois que ma préférée restera quand même Dirty Little Animals de Bones UK.

Arcane, c’est pour qui ?
Vous vous posez peut-être la question. En tout cas, on me l’a beaucoup posée sur Twitter après que j’ai partagé mon enthousiasme sur les trois premiers épisodes. Beaucoup de gens pensaient qu’il fallait absolument jouer à League of Legends pour apprécier Arcane mais ce n’est pas le cas du tout, au contraire.

Vous aimerez Arcane si vous appréciez l’esthétique steam / cyber punk, si vous aimez l’animation adulte sérieuse, si vous aimez les intrigues solides aux thématiques plurielles et que vous ne craignez pas de finir en PLS à la fin de l’épisode 9 qui m’a foutu une telle claque que je n’en suis toujours pas remise actuellement.

Pour moi, Arcane est une pépite. Un chef-d’œuvre. Je n’ai plus été aussi enthousiaste au sujet d’une série depuis longtemps et la dernière fois, ça devait être Rick et Morty. Autant dire qu’on est sur deux catégories très différentes… Alors n’hésitez pas à laisser sa chance à cette série, elle vaut le coup.

D’autres avis : L’Épaule d’OrionÉvasion Imaginaire – vous ?

Et vous, avez-vous regardé Arcane ? Qu’en avez-vous pensé ?
Est-ce que ça vous tente ? 

Quand RIOT s’associe à Marvel : League of Legends Universe – Lux & Ashe

Salutations chers amis lecteurs et joueurs !

Aujourd’hui j’ai eu envie d’évoquer sur le blog deux comics lus récemment et qui m’ont beaucoup enthousiasmée. Ça va être pour moi l’occasion de vous parler d’un jeu qui occupe mon quotidien depuis environ huit ans : League of Legends.

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J’ai conscience que le jeu a une mauvaise réputation construite autour de sa communauté toxique et je ne vais pas m’appesantir dessus. Comme partout, y’a du bon et du moins bon, ce n’est pas le sujet. Ce dont j’ai envie de vous parler ici c’est de l’univers extraordinaire construit par les créateurs de LoL et qui se décline depuis quelques temps sur un format plus classique : celui du comics, en partenariat avec Marvel.

Ça fait un moment que RIOT propose du contenu sur son univers, que ce soit via des nouvelles disponibles en ligne classées en fonction des régions de Runeterra où elles se situent ou des comics pas encore publiés en papier. Il existe également des univers alternatifs, mon favori étant celui des Gardiens des Étoiles (j’assume, j’aime les magical girls.) ! En règle générale, chaque évènement thématique au sein du jeu a droit à sa petite histoire sous un format ou l’autre que les joueurs peuvent lire gratuitement (sachez d’ailleurs qu’il existe énormément de contenu gratuit et qu’il est possible de jouer sans dépenser le moindre euro et sans en être désavantagé pour autant). Jusqu’ici, j’ai consommé tout ce contenu sans ressentir le besoin d’en parler, juste parce que j’adore cet univers. À présent qu’il existe au format plus classique, j’en profite pour vous l’évoquer sur le blog.

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Lux est une jeune fille qui vit à Demacia, une cité où la magie n’est pas bien vue ni bienvenue. C’est simple, vous finissez enfermé si vous la pratiquez. Pas de chance, Lux en a en elle et sait que son temps est compté. Un jour, elle commettra une erreur fatale, se dévoilant aux yeux des autorités. Pour ne rien arranger, elle appartient à la prestigieuse famille Crownguard difficile donc de passer inaperçue.

Dans cette histoire qui rassemble les cinq premiers chapitres publiés en ligne, Lux rencontre Sylas, un rebelle qui va mener une révolution à Demacia dans le but de rendre la magie légitime, ce après avoir été enfermé des années à cause de ses pouvoirs. On se retrouve devant une opposition assez classique en fantasy qui fonctionne pourtant bien et ce qu’on connaisse ou non les personnages.

Ce tome est considéré comme unique puisqu’il contient les cinq épisodes publiés jusqu’ici. Selon moi, il mériterait une suite (c’est peut-être prévu toutefois je n’ai pas trouvé d’informations à ce sujet) bien que les personnes qui consomment le contenu additionnel en vidéo ou via les musiques des championnats du monde connaissent en quelque sorte le fin mot de l’histoire (spoiler alert avec l’excellentissime Warriors version 2020). Ça n’en reste pas moins savoureux à découvrir d’autant que le trait assez réaliste permet une immersion complète dans l’histoire.

On trouve également dans le comics une partie « behind the scene » où certains croquis préparatoires sont inclus ainsi qu’une nouvelle qui prend place pendant un évènement relaté au sein du comics mais du point de vue d’un personnage qu’on n’aperçoit pas avec une explication du pourquoi. Contrairement à certaines licences, RIOT n’a pas envie de caser tous les personnages demaciens en mode fan-service -une attitude que j’approuve à 100%. Du coup, pour ceux qui se demandaient où le général Xin Zhao se trouvait pendant que Sylas marchait sur le palais… La réponse se trouve dans la nouvelle.

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Dans Ashe, on quitte Demacia pour Frejlord, royaume rude et glacé où on rencontre la jeune Ashe, de la tribu des Avarosans. Ashe est un des premiers personnages du jeu et un de ceux qu’on apprend tous à maîtriser, peu importe qu’on joue en botlane ou non. Le comics raconte de quelle manière elle est devenue chef de guerre, la quête de sa mère, sa déchéance, ses retrouvailles avec Sejuani, leur affrontement… Bref il est très dense et riche en rebondissements.

C’est le comics parfait à lire en pleine canicule parce que ses dominantes bleus / sombres donnent vraiment froid. L’ensemble dégage un sentiment de désespoir accentué par les traits rudes du dessin. Tout se retourne contre Ashe mais elle ne baisse jamais les bras ni ne se trahit. C’est une figure héroïque forte que j’ai encore plus apprécié après ma lecture de ce one-shot.

Comme pour Lux, ce comics contient un « behind the scene » ainsi qu’une nouvelle mettant en scène le chaman Udyr ainsi que Volibear, figure mythique et mythologique au sein de l’univers. J’en ai appris énormément sur la mythologie frejlordienne au point de me passionner pour le sujet alors que, jusqu’ici, je ne la connaissais que de manière superficielle.

Sachez que chronologiquement, Ashe est le premier comics a être sorti ! Mais je les ai lu en commençant par Lux donc j’en parle dans l’ordre de lecture.

Une lecture pour les joueurs ?
La grande force de RIOT c’est, selon moi, de proposer un univers étendu qui s’adresse aussi bien aux joueurs qu’aux novices. Il est tout à fait possible de lire ces deux comics sans jamais avoir joué la moindre partie ou de jouer sans jamais lire ces textes. Les deux se complètent pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience mais forment aussi une belle porte d’entrée dans l’univers de Runeterra. En espérant que des suites soient prévues pour ceux qui n’ont pas l’âme joueuse parce que sans ça, les futurs lecteurs ressentiront une réelle frustration, surtout pour Lux.

D’autres avis : vous ?