À l’ombre du Japon #24 { Beastars #13 ; Magus of the Library #4 ; Le Renard et le Petit Tanuki #1 }

Bonjour tout le monde !
On se retrouve pour un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon spécialement consacré aux nouveautés Ki-oon de cette fin d’année. Avec le confinement et la fermeture des librairies françaises, certains ont préféré décaler les sorties mais ce n’est pas le cas de Ki-oon qui envoie du lourd avec les suites de Beastars et Magus of the Library ainsi que le premier tome du Renard et le Petit Tanuki.

Attention, cet article peut contenir des éléments d’intrigue en ce qui concerne les parties sur les suites. Ne lisez pas ces morceaux si vous voulez éviter le divulgâchage.

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Le renard et le petit tanuki est un manga qui, de prime abord, ne m’attirait pas trop à cause de sa couverture. Elle est adorable, choupinette à souhait, vraiment, sauf qu’on s’attend à une histoire enfantine en la regardant… Puis j’ai lu le résumé et je me suis dit, ma foi, pourquoi pas. C’est l’article de l’Apprenti Otaku (encore et toujours lui !) qui a achevé de me convaincre et je suis bien contente d’avoir sauté le pas.

Certains animaux naissent avec des dons spéciaux ce qui entraine un rejet de la part de leur famille. Ça a été le cas de Senzo, renard surpuissant qui a semé une belle pagaille au point que la déesse l’a enfermé pendant trois cents ans. Elle le laisse finalement sortir, diminué, enchaîné, afin d’élever Manpachi, un petit tanuki possédant lui aussi d’incroyables capacités. Forcément, Senzo n’a pas trop envie de s’y coller mais on ne lui laisse pas le choix. Débute alors cette aventure…

Tous les éléments s’imbriquent bien pour proposer un tome d’introduction de qualité. On en apprend suffisamment sur l’univers sans pour autant devoir tout digérer d’un coup. Les personnages sont variés, bien esquissés, ils ne manquent pas d’intérêts. Les différents chapitres posent les enjeux à venir, entretenant l’intérêt sans tout résoudre d’un coup. Notez que je ne suis pas une grande fan d’anthropomorphisme toutefois ici on parle de divinités, de serviteurs divins, de métamorphes, donc ça passe très bien puisqu’il s’agit d’une exploitation du folklore japonais et non de simples animaux dotés de parole. De plus, Mi Tagawa aborde des thèmes comme le rejet familial, la différence, la peur de l’inconnu qui pousse aux pires bêtises, tout en se concentrant sur une représentation familiale de substitution qui ne peut pas laisser indifférent. C’est mignon, oui, mais pas que et ça se lira très bien chez des adultes (c’est d’ailleurs un josei selon l’éditeur !) Je suis très emballée par ce tome dont j’attends la suite avec impatience !

D’autres avis : L’Apprenti OtakuSonges d’une nuit d’étéLes voyages de Ly – vous ?

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Quand je parle de Beastars, j’ai un peu le sentiment de raconter toujours la même chose qu’on peut résumer ainsi : LISEZ CE MANGA IL EST TROP BIEN. Je sais, ce degré d’argumentation vous laisse probablement pantois/e…
Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce tome, c’est la révélation qu’a eu Legoshi sur lui-même et sur son attrait pour les herbis ainsi que la manière dont il décide de gérer cela. Ce moment est épique et les réflexions qu’il a ensuite sur le sujet tout autant. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Je suis un peu frustrée qu’on n’ait pas davantage vu Haru mais les nouveaux personnages introduits dans ce volume, à savoir les habitants de l’immeuble où Legoshi a déménagé, sont vraiment intéressants et permettent d’ouvrir l’horizon de cet univers aux animaux marins, qu’on n’avait pas encore pu rencontrer jusque là. C’est également l’occasion de revoir Louis (quelle scène ♥) mais aussi d’en apprendre davantage sur le passé de Gosha, le grand-père de Legoshi, et surtout sur son lien avec le Beastar… Une fois de plus, Paru Itagaki signe ici un tome très riche, abouti, en un mot : parfait.
Et donc, lisez ce manga, il est trop bien.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

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J’avais été séduite par Magus of the Library dont j’ai déjà pu parler sur le blog. Sauver les livres, c’est sauver le monde ! Le concept du manga ne peut que parler à une passionnée de littérature et à mon sens, tout est réussi : le fond, le visuel, l’histoire. Oui, mais… J’ai eu un peu plus de mal avec ce tome qu’avec les autres. Pourtant, l’univers et le background se développent davantage et les véritables enjeux se posent, en partie grâce à deux planches finales d’une rare beauté. L’Apprenti Otaku se disait l’autre jour dans un échange sur Je suis un assassin (et je surpasse le héros) que les japonais avaient un peu de mal pour développer des univers de fantasy étoffés… et bien il reverra son jugement à la lecture de ce volume. Malheureusement, le souci ici, c’est qu’il y a beaucoup (trop) de nouveaux personnages et de nouvelles informations. Mais surtout de nouveaux personnages. Près d’une vingtaine à savoir tous les jeunes qui ont réussi l’examen pour devenir kahunas et qui commencent leur formation. Même si le dessin tente de les différencier, ça ne fonctionne pas toujours, surtout pour les personnages féminins. C’est un peu dommage, je pense que l’équilibre aurait pu être mieux trouvé, les arrivées distillées petit à petit car il sera plus que nécessaire de tout relire pour se plonger dans la suite et à la limite, presque de prendre des notes pour ne rien louper. Bien que je me sois sentie perdue une partie de ma lecture, j’ai quand même énormément apprécié me replonger dans cet univers dont j’ai hâte de découvrir la suite.

D’autres avis sur ce tome : pas encore mais cela ne saurait tarder !

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette édition spéciale Ki-oon ! Rassurez-vous, on va encore parler manga dans pas longtemps puisque j’ai acheté cinq ou six premiers tomes de série…

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)