BML #23 – mai 2020

Bonjour à tous !
Ce premier jour de juin sonne l’heure du bilan sur le blog. Mai a été un mois un peu compliqué, assez long et pourtant je n’ai pas lu énormément. On aurait pu penser le contraire avec la réouverture des librairies et la reprise des sorties littéraires… Voyons un peu de quoi il en retourne précisément.

Côté romans :

Trop semblable à l’éclair – Ada Palmer (Le Bélial – ♥)
Nixi Turner contre les croquemitaines #4 – Fabien Clavel (Chat Noir)
Tu es belle Apolline – Marianne Stern (Chat Noir)
Le Prieuré de l’oranger – Samantha Shannon (De Saxus)
Rive Gauche – Pierre Bordage (L’Atalante – SP)
Rouge – Pascaline Nolot (Gulfstream – chronique à venir)

Six romans lus donc ce qui est beaucoup moins que d’habitude ! J’ai pris mon temps et je me suis consacrée à des pavés sans me mettre la pression en profitant justement de lire chez moi pour ne pas avoir à transporter ces romans dans mon sac. J’ai excellemment bien commencé le mois avec une découverte extraordinaire, un énorme coup de cœur : Ada Palmer ! On en reparlera à l’occasion puisque j’ai la suite dans ma PàL et qu’elle n’y restera pas longtemps :3

Côté mangas :

Black Butler #12 -> #14
La malédiction de Loki #4
Noragami #5 -> #11
Otaku Otaku #2 & #3
Reine d’Égypte #7
Twittering bird never fly #6
Chobits #1

J’avais envie de lire du manga d’autant que ma librairie a rouvert, ce qui m’a permis de continuer de très bonnes séries comme Noragami ou Otaku Otaku ! J’ai aussi pu lire Reine d’Égypte en nouveauté et tant mieux parce que ça me manquait o/ Au contraire de Twittering Bird qui m’a laissé un sentiment mitigé puisque je ne me rappelais de rien ou presque vu le laps de temps entre les sorties et l’absence de résumé au début du tome. Dommage… Je ne suis pas certaine de poursuivre du coup. Quant à Chobits, je connaissais l’animé et je suis ravie de me lancer dans le manga version papier qui apporte une toute autre ambiance. On reparlera de ce titre dans le prochain « à l’ombre du Japon ». Je pense aussi consacrer un article à Noragami de manière plus large pour expliquer ce qui me plait dans ce manga.
Cela me fait un total de 16 tomes lus.

Petit bonheur du mois :
Les petits bonheurs du mois est un rendez-vous initié par le blog Aux Petits Bonheurs qui consiste à mettre en avant les moments positifs de la vie. Outre le 3e anniversaire du blog j’ai surtout envie de retenir la réouverture de Kazabulles. Je me suis rendue compte durant le confinement à quel point me rendre jusqu’à ma librairie préférée me manquait. Mes libraires sont devenus des amis au fil du temps et ne plus pouvoir me poser au comptoir pendant une heure pour discuter de tout et de rien m’a pesé. Je suis contente que ce soit (pour le moment) derrière nous ! Je m’y suis déjà rendue à deux reprises et je me tempère en m’imposant maximum une fois par semaine, histoire de ne pas encombrer inutilement ni les rues ni la librairie.

Et voilà le bilan est déjà terminé 🙂
Et vous, ça raconte quoi?

À l’ombre du Japon #11 { La malédiction de Loki #4, Noragami #5 & #6, Otaku Otaku #2, Reine d’Égypte #7 }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel article dédié à mes lectures mangas. J’ai mis ma relecture de Black Butler en pause pour me consacrer aux nouveautés puisque j’ai pu me rendre chez Kazabulles pour faire le plein début de semaine dernière ! L’occasion aussi de continuer ma découverte de Noragami… Pour rappel, « À l’ombre du Japon » est une rubrique dédiée à mes avis / ressentis personnel au format court sur les mangas que j’aime (et leurs suites !), un média que je consomme énormément et qui me passionne.

MALEDICTION DE LOKI 04 - JAQUETTE_C1C4.indd
Je vous ai déjà parlé de ce manga avec un premier tome qui a été un gros coup de cœur. Hélas, l’enthousiasme est retombé petit à petit avec les suivants. J’ai parlé du tome 3 comme d’un volume de transition facilement oubliable et je vais devoir accoler des qualificatifs identiques au tome 4. J’ai manqué de le refermer à plusieurs reprises puisque je m’ennuyais un peu en lisant. Tout stagne pendant deux tiers du tome, il ne se passe pas grand-chose. On a une histoire courte au sujet d’une peinture maudite et d’un enfant qui se veut assez touchante sauf que l’intrigue principale n’avance de ce fait quasiment pas. Sans parler des personnages morts qui ne le sont pas vraiment… Ce qui a tendance à beaucoup m’agacer… Bref je me tâte à lire la suite parce que j’aime le concept de la série sauf que deux tomes décevants coup sur coup… Voilà quoi. Une affaire à suivre !

Depuis le premier tome je trouve que la qualité du manga reste constante, c’est toujours le cas ici. Ces deux volumes permettent de clôturer le premier gros arc narratif qui, pour rappel, traitait de Bishamon. On apprend enfin pour quelle raison elle hait Yato à ce point ce qui nous laisse, en tant que lecteur, dans une sorte d’ambivalence. C’est ce que j’aime dans ce manga : tout n’est pas blanc ou noir, on est dans du shonen subtil, sans manichéisme. Par contre vu la fin du tome 6, je me demande où le mangaka va nous emmener puisque l’histoire pourrait presque se clôturer ainsi !

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Je suis totalement accro à ce manga ! Quelle découverte incroyable, moi qui déteste habituellement la romance… Ce second volume reste dans la même idéologie que le premier en proposant de nouvelles saynètes et en introduisant un nouveau personnage : Naoya, le petit frère de Hirotaka qui n’est pas du tout un otaku. L’alternance entre les histoires courtes et l’intrigue globale est toujours aussi bien gérée, la psychologie des personnages me parait toujours crédible et les situations évoquées parleront surtout aux joueurs, cette fois-ci ! Franchement, je l’ai adoré et je suis contente d’avoir acheté les six volumes d’un coup pour me plonger dans la suite.

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Reine d’Égypte est un manga que j’adore pour la profondeur de ses personnages, pour ses enjeux forts et pour son histoire qui mêle éléments historiques réels et fiction. La mangaka réalise un travail extraordinaire dans son exploitation de la culture égyptienne et ce tome 7 me conforte dans mon sentiment qu’il s’agit vraiment d’une série à suivre. Dans ce volume, Hatchepsout continue de développer son pays grâce au commerce et a lancé une expédition vers le Sud pour combattre les bandes armées qui pillent des villages. Elle se trouve en première ligne, irréprochable donc, mais c’est sans compter les traditionalistes qui refusent de se faire gouverner par une femme. Ils élèvent et suivent le jeune pharaon Thoutmosis III dont on suit une partie de l’histoire dans ce septième tome. La relation qui existe entre les deux pharaons est vraiment forte alors même qu’ils n’ont aucun contact ! On sent une ambiguïté, un respect mutuel, c’est aussi travaillé que fascinant. Ça change des relations habituelles entre deux chefs ennemis. La fin de ce tome introduit également la jeune princesse Néférouré qui compte bien ramener son précepteur Senmout sur le devant de la scène -un personnage que je suis ravie de revoir. J’ai donc très hâte de lire la suite de cet excellent manga.

Et voilà c’est déjà terminé ! Mais d’autres articles arriveront prochainement puisqu’il me reste pas mal de mangas à lire et que je retourne à la librairie la semaine prochaine. Bah oui, Beastars a fini par arriver ♥

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #10 { Black Butler : meurtre(s) au manoir & terreur sur le Campania }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon puisque je continue activement ma relecture du manga Black Butler. Une relecture peut-être mise en pause puisqu’à partir d’aujourd’hui, en Belgique, les librairies peuvent rouvrir ce qui va me permettre de passer chez Kazabulles pour faire le plein, en prenant évidemment les précautions qui s’imposent ! Je vais d’ailleurs attendre plutôt demain, en dehors des heures de pointe et en voiture histoire de minimiser l’impact de ma sortie.

Les volumes concernés par cet article vous du 9 au 14 et se divisent en deux arcs dont je vais vous parler en profondeur tout en évitant au maximum de divulgâcher des éléments importants.

Tomes 9 à 11 : meurtre(s) au manoir.
La Reine demande à Ciel d’organiser une réception au manoir pour la venue d’un parent à elle qui souhaite rencontrer du beau monde. Sebastian, comme d’habitude, s’occupe de tout. Parmi les invités prestigieux, on retrouve un jeune écrivain qui débute à peine : un certain Arthur, auteur d’une étude en rouge… Il est le seul à avoir été convié en personne par Ciel. Pour quelle raison ? Mystère sur lequel on n’a pas le temps de s’attarder puisqu’un meurtre est commis en chambre close, premier d’une série qui va semer la terreur parmi les convives.

On retrouve dans cet arc des éléments très classiques de la littérature policière anglaise : un manoir où des gens se retrouvent coincés pendant une tempête, des nobles, un crime où tout le monde est suspect, un spécialiste (soit détective, soit écrivain, soit policier) qui va prendre l’affaire en mains… Yana Toboso rend ici clairement hommage au genre. Certaines ficelles sont plutôt visibles quand on s’y connait un peu et quand on a lu les tomes précédents, surtout en ce qui concerne Sebastian. Cet arc n’est pas franchement mon préféré mais il a le mérite d’être divertissant et de remplir son rôle de transition.

Tomes 11 à 14 : Terreur sur le Campania / Book of Atlantis
Le dernier chapitre du tome 11 introduit le nouvel arc consacré au bateau Campania, arc qui se clôture dans le tome 14 à la fin duquel on trouve également l’introduction à l’arc suivant, Weston Manor. Mais nous n’y sommes pas encore ! Cet arc correspond également à un film disponible sur Netflix qui s’appelle : Black Butler – Book of Atlantis que j’ai regardé avant d’écrire cet article. Contrairement aux deux premières saisons de l’animé, cette production respecte à la lettre le scénario de Yana Toboso dans le manga papier toutefois l’animation des décors à l’ordinateur laisse par moment à désirer. C’est très sympa à voir en complément mais un fan qui se contente juste des animés aura un goût de trop peu.

Élisabeth invite Ciel à participer à une croisière où elle se rend avec sa famille, invitation que le Comte refuse sous prétexte de travail dont il ne peut s’éloigner. Lors d’un dîner, Lau (protagoniste qui appartient à la mafia chinoise et qu’on a déjà croisé auparavant) lui révèle qu’il a détecté des activités bizarres sur les docks. En effet, le personnel d’un hôpital achète des humains pour, selon toute vraisemblance, mener des expériences interdites. Grâce à une enquête diligemment menée par Sebastian, le chien de garde de la reine découvre que la société Aurora est mêlée à tout ça et qu’elle va justement se réunir sur le navire où se trouve Élisabeth pour on congrès immanquable et secret. Ciel va donc embarquer avec son majordome et Snake, son valet engagé au terme de l’arc Noah’s Ark Circus.

Cet arc narratif est extrêmement riche sur plusieurs plans. Déjà, il permet de développer des personnages secondaires de manière surprenante comme Undertaker ou Élisabeth. Cette dernière a le don de m’agacer prodigieusement depuis quatorze tomes donc il était temps qu’on la nuance un peu. L’éclairage apporté par Yana Toboso à son sujet rend compréhensible plusieurs de ses comportements pénibles et permet au lecteur de ressentir une forme de compassion à son égard.

On va également retrouver Grell (YEAH !) ainsi qu’un nouveau shinigami, Ronald Knox, son binôme. Pourquoi sont-ils présents sur le Campania ? L’arc répondra à cette question et permettra de développer un peu plus l’univers des shinigamis. On en apprendra davantage sur les faux de la mort, sur pourquoi ils portent tous des lunettes… Mais si, c’est important et non, ça n’a rien avoir avec le style.

Une fois de plus, cet arc est très référencé. Le Campania rappelle le Titanic par bien des points et se base entièrement sur la notion de « mort ». Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher la découverte à ceux d’entre vous qui ont envie de se lancer.

Et voilà, nous sommes déjà au terme de cet épisode spécial ! Le prochain devrait contenir bien plus de diversité puisque je compte me rendre à ma librairie sous peu. Je vous donne donc rendez-vous bientôt pour un nouveau passage au Japon.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon # 9 { Black Butler : le prince Soma et Aghni + Noah’s Ark Circus }

Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un épisode d’À l’ombre du Japon un peu spécial puisqu’il va parler uniquement du manga Black Butler que je suis en train de relire en ce moment. Vous le savez si vous trainez dans le coin, il s’agit d’une de mes œuvres favorites ce qui me donne envie de la partager avec vous dans le détail. Cette relecture est une occasion unique pour moi de le faire puisque je peux évoquer plus précisément ce qui me plait (ou non) dans chaque arc narratif !

Ces cinq tomes forment deux arcs narratifs importants dont l’un compte même parmi mes favoris du manga.

Tomes 4 et 5 : L’arrivée du prince Soma et d’Aghni.
Sur la dernière page du volume 3, Yana Toboso met en scène un mystérieux duo d’origine indienne qui vient d’arriver à Londres, ce qui introduit un nouvel arc narratif que je baptise toute seule « l’arrivée du prince Soma et d’Aghni » qui deviendront des personnages récurrents. Dans le tome 4, Ciel et Sebastian doivent enquêter au nom de la Reine sur une série d’agressions envers des nantis revenus récemment des Indes. Le hasard (ou pas ?) veut qu’ils croisent la route du prince Soma, vingt-sixième fils du souverain de l’état princier du Bengale et de son majordome Aghni qui réussit à tenir tête à Sebastian alors qu’il n’est qu’un simple humain. Le prince Soma a gagné l’Angleterre afin de retrouver Mina, la jeune fille qui s’occupait de lui durant son enfance et qui aurait été enlevée par un noble anglais. Et si les deux affaires étaient liées ?

J’aime particulièrement cet arc pour deux raisons. Déjà, il met en avant les liens qui existent entre l’Inde et l’Angleterre d’une manière plutôt intéressante. C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre plus sur les relations entre ces deux pays mais aussi sur la cuisine (avec le concours de curry) ou encore la pratique du Royal Warrant que je ne connaissais pas du tout. Yana Toboso a l’habitude de glisser des notes en bas de page plutôt intéressantes avec des anecdotes historiques et ça a su me plaire. Je trouve que c’est aussi un intérêt non négligeable dans ce manga, ce côté « le saviez-vous ? » assumé. De plus, les deux nouveaux personnages ne manquent pas d’intriguer tout en apportant un vent de fraicheur sympathique par leurs innombrables bêtises. À travers cet arc, je trouve que Yana Toboso apprend à mieux doser l’équilibre entre l’humour et la noirceur, ce qui permet une transition parfaite pour la suite.

Tomes 6 à 8 : Noah’s Ark Circus
À la fin du concours de curry qui a lieu dans le tome 5, la reine Elisabeth Ier donne une nouvelle mission à Ciel. Plusieurs enfants disparaissent dans toute l’Angleterre, des disparitions qui coïncident avec le passage du Noah’s Ark Circus. Ciel et Sebastian vont donc s’infiltrer au sein de la troupe pour enquêter.

Vous remarquerez peut-être que le tome 6 est le premier à ne pas représenter Sebastian en couverture ! J’ignore si c’est un détail ou si ça a une véritable signification mais je trouve intéressant que ça arrive justement au début de cet arc narratif puisqu’il marque un vrai tournant pour le personnage de Ciel, à mon sens, ainsi que le premier grand élan de l’intrigue. Si vous avez une théorie, n’hésitez pas à la partager avec moi !

Comme je l’ai dit, cet arc se place dans mon top 3 des meilleurs de la série. Déjà, je trouve son esthétique magnifique. Le cirque dégage un aspect un peu glauque et macabre qui se marie très bien avec le dessin de Yana Toboso. Ensuite, l’histoire racontée ici est…. horrible. Elle donne des frissons en plus de jouer sur une dimension psychologique maîtrisée, malsaine. Je ne peux hélas pas en révéler davantage sans vous gâcher le plaisir toutefois quand vous comprenez ce qui est advenu des enfants disparus et pour quelle raison, ça ne peut pas vous laisser indifférent.

Toujours dans la même veine, le lecteur découvre quelques éléments intéressants au sujet de Ciel qui sort de sa zone de confort. Il doit se faire passer pour un enfant ordinaire désireux d’entrer dans la troupe du Noah’s Ark, ce qui l’empêche de se comporter en comte. Il est mis face à des situations difficiles qui engendreront des problèmes de santé, le rendant plus vulnérable. Un aspect contrebalancé par la conclusion aussi cynique que grandiose pour cet arc (vraiment, j’espère que vous ressentez la force de mon enthousiasme à travers cette phrase parce que c’était extra !). Enfin, c’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les domestiques de la maison Phantomhive. Grâce à cet arc, on comprend beaucoup mieux pourquoi ces trois boulets sont employés au manoir et on entrevoit un morceau de leurs histoires personnelles, sans que ça n’alourdisse l’action. Selon moi, cet arc est le premier à être géré d’une manière magistrale par la mangaka qui, on le sent, prend du métier.

Je dois préciser que cet arc existe en animé intitulé Black Butler : Book of Circus et qui, selon ce que j’en sais, suis vraiment l’histoire du manga papier puisqu’il est considéré comme un reboot, au contraire des deux premières saisons qui sont une catastrophe narrative. Surtout la fin de la première en réalité… La deuxième, ça va encore même si rien de ce qui s’y raconte n’apparaît dans l’œuvre papier.

Et voilà, nous sommes déjà au bout de cet épisode spécial. Je pense que ça ne sera pas le dernier puisque nous n’allons pas sortir tout de suite du confinement et que j’ai déjà un autre arc dont j’ai envie de vous parler. J’espère que vous apprécierez de découvrir ce manga en ma compagnie !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #8 { One Piece #3, Jagaaan #1, Black Butler #1, #2, #3, Beastars (anime) }

Bonjour à tous !
Nouveau rendez-vous manga avec des relectures de mes sagas fétiches et la découverte d’un titre proposé gratuitement par Kazé (que je remercie !). Sachez que plusieurs éditeurs mangas agissent pendant le confinement et offrent des tomes numériques ou la lecture accessible sur leur plateforme comme Glénat ou Kana. Kazé a poussé plus loin en offrant les trois premiers tomes de plusieurs séries que vous pouvez télécharger un peu partout à votre convenance. C’est un bon moyen de découvrir des titres vers lesquels on ne se serait pas tourné autrement.

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Ce tome marque la fin du combat contre Baggy et l’arrivée au village de Pipo (Usopp). Cela signifie que l’arc du Capitaine Crow s’ouvre. Mais si, cet homme qui se fait passer pour un gentil majordome dans le but d’hériter de la fortune d’une jeune fille malade et fragile qui est aussi l’amie de Pipo… À mon sens, dans ce tome, on abandonne le ton plus léger et superficiel entrevu auparavant pour aborder des thématiques plus sérieuses. Pipo est l’enfant d’un pirate qui appartient à l’équipage de Shanks (que Luffy a donc connu, comme c’est pratique). Pipo idéalise son père (qui l’a pourtant abandonné…) et comprend son besoin de liberté. Il rêve lui aussi de devenir pirate mais comme il est plutôt trouillard, disons que ça part mal. Pipo n’est pas un personnage que j’appréciais particulièrement auparavant mais mon opinion a changé en relisant ce tome, ce que je trouve intéressant comme expérience. Comme quoi, relire certains titres avec un regard plus adulte, ça change tout !

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Jagasaki est un flic de quartier qui mène une vie assez monotone. La plupart des gens lui marchent dessus et ne le respectent pas, du coup il rêve de les descendre… sans jamais passer à l’acte. Puis un beau jour, une pluie de grenouille s’abat sur la ville et va transformer les gens en détraqués, des espèces de monstres qui exacerbent les sentiments violents de leurs victimes. Un hibou bizarre du nom de Doku va expliquer les nouvelles règles du jeu à Jagasaki, qui semble être une sorte d’élu (achevez-moi). Lui aussi est d’ailleurs infecté par un têtard de détraqué (pitié…), ce qui explique qu’il puisse contenir et ralentir sa transformation (bah tiens c’est pratique). Comme ça ne suffira pas, il doit ingérer les crottes du hibou (ACHEVEZ-MOI) produites après qu’il ait mangé l’une des grenouilles qui infectait un corps. Corps que Jagasaki a tué, bien entendu.
Voilà voilà.
Alors je sais que souvent, quand on pense Japon, on imagine cet aspect what the fuck et je n’ai aucun problème avec ça mais… Sérieusement ? Selon moi, rien ne fonctionne dans cette intrigue qui exploite des poncifs vus et revus dans le genre en proposant un héros franchement pas très crédible. Il passe à l’acte d’un coup alors qu’il se retient depuis longtemps et n’inspire pas une once de compassion. Son seul atout de Jagaaan à mes yeux est son esthétique. Le dessinateur maîtrise très bien l’aspect horreur et émotion qu’on décrypte sans problèmes sur les visages. Si le style graphique n’est pas celui que je préfère, je ne peux pas nier le soin apporté à cette partie qui rend l’ambiance crédible à défaut du reste. Je ne suis pas mécontente d’avoir jugé par moi-même ce manga mais il est certain que je ne vais pas lire la suite, même si les trois premiers volumes sont gratuits en numérique.

Black Butler compte parmi mes sagas favorites que j’ai commencé il y a une éternité et la seule série longue dont je continue à acheter les tomes sans une hésitation. Mais en relisant le premier je dois avouer que je lui ai trouvé plusieurs défauts. C’est clairement un volume d’introduction qui laisse perplexe pendant les deux tiers de la lecture : qui est cet enfant ? Qui est ce majordome à qui rien ne semble résister et qui a plus que probablement des pouvoirs surnaturels pour gérer à ce point? Quel intérêt de nous raconter par le menu sa journée de travail et comment il a rattrapé les conneries des trois autres membres complètement inutiles du personnel ? Yana Toboso pose les bases de son univers avec une certaine maladresse et les chapitres s’enchaînent avec un rythme qui laisse parfois à désirer.
Pourtant…
Il y a ce dessin, qui clôture le chapitre deux ou trois. Celui où on voit le vrai sourire de Sebastian et où on comprend que ouais, clairement, ce mec est hyper louche et pas dans le bon sens du terme. Où on comprend aussi que ce ton humoristique british un peu what the fuck cache quelque chose. Je me rappelle, à l’époque, avoir eu envie de savoir quoi en partie parce que j’ai été conquise par le trait de Yana Toboso (je suis superficielle, tu peux me juger). J’ai donc acheté la suite pour ne plus jamais arrêter.
Dans le tome 2 commence l’arc classique de toute histoire londonienne du 19e siècle à savoir Jack l’Éventreur. Si j’avais entamé le manga maintenant, aucun doute, j’aurais abandonné en roulant des yeux très fort avant de balancer le manga dans un coin. Enfin… Peut-être pas. Parce qu’on commence à prendre conscience d’à quel point Sebastian est retord, d’à quel point sa relation avec Ciel est malsaine. Puis on découvre aussi de nouveaux personnages iconiques : L’Undertaker et Grell. Et enfin, la réécriture de la légende mainte fois usitée jusqu’à la corde est plutôt bien trouvée. Dans l’ensemble, j’adhère. Cet arc court sur les tomes 2 et 3. À la fin de ce dernier, on voit apparaître Agni et le Prince et ça m’a surprise car dans mes souvenirs, ça venait plus tard. Mais une bonne surprise, rassurez-vous…
Donc concrètement, Black Butler, c’est génial. Toutefois, si vous commencez la saga aujourd’hui, gardez à l’esprit que ça se bonifie clairement avec le temps. Autant l’histoire, l’intrigue, le rythme que la traduction française qui manquait quand même un peu de relecture sur les répétitions à l’époque…

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Quelques mots au sujet de cette saga dont j’ai souvent entendu parler chez l’ami Otaku mais qui ne m’attirait pas parce que son concept d’animaux humanoïdes… Meh. Pourtant, quand j’ai vu l’animé sur Netflix qui comptait douze épisodes et l’enthousiasme de certains je me suis dit que j’allais tenter l’aventure.
Oh.
Mon.
Dieu.
J’étais pas prête pour la claque que je me suis prise. L’animé couvre les six premiers tomes (il s’arrête +- à la moitié du 6) et la première chose que je fais quand ma librairie rouvre c’est d’aller acheter le tome 6 et tous les suivants. J’ai adoré ce manga d’une profondeur inattendue. L’intrigue prend place dans une école où les herbivores et les carnivores cohabitent. Un meurtre est commis sur un herbivore, c’est clairement l’œuvre d’un carnivore, mais lequel? C’est sur ce fond qu’on rencontre Legochi, un loup gris un peu gauche qui lutte contre ses instincts de prédateur et a de plus en plus de mal. Il appartient au club de théâtre comme régisseur technique et est le héros de cette histoire. Il est absolument fascinant, crédible, intense. Ses interactions avec le personnage de Louis provoquent des frissons et sa relation avec Haru est superbe. Pour ne rien gâcher, cette série traite de nombreux thèmes comme la discrimination, la difficulté de respecter les règles du vivre ensemble quand elles vont contre notre nature,… C’est une magnifique métaphore sur notre propre société qui nous met le nez dans nos travers. Je ne peux que vous recommander de jeter un œil à cet animé (ou à lire le premier tome si vous préférez) sur lequel je ne vais pas manquer de revenir à l’avenir. Personnellement, j’ai binge-watché les douze épisodes d’un coup en une soirée, ce qui ne m’était plus arrivé depuis une éternité. C’est dire à quel point ça vaut le coup.

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois !
Et vous, vous (re)lisez quoi en ce moment ? 🙂

À l’ombre du Japon #7 {Noragami #4, Otaku Otaku #1, Parasites amoureux #1, One Piece #1 & #2}

Bonjour à tous !
C’est l’heure d’un nouveau rendez-vous manga qui a mis un peu de temps à arriver. Avec le confinement, je n’ai pas pu me procurer toutes les nouveautés que j’espérais. J’attends pour ça la réouverture de ma librairie préférée et je refuse de commander en ligne, histoire de les soutenir à ma mesure quand elle pourra reprendre son activité. Du coup, j’ai décidé de relire d’anciennes séries comme vous l’avez peut-être constaté dans le titre, ce qui m’a permis d’avoir assez de matière pour vous concocter un petit article.

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Ce tome reste dans la continuité qualitative des précédents. Il nous permet d’en apprendre davantage sur Bishamon et sur sa situation avec ses shikis. On découvre aussi davantage d’informations sur les manigances de Nora.. À l’instar des trois premiers, ce volume est bien rythmé entre émotions et révélations. L’auteur n’en fait pas trop, l’équilibre est nickel. J’ai hâte de dévorer la suite ! Je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir commencé cette série plus tôt.

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En règle générale, je ne suis pas du tout attirée par un manga qui parle d’amour ou de relations amoureuses mais ma libraire m’a chaudement recommandé la lecture de ce titre. J’ai bien fait de l’écouter ! Otaku Otaku est un titre construit comme une série de scènes courtes avec un équilibre maîtrisé entre l’aspect comique et le côté plus sérieux. Narumi et Hirotaka ont 26 ans, sont amis d’enfance… et sont deux otakus ! Un soir, Narumi, saoule, désespère que sa condition d’otaku l’empêche de trouver un copain. Hirotaka lui propose de sortir avec lui et leur relation commence aussi simplement que ça. Les deux personnages sont attachants chacun à leur manière et je n’ai eu aucun mal à m’identifier à eux. Un autre point important à souligner, c’est le respect de l’auteur pour la condition d’otaku. On ne sent pas de réel jugement si ce n’est celui des autres, au sein du manga, et des difficultés que peuvent rencontrer les personnages à être ainsi au Japon. C’est clairement une œuvre bienveillante et intelligente dont j’ai très hâte de découvrir la suite ! Pour ne rien gâcher, le dessin est soigné et pas shojo pour un sou, ce qui est une très bonne chose pour moi.

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Kengo Kosaka est chômeur et Hijiri Sanagi une lycéenne qui ne va plus en cours. Un homme mystérieux fait chanter Kosaka pour qu’il devienne l’ami de Sanagi et lui fournisse des renseignements à son sujet. Pour cette raison, ils vont se rapprocher, apprendre à se connaître et découvrir les TOCs dont chacun souffre. J’ai beaucoup aimé la douceur et la mise en place de ce premier volume. Je trouvais l’histoire crédible et belle, ça aurait été un coup de cœur… sans les trois dernières pages qui transforment Parasites Amoureux en une espèce de science-fiction bizarre à base de parasite qui contrôle les émotions avec un cliffhanger forcé et si mal amené que ça en devient ridicule. J’ai eu vraiment l’impression que l’éditeur a demandé un tome 2 subitement et que le scénariste a balancé la première idée qui lui est passé par la tête. Alors vous allez me dire, c’est dans le titre… Sauf que y’a une explication métaphorique du titre dans le manga du coup, un peu naïvement, je me suis laissée avoir. Je pense que je vais considérer Parasites amoureux comme un one-shot sur la manière dont on peut vivre avec des TOCs, en guérir et sur l’importance de l’empathie. Et je vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de décider d’amputer des œuvres, voilà. /PAN/

Confinement oblige, j’ai du me rabattre sur de vieilles séries et je me dis… quoi de mieux que One Piece en cette période trouble et un peu malsaine? Vous connaissez tous probablement l’histoire de Monkey D. Luffy, le garçon élastique qui rêve de devenir Seigneur des pirates et va pour cela rassembler un équipage hors du commun. J’ai retrouvé avec plaisir et surtout beaucoup de nostalgie les débuts de ce héros inégalable : son enfance où on apprend l’origine de son chapeau et de son désir de piraterie, sa rencontre avec Zorro et Nami, le premier combat d’envergure contre Baggy le Clown… Baggy quoi ! Quel personnage, franchement. Je me souviens que c’est lui qui, à l’époque, m’a fait adhérer au manga. Après, clairement, One Piece est un shōnen qui en respecte les codes à la lettre et qui a presque participé à la création des codes en question tant c’est une institution. Si je le lisais aujourd’hui, je crois que ça me gonflerait prodigieusement. Mais la nostalgie, les bons souvenirs et la certitude que ça gagne en maturité par la suite font que je préfère m’imprégner de la loyauté et de l’amitié mise en avant par Eiichiro Oda. Ça fait du bien un peu de beauté dans ce monde de brute. Vous assistez donc ici à un superbe exemple de poudre aux yeux et de mauvaise foi de ma part, je plaide coupable.

Et voilà c’est déjà terminé !
N’hésitez pas à me parler de vos dernières lectures mangas 🙂
Qu’est-ce que vous reliriez bien pendant ce confinement ?

À l’ombre du Japon #3 {Perfect Crime #9, La malédiction de Loki #3, Ice Pig #3, Shaman King #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #1 }

Bonjour à tous !
Nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. Au départ je ne voulais parler que des suites mais je me rends compte qu’écrire un avis complet sur un premier tome n’est pas forcément toujours pertinent. Du coup je pense que mes avis mangas se retrouveront systématiquement dans cette rubrique, sauf exception.

Alors accrochez-vous parce que dans cet épisode, il y a quand même pas mal de déceptions. Heureusement, les lectures récentes rattrapent le coup mais les séries longues souffrent un peu.

J’en profite pour vous annoncer qu’il s’agit du 500e article publié sur le blog ♥ Saké pour tout le monde !

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Perfect Crime est une série que j’appréciais beaucoup mais qui commence à me lasser par la lenteur de l’action et les « je te cherche moi non plus » à n’en plus finir, sans parler des meurtres qui se déroulent toujours selon le même schéma. Je l’ai particulièrement ressenti dans ce tome-ci qui reprend les ingrédients des précédents mais sans laisser une impression durable, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Je me rends compte que si je ne lis pas la suite, ça ne me manquera pas spécialement donc je vais voir ce que je décide au moment de la sortie du tome 10. Comprenons-nous : c’est un chouette manga avec un concept sympa mais il ne se renouvèle pas assez pour moi.

9
J’apprécie toujours autant le chara-design et l’univers (bien que cette couverture-ci soit largement en dessous des deux premières) pourtant ce tome m’a laissé un sentiment de transition. Nécessaire mais pas forcément inoubliable. J’ai tout de même envie de lire la suite car ça reste une série très prometteuse au concept fort et au héros attachant. J’ai immédiatement ressenti une grande empathie pour le personnage de Loki et j’ai envie de voir où l’intrigue va nous mener.

10
Encore une série dont le concept de base me parlait bien mais qui s’essouffle rapidement, plus vite encore que Perfect Crime. J’ai lu ce tome 3 d’Ice Pig sans m’ennuyer mais sans réellement me sentir concernée non plus par son contenu. Un peu comme quand on regarde une série d’un œil à la télévision en faisant autre chose en même temps. Je ne pense pas la continuer. Dommage parce qu’il y avait du potentiel !

6
Shaman King et moi, c’est une longue histoire (attention, ceci est un moment #mavie). Quand j’étais petite, l’animé passait à la télévision et j’étais ultra fan. Pas moyen de rater un épisode, c’était le drame de ma vie et si je ne chantais pas le générique, j’étais trop malheureuse. Du coup, quand j’ai appris que Kana rééditait le manga en édition star et qu’en plus ils publiaient la vraie fin… J’ai eu très envie de me lancer. L’édition star, pour vous situer, c’est en fait la réédition des tomes deux par deux. Celle-ci contient donc le volume 1 ainsi que le volume 2. Selon Kana, l’auteur a retravaillé ses planches, fort de son expérience mais je dois avouer que j’ai quand même trouvé le dessin un peu vieille école (ce qui n’est pas un mal, c’est juste que moi, j’aime moins) et que les combats manquent d’aboutissement. Je pense que si la nostalgie n’avait pas joué son rôle, j’aurai été déçue par ma lecture mais je ressens quand même l’envie de continuer parce que l’histoire me plait, ainsi que les personnages.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, Yoh Asakura est un jeune shaman qui s’entraine pour participer à une compétition vouée à désigner le roi des shamans. Un shonen dans toute sa splendeur, on ne va pas se mentir, mais ce qui est fun avec le personnage de Yoh c’est qu’il est assez fainéant et que s’il veut devenir roi des shamans, c’est pour pouvoir glander sans se prendre la tête. Outre ça, il a un grand cœur et est très attachant ! Même si mon crush quand j’étais plus jeune c’était son frère, Hao (me jugez pas ->).

8
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est un manga qui m’a frappé quand je l’ai vu dans les rayons de ma librairie parce que… Bah sans déconner, rien que le titre est hyper accrocheur non? On se demande immédiatement de quoi ça parle, comment les auteurs ont développé ce concept. Mon libraire me l’a conseillé en me confirmant que c’était fun et j’avais envie d’une histoire comme celle-là. Du coup, si vite acheté, si vite lu et sans aucun regret.
De quoi ça parle? Letty est un jeune dragon maladroit, peureux et pas très puissant qui se fait jeter hors de chez lui par ses parents après avoir échoué à protéger un œuf. Il doit donc se trouver un endroit pour vivre, aspirant à la paix et à la sécurité. Sauf que tout le monde a envie de tuer un dragon, histoire de récupérer ses morceaux et de les revendre à prix d’or. La quête de Letty n’est pas de tout repos… Heureusement, il va rencontrer Dearia, l’elfe architecte / agent immobilier. Il s’agit d’un manga plein d’humour sans que ça devienne lourd. Le personnage de Letty est terriblement attachant et sur un plan graphique, c’est vraiment très réussi. Les adeptes de jeu de rôles y retrouveront plein de clins d’œil (les classes, les caractéristiques, les objectifs de quête, les donjons, etc.). C’est un bon divertissement sans prise de tête et bien réalisé. J’adhère et je compte lire la suite !

Et voilà c’est déjà terminé ! J’espère que vous avez pris plaisir à lire mes courts retours sur mes derniers mangas en date.

N’hésitez pas à me parler des titres que vous avez lu récemment, je suis toujours en recherche de nouveautés sympas 🙂

À l’ombre du Japon #1 {Reine d’Égypte #6, Teacher Killer #2, Berserk #3 & #4, Black Butler #28}

Bonjour à tous !

Je procrastine depuis longtemps (ça va devenir mon slogan…) sur la création d’une rubrique de ce type (j’assume ce titre, si si) concernant les mangas. J’ai tendance à chroniquer le premier tome d’une série quand je la juge prometteuse mais j’ai du mal à évoquer les suites pour deux raisons. La première, j’ai l’impression de me répéter (et j’aime pas ça) et la seconde, c’est que ça donne des articles vraiment trop courts. Donc j’ai décidé d’enfin (sortez les confettis) mettre en place un article qui regroupera plusieurs brefs avis sur les tomes suivants des sagas que je lis.

Notez que pour combattre le divulgâchage (si si, c’est beau non?), les informations à risque seront dissimulées comme d’habitude par une écriture en blanc que vous pourrez découvrir en surlignant.

10
Ce volume s’étend sur plusieurs années et marque un tournant dans l’évolution d’Hatchepsout. Un nouveau personnage entre en scène à point nommé pour l’aider à développer le commerce égyptien. Pour rappel, c’est l’idée phare de la reine afin d’arrêter les guerres et d’unifier l’empire par autre chose que le sang. On n’a aucune nouvelle de son fils jusqu’aux dernières pages du volume qui laisse présager une suite plus sanglante.
Comme à chaque fois, j’ai été passionnée par ma lecture et par le personnage d’Hatchepsout, cette femme pharaon qui doit se battre contre les préjugés liés à son sexe et sans arrêt prouver sa valeur. Sans compter les sacrifices que cela implique… Franchement, j’ai été révoltée pendant ma lecture. J’ai hâte de lire la suite !

12
Le pitch de base: Riko a perdu ses parents, assassinés par Mr Satou qui est aussi son enseignant. Mr Satou est un tueur de tueurs, Riko lui demande de lui apprendre son art afin qu’elle soit capable de le tuer un jour. Ouais, déjà le concept de base est bien barré : j’adore ! Dans ce tome, on apprend la vérité sur la mort des parents de Riko et deux nouveaux personnages entrent en scène. J’avoue sur le coup… J’ai freiné des quatre fers. Pas moyen, triangle amoureux en vue HELP ! Finalement, j’ai été rassurée par le mot de l’auteur à la fin qui n’a pas honte d’affirmer haut et fort son envie de pervertir les codes de la romance en les adaptant à la situation de son manga. Franchement, c’est plutôt malin et j’adore. Je vais donc continuer cette saga avec entrain.

Aaaah Berserk. C’est compliqué. Je suis complètement allergique au chara-design mais mon petit frère me harcèle pour que je continue de lire. Littéralement. Les suites apparaissent sur ma table de nuit avec des mots dessus style : LIS ! J’vous jure. Du coup, je fais de gros efforts pour passer outre et je dois avouer que tout l’aspect « passé » de Gutz est plutôt intéressant. Pas de quoi tout lâcher pour lire les quarante tomes d’une traite toutefois mais allez, je lui laisse encore sa chance pour deux volumes.

16
Gros gros grooooos coup de cœur pour ce manga depuis des années. Dans le tome précédent, on a appris la vérité sur le pacte qui lie Ciel et Sebastian. Ici, on découvre les conséquences avec la réapparition du frère jumeau et l’éviction de l’imposteur. Ce frère, il lui manque une case et si je n’étais pas trop convaincue sur le tome d’avant, je le suis davantage désormais. J’ai failli perdre la foi, honte sur moi. Je hâte de lire leur affrontement mais ça risque de prendre encore un peu de temps puisque la publication française a rattrapé celle du Japon. Une saga incontournable selon moi qui appartient à mon top 3 des meilleurs mangas de tous les temps.

Et voilà, c’est déjà terminé 🙂
N’hésitez pas à me donner vos avis sur les séries dont je parle ici ♥

From End, le prix de la liberté #1 – Shimokitazawa Mitsuo

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From End est le premier tome d’une trilogie manga scénarisée et dessinée par la mangaka Shimokitazawa Mitsuo. Publié chez Kana dans la collection Big Kana, vous trouverez ce shojo au prix de 6.85 euros.

From End raconte l’histoire de Shinomiya Rui, une jeune enseignante dynamique et motivée qui prend soin de ses élèves et est très populaire auprès d’eux. Elle s’inquiète particulièrement pour Hayase, solitaire qui lit beaucoup. Un soir, on l’appelle pour la prévenir que cet élève a commis un vol à l’étalage. Rui rencontre alors le père de son élève… qui l’a sexuellement abusée du temps où elle était au lycée, en plus d’avoir été son prof. Le cauchemar recommence et comme elle ne veut pas abandonner Hayase à son sort (lui aussi est devenu la victime de cet homme), elle va lui proposer un plan osé supposé leur apporter la liberté.

Ce manga est classé comme un shojo mais c’est un shojo différent de l’idée qu’on se fait habituellement du genre. Il ne parle pas d’une histoire d’amour sur fond d’école et n’est pas du tout naïf ni niais. Je pense que j’ai une image tronquée de ce genre puisque finalement, shojo signifie que le public de destination est féminin et jeune. Ce manga est toutefois conseillé à un lectorat de plus de 14 ans sur manga news, du coup… Perplexe je suis ? Je pense qu’il se classe à la frontière des genres et des publics. Attention donc car le contenu est assez malsain, du moins sur un plan psychologique. Parce que From End parle d’abus sexuels, subis par des jeunes au sein de leur famille puis du chantage exercé par une personne de confiance ou supposée l’être. Je pense, compte tenu de la censure sur certaines scènes, que le but n’est pas l’exposition dérangeante limite morbide (coucou DeadTube) mais bien l’évocation d’un fait social et la façon appropriée d’y réagir. Donc pas du tout celle choisie par les protagonistes. Vraiment pas.

Du shojo classique, toutefois, From End hérite du chara-design avec des graphismes fins et axés sur les émotions, ce qui est assez perturbant en soi mais contribue à la force évocatrice du manga.

Pour résumer, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce premier tome très prometteur. Série courte finie en trois volumes, From End évoque des thématiques difficiles (abus sexuels par des proches, comment s’en protéger, réagir) mais importantes à travers un thriller psychologique qui gère bien son suspens autour du motif « vengeance ». L’ambiance malsaine est renforcée par un chara-design très fin qui rappelle les codes graphiques du shojo. Le tout fonctionne vraiment bien et je n’ai qu’une seule hâte: découvrir la suite !

Fool’s Paradise #1 -Ninjyamu et Misao

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Fool’s Paradise
est une série en 4 tomes dessinée par Misao et scénarisée par Ninjyamu. Éditée chez Kana dans la collection dark kana, il s’agit d’un thriller couplé à une critique sociale. Je me propose ici de vous parler du premier tome.

Fool’s Paradise raconte l’histoire d’une idole prénommée Sela Hiiragi. Pendant un concert, une bombe explose sur scène et elle perd l’usage de sa jambe. Décidée à ne pas laisser cet évènement bousiller sa carrière, elle commence une rééducation intensive afin de pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture des J.O. trois mois plus tard. L’histoire de cette jeune fille a profondément bouleversé les japonais, au point que les gens ont des réactions assez extrêmes envers ceux qui critiquent Sela. Peut-être trop extrêmes? Son tuteur commence à se poser des questions mais hélas, il est probablement déjà trop tard pour éradiquer ce phénomène.

Le pitch peut paraître surprenant pour un manga que je qualifie de thriller. Le premier tiers de ce tome est un peu lent, très descriptif, il prend son temps. Mais plus on avance et plus c’est l’escalade en terme d’action et surtout de violence. Le lecteur ne manquera pas de froncer les sourcils à plusieurs reprises, surpris par le contenu de ce qu’il est en train de lire. Il se dira que le mangaka a peut-être un peu exagéré les réactions des gens, cherchera à trouver tout un tas d’excuses, avant de se rendre compte que ça pourrait très bien arriver, même dans notre réalité. Oui, c’est l’instant cynisme.

Difficile de dire si ce manga contient des éléments fantastiques ou si les auteurs ont une vision profondément négative de l’être humain. Dans un cas comme dans l’autre, tous les ingrédients sont réunis pour une recette efficace: l’intrigue est complexe mais compréhensible, des indices sont disséminés dans le récit et posent les bases d’un scénario prometteur, les personnages sont clairement identifiables… Et ça, c’est génial ! Trop souvent ces derniers temps, je trouve que certains personnages au sein d’un même titre se ressemblent trop au point que ça devient difficile de les distinguer. Ce n’est pas du tout le cas dans Fool’s Paradise et je salue le trait de Misao qui ne manque pas de caractère.

Fool’s Paradise aborde des thèmes très actuels, comme le danger de l’idolâtrie, l’influence des groupes (sociaux, je précise) sur un individu, les dérapages lors d’évènements populaires. On ne peut pas s’empêcher, en tant qu’occidental, de faire des parallèles avec les attentats que nous avons pu connaître même si dans le cadre de la diégèse du manga, il ne s’agit pas de terrorisme religieux. Pourtant, il est probable que cela vous touche aussi en tant que lecteur et vous aide à vous immerger dans le climat de fond du manga.

Séduite par ce titre et surtout très intriguée, je ne saurai que trop vous recommander de découvrir cette saga prometteuse qui a l’avantage d’être terminée sur quatre tomes. Kana privilégie de plus en plus les séries courtes et, pour ma part, c’est un choix que j’apprécie ! À lire donc 🙂