Premières lignes #3

Bonjour tout le monde et bon dimanche à tous !
Qui dit dimanche dit « premières lignes » le rendez-vous hebdomadaire créé par Ma Lecturothèque !

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler à nouveau d’urban fantasy, en partie parce que j’ai lu un article très intéressant sur le sujet hier (que vous pourrez retrouver sur Monde-Fantasy !) mais aussi parce que la foire du livre de Bruxelles approche et que je compte y acheter la suite. Il s’agit du tome 1 de la saga Kayla Marchal, publiée aux éditions du Chat Noir et écrit par l’auteure française Estelle Vagner. Sans compter que c’est une des lectures de ma PAL pour le #PIF2018 alors allions l’utile à l’agréable 🙂

J’ai déjà chroniqué ce livre sur le blog, je vous remets le lien pour vous rafraîchir la mémoire. Je l’ai lu au mois de juillet, à une période assez difficile pour moi puisque j’étais engagée dans un job étudiant qui ne me convenait pas du tout, dans des conditions qui me déprimaient profondément. Même si j’ai tenu bon, cette lecture m’y a aidée. J’ai dévoré le premier tome en deux jours, je lisais même en marchant dans la rue et pendant ma pause, pour avancer. Ce livre n’a pas toujours eu de bonnes chroniques et je trouve que par moment, ça tient de la mauvaise foi. On reproche par exemple souvent à l’héroïne d’être bourrée d’hormones mais l’auteure le justifie par son âge et par sa nature, ce n’est donc pas « gratuit » ni illogique, comme on a tendance à l’affirmer. Pour moi, Kayla Marchal c’est un peu comme Rebecca Kean en version Young Adult. D’ailleurs, on sent l’influence de Cassandra O’Donnell sur cette saga. Même si elle suit les codes du genre, je la recommande vraiment parce que je me suis attachée à cette héroïne et que j’ai trouvé l’univers développé tout autour vraiment intéressant.

Voici la 4e de couverture:
« Ironique destin que d’être née morphe… sans forme animale. Source de honte pour sa famille, Kayla Marchal, petite fille de l’alpha, est également considérée comme le maillon faible de la meute de la Vallée Noire. Aussi en est-elle chassée, elle qui n’a jamais mis un pied hors du territoire.
Alors qu’elle commence à goûter à la liberté et à s’intégrer au sein d’un autre clan, les vrais problèmes commencent. Mais déjà trahie une fois par sa meute d’origine, à qui pourrait-elle se fier ? À Ian, le loup aussi beau qu’insupportable ? À Max, le renard au passé mystérieux ? Ou à Jeremiah, l’irrésistible humain ?
Et ce fichu karma qui la prive de forme animale continue à se moquer d’elle, car tout le monde autour d’elle semble, porter un masque… Inaptitude du passé et problèmes du présent vont venir, main dans la main, perturber la jeune morphe, avec des liens qu’elle était loin de pouvoir soupçonner. »

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Voici les premières lignes:
« Voilà plus de deux heures que je roule droit devant moi, sans savoir où aller. Mais je m’en moque. Tout ce que je désire, c’est m’éloigner le plus vite possible de la meute et de mes montagnes. Bref, de tout ce que j’ai toujours connu. La douleur qui me broyait la poitrine quand Grand-père m’a mise à la porte de chez lui a disparu. Ça peut être une bonne chose, au premier abord, cependant le vide qui l’a remplacée m’inquiète bien plus. En tant que morphe, tout est amplifié : colère, faim, protection, survie, reproduction… Rien de bien compliqué là-dedans, toutefois, c’est toujours intense. Alors que là, rien. Que dalle. En temps normal, je me donne beaucoup de mal pour contrôler mon instinct animal mais, pour le coup, j’aimerais bien qu’il revienne. Tout serait mieux que ce néant.
Le voyant de la réserve d’essence s’allume, accompagné d’un bip agressif. Je m’arrête à la première station que je croise. Isolée, déserte et avec un néon sur le point de s’écraser au sol pour seule lumière, elle me fait penser à mon cœur. À l’abandon.
Eh oui, il m’arrive de faire dans le mélo…
Je gare la Jeep et commence à la rassasier. Il faut dire qu’elle consomme beaucoup… Elle n’est pas vraiment faite pour avaler les kilomètres, plutôt les chemins forestiers. Mais je l’adore. Enfin, je l’adorais. Aujourd’hui, je m’en fiche. Dire qu’hier encore, le simple fait de m’installer au volant me faisait sourire à m’en faire mal aux joues.
Une voiture fait son apparition. La caisse tout entière vibre au rythme des basses d’une musique trop forte qui détourne mon attention. Elle se gare à la seule autre pompe disponible et recrache quatre mini-caïds. De gros durs, à coup sûr. D’à peu près ma taille, épais comme mon petit doigt et encore boutonneux, ils se déplacent comme si tout autour d’eux devait trembler – ce qui était le cas, jusqu’à ce qu’ils aient coupé la musique. Je jette tout de même un regard au néon, pour m’assurer qu’il survivra.
— Salut chérie, me lance le plus grand en me détaillant.
Super… »

Baston, action, humour et sentiments sont au rendez-vous dans cette série à l’intrigue prometteuse dont j’ai hâte de lire la suite. Notez qu’elle a reçu le Prix Imaginales des Lycéens en 2017 ! La connaissez-vous? Aimez-vous l’urban fantasy? Dites-moi tout 🙂

 

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