À l’ombre du Japon #30 { Beastars #14 ; Sayonara miniskirt #2 ; derrière le ciel gris #2 }

Ohayô minasan !

Nous voici déjà de retour pour un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon qui va évoquer des suites et quelles suites ! Du très bon voir de l’excellent pour les titres concernés mais ce n’est pas une très grande surprise quand on voit Beastars dans le lot, n’est-ce pas ? Pourtant, un titre a moins réussi à me convaincre malgré un excellent premier tome et de lourdes attentes à son sujet…

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Commençons par le tome 14 du manga de Paru Itagaki, publié chez Ki-oon qui signe ENFIN le retour de Haru sur le devant de la scène. Même si les tomes précédents ne manquaient ni d’enjeux ni d’intérêt, je regrettais que la relation entre Legoshi et elle soit mise de côté. Comme si Paru Itagaki avait entendu ma prière, voilà qu’elle consacre une bonne partie de ce volume à développer un nouveau prisme de leur relation qui colle des frissons, surtout la scène dans la boucherie (les lecteurs comprendront, je ne veux pas divulgâcher pour les autres parce que franchement… waw). Mais ce n’est pas tout puisque ce volume permet également la rencontre de Legoshi avec le Beastars actuel, Yahya, qui est assez terrifiant puisqu’il inverse les rôles habituellement dévolus aux herbis et aux carnis rien qu’à sa manière de faire pousser des carottes…

Une fois de plus, la mangaka démontre son talent pour enrichir son univers en proposant un tome sans temps morts qui n’oublie aucun élément en route. Cette maîtrise narrative est bluffante et le manga multiplie les scènes clés, les scènes chocs, pour devenir un vrai petit bijou à la hauteur des volumes précédents. Je n’ai qu’une hâte : lire le tome 15 !

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Souvenez-vous, j’avais consacré un article entier au premier tome de Sayonara Miniskirt et cet article datait déjà du mois de septembre 2020. J’y parlais de la manière dont la femme se définit au 21e siècle, du rapport au corps et la façon dont la société le considère, la pression qui s’exerce sur les femmes, sur leur être, leur paraître, ainsi que le harcèlement et le commerce de rêve / fantasme du monde des idols. Je trouvais la mise en place très réussie et inspirée, j’avais donc grand hâte de découvrir la suite. Je n’ai pas été déçue !

Déjà, le volume s’ouvre sur un rappel bienvenu des personnages et un résumé de l’intrigue (tout comme Beastars d’ailleurs) ce qui permet d’entamer la lecture avec les idées claires. À la fin du premier tome, Nina avait accepté de monter en voiture avec Hikaru, montrant ainsi sa confiance en lui alors même que des soupçons pesaient quant au fait qu’il soit son harceleur. Ce tome va davantage se concentrer sur le personnage de Miku Nagasu dont j’ai déjà pu parler précédemment en ces termes : Ce personnage est ambigu et m’inspire un profond sentiment de pitié car très clairement, Miku incarne la construction sociale dans laquelle beaucoup de filles / de femmes sont enfermées. Cette réflexion se révèle d’autant plus vraie ici que Miku se positionne comme une petite garce jalouse de la relation naissante entre Nina et Hikaru. Si bien que quand des preuves d’un harcèlement envers elle sont révélées, on a du mal à y croire et on songe directement à une espèce de plan machiavélique de sa part. Aoi Makino a bien joué son coup ici car les rebondissements s’enchaînent, les questions se multiplient, l’intérêt est maintenu sur l’intrigue puisque rien n’est réellement résolu ici. Tout fonctionne au point de vouloir enchaîner directement sur le troisième tome.

La seule chose qui m’effraie un peu c’est la toute fin du tome car j’ai peur qu’on tombe dans le drama lycéen classique et que la problématique de départ, si importante et parlante, soit éclipsée par cela. Néanmoins, je dois dire que ces éléments sont amenés correctement et l’évolution du personnage de Nina reste très cohérente. C’est un plaisir !

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J’avais parlé du premier tome au mois de mars 2020 lors de sa sortie et ç’avait été un gros coup de cœur. Quasiment une année s’est écoulée depuis ma lecture et j’avoue que le concept n’était plus très frais dans mon esprit. À nouveau, je dois déplorer l’absence d’un rappel en début de tome… Ce serait vraiment bien que tous les éditeurs systématisent sa présence. Toutefois, j’avais ma chronique sous la main alors ce n’était qu’un moindre mal. Je me suis lancée dans cette suite en espérant retrouver les qualités du premier volume et si ça a été le cas pour l’ambiance et pour le chara-design, je dois malheureusement avouer que l’intrigue piétine, tourne en rond et que mon intérêt n’a pas du tout été maintenu.

C’est le souci quand on se lance dans une histoire comme celle-là où tout tourne autour du meurtre et de qui va tuer qui, d’autant plus quand il y a une date limite pour agir avant de se condamner soi-même. En effet, si Kumorizora n’exécute pas sa cible en faisant passer ça pour un suicide dans les plus bref délais, il perdra ses pouvoirs, comme ce fut le cas pour Aozora (la cible en question) avant lui et deviendra donc probablement une cible à son tour. Un troisième protagoniste commence d’ailleurs à le contrôler au bout d’un moment, pendant que Kumizora est occupé à essayer de rendre à Aozora le goût à la vie, afin que sa mort ait un intérêt pour lui. Le principe de base reste assez malsain, le chara-design reste maîtrisé sur les émotions mais on s’ennuie, sincèrement. Les retournements de situation n’ont pas de réel impact parce qu’ils sont trop gros et ça tire trop en longueur. Ç’aurait pu être un magnifique one-shot, dommage ! À moins que la série se termine sur le tome suivant, je ne pense pas poursuivre ma découverte.

D’autres avis : pas encore à ma connaissance.

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois ! J’espère que ça vous a plu, n’hésitez pas à me donner votre avis sur ces tomes ou ces séries si vous avez eu l’occasion de les lire 🙂

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)