La Magie de Paris #3 Ici et Ailleurs – Olivier Gay

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La Magie de Paris est une trilogie d’urban fantasy écrite par l’auteur français Olivier Gay et éditée chez Castelmore au prix de 14.90 euros le tome. Ce troisième tome, intitulé « Ici et ailleurs » complète la saga.
Ce livre entre dans le cadre du challenge s4f3 organisé par Albédo !

Souvenez-vous, je vous avais déjà parlé de cette saga ! Le premier tome « Le Cœur et le Sabre » a été un coup de cœur justement. Je me suis immédiatement identifiée à Chloé, l’héroïne, et je trouvais l’univers très prometteur. Le second tome « Le Calme et la Tempête » a confirmé mon ressenti. Du coup, j’entamais le troisième opus avec une totale confiance. Et je n’ai pas (trop) été déçue !

Dans ce troisième tome « Ici et Ailleurs » l’action s’enchaîne très (trop ?) vite, surtout à la fin. Chloé, Thomas, David, Cassandre et Nour se retrouvent dans le monde derrière la Faille et toutes leurs certitudes vont être remises en question. L’auteur éclaircit les dernières zones d’ombre autour de l’univers et propose un opus un peu plus sombre dans le traitement de l’intrigue. Ça bouge tout le temps, on retrouve de la torture, des morts violentes, même une ébauche de rapport sexuel, ce qui offre un roman pour adolescent résolument plus… Adulte, ironiquement? Si j’ai trouvé le rythme parfois trop rapide et certains éléments trop peu approfondis, j’ai été satisfaite par le déroulement de ce troisième tome puisque je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en le lisant.

L’univers créé par Olivier Gay est assez riche et inspiré. Découvrir ce qui se cachait derrière les Failles a été une bonne surprise et a souvent prêté à sourire, même si ça ne révolutionne pas le genre.

J’ai, hélas, ressenti un goût de trop peu. Si Chloé est fidèle à elle-même, les personnages qui gravitent autour m’ont donné une impression de superficialité qui n’était pas présente dans les deux autres tomes. Je me suis sentie moins immergée même si j’ai apprécié l’évolution de sa relation avec Thomas et avec David. Au final, l’auteur a pris une direction vraiment intéressante et n’a pas cédé à la facilité. C’est dommage qu’il n’ait pas écrit une cinquantaine de pages supplémentaires, pour prendre le temps de poser un affrontement final un peu moins « facile », je crois que ça aurait fait toute la différence.

Globalement, ce troisième tome est davantage un bon divertissement qu’un réel coup de cœur. Il offre une conclusion à une saga qui commençait très bien et qui s’est malheureusement un peu essoufflée. Peut-être que deux tomes auraient pu suffire? Il ne reste pas moins qu’Olivier Gay signe une bonne trilogie à destination d’un public ado / jeune adulte, bourrée de références pop-culture et d’action dans un Paris contemporain mais teinté de magie (au sens propre !). Le personnage de Chloé vaut le détour et la façon dont l’auteur traite les relations entre ses personnages mérite d’être soulignée. Je recommande cette saga à tous les fans d’urban fantasy qui ont envie d’une bouffée d’air et d’un moment de détente addictif !

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La Magie de Paris #1 le Cœur et le Sabre – Olivier Gay

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La Magie de Paris est la nouvelle saga type « ado » de l’auteur Olivier Gay, dont je vous ai déjà parlé avec Les Épées de Glace. J’ai reçu ce premier tome en service presse de la part de Castelmore (via le site NetGalley) que je tiens à chaleureusement remercier pour leur confiance ! La sortie de ce roman est prévue pour le 18 octobre 2017 au prix de 14.90 euros.

Ce premier tome pose les bases d’un univers prometteur. Comme son titre l’indique, nous nous trouvons à Paris, un Paris contemporain du nôtre et nous rencontrons Chloé, une adolescente un peu comme les autres, avec ses réussites et ses problèmes. Elle a seize ans, est trop grande pour son âge, pratique l’escrime depuis qu’elle a huit ans et a la chance d’être sélectionnée pour les championnats régionaux. Alors qu’elle s’entraîne au gymnase le soir, elle assiste à une scène surréaliste: Thomas, un garçon plutôt introverti qui est dans la même classe qu’elle, se fait attaquer par une créature humanoïde (une Goule, comme on l’apprend plus tard). Plutôt que de se cacher, elle décide de l’aider et est gravement blessée dans l’aventure. Dans la panique, Thomas pratique alors un rituel interdit qui va lier Chloé à lui.. Parce que oui, Thomas est un mage.

Nous sommes donc dans un monde où la magie est présente, mais ne vous attendez pas à croiser des baguettes magiques ou des mages à la Fairy Tail. Ici, les incantations sont longues, poétiques (enfin euh…) pas toujours (jamais) pratiques en combat, et c’est la raison d’être des Chevaliers. Cela n’empêche pas le roman de contenir beaucoup d’action, bien maîtrisée. Les duels à l’épée sont immersifs, on sent que l’auteur s’y connait en escrime et peut-être pratique-t-il lui-même. Les références pop culture du roman sont présentes juste comme il faut, sans trop en abuser. Je trouve que Chloé sonne très vrai pour une adolescente et je me suis immédiatement identifiée à elle pour beaucoup de raisons. D’abord parce que je suis moi-même une fille très grande et que j’ai connu les moqueries liées à cet état. Ensuite parce qu’on a eu le même genre d’envies par rapport notamment à d’Artagnan (comment oublier ma première lecture de Dumas?) ce qui me la rend immédiatement sympathique. Heureusement, d’ailleurs, parce que La Magie de Paris est écrit à la première personne, c’est Chloé qui raconte elle-même ce qui lui arrive et c’est agréable de ne pas être confrontée à une héroïne casse-pied, une fille ultra-populaire ou super jolie vers qui tout le monde se retourne ou qui ne pense qu’aux mecs.

Outre la magie, les combats et les références bien placées, la Magie de Paris évoque aussi les situations familiales compliquées, les parents qui ne remplissent pas leur rôle, la nécessité de grandir trop tôt et trop vite, le tout avec justesse, sans jamais tomber dans le mélodrame inutile. Tout est bien dosé et on reconnait sans peine le talent de l’auteur.

Ce roman a beau être destiné à un public adolescent, il séduira sans problème des jeunes adultes ou même des personnes plus âgées pour ses nombreuses qualités. C’est un page-turner, difficile de le lâcher quand on l’a commencé (pour ma part, je l’ai fini en 24h puisque j’ai lu les premières pages hier) et on ne sent pas le temps passer pendant notre lecture. On arrive à la fin et on s’étonne d’avoir déjà avalé deux cents pages (201 pour être précise). Bref, je vous recommande chaudement ce roman car même si je préfère les œuvres plus adultes de l’auteur, celle-ci a de vraies qualités et conviendra à un public beaucoup plus large.