À l’ombre du Japon #28 { Black Butler : arc music-hall, coup de théâtre & flashback }

Ohayô minasan !
Comme vous le savez peut-être si vous suivez le blog avec assiduité, j’ai décidé de relire le manga Black Butler en 2020 et ce pour plusieurs raisons. Déjà, au premier confinement, je suis tombée à court de manga… Ensuite, l’arc actuellement en cours de publication me laissait perplexe et je voulais relire toute la série en possédant les informations qu’il contient pour voir si ça sortait vraiment de nulle part ou pas. Ainsi, je vous ai d’abord parlé des trois premiers tomes avant de m’arrêter sur le Prince Sôma et sur l’arc Noah’s Ark Circus pour continuer sur les meurtres au Manoir ainsi que sur le fameux Book of Atlantis. À partir de ce moment-là, j’ai cessé de regrouper les arcs par deux pour consacrer un article complet par arc puisque les suivants se révèlèrent plus dense. Je vous ai donc parlé du Weston College puis de Sieglinde Sarivan.

Cet article sera donc dédié à ce que je vais appeler « l’arc music-hall » qui introduit l’arc narratif en cours de publication puisque sa semi résolution va se conclure sur un coup de théâtre, un retournement de situation totalement inattendu qui, quand je l’ai lu pour la première fois, m’a franchement laissée à deux doigts de balancer le manga à l’autre bout de la pièce alors qu’on parle de ma saga favorite là… Vu où nous en sommes, il est évident que cet article contiendra des éléments d’intrigue. Vous êtes donc prévenus si vous choisissez de le lire !

Le retour des P4 et l’arrivée des idoles.
Souvenez-vous, dans l’arc du Weston College, j’ai évoqué quatre préfets pour chaque maison existante au sein de l’institution. Ces préfets ont été renvoyés à la fin de l’arc concerné puisqu’ils avaient commis un crime odieux, même s’ils avaient ce qu’on peut appeler de bonnes raisons / des circonstances atténuantes. On les retrouve ici en idoles, impossible d’utiliser un autre mot que celui-là puisque Yana Toboso s’amuse à transposer dans l’Angleterre victorienne ce concept japonais très contemporain. Les P4 deviennent un groupe de chanteurs et performeurs, les Stars Four, qui attirent en masse le public au sein du music-hall.

L’existence de cet endroit inquiète la Reine puisque les gens s’y rendent sans distinction de classe sociale, qu’on y sert gratuitement de la nourriture à tous et que sa fréquentation semble créer une addiction. C’est donc assez naturellement que le Noble du Mal (Ciel, pour ceux qui ne suivent pas) est dépêché sur place pour enquêter, d’autant plus qu’Elisabeth (la fiancée de Ciel) semble également tombée dans les filets de cette organisation.

Commence alors une enquête qui permet à la fois de découvrir les premiers balbutiements de la transfusion sanguine tout en montrant à quel point on peut facilement manipuler une foule quand on a la bonne méthode. Je me réjouis de voir ce que donnera l’adaptation animée, s’il y en a une, parce que les chansons risquent d’être géniales ! Bref, on se rend rapidement compte que ce music-hall n’est pas clair, sans pour autant se douter d’à quel point tout cela va loin…

Malgré l’aspect idole un peu comique et quelques scènes franchement drôles, cet arc marque selon moi un tournant au sein du manga puisqu’il est plus sombre et plus violent que les tomes précédents et ce, de manière plus franche. Déjà par les nombreux cadavres qui le parsèment mais aussi par ce qui arrive à Aghni et le retour fracassant de quelqu’un d’inattendu à la toute fin du 26e tome, ce qui donne lieu à un long flashback qui durera un tome entier (le 27e).

25
Le passé de Ciel.

On apprend en effet que Ciel avait un frère jumeau qu’il a vu mourir de ses yeux et qui, pourtant, se tient devant lui. On comprend alors que le Ciel, qu’on suit depuis le début du manga, est un imposteur, une « pale copie » comme il se qualifie lui-même. Le lecteur est ainsi plongé dans une réécriture de l’histoire des Phantomhive puisque tous les acquis, toutes les certitudes, volent soudainement en éclat. Et à ma première lecture, je dois dire que j’étais assez contrariée de ce choix scénaristique qui sortait littéralement de nulle part. Sauf que quand on relit la saga avec cette information, on se rend compte que tout s’emboîte bien (selon moi en tout cas) et on peut même justifier le fait que personne n’a jamais évoqué l’autre jumeau par une pudeur toute britannique face au deuil de Ciel (qui n’est pas Ciel donc mais se faisait passer pour lui ! Ce qui explique aussi que Sebastian ne l’appelle jamais par son prénom, puisqu’il ne peut pas mentir… Bien vu non ?). C’est toujours un brin gros mais disons que ça passe.

Ce tome flashback met donc en scène les jumeaux, Vincent et Rachel Phantomhive (leurs parents), leur si belle vie de famille jusqu’au 14 décembre soit le 10e anniversaire des jumeaux, où tout le monde est massacré et les deux enfants enlevés par une secte satanique qui va « souiller leur âme » (je reprends leurs mots, on comprend par quelques cases pudiquement esquissées ce que ça signifie dans les faits et j’ai vraiment apprécié que Yana Toboso ne tombe pas dans le voyeurisme malsain puisque ces horreurs ont encore plus de poids sans être montrées directement) pour les sacrifier et tenter d’invoquer un Diable.
Et la boucle est bouclée.

C’est d’ailleurs l’occasion de voir précisément comment Ciel et Sébastian ont passé leur pacte, en quels termes et d’être un brin, peut-être, interloqués par le sang froid de ce garçon d’une dizaine d’années à peine qui réussit habilement à négocier avec un tel être. Mais bon, on connait l’intelligence de Ciel, sa ruse et on peut trouver quelques justifications pour étouffer toute crédulité. D’autant que si on arrive à presque trente tomes de lus, on ne s’arrête pas à si peu. On sait que Ciel est intelligent et qu’il a été forgé dans les épreuves.

Voilà donc où nous en sommes sur l’arc en cours de publication : deux « comtes » de Phantomhive, un légitime et l’autre qui a pris sa place pendant deux ans, qui vont s’affronter probablement et révéler les derniers secrets qui entourent cette famille ainsi que, on l’espère, l’origine du drame qui les a frappé dont on ne connait toujours pas l’instigateur. Je vais reprendre tranquillement ma lecture de la série avec les tomes 28 et 29 et attendre que l’arc se termine pour vous en reparler à l’avenir sur le blog.

Dix ans de Black Butler.
C’est dans le tome 25 que Yana Toboso dessine un chapitre spécial autour de Halloween pour fêter les 10 ans du manga. Dix ans ! Incroyable non ? Et je pense que j’ai commencé ma lecture peu de temps après la sortie du tout premier tome… Black Butler est indubitablement la série à laquelle j’accroche le plus sur le long terme et qui gardera toujours une place spéciale dans mon cœur. Je suis contente d’avoir pris le temps de vous en parler à travers une série d’articles sur le blog et j’espère que cela vous a plu même si j’ai conscience que parler d’une série en cours en évoquant des éléments d’intrigue peut poser des problèmes à celles et ceux qui ont pour projet de la lire. Mais bon, j’avais quand même très envie de vous faire partager ma passion pour ce titre et c’est à présent chose faite !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #20 { Black Butler ; arc Sieglinde Sarivan }

Bonjour à tous !

En ce moment, je n’ai pas trop envie de lire des romans. Du coup, j’ai décidé de reprendre ma relecture du manga Black Butler entamée cette année durant le confinement. Cet article couvre le dernier chapitre du tome 18 ainsi que les tomes 19, 20, 21 et 22. Ce dernier tome est particulier puisqu’il marque le centième chapitre du manga ! Je vais y revenir.

Un voyage pour l’Allemagne.
Cette fois-ci, sa Majesté demande à Ciel de se rendre en Allemagne car une mystérieuse épidémie la tracasse. Pourquoi s’intéresse-t-elle à ce pays ? Tout simplement parce qu’elle y a de la famille par alliance et elle souhaite donc y envoyer un secours médical si besoin, sauf que le Kaiser lui cache des choses. Version officielle, bien entendu. Bref, c’est tout naturellement qu’elle dépêche son chien de garde qui se retrouve dans le village paumé de Wolfsschlucht (si t’as pas fait allemand à l’école, bonne chance pour réussir à le prononcer).

Ce village est particulier car entouré par une forêt maudite. Selon la légende, les sorcières ont tellement été persécutées en Allemagne entre le 14e et le 17e siècle qu’elles se sont rassemblées au coeur de cette forêt et ont passé un pacte avec des loup-garous chargés de les défendre contre l’oppression. Ces créatures dégagent des miasmes qui tuent en quelques minutes après avoir défiguré les victimes. Certains y survivent mais perdent complètement la raison. Ciel ne croit pas à ces fadaises et décide de se rendre au village par lui-même puisque personne ne peut l’y conduire.

Les femmes sur place sur les premières surprises à voir débarquer Ciel, Sebastian et son groupe de serviteurs. Pourtant, leur cheffe, la sorcière verte -une étrange adolescente prénommée Sieglinde Sarivan- va les accueillir avec plaisir et leur demander de lui en apprendre plus sur le monde extérieur auquel elle n’a jamais eu accès.

/!\ À partir d’ici, ma chronique va contenir des éléments clés de l’intrigue donc lisez à vos risques et périls. /!\

L’obscurantisme et le développement des sciences.
Au fil des tomes, le lecteur se rend compte que Ciel avait raison d’être sceptique face à cette histoire de loup-garous et de malédiction puisqu’il s’agit d’un coup monté du gouvernement allemand. Je vous explique : Sieglinde est la fille d’un génie qui a mis au point une formule pour produire en grande quantité du gaz moutarde. Seulement, un accident de labo l’a tué et a défiguré sa partenaire, qui était comme par hasard enceinte à ce moment-là. Cette dame accouche de Sieglinde qui a hérité du génie de son père. Pour l’exploiter à son plein potentiel, sa mère pense que la bonne solution est de l’isoler des distractions du monde et de faire peser un certain poids sur ses épaules. Elle la met donc à la tête d’un village de femmes prétendues sorcières (des militaires en fait) que la petite va devoir sauver de l’ire des loups qui ont passé un pacte avec la première sorcière verte de l’époque. Ce pacte stipulait que la sorcière verte devait trouver un rituel pour ramener « l’air magique » dans ce monde et permettre aux créatures surnaturelles de revenir. L’air magique en question, c’est le gaz qu’on appelle aujourd’hui sarin mais ça, la pauvre Sieglinde n’en sait rien. Coupée du monde, elle croit réellement œuvrer pour aider son village.

Ce que je trouve intéressant c’est qu’une fois de plus, dans un manga résolument fantastique, Yana Toboso reste très orientée sur les explications scientifiques. Elle exploite l’idée du gaz sarin qui n’a, dans notre réalité, été inventé qu’en 1939 et justement, l’autrice donne une explication à cela (puisque le manga se déroule à la fin du 19e siècle). C’est très intéressant ! Yana Toboso propose toujours une raison logique qui justifie le fait qu’au final, les seules créatures hors du commun sont les diables et les shinigamis. Ciel lui-même, alors qu’il a passé un pacte avec un diable, rejette d’emblée l’histoire au sujet de la malédiction en arguant que ça n’existe pas. Sebastian ne manquera d’ailleurs pas de souligner à quel point sa position est ironique puisque leur pacte est, selon lui, une forme de malédiction.

D’ailleurs, concernant les shinigamis, de nouvelles informations arrivent pendant cet arc qui permettent de savoir de quelle manière on peut le devenir. Cela ouvre de nouvelles perspectives vraiment fascinantes pour la suite et pose pas mal de questions puisque pour devenir un shinigami, il faut s’être suicidé… Et j’imagine mal Grell se suicider, du coup j’aimerais VRAIMENT avoir un flashback sur le détail de son histoire, par pitié. ♥

Enfin, cet arc pose également les bases de celui qui est actuellement en cours de parution et avec lequel j’avais un peu de mal à trouver une logique, si vous vous rappelez mon court retour sur les tomes 27 et 28. Grâce à ma relecture, toutes les pièces du puzzle se sont mises en place, ce qui me ravit ! Comme quoi, quand on suit un manga depuis longtemps au rythme de la parution, se rafraichir un peu la mémoire est nécessaire… D’où aussi l’intérêt de mes articles sur le blog qui sont de fantastiques soutiens pour mes petites cellules grises.

Le centième chapitre.
118690095_2732245070387052_2512749367335505461_n                        image (c) Kana & Yana Toboso

Je l’ai dit, ce volume 22 de Black Butler fête le cap du 100e chapitre du manga. À cette occasion, un sondage a été réalisé dans le magasin qui prépublie Black Butler pour réaliser un classement de popularité des personnages. L’autrice a voulu fêter ça en imaginant une histoire hors série avec les dix plus populaires + ceux dont le dernier chiffre du classement est un 6 (comme le 16, le 46, etc.) ce qui donne lieu à une réception un peu particulière lancée par le vicomte de Druitt. Sachez qu’en tout, il y a eu 12817 votes, ce que je trouve énorme et montre à quel point la série est populaire au Japon. Si vous ne lisez pas (encore) le manga, sachez aussi que si le vicomte de Druitt est dans le coup, c’est que ça va forcément mal tourner. Donc, de base, ça sentait pas bon…

Au cas où ça vous intéresse, voici le top 10 : 1) Sebastian 2) Ciel 3) Undertaker 4) Grell 5) Vincent 6) Charles Grey 7) Snake 8) Elizabeth 9) Lau et 10) Finnian. Je dois avouer avoir été très surprise de trouver Vincent et Charles aussi haut dans le classement vu que ce sont des personnages qui apparaissent très peu et pour Vincent, uniquement en flashback (vous me direz, quand on est mort, forcément…). Sur un plan personnel, je suis quand même contente des 4 premiers car ce sont exactement ceux que j’aurai choisi de mettre et dans cet ordre ! Probablement avec William en 5 car son duo avec Grell est terrible.

Pour en revenir à ce hors-série, le vicomte intrigue lors d’une réception pour s’emparer d’un ruban montrant un chiffre plus haut que le sien car selon lui, ça permet de gagner des caractéristiques supérieures (plus de charisme, de puissance, de place dans l’intrigue, etc) et il n’accepte pas de n’être que 16e. Cela donne lieu à des vols et des échanges pour gagner plus de pouvoir, jusqu’à un affrontement final avec des serpents transformés en dragon et un majordome du feu de dieu. C’est drôle et bien fichu, du grand Yana Toboso qui en profite pour une petite touche émotion entre Undertaker et Vincent. L’air de rien, ce chapitre hors-série confirme certains éléments dont on se doutait déjà en tant que lecteur et promet pour la suite.

Voilà, sans grande surprise cette relecture continue d’être passionnante et m’apporte un nouvel angle sous lequel profiter de cette saga que j’aime tant ! J’espère que mes petits retours sur les différents arcs vous donnent envie de découvrir ce manga. On se retrouve bientôt pour la suite !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #15 { Black Butler : arc Weston College }

Bonjour à tous !

Durant le confinement, j’avais entamé une relecture d’un de mes mangas préférés de tous les temps : Black Butler en vous proposant des articles thématiques où je rassemblais les tomes parc arc (pour rappel : Sôma & Aghni + Noah’s Circus et meurtre au manoir + drame sur le Campania) Puis j’avais mis celle-ci en pause pour me ruer sur les nouveautés mais une envie subite de reprendre cette aventure m’est venue. Sur une soirée, je me suis donc refait l’intégralité de l’arc Weston College qui correspond aux tomes 15 à 18 (enfin une partie du 18). À ce jour, ces arcs n’ont pas été adaptés en animé.

Quand Black Butler vire « gakuen mono »
J’ai appris ce terme grâce au mot de l’autrice Yana Toboso sur le rabat du tome 17. Il s’agit d’un genre au sein des mangas où on parle de la vie scolaire d’élèves et étudiants. C’est clairement le cas ici puisque Ciel doit rejoindre le Weston College, une prestigieuse institution britannique, afin d’enquêter sur une série de disparitions dont celle d’un petit cousin de la reine Élisabeth. En théorie, aucun domestique n’a le droit d’accompagner ces fils de bonne famille dans l’établissement toutefois Sebastian réussit à se faire engager comme intendant, Ciel n’est donc pas totalement livré à lui-même pour ses recherches.

Le Weston College se divise en quatre maisons réparties selon des couleurs : Blue Owl, Green Lion, Scarlet Fox et Violet Wolf. Dans la Blue House, on retrouve plutôt les intellectuels. À la Green House, les sportifs. À la Red House, ceux qui ont un statut social particulièrement remarquable et une esthétique affirmée. Enfin, à la Purple House, ceux qui possèdent un don artistique. Chaque maison est dirigée par un préfet qui étudie en dernière année. À eux quatre, ils forment les « P4 » et ont droit à certains privilèges.

Dans cette école prestigieuse, on trouve un système de fag c’est-à-dire une relation de type fraternelle entre un élève plus jeune et un plus âgé qui le prend sous son aile. Le plus jeune « sert » le plus âgé mais le plus âgé lui apporte également son aide. Devenir le fag d’un préfet est un honneur très prestigieux que Ciel va tenter de décrocher puisque cela l’aidera grandement dans ses recherches en lui donnant accès à des évènements privés comme le fameux thé de minuit.

Hélas, les élèves des autres maisons ne peuvent pas pénétrer dans les dortoirs où ils ne sont pas affiliés, ce qui oblige Ciel à faire appel à un personnage qu’on a déjà croisé plus d’une fois : le prince Sôma ! Ce qui donne lieu à une scène d’anthologie avec un éléphant dans une écurie…

Quand Black Butler devient un manga… sportif.
Un qualificatif qui peut surprendre et pourtant cet arc est très tourné vers le sport, en particulier le fameux cricket. Le 4 juin de chaque année a lieu un tournoi entre les maisons où la compétition fait rage, ce qui donne à Yana Toboso l’opportunité d’expliquer les règles de ce sport qui a toujours été obscur pour moi et à Ciel l’occasion de briller par sa ruse pour se distinguer. Ce n’est pas vraiment le genre de thème ou d’intrigue que je préfère toutefois ça change, apportant un vent de fraicheur tout en reliant cet arc à celui du Campania d’une bien terrible manière. Je n’en dis pas davantage pour éviter de vous divulgâcher l’intrigue.

Ce tournoi de cricket occupe +- deux tomes entre la réception qui le précède et le match en lui-même que l’autrice développe dans le détail. On ne s’ennuie pourtant pas une seule minute et c’est quelqu’un qui n’a aucune affinité avec le sport qui vous l’affirme !

Un arc dans la continuité qualitative du manga.
Les aspects école et sport apportent une nouvelle dimension à Ciel qui va devoir s’adapter à une vie communautaire, lui qui avait opté pour une forme de solitude (à l’exception de ses domestiques) depuis son « accident ». Comme son dos est couvert de cicatrices et que son œil dissimule le signe du diable, il doit se montrer très prudent sans pour autant inspirer de l’antipathie aux autres élèves dont il espère se servir pour résoudre son enquête. Cet arc m’a laissé un sentiment en demi-teinte. D’un côté, observer ce jeune garçon de treize ans vivre une existence normale m’a inspiré une certaine peine pour lui à qui cette normalité reste inaccessible. De l’autre, il reste fidèle à lui-même et à ses valeurs tranchées, ne se laisse pas attendrir quand on l’attendrait et n’a pas une hésitation à aller jusqu’au bout de son rôle de chien de garde. Cet arc lui apporte une nuance supplémentaire et cela semble amuser Sebastian.

C’est ce que j’aime particulièrement dans Black Butler. On a tendance à oublier que Ciel n’est, en théorie, qu’un enfant et Yana Toboso offre de magnifiques pages d’une maitrise exquise doublée d’une ambiance assez malsaine pour nous le rappeler quand on s’y attend le moins. J’a-dore.

Pour information : les deux derniers chapitres du tome 18 sont consacrés à la mise en place d’un nouvel arc narratif qui se déroule en Allemagne ! Entre les deux, on trouve un chapitre de transition où un personnage entraperçu précédemment revient le temps d’évoquer le développement de la société Phantom qui s’intéresse désormais au marché féminin -un grand défi pour Ciel qui n’y connait rien.

Et voilà nous arrivons déjà à la fin de ce petit article concernant ce nouvel arc de Black Butler. Le prochain ne tardera pas autant, promis ♥

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #10 { Black Butler : meurtre(s) au manoir & terreur sur le Campania }

Bonjour à tous !
Voici déjà un nouvel épisode d’à l’ombre du Japon puisque je continue activement ma relecture du manga Black Butler. Une relecture peut-être mise en pause puisqu’à partir d’aujourd’hui, en Belgique, les librairies peuvent rouvrir ce qui va me permettre de passer chez Kazabulles pour faire le plein, en prenant évidemment les précautions qui s’imposent ! Je vais d’ailleurs attendre plutôt demain, en dehors des heures de pointe et en voiture histoire de minimiser l’impact de ma sortie.

Les volumes concernés par cet article vous du 9 au 14 et se divisent en deux arcs dont je vais vous parler en profondeur tout en évitant au maximum de divulgâcher des éléments importants.

Tomes 9 à 11 : meurtre(s) au manoir.
La Reine demande à Ciel d’organiser une réception au manoir pour la venue d’un parent à elle qui souhaite rencontrer du beau monde. Sebastian, comme d’habitude, s’occupe de tout. Parmi les invités prestigieux, on retrouve un jeune écrivain qui débute à peine : un certain Arthur, auteur d’une étude en rouge… Il est le seul à avoir été convié en personne par Ciel. Pour quelle raison ? Mystère sur lequel on n’a pas le temps de s’attarder puisqu’un meurtre est commis en chambre close, premier d’une série qui va semer la terreur parmi les convives.

On retrouve dans cet arc des éléments très classiques de la littérature policière anglaise : un manoir où des gens se retrouvent coincés pendant une tempête, des nobles, un crime où tout le monde est suspect, un spécialiste (soit détective, soit écrivain, soit policier) qui va prendre l’affaire en mains… Yana Toboso rend ici clairement hommage au genre. Certaines ficelles sont plutôt visibles quand on s’y connait un peu et quand on a lu les tomes précédents, surtout en ce qui concerne Sebastian. Cet arc n’est pas franchement mon préféré mais il a le mérite d’être divertissant et de remplir son rôle de transition.

Tomes 11 à 14 : Terreur sur le Campania / Book of Atlantis
Le dernier chapitre du tome 11 introduit le nouvel arc consacré au bateau Campania, arc qui se clôture dans le tome 14 à la fin duquel on trouve également l’introduction à l’arc suivant, Weston Manor. Mais nous n’y sommes pas encore ! Cet arc correspond également à un film disponible sur Netflix qui s’appelle : Black Butler – Book of Atlantis que j’ai regardé avant d’écrire cet article. Contrairement aux deux premières saisons de l’animé, cette production respecte à la lettre le scénario de Yana Toboso dans le manga papier toutefois l’animation des décors à l’ordinateur laisse par moment à désirer. C’est très sympa à voir en complément mais un fan qui se contente juste des animés aura un goût de trop peu.

Élisabeth invite Ciel à participer à une croisière où elle se rend avec sa famille, invitation que le Comte refuse sous prétexte de travail dont il ne peut s’éloigner. Lors d’un dîner, Lau (protagoniste qui appartient à la mafia chinoise et qu’on a déjà croisé auparavant) lui révèle qu’il a détecté des activités bizarres sur les docks. En effet, le personnel d’un hôpital achète des humains pour, selon toute vraisemblance, mener des expériences interdites. Grâce à une enquête diligemment menée par Sebastian, le chien de garde de la reine découvre que la société Aurora est mêlée à tout ça et qu’elle va justement se réunir sur le navire où se trouve Élisabeth pour on congrès immanquable et secret. Ciel va donc embarquer avec son majordome et Snake, son valet engagé au terme de l’arc Noah’s Ark Circus.

Cet arc narratif est extrêmement riche sur plusieurs plans. Déjà, il permet de développer des personnages secondaires de manière surprenante comme Undertaker ou Élisabeth. Cette dernière a le don de m’agacer prodigieusement depuis quatorze tomes donc il était temps qu’on la nuance un peu. L’éclairage apporté par Yana Toboso à son sujet rend compréhensible plusieurs de ses comportements pénibles et permet au lecteur de ressentir une forme de compassion à son égard.

On va également retrouver Grell (YEAH !) ainsi qu’un nouveau shinigami, Ronald Knox, son binôme. Pourquoi sont-ils présents sur le Campania ? L’arc répondra à cette question et permettra de développer un peu plus l’univers des shinigamis. On en apprendra davantage sur les faux de la mort, sur pourquoi ils portent tous des lunettes… Mais si, c’est important et non, ça n’a rien avoir avec le style.

Une fois de plus, cet arc est très référencé. Le Campania rappelle le Titanic par bien des points et se base entièrement sur la notion de « mort ». Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher la découverte à ceux d’entre vous qui ont envie de se lancer.

Et voilà, nous sommes déjà au terme de cet épisode spécial ! Le prochain devrait contenir bien plus de diversité puisque je compte me rendre à ma librairie sous peu. Je vous donne donc rendez-vous bientôt pour un nouveau passage au Japon.

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon # 9 { Black Butler : le prince Soma et Aghni + Noah’s Ark Circus }

Bonjour à tous !
Je vous propose aujourd’hui un épisode d’À l’ombre du Japon un peu spécial puisqu’il va parler uniquement du manga Black Butler que je suis en train de relire en ce moment. Vous le savez si vous trainez dans le coin, il s’agit d’une de mes œuvres favorites ce qui me donne envie de la partager avec vous dans le détail. Cette relecture est une occasion unique pour moi de le faire puisque je peux évoquer plus précisément ce qui me plait (ou non) dans chaque arc narratif !

Ces cinq tomes forment deux arcs narratifs importants dont l’un compte même parmi mes favoris du manga.

Tomes 4 et 5 : L’arrivée du prince Soma et d’Aghni.
Sur la dernière page du volume 3, Yana Toboso met en scène un mystérieux duo d’origine indienne qui vient d’arriver à Londres, ce qui introduit un nouvel arc narratif que je baptise toute seule « l’arrivée du prince Soma et d’Aghni » qui deviendront des personnages récurrents. Dans le tome 4, Ciel et Sebastian doivent enquêter au nom de la Reine sur une série d’agressions envers des nantis revenus récemment des Indes. Le hasard (ou pas ?) veut qu’ils croisent la route du prince Soma, vingt-sixième fils du souverain de l’état princier du Bengale et de son majordome Aghni qui réussit à tenir tête à Sebastian alors qu’il n’est qu’un simple humain. Le prince Soma a gagné l’Angleterre afin de retrouver Mina, la jeune fille qui s’occupait de lui durant son enfance et qui aurait été enlevée par un noble anglais. Et si les deux affaires étaient liées ?

J’aime particulièrement cet arc pour deux raisons. Déjà, il met en avant les liens qui existent entre l’Inde et l’Angleterre d’une manière plutôt intéressante. C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre plus sur les relations entre ces deux pays mais aussi sur la cuisine (avec le concours de curry) ou encore la pratique du Royal Warrant que je ne connaissais pas du tout. Yana Toboso a l’habitude de glisser des notes en bas de page plutôt intéressantes avec des anecdotes historiques et ça a su me plaire. Je trouve que c’est aussi un intérêt non négligeable dans ce manga, ce côté « le saviez-vous ? » assumé. De plus, les deux nouveaux personnages ne manquent pas d’intriguer tout en apportant un vent de fraicheur sympathique par leurs innombrables bêtises. À travers cet arc, je trouve que Yana Toboso apprend à mieux doser l’équilibre entre l’humour et la noirceur, ce qui permet une transition parfaite pour la suite.

Tomes 6 à 8 : Noah’s Ark Circus
À la fin du concours de curry qui a lieu dans le tome 5, la reine Elisabeth Ier donne une nouvelle mission à Ciel. Plusieurs enfants disparaissent dans toute l’Angleterre, des disparitions qui coïncident avec le passage du Noah’s Ark Circus. Ciel et Sebastian vont donc s’infiltrer au sein de la troupe pour enquêter.

Vous remarquerez peut-être que le tome 6 est le premier à ne pas représenter Sebastian en couverture ! J’ignore si c’est un détail ou si ça a une véritable signification mais je trouve intéressant que ça arrive justement au début de cet arc narratif puisqu’il marque un vrai tournant pour le personnage de Ciel, à mon sens, ainsi que le premier grand élan de l’intrigue. Si vous avez une théorie, n’hésitez pas à la partager avec moi !

Comme je l’ai dit, cet arc se place dans mon top 3 des meilleurs de la série. Déjà, je trouve son esthétique magnifique. Le cirque dégage un aspect un peu glauque et macabre qui se marie très bien avec le dessin de Yana Toboso. Ensuite, l’histoire racontée ici est…. horrible. Elle donne des frissons en plus de jouer sur une dimension psychologique maîtrisée, malsaine. Je ne peux hélas pas en révéler davantage sans vous gâcher le plaisir toutefois quand vous comprenez ce qui est advenu des enfants disparus et pour quelle raison, ça ne peut pas vous laisser indifférent.

Toujours dans la même veine, le lecteur découvre quelques éléments intéressants au sujet de Ciel qui sort de sa zone de confort. Il doit se faire passer pour un enfant ordinaire désireux d’entrer dans la troupe du Noah’s Ark, ce qui l’empêche de se comporter en comte. Il est mis face à des situations difficiles qui engendreront des problèmes de santé, le rendant plus vulnérable. Un aspect contrebalancé par la conclusion aussi cynique que grandiose pour cet arc (vraiment, j’espère que vous ressentez la force de mon enthousiasme à travers cette phrase parce que c’était extra !). Enfin, c’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les domestiques de la maison Phantomhive. Grâce à cet arc, on comprend beaucoup mieux pourquoi ces trois boulets sont employés au manoir et on entrevoit un morceau de leurs histoires personnelles, sans que ça n’alourdisse l’action. Selon moi, cet arc est le premier à être géré d’une manière magistrale par la mangaka qui, on le sent, prend du métier.

Je dois préciser que cet arc existe en animé intitulé Black Butler : Book of Circus et qui, selon ce que j’en sais, suis vraiment l’histoire du manga papier puisqu’il est considéré comme un reboot, au contraire des deux premières saisons qui sont une catastrophe narrative. Surtout la fin de la première en réalité… La deuxième, ça va encore même si rien de ce qui s’y raconte n’apparaît dans l’œuvre papier.

Et voilà, nous sommes déjà au bout de cet épisode spécial. Je pense que ça ne sera pas le dernier puisque nous n’allons pas sortir tout de suite du confinement et que j’ai déjà un autre arc dont j’ai envie de vous parler. J’espère que vous apprécierez de découvrir ce manga en ma compagnie !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

À l’ombre du Japon #8 { One Piece #3, Jagaaan #1, Black Butler #1, #2, #3, Beastars (anime) }

Bonjour à tous !
Nouveau rendez-vous manga avec des relectures de mes sagas fétiches et la découverte d’un titre proposé gratuitement par Kazé (que je remercie !). Sachez que plusieurs éditeurs mangas agissent pendant le confinement et offrent des tomes numériques ou la lecture accessible sur leur plateforme comme Glénat ou Kana. Kazé a poussé plus loin en offrant les trois premiers tomes de plusieurs séries que vous pouvez télécharger un peu partout à votre convenance. C’est un bon moyen de découvrir des titres vers lesquels on ne se serait pas tourné autrement.

1
Ce tome marque la fin du combat contre Baggy et l’arrivée au village de Pipo (Usopp). Cela signifie que l’arc du Capitaine Crow s’ouvre. Mais si, cet homme qui se fait passer pour un gentil majordome dans le but d’hériter de la fortune d’une jeune fille malade et fragile qui est aussi l’amie de Pipo… À mon sens, dans ce tome, on abandonne le ton plus léger et superficiel entrevu auparavant pour aborder des thématiques plus sérieuses. Pipo est l’enfant d’un pirate qui appartient à l’équipage de Shanks (que Luffy a donc connu, comme c’est pratique). Pipo idéalise son père (qui l’a pourtant abandonné…) et comprend son besoin de liberté. Il rêve lui aussi de devenir pirate mais comme il est plutôt trouillard, disons que ça part mal. Pipo n’est pas un personnage que j’appréciais particulièrement auparavant mais mon opinion a changé en relisant ce tome, ce que je trouve intéressant comme expérience. Comme quoi, relire certains titres avec un regard plus adulte, ça change tout !

Jagaaan_tome_1
Jagasaki est un flic de quartier qui mène une vie assez monotone. La plupart des gens lui marchent dessus et ne le respectent pas, du coup il rêve de les descendre… sans jamais passer à l’acte. Puis un beau jour, une pluie de grenouille s’abat sur la ville et va transformer les gens en détraqués, des espèces de monstres qui exacerbent les sentiments violents de leurs victimes. Un hibou bizarre du nom de Doku va expliquer les nouvelles règles du jeu à Jagasaki, qui semble être une sorte d’élu (achevez-moi). Lui aussi est d’ailleurs infecté par un têtard de détraqué (pitié…), ce qui explique qu’il puisse contenir et ralentir sa transformation (bah tiens c’est pratique). Comme ça ne suffira pas, il doit ingérer les crottes du hibou (ACHEVEZ-MOI) produites après qu’il ait mangé l’une des grenouilles qui infectait un corps. Corps que Jagasaki a tué, bien entendu.
Voilà voilà.
Alors je sais que souvent, quand on pense Japon, on imagine cet aspect what the fuck et je n’ai aucun problème avec ça mais… Sérieusement ? Selon moi, rien ne fonctionne dans cette intrigue qui exploite des poncifs vus et revus dans le genre en proposant un héros franchement pas très crédible. Il passe à l’acte d’un coup alors qu’il se retient depuis longtemps et n’inspire pas une once de compassion. Son seul atout de Jagaaan à mes yeux est son esthétique. Le dessinateur maîtrise très bien l’aspect horreur et émotion qu’on décrypte sans problèmes sur les visages. Si le style graphique n’est pas celui que je préfère, je ne peux pas nier le soin apporté à cette partie qui rend l’ambiance crédible à défaut du reste. Je ne suis pas mécontente d’avoir jugé par moi-même ce manga mais il est certain que je ne vais pas lire la suite, même si les trois premiers volumes sont gratuits en numérique.

Black Butler compte parmi mes sagas favorites que j’ai commencé il y a une éternité et la seule série longue dont je continue à acheter les tomes sans une hésitation. Mais en relisant le premier je dois avouer que je lui ai trouvé plusieurs défauts. C’est clairement un volume d’introduction qui laisse perplexe pendant les deux tiers de la lecture : qui est cet enfant ? Qui est ce majordome à qui rien ne semble résister et qui a plus que probablement des pouvoirs surnaturels pour gérer à ce point? Quel intérêt de nous raconter par le menu sa journée de travail et comment il a rattrapé les conneries des trois autres membres complètement inutiles du personnel ? Yana Toboso pose les bases de son univers avec une certaine maladresse et les chapitres s’enchaînent avec un rythme qui laisse parfois à désirer.
Pourtant…
Il y a ce dessin, qui clôture le chapitre deux ou trois. Celui où on voit le vrai sourire de Sebastian et où on comprend que ouais, clairement, ce mec est hyper louche et pas dans le bon sens du terme. Où on comprend aussi que ce ton humoristique british un peu what the fuck cache quelque chose. Je me rappelle, à l’époque, avoir eu envie de savoir quoi en partie parce que j’ai été conquise par le trait de Yana Toboso (je suis superficielle, tu peux me juger). J’ai donc acheté la suite pour ne plus jamais arrêter.
Dans le tome 2 commence l’arc classique de toute histoire londonienne du 19e siècle à savoir Jack l’Éventreur. Si j’avais entamé le manga maintenant, aucun doute, j’aurais abandonné en roulant des yeux très fort avant de balancer le manga dans un coin. Enfin… Peut-être pas. Parce qu’on commence à prendre conscience d’à quel point Sebastian est retord, d’à quel point sa relation avec Ciel est malsaine. Puis on découvre aussi de nouveaux personnages iconiques : L’Undertaker et Grell. Et enfin, la réécriture de la légende mainte fois usitée jusqu’à la corde est plutôt bien trouvée. Dans l’ensemble, j’adhère. Cet arc court sur les tomes 2 et 3. À la fin de ce dernier, on voit apparaître Agni et le Prince et ça m’a surprise car dans mes souvenirs, ça venait plus tard. Mais une bonne surprise, rassurez-vous…
Donc concrètement, Black Butler, c’est génial. Toutefois, si vous commencez la saga aujourd’hui, gardez à l’esprit que ça se bonifie clairement avec le temps. Autant l’histoire, l’intrigue, le rythme que la traduction française qui manquait quand même un peu de relecture sur les répétitions à l’époque…

beastars_8463
Quelques mots au sujet de cette saga dont j’ai souvent entendu parler chez l’ami Otaku mais qui ne m’attirait pas parce que son concept d’animaux humanoïdes… Meh. Pourtant, quand j’ai vu l’animé sur Netflix qui comptait douze épisodes et l’enthousiasme de certains je me suis dit que j’allais tenter l’aventure.
Oh.
Mon.
Dieu.
J’étais pas prête pour la claque que je me suis prise. L’animé couvre les six premiers tomes (il s’arrête +- à la moitié du 6) et la première chose que je fais quand ma librairie rouvre c’est d’aller acheter le tome 6 et tous les suivants. J’ai adoré ce manga d’une profondeur inattendue. L’intrigue prend place dans une école où les herbivores et les carnivores cohabitent. Un meurtre est commis sur un herbivore, c’est clairement l’œuvre d’un carnivore, mais lequel? C’est sur ce fond qu’on rencontre Legochi, un loup gris un peu gauche qui lutte contre ses instincts de prédateur et a de plus en plus de mal. Il appartient au club de théâtre comme régisseur technique et est le héros de cette histoire. Il est absolument fascinant, crédible, intense. Ses interactions avec le personnage de Louis provoquent des frissons et sa relation avec Haru est superbe. Pour ne rien gâcher, cette série traite de nombreux thèmes comme la discrimination, la difficulté de respecter les règles du vivre ensemble quand elles vont contre notre nature,… C’est une magnifique métaphore sur notre propre société qui nous met le nez dans nos travers. Je ne peux que vous recommander de jeter un œil à cet animé (ou à lire le premier tome si vous préférez) sur lequel je ne vais pas manquer de revenir à l’avenir. Personnellement, j’ai binge-watché les douze épisodes d’un coup en une soirée, ce qui ne m’était plus arrivé depuis une éternité. C’est dire à quel point ça vaut le coup.

Et voilà, c’est déjà terminé pour cette fois !
Et vous, vous (re)lisez quoi en ce moment ? 🙂

Black Butler #24 – Yana Toboso

black-butler-24-kana

Le manga Black Butler fête ses dix ans de publication cette année au Japon ! Dessiné et scénarisé par Yana Toboso, la série est toujours en cours et compte actuellement 25 volumes au Japon. Oui, la publication française a rattrapé la japonaise et c’est une grande frustration, même si les tomes arrivent quand même assez rapidement. Il est édité en français dans la collection Dark Kana pour 6.85 euros le tome.

Ciel Phantomhive, douze ans, est le chien de garde de la reine d’Angleterre. Il est l’héritier d’une famille noble qui a fait fortune dans le commerce de sucrerie et de jouets. Dernier survivant, il vit seul dans son manoir avec son mystérieux serviteur, Sébastian Michaelis. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Celle d’un diable de majordome.

Au programme de cette série: un univers assez sombre, gothique avec des notes d’humour bien placées et une intrigue intéressante développée sur plusieurs arcs narratifs variés. Le tout avec un chara-design somptueux ! C’est le premier élément qui m’a attirée, à l’époque. Black Butler est un de mes mangas favori, parce qu’il réunit en un seul univers beaucoup de choses qui me plaisent: l’Angleterre victorienne, une touche de fantastique, quelques notes de mythologie japonaise aussi (via les shinigamis), de l’action bien dosée, des personnages forts et accrocheurs. De plus, l’auteure documente chaque tome avec des notes en bas de case pour détailler la cuisine préparée par Sébastian, les types de thé qui sont servis, de pâtisserie, mais également des coutumes qu’elle met en scène, ce qui nous permet d’apprendre plein de choses sur la culture anglaise.

Dans le tome 24, on arrive presque au bout de l’arc « S4 ». Comme c’est le tome anniversaire de la série, on trouve à la fin un chapitre spécial pour Halloween qui permet de parler des différentes mythologies du monde au sujet de la fête des morts. Je l’ai trouvé très chouette à lire même si ça m’a frustrée de ne pas avoir le fin mot de cet arc mystérieux. J’ai hâte, surtout après l’idée qu’a eu Ciel !

Pour conclure, j’avais envie de vous parler de cette saga parce que même si elle est longue et toujours en cours, je trouve qu’elle vaut vraiment la peine d’être lue (ou regardée, parce qu’elle existe aussi en anime même s’il n’est pas toujours fidèle à l’histoire du manga papier). Je ne me souviens pas d’avoir été déçue par un seul tome de Black Butler et le prix d’un volume est vraiment très démocratique (on peut saluer Kana pour ça, ils éditent les mangas à petit prix). Si vous aimez les ambiances victoriennes avec une touche de fantastique, il est fait pour vous.