RÉFLEXION – la place des autrices francophones en science-fiction

Bonjour à tous !
Petit article réflexion aujourd’hui sur un sujet qui me tient à cœur. Vous le savez, je défends énormément la littérature francophone mais également la mise en avant des autrices dans le paysage littéraire, me rendant compte qu’on parle plus souvent des hommes que des femmes alors que la qualité de leurs écrits se vaut largement. J’ai donc eu envie de rédiger ce (long) billet.

Avant d’aller plus loin, sachez que :
– Je ne tape pas sur le festival des Utopiales ni sur son organisation. Leur sélection pour leur prix a été le départ de ma réflexion, d’où le fait que j’en parle, mais ils ne portent pas une plus grande responsabilité que d’autres dans cette problématique. Je ne vais pas revenir dessus en profondeur, si mon avis vous intéresse vous pouvez consulter mon compte Twitter.
– Ce billet est purement personnel et a pour ambition d’ouvrir la réflexion, pas d’apporter des réponses ou des solutions. Il manque de chiffres clairs et le sujet mériterait d’être traité dans le cadre d’un mémoire universitaire avec une méthode scientifique rigoureuse que je n’ai pas le temps de mettre en place moi-même.
– Votre avis sur le sujet m’intéresse mais je vous prie de rester courtois dans les commentaires 🙂

Qu’est-ce qui s’est passé ?
Le 16 juin, les Utopiales ont dévoilé la sélection pour leur prix, cinq romans adultes et cinq romans jeunesses. Presque aussi vite, la blogo s’est enflammée en constatant qu’il n’y avait aucune femme nommée chez les adultes. Anouchka (du blog les Notes d’Anouchka) a même eu la gentillesse de nous sortir des statistiques sur les années précédentes.

Et, sans mentir, je me suis sentie mal en les lisant.

nouchka

Partant du principe que ce prix récompensait des œuvres de SF (on m’a corrigée par la suite donc mea culpa) j’ai commencé par m’offusquer de ne pas y voir Ada Palmer qui, selon moi, écrase largement la totalité de la sélection par sa qualité littéraire. On m’a ensuite dit que ce prix était réservé à l’Europe (ce qui n’est indiqué nulle part mais soit on ne va pas revenir là-dessus) de là, je me suis demandée quelle(s) autrice(s) pourraient y prétendre et j’ai eu… Un trou. Je vais y revenir.

Un auteur, une autrice, quelle différence ?
Je vous ai déjà évoqué la problématique de la représentation des autrices dans la littérature de l’imaginaire adulte dans certains articles, notamment 10 autrices incontournables et bien vivantes dans l’imaginaire francophone. Un billet écrit lui aussi en réponse à une sélection qui proposait seulement deux femmes parmi les autrices incontournables (et bien vivantes) en fantasy contre huit hommes et qui avait donc selon moi facilement dix ans de retard. Révélateur.

Quand on regarde une sélection comme celle des Utopiales, on peut s’interroger :
-Pourquoi trouve-t-on majoritairement des hommes en lice pour ce type de prix à destination des adultes ?
-Pourquoi met-on systématiquement ou presque les femmes en littérature jeunesse ?

Alors attention ! Je ne dis pas que les hommes écrivent de mauvais romans. J’aime beaucoup le travail de plusieurs auteurs masculins, en vrac : Jean-Laurent Del Socorro, Ariel Holzl, Adrien Tomas, Thibaud Latil-Nicolas, Patrick Moran Mathieu Guibé et ce sont seulement les premiers qui me viennent à l’esprit. Je ne dis pas que leurs romans doivent être écartés pour laisser la place au travail des autrices. Par contre, je pense qu’on devrait prêter davantage attention au travail en question et juger les textes de manière totalement impartiale, sans tenir compte du sexe de l’auteur. Vous allez me dire : meuf, t’es pas dans le jury, tu sais pas comment ils ont sélectionné tout ça. Ils n’ont peut être juste aimé aucun roman écrit par une femme sans que ça ait de lien avec son sexe ! Vous n’avez pas tort, sauf que j’ai du mal à croire à une simple coïncidence vu les chiffres montrés par Anouchka et ce qu’on peut observer au quotidien dans le monde littéraire.

Selon moi, nous vivons une période charnière dans la littérature qui s’accompagne d’une profonde prise de conscience, surtout au niveau du sexisme ordinaire et de la représentation. J’en ai déjà parlé sur le blog dans certaines réflexions, d’autres l’ont fait mieux que moi (coucou Planète Diversité) et je ne vais pas revenir précisément là-dessus. Toutefois j’ai le sentiment (oui je le mets en gras souligné pour qu’on comprenne bien que j’exprime un avis purement personnel et pas une affirmation qui fait loi) que les femmes sont encore moins représentées dans le paysage de la science-fiction et je m’interroge sur le pourquoi. Je n’ai d’ailleurs aucune vraie réponse à apporter. Est-ce que la science est une affaire purement masculine dont on écarte les femmes? Je me souviens d’un épisode de The Big Bang Theory qui tournait autour de cette problématique de pousser les filles vers les études scientifiques. Est-ce que le monde littéraire considère les femmes comme moins aptes ou moins crédibles à aborder des sujets liés aux sciences ? Est-ce que ces sujets intéressent moins les autrices et donc les poussent à se tourner vers d’autres genres littéraires ? On peut tout imaginer. Je ne possède pas de chiffres sur le sujet donc je me contente d’émettre des hypothèses.

Des autrices en SF ? Qui donc ?
Revenons-en à mon trou de tout à l’heure. Quand j’ai commencé à réfléchir à des exemples de nom à balancer pour prouver par A+B qu’il y a des autrices en SF talentueuses en Europe (enfin surtout francophone j’avoue parce que je ne m’y connais pas très bien pour les autres pays hors anglo-saxons), j’ai un brin séché.

Évidemment j’ai songé à Estelle Faye avec ses Nuages de Magellan, j’ai aussi pensé à Audrey Pleynet dont j’entends beaucoup parler via la blogo et Aurélie Wellenstein avec son récent Mers Mortes parce que je considère comme de la SF d’anticipation / post-apocalyptique (et si vous vous demandez pourquoi je vous recommande la lecture de l’excellent guide d’Apophis qui apportera la lumière dans vos vies. Je ne suis pas sûre qu’on ait le droit de mettre deux sous-genres mais je le prends et ceux qui ont lu le roman comprendront pourquoi.) sauf que trois autrices, aussi talentueuses soient-elles, dans tout le paysage éditorial, même juste francophone bah… C’est peu non d’une pipe !

J’ai donc eu envie de réaliser une petite liste d’autrices qui auraient pu concourir cette année pour le prix et qui n’ont pas été sélectionnées. Ma liste comporte donc une double restriction : la période de temps (2019 – 2020) et uniquement les textes en français d’origine donc en excluant les traductions.

Je sais qu’il y a d’autres autrices comme Cindy Van Wilder (Memorex) ou encore Agnès Marot (IRL, Erreur 404) qui mériteraient d’être citées (autant pour leur humanité que pour leur travail remarquable), tout comme il y en a énormément que je ne connais pas du tout et que j’ai eu le plaisir de découvrir par le biais d’échanges sur les réseaux sociaux.
Si le sujet vous intéresse, je vous mets le lien vers mon message facebook afin que vous puissiez récupérer à votre guise toutes les références citées par les personnes ayant voulu aider. Je vous mets également un lien vers le message facebook d’Émilie Querbalec qui a reçu énormément de réponses en posant la question il y a un gros mois d’ici. Je précise enfin que je n’ai pas lu une partie de ces romans donc je me base sur ce qui m’a été dit pour juger de leur parenté avec la SF. S’il y a une erreur quelque part, n’hésitez pas à me le signaler.

BASSETERRE Luce (La Débusqueuse de mondes – Le Livre de Poche – 13 mars 2019)
DOKE Sara (L’autre moitié du ciel – Mü éditions – avril 2019
EDGAR Silène (les Affamés – J’ai Lu – 8 mai 2019)
FAYE Estelle (Les nuages de Magellan – Scrineo – 4 octobre 2018 / Folio SF – 7 Juillet 2020)
Li-Cam (Résolution – la volte – 10 octobre 2019)
MARTEL A.D. (Revival – autoédition – 27 mars 2020)
MARTIGNOLE Danielle (Rémanence #3 – 1115 – février 2019)
ROZENFELD Carina (Le Démêleur de rêves – Scrineo – 10 octobre 2019 + Le Mystère Olphite – L’Atalante – 26 septembre 2019)
WELLENSTEIN Aurélie (Mers Mortes – Scrineo – 14 mars 2019 + La Mort du temps – Pocket – avril 2019)

Alors vous pourriez m’objecter que dans la liste, il y a des rééditions et peut-être des titres young-adult qu’on a tendance à classer en jeunesse.
Oui. Bien entendu, vous avez raison.
À cela, je vais vous répondre qu’il n’a jamais été fait mention d’un texte inédit mais bien d’une parution ou d’une traduction dans l’année littéraire qui précède le prix. Pour moi, une réédition compte en parution (c’est mon avis, pas un absolu 😉 ). Ensuite, le YA n’est pas forcément que pour les adolescents, d’ailleurs jeune adulte ça veut bien dire ce que ça veut dire… Un adulte jeune, certes, mais un adulte quand même. Pas un enfant. Du coup j’en profite pour pousser un petit coup de gueule à ce sujet : je ne trouve pas normal qu’on colle toujours les romans young-adult avec le jeunesse parce que ce sont deux publics qui n’ont pas grand chose en commun dans leurs attentes vis à vis des thématiques et des types d’histoire. Si on tient absolument à nuancer les catégories éditoriales alors il faut aussi faire évoluer les prix dans ce sens. Toutefois, c’est un autre débat que nous aurons à un autre moment dans un article dédié quand je disposerais de suffisamment de connaissances solides pour l’écrire.

L’humble conclusion de l’ombre.
Les autrices francophones sont présentes dans le paysage de la science-fiction et en plus grand nombre qu’on le pense à première vue. Toutefois, la part de leur publication est inférieure à celle des hommes et elles paraissent moins mises en avant de manière générale, donc moins connues du grand public. Pourquoi ? Je l’ignore et je ne peux que proposer les hypothèses déjà évoquées plus haut. Est-ce que tous les genres littéraires doivent afficher une parité complète et absolue ? Non, bien entendu, car tous les textes ne se valent pas et le sexe de l’auteurice ne devrait pas entrer en ligne de compte. Toutefois, je n’ai pas l’impression qu’on laisse suffisamment de place aux autrices pour s’exprimer ou s’épanouir dans les genres de l’imaginaire à destination d’un public adulte et c’est encore plus vrai dans la science-fiction. Ce n’est pas un absolu, certaines s’en sortent avec les honneurs comme Becky Chambers ou Ada Palmer sur la scène internationale mais ça reste peu au regard des hommes présents dans le rayon SF de votre libraire. Je ne demande qu’à avoir tort et qu’à voir la situation évoluer mais à l’heure actuelle, ce sont les conclusions que je tire de mes quelques recherches sur le sujet et de ma récente réflexion.

Voilà.
Je sais que cet article n’est pas parfait. Le sujet mériterait un travail universitaire tant il est vaste.
Je sais que je n’ai pas cité tout le monde parce que je n’en ai tout simplement pas la possibilité ni les moyens. Le but de ce billet n’est pas de râler dans le vent. Si j’écris ces lignes c’est pour vous sensibiliser à une problématique, vous inviter à réfléchir et peut-être à prendre conscience de vos biais en tant que lecteurices. Personnellement, je ne me considère pas comme meilleure qu’une autre parce que, pour être tout à fait honnête, je n’ai pas remarqué tout de suite que la sélection ne comportait que des hommes. J’ai du lire les tweets d’Anouchka et de l’ours inculte pour tilter.
Je m’en suis voulue, ça m’a poussé à réfléchir.
J’espère arriver un jour à voir ça tout de suite et par moi-même. J’espère en arriver un jour à vivre dans un monde littéraire qui prendra en considération l’ensemble de ses acteurs et pas juste les hommes blancs entre quarante et cinquante ans -et je ne dis pas ça pour culpabiliser ces hommes qui proposent aussi un travail de qualité. Je le dis parce qu’il n’y a pas qu’eux qui existent et il est temps pour certains d’en prendre conscience.

J’aimerais davantage de diversité.
Davantage de représentation.
Davantage de respect.

Merci pour votre lecture !
J’en profite également pour remercier Anne-Laure alias Chut ! Maman lit. qui a bien aidé à la réalisation de cet article avec ceux qu’elle a écrit l’année dernière sur les parutions des autrices ainsi que toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à ma publication sur facebook.

N’hésitez pas à échanger dans les commentaires mais s’il vous plait, n’oubliez pas le respect 🙂 Je répète que ce billet est purement personnel et ne ressort pas d’un travail scientifique rigoureux ! Si vous avez des chiffres, des thèses ou autre à ce sujet sous la main, je vous en prie, communiquez-moi les références que je puisse les lire.

RÉFLEXION – pourquoi je dis « autrice » (et pourquoi vous devriez le dire aussi)

Salut tout le monde !
Nouveau petit article qui trainait depuis un moment dans mes tiroirs. En fait, depuis les Imaginales où plusieurs personnes (même des femmes… si si) ont fait des remarques négatives à mon éditrice qui affichait le terme « autrice » sur le stand. C’est pas joli. C’est pas français. Et quand on essaie d’expliquer le pourquoi du comment, on se heurte à un mur. Parfois pire: à de la condescendance. Elles sont mignonnes à croire qu’elles savent mieux que nous hein. J’avoue, j’étais un poil énervée.

J’ai donc décidé de vous expliquer pourquoi j’utilise le terme autrice et pourquoi vous devriez, vous aussi, l’utiliser. Après, chacun est libre de le faire ou non, chacun a le droit de s’engager ou pas, chacun a le droit de penser que j’ai tort. C’est juste la minute culture, en espérant vous apprendre quelque chose et vous pousser à faire évoluer vos habitudes. C’est peut-être qu’un détail pour vous mais ça veut dire beaucoup (et pas que pour moi !).

C’est parti pour le petit cours d’histoire littéraire !
Au passage, ce billet a été rédigé en s’inspirant du travail d’Audrey Alwett qui a écrit un article extrêmement édifiant sur le sujet que je vous encourage à lire en entier parce qu’il cite également les sources universitaires comme par exemple les travaux d’Eliane Viennot. Moi, je me propose de vous résumer l’idée globale.

Tout commence au 17e siècle, lors de la création de l’Académie française par notre ami (mais si) le Cardinal de Richelieu. Avant l’apparition du Dictionnaire (réalisé par cette même Académie, pour rappel), on utilisait le féminin de nombreuses professions intellectuelles : poétesse, autrice, mairesse, capitainesse, médecine, peintresse. Or tous ces mots ont été masculinisés pour gommer la légitimité de la femme dans ces postes de pouvoir. Je vous jure. C’est pas de la propagande, ce sont des faits historiques avérés avec des sources à l’appui. Avant cela, il existait des cercles littéraires influents composés de femmes, et cela ne plaisait pas à tout le monde.

Ils ont même été plus loin ! Le genre de certains mot a été modifié au même moment. L’exemple le plus parlant est sans doute celui du terme « erreur » qui était auparavant masculin et s’est féminisé parce que, vous savez, ce sont les femmes qui commettent les erreurs (je vous jure que c’est la vraie justification). À cette même époque apparait d’ailleurs la règle selon laquelle le masculin l’emporte toujours sur le féminin. Cela parce que, selon le grammairien Nicolas Bauzée : « le genre du masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. » (je vous laisse deux minutes pour inspirer, expirer, tout ça.) Les femmes intellectuelles de l’époque, dont Marie de Gournay, Jacqueline de Mirmont ou encore Charlotte de Brachart (vous n’avez aucune idée de qui elles sont, pas vrai? Moi non plus, avant.) ont protesté, mais elles ont été progressivement effacées de l’Histoire. De nos jours, elles ne sont pas enseignées dans les écoles et ne l’ont même jamais été. Ce n’est que dans les années 1990, au Québec, que des recherches ont commencé à apparaitre sur les sujets, plutôt impopulaires. Au Québec. En Europe, y’a toujours un retard monstrueux et une impopularité assez effrayante sur le sujet. Heureusement, les mentalités commencent à évoluer.

Et donc, pourquoi j’utilise le mot autrice?
Parce que c’est un engagement pour l’égalité. C’est une reconnaissance du talent féminin dans la profession artistique et créative qu’est l’écriture, tout simplement. Vous me direz que c’est moche, comme mot. Je pensais comme vous. Mais à force de l’utiliser, on s’habitue et plutôt vite. Ça ne vous coûte pas grand chose et ça signifie beaucoup sur un plan idéologique. Les mots forment notre langage, notre communication. Ils ont tous un sens. Parfois, ils en ont plusieurs. N’en doutez pas: utiliser le bon terme, ça change tout.

Alors pensez-y, la prochaine fois que vous parlerez d’une femme qui écrit.

10 autrices incontournables (et bien vivantes !) dans l’imaginaire francophone

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, petit article à moitié coup de gueule et totalement engagé. Il y a une dizaine de jours, Babelio a publié une vidéo intitulée « 10 auteurs français de l’imaginaire incontournables (et bien vivants !) » d’où le titre du présent article, moitié clin d’œil et moitié… Voilà. Y’a beaucoup de demi-mesure dans ce lancement non?
Et là, tu vois déjà où je veux en venir.
Une partie de moi salue l’initiative parce qu’ENFIN la littérature francophone est mise en avant. Puis je regarde la vidéo… Et je constate que les deux seules autrices présentes dans ce top sont Estelle Faye et Léa Silhol.

Alors on va mettre directement les choses au point :
1) J’adore Estelle Faye. C’est une autrice talentueuse en tête de la nouvelle vague de fantasy française francophone doublée d’une personne qui m’inspire beaucoup alors je suis super comblée qu’elle soit dans ce top. Vive Estelle quoi ! Je n’ai pas encore lu Léa Silhol mais c’est chouette qu’elle y soit aussi.
2) Messieurs, vous écrivez bien. Beaucoup de mes auteurs favoris sont des hommes. Vraiment, je vous adore, vous le savez si vous suivez le blog et je ne veux pas faire de raccourcis mais…
MAIS QUAND MÊME QUOI !
Deux femmes sur dix auteurs ?! Où sont les autres autrices qui envoient du lourd sur la scène SFFF francophone? Alors j’en ai un peu parlé dans les commentaires avec le (ou la?) CM de chez Babelio… Puis j’ai décidé qu’on n’est jamais mieux servie que par soi-même. Donc, voici mon petit top personnel.

Je précise que les autrices ne sont pas classées par ordre de préférence 🙂 Parce que je les aime toutes d’une manière ou d’une autre (okey vous savez que les deux premières sont peut-être légèrement au-dessus dans mon cœur mais faites genre s’il vous plait) Et que ce top est totalement subjectif. Il y a aussi d’autres autrices talentueuses que je n’ai pas encore découvertes ou qui ne manquent pas de talent mais dont je ne suis pas le public cible. Sans compter toutes les copines et collègues de chez Livr’S que je ne peux pas citer pour des raisons évidentes de subjectivité (subj-keuwa ?!) DONC… Voilà.

Je vous propose de mettre chaque fois le lien vers les chroniques des romans des autrices concernées pour vous permettre de découvrir un peu leur univers et de préciser leur genre de prédilection. Pour certaines, ma lecture date d’avant le blog donc je cite juste le roman.

Marianne Stern

Steampunk ~ Uchronie ~ Fantastique
Focus – Les Chroniques d’Oakwood – Trilogie Récits des Mondes Mécaniqus – 1993 – 1999 derrière les lignes ennemies.

Morgane Caussarieu

Vampire ~ Littérature blanche (si si, elle a osé)
Dans les veinesJe suis ton ombreRouge ToxicRouge VenomBlack MamboChéloïdesTechno Freaks

Manon Fargetton

Fantasy ~ Young Adult
L’Héritage des Rois-PasseursLes Illusions de Sav-LoarAussi libres qu’un rêveQuand vient la vagueDix jours avant la fin du monde

Céline Landressie
Fantastique ~ Historique
Rose Morte, la saga (en cours de réédition (donc pas de visuel pour le moment), 5 tomes)

Agnès Marot

Young adult – Dystopie
IRL – Erreur 404De l’autre côté du mur (intégrale)

Clémence Godefroy

Steampunk ~ Fantasy asiatique
Eros Automaton – Les Héritiers d’Higashi #1

Aurélie Wellenstein

Fantasy – Young Adult
Le Roi des fauvesle Dieu Oiseau

Cécile Guillot

Fantastique – Young Adult – Romance
Filles d’Hécate (intégrale) – Tragic Circus – Cœur Vintage – Les Tribulations d’une gothique amoureuse –

Oren Miller

Fantasy urbaine – Polar (pour ses autres romans)
Le Tyran des songes

Céline Chevet

Symbolisme / fantastique asiatique – S.F. (pour ses autres romans)
La fille qui tressait les nuages

Alors pour certaines, je n’ai lu qu’un seul roman mais quand ça a été un coup de cœur, il n’y a pas à tortiller 🙂

Je vous rappelle que cet article est purement subjectif mais j’avais envie de mettre en avant des autrices francophones que j’adore ♥ Ah et il faut lire Estelle Faye hein 😉

Si vous en avez d’autres qui vous tiennent à cœur, n’hésitez pas à me donner les noms en commentaire ! Et surtout, n’oubliez jamais de parler des auteurs et autrices francophones que vous lisez, que ce soit sur le net ou autour de vous car c’est par VOUS que se construit une renommée. Parfois, faire découvrir un auteur à une personne, c’est déjà énorme. Alors faites le, s’il vous plait ♥