#PLIB2019 La Légende des Quatre #1 le clan des loups – Cassandra O’Donnell

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Le clan des loups
est le premier tome de la saga la Légendes des Quatre, une nouveauté jeunesse écrite par l’auteure française Cassandra O’Donnell (qu’on ne présente plus) publiée chez Flammarion Jeunesse. Vous pouvez vous procurer ce roman absolument partout pour le prix de 15 euros.
Ce roman a été sélectionné pour le #PLIB2019. #ISBN9782081394254.

J’étais au salon de Bondues ce week-end et j’ignorais que Cassandra s’y trouvait également. Après l’avoir découvert en parcourant le planning dans un moment d’ennui (bah oui y’a pas toujours des gens, sur les salons !) j’ai été discuter avec elle et j’en ai profité pour acheter ce roman à destination d’un public 12 – 14 ans. Je sais, vous vous dites: non mais à quoi tu pensais? C’est pas du tout ton genre de lecture ! Un moment de folie, ça arrive, surtout quand ça concerne les écrits de Cassandra. Comme vous le savez, j’adore sa saga Rebecca Kean, donc pourquoi ne pas tenter celle-ci, que l’auteure qualifie elle-même de « Rebecca Kean mais sans sexe » ?

C’est vrai qu’il y a un peu de ça, mais pas que.
En commençant le roman, au bout du premier chapitre, j’ai refermé le livre et j’ai du changer le mode de mon cerveau. Je crois que c’est le plus difficile quand on se plonge dans un genre qui ne nous est pas familier / qu’on ne lit pas en temps normal. À partir du moment où mes neurones avaient intégré que c’est un livre à destination d’un public qui a dix ans de moins que moi, tout a commencé à aller bien mieux.

Parce ce qu’on ne s’exprime pas de la même manière à destination des enfants que des adultes. On n’utilise pas le même vocabulaire, les mêmes tournures de phrase, la même ponctuation. Non, on ne les prend pas pour des cons, mais il est vital de s’adapter à leur psychologie et à leur niveau de lecture, de langage, surtout pour cet âge, puisque c’est là qu’on construit ses goûts littéraires. Alors oui, l’abondance de verbe « être » agacera les puristes et très certainement, l’utilisation abusive des points d’exclamation rendra fou certains d’entre vous. Forcément, j’ai tiqué sur ces détails… Et ça ne m’a pas empêché de passer un très bon moment !

Pour vous évoquer le concept en quelques mots, nous évoluons dans un univers fantasy post-apocalyptique. En gros, les humains ont déconné et la technologie a disparu après une guerre contre les yokaïs. Retour au Moyen-Âge, où les tensions entre les clans et les races sont exacerbées. Il existe quatre types de yokaï: les loups, les tigres, les serpents et les aigles. Nous suivons principalement l’héritière des loups et l’héritier des tigres, dans ce tome, même si nous rencontrons également les serpents et les aigles. D’ailleurs, tant qu’on ne les avait pas croisé, je trouvais le tout sympa mais sans plus. Puis arrivent Wan (♥) et Nell… Et là, BOUM ! Je comprends ce que Cassandra voulait dire en parlant de « Rebecca Kean sans sexe » (même si en vrai ça aurait été super avec Wan, on peut imaginer un spin-off pour adulte s’teuplaiiiiit?). Ces deux personnages sont absolument géniaux, j’ai hâte de les retrouver dans les tomes suivants ! J’ai un peu moins accroché avec les deux héros principaux, mais c’est tout moi, ça: craquer sur les personnages secondaires.

Outre ça, l’univers est plutôt bien pensé et les messages passés par l’auteure sont intelligents. Il y a non seulement une mise en garde sur l’écologie et l’épuisement des ressources, mais également une mise en avant de la notion de tolérance, qui est très importante à rappeler (autant aux enfants qu’aux adultes). La Légende des Quatre n’est donc pas qu’un simple divertissement, c’est aussi un livre qui pousse à la réflexion. D’une pierre deux coups !

Pour conclure, je trouve que ce roman est une réussite qui conviendra aux petits comme aux grands. Cassandra O’Donnell invente un univers crédible et riche qu’elle exploite à travers un panel de personnages colorés. Elle n’infantilise pas son public et n’hésite pas à inclure de la violence (beaucoup de violence) et des réflexions intelligentes, tout en évitant l’anthropocentrisme chez les yokaïs, ce qui est un plus non négligeable à mes yeux. Le clan des loups se lit très vite et vous permettra de passer un bon moment au sein d’une littérature plus légère que d’habitude. À lire !