From End, le prix de la liberté #1 – Shimokitazawa Mitsuo

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From End est le premier tome d’une trilogie manga scénarisée et dessinée par la mangaka Shimokitazawa Mitsuo. Publié chez Kana dans la collection Big Kana, vous trouverez ce shojo au prix de 6.85 euros.

From End raconte l’histoire de Shinomiya Rui, une jeune enseignante dynamique et motivée qui prend soin de ses élèves et est très populaire auprès d’eux. Elle s’inquiète particulièrement pour Hayase, solitaire qui lit beaucoup. Un soir, on l’appelle pour la prévenir que cet élève a commis un vol à l’étalage. Rui rencontre alors le père de son élève… qui l’a sexuellement abusée du temps où elle était au lycée, en plus d’avoir été son prof. Le cauchemar recommence et comme elle ne veut pas abandonner Hayase à son sort (lui aussi est devenu la victime de cet homme), elle va lui proposer un plan osé supposé leur apporter la liberté.

Ce manga est classé comme un shojo mais c’est un shojo différent de l’idée qu’on se fait habituellement du genre. Il ne parle pas d’une histoire d’amour sur fond d’école et n’est pas du tout naïf ni niais. Je pense que j’ai une image tronquée de ce genre puisque finalement, shojo signifie que le public de destination est féminin et jeune. Ce manga est toutefois conseillé à un lectorat de plus de 14 ans sur manga news, du coup… Perplexe je suis ? Je pense qu’il se classe à la frontière des genres et des publics. Attention donc car le contenu est assez malsain, du moins sur un plan psychologique. Parce que From End parle d’abus sexuels, subis par des jeunes au sein de leur famille puis du chantage exercé par une personne de confiance ou supposée l’être. Je pense, compte tenu de la censure sur certaines scènes, que le but n’est pas l’exposition dérangeante limite morbide (coucou DeadTube) mais bien l’évocation d’un fait social et la façon appropriée d’y réagir. Donc pas du tout celle choisie par les protagonistes. Vraiment pas.

Du shojo classique, toutefois, From End hérite du chara-design avec des graphismes fins et axés sur les émotions, ce qui est assez perturbant en soi mais contribue à la force évocatrice du manga.

Pour résumer, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce premier tome très prometteur. Série courte finie en trois volumes, From End évoque des thématiques difficiles (abus sexuels par des proches, comment s’en protéger, réagir) mais importantes à travers un thriller psychologique qui gère bien son suspens autour du motif « vengeance ». L’ambiance malsaine est renforcée par un chara-design très fin qui rappelle les codes graphiques du shojo. Le tout fonctionne vraiment bien et je n’ai qu’une seule hâte: découvrir la suite !

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RÉFLEXION – le service presse, ce privilège.

Salutations amis lecteurs !
J’ai mis un moment à écrire ce billet « focus » sur un thème qui, je trouve, est important. À l’origine du présent article, les remarques que je juge déplacées d’une chroniqueuse (non, je ne cite pas son pseudo, ça n’a aucun intérêt) à l’encontre des maisons d’édition dans le cadre du traitement des services presses. Des remarques auxquelles je me suis permise de répondre directement sur les réseaux sociaux (surprise, pas de réaction 🙂 hormis celles des gens qui soutenaient mon propos, merci à eux d’ailleurs). Le but de cet article n’est pas d’enfoncer le clou mais bien de donner mon avis sur un sujet, parce que je sature un brin de voir certain(e)s se la jouer diva. En général, je passe, je me dis que ça ne sert à rien de discuter avec certaines personnes… Mais vous la connaissez, cette goutte d’eau qui fait déborder le vase? Bah la voilà.

Du coup, une bonne fois pour toute…
LES SERVICES PRESSES NE SONT PAS UN DÛ AUX CHRONIQUEURS !

Quand une maison d’édition contacte un chroniqueur (ou inversement) un contrat est passé entre les deux. Peu importe la renommée du blogueur en question ou celle de la maison d’édition parce qu’à mes yeux, les deux sont égaux. Des conditions sont posées d’entrée de jeu par les deux parties et c’est seulement si chacune en accepte les termes que l’échange peut avoir lieu. Certaines structures sont plus cools que d’autres, n’imposent pas de date de traitement par exemple ou se moquent de donner du papier à la place du numérique. Mais pour d’autres, c’est différent et bon sang, c’est leur droit. Un service presse représente un investissement en terme financier. C’est un pari mais un pari qui coûte, surtout si on ne se contente pas de travailler avec un petit cercle restreint de chroniqueurs. J’ai déjà vu une chroniqueuse (une autre) piquer une crise parce que l’éditeur ne pouvait pas lui donner un livre au format papier… Pitié, c’est quoi ce comportement? Bref, je m’égare.

À partir de ce moment-là (quand tout se passe bien et tout hein), l’éditeur a le droit d’attendre un minimum de respect et de bon sens de la part de ses collaborateurs. Si le chroniqueur ne peut pas lire le livre concerné ou ne le veut pas, il est libre de refuser ce service presse. Il en a le droit et même le devoir par honnêteté intellectuelle. Je travaille avec suffisamment de maisons d’édition pour savoir que c’est au chroniqueur de choisir dans le catalogue des nouveautés (et s’ils sont cools, dans les parutions plus anciennes) ce qui l’intéresse ou non. Je n’ai jamais rencontré le cas d’une maison d’édition qui m’a forcé la main (je sais que ça existe, j’y reviens plus bas) donc bon sang, assumez. Assumez vos choix. Et même si une maison vous force la main, par exemple en vous envoyant des livres que vous n’avez pas demandé… Bah refusez. Refusez en écrivant un email au responsable communication pour lui dire que vous n’avez pas voulu de ces livres, donc que vous ne les lirez pas et que vous pouvez les renvoyer s’ils vous remboursent les frais de port, tout simplement. Ou que vous allez les donner à la bibliothèque de votre quartier. Ou à une association. J’en sais rien. Mais ne les gardez pas en râlant pour hypocritement en profiter derrière.

Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir débat ou que des chroniqueurs soient choqués qu’il existe des « listes noires de la blogo ». Mettons-nous un instant à la place d’un éditeur qui investit de l’argent pour recevoir un travail qu’il espère de qualité et qui a une chronique trois mois trop tard, mal écrite (avek dè fôte) ou qui démonte le livre proposé sans même réfléchir dessus ou de prendre du recul. Forcément, qu’il n’est pas content ! Et évidemment qu’il a le droit de décider de ne pas retravailler avec tel ou tel blog en faisant circuler l’information auprès de ses collègues. Ce n’est pas du lynchage, c’est du bon sens couplée à de la courtoisie professionnelle. Si le travail n’est pas à la hauteur des attentes, au moins il évitera à d’autres la déception qu’il a vécu et la perte qu’il a subie.

Et vous jugez peut-être que c’est injuste parce que vous avez travaillé pour écrire une chronique, même avec du retard, même avec des fautes, mêmemêmemême. Vous avez le droit de le considérer de cette manière parce que c’est ça, l’humanité. Des points de vue différents, des façons d’appréhender le monde différentes. Toutefois… Remettez-vous en question avant de lancer un scandale ou un lynchage sur les réseaux sociaux. De manière globale, réfléchissez avant de poster quelque chose, d’ailleurs (ceci est un conseil gratuit). La plupart des situations peuvent se régler discrètement, de manière mature, par un échange de mail ou une explication calme entre les deux parties. Inutile de lancer des pseudo-polémiques, souvent, ça ne sert personne. Je précise que je ne prône pas la loi du silence, au contraire ! Mais il y a parler d’une situation ou lyncher. Il y a dénoncer un fait grave et se donner en spectacle. Malheureusement, c’est souvent à la seconde situation que j’assiste. Parce que les polémiques, c’est bon pour l’audience d’une page. Pour les commentaires. Pour la visibilité. Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi. Vous la connaissez, cette citation ? Ça pourrait être la devise du 21e siècle. Oui, c’est l’instant cynisme.

Les chroniqueurs qui décident de poster leurs avis sur un blog ont le droit d’écrire ce qu’ils veulent. Cela implique une chronique négative. Les éditeurs, ceux qui sont sérieux, en ont conscience et on peut écrire une critique négative (on le doit même, si c’est ce qu’on a ressenti), pourvu de le faire correctement et avec professionnalisme. C’est la beauté de la liberté d’expression. Moi (c’est la minute égocentrique), j’ai choisi de ne pas parler de mauvais livres parce que je n’ai pas envie de donner une vitrine à des romans auxquels je n’arrive pas à objectivement trouver une qualité. C’est mon choix, mon droit, parce qu’il parait que toute publicité est bonne à prendre donc c’est ma manière de contrer un texte qui me déplait. Ça, c’est moi. Vous, vous faites ce que vous voulez et si je n’aime pas ce que vous faites bah… Je ne vous lis pas, simplement. Je ne passe pas mon temps à vous descendre. Souvenez-vous qu’écrire a forcément des conséquences qu’il faut savoir assumer et trop de gens l’oublient, comme trop de gens pensent que les services presses sont un dû.

Mais non. C’est un privilège. Une marque de confiance. Un éditeur a le droit de vous en refuser (et oui, ça m’est déjà arrivé !), de commencer un partenariat puis de l’arrêter pour x raison, il a aussi le droit de ne pas être content de votre travail parce qu’il a sa propre façon de voir les choses. Un chroniqueur ne fait pas une fleur aux éditeurs ou aux auteurs en acceptant de les lire. Il offre une vitrine plus ou moins importante mais l’éditeur lui offre un livre en contrepartie, c’est donnant-donnant à partir du moment où le chroniqueur accepte. Parce qu’il a le droit de dire non. Mais à partir du moment où il dit oui, il ne rend pas service. Il remplit ses engagements. Tout simplement. Dans le respect. Ce qui va dans les deux sens. Le chroniqueur a le droit de ne pas aimer un livre. Mais il doit le dire de la bonne façon, avec respect.

Voilà, j’avais besoin que ça sorte. N’hésitez pas à discuter dans les commentaires, à partager votre vision du service presse ou à me dire que je raconte n’importe quoi si c’est ce que vous pensez. Ce billet n’a pas pour but de prendre de haut ceux qui ne voient pas les choses comme moi mais de partager mon point de vue, qui m’est personnel (j’insiste). Je précise également que je ne dis pas que tous les éditeurs ont toujours raison, qu’on devrait tous s’incliner devant leur grandeur et la fermer. Non. Mais si l’éditeur respecte les termes de l’accord, alors le blogueur doit agir de la même manière. Mon billet peut paraître assez absolu comme ça mais j’évoque bien ici un sentiment, une réflexion. Chacun peut avoir vécu une situation difficile où il n’était pas en tort mais a été puni quand même. Ou connu un éditeur malhonnête (ça aussi, j’en ai eu mon lot). L’injustice existe dans le monde, hélas, et dans le monde littéraire parfois plus qu’ailleurs. Alors non, je ne vous fais pas la leçon, à personne. J’exprime juste ma vision des choses.

À vous ! ♥

#VendrediLecture (47)

Salut tout le monde !
On se retrouve après une semaine d’absence pour ce rendez-vous incontournable. Vendredi dernier, j’ai oublié de programmer mon article avant de partir en salon… Boulet quoi. Mais on va se rattraper aujourd’hui.

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

J’ai vendu mon âme en bitcoins – Jake Adelstein
Lecture perso – Marchialy
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« Survivrez-vous à la fièvre de l’or numérique ?
En 2014, Jake Adelstein découvre les monnaies virtuelles en même temps que l’effondrement de Mt. Gox, la plus grande plateforme d’échange de bitcoins au monde basée à Tokyo. Celle-ci annonce la disparition de 850 000 bitcoins, l’équivalent de 500 millions de dollars. Contre toute attente, c’est son créateur et dirigeant qui est le principal suspect de la police japonaise : Mark Karpelès, un jeune français qui n’a pas encore 30 ans.
Mark devient alors le centre de la plus grande affaire criminelle de l’ère numérique. Tout le monde veut sa peau : la police japonaise, le FBI et les milliers de particuliers qui ont perdu leurs économies dans ce braquage d’un nouveau genre.
Au cours de son enquête, Jake Adelstein rencontre les pionniers du Bitcoin : idéalistes, geeks, libertariens, profiteurs ou spéculateurs, et tente de répondre à ces deux questions : qui a fait le coup ? »

Je ne pouvais pas passer à côté du nouveau bébé de Jake Adelstein, pour rappel auteur des excellents Tokyo Vice et Le dernier des yakuzas.

Découvrez quelques avis sur Babelio !

Et vous, que lisez-vous?

L’interdépendance #1 l’effondrement de l’Empire – John Scalzi

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L’effondrement de l’Empire est le premier tome de la trilogie l’Interdépendance écrite par l’auteur américain John Scalzi. Publié chez l’Atalante, vous trouverez ce roman au prix de 21.90 euros.
Je remercie chaleureusement Emma et les éditions l’Atalante pour ce service presse.
Il s’agit de ma troisième lecture dans le cadre du challenge S4F3s5 !

L’humanité a quitté la Terre pour s’implanter dans différentes colonies, quasiment toutes inhospitalières. Pour survivre, elles dépendent les unes des autres ce qui passe à travers le commerce et la domination de grandes familles. La plus puissante d’entre elles, les Wu, dirige l’Interdépendance avec le titre d’Emperox. Pour commercer et donc survivre, les humains utilisent le Flux, un réseau qui relie les différentes colonies entre elles. Sans lui, le chaos menacerait l’Interdépendance et risquerait de mener à la fin de l’humanité.
Pas de chance donc, quand le comte de Claremont découvre que le Flux n’est pas éternel. Ses courants s’effondrent, lentement mais sûrement, à commencer par celui qui relie le Bout au Central. Certains, plus clairvoyants que d’autres, vont chercher à exploiter ces informations pour la grandeur de leur famille et la richesse qui en découlera forcément.

L’intrigue suit donc cette trame globale autour de l’effondrement (d’où le titre du roman) à travers différents personnages hauts en couleur. Cardenia est la fille de l’emperox défunt. Elle n’aurait jamais du hériter du titre mais son demi-frère aîné est mort dans un accident et elle doit bien assumer ses responsabilités. Cardenia est gentille, trop pour occuper cette fonction dont elle ne veut pas, trop pour les révélations qui vont lui tomber dessus. Pourtant, elle tient, un pas après l’autre, malgré la solitude. Marce est le fils du comte de Claremont, chargé par son père d’apporter les résultats de ses recherches à l’emperox. Comme les informations mettent neuf mois à voyager du Bout au Central, il ignore tout de son décès mais ne va pas se laisser démonter malgré les difficultés rencontrées et les dangers encourus par ceux qui n’ont pas très envie de le voir partir. Au programme: enlèvement, menace, tentative d’assassinat… Quant à Kiva Lagos, elle appartient à l’une des prestigieuses familles commerciales et se retrouve au Bout pendant une révolution à laquelle on la soupçonne d’avoir participé, de façon détournée. Son caractère bien trempé donne un certain piquant au récit. C’est une façon polie de dire que c’est une vraie garce à qui on a parfois envie de donner des baffes mais qui, en réalité, est très cool à suivre. Face à tout ce petit monde, la famille Nohamapetan en quête de pouvoir et de domination via sa fratrie composée de trois membres dont la terrible Nadashe, tête pensante incontestée et véritable sociopathe glaçante.

À ce stade, il est important de préciser que ce roman donne une grande place aux personnages féminins qui ont une réelle importance et un impact fort. Le trio Cardenia, Kiva et Nadashe fonctionne bien à cet égard, ce qui ne signifie pas pour autant que les personnages masculins sont en reste. L’auteur trouve un équilibre crédible en débarrassant son univers des considérations sexistes et sans opérer un renversement de la domination. J’adore !

L’autre point fort de ce texte, c’est son humour typique de l’auteur. J’en avais déjà parlé dans Redshirts. John Scalzi possède un style d’écriture particulièrement dynamique et maîtrisé. L’humour n’a rien de lourd, il rythme le récit en coupant les introspections des personnages qui fournissent au lecteur des informations sur l’univers. Tout s’équilibre et le format d’un peu plus de trois cents pages s’y prête bien. C’est le genre de roman qu’on peut dévorer d’une traite sans même s’en rendre compte, ce qui m’est d’ailleurs arrivé.

Pour résumer, j’ai adoré ce roman de space-opera qui est un coup de cœur pour moi. Si j’avais pu, j’aurai lu la trilogie d’une traite mais la suite n’est hélas pas encore éditée en français. Tout fonctionne merveilleusement bien, que ce soit l’univers, le concept, les personnages ou le style d’écriture dynamique, subtil et drôle caractéristique de cet auteur culte. Je vous recommande plus que chaudement la découverte de ce roman, accessible à tous, même ceux qui n’ont pas l’habitude de la science-fiction ou qui ont justement peur de se frotter à ce genre.

Le chant des Épines #3 Le Royaume Brisé – Adrien Tomas

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Le Royaume Brisé
est le troisième (et dernier) tome de la saga le Chant des Épines écrit par l’auteur français Adrien Tomas. Publié chez Mnémos, vous trouverez cet ouvrage au prix de 20 euros.
Je remercie chaleureusement Nathalie et les Éditions Mnémos pour ce service presse.
Il s’agit de ma seconde lecture pour le S4F3s5 organisé par le Lutin !

Chroniquer une suite est toujours délicat, entre les spoilers et les réflexions qui ne prennent sens qu’à la lecture de la saga entière. Cette chronique contiendra donc des parties blanches qu’il vous suffira de surligner pour dévoiler le texte qu’il cache et qui contient des informations sensibles pour ne pas vous gâcher l’intrigue. Je vous encourage du même coup à découvrir mes chroniques pour le tome 1 et le tome 2

Nous avions quitté Ithaen et les Épines après une cuisante défaite au pied des remparts de Kal’Tirin. La reine tente de trouver de nouveaux alliés auprès de la Fille, représentante de la Sylve et les personnages survivants organisent la résistance. Merisia, maîtresse espionne, a créé le Ver avec d’autres survivants afin de mener une guérilla contre les envahisseurs Seï. Vermine a passé un accord avec les Sœurs afin de pouvoir apporter un soutien magique à Ithaen quand le moment sera venu. Quant à nos immortels, ils continuent d’intriguer, fidèles à eux-mêmes et toujours aussi attachants. Enfin, à mon goût. Ce volume se concentre donc sur la reconquête du Nord et la concrétisation de ce Royaume Rêvé dont Ithaen parle depuis le premier tome. Et ce, quel qu’en soit le prix.

On retrouve tous les ingrédients qui firent le succès des tomes précédents : une écriture efficace et maîtrisée, une diégèse crédible et des personnages pour lesquels on se passionne. L’univers se développe encore davantage grâce à de nouvelles créatures qui sortent des standards habituels. Le bestiaire exploité par Adrien Tomas continue de s’enrichir, accordant encore plus de crédibilité au monde des Six Royaumes. Quant à l’intrigue, elle s’accélère et prend un tournant beaucoup plus sombre par rapport au premier volume ! En réalité, le cheminement et les choix de certains personnages m’ont plus d’une fois surprise, horrifiée, fascinée, parfois les trois à la fois. Un tour de force. L’ambiance, évidemment, est sombre, désenchantée, comme de juste puisque la guerre fait rage. Et surtout, elle esquive le manichéisme puisque l’auteur, en multipliant les points de vue, permet de comprendre la philosophie et les convictions de chacun. Il n’y a aucun parti pris, juste la peinture infâme des extrémités auxquelles peut pousser l’humanité ou les bons sentiments. On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions… Ç’aurait pu être le sous-titre de la saga.

Au final, cette suite au Royaume Rêvé se révèle donc très contrastée dans son idéologie. Le personnage d’Ithaen effectue ses choix en pensant au plus grand bien, quitte à sacrifier ses amis et ses alliés. Elle m’a glacé le sang plus d’une fois, quand on pense qu’elle n’a que quinze ans au moment du troisième tome… Adrien Tomas m’a fait passer par toutes les couleurs en parvenant à rendre son univers suffisamment vivant pour que je m’y plonge, que je me laisse happer comme si j’en étais moi-même un personnage.

Outre tous ces élément très positifs, il y en a un autre que je souhaite relever. Dans un roman de fantasy, il est courant d’assister à des guerres ou au moins des affrontements, quel que soit leur ampleur. Un exercice pas forcément évident… Dans lequel excelle Adrien Tomas ! On sent qu’il s’y connait en stratégie et qu’il maîtrise le sujet à fond sans pour autant devenir incompréhensible aux yeux du profane car on n’a aucun mal à visualiser les scènes qu’il décrit. Un pur plaisir.

Quand je constate l’enthousiasme autour d’une saga comme le Trône de Fer, je m’étonne et déplore que le public (surtout français mais à quand une traduction anglaise? 😉 ) ne se tourne pas vers les Six Royaumes, composé de différents textes dont le Chant des Épines mais aussi la Geste du Sixième Royaume et la Maison des Mages. Je ne peux que recommander chaudement la lecture du Chant des Épines car même si le premier tome parait naïf et tout public (peut-être même, Ô sacrilège, young-adult parfois), ce roman à l’origine écrit pour être un one-shot (et scindé en trois pour des besoins éditoriaux) ne manque ni de complexité, ni de maturité, ni de richesse. Il séduira son public en lui procurant des émotions intenses et en proposant des personnages aussi soignés qu’attachants. Une excellente découverte donc, qui confirme l’auteur au rang des maîtres en fantasy francophone.

BML #12 – Juin 2019

Bonjour à tous !
J’espère que vous avez passé un bon mois de juin? Je vous avoue que de mon côté, ça n’a pas été très rose et même pas du tout. Heureusement que j’avais programmé des articles à l’avance, sans quoi il y aurait probablement eu de gros blancs. Espérons que Juillet soit meilleur ! Du coup, j’ai moins lu que d’habitude en plus de sortir de ma zone de confort mais il y a quand même de chouettes découvertes au programme.

Côté roman :

Le club des érudits hallucinés – Marie-Lucie Bougon (♥ – Chat Noir)
La cour d’onyx #1 minuit jamais ne vienne – Marie Brennan (L’Atalante)
Que passe l’hiver – David Bry (Folio)
Underground Airlines – Ben H. Winters (ActuSF)
Fantasy & Histoire(s) – actes du colloque des Imaginales 2018 (ActuSF)
Célestopol – Emmanuel Chastellière (♥ – Libretto)
– Le Chant des Épines #3 Le Royaume Brisé – Adrien Tomas (♥ – Mnémos – chronique à venir)

Côté manga :

– Dead mount death play #2
– Fool’s Paradise #4
Ice Pig #1

Pour un total de 7 romans et 3 mangas !

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci? De belles découvertes ? 🙂

Les découvertes de l’ombre #1

Bonjour à tous !
J’ai envie de tester un nouveau concept donc voilà, je me lance et vous explique en quelques mots. Au quotidien, je suis beaucoup de chroniqueurs (vive l’application WordPress !) qui me font découvrir des livres intéressants. Ces livres, je me les note toujours sur le bloc-note de mon téléphone (merci à toi qui remplace le post-it que je perdais tout le temps). Puis je me suis dit… Bon sang que tu es égoïste ! Fais donc partager tes découvertes au monde entier, mets en danger les comptes en banque et les PàL qui menacent déjà de s’écrouler !
Et on en est là. Donc au moins une fois par mois (davantage sur les mois prolifiques) je me propose de sélectionner cinq romans qui ont attiré mon attention chez les blogpotes. Cela vous permettra de découvrir de nouveaux titres mais aussi de nouveaux chroniqueurs talentueux 🙂

On commence tout de suite avec la première sélection !
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Les poisons de Katharz – Audrey Alwett
Blog : sometimes a book
J’ai découvert ce titre grâce au Throwback Thursday Livresque et son résumé m’a immédiatement fait sourire par son cynisme et l’humour promis. Je pense que c’est le genre de roman qui fait du bien et que je vais m’empresser de me procurer.

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L’asperge – Sarah Morant
Blog : my dear ema
Alors d’accord, c’est une romance young adult. Mais d’une, elle a su convaincre une lectrice dont ce n’est VRAIMENT pas la tasse de thé et en plus, elle traite du syndrome dit « asperger ». Cette thématique m’intéresse depuis longtemps et promet de donner des personnages différents, qui s’éloignent des normes, ce qui me plait beaucoup.

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Lyon des cendres #1 – H. Laymore
Blog: Évasion Imaginaire
Un roman historique qui exploite une partie de l’Histoire française que je connais mal, une atmosphère occulte et alchimique… Il n’y a pas besoin de beaucoup plus pour que je dise BANCO !

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Jhereg – Steven Burst
Blog : Apophis
Dark fantasy, humour noir, sorte de manuel de l’assassinat… J’ai besoin d’aller plus loin pour vous convaincre?

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L’anti-magicien #1 – Sébastien de Castell
Blog: l’ours inculte
J’ai découvert récemment sa chronique sur le troisième tome donc je vous mets le lien de celle sur le premier. Qu’est-ce que tu fais si tu n’as rien de plus que les autres et te retrouve à la place du héros? Un schéma narratif complètement retourné, un talent pour les dialogues et une série qualifiée de prometteuse par l’ours. De quoi mettre l’eau à la bouche.

Voilà, c’est déjà fini. J’espère que ce nouveau concept vous plait !
N’hésitez pas à me parler de vos découvertes récentes dans les commentaires ♥