Isabel des feuilles mortes – Ian R. Macleod (Une Heure-Lumière – Hors-série 2019)

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Isabel des feuilles mortes
est une nouvelle écrite par l’auteur anglais Ian R. Macleod. Publié au Bélial dans son Hors-série 2019, ce texte était offert à l’achat de deux romans de la collection Une Heure Lumière.
Il s’agit de ma première lecture du Projet Maki !

Ce hors-série contient, outre cette nouvelle inédite, une introduction à la genèse de la collection Une Heure Lumière ainsi que son catalogue et quelques parutions à venir. Au final, la nouvelle prend une petite moitié seulement du livre en lui-même.

J’ai appris grâce aux blogpotes que cette nouvelle se déroule dans le même univers que Poumon Vert, un UHL que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. Le monde peint par l’auteur est très clairement futuriste et je m’en suis étonnée car les premières pages ne laissaient rien paraître à ce sujet. Non seulement il est futuriste mais il est aussi inspiré de l’orient. L’action se déroule dans la ville de Gezira, on ressent une forte présente du soleil et les descriptions, que ce soit des gens, des vêtements ou des bâtiments, tout cela embarque le lecteur dans une ambiance de ce genre.

Isabel est l’héroïne de cette nouvelle et n’a pas grand chose de remarquable. Elle n’est ni belle, ni laide, ni particulièrement rusée ni foncièrement stupide. C’est une femme banale comme il en existe des milliers. Enfant des rues, elle est recrutée par l’église de l’aube dont elle gravit petit à petit les échelons sans même spécialement le désirer jusqu’à devenir une Chanteuse. Dans cet univers, les chanteuses sont des femmes qui, chaque jour, font se lever le soleil qui éclaire ce monde à l’aide d’un réseau de miroir. Cela paraît poétique mais le système est clairement technologique et plutôt horrible puisque ces femmes deviennent aveugles en étant exposée à cette lumière, qu’on les accroche à une espèce de croix au sommet d’un minaret pour qu’elles chantent… On a connu meilleure situation de vie. Mais Isabel ne s’en plaint pas le moins du monde.
Un jour, suite au dysfonctionnement de l’un des miroirs (vilain 28 !), Isabel rencontre Genya, la représentante d’une autre église avec qui les siens ont été en guerre il y a des années. Elle la surprend en train de danser et ressent une fascination pour sa grâce. Les deux femmes vont devenir amies et se livrer, avec une forme d’innocence, des secrets appartenant à leurs cultes respectifs. Sauf qu’évidemment, ça va se savoir et leurs dirigeants respectifs ne vont pas trop apprécier.

Je vous avoue avoir été déroutée par ce texte court raconté comme un conte. Je ne savais pas précisément à quoi m’attendre et en le terminant, je me suis demandée ce que l’auteur avait cherché à raconter. Je crois que je suis passée à côté de ce texte ou, en tout cas, que je ne possède pas les clés pour le comprendre. Je précise que je n’avais jamais lu Ian R. Macleod auparavant, que j’ignore tout de son œuvre, de ses thèmes favori, de ses potentiels engagements, etc. Durant la majeure partie d’Isabel des feuilles mortes, je ressentais une poésie et une beauté teintée de mystique que l’auteur transmet très bien par sa façon de narrer cette histoire, semblable à l’un de ces textes qu’un conteur pourrait chuchoter au coin d’un feu dans une bonne taverne. Même les sciences avancées sont présentées comme une extension de la religion, avec ses rituels, ses dorures et ses fastes. Je trouvais ça intéressant parce que je n’avais jamais rien lu de semblable. Ce qui ne signifie pas que ça n’existe pas mais pour moi, débutante dans le genre, c’était nouveau. Puis sont arrivées les dernières pages, particulièrement dures, assez horribles même qui tranchent brutalement avec le reste. Et qui me laissèrent pantoise, sans savoir si j’avais apprécié ou non ma lecture.

Une chose est sûre, Isabel des feuilles mortes est une expérience totalement nouvelle pour moi et c’est ce que je vais retenir de ce texte court. Au fond, c’est aussi pour cela que j’aime la collection Une Heure Lumière. Elle me sort de ma zone de confort, m’ouvre de nouveaux horizons.

Pour résumer, Isabel des feuilles mortes est un texte court et dépaysant qui se place dans le même univers que Poumon Vert. Très clairement orientalisant, on se surprend à découvrir un univers très porté sur la technologie tant on aurait pu être dans un texte type « Moyen-Âge ». Avec une écriture très poétique, Ian R. Macleod raconte la légende d’Isabel, Chanteuse de l’église de l’Aube, et de son amitié interdite avec Genya, membre d’une église rivale. Pour moi, cette lecture a été une nouvelle expérience que je ne regrette pas.

Maki

Ice Pig #1 – Asada Yukai

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Ice Pig est un seinen thriller terminé en cinq volumes dont le premier tome vient de sortir chez Delcourt Tonkam. Dessiné et scénarisé par le mangaka Asada Yukai connu aussi pour Woodstock et Tokkô Zero, vous trouverez chaque tome au prix de 7.99 euros.

Vespa est un orphelin sans revenus fixes qui vit dans une chambre exigüe en plein Tokyo. En recherche d’argent pour investir dans son jeu en ligne, il se fait embarquer dans un plan a priori simple : conduire un camion de marchandise d’un point A à un point B. Sauf qu’il se rend compte que les marchandises en question sont des femmes… En les libérant, il se met à dos la société Farm qui le vend comme esclave. Acheté par Ice Pig, lycéenne doublée d’une pirate informatique, ils déclarent ensemble la guerre à la société Farm.

La première chose qui frappe en ouvrant ce manga, c’est son esthétique qui s’éloigne des canons habituels et populaires à l’heure actuelle. Les personnages ont des défauts visibles, aucun n’est complètement beau gosse ou lisse même si certains sont plus agréables à regarder que d’autres (dont Vespa, bien entendu). Les lycéennes autour d’Ice Pig sont parfois franchement laides ou vulgaires et je pense que c’est un parti pris esthétique de la part du mangaka pour souligner la laideur du monde qu’il dénonce.

Difficile de savoir si on est vraiment dans un manga imaginaire type dystopie d’un avenir proche ou s’il existe véritablement toujours de l’esclavage au Japon. D’un autre côté, Ice Pig s’engage en dénonçant justement le monde dans lequel on vit et la naïveté des gens qui préfèrent détourner le regard, ne pas croire aux horreurs que d’autres peuvent commettre pour de l’argent parce qu’on est dans la vraie vie et pas dans un film. Si certaines scènes peuvent paraître caricaturales tout comme certains méchants (achevez ce clown, pitié) on ne peut s’empêcher d’y réfléchir à deux fois en se demandant : et si.

J’ai donc tendance à prendre Ice Pig comme un thriller social qui a pour but de conscientiser les gens sur les conséquences de leurs actes et les spirales infernales qu’ils peuvent entrainer. Le tout avec une intrigue assez dynamique puisqu’il se passe énormément de choses dans ce premier volume ! On tourne les pages sans s’en rendre compte et en arrivant à la fin, on a très envie de découvrir la suite.

Le cœur d’Ice Pig, c’est aussi le duo formé par la hackeuse et le geek au grand cœur accro à sa liberté. S’il est sympathique, il manque hélas de crédibilité. Vespa ne jure que par sa liberté pendant tout le début du tome mais il se laisse réduire en esclavage assez facilement avec la simple menace qu’un virus efface tout le contenu de sa sauvegarde sur le jeu en ligne auquel il est accro. Vive le sens des priorités. Je me dis que si Ice Pig avait été moche, il se serait rebellé un peu plus et je ne sais pas précisément pour quelle raison je tique là-dessus. Ça me semble important de le relever.

Toutefois, ça n’enlève rien à l’intérêt du manga pour sa réflexion sociale et son ambiance assez rude qui a su me séduire. Le tout accompagné par une esthétique marquée propre au mangaka, qui ajoute au réalisme. J’ai hâte de lire le prochain tome dont la sortie est prévue au mois d’août !

L’atelier des sorciers #1 – Shirahama Kamome

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L’atelier des sorciers est un seinen (selon manga-news) écrit et dessiné par la mangaka Shirahama Kamome. Publiée chez Pika, la série compte actuellement quatre tomes en VO comme en VF et est en cours de parution au Japon. Vous trouverez chaque tome au prix de 7.50 euros.

Depuis toujours, Coco entretient une fascination pour la magie. Hélas pour elle, celle-ci ne peut se pratiquer que par les sorciers de naissance… C’est du moins ce dont elle est persuadée jusqu’à ce que le sorcier Kieffrey arrive dans son village. Malgré l’interdiction formelle énoncée par le praticien, Coco l’observe en train de pratiquer son art et décide d’essayer, elle aussi, de dessiner un sort. Malheureusement, ce dernier fonctionne et fige sa mère ! Pour la sauver, Coco va devoir apprendre la magie et devenir l’apprentie de Kieffrey. Ce dernier l’emmènera dans sa demeure où Coco rencontrera ses trois autres apprenties..

J’entends énormément parler de ce manga depuis sa sortie. Il a fait un petit carton et forte impression sur beaucoup de mes connaissances. Malheureusement, sur un plan personnel, je n’étais pas du tout attirée par le chara-design. Pourquoi avoir finalement craqué? Et bien on dit merci au combo libraires insistants + 48h BD qui m’a fait acheter le premier tome à seulement 2 euros.

Si je ne regrette pas la découverte, je dois tout de même avouer ne pas avoir entièrement été séduite par ce manga. Je lui reconnais pourtant volontiers de nombreuses qualités.

Déjà, l’univers proposé par la mangaka est bien pensé et original. Je n’avais plus entendu parler de sorts dessinés depuis un moment et honnêtement, je ne me rappelle même plus à quelle occasion. Son système de magie est plaisant et la complète ignorance de Coco dans ces arts permet au lecteur de s’y initier en même temps qu’elle. Si le procédé narratif est convenu, il n’en reste pas moins efficace et permet d’exposer les différents éléments pertinents à l’intrigue.

Les personnages ont également leur intérêt mais c’est ici que le bât blesse pour moi. Coco est trop jeune, trop naïve et aurait été une parfaite héroïne de shônen plutôt que de seinen. Elle devient rapidement agaçante et cumule les poncifs, finalement, puisqu’elle réussit une épreuve quasiment impossible sans rien connaître en magie. Quant aux trois autres apprenties, on a la taiseuse, la gentille fille enthousiaste et la garce hautaine. Sans parler du maître, auréolé d’un mystère qui ne tient pas vraiment en haleine. J’ai ressenti un peu trop fort l’aspect archétypal des protagonistes. Tout me paraissait trop joli, trop mignon, même si on introduit une confrérie (des capuchons, ouais, sans rire elle s’appelle vraiment comme ça) un peu plus maléfique pour assombrir le tout. Le dernier chapitre me donne l’impression que l’intrigue va se complexifier et devenir plus adulte mais ma crainte, du coup, c’est la création d’un gouffre trop important entre le tome 1 et le tome 2 pour les lecteurs qui ont pu apprécier l’ambiance de départ. Si quelqu’un a lu la suite, qu’il n’hésite pas à me donner son ressenti dans les commentaires !

Je souhaite toutefois lire la suite et ce malgré la particularité du chara-design. Shirahama Kamome a un vrai talent et un grand souci du détail, malheureusement je n’apprécie pas trop son trait réaliste. En noir et blanc, en tout cas, parce que je possède une farde plastique promotionnelle en couleur qui est tout simplement sublime. Mais sur les couvertures, l’utilisation de couleurs fades, trop pastel, n’a pas su m’attirer et on retrouve cette même impression sur le dessin. L’air de rien, dans un manga, l’esthétique compte autant que l’histoire. C’est bien la raison pour laquelle je regarde l’Attaque des Titans au lieu de le lire.Du coup, sur moi, le charme n’a pas opéré même si je reconnais volontiers le talent de la mangaka. Il ne colle juste pas à mes goûts.

Pour résumer, si ce premier tome n’a pas su complètement me séduire sur son esthétique ou m’accrocher à ses personnages, il ne manque pas pour autant de qualités sur un plan narratif et je pense donner sa chance à la suite afin de vérifier certaines théories. L’univers riche et réfléchi créé par la mangaka possède un vrai potentiel ainsi qu’une identité propre que, j’espère, elle n’hésitera pas à exploiter dans une veine plus sombre au sein des prochaines volumes.

BML #11 – mai 2019

Bonjour à tous !
J’espère que votre mois de mai a été riche en lecture et en belles découvertes. C’était le dernier mois du Printemps de l’Imaginaire francophone (un bilan arrive la semaine prochaine) ainsi que celui de la fantasy (que j’ai +- suivi de loin) mais surtout… Le mois des Imaginales ! Ainsi, malgré mes lectures, ma PàL n’a pas diminué, au contraire. Mais bon, y’a rien de plus triste qu’une PàL à zéro.

Côté roman:

Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg (SP – ActuSF)
Le Tyran des Songes – Oren Miller (SP – Lynks Éditions)  ♥
Le Chant des Épines #2 le Royaume Éveillé – Adrien Tomas (SP – Mnémos)
Entends la nuit – Catherine Dufour (L’Atalante)
La Fée, la Pie et le Printemps – Elisabeth Erbory (SP – ActuSF)
Les Héritiers d’Higashi – Clémence Godefroy (Éditions du Chat Noir) ♥
Olangar #1 – Clément Bouhélier (Critic) ♥
La Croisade Éternelle #1 la prêtresse esclave – Victor Fleury (SP – Bragelonne) ♥
Grand Siècle #3 la conquête de la Sphère – Johan Heliot (SP – Mnémos, chronique à paraître lundi) ♥

Pour un total de 9 romans lus avec d’excellentes découvertes, j’ai même enchaîné 4 romans vraiment excellents. Deux ou trois de mes lectures n’ont pas vraiment su me satisfaire mais sans se révéler d’exécrables romans pour autant, juste une question de goût.

Côté graphique:

J’ai commencé la saga IM dont je vous ai parlé dans un précédent billet. Une surprenante découverte pour un shônen prometteur. Récemment, j’ai également découvert le premier tome de l’Atelier des sorciers (je sais, il était temps !) pour lequel je dois rédiger une chronique. Sûrement programmée mardi ou mercredi prochain. J’ai enfin continué la série DeadTube que j’affectionne particulièrement (bah ouais parfois j’aime l’ultra violence, les personnages tarés et l’exploitation du côté malsain de l’être humain. Parfois hein. Ahem.) et dont j’attends la suite avec impatience vu la fin de ce tome. De très belles découvertes à nouveau et pas de déception.

Globalement, mon mois de mai a été littérairement ensoleillé et je ne peux qu’espérer qu’il en soit de même pour celui de juin. Rendez-vous bientôt pour de nouvelles aventures littéraires !

Et vous, qu’est-ce que donne votre bilan mensuel? 🙂

#VendrediLecture (28)

Bonsoir à tous !
Plus qu’une semaine avant la Foire du Livre de Bruxelles ! Le prochain vendredi lecture sera d’ailleurs programmé à l’avance à cette occasion. Est-ce que certains parmi vous comptent s’y rendre? 🙂 N’hésitez pas à me prévenir si c’est le cas.

Pour cette semaine, je commence une lecture en lien avec mon challenge #LisMoiUnClassique. D’un de mes auteurs favoris, ce qui promet d’être savoureux.

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Le vicomte de Bragelonne – Alexandre Dumas
Lecture détente – Folio classique.

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« Au mois de mai 1660, le vicomte de Bragelonne arrive au château de Blois, porteur d’une lettre annonçant à Monsieur, le frère de Louis XIII, l’arrivée de Louis XIV et de la cour.
La nuit suivante, un homme se présente au monarque : c’est le roi d’Angleterre Charles II, dépouillé de son royaume, qui vient demander au roi de France de l’argent ou des hommes afin de reconquérir sa couronne. Mazarin refuse. Sur le chemin du retour, Charles II rend visite à Athos qui lui propose son aide…»

Trouvez plus d’informations sur ce livre sur Babelio !

Avez-vous déjà lu un roman d’Alexandre Dumas? Aimez-vous cet auteur? 🙂

#VendrediLecture (27)

Bonjour à tous !
J’espère que votre semaine s’est bien déroulée 🙂 Pour ma part j’étais en congé donc j’ai pu beaucoup lire. Hélas, aujourd’hui, je dois donner 6h de cours donc je ne vais pas pouvoir commencer ma nouvelle lecture avant ce soir au mieux…

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Pornarina – Raphaël Eymery
Prêt – Denoël

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« Depuis des décennies, Pornarina ensanglante secrètement l’Europe. Les rares à connaître son existence – les pornarinologues – l’ont surnommée la-prostituée-à-tête-de-cheval. Elle serait coupable de dizaines d’homicides.
À plus de quatre-vingt-dix ans, le Dr Blažek est un tératologue renommé. Il vit dans un château fort avec sa fille adoptive : Antonie, vingt-quatre ans. La jeune contorsionniste assiste le docteur dans sa traque obsessionnelle de Pornarina, mais s’éloigne bientôt de son père adoptif, rebutée par l’esprit communément pervers des pornarinologues.
Trouvera-t-elle son salut dans la mystérieuse figure de la-prostituée-à-tête-de-cheval?
Incroyable voyage au cœur d’une famille Addams européenne, comédie macabre qui ressuscite la grande tradition française du théâtre de Grand-Guignol, Pornarina séduit par son audace littéraire, sa constante inventivité, et explore, sur fond de guerre des sexes, le thème de la mythification des tueurs en série. »

Merci à FungiLumini de Livraisons Littéraires de m’avoir prêté ce roman !
Retrouvez plus de critiques sur Babelio.

Connaissez-vous ce titre? Vous donne-t-il envie? 🙂

#VendrediLecture (18)

Bonjour tout le monde !
Je suis en train de lire une intégrale qui a eu du mal à arriver jusqu’à moi ! Déjà, la poste a fait des siennes mais surtout, quand j’ai commencé à la lire, je l’ai oubliée chez une amie après un salon o.o J’ai donc du attendre un mois avant d’enfin la récupérer et de pouvoir m’y remettre. Depuis Mons Livre, j’avance bien dedans et j’entame actuellement le troisième tome de cette intégrale après avoir dévoré les deux premiers. Je les ai a-do-ré j’espère que ce sera le cas de la suite.

Je vous rappelle le concept du VendrediLecture! Il s’agit de partager avec vous ma lecture en cours, avec la 4e de couverture, les informations de l’éditeur et le lien vers sa page sur Babelio. Simple, efficace, pourquoi se compliquer la vie?
N’hésitez pas à me dire si ce rendez-vous hebdomadaire vous intéresse et à le reprendre sur vos propres blogs ^_^ Notez que je ne l’ai pas inventé, je reprends le concept du site VendrediLecture et du #VendrediLecture sur Twitter.

Apocalypsis, Intégrale 1 (tome 3 – Maximillian)- Eli Esseriam
Service Presse – Éditions Lynks

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« 2012. Selon plusieurs croyances et mythologies, la Fin du Monde arrive à grands pas.
Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin.
Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ?
Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ? »

Pour consulter des avis de lecteurs, rendez-vous sur la page Babelio de ce roman !

Connaissez-vous ce titre? Vous fait-il envie?
Que pensez-vous du principe des intégrales? 🙂

 

Premières lignes #4

Bonjour et bon dimanche à tous !
Qui dit dimanche dit « premières lignes » le rendez-vous hebdomadaire créé par Ma Lecturothèque !

Ce dimanche, je vais vous parler (encore) d’urban fantasy, mais c’est pour la bonne cause. La semaine dernière, je vous évoquais Kayla Marchal et de son auteure, Estelle Vagner. Cette fois-ci, ça va être le Souffle de Midas, premier tomes des chroniques homérides écrit par Alison Germain. Pourquoi? Et bien parce que ces deux auteures françaises seront présentes la semaine prochaine à la foire du Livre de Bruxelles, de vendredi à dimanche ! C’est donc l’occasion pour le public belge de les rencontrer et de découvrir leurs ouvrages, ils en valent vraiment la peine. Pour rappel, voici ma chronique du Souffle de Midas.

On peut résumer ce roman sur trois grands points: un style narratif convainquant qui nous plonge dans l’esprit d’une héroïne badass mais crédible. Un univers riche et peu exploité en urban fantasy pour adulte, celui de la mythologie grecque. Et enfin, une intrigue dynamique qui nous offre un véritable page-turner.

Voici la 4e de couverture:
« Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.
Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.
Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction… »

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Et voici les premières lignes:
« Tandis qu’il étreignait son amante blessée, Rikke sentit le désespoir grignoter son âme. La perdre, comment l’imaginer? Un monde sans elle serait dénué de reliefs, de nuances et de beauté. Une existence fade, sans raison d’être. La vie s’effaçait peu à peu des prunelles de sa bien-aimée. Les deux opales cristallines que Rikke ne se lassait jamais de contempler étaient ternes, presque figées. Pourtant, il discernait encore une certaine volonté en elles. Une lueur d’espoir.
— Tiens bon, Lia…
Elle tremblait contre lui, sans qu’il ne puisse la soulager. Sa peau d’une froideur mortuaire et son teint lugubre laissant présager l’issue fatale. Avec toute la puissance de son être, il souhaita furieusement échanger sa place avec elle, pour la libérer et endurer lui-même la souffrance qui la torturait.
A la minute où il l’avait rencontrée, des années plus tôt, il s’était juré, par dessus tout de la protéger. Ce serment allait au-delà de son devoir de Gardien, son besoin d’assurer sa sécurité était vital. Une évidence. Mais ce soir, par son manque de vigilance, Rikke avait manqué à sa parole. Sous-estimant l’épée de Damoclès qui planait-au-dessus de la jeune femme, il avait provoqué sa mort. Une erreur au goût d’amertume insoluble. »

Si vous aimez la mythologie grecque et l’urban fantasy, je vous recommande cette saga qui suit les codes du genre mais se démarque par la force de ses personnages ! Rendez-vous à la foire du livre de Bruxelles pour rencontrer Alison Germain, sur le stand des éditions du chat noir ♥

 

#PIF2018 – ma PAL & mes défis !

Le printemps de l’imaginaire francophone est un défi littéraire organisé par Monde-Fantasy. Il se déroule du 1er mars au 1er Juin 2018 et a pour but de mettre en avant la littérature francophone. Comme Zahardonia (l’organisatrice) a écrit un très bel article à ce sujet, je vous encourage à le lire.

En tant qu’auteure moi-même et blogueuse littéraire, je me sens très concernée par cette problématique. J’ai souvent constaté, autour de moi, que peu de gens lisent mais en plus, lisent des auteurs francophones de l’imaginaire, comme si nous n’existions que dans une petite bulle. Comme je fréquente beaucoup de salons littéraires, j’en ai découvert un sacré paquet mais avant d’être publiée, j’en lisais extrêmement peu et je n’étais pas capable d’en citer plus de cinq, je n’ai pas honte de l’avouer. C’est révélateur d’un problème et j’espère que ce challenge permettra, au moins un peu, de le régler. Je vous encourage à vous inscrire et à promouvoir au maximum la littérature de l’imaginaire francophone, car nos auteurs ont du talent !

J’ai opté pour le palier bibliothécaire céleste, cela signifie que je m’engage à lire au moins 15 livres de littérature imaginaire francophone pendant cette période. J’ai toujours difficile de définir une PAL à l’avance, donc je vais juste me décider sur quel livre remplira quel défi que je me suis engagée à compléter et je verrai pour le reste ! Même si certains livres peuvent remplir plusieurs défis, j’essaie d’en trouver un pour chaque, histoire de ne pas tricher. Et franchement, parfois, ce n’est pas si simple…

Voici les défis en question :
Lire un-e auteur/-trice belge francophone
Lire un-e auteur/-trice suisse francophone
Lire un livre en rapport avec le vent ou l’air (dans le titre)
Lire un livre d’au moins 500 pages
Ne lire que des romans et des nouvelles
Lire un livre auto-édité
Lire un livre d’une petite maison d’édition
Lire un récit avec une héroïne
Lire une suite de série
Lire une relique de votre PAL
Lire un livre d’un auteur ou d’une autrice que vous avez découvert-e au cours du challenge

En plus de l’intégralité des nouveautés du Chat Noir (oulala, surprenant non?) j’ai également envie de lire des titres comme: « Le Grand Siècle » de Johan Heliot, le diptyque « la main de l’empereur » d’Olivier Gay, « Frontières Liquides » de Jérôme Nédélec, « Rouge Toxic » de Morgane Caussarieu, et « Les seigneurs de Bohen » d’Estelle Faye, qui sont dans ma PAL numérique pour les premiers et papiers pour les deux dernières. Ma PAL définitive arrivera au début du Challenge ♥

Et vous, participez-vous à ce challenge? Cet article vous a-t-il donné l’envie? Aimez-vous lire des auteurs francophones? 🙂

Premières Lignes #1

Salutations et bon dimanche à tous !

J’ai décidé de me mettre aux tags et aux rendez-vous livresques, parce que je trouve ça sympa comme concept et que ça me permet de vous faire découvrir des livres que vous ne connaissez pas spécialement. Et pour le dimanche, c’est « Premières Lignes » un rendez-vous hebdomadaire créé à l’initiative de Ma Lecturothèque mais que j’ai connu pour ma part grâce à les livres de rose.

Aujourd’hui, j’ai choisi « Traquée » le premier tome de Rebecca Kean par l’auteure française Cassandra O’Donnell. C’est un must-read de l’urban fantasy francophone, une saga d’une très grande qualité qui ne faiblit pas au fil des tomes et qui ne sacrifie pas l’action / l’intrigue à la vie amoureuse de l’héroïne, ce qui est assez rare ! Tout est bien équilibré. Pour ma part, ce fut un coup de cœur absolu et la suite sort cette année.

Voici la 4e de couverture:
« Nouvelle-Angleterre, Burlington… Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il… »

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Les premières lignes:
« Je me demandais si je devais rouler ou non sur le cadavre. De toute façon, je ne pouvais pas le contourner. La route bordée par les arbres était trop étroite et il était allongé en plein milieu de la chaussée. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas le choix que ça rend les choses plus faciles. On a beau tenter de se convaincre qu’une voiture ne peut pas causer de dommages à un mort et qu’il est plus simple de l’écraser que de le déplacer, on a quand même du mal à appuyer sur l’accélération. Putain d’éducation.
Je descendis de ma voiture en râlant et jetai un coup d’œil autour de moi. La peur et la douleur avaient imprégné les arbres et j’entendais le pouvoir de la terre me murmurer sa souffrance. La victime était humaine. Je me penchai au-dessus du corps et écartai les mèches de cheveux bruns qui lui collaient au visage. C’était une jeune femme plutôt jolie. Elle n’était ni blessée, ni dépecée, ni mutilée (c’était toujours ça de gagné). Je passai mes mains au-dessus de son corps et laissai mon pouvoir explorer sa chair en décomposition. Il ne me fallut que quelques secondes pour trouver ce que je cherchais et un signal d’alerte s’enclencha directement dans mon cerveau. Je devais déguerpir et virer ce bout de barbaque de ma route au plus vite ! J’attrapais fermement les jambes de la fille et commençais à la tirer doucement sur le côté.
(Non, déplacer un corps inerte n’est pas aussi facile qu’on peut l’imaginer.) »

Humour noir et action sont au rendez-vous dans cette saga à lire absolument pour tous les adeptes d’urban fantasy ! Vous connaissiez déjà? Vous en avez pensé quoi? Dites moi tout 😉