RÉFLEXION – pourquoi je dis « autrice » (et pourquoi vous devriez le dire aussi)

Salut tout le monde !
Nouveau petit article qui trainait depuis un moment dans mes tiroirs. En fait, depuis les Imaginales où plusieurs personnes (même des femmes… si si) ont fait des remarques négatives à mon éditrice qui affichait le terme « autrice » sur le stand. C’est pas joli. C’est pas français. Et quand on essaie d’expliquer le pourquoi du comment, on se heurte à un mur. Parfois pire: à de la condescendance. Elles sont mignonnes à croire qu’elles savent mieux que nous hein. J’avoue, j’étais un poil énervée.

J’ai donc décidé de vous expliquer pourquoi j’utilise le terme autrice et pourquoi vous devriez, vous aussi, l’utiliser. Après, chacun est libre de le faire ou non, chacun a le droit de s’engager ou pas, chacun a le droit de penser que j’ai tort. C’est juste la minute culture, en espérant vous apprendre quelque chose et vous pousser à faire évoluer vos habitudes. C’est peut-être qu’un détail pour vous mais ça veut dire beaucoup (et pas que pour moi !).

C’est parti pour le petit cours d’histoire littéraire !
Au passage, ce billet a été rédigé en s’inspirant du travail d’Audrey Alwett qui a écrit un article extrêmement édifiant sur le sujet que je vous encourage à lire en entier parce qu’il cite également les sources universitaires comme par exemple les travaux d’Eliane Viennot. Moi, je me propose de vous résumer l’idée globale.

Tout commence au 17e siècle, lors de la création de l’Académie française par notre ami (mais si) le Cardinal de Richelieu. Avant l’apparition du Dictionnaire (réalisé par cette même Académie, pour rappel), on utilisait le féminin de nombreuses professions intellectuelles : poétesse, autrice, mairesse, capitainesse, médecine, peintresse. Or tous ces mots ont été masculinisés pour gommer la légitimité de la femme dans ces postes de pouvoir. Je vous jure. C’est pas de la propagande, ce sont des faits historiques avérés avec des sources à l’appui. Avant cela, il existait des cercles littéraires influents composés de femmes, et cela ne plaisait pas à tout le monde.

Ils ont même été plus loin ! Le genre de certains mot a été modifié au même moment. L’exemple le plus parlant est sans doute celui du terme « erreur » qui était auparavant masculin et s’est féminisé parce que, vous savez, ce sont les femmes qui commettent les erreurs (je vous jure que c’est la vraie justification). À cette même époque apparait d’ailleurs la règle selon laquelle le masculin l’emporte toujours sur le féminin. Cela parce que, selon le grammairien Nicolas Bauzée : « le genre du masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. » (je vous laisse deux minutes pour inspirer, expirer, tout ça.) Les femmes intellectuelles de l’époque, dont Marie de Gournay, Jacqueline de Mirmont ou encore Charlotte de Brachart (vous n’avez aucune idée de qui elles sont, pas vrai? Moi non plus, avant.) ont protesté, mais elles ont été progressivement effacées de l’Histoire. De nos jours, elles ne sont pas enseignées dans les écoles et ne l’ont même jamais été. Ce n’est que dans les années 1990, au Québec, que des recherches ont commencé à apparaitre sur les sujets, plutôt impopulaires. Au Québec. En Europe, y’a toujours un retard monstrueux et une impopularité assez effrayante sur le sujet. Heureusement, les mentalités commencent à évoluer.

Et donc, pourquoi j’utilise le mot autrice?
Parce que c’est un engagement pour l’égalité. C’est une reconnaissance du talent féminin dans la profession artistique et créative qu’est l’écriture, tout simplement. Vous me direz que c’est moche, comme mot. Je pensais comme vous. Mais à force de l’utiliser, on s’habitue et plutôt vite. Ça ne vous coûte pas grand chose et ça signifie beaucoup sur un plan idéologique. Les mots forment notre langage, notre communication. Ils ont tous un sens. Parfois, ils en ont plusieurs. N’en doutez pas: utiliser le bon terme, ça change tout.

Alors pensez-y, la prochaine fois que vous parlerez d’une femme qui écrit.

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RÉFLEXION – le service presse, ce privilège.

Salutations amis lecteurs !
J’ai mis un moment à écrire ce billet « focus » sur un thème qui, je trouve, est important. À l’origine du présent article, les remarques que je juge déplacées d’une chroniqueuse (non, je ne cite pas son pseudo, ça n’a aucun intérêt) à l’encontre des maisons d’édition dans le cadre du traitement des services presses. Des remarques auxquelles je me suis permise de répondre directement sur les réseaux sociaux (surprise, pas de réaction 🙂 hormis celles des gens qui soutenaient mon propos, merci à eux d’ailleurs). Le but de cet article n’est pas d’enfoncer le clou mais bien de donner mon avis sur un sujet, parce que je sature un brin de voir certain(e)s se la jouer diva. En général, je passe, je me dis que ça ne sert à rien de discuter avec certaines personnes… Mais vous la connaissez, cette goutte d’eau qui fait déborder le vase? Bah la voilà.

Du coup, une bonne fois pour toute…
LES SERVICES PRESSES NE SONT PAS UN DÛ AUX CHRONIQUEURS !

Quand une maison d’édition contacte un chroniqueur (ou inversement) un contrat est passé entre les deux. Peu importe la renommée du blogueur en question ou celle de la maison d’édition parce qu’à mes yeux, les deux sont égaux. Des conditions sont posées d’entrée de jeu par les deux parties et c’est seulement si chacune en accepte les termes que l’échange peut avoir lieu. Certaines structures sont plus cools que d’autres, n’imposent pas de date de traitement par exemple ou se moquent de donner du papier à la place du numérique. Mais pour d’autres, c’est différent et bon sang, c’est leur droit. Un service presse représente un investissement en terme financier. C’est un pari mais un pari qui coûte, surtout si on ne se contente pas de travailler avec un petit cercle restreint de chroniqueurs. J’ai déjà vu une chroniqueuse (une autre) piquer une crise parce que l’éditeur ne pouvait pas lui donner un livre au format papier… Pitié, c’est quoi ce comportement? Bref, je m’égare.

À partir de ce moment-là (quand tout se passe bien et tout hein), l’éditeur a le droit d’attendre un minimum de respect et de bon sens de la part de ses collaborateurs. Si le chroniqueur ne peut pas lire le livre concerné ou ne le veut pas, il est libre de refuser ce service presse. Il en a le droit et même le devoir par honnêteté intellectuelle. Je travaille avec suffisamment de maisons d’édition pour savoir que c’est au chroniqueur de choisir dans le catalogue des nouveautés (et s’ils sont cools, dans les parutions plus anciennes) ce qui l’intéresse ou non. Je n’ai jamais rencontré le cas d’une maison d’édition qui m’a forcé la main (je sais que ça existe, j’y reviens plus bas) donc bon sang, assumez. Assumez vos choix. Et même si une maison vous force la main, par exemple en vous envoyant des livres que vous n’avez pas demandé… Bah refusez. Refusez en écrivant un email au responsable communication pour lui dire que vous n’avez pas voulu de ces livres, donc que vous ne les lirez pas et que vous pouvez les renvoyer s’ils vous remboursent les frais de port, tout simplement. Ou que vous allez les donner à la bibliothèque de votre quartier. Ou à une association. J’en sais rien. Mais ne les gardez pas en râlant pour hypocritement en profiter derrière.

Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir débat ou que des chroniqueurs soient choqués qu’il existe des « listes noires de la blogo ». Mettons-nous un instant à la place d’un éditeur qui investit de l’argent pour recevoir un travail qu’il espère de qualité et qui a une chronique trois mois trop tard, mal écrite (avek dè fôte) ou qui démonte le livre proposé sans même réfléchir dessus ou de prendre du recul. Forcément, qu’il n’est pas content ! Et évidemment qu’il a le droit de décider de ne pas retravailler avec tel ou tel blog en faisant circuler l’information auprès de ses collègues. Ce n’est pas du lynchage, c’est du bon sens couplée à de la courtoisie professionnelle. Si le travail n’est pas à la hauteur des attentes, au moins il évitera à d’autres la déception qu’il a vécu et la perte qu’il a subie.

Et vous jugez peut-être que c’est injuste parce que vous avez travaillé pour écrire une chronique, même avec du retard, même avec des fautes, mêmemêmemême. Vous avez le droit de le considérer de cette manière parce que c’est ça, l’humanité. Des points de vue différents, des façons d’appréhender le monde différentes. Toutefois… Remettez-vous en question avant de lancer un scandale ou un lynchage sur les réseaux sociaux. De manière globale, réfléchissez avant de poster quelque chose, d’ailleurs (ceci est un conseil gratuit). La plupart des situations peuvent se régler discrètement, de manière mature, par un échange de mail ou une explication calme entre les deux parties. Inutile de lancer des pseudo-polémiques, souvent, ça ne sert personne. Je précise que je ne prône pas la loi du silence, au contraire ! Mais il y a parler d’une situation ou lyncher. Il y a dénoncer un fait grave et se donner en spectacle. Malheureusement, c’est souvent à la seconde situation que j’assiste. Parce que les polémiques, c’est bon pour l’audience d’une page. Pour les commentaires. Pour la visibilité. Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi. Vous la connaissez, cette citation ? Ça pourrait être la devise du 21e siècle. Oui, c’est l’instant cynisme.

Les chroniqueurs qui décident de poster leurs avis sur un blog ont le droit d’écrire ce qu’ils veulent. Cela implique une chronique négative. Les éditeurs, ceux qui sont sérieux, en ont conscience et on peut écrire une critique négative (on le doit même, si c’est ce qu’on a ressenti), pourvu de le faire correctement et avec professionnalisme. C’est la beauté de la liberté d’expression. Moi (c’est la minute égocentrique), j’ai choisi de ne pas parler de mauvais livres parce que je n’ai pas envie de donner une vitrine à des romans auxquels je n’arrive pas à objectivement trouver une qualité. C’est mon choix, mon droit, parce qu’il parait que toute publicité est bonne à prendre donc c’est ma manière de contrer un texte qui me déplait. Ça, c’est moi. Vous, vous faites ce que vous voulez et si je n’aime pas ce que vous faites bah… Je ne vous lis pas, simplement. Je ne passe pas mon temps à vous descendre. Souvenez-vous qu’écrire a forcément des conséquences qu’il faut savoir assumer et trop de gens l’oublient, comme trop de gens pensent que les services presses sont un dû.

Mais non. C’est un privilège. Une marque de confiance. Un éditeur a le droit de vous en refuser (et oui, ça m’est déjà arrivé !), de commencer un partenariat puis de l’arrêter pour x raison, il a aussi le droit de ne pas être content de votre travail parce qu’il a sa propre façon de voir les choses. Un chroniqueur ne fait pas une fleur aux éditeurs ou aux auteurs en acceptant de les lire. Il offre une vitrine plus ou moins importante mais l’éditeur lui offre un livre en contrepartie, c’est donnant-donnant à partir du moment où le chroniqueur accepte. Parce qu’il a le droit de dire non. Mais à partir du moment où il dit oui, il ne rend pas service. Il remplit ses engagements. Tout simplement. Dans le respect. Ce qui va dans les deux sens. Le chroniqueur a le droit de ne pas aimer un livre. Mais il doit le dire de la bonne façon, avec respect.

Voilà, j’avais besoin que ça sorte. N’hésitez pas à discuter dans les commentaires, à partager votre vision du service presse ou à me dire que je raconte n’importe quoi si c’est ce que vous pensez. Ce billet n’a pas pour but de prendre de haut ceux qui ne voient pas les choses comme moi mais de partager mon point de vue, qui m’est personnel (j’insiste). Je précise également que je ne dis pas que tous les éditeurs ont toujours raison, qu’on devrait tous s’incliner devant leur grandeur et la fermer. Non. Mais si l’éditeur respecte les termes de l’accord, alors le blogueur doit agir de la même manière. Mon billet peut paraître assez absolu comme ça mais j’évoque bien ici un sentiment, une réflexion. Chacun peut avoir vécu une situation difficile où il n’était pas en tort mais a été puni quand même. Ou connu un éditeur malhonnête (ça aussi, j’en ai eu mon lot). L’injustice existe dans le monde, hélas, et dans le monde littéraire parfois plus qu’ailleurs. Alors non, je ne vous fais pas la leçon, à personne. J’exprime juste ma vision des choses.

À vous ! ♥

10 autrices incontournables (et bien vivantes !) dans l’imaginaire francophone

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, petit article à moitié coup de gueule et totalement engagé. Il y a une dizaine de jours, Babelio a publié une vidéo intitulée « 10 auteurs français de l’imaginaire incontournables (et bien vivants !) » d’où le titre du présent article, moitié clin d’œil et moitié… Voilà. Y’a beaucoup de demi-mesure dans ce lancement non?
Et là, tu vois déjà où je veux en venir.
Une partie de moi salue l’initiative parce qu’ENFIN la littérature francophone est mise en avant. Puis je regarde la vidéo… Et je constate que les deux seules autrices présentes dans ce top sont Estelle Faye et Léa Silhol.

Alors on va mettre directement les choses au point :
1) J’adore Estelle Faye. C’est une autrice talentueuse en tête de la nouvelle vague de fantasy française francophone doublée d’une personne qui m’inspire beaucoup alors je suis super comblée qu’elle soit dans ce top. Vive Estelle quoi ! Je n’ai pas encore lu Léa Silhol mais c’est chouette qu’elle y soit aussi.
2) Messieurs, vous écrivez bien. Beaucoup de mes auteurs favoris sont des hommes. Vraiment, je vous adore, vous le savez si vous suivez le blog et je ne veux pas faire de raccourcis mais…
MAIS QUAND MÊME QUOI !
Deux femmes sur dix auteurs ?! Où sont les autres autrices qui envoient du lourd sur la scène SFFF francophone? Alors j’en ai un peu parlé dans les commentaires avec le (ou la?) CM de chez Babelio… Puis j’ai décidé qu’on n’est jamais mieux servie que par soi-même. Donc, voici mon petit top personnel.

Je précise que les autrices ne sont pas classées par ordre de préférence 🙂 Parce que je les aime toutes d’une manière ou d’une autre (okey vous savez que les deux premières sont peut-être légèrement au-dessus dans mon cœur mais faites genre s’il vous plait) Et que ce top est totalement subjectif. Il y a aussi d’autres autrices talentueuses que je n’ai pas encore découvertes ou qui ne manquent pas de talent mais dont je ne suis pas le public cible. Sans compter toutes les copines et collègues de chez Livr’S que je ne peux pas citer pour des raisons évidentes de subjectivité (subj-keuwa ?!) DONC… Voilà.

Je vous propose de mettre chaque fois le lien vers les chroniques des romans des autrices concernées pour vous permettre de découvrir un peu leur univers et de préciser leur genre de prédilection. Pour certaines, ma lecture date d’avant le blog donc je cite juste le roman.

Marianne Stern

Steampunk ~ Uchronie ~ Fantastique
Focus – Les Chroniques d’Oakwood – Trilogie Récits des Mondes Mécaniqus – 1993 – 1999 derrière les lignes ennemies.

Morgane Caussarieu

Vampire ~ Littérature blanche (si si, elle a osé)
Dans les veinesJe suis ton ombreRouge ToxicRouge VenomBlack MamboChéloïdesTechno Freaks

Manon Fargetton

Fantasy ~ Young Adult
L’Héritage des Rois-PasseursLes Illusions de Sav-LoarAussi libres qu’un rêveQuand vient la vagueDix jours avant la fin du monde

Céline Landressie
Fantastique ~ Historique
Rose Morte, la saga (en cours de réédition (donc pas de visuel pour le moment), 5 tomes)

Agnès Marot

Young adult – Dystopie
IRL – Erreur 404De l’autre côté du mur (intégrale)

Clémence Godefroy

Steampunk ~ Fantasy asiatique
Eros Automaton – Les Héritiers d’Higashi #1

Aurélie Wellenstein

Fantasy – Young Adult
Le Roi des fauvesle Dieu Oiseau

Cécile Guillot

Fantastique – Young Adult – Romance
Filles d’Hécate (intégrale) – Tragic Circus – Cœur Vintage – Les Tribulations d’une gothique amoureuse –

Oren Miller

Fantasy urbaine – Polar (pour ses autres romans)
Le Tyran des songes

Céline Chevet

Symbolisme / fantastique asiatique – S.F. (pour ses autres romans)
La fille qui tressait les nuages

Alors pour certaines, je n’ai lu qu’un seul roman mais quand ça a été un coup de cœur, il n’y a pas à tortiller 🙂

Je vous rappelle que cet article est purement subjectif mais j’avais envie de mettre en avant des autrices francophones que j’adore ♥ Ah et il faut lire Estelle Faye hein 😉

Si vous en avez d’autres qui vous tiennent à cœur, n’hésitez pas à me donner les noms en commentaire ! Et surtout, n’oubliez jamais de parler des auteurs et autrices francophones que vous lisez, que ce soit sur le net ou autour de vous car c’est par VOUS que se construit une renommée. Parfois, faire découvrir un auteur à une personne, c’est déjà énorme. Alors faites le, s’il vous plait ♥

Les Imaginales 2019 : préparons-nous !

Salut à tous !
Dans une semaine jour pour jour, c’est le début des Imaginales, cet incroyable salon qui se déroule dans la ville d’Épinal, tous les ans, à la fin du mois de mai. J’ai la chance d’y participer depuis 2015 et c’est sans conteste mon salon favori pour sa richesse, son emplacement, son ambiance, son organisation globale. Cette année, je m’y rends à nouveau avec la #TeamLivrS mais cette fois pour dédicacer Bratva et l’anthologie Nouvelles-Orléans sur le salon. Nous serons normalement dans la Bulle du Livre (en espérant que la température reste correcte et pas caniculaire comme l’année passée sinon vous allez me trouver en flaque sur le sol ->) avec toute l’équipe et je porterai un badge à l’effigie du blog donc n’hésitez pas à venir me saluer et discuter, ça me ferait super plaisir ♥ Par contre je n’ai pas DU TOUT la mémoire des visages alors ne vous vexez pas si je ne vous reconnais pas tout de suite. Je suis meilleure avec les noms 😀

Comme tout salon digne de ce nom, les Imaginales, ça se prépare ! Voici quelques sorties repérées par mes soins chez plusieurs éditeurs, dont les auteurs seront présents et qui me font diablement envie. Je me concentre sur les nouveautés de l’année 2019 parce que, sans ça, cet article va mesurer dix kilomètres et j’étais bonne pour l’écrire par épisode. Je vous rappelle au passage que cette liste est purement subjective et reflète mes goûts personnels. N’hésitez pas à attirer mon attention sur un auteur que je ne connais pas et qui, selon vous, mérite d’être connu ! C’est aussi le but de cet article. Quant aux auteurs que je ne cite pas, ça ne veut pas dire qu’ils ne valent pas le détour, c’est simplement que je ne les ai pas lu ou qu’ils ne collent pas trop à mes goûts personnels 🙂

Attention : si vous voulez conserver de bonnes relations avec votre banquier, la lecture de cet article est déconseillé ♥

Chez Mnémos:
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Une sortie que j’attends avec une extrême impatience tant j’ai adoré les deux premiers tomes ! Il s’agit évidemment du troisième volet de Grand Siècle écrit par Johan Heliot. Je vous recommande au passage la découverte des autres uchronies de l’auteur, genre dans lequel il excelle. Et de passer sur le stand Mnémos, qui accueillera des auteurs tous plus talentueux les uns que les autres 🙂 Déjà là, ne pas vous faire une liste, c’est difficile.

Chez Lynks Éditions:

La maison d’édition n’a pas de stand mais plusieurs de leurs auteurs sont présents côté librairie. D’ailleurs, David Bry (Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus) est coup de cœur des Imaginales cette année ! Alors n’hésitez pas à le lire aussi.

Chez ActuSF:
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Une sortie d’aujourd’hui en librairie et après une avant première à Trolls et Légendes, découvrez d’urgence Rouge Venom et surtout Morgane Caussarieu parce que (comment ça je radote? MAIS PAS DU TOUT). Bref. Vous connaissez la chanson (lisez la).

Chez l’Atalante:
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Nouveauté française de cette année chez l’Atalante, je vous recommande la découverte de l’atypique : l’Ensorceleur des choses menues de Régis Goddyn !

Chez Livr’S Éditions:

L’Anthologie Nouvelles-Orléans sort en avant-première pour cette occasion et j’y ai participé avec une nouvelle donc j’ai très hâte de la recevoir et de la feuilleter en vrai :3 Il y aura également la sortie de deux romans qui m’intriguent, un depuis longtemps (il était publié chez feu les Éditions du Riez) et un depuis peu. Il s’agit de Rédemption de Bérengère Rousseau et de Futur Antérieur de Henri Bleunven !

Chez les éditions du Chat Noir:

Nouveau né de la collection Neko, Mortal Song est celui qui me botte le plus dans les sorties pour les Imaginales. Et dans ceux sortis cette année, je vous recommande Waterwitch de l’autrice anglaise Alex Bell qui est invitée du salon tout comme Alison Germain (Les Chroniques Homérides) et Estelle Vagner (Kayla Marchal) qui sont autrices de saga d’urban fantasy vraiment géniales. Les suites de leurs romans sont d’ailleurs également sorties cette année (le tome 2 pour Alison et la réédition poche du tome 2 pour Estelle). Vous pourrez également retrouver de nombreux auteurs et autrices de talent dont je ne cesse de vous parler à longueur de journée. Passez d’urgence sur ce stand pour découvrir toutes les pépites qu’il recèle 🙂

Chez Rageot:
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J’avais été surprise d’apprécier le roman Terre de brume de l’autrice belge Cindy Van Wilder. Déjà parce que ce n’est pas du tout mon type de littérature et que je ne suis pas le public cible. Et avant que vous vous demandiez, du coup, pourquoi je l’ai lu… C’était pour le PLIB. Pourtant, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ses héroïnes et ça m’a donné envie de découvrir la fin de la saga dont le deuxième (et dernier) tome est paru hier en librairie !

Et voilà une petite sélection ! Celle-ci ne comprend évidemment pas les surprises à découvrir sur place car pour la première fois cette année je vais avoir des pauses dans mes dédicaces et je vais pouvoir m’attarder plus longtemps chez les uns et les autres. J’aimerai vous faire une liste des auteurs et autrices à absolument découvrir mais si vous suivez le blog, vous les connaissez déjà. Alors je ne peux que vous souhaiter un excellent salon et au plaisir de vous rencontrer sur place ♥

Dites moi, qui verrais-je et quand? 🙂

FOCUS – Partenariat : ActuSF

Bonsoir tout le monde !
Demain commence la Foire du Livre de Bruxelles où vous pourrez retrouver les Indés de l’Imaginaire (et croyez moi, je vais squatter pas mal dans le coin !). Je vous ai déjà parlé de Mnémos dans un précédent focus et je profite de l’évènement pour attirer votre attention sur les éditions ActuSF qui est partenaire du blog depuis fin 2018.

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Les éditions ActuSF ont vu le jour en 2003 dans le sillage de la webzine ActuSF dont vous avez forcément entendu parler. Sous la direction de Jérôme Vincent, la maison d’édition compte plusieurs collections dont, notamment :
Les Trois Souhaits : pour la littérature de l’imaginaire.
Bad Wolf : pour la fantasy spécifiquement.
Perles d’Épice : pour les traductions d’auteurs étrangers.
À travers le collectif des Indés de l’Imaginaire dont ActuSF est un membre fondateur, on retrouve également leurs titres dans la collection poche avec Hélios et une collection jeunesse avec le label Naos.

Pourquoi parler d’ActuSF?
Déjà, parce qu’ils sont partenaires du blog donc ça parait logique. Ensuite parce que j’y ai fait certaines belles découvertes. Au départ, je m’intéressais surtout à leurs auteurs plus qu’à la structure. J’ai découvert la maison d’édition avec les romans de Karim Berrouka en 2017, chaudement conseillé par une autrice avec des goûts littéraires proches des miens. Le club des punks a su me séduire par son côté décalé et m’a donné envie d’en apprendre plus sur l’éditeur qui avait osé publier cette pépite. Puis une de mes autrices préférées, Morgane Caussarieu pour ne pas la citer, a publié un roman chez eux dans le label Naos et ça a vraiment attiré mon attention sur leur travail. Du coup, j’ai saisi une occasion au culot quand j’ai vu qu’il cherchait des partenaires presses.
Depuis, j’ai pu apprécier leur professionnalisme, leur amabilité et leur disponibilité par mail ainsi que leur ouverture d’esprit quand j’ai fourni une chronique plus mitigée pour un de leur titre. Il m’est très agréable de travailler avec eux et je me réjouis de découvrir leur catalogue encore plus en profondeur !

Pour rappel, voici les romans déjà lus et chroniqués sur le blog par ordre chronologique:
Le club des punks contre l’apocalypse zombie – Karim Berrouka
Rouge Toxic – Morgane Caussarieu
Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu – Karim Berrouka
Fées, weed et guillotines – Karim Berrouka
Les ombres d’Esver – Katia Lanero Zamora
Les hommes dénaturés – Nancy Kress
Les questions dangereuses – Lionel Davoust
La forêt des araignées tristes – Colin Heine

Si vous ne connaissez pas ActuSF, je vous conseille de combler cette lacune. Ils ont un catalogue assez impressionnant qui couvre tous les goûts ou presque. La webzine d’où est issue la maison d’édition propose une actualité SFFF riche et de qualité à l’instar du contenu éditorial de la maison d’édition. N’hésitez pas à les suivre sur leurs réseaux sociaux: FacebookTwitterInstagram.

Connaissez-vous ActuSF? Avez-vous déjà lu certains de leurs romans? Cette présentation vous donne-t-elle envie de le faire? 

FOCUS – Partenariat : Mnémos

Bonjour à tous !
Ne jamais reporter au lendemain ce qu’on peut (ce qu’on doit) faire tout de suite ! La preuve. Depuis le temps que je devais écrire un article « focus » au sujet de Mnémos… Le voilà seulement qui arrive alors que cette maison d’édition a été le deuxième partenaire officiel du blog, depuis mai 2018. À tout seigneur, tout honneur, c’est parti pour découvrir cet éditeur phare sur la planète SFFF.

_logo_mnemos_new_2013Mnémos est une maison d’édition qui existe depuis 1996 (donc j’avais trois ans à l’époque hein, pour vous situer) et membre fondateur des Indés de l’Imaginaire.
Elle propose une littérature SFFF vivante, de qualité et originale. Leur politique éditoriale s’articule autour de deux grands axes: la découverte de nouveaux talents et la mise en avant des auteurs francophones, ce qu’ils font avec brio (je trouve, mais ça n’engage que moi. Mais je trouve quand même.)

La structure dispose de plusieurs collections :
Icares : livres grands formats principalement de fantasy mais pas que, en lecture immédiate et parfaits pour débuter dans les genres de l’imaginaire.
Dédales : livres grands formats qui passent entre les genres, qui mixent les thèmes, les styles, pour donner un nouveau souffle à la littérature de l’imaginaire.
Essais et anthologie
Ourobores : beaux-livres.
Sciences-fiction (comme son nom l’indique)
Hélios : collection poche.
Naos : label jeune adulte.

Pourquoi j’aime Mnémos? Parce qu’ils proposent des romans originaux qui se servent des codes de leurs genres tout en les réadaptant, les contournant, en se les réappropriant. Il y a, on le sent, une vraie politique engagée en terme de dynamisme dans la littérature imaginaire et ça me plait. Surtout depuis que j’ai fait une sacrée overdose des titres mainstreams dans mes genres favoris, chez d’autres éditeurs. Mnémos ose se renouveler, signer des auteurs atypiques, proposer des romans qui sortent des sentiers battus et pour ne rien gâcher, fait un très beau travail sur l’objet livre de manière générale.

Pour rappel, voici les romans déjà lus et chroniqués sur le blog concernant cette ME, par ordre chronologique. Ceux suivis d’un ♥ sont ceux pour lesquels j’ai eu un coup de cœur. Ce qui ne signifie pas que les autres sont moins bons (sinon je ne les aurai pas chroniqués, souvenez-vous !), juste que j’en ai préféré certains. Les goûts et les couleurs hein 🙂
Dans les veines – Morgane Caussarieu ♥
Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé – Raphaël Albert (trois tomes) ♥
Le jeu de la trame (intégrale) – Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne
Notre-Dame des Loups – Adrien Tomas ♥
Grand Siècle #1 l’Académie de l’Ether – Johan Heliot ♥
Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu ♥
Grand Siècle #2 L’envol du soleil – Johan Heliot ♥
Les nouveaux mystères d’Abyme #1 la cité exsangue – Mathieu Gaborit
Shâhra #1 les masques d’Azr’Khila – Charlotte Bousquet
Cœur de rouille – Justine Niogret
Les Soeurs Carmines #1 les complot des corbeaux – Ariel Holzl ♥
Zothique (intégrale) – Clark Ashton Smith
Les Soeurs Carmines #2 – Belle de Gris ♥
Reconquérants – Johan Heliot
Le Bâtard de Kosigan #3 le marteau des sorcières – Fabien Cerutti ♥
Les Sœurs Carmines #3 – Dolorine à l’école – Ariel Holzl ♥
Le Bâtard de Kosigan #4 le testament d’involution – Fabien Cerutti ♥
Les Mondes-Miroirs – Raphaël Lafarge et Vincent Mondiot
La voix de l’Empereur #1 le corbeau et la torche – Nabil Ouali
Frankenstein délivré – Brian Aldiss

Avant d’avoir le blog, j’ai également lu les deux premiers tomes du Bâtard de Kosigan (logique..) je pense d’ailleurs que ce fut le premier roman que j’ai lu chez Mnémos ! Premier roman et premier coup de cœur. C’était en 2015 suite aux Imaginales d’Épinal 🙂 Ils ont également réédité deux romans des Éditions du Chat Noir que j’ai particulièrement apprécié: Apostasie de Vincent Tassy et Smog of Germania de Marianne Stern (faudrait que je fasse un UP dessus vu que je l’ai lu avant le blog…). Malgré cette longue liste, je suis très loin d’avoir exploré leur catalogue mais je suis heureuse que notre partenariat m’en donne l’occasion. D’ailleurs, j’ai récemment reçu La Voie Verne de Jacques Martel ! J’ai hâte de découvrir ce roman.

Si vous ne connaissez pas les éditions Mnémos, je vous encourage à combler cette lacune d’urgence car c’est un éditeur incontournable pour tous les adeptes de la bonne SFFF. Vous pouvez les retrouver sur leur site officiel mais également sur Facebook, Twitter et Instagram.

Connaissiez-vous cette maison d’édition? Avez-vous déjà lu certains de leurs ouvrages? Si non, cette présentation vous donne-t-elle envie de le faire? 🙂

FOCUS – Mon bilan lecture de 2018

Bonjour tout le monde !
Comme nous sommes tous très occupés en fin d’année, j’ai choisi de compter mes bilans lectures du 15 décembre au 15 décembre suivant. Et cette année 2018 ayant été assez bien remplie, j’avais même réalisé un bilan à la moitié de l’année. Pour rappel, ça se passe sur le BLS du premier semestre.
Notez que je vous remets à chaque fois le lien de ma chronique pour le livre concerné, si vous voulez savoir plus en détail pourquoi je l’ai choisi. Il suffira de cliquer sur le titre !

Après des comptes rigoureux, je peux vous annoncer fièrement que j’ai lu:
102 romans ! (o-m-g)
79 mangas ! (tout va bien…)
12 BD / comics (ah, enfin un chiffre raisonnable)

Quelques statistiques : J’ai écris pour vous 187 articles en 2018. Celui qui a le plus de vue est mon récapitulatif du Pumpkin Autumn Challenge, surprenant ! Les trois blogpotes qui commentent le plus sont les Livres de Rose, Le Lutin (des ténèbres !) et FungiLumini. Merci à eux et merci à vous tous qui prenez la peine de me lire et de commenter mes articles ♥ D’ailleurs, vous êtes désormais 93 abonnés O.O J’ai du mal à y croire. Quand j’ai lancé le blog en mai 2017 je ne pensais vraiment pas qu’il susciterait autant d’intérêt. Ça me touche énormément.

Cette année, j’ai également développé des partenariats presses avec plusieurs maisons d’édition. Cela m’a permis de découvrir beaucoup d’incroyables romans alors merci à Livr’S, Mnémos, Lynks et ActuSF pour leur confiance ♥ Et ça me fait penser que je dois vraiment programmer les articles « focus » pour Mnémos et ActuSF ! Même si on ne les présente plus 🙂

Ma meilleure découverte française de l’année :

Ce fut difficile de choisir parce que j’ai longuement hésité mais je vais finalement opter pour Lizzie Felton parce que la découverte porte autant sur un plan humain que sur un plan littéraire. J’ai lu « les amoureux de la lune » sans m’attendre à quoi que ce soit et finalement ça a été un coup de cœur magistral. Finalement, c’est là aussi qu’on reconnaît la marque d’un grand livre: quand il parvient à nous toucher au-delà de nos habitudes et de nos goûts. C’était le premier roman de cette autrice / artiste française de talent et j’ai hâte d’en lire d’autres.

Ma meilleure découverte belge de l’année :

Pour la première fois, j’ai lu un roman de Geoffrey Claustriaux alors que je le connais depuis un petit moment déjà. C’est Laure-Anne qui m’a offert les Chroniques de l’Après-Monde et ce fut une claque. D’autant que ce n’est pas du tout mon genre de prédilection, le post apo. Plus récemment, j’ai découvert son petit dernier, Kidnapping, ce qui confirme mon impression (et je ne m’assois plus à côté de lui en salon c’est fini :P). Geoffrey est un auteur très doué qui a de la ressource. J’ai hâte de lire ses nouvelles parutions !

– Ma saga coup de cœur de l’année :

Bon, je ne vais pas vous mentir, il y en a deux. En fait, ça aurait été les Sœurs Carmines (le Complot des CorbeauxBelle de GrisDolorine à l’école) sans la moindre contestation (é-vi-de-mment) si je n’avais pas découvert Apocalypsis (partie 1partie 2). Les deux sagas sont très différentes mais elles ont été extraordinaires à la même mesure. Lisez-les si vous en avez l’occasion !

– Mon one-shot coup de cœur de l’année :

On ne va pas se mentir, il m’est impossible d’en choisir un. Du coup, j’en prends trois : 1, 2, 3… Zombies ! de Bertrand Crapez, Hanafuda de L. A. Braun et Les Nuages de Magellan d’Estelle Faye. Je précise que les Seigneurs de Bohen sont disqualifiés de cette catégorie vu que « la suite » arrive. Mais c’était super bien et il faut le lire hein quand même hein. D’ailleurs, Estelle Faye a été une magnifique découverte pour cette année également. Une autrice de plus à suivre avec attention.

– Mon one-shot étranger coup de cœur de l’année :

Je sais, je mets des titres de catégorie au singulier alors que je choisis plusieurs romans mais objectivement, comment départager My Absolute Darling et Tokyo Vice? Ce sont deux oeuvres percutantes qui sont trop différentes pour être comparées. Je vous recommande chacune d’elle et si vous voulez savoir pourquoi, je vous renvoie à mes chroniques.

– Mon manga coup de cœur de l’année :

J’ai continué plusieurs séries sympathiques et j’ai finalement peu découverts de mangas convaincants, cette année. Mais Depth of Field a été une belle surprise. Finalement, quand j’y repense, les sagas marquantes en 2018 ont surtout été du yaoi avec Acid Town et Twittering Bird Never Fly. Bref, Depth of Field donc, un diptyque classé en yaoi alors qu’il est plutôt tranche de vie ne peut que toucher par la justesse de son développement autant sur l’histoire que sur les personnages.

Voilà, c’est tout pour mon bilan de 2018 ! Je prévois également un article récapitulatif sur les belles découvertes réalisées grâce aux articles des blogpotes j’espère pouvoir le sortir avant Noël.

Et vous, qu’est-ce que ça donne? 🙂
J’espère vous voir tous aussi motivés en 2019 ! Je vous souhaite de bonnes fêtes ♥