À l’ombre du Japon #6 {Given #3 & #4, Derrière le ciel gris #1, The Killer Inside #1, Scumbag Loser #2}

Bonjour à tous !
C’est déjà l’heure d’un nouveau rendez-vous nippon où je fais le point sur les mangas lus récemment. J’ai continué certaines séries, j’en ai commencé d’autres et globalement ce furent plutôt de belles découvertes…

Given est un classé comme yaoi mais il s’agit surtout d’une tranche de vie musicale contemporaine qui se déroule au Japon. J’avais été touchée par les émotions qui se dégageaient de ce manga mais mon enthousiasme avait été un peu refroidi par un troisième tome qui sert clairement de transition sans rien apporter de fondamental à l’intrigue, hormis sur ses deux dernières pages qui suffirent à me donner envie de poursuivre. Bien m’en a pris car le tome 4 regagne en puissance et en intérêt, notamment grâce au développement de la relation entre Haruki et Akihiko. Je suis très impatiente de découvrir le cinquième volume !

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Kumorizora a le pouvoir de contrôler les gens. Il reçoit dans son esprit l’imagine d’une cible et un ordre, celui de la pousser au suicide. Il en est déjà à sa sixième victime quand il doit s’occuper d’Aozora. Le souci, c’est que cette jeune fille désire mourir et ça déplait énormément à Kumorizora qui décide de lui redonner goût à la vie pour l’assassiner ensuite. Attention, ceci est une alerte sociopathe cruel de niveau 12.
J’ai adoré le principe de base et le déroulement de ce premier volume. Contrairement à ce que les thématiques laissent penser, ce n’est pas un manga sanglant ou gore, au contraire. Je le trouve très mélancolique, presque doux et surtout, une ambiance intimiste réussie rehaussé par un chara-design superbe. Tout se déroule entre ces deux personnages et le monde a presque disparu autour d’eux. C’est puissant et prometteur, j’ai hâte de découvrir la suite. Coup de cœur ♥

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Eiji est un garçon assez discret qui cache un lourd secret : il est le fils de LL, le célèbre tueur en série qui a terrifié le Japon des années plus tôt. Pour ne rien arranger, Eiji commence à perdre la mémoire et souffre apparemment de troubles de la personnalité. Comme par hasard, pendant son trou noir, quelqu’un commet un meurtre exactement selon le mode opératoire de son père…
Le postulat assez classique (stéréotypé) de base m’a rapidement attiré puisque j’apprécie en général ce type d’histoire, quand c’est bien fait. Malheureusement, ici, ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, ça commence bien mais assez rapidement, l’auteur en fait trop. L’intrigue perd en crédibilité par certaines facilités scénaristiques et les personnages rencontrés par Eiji sont des clichés ambulants qui détruisent tout l’intérêt de l’histoire. Ce gang, sérieusement… J’ai tellement roulé des yeux que j’en ai eu mal la tête. J’ai même réussi à m’ennuyer, c’est dire… J’ai été au bout mais je ne pense pas continuer cette série qui a déçu les grosses attentes que je plaçais en elle.

1
Le premier volume de ce manga m’avait franchement dégoûté à plus d’une reprise et je tournais les pages avec une espèce de fascination morbide en me demandant où le mangaka voulait en venir. Puis est arrivé le final et j’ai décidé de pousser plus loin parce que même si c’était malaisant, bah c’est vraiment un bon titre. Me voilà donc avec mon tome 2… qui ressemble beaucoup au premier mais en un peu moins bien parce que l’aspect choc et découverte est passé. Ce deuxième tome n’apprend pas grand chose de plus et pose presque trop de questions pour réussir à toutes les régler dans le troisième tome. Comme cette série est une trilogie, je vais tout de même lire la fin pour découvrir de quoi il en retourne mais je suis un peu sceptique pour le moment.

Et voilà, c’est déjà terminé !
Et vous, vous avez découverts de chouettes mangas récemment? 🙂

À l’ombre du Japon #5 {Noragami #2 & #3,Jujutsu Kaisen #1, Given #2, Scumbag Loser #1}

Bonjour à tous !
Voici une nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. J’ai continué des séries mais j’ai aussi découvert certaines nouveautés récentes et ça n’a pas toujours fait mouche.

J’ai continué ma découverte du manga Noragami et je l’apprécie toujours autant. On découvre de nouveaux éléments sur le passé de Yato qui est en réalité un personnage assez sombre. Son comportement parait méchant à l’origine mais on sent qu’il y a un peu plus que ça derrière. Ce tome développe davantage la relation qu’il entretient avec Yukine, son nouveau shinki ainsi que les pouvoirs et les devoirs inhérents à cet état. L’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée d’une déesse qui en veut à mort (littéralement) à Yato et on oublie du coup un peu les soucis de la pauvre Hiyori…
Dans le tome 3, l’intrigue s’axe sur les conséquences des mauvaises actions des shinkis sur leur maître ce qui va obliger Yukine à se remettre en question. Arrive aussi un nouveau personnage qui n’a pas toutes ses frites dans le même sachet comme on dit chez nous et qui semble être l’ancienne shinki de Yato ! Suspens suspens. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces deux tomes et je compte acheter la suite.

10
Il s’agit de la nouveauté ki-oon de ce début d’année en matière de shōnen et je dois avouer que je me suis assez ennuyée lors de ma lecture. Décidément, ce genre a de plus en plus de mal à me séduire ! Pourtant, le concept de base paraissait sympa et la couverture promettait quelque chose de sombre mais tout va à la fois trop vite et trop lentement. Cela peut sembler paradoxal donc je m’explique : l’action s’enchaîne sans que la tension n’ait le temps de s’installer. Du coup, je ne suis pas parvenue à m’attacher au héros ni même à ressentir un quelconque intérêt pour ce qui lui arrive. Par exemple, il subit la perte d’un proche très tôt dans ce tome mais on s’en fiche en fait, parce qu’on n’a même pas le temps de le connaître… Dommage. Sans compter qu’on sent venir les nœuds scénaristiques à des kilomètres, ça manque de subtilité. Autre exemple, le grand père sur le point de mourir qui veut raconter au héros quelque chose sur ses parents décédés ce qui fait penser au lecteur que forcément, le garçon est spécial et qu’il y a probablement des raisons mystiques à cela si on juge sur ce qui arrive ensuite. C’est vu, vu et re-re-vu. Je ne suis pas du tout le public cible de cette série, je passe mon tour pour la suite.

10.1
J’ai retrouvé dans ce volume 2 des qualités identiques au premier. Beaucoup d’émotions et de sentiments qui sont parvenus à toucher mon cœur de pierre. Ce tome est consacré au premier concert live du groupe et Mafuyu surprend tout le monde en se mettant à chanter ! C’est le début de leur carrière qui se profile et on en profite pour entrevoir quelques éléments de son ancienne relation afin de mieux comprendre ses traumatismes. L’évolution est lente, calme, les protagonistes gagnent en crédibilité, c’est top.

11.1
Masahiko est presque le roi des ratés dans son lycée, concurrencé par un autre élève… qui annonce soudain avoir une copine, ce qui le fait gagner en popularité. Du coup, Masahiko prétend lui aussi sortir avec une fille prénommée Haruka, une amie d’enfance. La Haruka en question débarque sans crier gare le lendemain dans son lycée et confirme ce qui est pourtant un mensonge. Surpris, Masahiko ne sait pas quoi faire et comprend rapidement que la jeune fille n’est pas du tout la Haruka qu’il a connu. Mais alors, de qui s’agit-il ? C’est le début d’une histoire assez crade, malsaine et sanglante où Masahiko devient l’esclave de la fausse Haruka qui a des besoins particuliers à combler. Je vous arrête tout de suite, petits polissons, rien de sexuel là-dedans. Franchement…J’ai mis un moment à décider si j’avais envie de brûler ce manga ou de lire la suite. C’est dérangeant tout au long des pages mais le final le fait basculer du côté des œuvres à poursuivre. Pourtant, c’était pas gagné et le dessin ne fait rien pour embellir les personnages, le héros est aussi laid à l’intérieur qu’à l’extérieur, Masahiko est typiquement le genre de garçon qui inspire du dégoût par son comportement et ses obsessions. On apprend que c’est un lâche prêt à tout pour sauver sa peau. En fait, il est humain, humain dans ce que ce terme a de plus déprimant au point qu’on finit par ressentir une forme d’empathie pour lui. C’est très paradoxal et quand je m’en suis rendue compte, ça m’a perturbé. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de lire la suite, je suis trop intriguée pour laisser ça en suspend !

Et de cinq, c’est déjà terminé pour cette fois mais le prochain épisode ne devrait pas trop se faire attendre, rassurez-vous. Je ne sais pas ce que j’ai pour le moment mais j’ai très envie de lire des mangas du coup… Voilà, j’en profite.

J’espère que vous avez aimé cette découverte, n’hésitez pas à me donner votre propre opinion sur ces séries si vous les avez lues ou à me dire si je vous donne envie de les découvrir 🙂

À bientôt ♥

À l’ombre du Japon #4 {DeadTube #12, Octave #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #2, Given #1, Noragami #1}

Bonjour tout le monde !
Peu de temps après le dernier article d‘à l’ombre du Japon, voici déjà de nouveaux avis courts concernant les mangas lus récemment. Faut dire que j’ai un peu craqué à ma librairie. J’ai profité d’avoir abandonné plusieurs sagas pour en découvrir de nouvelles et il y a eu certaines promotions (avec des packs découvertes) qui font que… Globalement, hormis un titre, c’est plutôt une bonne fournée que je vais vous présenter.

4
DeadTube est une série que j’apprécie pour son côté volontairement trash et extrême. Je sais que ça dérange certains lecteurs mais j’aime ce manga parce qu’il montre des comportements dérangeants sans prendre de pincettes. Alors oui, il y a une certaine dose de fanservices et parfois on peut avoir le sentiment que le mangaka va trop loin mais je trouve qu’il y a chaque fois une intrigue solide et une critique des nouveaux médias plutôt pertinente. Ce tome 12 n’a rien de spécial en lui-même, il reste dans la continuité des précédents et me donne envie de continuer à lire la série. C’est déjà bien !

3.1
Octave est un manga sur lequel je fondais beaucoup d’espoir, notamment après avoir lu la critique de Lire en Bulles dont je vous mets le lien pour que vous ayez un autre avis. Hélas, ce manga n’a pas fonctionné avec moi. Je l’ai trouvé très long, ennuyeux et décevant dans l’ensemble. L’héroïne passe tout son temps à chouiner et à faire une fixette sur le fait qu’elle est vierge et n’a jamais connu d’hommes (dans une yuri c’est plutôt surprenant). Elle tombe amoureuse d’une fille en trois secondes chrono et la première fois qu’elles couchent ensemble, on n’est pas loin du viol. Dans cette planche, on voit l’héroïne figée, allongée et tétanisée, qui ne réagit pas et qui panique le lendemain… Quand même quoi. La manière dont la mangaka a choisi de présenter ça m’a vraiment dérangée. Je ne trouve pas que la découverte de la sexualité soit très bien traitée et les deux filles paraissent davantage bi que vraiment lesbiennes. Pour ne rien arranger, le dessin n’a pas su me séduire, beaucoup trop simple et manquant selon moi de travail. Un manga qui manque selon moi de profondeur et de recul.

4
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est ma petite découverte doudou de l’année. Dans ce tome, on retrouve Letty qui cherche toujours l’habitation parfaite pour lui (donc tranquille, loin des héros et du danger parce que c’est pas franchement le dragon terrifiant de l’année) mais plus seulement pour lui puisqu’il se retrouve avec un bébé oiseau sur les bras ! C’est chou tout plein, ça déborde de bons sentiments sans devenir trop niais et l’intrigue a su se renouveler contrairement à ce que je craignais à la fin du premier tome. Je vais lire la suite sans une once d’hésitation !

6
J’entends parler de ce manga depuis longtemps. J’aime le yaoi et ce titre se traine une superbe réputation. Pourquoi est-ce que je ne le lis que maintenant? Aucune idée mais quelle belle découverte ! L’histoire se passe dans un lycée et nous suivons les quatre membres d’un groupe de rock amateur. Ce premier tome se concentre surtout sur Mafuyu et Ritsuka, la manière dont ils se rencontrent, dont Ritsuka tombe sous le charme de la voix de Mafuyu, un étrange garçon qui parait presque niais au départ mais dont on comprend petit à petit la profondeur. J’ai adoré ce premier tome à l’esthétique soignée et aux personnages crédibles. La mangaka fait très attention à développer correctement la psychologie de ses personnages et ses planches débordent d’émotions. De plus, contrairement à certains yaois, elle ne se sent pas obligée de mettre du sexe juste pour dire de. Et ça, c’est quelque chose que je trouve important et qui rajoute à la qualité de son manga. Je vais foncer acheter la suite !

7
Je n’avais jamais entendu parler de Noragami auparavant et j’ai découvert son existence… grâce à son opening ! Il m’arrive d’écouter des playlists aléatoires de génériques d’animés sur YouTube et « Hey kids ! » déchire franchement. Du coup quand j’ai vu que Pika proposait un pack découverte avec le premier tome + le second gratuit, je n’ai pas hésité longtemps (si si, y’a un lien ->). Comme j’ai bien fait ! Je n’avais plus ressenti autant d’enthousiasme pour un shônen depuis une éternité. Pour le pitch de base, en gros, c’est l’histoire de Yato, un dieu oublié qui laisse son numéro de téléphone un peu partout afin d’exaucer les vœux des humains et convertir assez de fidèles pour se bâtir un temple digne de ce nom. Franchement, c’est un con assez arrogant mais qui a des étincelles de bonté de temps en temps. Je le trouve à mourir de rire dans le genre pas de bol. Il va rencontrer Hiyori Iki, une collégienne qui va lui sauver la vie et se transformer par accident en demi ayakashi ce qui signifie qu’elle va errer à la frontière de la vie et de la mort, ce qui lui a conféré certains pouvoirs. Leur duo fonctionne super bien et l’introduction de Yukine, « l’arme » de Yato, sur les dernières pages est savoureuse. Ça promet. D’autant que le dessin est franchement canon et maîtrisée alors que la mangaka débute, si j’en crois ses explications dans les pages consacrées à l’autrice ! Franchement, chapeau. J’ai hâte de lire la suite.

Et voilà, on arrive déjà au bout 🙂 J’espère que ces avis vous ont plu et que vous avez découvert des titres sympas. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode ♥

À l’ombre du Japon #3 {Perfect Crime #9, La malédiction de Loki #3, Ice Pig #3, Shaman King #1, Jeune dragon recherche appartement ou donjon #1 }

Bonjour à tous !
Nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. Au départ je ne voulais parler que des suites mais je me rends compte qu’écrire un avis complet sur un premier tome n’est pas forcément toujours pertinent. Du coup je pense que mes avis mangas se retrouveront systématiquement dans cette rubrique, sauf exception.

Alors accrochez-vous parce que dans cet épisode, il y a quand même pas mal de déceptions. Heureusement, les lectures récentes rattrapent le coup mais les séries longues souffrent un peu.

J’en profite pour vous annoncer qu’il s’agit du 500e article publié sur le blog ♥ Saké pour tout le monde !

4
Perfect Crime est une série que j’appréciais beaucoup mais qui commence à me lasser par la lenteur de l’action et les « je te cherche moi non plus » à n’en plus finir, sans parler des meurtres qui se déroulent toujours selon le même schéma. Je l’ai particulièrement ressenti dans ce tome-ci qui reprend les ingrédients des précédents mais sans laisser une impression durable, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Je me rends compte que si je ne lis pas la suite, ça ne me manquera pas spécialement donc je vais voir ce que je décide au moment de la sortie du tome 10. Comprenons-nous : c’est un chouette manga avec un concept sympa mais il ne se renouvèle pas assez pour moi.

9
J’apprécie toujours autant le chara-design et l’univers (bien que cette couverture-ci soit largement en dessous des deux premières) pourtant ce tome m’a laissé un sentiment de transition. Nécessaire mais pas forcément inoubliable. J’ai tout de même envie de lire la suite car ça reste une série très prometteuse au concept fort et au héros attachant. J’ai immédiatement ressenti une grande empathie pour le personnage de Loki et j’ai envie de voir où l’intrigue va nous mener.

10
Encore une série dont le concept de base me parlait bien mais qui s’essouffle rapidement, plus vite encore que Perfect Crime. J’ai lu ce tome 3 d’Ice Pig sans m’ennuyer mais sans réellement me sentir concernée non plus par son contenu. Un peu comme quand on regarde une série d’un œil à la télévision en faisant autre chose en même temps. Je ne pense pas la continuer. Dommage parce qu’il y avait du potentiel !

6
Shaman King et moi, c’est une longue histoire (attention, ceci est un moment #mavie). Quand j’étais petite, l’animé passait à la télévision et j’étais ultra fan. Pas moyen de rater un épisode, c’était le drame de ma vie et si je ne chantais pas le générique, j’étais trop malheureuse. Du coup, quand j’ai appris que Kana rééditait le manga en édition star et qu’en plus ils publiaient la vraie fin… J’ai eu très envie de me lancer. L’édition star, pour vous situer, c’est en fait la réédition des tomes deux par deux. Celle-ci contient donc le volume 1 ainsi que le volume 2. Selon Kana, l’auteur a retravaillé ses planches, fort de son expérience mais je dois avouer que j’ai quand même trouvé le dessin un peu vieille école (ce qui n’est pas un mal, c’est juste que moi, j’aime moins) et que les combats manquent d’aboutissement. Je pense que si la nostalgie n’avait pas joué son rôle, j’aurai été déçue par ma lecture mais je ressens quand même l’envie de continuer parce que l’histoire me plait, ainsi que les personnages.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, Yoh Asakura est un jeune shaman qui s’entraine pour participer à une compétition vouée à désigner le roi des shamans. Un shonen dans toute sa splendeur, on ne va pas se mentir, mais ce qui est fun avec le personnage de Yoh c’est qu’il est assez fainéant et que s’il veut devenir roi des shamans, c’est pour pouvoir glander sans se prendre la tête. Outre ça, il a un grand cœur et est très attachant ! Même si mon crush quand j’étais plus jeune c’était son frère, Hao (me jugez pas ->).

8
Jeune dragon recherche appartement ou donjon est un manga qui m’a frappé quand je l’ai vu dans les rayons de ma librairie parce que… Bah sans déconner, rien que le titre est hyper accrocheur non? On se demande immédiatement de quoi ça parle, comment les auteurs ont développé ce concept. Mon libraire me l’a conseillé en me confirmant que c’était fun et j’avais envie d’une histoire comme celle-là. Du coup, si vite acheté, si vite lu et sans aucun regret.
De quoi ça parle? Letty est un jeune dragon maladroit, peureux et pas très puissant qui se fait jeter hors de chez lui par ses parents après avoir échoué à protéger un œuf. Il doit donc se trouver un endroit pour vivre, aspirant à la paix et à la sécurité. Sauf que tout le monde a envie de tuer un dragon, histoire de récupérer ses morceaux et de les revendre à prix d’or. La quête de Letty n’est pas de tout repos… Heureusement, il va rencontrer Dearia, l’elfe architecte / agent immobilier. Il s’agit d’un manga plein d’humour sans que ça devienne lourd. Le personnage de Letty est terriblement attachant et sur un plan graphique, c’est vraiment très réussi. Les adeptes de jeu de rôles y retrouveront plein de clins d’œil (les classes, les caractéristiques, les objectifs de quête, les donjons, etc.). C’est un bon divertissement sans prise de tête et bien réalisé. J’adhère et je compte lire la suite !

Et voilà c’est déjà terminé ! J’espère que vous avez pris plaisir à lire mes courts retours sur mes derniers mangas en date.

N’hésitez pas à me parler des titres que vous avez lu récemment, je suis toujours en recherche de nouveautés sympas 🙂

À l’ombre du Japon #2 {Magus of the Library #3, Reversible Man #1, Cast Heaven #4, DeadTube #11, Gigant #2}

Bonjour à tous !
Nouvelle fournée d’avis courts concernant des mangas lus récemment. Je sais que j’avais dit que je parlerais de suites uniquement et qu’il y a un premier tome annoncé dans le titre… Vous allez comprendre. Je me rends compte que je ne ressens pas toujours spécialement le besoin de présenter un début de série, surtout quand je n’ai pas l’intention de la continuer. Alors elle atterrit ici.

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Cette série est toujours aussi bonne et conserve une qualité égale de tome en tome, ce qui n’est pas un mince exploit. Dans celui-ci, l’examen pour devenir kahuna continue et la mangaka prend son temps pour nous le faire vivre sans jamais qu’on ressente de l’ennui ou de la longueur. Un tour de force d’autant que chaque volume est plutôt épais. C’est rare aussi, pour un manga. Je n’ai absolument rien de négatif à dire sur ce tome ou cette série tant elle m’enthousiasme. En tant que lecteur, on en a largement pour son argent et c’est probablement ma plus belle découverte cette année. J’ai hâte de lire la suite !

8
Des personnes sont retrouvées mortes, le corps complètement retourné. Une lycéenne enquête, aidée par un groupe de yakuzas qui cherche à comprendre ce qui se passe. Si le pitch de départ me branchait, j’ai trouvé que ce premier tome tirait inutilement en longueur et qu’il aurait très bien pu faire office de one-shot. En le refermant, je n’avais pas spécialement envie d’aller plus loin malgré le dessin maîtrisé ainsi que des scènes d’affrontements très claires, ce qui n’est pas toujours le cas dans un manga. Demi-teinte donc.

12
Il m’arrive de lire du yaoi et si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que j’en parle parfois. Trouver une bonne série, bien construite, qui possède des personnages intéressants, une vraie histoire et de la psychologie approfondie, c’est compliqué. Heureusement, ça existe et Cast Heaven en fait partie ! L’histoire se déroule dans un lycée dont les relations sociales sont régies par un jeu de castes. Tous les x temps, les cartes sont redistribuées et les élèves doivent chercher dans toute l’école une carte qui leur donnera un rang qui va du roi à la victime en passant par les flatteurs, les geeks, les intellos, etc. On suit donc les personnages évoluer dans ce contexte. Alors, évidemment, tous les mecs sont homosexuels, soit assumés, soit refoulés, parce que… yaoi. Mais on sait que c’est un canevas propre au genre du coup, je le mets de côté pendant ma lecture. Outre ça, j’adore et j’ai hâte de lire la suite.

13
DeadTube est une série qui est loin de faire l’unanimité sur la mangasphère à cause de son côté extrême totalement assumé et de ses scènes explicites qui peuvent tenir, pour certains, du fanservice. Il y a probablement un peu de ça (on ne va pas se mentir, toutes les filles sont canons, ne portent pas de collants sous leurs jupes et ont tendance à mettre des hauts moulants parce que bah… Japon.) mais personnellement, j’y distingue surtout une esthétique osée qui sert le propos du manga à savoir la dénonciation des dérives du net et des applications qui vont toujours plus(trop) loin. J’aime beaucoup le sous-texte derrière ces intrigues extrêmes et tordues. Après, j’aime aussi avoir ma dose de trash / malsain de temps en temps, d’autant que c’est rare de trouver un manga qui fait ça bien. Voilà pourquoi je continue DeadTube. Il y a eu un tome ou deux plus faibles vers le milieu de la série mais c’est vite passé à la trappe. L’arc Justice-Man vient de se terminer pour laisser place à celui de la Deadtubeuse virtuelle et ça va envoyer du lourd, je le sens. J’ai hâte !

14
J’attendais beaucoup de cette suite vu l’énorme réussite qu’avait constitué le premier tome pour moi et… J’ai été déçue. Pourtant, l’ami Otaku m’avait prévenue via sa chronique. Déjà parce que le héros est devenu un pleurnichard qui donne dans le chantage affectif (la scène du restaurant m’a juste révoltée en tant que femme, j’en ai vécue une semblable et je ne peux juste pas tolérer ce que ça a donné) mais aussi parce que, du coup, toute l’intrigue tourne autour de cette relation qui nait entre le petit lycéen et l’actrice porno qui donne dans le détournement de mineurs quand on y pense bien. Ce second tome est un enchaînement de scènes prises comme des clichés photographiques, une sorte de mauvais montage qui remplit le manga en terme de volume/page mais ne donne pas du tout l’impression d’avoir avancé dans l’intrigue, contrairement au premier tome. Une grosse déception donc qui me fait hésiter à lire la suite. On verra à ce moment là !

Et voilà c’est déjà terminé pour cette fois 🙂 J’espère que ces courts retours vous plaisent et vous intéressent toujours ! N’hésitez pas à me donner votre avis sur cette formule.

Et vous, avez-vous lu des mangas sympas ces temps-ci?

Hideout – Masasumi Kakizaki

6
Hideout est un seinen horrifique en un seul tome scénarisé et dessiné par le mangaka Masasumi Kakizaki que vous connaissez peut-être davantage pour sa série Bestiarius. Publié chez Ki-oon, vous trouverez ce tome au prix de 7.65 euros partout en librairie.

Seiichi a décidé de tuer sa femme ce soir. Il n’en peut plus de la culpabilité qu’elle fait peser sur lui depuis la mort de leur fils. Il l’emmène donc sur une île sous prétexte de recoller les morceaux et, ensemble, ils vont pénétrer dans une mystérieuse grotte. La descente aux Enfers commence…

Voici grosso modo le contexte de ce one-shot. A priori, on pourrait se dire qu’il n’a rien de très original toutefois, s’il ne révolutionne pas le genre, Hideout possède de sympathiques qualités.

Je vais d’abord évoquer l’objet en tant que tel. La couverture a un aspect un peu rugueux sous les doigts, comme un papier tissé très finement. C’est plutôt un type de couverture qu’on retrouve sur des romans au sein de certaines maisons d’édition et ça se comprend vu son contenu. En effet, le personnage principal est écrivain et il relate son histoire dans son dernier livre. Je ne vous gâche pas l’effet final mais c’est plus original que ce qui y parait. Quant au dessin, il est extrêmement soigné.  On ressent l’aspect horrifique dès la couverture mais ce n’est rien à côté de l’intérieur. Le mangaka propose plusieurs doubles pages très réussies et marquantes qui plongent directement le lecteur dans l’angoisse. De plus, pour l’intrigue en elle-même, l’alternance des flashbacks et du présent se fait aussi de manière visuelle. Tout ce qui appartient au passé est dessiné d’une façon très lumineuse, c’est presque aveuglant en comparaison de la grotte où Masasumi Kakizaki joue magnifiquement avec les ombres. La maîtrise technique apparait selon moi comme indéniable.

Le visuel sert donc très bien le contenu. La tension de l’intrigue monte crescendo. On ressent d’abord énormément de compassion pour le héros avant de se rendre compte à quel point il a sombré dans la folie. C’est terrifiant de constater le pouvoir que peut avoir la pression sociale, le regard des autres ainsi que des problèmes d’argent sur la vie d’un individu.

Je ne vais pas trop vous en dévoiler sur le contenu en lui-même puisqu’il s’agit d’un tome unique. Les codes du genre horrifique sont bien respectés et flirtent avec le fantastique sans que le lecteur ne sache vraiment de quoi il en retourne. L’idée de mise en scène d’un écrivain qui perd les pédales m’a séduite, en plus de dépeindre subtilement la difficulté qu’il existe à subsister dans ce milieu.

Pour résumer, Hideout est pour moi une réussite, ce qui ne me surprend pas tant que ça de la part de Ki-Oon. Ce manga horrifique se lit d’une traite et provoque un malaise palpable à mesure que le personnage principal sombre dans la folie. Outre son intrigue prenante quoi que pas révolutionnaire, Hideout brille surtout par son chara-design efficace et maîtrisé qui sert magnifiquement son propos. À lire !

À l’ombre du Japon #1 {Reine d’Égypte #6, Teacher Killer #2, Berserk #3 & #4, Black Butler #28}

Bonjour à tous !

Je procrastine depuis longtemps (ça va devenir mon slogan…) sur la création d’une rubrique de ce type (j’assume ce titre, si si) concernant les mangas. J’ai tendance à chroniquer le premier tome d’une série quand je la juge prometteuse mais j’ai du mal à évoquer les suites pour deux raisons. La première, j’ai l’impression de me répéter (et j’aime pas ça) et la seconde, c’est que ça donne des articles vraiment trop courts. Donc j’ai décidé d’enfin (sortez les confettis) mettre en place un article qui regroupera plusieurs brefs avis sur les tomes suivants des sagas que je lis.

Notez que pour combattre le divulgâchage (si si, c’est beau non?), les informations à risque seront dissimulées comme d’habitude par une écriture en blanc que vous pourrez découvrir en surlignant.

10
Ce volume s’étend sur plusieurs années et marque un tournant dans l’évolution d’Hatchepsout. Un nouveau personnage entre en scène à point nommé pour l’aider à développer le commerce égyptien. Pour rappel, c’est l’idée phare de la reine afin d’arrêter les guerres et d’unifier l’empire par autre chose que le sang. On n’a aucune nouvelle de son fils jusqu’aux dernières pages du volume qui laisse présager une suite plus sanglante.
Comme à chaque fois, j’ai été passionnée par ma lecture et par le personnage d’Hatchepsout, cette femme pharaon qui doit se battre contre les préjugés liés à son sexe et sans arrêt prouver sa valeur. Sans compter les sacrifices que cela implique… Franchement, j’ai été révoltée pendant ma lecture. J’ai hâte de lire la suite !

12
Le pitch de base: Riko a perdu ses parents, assassinés par Mr Satou qui est aussi son enseignant. Mr Satou est un tueur de tueurs, Riko lui demande de lui apprendre son art afin qu’elle soit capable de le tuer un jour. Ouais, déjà le concept de base est bien barré : j’adore ! Dans ce tome, on apprend la vérité sur la mort des parents de Riko et deux nouveaux personnages entrent en scène. J’avoue sur le coup… J’ai freiné des quatre fers. Pas moyen, triangle amoureux en vue HELP ! Finalement, j’ai été rassurée par le mot de l’auteur à la fin qui n’a pas honte d’affirmer haut et fort son envie de pervertir les codes de la romance en les adaptant à la situation de son manga. Franchement, c’est plutôt malin et j’adore. Je vais donc continuer cette saga avec entrain.

Aaaah Berserk. C’est compliqué. Je suis complètement allergique au chara-design mais mon petit frère me harcèle pour que je continue de lire. Littéralement. Les suites apparaissent sur ma table de nuit avec des mots dessus style : LIS ! J’vous jure. Du coup, je fais de gros efforts pour passer outre et je dois avouer que tout l’aspect « passé » de Gutz est plutôt intéressant. Pas de quoi tout lâcher pour lire les quarante tomes d’une traite toutefois mais allez, je lui laisse encore sa chance pour deux volumes.

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Gros gros grooooos coup de cœur pour ce manga depuis des années. Dans le tome précédent, on a appris la vérité sur le pacte qui lie Ciel et Sebastian. Ici, on découvre les conséquences avec la réapparition du frère jumeau et l’éviction de l’imposteur. Ce frère, il lui manque une case et si je n’étais pas trop convaincue sur le tome d’avant, je le suis davantage désormais. J’ai failli perdre la foi, honte sur moi. Je hâte de lire leur affrontement mais ça risque de prendre encore un peu de temps puisque la publication française a rattrapé celle du Japon. Une saga incontournable selon moi qui appartient à mon top 3 des meilleurs mangas de tous les temps.

Et voilà, c’est déjà terminé 🙂
N’hésitez pas à me donner vos avis sur les séries dont je parle ici ♥

Gigant #1 – Oku Hiroya

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Gigant est un seinen de science-fiction actuellement en cours (4 tomes sont déjà parus au Japon) scénarisé et dessiné par Oku Hiroya qu’on connait notamment pour son travail sur Gantz. Édité chez Ki-oon, vous trouverez ce manga au prix de 7.90 euros.

Rei est un lycéen ordinaire fan de cinéma. Il ne l’avouera pas mais son actrice préférée n’est autre que Papico, une actrice porno. Un soir, des affiches injurieuses à l’encontre de son idole fleurissent dans son quartier. Rei décide donc de les retirer et c’est comme ça qu’il la rencontre. Ça aurait pu s’arrêter là… Sauf que Papico tombe sur un vieil homme qui lui colle un drôle de disque sur le bras avant de se transformer en peluche. Désormais, elle est capable de changer sa taille à volonté ! On pourrait craindre un délire pervers digne d’un hentaï mais non. Et c’est ce qui m’a séduite dans ce titre. Rien n’y est comme on le penserait au premier abord.

Rei est passionné par le cinéma. C’est un lycéen discret, pas populaire mais pas marginal non plus. Il discute énormément avec son ami, ils ont prévu de tourner un film ensemble mais se font planter par le premier rôle qui subit les humeurs d’un copain jaloux. Un peu comme Papico, c’est un motif récurent dans le manga et j’apprécie qu’on en parle. Cette dernière a une relation vraiment toxique avec son mec qui m’a plus d’une fois révoltée. J’ai eu envie de la secouer jusqu’à comprendre à quel point cette fille est vraiment trop gentille. Elle se fait juger par tout le monde et exploiter pour son argent mais elle reste digne sans se plaindre. Elle a un bon fond. L’un comme l’autre se révèlent comme héros inhabituels, surtout dans un manga.

La vie de Papico bascule quand elle tombe sur un vieil excentrique qui se fait renverser devant ses yeux. Il lui colle sur le poignet une sorte de disque métallique qui lui permet de modifier sa taille à volonté -d’où le titre du manga qui n’a donc rien en commun avec la grosseur de sa poitrine même si cette dernière est évidemment particulièrement volumineuse. Je pense que le mangaka a choisi de prendre le contrepied des habitudes. Il assume que son héroïne ait des gros seins, elle les utilise dans son métier d’actrice porno mais ça ne la défini pas en tant que personne.Un autre bon point.

À partir du moment où son pouvoir se révèle, le manga prend une tournure carrément surnaturelle. L’éditeur parle de SF et on comprend par certaines touches, notamment via le DVD, que ce manga nous réserve encore bien des surprises.

Le chara-design est, quant à lui, dans la veine assez réaliste sur les traits des personnages et sur les décors au point que j’en viens à me demander si on n’a pas dessiné par-dessus des photos. En général, ce n’est pas ce que j’apprécie mais ici, ça passe super bien et ça rend les personnages encore plus attachants. J’ai adoré le duo principal, on ressent une vraie alchimie entre eux qui donne envie de tourner les pages sans s’arrêter.

Pour résumer, ce premier tome pose les bases d’un concept surprenant avec un contexte inhabituel. Une actrice porno en héroïne avec son fan en prime, on pourrait craindre un hentai déguisé mais ce n’est pas du tout le cas, au contraire. J’ai trouvé le fond vraiment bien pensé et dense, on sent que les choix narratifs servent à quelque chose et ça a été une belle surprise. Je me réjouis de la sortie du second tome !

La malédiction de Loki #1 – Hachi

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La malédiction de Loki est une série d’aventure fantastique en cours de parution, scénarisée et dessinée par Hachi dont ça semble être le premier manga. Édité chez Delcourt-Tonkam, vous trouverez chaque tome au prix de 7.99 euros. Actuellement, cinq volumes sont édités au Japon et la série est toujours en cours.

Vous le savez, je vous parle souvent des premiers tomes prometteurs que je lis et septembre rime avec rentrée littéraire, aussi bien chez les éditeurs romans que les éditeurs mangas. C’est donc avec plaisir que j’ai découvert la Malédiction de Loki et je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est un coup de cœur. J’en profite pour préciser qu’il n’y a pas de lien flagrant avec la mythologie nordique, du moins pas à ma connaissance. Il ne s’agit pas du tout ici d’une aventure mettant en scène le dieu Loki donc ne soyez pas déçus si c’est ce que vous attendiez !

Aisya est une jeune orpheline au macabre talent. Quand elle peint avec son propre sang, ses œuvres prennent vie ! Si Aisya a de bonnes intentions et tente d’aider les gens, elle finira enfermée, exploitée et ses peintures seront baptisées « les peintures maudites de la sorcière ». Comprenant à quel point l’humain est sombre, Aisya supplie alors Loki, son unique ami, de détruire les 144 tableaux…

Le premier élément très touchant de ce manga, c’est le personnage d’Aisya et sa relation avec Loki. Je n’avais plus eu un tel pincement au cœur depuis longtemps. Celle qu’on surnomme la sorcière est innocente, douce et un peu naïve. Son histoire se révèle tragique et touchante, impossible de rester de marbre face à une telle pureté. Loki incarne quant à lui un anti-héros dont on ne peut que soutenir la quête. On se rend rapidement compte qu’il est lui aussi un tableau, un dessin créé par Aisya pour avoir un ami, qui a pris vie pour réaliser l’ultime vœu  de la sorcière. Il déteste les humains, est assez taciturne et renfermé. Il a rejoint une guilde pour traquer les tableaux avec plus de facilités. La seconde partie du manga se déroule d’ailleurs une centaine d’années plus tard, toujours de son point de vue.

J’ai trouvé ce premier tome bien équilibré et rondement mené. Les informations sont correctement distillées pour répondre aux questions mais sans abrutir le lecteur. Du coup, j’ai eu tout le loisir de m’attacher aux personnages, d’admirer les décors et le souci du détail d’Hachi. On est de suite touché par ce qui se passe et chaque phase de la traque des tableaux apporte son lot d’émotions. Le retournement de situation qui conclut ce tome est double et donne envie d’en apprendre plus. Ça brûle littéralement les doigts ! Je vous conseille donc de vous lancer en achetant les deux premiers volumes, que l’éditeur a eu la bonne idée de commercialiser en même temps.

Le dessin est très soigné et maîtrisé, plutôt classique au sens usuel du terme mais ça me plaît et les personnages sont très bien caractérisés. Impossible de se tromper ou de confondre deux personnages secondaires, ce qui est appréciable parce que ça arrive malheureusement trop souvent. On sent qu’Hachi a pris soin de chaque détail.

Pour résumer en quelques mots, la Malédiction de Loki est un manga très prometteur porté par une intrigue intelligente et des personnages touchants. Pour ne rien gâcher, le dessin soigné d’Hachi offre un premier tome de qualité. Il me tarde de lire la suite !

Teacher Killer #1 – Hanten Sharoh

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Teacher Killer
est le nouveau seinen de chez Soleil dont le premier tome vient de sortir pour la Japan Expo. Scénarisé et dessiné par le mangaka débutant Hanten Sharoh, vous trouverez ce manga au prix de 7.99 euros.

Riko Asiru suit des cours de meurtre, avec son professeur de biologie, Mr Satou. Ils se rejoignent après la classe pour étudier des affaires en cours et châtier les tueurs. Riko abhorre les meurtriers et plus particulièrement Mr Satou, responsable de la mort de ses parents. Elle a juré de se venger et il l’a prise sous son aile pour lui apprendre à le tuer correctement.

Le concept m’a immédiatement séduite. Une fille traumatisée et paumée qui entretient une relation borderline et malsaine avec son professeur, qui est aussi un serial-killer plutôt badass (et sexy, c’était la minute superficielle)… Y’avait tous les ingrédients pour me plaire. Et de fait, j’ai adoré découvrir ce premier tome !

Le schéma reste semblable au fil des chapitres: le duo une affaire, piège le tueur et l’assassine d’une manière semblable à son mode opératoire. J’ai d’abord craint la redondance mais les affaires étudiées sont toutes différentes et originales. De plus, l’aspect psychologique est bien développé ce qui créé un équilibre avec le côté gore du manga.

Pour ne rien gâcher, le chara-design est soigné et moderne. Aucun fan-service à l’horizon et des détails maîtrisés pour les scènes de meurtre, c’est tout ce qu’on désire en lisant ce genre de titres. Le mangaka ne tombe à aucun moment dans la surexposition, ce qui n’est pas simple surtout que c’est un peu la mode en ce moment.

Pour résumer, le premier tome de Teacher Killer est une réussite qui parvient à conserver un bel équilibre entre l’aspect psychologique et visuel des meurtres. Il ne tombe jamais dans l’excès et propose un concept sympathique qu’il exploite correctement. Quand on le referme, on n’a qu’une envie : arriver en octobre pour la sortie du second tome !