Fool’s Paradise #1 -Ninjyamu et Misao

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Fool’s Paradise
est une série en 4 tomes dessinée par Misao et scénarisée par Ninjyamu. Éditée chez Kana dans la collection dark kana, il s’agit d’un thriller couplé à une critique sociale. Je me propose ici de vous parler du premier tome.

Fool’s Paradise raconte l’histoire d’une idole prénommée Sela Hiiragi. Pendant un concert, une bombe explose sur scène et elle perd l’usage de sa jambe. Décidée à ne pas laisser cet évènement bousiller sa carrière, elle commence une rééducation intensive afin de pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture des J.O. trois mois plus tard. L’histoire de cette jeune fille a profondément bouleversé les japonais, au point que les gens ont des réactions assez extrêmes envers ceux qui critiquent Sela. Peut-être trop extrêmes? Son tuteur commence à se poser des questions mais hélas, il est probablement déjà trop tard pour éradiquer ce phénomène.

Le pitch peut paraître surprenant pour un manga que je qualifie de thriller. Le premier tiers de ce tome est un peu lent, très descriptif, il prend son temps. Mais plus on avance et plus c’est l’escalade en terme d’action et surtout de violence. Le lecteur ne manquera pas de froncer les sourcils à plusieurs reprises, surpris par le contenu de ce qu’il est en train de lire. Il se dira que le mangaka a peut-être un peu exagéré les réactions des gens, cherchera à trouver tout un tas d’excuses, avant de se rendre compte que ça pourrait très bien arriver, même dans notre réalité. Oui, c’est l’instant cynisme.

Difficile de dire si ce manga contient des éléments fantastiques ou si les auteurs ont une vision profondément négative de l’être humain. Dans un cas comme dans l’autre, tous les ingrédients sont réunis pour une recette efficace: l’intrigue est complexe mais compréhensible, des indices sont disséminés dans le récit et posent les bases d’un scénario prometteur, les personnages sont clairement identifiables… Et ça, c’est génial ! Trop souvent ces derniers temps, je trouve que certains personnages au sein d’un même titre se ressemblent trop au point que ça devient difficile de les distinguer. Ce n’est pas du tout le cas dans Fool’s Paradise et je salue le trait de Misao qui ne manque pas de caractère.

Fool’s Paradise aborde des thèmes très actuels, comme le danger de l’idolâtrie, l’influence des groupes (sociaux, je précise) sur un individu, les dérapages lors d’évènements populaires. On ne peut pas s’empêcher, en tant qu’occidental, de faire des parallèles avec les attentats que nous avons pu connaître même si dans le cadre de la diégèse du manga, il ne s’agit pas de terrorisme religieux. Pourtant, il est probable que cela vous touche aussi en tant que lecteur et vous aide à vous immerger dans le climat de fond du manga.

Séduite par ce titre et surtout très intriguée, je ne saurai que trop vous recommander de découvrir cette saga prometteuse qui a l’avantage d’être terminée sur quatre tomes. Kana privilégie de plus en plus les séries courtes et, pour ma part, c’est un choix que j’apprécie ! À lire donc 🙂

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Tizombi, toujours affamé- Cazenove, Jacquemoire, William

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Tizombi est une bande dessinée qui mêle horreur et humour noir. Scénarisée par Cazenove, on retrouve William aux dessins et Elodie Jacquemoire aux couleurs. Elle est publiée chez Bamboo au prix de 10.95 euros.

Vous le savez, je ne lis pas énormément de bande dessinée. J’ai toujours préféré le manga et si je me suis mise aux comics, c’est pour certains héros que j’apprécie plus particulièrement. La BD, j’en lisais plus jeune avec des classiques comme Tintin, le Pti Spirou, Pierre Tombal et plus récemment, Naheulbeuk et Reflet d’Acide. Bref, vous voyez l’idée? Je ne suis pas du tout au courant de ce qui se fait, donc cette critique ne sera pas celle d’une pro. Mais j’ai tellement apprécié découvrir Tizombi que j’avais envie de vous partager mon enthousiasme 🙂

Je cherchais une lecture pour compléter la catégorie trick or treat sur le Pumpkin Autumn Challenge et je galérais un peu. Je me suis donc rendue à ma librairie où on m’a spontanément conseillé cette BD. Face à la couverture, je pensais me trouver dans une histoire un peu gothique pour un public jeunesse… Que nenni ! J’ai un peu de mal à classer cette BD, pas totalement pour les enfants vu la présence de sang ou de tripes ainsi qu’un humour noir assumé. Et pas forcément uniquement pour les adultes non plus. Un titre atypique !

À travers une série d’histoires courtes qui forment pourtant un tout narratif, nous suivons Margotik, une humaine poétesse qui s’incruste dans un groupe de zombies pour fuir un climat familial difficile. Passée pas loin d’être mangée, le chef du cimetière, Tizombi, l’épargne à condition qu’elle écrive son histoire, ses pensées, etc. Sauf que Tizombi est quand même principalement préoccupé par la nourriture… De même que ses deux camarades ! Les péripéties s’enchaînent alors dans une BD très référencée sur la pop culture (on trouvera notamment des clins d’œil à la série the Walking Dead, à Ça, à Chucky, etc.) et bourrée d’un humour corrosif comme je les aime. Parfois pas très subtil, je l’admets volontiers, mais ça passe très bien dans l’ensemble.

Les zombies, ce n’est généralement pas ma tasse de thé. Pourtant, le dessin adorable (gros coup de cœur je dois avouer ♥) et l’ambiance gothique ont su me convaincre de filer en librairie acheter le tome 2 ! Cette petite BD est parfaite pour Halloween et je vous la recommande très chaudement.

The Promised Neverland #1 -Kaiu Shirai et Posuka Demizu

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The Promised Neverland est un shônen drame horreur fantastique scénarisé par Kaiu Shirai et dessinée par Posuka Demizu. Publié chez Kazé, la saga compte actuellement deux volumes en français (le 3 est prévu pour la fin du mois) et dix en japonais. La série est toujours en cours. Chaque tome coûte 6.79 euros.

Pour être honnête, je ne savais rien du tout sur ce manga quand je l’ai acheté. Mon libraire me l’a conseillé avec enthousiasme et malgré le fait que la couverture me provoquait quelques réticences, j’ai suivi ses conseils les yeux fermés. Il dort dans ma PAL depuis sa sortie en avril et je l’en ai finalement tiré pour découvrir une histoire qui a eu le mérite de me surprendre.

Dans The Promised Neverland, nous suivons Emma, Norman et Ray, trois orphelins qui vivent à Grace Field House avec leurs petits frères et sœurs. En tout, il y a là-bas une quarantaine d’enfants sous la surveillance d’Isabella, que tout le monde appelle « Maman ». Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que la petite Connie soit adoptée. À cette occasion, Emma et Norman découvre l’horrible secret de cet établissement et je dois vous avouer que je n’avais RIEN vu venir du tout ! Ça m’a laissée scotchée.

À partir du moment où ces deux enfants sont au courant, ils décident d’essayer de s’échapper et d’emmener les autres avec eux pour ne pas les abandonner à leur sort funeste. Déjà là, on ressent toute la naïveté idéaliste du personnage d’Emma. Heureusement, Ray est là pour compenser. La seconde partie du manga sert donc à réfléchir, préparer un plan, elle est plus lente et peut-être un peu moins passionnante parce qu’elle tire en longueur et contient souvent des répétitions au sujet de l’intelligence et de la ruse dont fait preuve Maman. On retient notre souffle mais trop longtemps pour que la sauce monte vraiment. Puis j’ai été un peu gênée par l’intelligence et la maturité de ces enfants âgés d’à peine onze ans, bien que cela puisse s’expliquer par l’éducation très poussées qu’ils ont reçus.

Le chara-design est particulier, c’est un type de dessin shônen qui ne m’attire pas vraiment en temps normal mais l’intrigue me permet aisément de passer outre, d’autant que Posuka Demizu prend grand soin de ses décors et de son ambiance.

En bref, The Promised Neverland est un shônen prometteur et coup de poing qui mérite d’être découvert. Je suis curieuse de me plonger dans le second tome en espérant qu’il soit plus dynamique.

Moriarty #1 – Ryosuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

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Moriarty est le premier tome d’une série en cours (6 volumes au Japon et 1 chez nous pour l’instant, le tome 2 arrive fin septembre !) scénarisée par Ryosuke Takeuchi et dessinée par Hikaru Miyoshi. Édité chez Kana dans la collection Dark Kana, ce shonen à la limite du seinen s’inspire librement de l’œuvre de Conan Doyle. Il est disponible au prix de 6.80 euros.

Moriarty, c’est l’histoire de deux frères orphelins, William et Louis, qui rencontrent un jour Albert, fils ainé de la famille Moriarty. Ce dernier est un noble qui déteste le système de classe dans l’Angleterre victorienne. En rencontrant William et Louis, il décèle en eux l’intelligence dont il a besoin pour nettoyer la société anglaise. En échange de leur aide, il propose de leur offrir sa richesse et l’influence de son nom. Treize années plus tard, William Moriarty est devenu le conseiller en crime que l’on connait et dispense ses conseils à ceux qui le lui demandent.

J’ai acheté ce manga avec une petite appréhension. Déjà parce que je suis assez frileuse des adaptations autour de Sherlock Holmes (rien ne surpassera jamais Sherlock ♥ Et le Moriarty d’Andrew Scott du coup). Ensuite parce que je trouvais le chara-design très (trop ?) proche de Black Butler. Mais je suis faible (et j’adore Black Butler) donc j’ai décidé de me lancer. Et bon sang, quelle bonne idée !

Moriarty aborde des thèmes importants à travers une histoire assez sombre et tendue, notamment le problème de la lutte des classes. L’Angleterre de cette époque est parfaite pour évoquer les disparités sociales et le comportement des élites face à ceux qui sont « en-dessous » d’eux. Derrière ce propos historique, on ressent un amer goût d’actualité. Ça m’a un peu rappelé le parti-pris de Perfect Crimes en moins cynique car Moriarty et ses frères ressentent encore de l’espoir pour leur société qu’ils désirent changer.

Ce premier tome est assez dense et commence d’abord par l’évocation du passé des trois protagonistes principaux, ce qui prend une bonne moitié du manga. Ensuite, nous voyons la première « enquête » de Moriarty. Le scénariste développe des aspects de la société anglaise de l’époque et n’est pas avare de dialogues. Je me demande comment les évènements vont évoluer et j’ai eu très envie de lire la suite à peine ce manga refermé.

Une série que je vais suivre avec assiduité ! Je la recommande à ceux qui ont aimé Black Butler, parce que je persiste à trouver beaucoup de points communs aux deux histoires, le côté fantastique en moins. Ce n’est ni un plagiat ni une redite, simplement deux univers proches qui plairont forcément aux fans. À lire !

I love you, so I kill you #1 – Majuro Kaname et Sousou Sakakibara

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I love you so I kill you est une série qui compte actuellement 8 tomes (au Japon) et 3 tomes (en français), scénarisée par Majuro Kaname et dessinée par Sousou Sakakibara. Le manga est classé est shonen mais j’aurai tendance à parler de seinen vu ce premier tome. Il est édité chez Soleil Manga au prix de 7.99 euros (8.25 en Belgique).

J’ai beaucoup entendu parler de ce titre sur certains blogs spécialisés comme Lire en Bulles ainsi qu’à ma librairie où on me l’a conseillé. La couverture m’attirait mais je ne savais pas trop quoi en penser. En me fiant au résumé, j’ai cru tomber sur un manga très psychologique où un amour déviant finissait par provoquer des pulsions meurtrières chez un lycéen. Ça me paraissait prometteur, tout à fait mon style, je me suis donc laissée tenter.

Je n’ai pas encore décidé si j’étais contente ou pas d’avoir essayé. Ce premier tome commençait comme le promettait le résumé avant de partir dans tous les sens avec une histoire de virus qui transforme le sentiment d’amour en désir de mort, pour finalement proposer un manga ultra violent qui manque un peu de profondeur pour le coup. Le héros, Taku Kamishiro, ressent des sentiments forts envers Mika Hanazono, son amie d’enfance, mais il n’ose pas le lui avouer. Quand il se lance enfin, les évènements se précipitent. On est, à ce moment-là, à la moitié du manga et c’est là que ça a un peu (beaucoup) commencé à partir en cacahuète.

Si vous aimez les mangas gore qui se déroulent dans un lycée, alors I love you so I kill you est fait pour vous. Si vous vous attendiez à un drame psychologique d’une rare intensité, passez votre chemin, vous risquez d’être déçu. Pourtant, ce manga a des qualités, il propose un concept surprenant et dispose d’un chara-design soigné, mais j’ai été tellement déçue qu’il s’éloigne de ce que j’attendais que je n’ai pas réussi à vraiment l’apprécier. Malgré ça, je le recommande quand même car il plaira à un autre public que moi, j’en suis persuadée. Je me demande tout de même si je ne vais pas lire le tome 2, des fois que. Une affaire à suivre !

Dusk Maiden of Amnesia #1 – MAYBE

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Dusk Maiden of Amnesia est une série terminée sur 10 tomes, scénarisée et dessinée par Maybe. Publié chez Kana dans la collection Dark Kana, chaque volume coûte 7.45 euros et il existe pour l’instant une promotion où le tome 1 est offert à l’achat de deux tomes, dans un pack 2+1 gratuit, dont j’ai évidemment profité.

Dusk Maiden of Amnesia m’a été conseillé par Lire en Bulles, découvrez son avis sur la série !

L’histoire s’ouvre sur une malédiction et la présentation d’une école pas franchement rassurante. L’un de ses élèves, Teiichi, rencontre Yûko dans une partie désaffecté du bâtiment et comprend rapidement que la jeune fille est un fantôme ! Intrigué par le mystère qui plane autour de sa mort, Teiichi rejoint le club des enquêtes paranormales où il va s’intéresser à différentes affaires surnaturelles qui se déroulent entre les murs de son établissement.

Dusk Maiden of Amnesia est une série un peu étrange, un peu bâtarde, qui passe de l’humour léger très nippon à l’horreur plutôt sombre d’une page à l’autre, sans nous y préparer. Du coup, le manga a le mérite de surprendre et d’empêcher le lecteur de s’attendre à quoi que ce soit. Cela dérangera sûrement certains lecteurs, qui auront du mal à se poser et s’immerger complètement mais je crois que les quelques maladresses sont dues simplement au fait que c’est un premier tome qui cherche son rythme.

Dans ce tome 1, Maybe pose les deux personnages principaux et l’univers. Teiichi est un lycéen plutôt normal qui est pourtant capable de voir Yûko, sans qu’on sache pour quelle raison. Je trouve intéressant que, finalement, Teiichi ne se distingue pas particulièrement. Il n’est pas le plus intelligent ni le plus beau mais ce n’est pas non plus un marginal. Il apparaît comme un garçon parfaitement normal qui se retrouve embarqué dans une histoire rocambolesque. Quant à Yûlo, si on a au départ l’impression d’un fantôme plutôt léger, on se rend rapidement compte que sa personnalité est très complexe. J’ai trouvé ce personnage mystérieux et intriguant. Je n’arrive pas à bien la cerner et justement, ça fait tout le charme du manga.

Quant au dessin, je lui trouve une véritable personnalité même s’il reste dans une ligne très moderne. Le trait est maîtrisé, surtout pour les passages horrifiques que je trouve particulièrement saisissants. Tout à fait mon type !

En bref, j’ai passé un très bon moment avec ce premier tome et je vais continuer la série en entier. L’auteur a su m’intriguer et me donner envie de me plonger davantage dans son univers. Je suis ravie d’avoir sauté le pas ! On se retrouve à la fin du dixième tome pour un avis complet sur la saga.

Epic Lanes, an esports adventure #1 – Albert Carreres & Foxy

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Epic Lanes est un manga sur l’e-sport publié chez Hachette, dessiné par Albert Carreras et scénarisé par Foxy (selon les informations du site manga-news) que vous retrouverez au prix de 7.95 euros (8.20 pour la Belgique) dans toutes les librairies.

J’avoue qu’au premier abord, la couverture du manga ne m’emballait pas vraiment et que si je ne l’avais pas reçu en prêt, je ne m’y serai probablement pas arrêtée. Un manga français avec une couverture comme ça… Outch et double outch. Si le thème m’intrigue, le dessin des protagonistes ne me plaisait pas du tout, pas suffisamment asiatique à mon goût. J’ai toutefois été contente de passer outre parce que ce fut une intéressante découverte ! Comme quoi, parfois, il est bon de se rappeler de ne pas juger un livre à sa couverture.

Vous le savez peut-être mais en plus de la lecture, je suis passionnée par le jeu vidéo. Je n’avais encore jamais lu un manga (ni un roman d’ailleurs) qui traite de l’e-sport et qui, en prime, en parle bien. Très référencé, difficile de ne pas faire de parallèle avec le célèbre moba League of Legends. En effet, l’histoire se déroule dans ce qu’on devine être la France (mais je me trompe peut-être !) et l’intrigue se développe autour d’un tournoi inter-école organisé autour du jeu Epic Lanes, qui n’est pas sans rappeler l’Ynov LoL Cup et d’autres évènements régionaux organisés par RIOT. Le jeu se présente comme un moba classique, il emprunte à LoL pour le design de certains personnages (ou alors, les coïncidences sont grosses) avec un petit côté Kingdom Rush (qui est un tower defense) pour ce qui touche à l’interface du joueur. C’est assez amusant d’essayer de repérer toutes les références, mais j’y reviendrai plus bas. Nous suivons donc l’équipe de Kunst, un garçon dont la mère est alcoolique et qui travaille pour essayer de ramener un peu d’argent. Il s’apprêtait à laisser tomber le tournoi quand il a appris qu’une récompense pourrait peut-être le sortir des ennuis. Encore faut-il gagner ! C’est autour de ce tournoi que s’articule l’intrigue du premier tome.

L’ambiance dans laquelle évolue les joueurs est, à mon sens, bien retranscrite. On retrouve les différents profils de joueur, la tentation du hack, l’incompréhension des parents face au temps passé derrière l’écran, mais aussi l’agressivité entre joueurs et le vocabulaire spécifique qui perdra peut-être ceux qui ne sont pas habitués. Certains termes ont droit à une note de bas de page, mais pas tous et je dois avouer que j’étais contente de m’y connaître parce que certains dialogues perdront les novices, c’est certain.

Les phases de jeu sont bien représentées, même si j’ai trouvé que cette finale sur map inédite manquait de crédibilité.  Après, c’est mon côté tatillon et je m’en suis rendue compte parce que je regarde les LCS depuis des années (j’ai commencé à jouer à LoL en saison 2 en même temps, on est à la 8 !). Malgré ça, j’ai passé un très bon moment avec ce manga qui traite de l’e-sport avec bienveillance, ce qui est plutôt positif.

Comme je le disais, il est aussi amusant de chercher les références dissimulées dans le texte. C’est par exemple plutôt drôle que le stratège de l’équipe ait Leeroy pour pseudo. Et pour ceux que ça intrigue, vous trouverez les explications sur Wikipédia. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres qui me font dire qu’au moins un des auteurs de ce manga est un gamer (ou une !). D’ailleurs, je pense que ce titre est destiné précisément à ce public ou à ceux que cet univers intrigue.

Hélas, le gros point noir est, à mon sens, le dessin qui manque un peu de constance. Le trait particulier de Foxy ne s’attarde pas suffisamment (à mon goût, je précise) sur les détails et a un côté trop européen pour ce qu’on attend d’un manga. Cela peut gêner les puristes, dont j’admets faire partie.

Pour résumer, Epic Lanes est un manga qui ravira les fans d’e-sport et de jeu-vidéo de manière générale, surtout les mobas. Il traite d’un sujet encore trop peu exploité dans ce type de média et s’y prend plutôt bien. La fin de ce premier tome laisse présager une intrigue plus complexe pour la suite, une suite à qui je laisse volontiers sa chance. Je recommande !