Noob Reroll #1 – Fabien Fournier et Jorys Boyer

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Noob Reroll
existe en manga et en light novel, c’est du manga dont je vais vous parler aujourd’hui avec le premier arc intitulé « Horizon Reborn ». Proposé par Olydri Éditions, on retrouve Fabien Fournier au scénario et Jorys Boyer au dessin. Ce tome coûte 8 euros.

Noob Reroll s’inscrit dans l’esprit transmédia de la franchise Noob créée en 2008 d’abord sous forme de web-serie, puis développé ensuite sous forme de roman, mangas, BD, ebook, films, etc. Dans cette nouvelle page de l’histoire olydrienne, nous suivons Zack qui est le petit fils de Fantöm. Les serveur d’Horizon 9.0 ont fermé depuis longtemps mais on annonce un retour du célèbre MMORPG sous le nom d’Horizon Reborn. Évidemment, nous sommes dans les années 2060 et des poussières. La technologie a bien évolué ! Le concept, c’est de se connecter au jeu uniquement pendant les phases de sommeil (afin de lutter contre l’addiction, coucou Tenshirock !) et notre esprit est numérisé ce qui donne un univers hyper réaliste. De plus, le jeu est habité par des perpétuels, à savoir les avatars de joueurs fameux dans l’histoire d’Horizon qui sont autant de clins d’œil pour les fans. On commence par rencontrer Ivy (j’aime beaucoup ce perso dans la web serie ♥) mais c’est loin d’être la seule. Évidemment, Zack finira par se connecter au jeu, curieux de rencontrer l’avatar de son grand-père décédé. Il faut dire qu’il a baigné dans les histoires liées au jeu que lui racontait Fantöm. Au moment de sa première connexion, il va tomber sur Faye (ou plutôt, Faye va lui tomber dessus) une jeune fille qui en connait un rayon sur l’ancien Olydri.

Le concept de base me plaisait assez, surtout par les thématiques qu’il soulève. De nos jours, la numérisation des consciences est un sujet presque d’actualité et il pose de nombreuses questions d’ordre pratique autant que moral. Dans ce premier tome, malheureusement, la problématique passe au second plan le temps de propulser le lecteur dans le jeu et de lui expliquer toutes les subtilités de l’univers. Le travail scénaristique effectué par Fabien Fournier est impressionnant et difficile. Il dissémine des clins d’œil pour les fans de la saga tout en donnant des explications poussées pour ceux qui découvriraient la franchise avec ce titre. Je salue la volonté d’inclure tout le monde dans le lectorat ciblé mais malheureusement, ça rend ce premier tome un peu long. Une longueur nécessaire, je l’admets, mais la masse d’information est (trop?) conséquente et l’intrigue aurait sûrement gagné à prendre davantage son temps. Au fond, le lecteur n’a pas besoin de tout savoir tout de suite et il aura oublié une bonne moitié d’ici la lecture du tome 2.

L’action est au rendez-vous, les combats commencent rapidement et sont plutôt bien représentés par Jorys Boyer ce qui n’est pas un mince exploit. Son trait est dynamique, maîtrisé. Il se passe tellement d’évènements qu’il vaudra mieux relire une seconde fois ce tome pour tout remettre en place et en perspective. Évidemment, Noob Reroll invite à la découverte de la web-serie mais aussi des autres médias qui y sont liés. D’ailleurs, un bon quart de ce tome est consacré à la présentation des light-novels avec différents extraits mais aussi de l’autre manga publié par Olydri, Meckaz. Je comprends l’intérêt de faire de la publicité, surtout quand on est dans l’auto-édition, mais ça m’a frustrée de voir tout cet espace « gâché » alors qu’on aurait pu rallonger un peu le premier tome pour apaiser ce sentiment bourratif qu’on a face à l’avalanche d’informations. J’aurai préféré un chapitre de plus pour me lancer vraiment dans l’histoire. Mais c’est une remarque purement personnelle.

Pour résumer, le premier tome de Noob Reroll est prometteur. Il ravira les fans de la saga en créant des liens forts avec le passé d’Olydri tout en restant relativement accessible aux nouveaux lecteurs s’ils ont le courage de s’y mettre un peu. Le chara-design, bien que typé manga, garde des touches clairement européennes et je me demande si ça n’aurait pas été plus intéressant de le sortir en BD. Mais c’est probablement mon côté un peu sectaire dès qu’on touche au manga. À découvrir donc, ainsi que le travail de l’équipe Noob dans son ensemble. On aime ou on aime pas, mais on ne peut pas leur enlever la passion et la volonté de bien faire.

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Depth of Field (deux tomes) – Enjo

Depth of Field est un diptyque qui s’inscrit dans la veine yaoi / tranche de vie. Dessiné et scénarisé par la mangaka japonaise Enjo, chaque tome coûte 7.95 euros et parait chez IDP dans la collection Hana.

Je sais. Je sais. Vous vous dites: elle n’aime pas la romance et elle lit du yaoi tranche de vie. What the hell? Comme pour tout, il y a des exceptions et ce titre en est une belle.

Depth of Field raconte l’histoire de Sûichirô et Konno. Ils ont pris l’habitude de se retrouver sur le toit entre les cours et parfois, pendant. Ils discutent de tout et de rien. Sûichirô ressent une certaine jalousie envers Konno, doublée d’un complexe d’infériorité car il a le droit de vivre sa passion pour la photographie, contrairement à lui qui a dû abandonner ses rêves.

À mon sens, ce manga a énormément de qualité. La première, c’est le soin que la mangaka apporte à son histoire. Sur deux tomes, elle prend le temps de développer ses scènes et la psychologie de ses héros. Elle exploite avec soin les caractères et passés de Sûichirô et Konno, ce qui distille beaucoup d’émotion à chacune des pages. Impossible de poser ce titre une fois commencé. D’ailleurs, c’est simple: après avoir lu le premier tome j’ai été directement chez mon libraire pour acheter le deuxième !

Mais il n’y a pas que ça. Là où la plupart des mangakas yaoi enchaînent les scènes de sexe parfois sans véritable raison, Enjo se tempère et surtout, propose un sexe gay très réaliste. Cela peut paraître bête mais il est très rare que les personnages de yaoi utilisent des préservatifs ou songent au fait qu’une pénétration anale doit se préparer plus qu’une minute et demi (quand ils pensent à la préparer). J’ai trouvé que ça valait la peine de le relever.

En plus de cela, la romance entre Sûichiro et Konno prend son temps. Elle évolue d’une manière cohérente, frustrante aussi et immerge complètement le lecteur dans l’histoire de ces deux personnages. Pour ne rien gâcher, le dessin d’Enjo est vraiment beau et soigné, il colle parfaitement à l’ambiance de l’histoire.

Je recommande très chaudement ce manga, non seulement aux adeptes de yaoi mais aussi à ceux qui voudraient s’y essayer. Depth of Field est un très bon titre pour commencer mais place la barre très haut en terme de qualité. Ce fut une agréable surprise !

Fool’s Paradise #1 -Ninjyamu et Misao

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Fool’s Paradise
est une série en 4 tomes dessinée par Misao et scénarisée par Ninjyamu. Éditée chez Kana dans la collection dark kana, il s’agit d’un thriller couplé à une critique sociale. Je me propose ici de vous parler du premier tome.

Fool’s Paradise raconte l’histoire d’une idole prénommée Sela Hiiragi. Pendant un concert, une bombe explose sur scène et elle perd l’usage de sa jambe. Décidée à ne pas laisser cet évènement bousiller sa carrière, elle commence une rééducation intensive afin de pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture des J.O. trois mois plus tard. L’histoire de cette jeune fille a profondément bouleversé les japonais, au point que les gens ont des réactions assez extrêmes envers ceux qui critiquent Sela. Peut-être trop extrêmes? Son tuteur commence à se poser des questions mais hélas, il est probablement déjà trop tard pour éradiquer ce phénomène.

Le pitch peut paraître surprenant pour un manga que je qualifie de thriller. Le premier tiers de ce tome est un peu lent, très descriptif, il prend son temps. Mais plus on avance et plus c’est l’escalade en terme d’action et surtout de violence. Le lecteur ne manquera pas de froncer les sourcils à plusieurs reprises, surpris par le contenu de ce qu’il est en train de lire. Il se dira que le mangaka a peut-être un peu exagéré les réactions des gens, cherchera à trouver tout un tas d’excuses, avant de se rendre compte que ça pourrait très bien arriver, même dans notre réalité. Oui, c’est l’instant cynisme.

Difficile de dire si ce manga contient des éléments fantastiques ou si les auteurs ont une vision profondément négative de l’être humain. Dans un cas comme dans l’autre, tous les ingrédients sont réunis pour une recette efficace: l’intrigue est complexe mais compréhensible, des indices sont disséminés dans le récit et posent les bases d’un scénario prometteur, les personnages sont clairement identifiables… Et ça, c’est génial ! Trop souvent ces derniers temps, je trouve que certains personnages au sein d’un même titre se ressemblent trop au point que ça devient difficile de les distinguer. Ce n’est pas du tout le cas dans Fool’s Paradise et je salue le trait de Misao qui ne manque pas de caractère.

Fool’s Paradise aborde des thèmes très actuels, comme le danger de l’idolâtrie, l’influence des groupes (sociaux, je précise) sur un individu, les dérapages lors d’évènements populaires. On ne peut pas s’empêcher, en tant qu’occidental, de faire des parallèles avec les attentats que nous avons pu connaître même si dans le cadre de la diégèse du manga, il ne s’agit pas de terrorisme religieux. Pourtant, il est probable que cela vous touche aussi en tant que lecteur et vous aide à vous immerger dans le climat de fond du manga.

Séduite par ce titre et surtout très intriguée, je ne saurai que trop vous recommander de découvrir cette saga prometteuse qui a l’avantage d’être terminée sur quatre tomes. Kana privilégie de plus en plus les séries courtes et, pour ma part, c’est un choix que j’apprécie ! À lire donc 🙂

Tizombi, toujours affamé- Cazenove, Jacquemoire, William

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Tizombi est une bande dessinée qui mêle horreur et humour noir. Scénarisée par Cazenove, on retrouve William aux dessins et Elodie Jacquemoire aux couleurs. Elle est publiée chez Bamboo au prix de 10.95 euros.

Vous le savez, je ne lis pas énormément de bande dessinée. J’ai toujours préféré le manga et si je me suis mise aux comics, c’est pour certains héros que j’apprécie plus particulièrement. La BD, j’en lisais plus jeune avec des classiques comme Tintin, le Pti Spirou, Pierre Tombal et plus récemment, Naheulbeuk et Reflet d’Acide. Bref, vous voyez l’idée? Je ne suis pas du tout au courant de ce qui se fait, donc cette critique ne sera pas celle d’une pro. Mais j’ai tellement apprécié découvrir Tizombi que j’avais envie de vous partager mon enthousiasme 🙂

Je cherchais une lecture pour compléter la catégorie trick or treat sur le Pumpkin Autumn Challenge et je galérais un peu. Je me suis donc rendue à ma librairie où on m’a spontanément conseillé cette BD. Face à la couverture, je pensais me trouver dans une histoire un peu gothique pour un public jeunesse… Que nenni ! J’ai un peu de mal à classer cette BD, pas totalement pour les enfants vu la présence de sang ou de tripes ainsi qu’un humour noir assumé. Et pas forcément uniquement pour les adultes non plus. Un titre atypique !

À travers une série d’histoires courtes qui forment pourtant un tout narratif, nous suivons Margotik, une humaine poétesse qui s’incruste dans un groupe de zombies pour fuir un climat familial difficile. Passée pas loin d’être mangée, le chef du cimetière, Tizombi, l’épargne à condition qu’elle écrive son histoire, ses pensées, etc. Sauf que Tizombi est quand même principalement préoccupé par la nourriture… De même que ses deux camarades ! Les péripéties s’enchaînent alors dans une BD très référencée sur la pop culture (on trouvera notamment des clins d’œil à la série the Walking Dead, à Ça, à Chucky, etc.) et bourrée d’un humour corrosif comme je les aime. Parfois pas très subtil, je l’admets volontiers, mais ça passe très bien dans l’ensemble.

Les zombies, ce n’est généralement pas ma tasse de thé. Pourtant, le dessin adorable (gros coup de cœur je dois avouer ♥) et l’ambiance gothique ont su me convaincre de filer en librairie acheter le tome 2 ! Cette petite BD est parfaite pour Halloween et je vous la recommande très chaudement.

The Promised Neverland #1 -Kaiu Shirai et Posuka Demizu

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The Promised Neverland est un shônen drame horreur fantastique scénarisé par Kaiu Shirai et dessinée par Posuka Demizu. Publié chez Kazé, la saga compte actuellement deux volumes en français (le 3 est prévu pour la fin du mois) et dix en japonais. La série est toujours en cours. Chaque tome coûte 6.79 euros.

Pour être honnête, je ne savais rien du tout sur ce manga quand je l’ai acheté. Mon libraire me l’a conseillé avec enthousiasme et malgré le fait que la couverture me provoquait quelques réticences, j’ai suivi ses conseils les yeux fermés. Il dort dans ma PAL depuis sa sortie en avril et je l’en ai finalement tiré pour découvrir une histoire qui a eu le mérite de me surprendre.

Dans The Promised Neverland, nous suivons Emma, Norman et Ray, trois orphelins qui vivent à Grace Field House avec leurs petits frères et sœurs. En tout, il y a là-bas une quarantaine d’enfants sous la surveillance d’Isabella, que tout le monde appelle « Maman ». Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que la petite Connie soit adoptée. À cette occasion, Emma et Norman découvre l’horrible secret de cet établissement et je dois vous avouer que je n’avais RIEN vu venir du tout ! Ça m’a laissée scotchée.

À partir du moment où ces deux enfants sont au courant, ils décident d’essayer de s’échapper et d’emmener les autres avec eux pour ne pas les abandonner à leur sort funeste. Déjà là, on ressent toute la naïveté idéaliste du personnage d’Emma. Heureusement, Ray est là pour compenser. La seconde partie du manga sert donc à réfléchir, préparer un plan, elle est plus lente et peut-être un peu moins passionnante parce qu’elle tire en longueur et contient souvent des répétitions au sujet de l’intelligence et de la ruse dont fait preuve Maman. On retient notre souffle mais trop longtemps pour que la sauce monte vraiment. Puis j’ai été un peu gênée par l’intelligence et la maturité de ces enfants âgés d’à peine onze ans, bien que cela puisse s’expliquer par l’éducation très poussées qu’ils ont reçus.

Le chara-design est particulier, c’est un type de dessin shônen qui ne m’attire pas vraiment en temps normal mais l’intrigue me permet aisément de passer outre, d’autant que Posuka Demizu prend grand soin de ses décors et de son ambiance.

En bref, The Promised Neverland est un shônen prometteur et coup de poing qui mérite d’être découvert. Je suis curieuse de me plonger dans le second tome en espérant qu’il soit plus dynamique.

Moriarty #1 – Ryosuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

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Moriarty est le premier tome d’une série en cours (6 volumes au Japon et 1 chez nous pour l’instant, le tome 2 arrive fin septembre !) scénarisée par Ryosuke Takeuchi et dessinée par Hikaru Miyoshi. Édité chez Kana dans la collection Dark Kana, ce shonen à la limite du seinen s’inspire librement de l’œuvre de Conan Doyle. Il est disponible au prix de 6.80 euros.

Moriarty, c’est l’histoire de deux frères orphelins, William et Louis, qui rencontrent un jour Albert, fils ainé de la famille Moriarty. Ce dernier est un noble qui déteste le système de classe dans l’Angleterre victorienne. En rencontrant William et Louis, il décèle en eux l’intelligence dont il a besoin pour nettoyer la société anglaise. En échange de leur aide, il propose de leur offrir sa richesse et l’influence de son nom. Treize années plus tard, William Moriarty est devenu le conseiller en crime que l’on connait et dispense ses conseils à ceux qui le lui demandent.

J’ai acheté ce manga avec une petite appréhension. Déjà parce que je suis assez frileuse des adaptations autour de Sherlock Holmes (rien ne surpassera jamais Sherlock ♥ Et le Moriarty d’Andrew Scott du coup). Ensuite parce que je trouvais le chara-design très (trop ?) proche de Black Butler. Mais je suis faible (et j’adore Black Butler) donc j’ai décidé de me lancer. Et bon sang, quelle bonne idée !

Moriarty aborde des thèmes importants à travers une histoire assez sombre et tendue, notamment le problème de la lutte des classes. L’Angleterre de cette époque est parfaite pour évoquer les disparités sociales et le comportement des élites face à ceux qui sont « en-dessous » d’eux. Derrière ce propos historique, on ressent un amer goût d’actualité. Ça m’a un peu rappelé le parti-pris de Perfect Crimes en moins cynique car Moriarty et ses frères ressentent encore de l’espoir pour leur société qu’ils désirent changer.

Ce premier tome est assez dense et commence d’abord par l’évocation du passé des trois protagonistes principaux, ce qui prend une bonne moitié du manga. Ensuite, nous voyons la première « enquête » de Moriarty. Le scénariste développe des aspects de la société anglaise de l’époque et n’est pas avare de dialogues. Je me demande comment les évènements vont évoluer et j’ai eu très envie de lire la suite à peine ce manga refermé.

Une série que je vais suivre avec assiduité ! Je la recommande à ceux qui ont aimé Black Butler, parce que je persiste à trouver beaucoup de points communs aux deux histoires, le côté fantastique en moins. Ce n’est ni un plagiat ni une redite, simplement deux univers proches qui plairont forcément aux fans. À lire !

I love you, so I kill you #1 – Majuro Kaname et Sousou Sakakibara

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I love you so I kill you est une série qui compte actuellement 8 tomes (au Japon) et 3 tomes (en français), scénarisée par Majuro Kaname et dessinée par Sousou Sakakibara. Le manga est classé est shonen mais j’aurai tendance à parler de seinen vu ce premier tome. Il est édité chez Soleil Manga au prix de 7.99 euros (8.25 en Belgique).

J’ai beaucoup entendu parler de ce titre sur certains blogs spécialisés comme Lire en Bulles ainsi qu’à ma librairie où on me l’a conseillé. La couverture m’attirait mais je ne savais pas trop quoi en penser. En me fiant au résumé, j’ai cru tomber sur un manga très psychologique où un amour déviant finissait par provoquer des pulsions meurtrières chez un lycéen. Ça me paraissait prometteur, tout à fait mon style, je me suis donc laissée tenter.

Je n’ai pas encore décidé si j’étais contente ou pas d’avoir essayé. Ce premier tome commençait comme le promettait le résumé avant de partir dans tous les sens avec une histoire de virus qui transforme le sentiment d’amour en désir de mort, pour finalement proposer un manga ultra violent qui manque un peu de profondeur pour le coup. Le héros, Taku Kamishiro, ressent des sentiments forts envers Mika Hanazono, son amie d’enfance, mais il n’ose pas le lui avouer. Quand il se lance enfin, les évènements se précipitent. On est, à ce moment-là, à la moitié du manga et c’est là que ça a un peu (beaucoup) commencé à partir en cacahuète.

Si vous aimez les mangas gore qui se déroulent dans un lycée, alors I love you so I kill you est fait pour vous. Si vous vous attendiez à un drame psychologique d’une rare intensité, passez votre chemin, vous risquez d’être déçu. Pourtant, ce manga a des qualités, il propose un concept surprenant et dispose d’un chara-design soigné, mais j’ai été tellement déçue qu’il s’éloigne de ce que j’attendais que je n’ai pas réussi à vraiment l’apprécier. Malgré ça, je le recommande quand même car il plaira à un autre public que moi, j’en suis persuadée. Je me demande tout de même si je ne vais pas lire le tome 2, des fois que. Une affaire à suivre !