RÉFLEXION – Quand COVID-19 menace la littérature…

Bonjour à tous !
Y’aura pas de VendrediLecture aujourd’hui mais on va quand même parler de littérature et d’un sujet grave, d’actualité. Hier, j’ai posté dans le groupe du Printemps de l’Imaginaire francophone pour inciter les participants au challenge à quelque chose de très simple (je sais, t’es en suspens là). Entre temps, mon message a été relayé par plein d’auteurs et d’éditeurs, avec une ampleur dont j’ai été la première surprise. Mais tant mieux ! Suite à ça, j’ai également écrit un thread sur Twitter mais au cas où tu vis dans une grotte, je me suis dit que c’était l’occasion de ressortir les réflexions de l’ombre du placard.

Comme dirait l’incontournable Max Bird… Reprenons depuis le début.

Pendant la foire du livre de Bruxelles, j’ai discuté avec pas mal d’éditeurs qui s’inquiétaient de l’annulation en chaîne des salons. Made In Asia (Belgique), Livre Paris, Bondues, et je ne vous parle que de ceux auxquels je devais assister. On a même commencé à suer un peu en imaginant une possible annulation des Imaginales (non, n’y pense pas, toi aussi tu vas faire des cauchemars). Puis est venue sur le tapis la délicate question des finances.

Ce n’est pas forcément clair pour tout le monde mais beaucoup d’éditeurs qu’on appelle « les indépendants » -tout comme beaucoup d’auto-édités- vont terriblement souffrir de ces annulations sur un plan financier. Pourquoi? Et bien parce que tous ces salons sont annulés à la dernière minute. Cela signifie que les éditeurs (et AE) ont commandé un stock important de romans en prévision des évènements à venir, stock pour lequel ils ont payé… Mais qu’ils ne vont que difficilement rentabiliser. D’autant que la plupart d’entre eux ne sont pas distribués en librairie.

Vous allez me dire, c’est pas bien grave ! Un livre, ça ne se périme pas, ils vont les vendre plus tard. Oui… Sauf que les finances d’un éditeur indépendant (et d’un AE) sont fragiles. Un salon, passe encore. Mais, deux, trois, quatre et au-delà comme on le vit en ce moment… Ça devient gravissime. Si l’argent ne rentre pas, l’éditeur (et l’AE) ne pourra plus sortir des nouveautés, aura difficile de participer à de nouvelles manifestations, etc. Tu vois le cercle vicieux ? Dans un monde parfait, l’investissement des stands serait totalement remboursé histoire de compenser un peu mais c’est loin d’être le cas (coucou Livre Paris). Du coup, réfléchissons deux secondes : si tout l’argent sort des caisses sans y rentrer, il se passe quoi ?

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Vous pensez peut-être que je m’alarme pour pas grand chose mais en réalité, la plupart des éditeurs et des auto-édités ne vont pas bien du tout et craignent pour l’avenir. Déjà qu’en temps normal, le milieu est difficile… L’actualité n’arrange rien et précarise une profession, un  milieu, déjà au bord du gouffre.

Que faire, me demanderez-vous ? Parce que paniquer, c’est bien joli mais agir, c’est vachement mieux. Et bien c’est simple. Passez commande de romans directement sur le site des éditeurs. Réduisez au maximum les intermédiaires afin que les éditeurs et par extension leurs auteurs puissent récupérer leur investissement et qu’ils continuent à exister, à sortir des nouveautés, à nous permettre de rêver. Craquez sur les titres récents ou explorez le catalogue à la recherche des plus anciens. N’hésitez pas en vous disant que ça attendra le prochain salon, parce qu’on ne sait pas, en vrai, quand ça il se déroulera, ce prochain salon. Il sera peut-être déjà trop tard. Cédez à la tentation, même pour un seul roman ! Si chaque personne qui lit ce billet achète un livre chez un éditeur indépendant, alors la situation ne sera plus aussi catastrophique. Et si vous n’avez pas les moyens ou que votre PàL menace de s’écrouler sur vous, vous pouvez au moins relayer l’information afin de sensibiliser vos connaissances, vos amis, votre entourage.

Merci pour votre attention, je compte sur vous ♥
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PS: Facebook n’a toujours pas levé la censure sur mon blog donc n’hésitez pas à partager le message (vous le retrouverez un peu partout, sinon ne vous gênez pas pour reprendre le propos de l’article) et à relayer ce billet sur votre propre blog et / ou sur Twitter (où il n’y a aucun souci). Je vous le dis pour pas que vous ne soyez blacklistés vous aussi. J’vous jure, c’est top comme situation.

Les sorties de l’ombre #2 – février 2020

Bonjour à tous !
Il faudrait vraiment que j’arrête de sortir les articles pour les nouveautés littéraires à la moitié du mois concerné… Heureusement pour mars, ça va être différent puisque je vais le programmer pour le premier jour de la Foire du Livre de Bruxelles histoire que vous sachiez sur quoi craquer :3 Et le meilleur c’est que ça vaut aussi pour ceux qui iront à Paris deux semaines après. Breeeeeef avant ces grands évènements, concentrons-nous sur février qui réserve son lot de surprises sympathiques.

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Mnémos ouvre le bal avec sa pépite de l’imaginaire 2020 intitulée les Chevaliers du Tintamarre. Celle de l’année dernière (coucou Chevauche-Brumes) avait été un franc succès et vu le pitch de celle-ci, je n’ai aucun doute qu’elle suite le même chemin. Je me consume littéralement d’impatience à la perspective de découvrir les aventures de ces trois soudards. J’adore les anti-héros ! Espérons que ceux-ci seront à la hauteur.

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On continue nos découvertes de février avec Critic qui propose le nouveau roman d’Emmanuel Chastellière. Mais si, vous le connaissez… L’Empire du Léopard? Célestopol? Un auteur aux multiples talents dont j’aime beaucoup les écrits. La piste des cendres est présenté comme une sorte de western, dans le même univers que l’Empire du Léopard auquel j’avais totalement adhéré. J’ai hâte de me lancer.

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Premier UHL de l’année chez le Bélial, forcément… Je ne suis pourtant pas une adepte des voyages temporels et affiliés (quand je lis le résumé j’ai le sentiment que ça va en parler mais je me trompe peut-être ?) ou même de la romance, sans parler de la seconde guerre mondiale… Du coup, pourquoi j’ai envie de le lire? Déjà, l’attrait de la collection. La confiance que je place en l’éditeur. Mais aussi le pitch de base qui m’évoque surtout une forme de poésie et la thématique qui semble aborder la littérature sous sa forme épistolaire. Nous verrons si j’ai été bien inspirée ou pas !

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Il s’agit d’une réédition en version poche chez ActuSF d’un roman édité en 2018. J’en ai lu plusieurs critiques assez élogieuses à l’époque (au point de m’en rappeler deux ans plus tard, imaginez…) et j’aime bien l’idée d’un personnage non-humain désabusé et vieux. J’ai hâte de le découvrir !

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Peut-on dire qu’on garde le meilleur pour la fin ? La réputation de Scalzi n’est plus à faire et mon amour pour ses romans ne doit plus vous surprendre si vous êtes des habitués du blog. J’avais lu ce titre à sa sortie l’année dernière chez l’Atalante et j’attendais la suite (que voici) avec impatience. Ouf, attente terminée ! Pour rappel, ma chronique du premier tome se trouve ici.

De manière exceptionnelle, je vous propose un petit bonus…
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En effet, la campagne de financement du Projet Sillex pour le roman Rocaille de Pauline Sidre touchera à sa fin le 22 février. Il vous reste donc encore un peu de temps pour participer et découvrir ce titre ultra prometteur. Perso, j’ai déjà craqué ! J’espère que vous m’imiterez pour que ce roman puisse voir le jour 🙂 Le pitch est démentiel et les premières critiques vraiment prometteuses.

Et voilà, nous sommes déjà au bout des sorties qui m’intéressent et que je compte ajouter à ma PàL de manière certaine. Le temps passe vite quand on s’amuse ! On se retrouve bientôt (le 5 mars très précisément, allez peut-être le 4, suspens) pour un nouvel épisode des sorties de l’ombre, numéro spécial FLB.

Et vous, sur quoi allez vous craquer en février ?

FOCUS – Partenariat : le Chat Noir

Bonjour à tous !
La semaine dernière, j’apprenais une merveilleuse nouvelle : j’appartiens désormais aux partenaires presses des éditions du Chat Noir. Ceux qui suivent le blog depuis le début le savent mais c’est une maison avec laquelle j’ai une longue histoire. Ma première rencontre avec eux s’est déroulée à la Foire du Livre de Bruxelles en 2015, ça commence à dater. J’ai tout de suite été séduite par leur aura et je n’ai pas hésité à craquer pour le premier tome de la Geste des Exilés de Bettina Nordet, qui était aussi présente sur le salon. Presque cinq ans plus tard, je n’ai jamais décroché et je me suis même accrochée envers et contre tout. Ceux qui fréquentent les salons le savent, le meilleur moyen de me mettre la main dessus est souvent d’attendre pas loin de leur stand 😛 (au grand désespoir de ma cheffe, ahem.)

Ce partenariat, c’est l’occasion de publier un article FOCUS que je prépare depuis longtemps (et sur lequel je procrastine depuis encore plus longtemps). Je vous présente donc les éditions du Chat Noir !

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Traversez le voile d’un coup de griffe…
La maison d’édition a été fondée à l’origine par Cécile Guillot en 2011. Ce n’est qu’un an plus tard que Mathieu Guibé rejoint l’aventure en tant que second éditeur ! Vous le saviez pas ça, hein ? La maison d’édition est spécialisée dans la littérature de l’imaginaire et ne publiait quasiment que des auteurs francophones jusqu’en 2015 où elle a traduit les yeux améthyste d’Enamorte puis elle a continué l’année suivante avec le premier tome de la trilogie du Voile de Selina Fenech, une autrice australienne. Depuis, le catalogue s’enrichit d’autrices étrangères encore jamais publiées en francophonie, toujours dans les genres de l’imaginaire. Ils ont un véritable don pour dénicher les perles.

La maison d’édition possède plusieurs collections :
Griffe sombre : des récits fantastiques, gothiques, assez noirs et étranges.
Féline : des romans d’urban fantasy avec de l’humour, de l’action et de la romance.
Cheshire : la collection qui mêle imaginaire et littérature pour adolescents. Ne vous laissez pas rebuter par le label young adult, certains titres sont vraiment matures et aboutis !
Black Steam : XIXe siècle, steampunk, gaslight… Je continue?
Gothicat : une collection qui réédite des textes oubliés de la littérature gothique et romantique du 18e et 19e siècle.
Graphicat : si vous cherchez un artbook ou un roman illustré, c’est ici que ça se passe.
Panthera : la collection luxueuse, qui regroupe pour le moment uniquement la réédition des Larmes Rouges.
Neko : collection qui a pour vocation de mettre l’Asie à l’honneur, ses légendes, sa mythologie.
Chat Blanc : le label young adult contemporain, sans imaginaire, qui traite de thématiques actuelles et fortes.
Chatons hantés : un label à destination des 9-12 ans qui parle des problèmes / thématiques liés à cette période de la vie, avec une touche d’imaginaire.

Pourquoi j’aime le Chat Noir ? (alors que Mathieu est méchant (#privatejoke)) Déjà parce que cette maison d’édition a été mon tout premier contact avec une structure indépendante dans la littérature francophone de l’imaginaire. L’air de rien, c’est important parce qu’ils ont largement contribué à façonner la lectrice que je suis aujourd’hui. Quand j’ai débarqué en 2015, je pensais qu’il n’existait que Bragelonne pour la SFFF et ça a été une véritable révélation. Ensuite, j’ai majoritairement (personne n’est parfait !) été agréablement surprise par leurs choix éditoriaux et leur envie de se renouveler. Pour ne rien gâcher, ils proposent toujours des couvertures superbes et soignent leurs livre-objets. Je pense que hormis pour les titres les plus anciens, j’ai lu quasiment tout le catalogue. Je suis donc bien placée pour affirmer qu’ils n’ont pas à rougir de leur travail et qu’ils s’améliorent d’année en année.

Alors, comme je trouve que cet article n’est pas suffisamment long… Voici la liste de tous les romans lus au sein de cette maison d’édition. Quand il manque la chronique, c’est soit que ça date d’avant la création du blog (♦ si c’est le cas), soit que je ne savais pas quoi en dire (bah oui, parfois, un livre n’est pas fait pour moi !). Quand il y a un ♥ à côté, c’est qu’il s’agit d’un coup de cœur. La liste est classée dans l’ordre de parution (du plus ancien au plus récent) en suivant le catalogue sur le site du Chat Noir. J’espère que vous êtes bien assis…

Les chroniques d’Oakwood – Marianne Stern ♦ – ♥
Even dead things feel your love – Mathieu Guibé ♦
L’Ouroboros d’argent – Ophélie Bruneau ♦
La nuit des cœurs froids – Esther Brassac ♦
Les yeux améthyste – Enamorte
Black Mambo (anthologie) ♥
Néachronical #1 – Jean Vigne
Diabolus in musica – Céline Rosenheim
De l’autre côté du mur (2 tomes) – Agnès Marot ♥
Par la grâce des Sans-Noms – Esther Brassac ♦
Eros automaton – Clémence Godefroy ♦
Apostasie – Vincent Tassy ♥
Les filles d’Hécate (3 tomes) – Cécile Guillot
Cosmographia – Nicolas Jamonneau et Mathieu Guibé ♦
La Geste des Exilés (3 tomes) – Bettina Nordet ♦
Lake Ephemeral – Anya Allyn ♥
Tragic circus – Mathieu Guibé & Cécile Guillot ♦
Omnia – Denis Labbé
L’effroyable porcelaine – Vincent Tassy
Larmes de cendres #1– Lydie Blazot
Holomorphose #1 – Jean Vigne
Elvira Time (3 tomes – en cours) – Mathieu Guibé
Les chroniques homérides (2 tomes – en cours) – Alison Germain
Palimpsestes (3 tomes) – Emmanuelle Nuncq
Pandémonium – Aurélie Mendonça
Octavie d’Urville #1 – Esther Brassac
Sangs maudits #1 – Bettina Nordet
Les amoureux de la lune – Lizzie Felton ♥
Le Carrousel Éternel (4 tomes) – Anya Allyn
La fille qui tressait les nuages – Céline Chevet ♥
Kayla Marchal (3 tomes ) – Estelle Vagner
Les Mondes Mécaniques (3 tomes) – Marianne Stern ♥
Souvenirs volés #1 – Selina Fenech
Comment le dire à la nuit – Vincent Tassy
How to save a life – Lauren K. Mckellar
Cœur Vintage – Cécile Guillot
Ashwood – C.J. Malarsky
Le château noir – Anne Mérard de Saint-Just
Waterwitch – Alex Bell ♥
Les héritiers d’Higashi #1 – Clémence Godefroy ♥
Loin de lui le soleil – Vincent Tassy

Soit 57 romans. Au calme quoi. Et il m’en reste trois dans ma PàL (deux anthologies ainsi que le dernier tome du Carrousel Éternel) + les nouveautés qui vont arriver en 2020…

Si vous vivez dans une grotte et que vous n’avez jamais eu l’occasion de vous pencher sur le catalogue des éditions du Chat Noir, je vous encourage vivement à rattraper votre retard ! À mes yeux et dans mon cœur, cette structure est incontournable dans le paysage de l’imaginaire francophone en plus d’être inimitable. Vu la grande variété de leurs collections, il y en a probablement une qui est faite pour vous et qui vous attend. Vous pouvez découvrir leur site officiel et les suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.

Connaissiez-vous cette maison d’édition? Avez-vous déjà lu certains de leurs ouvrages? Si non, cette présentation vous donne-t-elle envie de le faire? 🙂

Les sorties de l’ombre #1 – janvier 2020

Bonjour à tous !
J’inaugure cette année un nouveau rendez-vous destiné à vous présenter les sorties à venir chez les éditeurs que j’affectionne particulièrement. Tous les mois, je compte sélectionner cinq romans à paraître que j’attends avec impatience. J’opère la sélection sur base de mes goûts personnels : tous les éditeurs ne seront pas forcément présentés à chaque fois, toutes leurs nouveautés non plus car je n’ai pas pour ambition de faire un tour complet du panorama littéraire de l’imaginaire. J’ai simplement envie de partager avec vous mon enthousiasme face aux sorties à venir 🙂

On commence doucement en Janvier avec deux romans à paraître aux Éditions du Chat Noir et dont les précommandes sont ouvertes depuis le 15 de ce mois, raison pour laquelle je vous en parle déjà. Il s’agit d’un Chat Blanc : Tu es belle Apolline de Marianne Stern et d’une traduction : The Dead House de Dawn Kurtagich Très honnêtement, si le Chat Blanc n’avait pas été écrit par une autrice que j’apprécie beaucoup, je ne suis pas sûre que j’aurai eu envie de le lire. Mais ma curiosité est piquée donc nous verrons ce que cela donnera. Notez que je vais acheter ces romans début mars à la Foire du Livre de Bruxelles, donc on n’en parlera pas tout de suite.

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Mi-janvier, Bragelonne a eu la bonne idée de sortir la suite de Wyld de Nicholas Eames intitulée Rose de Sang. Elle n’a pas eu le temps de s’installer dans les rayons de ma librairie que je repartais déjà avec tant le premier tome avait été une vraie bouffée d’oxygène pour moi. J’ai hâte de dévorer celui-ci !

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On continue en compagnie de Mnémos qui commence fort cette année avec les Six Cauchemars de Patrick Moran,  un roman indépendant qui met à nouveau la Crécerelle en scène. J’avais déjà lu le précédent et j’avais adoré. J’ai eu la chance de recevoir celui-ci en service presse (j’en profite pour remercier l’équipe éditoriale au taquet !) il devrait donc être lu ce mois-ci, début février au plus tard.

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Et enfin, on termine avec une nouveauté ActuSF à savoir Binti de Nnedi Okorafor. Je n’ai encore jamais lu cette autrice mais le pitch de ce roman me vend du rêve. Je suis impatiente de voir ce qu’il va donner. D’ailleurs, je l’ai reçu en service presse (merci Jérôme et Gaëlle !) et ce sera ma lecture de la semaine.

C’est déjà terminé pour le mois de Janvier ! Je vais essayer de préparer l’article de février un peu plus tôt dans le mois mais j’attendais les couvertures / annonces de tout le monde pour faire ça bien.

Allez-vous craquer pour certains de ces romans? 🙂

FOCUS – Mon bilan littéraire de 2019

Bonjour à tous et BONNE ANNÉE ! 😀
Que 2020 vous soit favorable ♥

J’ai un peu changé la formule de mon bilan annuel, comme les attentifs ne manqueront pas de le remarquer. Cette année, j’arrête les comptes au 31 décembre à 9h (pour une publication le 1er Janvier à 9h parce que personne n’aura la gueule de bois hein :P) et j’en ai des choses à dire !

2019 a été une année… Compliquée. Beaucoup de déceptions, de pertes, de moments douloureux, mais je préfère me concentrer sur le positif : j’ai passé avec succès mon permis de conduire, j’ai décroché mon premier emploi, signé un nouveau contrat d’édition pour un roman à paraître au second semestre 2020, écrit un roman, une nouvelle pour un appel à texte et une novella en espérant qu’elle soit acceptée dans la maison d’édition qui me fait de l’œil depuis des années. J’ai aussi fait d’énormes progrès avec Loki, mon chien adopté l’année dernière à la SRPA qui s’épanouit de jour en jour. Je me réjouis vraiment de tous ces accomplissements même si ça n’a pas été sans mal. Pour aucun d’eux. Mais je sens que je remonte la pente.

Au niveau du blog, il y a aussi plein de belles choses ! À commencer en février par un nouveau partenariat avec l’Atalante dont je ne me remets toujours pas, d’ailleurs ♥ Merci à eux pour leur confiance !
2019 c’est aussi l’année de tous les records car mon nombre d’abonnés a presque doublé, ainsi que mon nombre de visites et de commentaires. Voyez plutôt sur ce graphique… (au passage je n’ai aucune idée de pourquoi il y a une petite barre en 2014 vu que j’ai entamé le blog en 2017 oO Mystère.)

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Les blogpotes les plus assidus au niveau des commentaires sont respectivement : Sometimes a book (première place !) Célinedanae (seconde place !) et les livres de rose (troisième place !) ex-aequo avec John Évasion (le serial commentateur) et Elhyandra merci à vous mais merci aussi à tous ceux qui prennent le temps de laisser des commentaires sur mes articles ^_^ C’est toujours un plaisir de pouvoir échanger autour de la lecture et ça me pousse à continuer.
D’ailleurs, les trois articles les plus populaires sont : Mon focus sur Mnémos, ma chronique de Chevauche-Brumes et mon article sur les 10 autrices incontournables (et bien vivantes) dans l’imaginaire francophone. On note une belle tendance :3

J’ai donc fait les comptes, à l’occasion de ce bilan. Du 1er Janvier 2019 au 31 décembre 2019 j’ai lu :

111 romans
3 livres non-fiction
66 mangas
7 comics

Je vous avoue que ces chiffres m’ont donné le tournis. J’ai donc compté plus spécifiquement et presque la moitié des romans découverts en 2019 sont des services presses (sans parler de ceux qu’on a pu me prêter). J’en ai parlé sur ma page facebook il y a quelques jours et une amie m’a adressé une remarque très pertinente : en fait, t’as surtout bossé plus que vraiment lu.
Et elle n’a pas tort.
J’ai ouvert mon blog pour partager ma passion de la littérature et pour offrir une plateforme légitime aux éditeurs qui souhaitaient partager mes chroniques. Pour rappel, avant, je les publiais dans un album sur ma page facebook mais qui était aussi ma page autrice… Du coup, ça gênait certains, ce que je peux comprendre. Assez rapidement, ma petite initiative a pris de l’ampleur et c’est Mnémos en premier lieu qui m’a proposé de mettre en place un partenariat presse. Encore aujourd’hui, je me sens reconnaissante de cette confiance et de cette opportunité. Je n’en reviens toujours pas. D’ailleurs c’est arrivé par Johan Heliot, le même grâce auquel j’ai décroché mon partenariat avec l’Atalante. Il faudra vraiment que je lui offre une boîte de chocolats xD

Mais…
Même si aucun éditeur ne m’a jamais forcé la main ( j’ai cette chance ) je me sens parfois obligée de prendre tel ou tel texte quand on me transmet les newsletters. J’ai du mal à me dire « non, ce mois ci, y’a rien qui me botte ». J’évolue dans une optique de « faire plaisir » sauf que je me rends compte d’à quel point cette réflexion transpire l’égocentrisme. Et ouais, le problème vient bien de moi. Aucun éditeur n’attend après ma chronique pour vivre, je ne suis pas un pilier de la blogosphère et je n’ai pas spécialement pour ambition de le devenir. Je me sens bien comme ça au quotidien. Du coup, j’applique une restriction depuis quelques semaines déjà, que je vais poursuivre pour réduire davantage ma portion de services presses. Quand on m’en proposera (vu que je ne sollicite pas, je n’aime pas du tout ça) je me poserai la question suivante : As-tu vraiment envie de lire ce livre? Vraiment? VRAIMENT ? Si c’est triple oui, alors j’accepte. Si je suis moins sure de moi, je passe mon tour quitte à y revenir plus tard par moi-même si je change d’avis ou si j’ai le temps.

Je pense que c’est une démarche qui sera plus saine pour tout le monde et me permettra d’éviter le surmenage. Récemment j’en suis arrivée à presque développer un dégoût des livres, à les considérer de la même manière que les bouquins utilisés pour mon mémoire, comme un mal nécessaire et je trouve ça assez grave vu ma passion pour la littérature. J’ai envie de me soigner, de me consacrer à des ouvrages qui m’enchanteront vraiment et qui me transporteront. Parce que oui, je ne vous l’ai pas encore dit mais j’ai eu peu de coups de cœur cette année, ils se comptent sur les doigts d’une main ce qui est assez malheureux. Donc voilà, en 2020, je pense à MOI avant tout ! Mais ne vous inquiétez pas, ça ne signifie pas que je vais arrêter de travailler avec les éditeurs que j’aime défendre ou que je vais arrêter de parler des auteurs qui me tiennent à cœur. Je vais juste procéder autrement en espérant agir au mieux pour tout le monde. Je songe notamment à mettre en place des articles de présentation des nouveautés à paraître de chaque éditeur partenaire. Ça demandera aussi un certain travail mais pourquoi pas, après tout? Je vois bien le début des « teasings de l’ombre » 😀

Je ne peux pas conclure ce bilan sans vous parler de ma découverte la plus enthousiasmante de l’année. En réalité, il y en a deux. L’une est une autrice, l’autre un éditeur. Vous sentez déjà venir la révélation pas vrai ?

J’ai découvert en 2019 l’autrice française Audrey Alwett et ça a été un coup de foudre absolu. J’ai lu ses deux romans : les poisons de Katharz et Magic Charly, que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. Deux textes totalement différents mais excellents chacun à leur manière. J’ai hâte de lire ses prochains romans et elle se hisse dans mon top 5 des meilleures autrices françaises de tous les temps ♥ Je remercie d’ailleurs chaudement Sometimes a book qui, la première, a attiré mon attention sur elle en parlant des poisons sur son blog.

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En 2019, j’ai également découvert le Bélial. Je connaissais cette maison d’édition de nom et ce depuis un moment mais je ne sais pas pourquoi je n’avais pas encore sauté le pas. Peut-être parce que je ne les croise jamais en salon et qu’il y a toujours autre chose à lire… Vu l’enthousiasme des blogpotes, j’ai décidé de craquer dans leur collection Une Heure Lumière et je n’ai aucun regret ! Voyez plutôt : première lecture et premier coup de cœur avec l’excellent les meurtres de Molly Southbourne. J’en possède déjà plusieurs (6 lus), d’autres attendent dans ma PàL (encore 2!) et j’ai étendu ma découverte à certains de leurs romans. Je suis ravie du vent de fraicheur qu’ils apportent dans ma vie de lectrice et dans ma PàL.

Et voilà, nous sommes déjà à la fin de ce petit bilan qui est déjà plus long que je ne l’escomptais. Je tiens à vous remercier tous, chacun de mes 168 abonnés mais aussi chaque visiteur qui passe par ici, que ce soit à dessein ou par hasard. Merci de me lire, je vous souhaite le meilleur pour 2020 ♥

Bonne année !

Mon beau sapin (des ombres) – édition 2019

Salutations les amis !
Noël, c’est dans UNE SEMAINE ! Et je parie que, comme moi, beaucoup d’entre vous n’ont toujours pas trouvé leurs cadeaux. Je vous avais déjà proposé une petite aide avec le site 30 ans d’évasion des éditions l’Atalante et cette fois-ci je vais revenir sur quelques unes de mes meilleures lectures de l’année. Du genre qu’on a ENVIE de trouver sous son sapin.

Notez que je ne les classe pas par ordre de préférence 🙂 Et vous trouverez uniquement des romans lus par moi en 2019, parce qu’il faut bien se limiter. Ah et j’ai pas parlé de Bohen mais hum… /seretientdifficilement/ vous savez quoi.

Sous mon beau sapin des ombres, j’ai envie… de fantasy !

Première catégorie et non des moindres : la fantasy. Un genre que j’adore et trois titres ont particulièrement attirés mon attention cette année. Par ordre chronologique :  Chevauche-Brumes, un premier roman de qualité proposé chez Mnémos et écrit par l’auteur français Thibauld Latil-Nicolas. La duologie Olangar, édité chez Critic et écrit par l’auteur français Clément Bouhélier, qui développe une fantasy post révolution industrielle, du jamais vu pour ma part. Et enfin, l’excellentissime les Poisons de Katharzde l’autrice française Audrey Alwett, édité à l’origine chez ActuSF. Une dark fantasy parodique délicieusement menée que j’ai dévoré du début à la fin.

Sous mon beau sapin des ombres, j’ai envie… d’encore un peu de fantasy.
006928980Petit dernier pour la route, le superbe Wyld de Nicholas Eames édité chez Bragelonne qui est mon dernier coup de cœur en date. Quel pied j’ai pris avec ce roman ! Faut le lire, les gens, sérieux.

Sous mon beau sapin des ombres, je demande… de la science-fiction.
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Je ne suis pas spécialiste du genre même si j’ouvre mes horizons grâce à mon partenariat avec l’Atalante. Je vais rester assez classique et proposer de découvrir Le Vieil homme et la guerre de John Scalzi ! Si, comme moi, vous débutez, c’est une excellente porte d’entrée. Un roman addictif, une saga constituée de plusieurs one-shots et un premier pas avec un auteur d’exception.

Sous mon beau sapin des ombres, je veux… trouver des morts ! (non c’est pas contre l’esprit de Noël.)
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Et pour cela quoi de mieux que de dévorer les Meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson chez l’excellent Bélial ? Un petit heure lumière pour la route ? Souvenez-vous, j’avais été happée par cette novella étonnante, dévorée d’une seule traite.

Sous mon beau sapin des ombres, je veux… Un air de Japon !

Premier gros coup de cœur de l’année pour moi avec la fille qui tressait les nuages de Céline Chevet, qui a en plus gagné le PLIB 2019 ! Un prix entièrement mérité pour ce roman atypique qui s’inscrit dans une vague assumée de surréalisme nippon. Et quand on dit Japon, on pense manga… J’en profite pour vous recommander mes deux énormes coup de cœur de l’année. En fait il y en a plus que ça mais il faut bien choisir (et peut-être que je vais écrire un article dédié, à voir). Déjà, pour tous les amoureux des livres, jetez-vous sur Magus of The Library parce que sauver les livres, c’est sauver le monde ! Et pour ceux qui aiment l’Égypte, l’excellente saga IM terminée en 11 volumes chez Ki-Oon vaut le détour. J’ai toujours pas écrit dessus d’ailleurs, honte sur moi.

Sous mon beau sapin des ombres, il me faut absolument… de l’atypique !

Question atypisme (j’invente des mots moi, voilà), j’ai lu deux textes complètement dingues cette année. Le premier, c’est Trois Hourrah pour Lady Évangeline de Jean-Claude Dunyach chez l’Atalante. Un roman comme vous n’en avez jamais lu, qui parle de communication, d’espèce extra-terrestre assez répugnante et de rébellion adolescente. Franchement, ça se lit tout seul et ça vous ouvre de nouveaux horizons en science-fiction. Le second, c’est le dernier tome de Grand Siècle, cette trilogie publiée par Mnémos et écrite par l’excellent Johan Heliott qui, si vous vous souvenez bien, propose de mélanger Louis XIV avec de la science-fiction. Il fallait l’oser : il l’a fait et il l’a bien fait.

Sous mon beau sapin des ombres, je demande… un roman jeunesse !

Mais oui, parce que c’est bien la littérature jeunesse / ado quand les auteurs gèrent. Ici, vous allez rencontrer des têtes connues avec Magic Charly de la très douée Audrey Alwett chez Gallimard Jeunesse, gigantesque coup de cœur pour moi. Autant le roman que l’autrice d’ailleurs. Et je ne peux pas passer dans cette catégorie sans évoquer le délicieux Fingus Malister d’Ariel Holzl chez Rageot, un texte qui dispose de plusieurs niveaux de lecture et propose de suivre un apprenti seigneur maléfique. Excellent !

Et voilà, j’ai terminé mon petit tour d’horizon. Je vous souhaite de recevoir au moins l’un de ces romans en cadeau de Noël car ils valent tous le détour à leur façon. J’en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes ♥ Profitez bien !

FOCUS – L’Atalante, 30 ans d’évasion

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Salut tout le monde !
Une fois n’est pas coutume, je vous propose un petit article de fond au sujet d’une maison d’édition que j’aime beaucoup : l’Atalante. Vous le savez peut-être mais depuis février de cette année, j’ai la chance de compter parmi leurs partenaires presses et ça a été un véritable honneur pour moi  de recevoir une telle confiance de la part d’un éditeur aussi prestigieux. J’étais pas prête, franchement… Je me revois encore à la foire du livre de Bruxelles en train de bégayer devant la proposition si spontanée de leur attachée presse. Pas prête, je vous dis ! Je suis probablement toujours en train de rêver.

D’autant que notre partenariat ne se limite pas aux nouveautés ! J’ai pu explorer leur catalogue et j’ai lu sur un peu plus d’une année 21 romans de chez eux. Je dis plus d’un an car j’avais déjà découvert deux tomes de Honor Harrington ainsi que le fabuleux Redshirts par mes propres moyens. Je lis donc plus ou moins deux romans de chez eux par mois ! Dingue. Ça m’aide à concrétiser une envie de longue date qui est de lire davantage de science-fiction pour mieux connaître et maîtriser ce genre littéraire.

Si je vous parle de l’Atalante aujourd’hui (oui j’arrête les digressions, ça va) c’est parce que la semaine dernière, l’éditeur a dévoilé un site vraiment sympathique qui s’appelle 30 ans d’évasion. En tout cas, je l’ai vu pour la première fois la semaine dernière. En répondant à une série de questions, un algorithme vous trouve le roman le plus adapté à vos goûts au sein de cette maison d’édition. Franchement, c’est pas merveilleux? Trois semaines avant les fêtes de Noël?

Il faut d’abord choisir le genre (science-fiction / fantasy / fantastique) et ensuite si on souhaite une série ou un tome unique. Après cela, plusieurs thèmes sont proposés au futur lecteur. Par exemple si je choisis : fantasy -> tome unique -> fantasy historique je tombe sur les lions d’Al-Rassan du fameux Guy Gavriel Kay. Si je choisis science-fiction > saga > dans l’espace > space opera > avec uniforme > (à ce stade le site me demande si j’ai lu Honor Harrington, SERIOUSLY LE SITE ?! É-vi-demment.) mission en espace alien, je tombe sur l’Artefact de Jamie Sawyer. Oui, y’a des genres un peu plus spécialisés que d’autres hein, du coup y’a des questions poussées. J’ai finalement le choix entre « Je veux le lire » ou « Je veux recommencer ». Si j’opte pour la première option, je suis redirigée vers le site de la librairie l’Atalante ce qui permet, en plus, de soutenir un libraire indépendant. Ce qui fait largement mon bonheur, personnellement, vu que je préfère toujours soutenir un commerçant indépendant qu’une grande chaîne (ne me lancez pas sur amazon.)

C’est tellement ludique que je passe mon temps depuis une heure à me créer une petite liste des titres que je dois encore lire. Franchement, c’est pas l’idée parfaite pour trouver ses cadeaux?

Bref voilà, j’avais envie de vous faire partager cette découverte (de l’ombre 😉 ) et de vous encourager à découvrir cet éditeur incontournable !

Bon dimanche à tous ♥

#PLIB2020 : les 20 sélectionnés – débriefing

Coucou tout le monde !

Samedi soir, nous avons eu le plaisir de découvrir quels romans étaient sélectionnés pour le PLIB. Pour rappel, je vous avais écrit un billet concernant ma propre sélection et j’ai eu envie de débriefer un peu avec vous sur les résultats finaux (même si je l’ai déjà fait en salon ce week end, faut que j’en parle pluuuuuuuus voilà parce que je vis le truc à fond). Alors attention, avant d’aller plus loin, je rappelle que mon avis ne concerne que moi et est purement subjectif ! Je partage avec vous mon ressenti, je ne me permettrais pas d’émettre un quelconque jugement de valeur ou de déprécier le choix de la majorité. Qu’on se le dise et que ce soit bien noté. Parce que le PLIB, c’est aussi et surtout découvrir de nouveaux auteurs dans de nouvelles structures 🙂

Sans plus attendre, voici les résultats:

Soit 7 romans de ma sélection initiale : Mers Mortes, les Héritiers d’Higashi, Magic Charly, Thorngrove, l’Apprentie Faucheuse, Je suis fille de rage et les Lames Vives. Je vous ai déjà donné une explication concernant mon vote donc je ne vais pas me répéter. Je suis évidemment ravie que ces titres soient dans les 20 sélectionnés et j’espère qu’ils iront plus loin bien qu’il n’y ait que 5 places pour la finale… Vous sentez déjà venir les dilemmes colossaux pour la suite ? ._.

Concernant mes déceptions générales :
– Il n’y a qu’un seul roman des Éditions du Chat Noir qui est parvenu à passer alors qu’il y en avait d’excellents dans la sélection. Je pense notamment au dernier Vincent Tassy et au roman de Marie-Lucie Bougon qui valent le détour. Ceci dit, je suis très contente concernant les Héritiers d’Higashi qui est un texte de qualité (japooooooon !!).
– Si je suis ravie que Thorngrove passe chez Lynks, j’aurai préféré voir le Garçon et la Ville qui ne souriait plus à la place des Nocturnes car si ce sont tous les deux de bons romans, je trouve que le Garçon et la Ville est porteur de messages plus forts et a un contexte plus intéressant, qui colle mieux à mes propres goûts. Toutefois je suis ravie que la maison d’édition soit si bien représentée !
– Aucun roman de Victor Fleury alors que ce sont des perles ! Injustice.

Concernant mes déceptions spécifiques :
– J’ai été surprise de voir les Noces de la Renarde dans les 20 sélectionnés puisque, de mémoire, beaucoup de jurés n’avaient pas apprécié Rouille plus que ça. C’était mon cas et j’ai très peur de lire ce roman même si a priori, il a tout pour me plaire ! Parce que c’était le cas de Rouille aussi… À voir donc. Je compte bien tenir ma parole et lire ce roman de Floriane Soulas qui, au demeurant, est une personne très sympa quand on la croise en salon. Je n’ai juste pas d’affinité avec son univers littéraire (et croyez moi, ça me frustre.)
Cendres ne me tente vraiment pas du tout si je me fie à son résumé qui parait déjà brouillon. J’ai très peur de le commencer mais là aussi, à voir !
– Je redoute de lire les Brumes de Cendrelune car mes précédentes expériences avec les romans de l’autrice n’ont pas été concluantes. Georgia Caldera écrit très bien, elle a de bonnes idées mais la romance passe toujours au premier plan et ce en dépit de l’univers, ce qui est frustrant. Lors de ma découverte de Victorian Fantasy, ça m’avait vraiment déçue vu la richesse que laissait entrevoir le monde esquissé. À voir donc. Peut-être que ce texte va me réconcilier avec l’autrice ?
– Je n’ai pas plus envie que ça de lire le Serment de l’Orage de Gabriel Katz. Pourtant, je n’ai eu que de bonnes expériences avec cet auteur mais les chroniques sur ce roman m’ont tellement refroidie… Je n’ai pas envie d’être déçue par lui ! Argh.

Et parce que je ne vais pas faire que râler :
– Comme je l’ai dit, je suis super heureuse de voir passer 7 romans de ma sélection ! Dedans, il y a même plusieurs coups de cœur que je vais défendre du mieux que je peux.
– Plusieurs titres m’intriguent sur base des résumés alors que je ne les aurai probablement jamais découvert sans le PLIB. Une bonne occasion à saisir et je l’espère, de bonnes surprises en perspective.
– La majorité des titres sélectionnés font l’objet d’un service presse de la part des maisons d’édition, ce que je trouve vraiment génial de leur part. Ça va me permettre de tenir mon engagement de lire les vingt romans et le tout, sans me ruiner avec des textes qui risquent de ne pas trop me plaire. Merci MILLE FOIS de jouer le jeu ♥

Je termine ce billet par une réflexion un peu plus personnelle en réaction à certaines discussions ou articles que j’ai pu lire.
Quand on s’engage en tant que juré(e) dans le PLIB, on s’attend forcément à ne pas voir que des titres qu’on connait déjà ou uniquement des maisons d’édition qu’on soutient. Sur le moment, j’ai ressenti de la déception mais avec du recul… Je suis plutôt heureuse. Heureuse que cette aventure existe et chanceuse d’y participer comme jurée. Il y a plusieurs maisons d’édition qui ont des romans sélectionnés dont je n’ai jamais lu un seul titre, comme SNAG par exemple ! C’est l’occasion de laisser mes préjugés et mes a-priori derrière moi. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire mais je suis sure que ça va m’enrichir sur un plan personnel et intellectuel. C’est ce que j’aime particulièrement dans cette aventure, d’ailleurs 🙂

J’en profite également pour remercier toute la super équipe du PLIB qui gère à 2000% et qui m’impressionne un peu plus chaque jour ♥

Et vous, que pensez-vous de cette sélection? 🙂

RÉFLEXION – un petit rappel de temps en temps…

Salutations amis de la blogosphère !
Ça fait un moment que je pense à écrire ce billet et que je procrastine puissance 1000 parce que… Bah ça ne va pas être long. Et j’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte. Mais j’avais envie de pousser un mini coup de gueule (j’aime bien ça moi, que voulez-vous) à l’attention des éditeurs et des auteurs.

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Le gif de Sherlock, c’est gratuit et ça fait toujours du bien.

Pourquoi n’y a-t-il quasiment jamais de résumé au début des tomes qui composent une saga ?

Quand comme moi (et comme beaucoup parmi vous d’ailleurs) on lit une centaine de romans par an (et autant de mangas), comment peut-on humainement se rappeler de tous les détails et rouages qui composent un univers parfois dense et riche ? Il y a certains auteurs qui mettent des rappels dans le texte et c’est super mais ça ne fonctionne pas toujours, sans compter que ça casse le rythme de lecture et / ou d’action. Notez que je ne donne pas dans la généralité, certains s’en sortent plus qu’honorablement et certains ont même opté pour le résumé en question. Mais ils sont rares. Trop rares.

Est-ce qu’il ne serait pas temps d’instaurer une norme où en quelques lignes si pas quelques pages pour les gros pavés, l’auteur résumerait les points importants du tome précédent? Si ça t’intéresse et que t’en as besoin, tu le lis. Si t’as une mémoire à toute épreuve, tu passes. Mais au moins, t’as le choix. On pourrait me dire que ça gâcherait des subtilités au sein de l’intrigue puisque le lecteur devinerait sur quoi focaliser son attention. Et dans certains cas, c’est peut-être vrai mais pas dans tous et je pense que l’exercice peut être mené de manière efficace en plus de représenter un petit défi sympathique pour les auteurs (ou les éditeurs en fonction de qui s’y colle). D’ailleurs, la pratique existe déjà en manga et ça ne m’a jamais rien gâché, que du contraire. C’est même absolument vital sur ce médium et pourtant le rythme de publication des tomes est souvent plus rapide.

Comme l’a dit l’ami Apophis un jour (je ne sais plus dans quelle chronique malheureusement du coup je cite l’idée globale un peu teintée par ma propre interprétation, si je me trompe que je sois dévorée vivante par le grand serpent) il est compréhensible que l’auteur pense son univers inoubliable mais il l’est rarement, en réalité. Et les lecteurs sont humains, ils ont besoin qu’on leur rafraichisse la mémoire car tout le monde ne lit pas une saga d’une seule traite. Déjà parce que c’est rarement possible si on parle d’actualité littéraire. Ensuite parce que, personnellement, même quand j’ai tous les tomes, j’aime varier les plaisirs pour mieux en profiter par la suite. Un bon exemple récent concerne la saga du Carrousel Éternel au Chat Noir, complète sur quatre tomes que je possède et que j’ai acheté en une fois. J’en ai déjà lu deux, les suivants attendront plus que probablement novembre et décembre parce que si je me les enfile en une fois, je sais que ça risque de me saouler.

Donc voilà. Amis éditeurs, amis auteurs, s’il vous plait… Pensez-y. Je pense parler au nom de tous quand j’affirme que ça plaira à beaucoup de monde.

Quel est votre avis là-dessus? 🙂
N’hésitez pas à en discuter dans les commentaires !

RÉFLEXION – l’autoédition, ce choix (et pas par défaut !)

Salut à tous !
J’avais envie de vous parler aujourd’hui d’un sujet porté à ma connaissance hier et qui, je vais être honnête, m’a choquée. Du coup j’ai décalé mes deux prochaines chroniques afin que ça sorte, je DEVAIS écrire là-dessus. Pour le détail complet, je vous laisse lire l’explication de la principale concernée dans son article : quand un éditeur te renvoie vers l’autoédition.

Oui. Vous avez bien lu.
Et je sais de source sûre qu’elle n’est pas la seule à avoir reçu cette réponse. DU TOUT, même.

Pour vous résumer l’histoire, un éditeur que je ne vais pas citer mais qui pèse quand même lourd dans le milieu a répondu à sa soumission de manuscrit en refusant de la publier. Jusque là, pas de problèmes. Aucune justification mais là aussi, pas de soucis, on sait à quoi s’en tenir et ils sont débordés donc s’ils doivent expliquer le pourquoi du comment à tout le monde, c’est pas six mois de délais d’attente mais six ans dont ils vont avoir besoin. Par contre, ils ont quand même pris la peine dans le mail de lui dire qu’elle pouvait toujours s’autopublier sur Librinova.

Voilà, je vous laisse deux minutes pour digérer avant de commencer à tempêter.

On a donc un éditeur professionnel qui existe depuis des dizaines et des dizaines d’années, une structure assez importante sur le marché francophone qui conseille à une autrice d’autopublier son manuscrit (sûrement chez un partenaire commercial, on ne va pas se mentir, histoire de ne pas se mouiller mais d’y gagner quelque chose. Y’avait même un code promo joint avec qui consistait en le nom de l’éditeur et l’année… sans déconner. Je vous laisse achever le cheminement par vous même.) alors que son propre comité de lecture n’en a pas voulu. Vous allez me dire, peut-être qu’ils l’ont trouvé bon mais qu’il n’entrait pas dans leur ligne éditoriale. Oui… mais non. Parce que l’autrice concernée (ainsi que les autres à ma connaissance) est quelqu’un de sérieux qui se renseigne avant d’envoyer son manuscrit dans une maison, déjà. Et ensuite, parce qu’ils n’ont rien dit de tel dans le mail. De plus, si l’autrice a choisi d’envoyer son manuscrit à un éditeur de type conventionnel, c’est qu’elle désirait ce type d’édition pour son roman. Une chance dans son malheur, il s’agit de quelqu’un du milieu, qui s’y connait et ne va pas tomber dans le panneau mais… Je suis certaine que ce mail a déjà été envoyé à des débutants, des gens qui ignorent tout du fonctionnement de la chaîne du livre et qui ont du se dire « bah oui je vais faire ça, quel bon conseil ! » pour finalement commencer très mal leur carrière et en finir dégoûté.

Outre le problème humain et éthique que cela pose (pourquoi ne pas saturer davantage un marché déjà saturé après tout…), je trouve que c’est une insulte envers tous les auteurs qui choisissent de s’autoéditer. J’insiste sur ce terme car hier quelqu’un de très censé a fait la distinction entre autoédition et autopublication. Le premier implique un travail éditorial identique (si pas davantage soigné vu qu’on ne va pas se mentir, plus l’éditeur est gros et plus il se permet de laisser des coquilles… Pas systématiquement, mais ça arrive trop souvent) que celui des maisons d’éditions de grande envergure là où le second signifie simplement imprimer son roman sans aucune intervention de professionnels, d’aucune sorte (graphiste, correcteur, etc.) parce que on n’a pas les moyens / on n’y connait rien / les lecteurs s’en fichent des fautes (sans rire, on me l’a déjà dit). L’autoédition est un choix, un choix censé que de plus en plus d’auteurs font pour parvenir à vivre de leur art parce qu’il y a un problème dans ce milieu. Même Samantha Bailly a tenté l’expérience ! Quand on pense que la ligue des auteurs professionnels doit se battre pour obtenir un minimum de 10% de droits d’auteur alors que sans l’auteur en question, le livre n’existerait même pas… On évolue dans un système complètement absurde. Alors je comprends l’autoédition et je la soutiens avec plaisir quand elle est faite correctement. J’admets que ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive (premier exemple qui me vient à l’esprit: Ielenna, l’autrice des Fleurs d’Opale.)

En tant qu’autrice moi-même, j’ai choisi de travailler avec des maisons d’édition parce que c’est le prix de ma tranquillité et que je ne désire pas vivre de ma plume, je préfère la garder comme un art pour ne jamais devoir me mettre la pression dans l’écriture. Mais qu’un éditeur d’aussi grande envergure crache à la figure des auto-édités et des jeunes auteurs qui n’y connaissent rien, ça me dérange parce que l’auto-édition doit être un choix assumé, pas une roue de secours. Je sais que dans la réalité, c’est le cas pour beaucoup de gens mais ce n’est pas une raison pour encourager cette dérive, que du contraire. J’espère qu’un jour, quelqu’un pensera à sensibiliser le public à toutes ces thématiques, ce serait un premier pas de géant.

Donc voilà. Ce billet d’humeur a pour but premier de vous informer et aussi, je l’espère, de vous amener à réfléchir un peu sur le milieu de l’édition. N’hésitez pas à en discuter dans les commentaires en restant courtois 🙂

Merci pour votre attention !

Édit au 15/10/2019: On vient de me transmettre une enquête très édifiante sur le sujet réalisée par ActuaLitté qui date de février 2018… Ce qui confirme que ces pratiques courent depuis trop longtemps. Je vous donne le lien, c’est très édifiant (et profondément révoltant).