Les grandes oubliées, pourquoi l’Histoire a effacé les femmes – Titiou Lecoq

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Avant-propos – un peu d’histoire de l’Ombre.
J’ai commencé à m’intéresser à la question du rapport entre l’Histoire et les femmes il y a trois ans d’ici, en entamant ma carrière d’enseignante car je donnais un cours sur les acquis sociaux et leur histoire. Au fil de mes recherches, je suis tombée sur le documentaire «
les femmes machines » dont je gardais un vague souvenir de mes années dans le secondaire. Il s’agit d’un film documentaire racontant les trois mois de grève des femmes de la FN Herstal en 1966. Dans les écoles liégeoises et surtout celle où j’étais alors (à Herstal) c’était courant de montrer ce film au cours de morale (devenu citoyenneté) et d’en discuter.

Je me suis alors souvenue que ma grande-tante avait été une de ces femmes machines, elle l’avait déjà évoqué sans que je ne comprenne vraiment de quoi il s’agissait (normal, j’étais jeune !). J’ai alors regardé ce reportage, vraiment regardé, une fois adulte et j’ai été enfin capable de prendre conscience de l’ampleur du combat qu’elles avaient mené. De là, j’ai commencé à lire, à me renseigner, à me passionner sur le sujet et entretenir une sorte de devoir de mémoire personnel.

Puis je me suis rendue compte que pendant mes cours d’Histoire, personne ne m’avait parlé de ces femmes. La pièce est tombée un peu plus tard, ça n’a pas été immédiat. Ni à l’école primaire, ni secondaire, pas même à l’Université… Alors que cette grève n’était pas du tout un épisode anodin dans le combat pour les acquis sociaux… Par contre, les révoltes des ouvriers (au masculin) ça…

Je me suis donc demandée pourquoi.
Et le hasard a voulu que Titiou Lecoq lise visiblement dans mes pensées puisqu’elle a publié peu de temps après un livre qui répond très spécifiquement à cette question.

De quoi s’agit-il ?
Les grandes oubliées
est un ouvrage didactique qui vise à expliquer de quelle manière et pour quelle(s) raison(s) les femmes ont été effacées de l’Histoire. Titiou Lecoq commence son voyage à la Préhistoire où elle explique comment cette période lui a été enseignée. Je dois avouer que son histoire a eu un fort écho en moi puisque je me rappelle très bien qu’au moins deux années complètes ont été consacrées à la Préhistoire où, finalement, j’ai appris que les hommes chassaient, que les femmes cueillaient, et… voilà. Rien de plus. Pourtant, c’est une période historique bien plus riche qu’il n’y parait et également plus intéressante que ce que mon souvenir me laissait croire.

C’est l’occasion de relever le premier grand point fort de ce livre : Titiou Lecoq ne fait pas que transmettre, elle vulgarise avec brio et dynamisme en recoupant sa propre expérience scolaire avec ses lectures récentes. Elle ne culpabilise pas non plus l’ignorance des gens, préférant remettre en question la manière dont l’enseignement est dispensé. Cela rend l’ouvrage aisé à lire et surtout, vivant.

Il faut toutefois bien avoir à l’esprit qu’en un peu plus de trois cents pages, il est difficile de se montrer pleinement exhaustive. Titiou Lecoq ne pouvait décemment pas parler de tout (qui le pourrait ?). J’ai lu quelques retours qui trouvaient dommage qu’elle n’ait pas évoqué les salons littéraires tenus par les bourgeoises et même moi je me suis dit que quand même, elle aurait pu avoir un mot pour les femmes machines… Toutefois, force m’est d’admettre que le travail effectué par elle est déjà énorme, déjà de grande qualité et qu’il a surtout le mérite d’ouvrir la porte aux suivant.es.x si pas de créer des intérêts ou des vocations. J’aurais adoré lire ce livre à l’Université parce que j’aurais très probablement écrit mon mémoire sur ce thème, même si j’ai pu y évoquer le mot autrice et l’invisibilisation des femmes dans l’histoire littéraire. C’était déjà pas mal, quoi que mon jury n’ait pas jugé bon de m’en parler après ma présentation…

J’ai précédemment parlé de vulgarisation et de dynamisme, cela passe par un ton familier et des adresses à son lectorat. Personnellement, ça m’a permis de davantage m’immerger et me sentir concernée mais je sais que cela peut rebuter certaines personnes qui ont une préférence pour les essais au sens plus classique du terme -et qui ont tendance à m’ennuyer, d’où le fait que j’en lis peu mais de plus en plus depuis l’année dernière car la nouvelle génération d’essayistes semble avoir compris mon problème.

Revenons à nos grandes oubliées ! L’autrice revisite les grandes périodes historiques, rappelant qu’il y a eu des reines en France au début du Moyen-Âge, que de nombreux métiers étaient en réalité également accessibles aux femmes (des peinteresses, des chevaleresses mais aussi des bâtisseuses de cathédrale ! ) et que la conception masculiniste de notre Histoire est en réalité une construction consciente et non pas strictement sociale, comme on pourrait le croire. La genrification des métiers, l’effacement de certains mots du dictionnaire de l’Académie française (pour plus d’informations à ce sujet je vous renvoie sur mon billet au sujet de l’importance d’utiliser le mot autrice) jusqu’au vol pur et simple des œuvres féminines par des hommes qui n’ont été que récemment remises en question.

Le cas de Catherine Bernard, un exemple parmi tant d’autres :
À cet égard, j’ai retenu plus particulièrement un exemple que je tenais à vous partager parce qu’il est particulièrement évocateur du propos du livre et qu’il marquera probablement autant votre esprit que le mien. Il s’agit de Catherine Bernard, une dame de théâtre au talent reconnu puisqu’elle touchait une pension de Louis XIV. Elle décède en 1712 et quelques années plus tard, Voltaire fait jouer une pièce intitulée Brutus… qui ressemble étrangement à celle de l’autrice, qui porte d’ailleurs le même titre. Pas de chance, certains critiques s’en rappellent ! Pour se défendre, Voltaire dit que de toute manière, ce n’est pas Catherine Bernard qui a écrit Brutus mais un certain Fontenelle. Il ne nie même pas le plagiat mais vous pensez bien qu’il ne va pas admettre avoir plagié une femme… À cause de cela, quand il doit rédiger la notice au sujet de Catherine Bernard dans sa fameuse encyclopédie, il la qualifie comme « auteur de quelques pièces de théâtre, conjointement avec le célèbre Bernard de Fontenelle, qui a fait presque tout le Brutus. » Bernard de Fontenelle qui, au fil du temps, devient son cousin, et comme c’est son cousin, ça fait d’elle la nièce d’un certain Corneille…

Voici donc comment on réécrit l’Histoire, même l’Histoire littéraire. Et si mon exemple en est tiré parce que je suis particulièrement sensible aux questions théâtrales, j’aurais également pu évoquer la façon dont les femmes sont gommées des conflits armés et révolutions diverses alors qu’elles ont fait leur part. Tout cela aussi, Titiou Lecoq en parle à travers ses 17 chapitres auxquels s’ajoute une conclusion.

Réécrire l’Histoire, mode d’emploi :
Mais comment est-ce possible, vous demanderez-vous ? Les raisons sont multiples et l’une d’elle est une croyance profondément ancrée depuis l’Antiquité que la femme est en réalité un homme raté, dont l’anatomie n’est pas sortie parce que l’enfant avait eu froid dans le ventre de sa mère (grosso modo). Puis, aux premières Modernités, avec la propagation de la dissection, les scientifiques affirment désormais que l’homme et la femme sont deux espèces différentes… Et comme l’homme est plus grand, plus fort, qu’il a un crâne plus grand, il est forcément supérieur à la femme.

La société s’inscrit ainsi dans une conception résolument binaire, ce qui explique notamment pourquoi beaucoup de gens ont énormément de mal à accepter les concepts de non-binarité ou d’intersexe. Et qui explique aussi pourquoi il a été nécessaire de systématiquement se battre pour obtenir le moindre droit, comme celui de voter, de disposer de son propre corps (notamment sur la question de l’avortement) et j’en passe. Un combat qu’il faut continuer à mener tous les jours et face auxquels certains se sentent menacés alors qu’il s’agit bien de conquérir le droit, pour la femme, d’être considérée comme un être égal. Notez également que des combats pour les droits de la femme, il y en a à travers l’Histoire qui se parsème de victoires mais surtout de reculs en la matière. Titiou Lecoq montre que rien n’est jamais définitivement acquis et que nous devons bien prendre garde à cela.

Et cela passe par l’éducation. J’ai été profondément choquée par le contenu des programmes d’Histoire en France, qui ont soi-disant été revus mais le manuel publié en 2019 chez Hachette ne consacre que 16 pages sur 277 aux femmes… SEIZE PAGES.
Cela pousse à réfléchir.
En tant qu’enseignante, je suis plus déterminée que jamais à consacrer une séquence complète à la question dans mes cours de français et j’ai déjà transmis les références de ce livre à ma collègue qui donne Histoire afin qu’elle puisse s’en servir. Je le suis d’autant plus que le livre de Titiou Lecoq m’a montré à quel point l’école a entretenu chez moi des préconceptions fausses et m’a inculquée une vision masculiniste du monde, au point de ne même pas me demander pourquoi il n’y avait pas de femmes chevaliers et de me satisfaire de l’évidence selon laquelle « je suis chanceuse de vivre dans un monde aussi évolué, progressiste et égalitaire »
Alors que… Non.
Je sais que j’ai déjà eu cette pensée quasiment en l’état. La lecture de ce livre m’a permis de mettre des mots sur un malaise insidieux et je ne pourrais jamais assez remercier son autrice pour cela.

La conclusion de l’ombre :
Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre, que vous soyez ou non passionné.es.x par l’Histoire ou la reconnaissance féminine. Cet ouvrage dynamique et didactique est très accessible et bien référencé. L’autrice remonte le fil de notre Histoire pour mettre en avant ce qui en a été gommé et permettre de réfléchir sur notre éducation et nos préconceptions, tout en proposant des pistes de solution. Je vais me pencher sur ses publications antérieures et probablement reparler d’elle bientôt sur le blog.

D’autres avis : Pages versicoloresThe unamed bookshelfAu milieu des livresÔ Grimoire22h05 rue des dames – vous ?

Informations éditoriales :
Les grandes oubliées, écrit par l’autrice Titiou Lecoq. Éditeur : l’Iconoclaste. Prix : 20.90 euros.

24 réflexions sur “Les grandes oubliées, pourquoi l’Histoire a effacé les femmes – Titiou Lecoq

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  3. Hé bien écoute, tu m’as tout à fait convaincu !

    J’ai en plus le sentiment que cet ouvrage rejoint des questionnements et des conversations que j’ai déjà eu l’occasion d’avoir, ainsi que des choses auxquelles j’ai assisté.

    Par exemple quand tu parle des femmes qui ont fait leur part dans l’Histoire et dans la guerre, je ne peux m’empêcher de penser à la polémique de la femme soldat sur la jaquette de Battlefield, un jeu vidéo de guerre (c’était la 1e Guerre Mondiale dans cet épisode si je ne dis pas de bêtise). Les joueurs sont soudain devenus des historiens autoproclamés, et d’un coup très à cheval sur le réalisme. Il a fallu beaucoup d’articles pour dire que si, ça avait existé les femmes sur le champ de bataille (c’est vrai que je n’en ai jamais vu dans le moindre film de guerre, et pourtant j’en ai regardé pas mal).
    Mais je pense aussi à ton anecdote sur le monde du théâtre, qui rappelle des choses qui ont encore cours aujourd’hui dans les différents médias. Et dans le prolongement, je pense que le fait de mettre moins en avant les contenus « féminins » (comprendre créés par des femmes et/ou pour des femmes) est aussi dans cette logique. On en parle notamment avec le shojo manga, mais c’est aussi valable dans la musique où historiquement, les genres considérés avec mépris ont fini par être associés à la féminité, en opposition avec les genres « de qualité » et « ‘masculins », notamment le rock.

    Bref, je ne doute pas que l’autrice n’ait pas pu être exhaustive, mais je vais surement me pencher sur cet ouvrage, en espérant que le travail soit poursuivi, afin d’étoffer la réflexion !

    • Ce sont en effet des polémiques et des remarques qui arrivent souvent. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on ne nous l’a pas enseigné ou qu’on ne le voit pas dans des films que ce n’est pas la réalité, comme tu le dis très bien.

      Je suis contente que ce livre t’intéresse et de t’avoir permis de le découvrir. Je ne doute pas qu’il t’apportera beaucoup, pour moi ça a été le cas ! Il contient aussi plusieurs références pour aller encore plus loin et étoffer la réflexion, comme tu dis. Ça promet 🙂 N’hésite pas à venir m’en parler quand tu l’auras lu, qu’on en discute !

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  5. Je dirais « il s’agit bien de (RE)conquérir le droit » Je suis toujours abasourdie de voir à quel point encore tant de personnes voient la Renaissance comme la plus belle des époques, celle qui a tracé la route vers Les Lumières, alors qu’il s’agit du moment où l’obscurantisme (que les historien des dites lumières prêtaient à tort au Moyen-âge) a débuté avec l’apogée des bûchers et la main mise de l’homme sur la femme en osant s’introduire jusque dans le domaine de l’accouchement. Je ne dis pas que tout était beau avant, mais la femme possédait bien plus de droit avant cette époque de déclin et de mépris que les hommes érudits ont sur-développé. Je dit toujours que les civilisations préhistoriques étaient plus évoluées que la nôtre. Puis un jour, un homme doté d’un complexe d’infériorité s’est pointé et malheureusement il avait une langue de serpent et a empoisonné l’esprit sain des autres hommes.
    Ce livre est aussi dans ma wishlist depuis que j’ai vu une interview de l’autrice passer sur les RS.

  6. J’ai ce livre dans ma wish depuis qu’il est sorti ou peu s’en fait, ta chronique me confirme amplement que c’est un must read. C’est une problématique qui m’exaspère particulièrement parce que souvent je me demande comment j’aurai été différente si on m’avait davantage présenté des femmes marquantes lors de mes apprentissages. J’ai l’impression d’une occasion manquée, ça me rend triste.

    Moi aussi j’avais écrit un billet sur mon usage d’autrice à l’époque où il y avait régulièrement des débats là-dessus sur Twitter alors que j’avais fait la bascule assez naturellement au final.

    • Je me pose aussi la question depuis ma lecture figure toi et je me dis que le monde serait peut être bien différent si on avait davantage présenté en cours les femmes marquantes dans l’histoire :/

      Moi j’ai eu besoin d’un peu de temps parce qu’au début ça sonnait bizarre (bien la preuve que ça marche..) maintenant je grince chaque fois que j’entends ou lis une auteure 😅 j’irai lire ton billet !

  7. Le parti-pris dans le livre est sans équivoque, donc forcément très partial.
    Déjà les femmes n’étaient pas mises en avant à l’école, mais avec l’enseignement d’aujourd’hui qui se base sur les concepts, des notions et les idées et non plus sur l’Histoire (et ses personnages) dans son déroulement chronologique, c’est devenu pire.
    J’ai un point de comparaison avec ce que j’ai appris à l’école et ce que nos enfants apprennent.
    Nous avons étudié l’Histoire avec ses Reines, des éminences grises, des femmes importantes même hors de nos frontières françaises, des femmes d’influences et je parle pas uniquement des Reines d’Angleterre ou des Tsarine telle Catherine la Grande ou de Jeanne d’Arc (Beauharnais, de Stael, d’Aunet, ect…). Dans les matières scientifiques, nous avions toujours une partie histoire avec les découvertes et les découvreurs dont des scientifiques femmes (les Curie, du Chatelet, Johnson, Lovelace,…). Des écrivaines étaient au programme (Collette, G Sand, Yourcenar, de Beauvoir, de Ségur, Jane Austen, Brontë, ect…toutes « subies  » à l’époque en classe 😉 ).
    Rien de cela ne figura dans le cursus de nos enfants. Ma fille ne savait pas qui était Napoléon avant le Lycée, et je ne parle pas de la guerre de 100ans, ou de 7ans. Et quand on discute d’histoire de la France, c’est édifiant, et pourtant, le fils a fait d’excellentes études et notre fille est en prépa et première de sa prépa.
    Alors oui, si nous constatons l’état de connaissance des personnages femmes avec un prisme particulier, la situation n’est guère reluisante, personnellement, j’ai l’impression qu’il y a une désertification du savoir tout court.

    • Tu as bien de la chance d’avoir appris tout cela lors de tes études parce que je dois avouer que ce n’est pas mon cas. Je peux compter sur les doigts d’une main les noms des femmes qu’on m’a enseigné à l’école, peu importe la matière. J’en ai surtout découvert par moi-même, encore récemment j’ai découvert Ada Lovelace, ça date d’il y a un an ou deux à peine…
      Quand je regarde le programme des cours que je dois donner, l’accent est effectivement mis sur les concepts et les savoir-faires que les savoirs tout court. Donc ça ne risque en effet pas de s’arranger… Toutefois c’est la responsabilité des professeurs que d’intégrer cet aspect et cela ne peut arriver qu’avec une prise de conscience, que j’ai personnellement eu en lisant ce livre. Alors peut-être est-il partial, moi je le trouve surtout véridique (pour la majorité des gens) et éclairant.

      • Effectivement, nous avons eu un peu de chance avec ces programmes qui étaient pourtant loin d’être parfaits sur la question des femmes du passé (et du présent).
        Et c’est bien dommage qu’il y ait cet accent sur les concepts au détriment des savoirs tout court, car autrement cela aurait été l’occasion de rectifier la balance. Pour l’instant, tout le monde est perdant. Et sans connaissance comment développer un esprit critique ?

      • En théorie tu dois lier les deux mais dans nos programmes à nous, en tout cas, c’est sous-entendu et la liste de matière ne contient pas des noms ou des figures mais bien des principes ou des évènements, donc en fonction du prof que tu vas avoir, l’accent sera mis sur un aspect plutôt qu’un autre et au final, tout sera morcelé… C’est une grande et complexe question, que ce soit en France ou en Belgique. D’où l’importance de tels ouvrages, pour remettre l’église au milieu du village comme on dit.

  8. Je trouve vivifiant que la représentation de l’Histoire soit bousculée (il est vrai que son enseignement ne semble pas vraiment suivre cette évolution). Je conseille également Les luttes et le rêves, une Histoire populaire de la France, de Michelle Zancarini-Fournel, ouvrage qui dépoussière également l’Histoire en mettant en lumière les « oubliés » des manuels.

  9. Il me tente depuis sa sortie, mais j’ai toujours beaucoup de mal à lire de la non-fiction, ce qui est un peu idiot de ma part dans la mesure où certains ouvrages, comme celui-ci, semble particulièrement accessibles.
    Ton exemple sur Catherine Bernard est édifiant en plus d’être révoltant !

    • Je te comprends ! J’avais beaucoup de mal aussi à en lire mais récemment j’ai découvert plusieurs ouvrages très intéressants qui m’ont fait passer outre cette difficulté. J’espère que tu réussiras à lire celui-ci, il a beaucoup à apporter 🙂

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