À l’ombre du Japon #42 ; { Je (re)lis Tokyo Ghoul (arc du Gourmet) }

Ohayô minasan !

Nouvel article sur le manga Tokyo Ghoul dont je continue la relecture. J’avais commencé à vous en parler avec les trois premiers tomes qui couvraient le prologue et le premier arc véritablement narratif. Ce billet sera consacré à l’arc du Gourmet, soit les tomes 4 et 5. Il contiendra donc des éléments d’intrigue.

Attention, cet article concerne les tomes 4 et 5 du manga publié chez Glénat. Les extraits visuels appartiennent à Sui Ishida et à Glénat.

On en est où ?
Suite à ce qui est arrivé dans le tome 3, Ken espère pouvoir enfin souffler. C’est sans compter sur Shuu Tsukiyama alias le Gourmet, qui l’approche au café l’Antique. Conscient que sa réputation le précède, Shuu manipule Ken en se faisant passer pour une goule incomprise. Ken se laisse berner par les apparences. En effet, de prime abord, Shuu est un homme soigné, il porte de beaux vêtements, s’exprime correctement, partage avec Ken une passion pour la littérature… Le jeune homme accepte donc de passer une journée avec lui, durant laquelle ils vont faire du sport avant de se détendre dans un café littéraire où, parait-il, l’écrivain favori de Ken se rend de temps en temps.

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Si Ken accepte ce rendez-vous, c’est aussi dans l’espoir de pouvoir questionner le Gourmet sur un restaurant dédié aux goules pour le compte d’une amie de l’Antique qui a fait de l’information son métier. Elle sait des choses sur Lize, la goule dont Ken porte un organe, et sur ce qui serait plus probablement un assassinat qu’un malheureux accident. Ken, évidemment curieux d’en savoir plus, accepte d’exploiter l’intérêt que lui porte Shuu, sans se douter une seconde de ce qui va arriver…

Un restaurant pour goules… Ou le début de l’horreur.
C’est à ce moment-là que le manga gagne, selon moi, sa mention « pour public averti » très judicieusement ajoutée par Glénat sur la 4e de couverture puisqu’on atteint à ce stade un niveau de violence physique et psychologique supérieur aux trois tomes précédents. On y voyait aussi du sang, des combats, des membres tranchés et des goules décrire avec force de détails sordides leur façon de manger ou leurs parties du corps humain préférées. Toutefois, à partir du moment où Ken arrive dans ce restaurant, le/a lecteur.ice est confronté de plein fouet à ce que les goules ont de pire en eux. L’extrait ci-dessous est plutôt parlant…

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C’est intéressant que cela arrive à ce stade de l’intrigue et juste après le drame qui a frappé les Fueguchi. En tant que lecteur.ice, on se prenait de compassion pour les goules, on tenait forcément avec elleux face aux inspecteurs du CCG mais être confronté à l’horreur au sein de ce restaurant chamboule totalement les perspectives et oblige à plus de nuances. On se rend compte que, finalement, les goules sont très semblables aux humains, même sur un plan psychologique puisqu’il existe aussi des humains n’ayant aucune considération pour la vie et d’autres qui s’en inquiètent.

Il faut aussi savoir que Shuu emmène Ken là-bas non pas pour consommer mais pour servir de repas ! Il a eu l’occasion de sentir son sang et est persuadé que son statut d’hybride, déjà très rare, en fera un met de choix. Ken n’échappe à son funeste sort qu’à partir du moment où le Gourmet se rend compte qu’il n’a qu’un seul Œil Écarlate, comme la goule de la légende. Il va donc le libérer afin de… se le garder pour lui, évidemment.

Pour comprendre l’intérêt de mon propos suivant, je dois vous parler en quelques mots d’un personnage apparu précédemment : Nishiki Nishio. Il s’agit d’une des premières goules que Ken va rencontrer après sa transformation et il n’est pas très aimable de prime abord puisqu’il attaque Hide, l’ami de Ken, avant d’essayer de s’en prendre à Ken lui-même. Pas de chance, en utilisant le kagune de Lize, Ken va le battre sans difficultés et le blesser gravement… Ce personnage va revenir ici parce qu’il entretient une relation amoureuse avec Kimi, une humaine qui connait son identité de goule et l’accepte tel qu’il est.

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Cette relation parait incompréhensible aux yeux de Ken, qui se demande comment Kimi peut tolérer tous les risques que cela implique. De son côté, Nishiki est tellement blessé qu’il manque de s’attaquer à Kimi et la met hors de son appartement pour la préserver. Celle-ci se rend donc à l’Antique pour supplier Ken de chasser à la place de Nishiki, afin qu’il puisse retrouver ses forces. Malheureusement, quand le Gourmet va les voir ensemble, il va enlever Kimi et se servir d’elle pour attirer Ken dans un piège. Son grand fantasme à ce stade est de manger Ken pendant que lui-même mange Kimi… Ouais, je sais, quel homme sympathique !

Ainsi, l’arc du Gourmet est fascinant et important à deux niveaux : déjà, il permet de fréquenter directement une goule dans ce qu’elles ont de plus laid à montrer, de plus effrayant. Mais il permet aussi de montrer qu’il est possible pour goule et humain de vivre ensemble, à travers la relation qu’entretiennent Kimi et Nishiki. Ce dernier deviendra d’ailleurs serveur à l’Antique et ami de Ken.

Ainsi, cet arc me paraît fondamental pour ce qui arrivera ensuite tout en se révélant formateur pour le personnage de Ken. Le pauvre n’est pas sorti de l’auberge puisque, dans l’arc suivant, il va se confronter pour la première fois à Aogiri et c’est hélas là que tout va basculer pour lui…

J’ajoute que dans ces deux tomes, on trouve également un chapitre « hors série » sur le passé de Lize et qu’on retourne un peu auprès des colombes du CCG avec l’arrivée du remplaçant de Mado et la mise en place de ce qui ressemble à un plan de plus grande envergure pour reprendre le contrôle des différents districts. Mais ça, ce sera pour le prochain article !

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

16 réflexions sur “À l’ombre du Japon #42 ; { Je (re)lis Tokyo Ghoul (arc du Gourmet) }

  1. Pingback: À l’ombre du Japon #45 : { Je (re)lis Tokyo Ghoul (et j’aurais du m’abstenir) – arc final } | OmbreBones

  2. Pingback: À l’ombre du Japon #43 { Je (re)lis Tokyo Ghoul (arc d’Aogiri) } | OmbreBones

  3. J’ai l’impression d’avoir un peu tout oublié.
    En regardant les notes que j’ai mis sur livraddict, j’ai quand même du trouver ça sympa, mais vraiment, j’en ai plus trop de souvenirs.
    Je crois que j’ai plus retenu les trucs qui m’ont énervé du coup.

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