Sept anniversaires – Ken Liu

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Sept anniversaires
est une nouvelle de science-fiction parue dans le hors-série 2018 de la collection Une Heure Lumière du Bélial. Elle a été traduite par Pierre Paul Durastanti avec une couverture signée par l’inimitable Aurélien Police.

Premier hors-série de la collection Une Heure Lumière, quelle émotion ! Celui-ci s’ouvre sur une préface d’Olivier Girard qui raconte la genèse de la collection, ses ambitions, ses doutes, ses craintes, puis la belle surprise qu’a constitué l’accueil du public. Il y écrivait alors qu’il espérait que ce hors-série allait devenir une rareté… Mission accomplie et avec brio puisqu’à l’exception de la librairie Scylla à Paris (et à mon avis pas en grandes quantités), ce texte est introuvable.

En plus de la nouvelle de Ken Liu, on retrouve aussi une interview d’Aurélie Police qui parle un peu de son parcours et de son travail sur les UHL puisqu’il est le graphiste officiel de la collection. J’ai trouvé ça vraiment intéressant.

Pour en revenir à Ken Liu…
Ce n’est pas la première fois que je vous parle de cet auteur sur le blog (Le RegardL’homme qui mit fin à l’histoireToutes les saveurs). Il prend de plus en plus de place dans ma vie de lectrice car je trouve ses textes toujours surprenants et inspirés. Celui-ci ne fait pas exception.

Avec un titre comme Sept anniversaires, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre sans compter qu’il n’y a aucun résumé proposé ni quoi que ce soit pour deviner le contenu. Ça fait partie du jeu ! On aurait pu partir dans n’importe quel registre, dans n’importe quel genre d’histoire, surtout après le premier chapitre qui raconte tout simplement l’anniversaire de Mia, sept ans, dont les parents sont divorcés. Elle attend sa mère sur une plage où elle joue au cerf-volant pendant que son père fulmine d’attendre son ex-femme, visiblement toujours en retard à cause de son travail.

À ce stade, difficile de classer ce texte dans un genre précis. Il faut attendre la suite pour comprendre qu’on se trouve dans de la science-fiction de haute volée où on parle de l’avenir de la planète, d’écologie, de l’écart entre les pays riches et les pays pauvres, de numérisation de l’esprit, et des stratégies possibles, souhaitables, à mettre en place pour sauver le genre humain au point de dépasser l’humain (arrivant donc dans le transhumanisme) de chair. C’est fascinant de se dire qu’on passe d’une simple petite fille qui joue au cerf-volant sur une place à un texte d’une telle profondeur. Sans compter que la narration s’étend sur des centaines et même des milliers d’années, toujours en suivant Mia, son évolution. C’est frappant, surtout que Ken Liu ne perd pas l’aspect émotion en chemin, que nenni…

Olivier Girard parlait dans sa préface de sa passion pour le format court qui lui a donné certaines de ses plus belles lectures et je me dois de le rejoindre. Depuis que je m’y suis mise, je me prends claque sur claque avec des textes auxquels je n’aurais même pas jeté un œil autrement, trop habituée au format roman et pleine de mes préjugés. Il faut dire que, jusque récemment, on trouvait pas ou peu de format court en librairie francophone. Ce sont des éditeurs comme le Bélial qui ont contribué à changer les choses et on peut leur dire un grand merci pour ça.

Avec Sept anniversaires, Ken Liu confirme son talent pour l’écriture au format court et me conforte dans ma décision d’acheter ses recueils de nouvelles, disponibles au Bélial, dans les plus bref délais.

D’autres avis : LorkhanLe culte d’ApophisLe bibliocosme (Dyonisos) – L’ours inculteYuyineAu pays des cave trollsL’Épaule d’Orion – vous ?

10 réflexions sur “Sept anniversaires – Ken Liu

  1. Pingback: Hors-série 2018, Une Heure-Lumière | La Bibliothèque d'Aelinel

  2. Merci pour ton avis! Il me donne envie d’approfondir ma connaissance de cet auteur (trop de livres, pas assez de temps!!!) 🙂
    J’ai découvert Ken Liu avec son recueil Jardins de poussière que j’ai absolument adoré. Je le conseille vivement!
    Et puis le travail d’Aurélien Police fournit un très bel écrin à ces textes je trouve. Je ne juge pas un livre à sa couverture mais il faut avouer que cela a tendance à m’influencer quand même un peu car j’aime les jolies choses (je suis une petite chose futile parfois XD).

    • Haha nous sommes tous.tes ainsi quoi qu’on en dise 😂 j’ai prévu de m’offrir ses recueils au plus tard pour Noël, pour le moment je n’ai lu que ses textes dans la collection UHL et ça a chaque fois été une claque. J’adore cet auteur ! Je ne sais pas si tu avais vu le live que le Bélial a fait avec lui ? Franchement c’était passionnant, ça donne envie de dévorer toute sa bibliographie..

  3. Pingback: Hors-série 2018 – Une heure-lumière | Le culte d'Apophis

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