Quelques mots dans l’ombre #1 { Le boudoir aux souvenirs de Cécile Guillot }

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans ce nouveau rendez-vous intitulé Quelques mots dans l’ombre qui va mettre l’accent sur des articles courts. Si vous tenez un blog, vous savez qu’on n’a pas toujours l’inspiration ni la matière pour écrire beaucoup ou pour analyser en profondeur certains textes. Parfois parce qu’ils ne s’y prêtent pas, parfois parce que l’exercice ne nous tente pas avec tel texte ou tel autre, parfois ce sont des suites et on n’a rien de transcendant à rajouter… Cela ne nous empêche pas de vouloir en parler ! C’est ainsi qu’est née cette petite rubrique où on trouvera donc un peu de tout et qui ne se focalisera pas uniquement sur un texte précis mais aussi parfois sur un/e auteurice ou sur une thématique qui me vient en lien avec un texte lu. C’est un premier test ici, vos remarques me permettront de peaufiner le concept donc n’hésitez pas.

C’est l’autrice Cécile Guillot qui ouvre le bal avec sa nouvelle Le boudoir aux souvenirs qu’elle propose en autoédition.

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Pour rappel, Cécile est autrice dans plusieurs maisons d’édition. Elle publie du jeunesse (souvent avec Mina M pour les illustrations) et du young adult en plus d’être la fondatrice et l’éditrice des éditions du Chat Noir. Ce n’est donc pas une débutante en littérature et cela se sent quand on lit le boudoir aux souvenirs… Ni une inconnue sur la scène littéraire de l’imaginaire francophone. Je me suis donc interrogée sur le pourquoi choisir l’autoédition dans son cas. C’est une question complexe et qui peut paraître orientée ou condescendante mais rassurez-vous, ce n’est pas le cas. Je reste persuadée que l’autoédition n’est pas un choix par défaut (je vous en parlais dans cet article réflexion) toutefois on peut se demander pourquoi une professionnelle du milieu fait ce choix au lieu de rester dans un schéma éditorial plus classique. Envie de tester un nouveau modèle, peut-être ? Elle a eu la gentillesse de m’expliquer que, selon elle, il est difficile de publier des nouvelles à l’unité au sein d’une structure éditoriale à l’heure actuelle (sous-entendu ça n’est pas rentable donc dans le rapport coût / bénéfice). La solution aurait été d’attendre un appel à texte qui correspondrait peut-être au sein d’une structure fiable mais il n’est pas évident de réunir toutes ces conditions. Elle a donc préféré la mettre à disposition des lecteurs via une plateforme d’autopublication afin de ne pas juste la laisser dans un tiroir. Une bonne idée parce que ç’aurait effectivement été dommage de ne pas partager ce texte ! 

Je n’avais pas lu le résumé de cette nouvelle qu’elle m’a proposée à la lecture il y a plus d’un an déjà et qui patientait dans ma liseuse parce que je procrastine beaucoup parfois. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et j’ai été agréablement surprise par l’ensemble même si on retrouve dans ce texte des thématiques récurrentes chez cette autrice, notamment son amour du vintage et de l’Histoire de la mode. Le personnage principal possède en effet une petite boutique appelée le boudoir où elle vend des tenues qui lui ont appartenues. Ce sont des éléments que je relie sans mal à Cœur Vintage, son roman young-adult publié dans la collection Chat Blanc des éditions du Chat Noir.

Mais on y parle aussi de féminisme et d’image de la femme à travers la figure du vampire. Notre protagoniste a été transformée sans son accord des décennies auparavant et abandonnée ensuite par son bourreau avec lequel elle entretenait une relation ambiguë où la haine et le dégoût ont petit à petit pris le dessus sur la fascination et la dépendance. On retrouve ici un schéma classique de la littérature gothico-vampirique à la différence que cette protagoniste décide de prendre son destin en main. De quelle manière, cela, je vous laisse le lire pour ne pas vous gâcher la nouvelle. On est donc sur une nouvelle plutôt moderne par rapport au genre dans lequel elle s’inscrit.

Ce texte compte une trentaine de pages en plus d’annexes visuelles au sujet des robes évoquées dans l’histoire, ce qui est un plus pour en apprendre davantage sur l’univers de la mode. Ça reste court. Un peu trop même à mon goût et c’est mon seul regret car je pense que le concept, l’idée globale, donnait matière à davantage de développement, ne fut-ce qu’autour du personnage principal -qui, sauf erreur de ma part, n’a pas de prénom- et de son évolution, de son engagement dans la cause féminine. 

En résumé, c’est une chouette nouvelle à découvrir pour le #ProjetOmbre comme pour le #PrintempsImaginaireFR si vous aimez le fantastique et le vintage. Je la recommande !

printempsimaginaire2017
Sixième lecture – Défi « un trésor oublié »
(lire une relique de ma PàL)
Logo ProjetOmbre
+1 nouvelle
+1 mission
(avancée du challenge : 9 nouvelles lues)

14 réflexions sur “Quelques mots dans l’ombre #1 { Le boudoir aux souvenirs de Cécile Guillot }

  1. Pingback: #ProjetOmbre – bilan du premier trimestre | OmbreBones

  2. Pingback: Bilan mensuel de l’ombre #33 – mars 2021 | OmbreBones

  3. Ah c’est drôle, mon souvenir FB du jour c’est justement mon achat de cette nouvelle en version papier (quand on pouvait encore aller en salon, snif…) ! Par contre, c’était il y a 6 ans et je ne m’en souviens plus du tout… Je vais peut-être la ressortir pour le challenge. 🙂
    Et j’aime bien ce format d’article aussi. ^^

  4. Je te comprends sur le retour de lectures courtes. De mon côté, comme j’ai tendance à détailler mes avis et je trouve compliqué de proposer ce genre de format. Je préfère proposer un retour groupé sur plusieurs nouvelles, avec ma propension à m’étaler 😅
    Ceci dit ta formule est plutôt sympa et en plus tu ne nous a pas spoilé l’histoire, ce qui est toujours compliqué sur un format court. Chapeau donc !
    Tu vas rire, mais j’ai eu cette nouvelle dans ma pal et je l’ai donnée à un troc de livres sans l’avoir lue. Je regrette un peu pour le coup. En revanche, maintenant j’ai envie de lire coeur vintage. Manon tu es diabolique !

    • En effet ça dépend un peu des habitudes de chacun/e là-dessus 😀 Moi ça dépend des titres en fait, il y en a pour qui j’ai des tonnes de choses à dire et d’autres beaucoup moins…
      Haha c’est marrant cette coïncidence o.o Dommage en effet mais peut-être qu’elle reviendra un jour dans ta PàL via un autre troc qui sait ? J’espère que tu aimeras Cœur Vintage si tu le lis du coup :3

  5. Je trouve que cette formule d’articles fonctionne très bien, d’ailleurs il est finalement assez dense déjà.
    Mais c’est vrai que comme tu le dis en introduction, la question de faire de longues tartines ou non se pose dans certains cas. Et ce qui compte finalement c’est de parler de ce dont on a envie de parler, que ce soit long ou plus succinct.

    • Exact tu as bien résumé ma pensée 🙂 En fait je sens bien la différence quand j’écris un article comme celui ci par rapport à une chronique standard mais je ne sais pas si on le sent à la lecture en fait ^^’

      • On le sent quand même un peu, mais je pense que si tu n’avais pas précisé que c’était un autre type d’article, ça serait aussi passé sans soucis, dans le sens où la longueur d’un article peut toujours être variable en fonction de ce qu’on a à dire.
        Je veux dire par là que dans ce genre de retour, tu pourrais même faire encore plus court, ça passerait sans problème je pense.

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