Paradis – Mike Resnick

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Paradis
est le premier tome de l’Infernale Comédie, une trilogie écrite par l’auteur américain Mike Resnick. Publié chez ActuSF, vous trouverez ce premier tome au prix de 9.90 euros.
Je remercie Jérôme et les éditions ActuSF pour ce service presse.

Un peu de contexte…
En mars 2016, ActuSF publiait pour la première fois l’Infernale Comédie en volume grand format, beau bébé au prix de 30 euros pour 680 pages quand même… Deux ans plus tard, juin 2018, l’Infernale Comédie débarque en poche dans la collection Hélios, en un seul volume de 752 pages à 14.5 euros. Ce volume est toujours noté comme disponible sur leur site
En 2020, la maison d’édition a décidé de couper cette trilogie en trois : Paradis, Purgatoire et Enfer, ce qui semble se justifier par le fait que chaque partie traite d’une planète différente, du moins si j’en crois la quatrième de couverture. Cette fois, chaque tome coûte 9.90 euros. Vous suivez toujours ? Bien. Cette chronique va donc traiter de Paradis, premier volume de cette trilogie.

De quoi ça parle ?
Matthew Breen prépare une thèse au sujet des cuirassés, ces animaux qui peuplaient la planète Péponi il y a encore une trentaine d’années et qui ont disparu à cause de la chasse. Pour cela, il rencontre August Hardwycke, un chasseur désormais âgé qui va lui raconter ses débuts sur la planète. Passionné par le sujet, Matthew va interviewer de plus en plus de témoins et relater, à travers ces différents témoignages, l’histoire de Péponi. 

Un récit particulier : témoignage et tranche de vie.
Le roman s’ouvre sur Matthew Breen qui rencontre Hardwycke alors que ce dernier n’a plus très longtemps à vivre. Le vieil homme se lance alors dans le récit de ce que fut sa vie, ce qui alterne les passages dans le passé et dans le présent puisqu’il y a d’un côté les souvenirs romancés et de l’autre, les échanges entre Matthew et August. Après le décès du chasseur, Matthew continue de s’intéresser à la planète et va rencontre de nouveaux personnages qui vont chacun apporter leur pierre à l’édifice de ses différents ouvrages, permettant de nuancer certaines informations et d’en ajouter d’autres pour densifier la fresque proposée par l’auteur. 

Et quelle fresque ! On y traite de nombreux sujets en commençant par l’écologie à travers la thématique de la chasse puis en discutant des soucis posés par la colonisation inconsidérée, la culture, l’économie, le développement technologique… Tout s’emboîte bien et le panorama dépeint par Mike Resnick est à la fois superbe et terrifiant. 

Roman SF ou historique ?
Ce roman se classe en science-fiction puisqu’il se déroule sur d’autres mondes, que l’espèce humaine colonise de nouvelles planètes, qu’on y trouve une technologie plus avancée qui se ressent notamment au niveau des armes et des moyens de transport entre les planètes. Mais outre cela, ce texte est surtout une allégorie de l’Histoire kényane comme l’explique la quatrième de couverture et ce que j’ai pu lire sur le sujet. Je ne m’y connais pas suffisamment au sujet de ce pays et de sa colonisation pour commenter la justesse avec laquelle l’auteur aborde ces éléments mais j’ai trouvé, personnellement, que c’était à la fois passionnant, terrifiant et très édifiant. Lire ce roman m’a donné envie de me renseigner davantage sur la situation du continent africain, dont on parle finalement assez peu dans les médias ou même dans nos écoles (alors même qu’il existe un fort passé colonial en Belgique avec notamment le Congo). Paradis a ainsi permis une grosse prise de conscience chez moi. Je ne regrette pas une seconde ma lecture.

La conclusion de l’ombre :
Ce premier tome de l’Infernale comédie fonctionne parfaitement bien. À mi-chemin entre le récit journalistique et de fiction, Mike Resnick livre à ses lecteurs une allégorie de l’histoire kényane absolument passionnante qui m’a permis de prendre conscience de mes lacunes dans certains domaines historiques. Une très belle réussite dont je me réjouis de lire la suite !

D’autres avis : GromovarL’ours inculte – vous ?

11 réflexions sur “Paradis – Mike Resnick

  1. Pingback: BML #29 – novembre 2020 | OmbreBones

  2. Je n’ai lu que « Enfer » et j’avais adoré aussi – preuve que chaque tome est bien indépendant ^^. Il faut vraiment que j’arrête de repousser et que je lise les deux autres. C’est intelligent, instructif et différent, quasiment une/trois oeuvre(s) nécessaire(s).

    • Ah bah voilà c’est bien d’avoir la confirmation parce que parfois un éditeur présente une œuvre comme des tomes indépendants alors que pas vraiment… J’ai hâte de découvrir les deux autres et j’espère que tu aimeras Paradis autant que moi alors 🙂

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