À l’ombre du (100e) Bifrost : je découvre la revue des mondes imaginaires !

Bonjour à tous et à toutes !

Si vous trainez un peu dans le coin ces derniers jours, vous savez probablement que je me suis abonnée à la fameuse revue Bifrost dont j’ai chroniqué les quatre nouvelles (ici et ). Mais le Bifrost ne se résume pas à un espace où découvrir des récits au format court ! Au fil des différents échanges que j’ai pu avoir avec certains blogpotes non familiers de la revue, j’ai pris conscience que si on connait son nom, on n’a pas forcément toujours une bonne idée de son contenu. Cet article s’adresse donc en priorité à celles et ceux qui aimeraient en apprendre plus à son sujet.

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Les nouvelles
Tout numéro du Bifrost, à l’exception du hors-série consacré à la bande-dessinée en science-fiction, contient au minimum une nouvelle. Dans ce numéro, il y en a quatre mais c’est déjà monté jusqu’à cinq si j’en crois mes quelques recherches sur le sujet. Ce centième opus étant consacré à Thomas Day, l’auteur y propose deux nouvelles dans des styles et des genres littéraires très différents. Je ne vais pas davantage détailler ici puisque je l’ai déjà fait dans deux autres articles précédents. Sachez juste que les deux autres auteurs qui ont participé sont Rich Larson et Catherine Dufour.

Les critiques littéraires.
Plusieurs pages sont consacrées à la critique des derniers romans récents parus en SFFF, francophone ou non. Plusieurs chroniqueurs se partagent la parole et vous en connaissez certains (Apophis, Feydrautha ou Stéphanie Chaptal pour ne citer que celles et ceux que je connais). C’est la partie qui m’a le moins intéressée puisque je suis déjà énormément de blogs et que j’avais entendu parler de la plupart des textes présentés quand je ne les avais pas chroniqué moi-même. Par contre, c’est une rubrique passionnante pour tout qui ne sois pas forcément l’actualité de la blogosphère. De plus, le format court de la critique est assez intéressant et nécessite un exercice de style que je salue bien bas.

Le dossier
Le dossier du 100e numéro était consacré à Thomas Day qui, comme vous le savez peut-être, porte de multiples casquettes (à la fois auteur et éditeur). Il se confie dans une interview qui permet de vraiment mieux cerner l’auteur mais aussi l’éditeur, son parcours, sa personnalité.
Et là, c’est l’instant anecdote…
Dernière édition de Trolls et Légendes, 2018 je pense ou 2019. Je venais de lire la voie du sabre et j’étais ravie d’apprendre que Thomas Day pourrait me la dédicacer lors du festival. Le truc c’est qu’en bonne tête de linotte, j’ai oublié mon bouquin chez moi. Je m’arrête donc près de lui pour le lui dire en souriant de ma bêtise, parce que je tenais quand même à lui exprimer de vive voix mon intérêt pour ses écrits. Étant autrice moi-même, je sais que ça fait plaisir à entendre. Sauf qu’on a à peine échangé deux mots parce qu’il m’a donné l’impression de l’ennuyer, de le déranger, de mal tomber quoi. Je n’en ai pas fait tout un plat parce que les salons, c’est parfois difficile pour le mental puis en tant qu’humain, on peut aussi se tromper sur ses interprétations des ressentis d’autrui. Mais j’en avais gardé un petit pincement au cœur malgré tout.
Grâce à cette interview, j’ai appris que Thomas Day souffre d’une forme d’autisme et que fréquenter d’autres gens est très difficile pour lui. Il prend beaucoup sur lui pour y parvenir, c’est un réel effort. Cela a donné un tout autre éclairage à notre première rencontre et me fait aussi remettre pas mal de choses en perspective. On a tendance à juger un auteur sur son œuvre et à oublier qu’il y a un humain derrière, ce qui peut mener à des qui pro quo désastreux comme ici. Enfin, désastreux, j’exagère un peu mais voilà.

Après cette plutôt longue interview accompagnée de plusieurs photographies d’archive qui retracent la vie de l’auteur depuis son enfance à aujourd’hui, le Bifrost propose un guide de lecture de l’œuvre (très dense !) de Thomas Day. Guide plutôt bienvenu au sein duquel j’ai repéré plusieurs titres intéressants comme l’école des assassins, le double corps du roi ou encore l’instinct de l’équarisseur. Le dossier se poursuit avec une autre interview, celle d’Ugo Bellagamba qui a coécrit avec lui le double corps du roi ainsi que l’école des assassins. J’ai trouvé intéressant d’avoir cet autre éclairage sur l’apport qu’a eu Thomas Day en tant qu’auteur mais également éditeur. C’était très édifiant.

Enfin, ce dossier se conclut sur une bibliographie de l’auteur qui m’éblouit et me terrifie à la fois : 13 romans, 7 recueils, 16 anthologies, 9 BD et 121 nouvelles… Et il a 48 ans. Stupéfiant non ?

Scientifiction
Si j’ai bien compris le principe de cette rubrique, il s’agit d’écrire un article sur la manière dont on utilise, en (science)fiction, un élément scientifique comme, ici, l’antimatière. Roland Lehoucq commence en parlant brièvement de l’origine de la découverte et du concept en lui-même puis en retrace l’histoire au sein de la littérature ou plus largement de la fiction peu importe le média. J’ai trouvé l’article très intéressant mais pour moi qui suis novice, il m’a fallu une bonne dose de concentration et quelques déductions peut-être hasardeuses pour bien tout comprendre. Pas grave, c’est en forgeant qu’on devient forgeron et je sens que je vais beaucoup l’aimer, moi, cette rubrique.

Infodéfonce et vracanews
Ce numéro se conclut sur une petite rubrique reprenant ici les résultats de divers prix littéraires (le Hugo, le Rosny Aîné, notamment) et l’annonce du vote des lecteurs pour la meilleure nouvelle du Bifrost de cette année. Vote auquel je ne vais pas participer puisque je n’ai pu lire que celles contenues dans ce numéro ! Ça ne serait donc pas très juste.

La conclusion de l’ombre :
Je me suis longtemps tâtée à m’abonner ou non au Bifrost car je n’ai jamais été très portée sur les revues. Pourquoi sauter le pas ? Et bien, déjà, en partie grâce aux blogpotes qui en parlent et qui semblent très contents de leurs découvertes mais également parce que je suis curieuse de faire évoluer mon rapport à la littérature de l’imaginaire et de découvrir une nouvelle vision de celle-ci. Je me réjouis déjà de lire le prochain numéro !
D’ailleurs, si vous souhaitez vous abonner (au format papier ou numérique) c’est ici que ça se passe.

D’autres avis : AlbédoCélindanaé – vous ?

10 réflexions sur “À l’ombre du (100e) Bifrost : je découvre la revue des mondes imaginaires !

  1. Pingback: Des nouvelles de Bifrost #100 | Thomas Day, Rich Larson, Catherine Dufour – Le dragon galactique

  2. Pingback: Bifrost n° 100 – Spécial Thomas Day – Au pays des cave trolls

  3. Tu connais en fait beaucoup plus de membres de l’équipe critique que ceux que tu cites. Il y a (entre autres) Gromovar, Anudar, Lhisbei et Nébal qui écrivent sous leurs vrais noms.

    Pour ce qui est du numéro 101… Il est, à mon sens, exceptionnel, parce qu’il va parler d’un auteur dont j’attendais la venue dans les pages du ‘Frost depuis très, très longtemps. Et je n’en dirai pas plus ! (le 102 va être pas mal non plus, dans le genre xD ).

  4. He bien j’attendais cet article et je ne suis pas déçu ! Ca éclaire un peu (beaucoup) ma lanterne ssur ce qu’on peut trouver dans ce magazine quand même plutôt connu quand on s’intéresse aux cultures de l’imaginaire.

    Après je ne te cache pas qu’il y a peu de chances que je m’abonne un jour. Ca fait longtemps que je n’achète plus de magazine et les derniers que j’ai acheté car les sujets me plaisaient… je ne les ai pas lus au final 😅

    • Je suis ravie que tu aies apprécié puisque c’est en grande partie de ton fait que cet article a vu le jour 😛 Et je comprends, je n’avais plus d’abonnement à aucun magazine depuis une éternité, plus de quinze ans (le dernier ça devait être le W.I.T.C.H. mag… #enfance) parce qu’en général le format ne me plait pas et je n’y voyais pas trop l’intérêt. Mais sincèrement, le Bifrost a changé ma façon de voir les choses et je vais probablement m’ouvrir davantage aux publications de ce type !

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