À l’ombre du Japon #23 { je suis un assassin (et je surpasse le héros) #1 : fantasy & JDR }

Bonjour à tous et à toutes !

Vous vous rappelez ? Il y a quelques temps, je vous évoquais un premier tome qui m’avait bien plu au milieu de plusieurs autres franchement moyens. Il s’agissait de celui-ci et je vous explique enfin pour quelle raison.

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Je suis un assassin (et je surpasse le héros)
est une nouveauté de chez Doki Doki. Il s’agit d’un shonen fantasy qui utilise les codes du jeu de rôle (on va y revenir). C’était, au départ, une light novel écrite par Matsuri Akai. C’est le mangaka Hiroyuki Aigamo (Accel World) qui va l’adapter au format manga avec des dessins réalisés par Tôzai.

De quoi ça parle ?
Akira Oda et ses camarades de classe sont soudainement appelés dans un autre monde où on leur attribue des caractéristiques. Pour quelle raison ? Et bien défaire un seigneur maléfique, pardi ! Le roi quémande l’aide de ce groupe et du héros qui se trouve parmi eux, une aide gracieusement offerte de la part de ces élèves. Toutefois, Akira se méfie et va utiliser ses compétences d’assassin pour élucider ce mystère.

Fantasy & jeu de rôle.
L’aspect fantasy dans ce titre est globalement assez classique et exploite les tropes du genre non seulement sur ses protagonistes mais également sur l’univers. Le monde se divise en quatre continents, chacun peuplé par un type de créature bien précis. Visiblement, la mondialisation et les voyages n’existent pas encore vraiment. Les élèves arrivent dans le royaume des humains et ont été appelés pour combattre des démons… Ce qui n’a l’air de choquer absolument personne à l’exception d’Akira.

Du côté des personnages, ils servent surtout d’archétypes. On a le héros arrivé d’un autre monde au sein d’une monarchie type médiévale qui est confrontée à des démons menaçant la paix et la prospérité. On a la princesse qui-parait-gentille-mais-en-fait-peut-être-pas, le commandant de l’armée qui manque de sérieux et se fait remonter les bretelles par son adjoint… Quant aux étudiants, ils collent également tous aux archétypes qu’on croise dans les écoles, depuis Akira qui est le solitaire de la classe au gars populaire qui se révèlera être le héros, aux filles qui ont des rôles de soutien… Bref rien de neuf sous le soleil de ce côté là et j’ai failli reposer le manga assez vite.

Toutefois, l’originalité et l’intérêt de ce titre se situent plutôt dans l’exploitation d’éléments tirés du jeu de rôle, ce qui justifie même l’utilisation d’archétypes finalement. En effet, chaque étudiant arrive dans ce monde avec des compétences qui sont détaillées par niveau, des points de vie, de santé, etc. et qu’ils peuvent consulter. Selon le roi, les élèves sont extrêmement forts mais que penser alors d’Akira dont les caractéristiques surpassent celles de tous les autres avec une compétence au niveau maximum (chose impossible à moins d’être le héros… qu’il n’est pas) ? Doté d’un peu plus de jugeotte que le reste de ses camarades, Akira va se montrer discret et utiliser le mois d’entrainement dédié à ces nouveaux héros pour développer ses compétences.

Pour y parvenir, il sera aidé par Saran Mislay, le commandant des chevaliers de Laytice qui a décelé les particularités d’Akira sans pour autant le dénoncer au roi. On pourrait s’en étonner mais on comprend vite que ce commandant en sait long sur les secrets du royaume, un peu trop pour son propre bien. Il va trouver en Akira une sorte d’ami avec lequel échanger, chacun racontant son monde à l’autre. Saran se montrera d’ailleurs fasciné par le concept de sciences et de technologie, élément plutôt intéressant et surprenant pour un personnage issu d’une culture type médiévale. Cette relation et les échanges qui en découlent sont également des éléments déjà-vus dans ce type d’histoire toutefois, ici, ça a fonctionné pour moi sans que je ne puisse vraiment expliquer pour quelle raison. Une partie de moi lisait en trouvait que c’était classique au possible et une autre s’amusait des divers éléments typés JDR disséminés à travers l’œuvre.

Cet aspect jeu de rôle est également exploité par le gain de niveaux et de capacités. Au bout du mois d’entrainement, les héros sont emmenés dans un donjon et affrontent des monstres type menu fretin, les mobs qu’on trouve par pack au début de chaque instance et qu’on tue sans trop de soucis. Ils vont également tomber sur un boss surprise qui va leur donner pas mal de fil à retordre…

J’ai fini par m’apercevoir que ce titre parlait surtout à la rôliste en moi, à la joueuse en moi qui a souvent farmé les instances dans WoW pour gagner de l’équipement et du niveau. Je suis un assassin (et je surpasse le héros) plaira clairement aux nostalgiques du farming, des MMORPG et laissera peut-être de marbre celleux qui ne sont pas intéressés à tout ce qui tourne autour du concept de JDR, que ce soit en ligne ou sur table. La fin de ce premier tome est plutôt prometteuse, à voir ce que le scénario réserve pour le second volume auquel je vais donner sa chance, par curiosité.

La conclusion de l’ombre : 
Je suis un assassin (et je surpasse le héros) est un shonen tiré d’une light novel. Ce premier tome, assez classique, pose les bases d’un univers très inspiré du JDR et du MMORPG, ce qui attirera probablement les joueurs mais laissera de marbre les autres. Personnellement, je suis assez intriguée pour avoir envie de lire la suite !

D’autres avis : Songe d’une nuit d’étéLa pomme qui rougitChroniques d’un vagabond – vous ?

Mata itsu ka, ja ogenki de !
( À bientôt et prenez soin de vous !)

7 réflexions sur “À l’ombre du Japon #23 { je suis un assassin (et je surpasse le héros) #1 : fantasy & JDR }

  1. Pingback: À l’ombre du Japon #27 : { Nos temps contraires #2 ; Je suis un assassin (et je surpasse le héros) #2 ; Blue Flag #7 } | OmbreBones

      • Clairement ! Il pleut des Isekai en ce moment on dirait. Et ils sont tous un peu pareil, niveau point de départ et mise en place faut avouer.

        Au moins ici, le gars avale pas tout cru tous ce qu’on lui dit, c’est déjà ça ^^

      • C’est clair contrairement à ses camarades de classe qui sont franchement naïfs même si on peut le justifier par les pouvoirs que semblent posséder la princesse même si on l’apprend tellement tard qu’on a le temps de pester pendant deux tiers de la lecture ^^’

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