À l’ombre du Japon #7 {Noragami #4, Otaku Otaku #1, Parasites amoureux #1, One Piece #1 & #2}

Bonjour à tous !
C’est l’heure d’un nouveau rendez-vous manga qui a mis un peu de temps à arriver. Avec le confinement, je n’ai pas pu me procurer toutes les nouveautés que j’espérais. J’attends pour ça la réouverture de ma librairie préférée et je refuse de commander en ligne, histoire de les soutenir à ma mesure quand elle pourra reprendre son activité. Du coup, j’ai décidé de relire d’anciennes séries comme vous l’avez peut-être constaté dans le titre, ce qui m’a permis d’avoir assez de matière pour vous concocter un petit article.

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Ce tome reste dans la continuité qualitative des précédents. Il nous permet d’en apprendre davantage sur Bishamon et sur sa situation avec ses shikis. On découvre aussi davantage d’informations sur les manigances de Nora.. À l’instar des trois premiers, ce volume est bien rythmé entre émotions et révélations. L’auteur n’en fait pas trop, l’équilibre est nickel. J’ai hâte de dévorer la suite ! Je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir commencé cette série plus tôt.

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En règle générale, je ne suis pas du tout attirée par un manga qui parle d’amour ou de relations amoureuses mais ma libraire m’a chaudement recommandé la lecture de ce titre. J’ai bien fait de l’écouter ! Otaku Otaku est un titre construit comme une série de scènes courtes avec un équilibre maîtrisé entre l’aspect comique et le côté plus sérieux. Narumi et Hirotaka ont 26 ans, sont amis d’enfance… et sont deux otakus ! Un soir, Narumi, saoule, désespère que sa condition d’otaku l’empêche de trouver un copain. Hirotaka lui propose de sortir avec lui et leur relation commence aussi simplement que ça. Les deux personnages sont attachants chacun à leur manière et je n’ai eu aucun mal à m’identifier à eux. Un autre point important à souligner, c’est le respect de l’auteur pour la condition d’otaku. On ne sent pas de réel jugement si ce n’est celui des autres, au sein du manga, et des difficultés que peuvent rencontrer les personnages à être ainsi au Japon. C’est clairement une œuvre bienveillante et intelligente dont j’ai très hâte de découvrir la suite ! Pour ne rien gâcher, le dessin est soigné et pas shojo pour un sou, ce qui est une très bonne chose pour moi.

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Kengo Kosaka est chômeur et Hijiri Sanagi une lycéenne qui ne va plus en cours. Un homme mystérieux fait chanter Kosaka pour qu’il devienne l’ami de Sanagi et lui fournisse des renseignements à son sujet. Pour cette raison, ils vont se rapprocher, apprendre à se connaître et découvrir les TOCs dont chacun souffre. J’ai beaucoup aimé la douceur et la mise en place de ce premier volume. Je trouvais l’histoire crédible et belle, ça aurait été un coup de cœur… sans les trois dernières pages qui transforment Parasites Amoureux en une espèce de science-fiction bizarre à base de parasite qui contrôle les émotions avec un cliffhanger forcé et si mal amené que ça en devient ridicule. J’ai eu vraiment l’impression que l’éditeur a demandé un tome 2 subitement et que le scénariste a balancé la première idée qui lui est passé par la tête. Alors vous allez me dire, c’est dans le titre… Sauf que y’a une explication métaphorique du titre dans le manga du coup, un peu naïvement, je me suis laissée avoir. Je pense que je vais considérer Parasites amoureux comme un one-shot sur la manière dont on peut vivre avec des TOCs, en guérir et sur l’importance de l’empathie. Et je vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de décider d’amputer des œuvres, voilà. /PAN/

Confinement oblige, j’ai du me rabattre sur de vieilles séries et je me dis… quoi de mieux que One Piece en cette période trouble et un peu malsaine? Vous connaissez tous probablement l’histoire de Monkey D. Luffy, le garçon élastique qui rêve de devenir Seigneur des pirates et va pour cela rassembler un équipage hors du commun. J’ai retrouvé avec plaisir et surtout beaucoup de nostalgie les débuts de ce héros inégalable : son enfance où on apprend l’origine de son chapeau et de son désir de piraterie, sa rencontre avec Zorro et Nami, le premier combat d’envergure contre Baggy le Clown… Baggy quoi ! Quel personnage, franchement. Je me souviens que c’est lui qui, à l’époque, m’a fait adhérer au manga. Après, clairement, One Piece est un shōnen qui en respecte les codes à la lettre et qui a presque participé à la création des codes en question tant c’est une institution. Si je le lisais aujourd’hui, je crois que ça me gonflerait prodigieusement. Mais la nostalgie, les bons souvenirs et la certitude que ça gagne en maturité par la suite font que je préfère m’imprégner de la loyauté et de l’amitié mise en avant par Eiichiro Oda. Ça fait du bien un peu de beauté dans ce monde de brute. Vous assistez donc ici à un superbe exemple de poudre aux yeux et de mauvaise foi de ma part, je plaide coupable.

Et voilà c’est déjà terminé !
N’hésitez pas à me parler de vos dernières lectures mangas 🙂
Qu’est-ce que vous reliriez bien pendant ce confinement ?

14 réflexions sur “À l’ombre du Japon #7 {Noragami #4, Otaku Otaku #1, Parasites amoureux #1, One Piece #1 & #2}

  1. Et puis l’avantage de « One Piece », vu que c’est toujours le même déroulé, c’est que tu peux relire quelques tomes en boucle et ça fait presque comme si tu lisais de nouveaux tomes. O=)
    Je compatis pour « Parasites amoureux », c’est horrible une fin de tome qui vient « tout gâcher ». =(

    • Ah bon ? 😮 C’est tellement évident pour moi que j’ai pas pensé à expliquer je suis nulle sur le coup 😅 en effet il est très intéressant notamment pour cet aspect ! Je le recommande chaudement. Après il parlera peut être davantage à des geeks ou des fans de manga comme les personnages principaux mais je ne connais personne qui ne le soit pas vraiment pour tenter l’expérience XD si jamais tu le lis je suis intéressée de connaître ton opinion du coup 🙂

  2. Otaku Otaku est une série que jai envie de lire depuis un moment, j’espère la trouver en médiathèque.

    Pour One Piece, j’en suis à 13 tomes et j’aime bien mais sans arriver à être à fond pour le moment
    Je trouve qu’en 13 volumes, Naruto et Dragon Ball offrent beaucoup plus de choses. Mais je vais quand même continuer à les emprunter pour voir jusqu’où va aller la serie.

    • Je pense que tu vas beaucoup apprécier Otaku Otaku !
      Pour One Piece faudrait que je vois où se situe le tome 13 dans l’intrigue. Toutefois, pour avoir lu les trois, je trouve que One Piece prend en valeur et en qualité sur la durée. Quand j’ai relu les trois premiers tomes j’étais un peu effarée ^^’ Il a fallu en arriver à Pipo pour commencer à avoir un brin de profondeur. Je sais que j’ai vraiment commencé à être hyper à fond avec l’arc d’Alabasta perso ! (Aucun rapport avec la première apparition d’Ace *humhum*)

      • Pour te donner une idée, un petit groupe s’est formé avec Luffy, Zoro, Namy, Sanji et Usopp/Pipo (les mangas que j’emprunte ont pas toujours la même traduction 😅) et là ils ont commznce la traversée de Grand Line, et si je ne dis pas de bêtise là où j’en suis ils sont sur une île avec des géants, dont j qui va se battre avec Luffy.

        En fait j’aime bien, mais je trouve que c’est vraiment trop bavard et que les péripéties s’étirent un peu. Je pense vraiment que j’aimerais davantage si il allait droit au but.

      • Haha ouais les noms ça a été un peu la galère. Dans les premières traductions, Zoro a deux « r », Sanji s’appelle Sandy et Usopp s’appelle Pipo. En fait ça vient de l’animé où ça avait été traduit comme ça à l’origine mais du coup c’est l’embrouille. Pour te dire dans les rééditions de chez Glénat parfois les tomes n’ont pas le même titre que les premières éditions que j’ai, je m’en suis rendue compte dans mon bilan ^^’ Quant à savoir pourquoi… Mystère.

        Je comprends ton sentiment ! Dans mon souvenir ça bouge davantage sur Grand Line justement parce que les ennemis prennent en importance. Dis-toi que dans l’animé les combats sont encore plus long. L’arc Arlong par exemple ça prend des ploooooombes ._. C’est pour ça que j’aimais bien Fairy Tail notamment, parce que les combats allaient droit au but et ça tenait en un épisode par affrontement, parfois deux quand c’était vraiment énorme. Mais la longueur, je la reproche aussi à Dragon Ball. À Naruto, ce sont surtout les HS dans l’animé mais forcément dans le manga, ils ne sont pas présents. Il faudrait que je les relise un jour pour comparer ^^

      • Comme je ne regarde que Hunter c Hunter en anime de bagarre, je ne peux pas trop dire.
        Pour Dragon Ball, c’est vrai que j’ai le souvenir d’un rythme horrible… alors que dans le manga, tout fuse a toute vitesse, c’est une de ses forces !

      • Je préfère regarder les shônens en animé justement parce que l’aspect bagarre passe souvent beaucoup mieux au visuel je trouve. Mais ça c’est purement personnel :’) Et je te crois sur parole pour le manga papier de DB, j’avoue que je n’en ai lu qu’un quand j’étais au tout début de l’école primaire parce qu’il était dans la bibliothèque de la classe. Sinon j’ai tout regardé ^^’ Et j’ai comme toi le souvenir de ce rythme horrible qu’on doit partager avec beaucoup de gens remarque. Vaste sujet, ça pourrait presque donner un article thématique sympa les différences entre adaptation et format papier.

      • C’est vrai que ce serait intéressant. J’y ai déjà pensé sauf que ça demande tellement de temps que j’ai perdu espoir.
        Meme pour des mangas comme HxH ou l’attaque des Titans où ce serait intéressant car les adaptations ont des esthétiques totalement différentes, ce serait sympa d’en parler.

      • Ah ça c’est clair ! L’attaque des titans d’ailleurs j’ai voulu lire le manga papier, je l’ai ouvert… Et je l’ai reposé, c’est pas possible cette esthétique ^^’ Mais bon j’ai conscience d’être un peu trop à cheval là-dessus.

      • Je vais un peu raconter ma life, mais pour L’attaque des Titans, j’avais dans un premier temps feuilleté des tomes en librairie, et je me suis dit « putain c’est degueulasse ! » et je ne m’y suis pas plus intéressé.

        Et un week-end où j’étais seul à la maison, je suis dit « allez, regardons un épisode sur netflix pour pas mourir idiot » et j’ai enchaîné toute la saison 1. Et ensuite, jai acheté toutes les éditions colossales sorties tant j’étais devenu accro.

        Et au final, le style du manga est très très particulier, mais il y a vraiment quelque chose en terme de découpage et de travail sur les postures. Du coup maintenant, je suis un fervent défenseur du manga.

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