À la pointe de l’épée – Ellen Kushner

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À la pointe de l’épée
est un roman de fantasy dit « de mœurs » écrit par l’autrice américaine Ellen Kushner. Réédité récemment chez ActuSF dans une intégrale prestige avec une nouvelle inédite, vous trouverez ce texte au prix de 24.9 euros.
Je remercie Jérôme, Gaëlle et les éditions ActuSF pour ce service presse.

Richard Saint-Vière est bretteur et c’est même le meilleur d’entre eux aux Bords-d’Eaux. Les nobles s’arrachent ses services mais Richard a un code d’honneur et des habitudes très strictes. Vu son prestige, il peut se permettre de refuser des contrats, ce qui ne plait pas à certains. Le voici alors entrainé, avec son amant Alec, dans les basses intrigues des puissants de ce monde.

Il y a beaucoup à dire sur ce roman. Je vais commencer par évoquer l’objet en lui-même, absolument magnifique avec une couverture cartonnée, un signet en tissu, des dorures… Pour un prix assez démocratique compte tenu du fait que l’intégrale comporte non seulement le roman original À la pointe de l’épée mais également plusieurs nouvelles (cinq en tout : un jeune homme de mauvaise vie, du temps où j’étais brigand, le bretteur qui n’était pas la Mort, le Duc des Bords-d’Eaux (ma préférée ♥) et Cape-Rouge) et quelques lettres d’Octavia Saint-Vière, la mère de Richard. L’ensemble avec une mise en page soignée, aérée, qui m’évoque le 19e siècle.

En commençant ce texte, je m’attendais à un ouvrage davantage fantasy au sens où on imagine habituellement ce terme : une présence magique, peut-être quelques créatures, quelques pouvoirs spéciaux, même une petite touche. Il n’y a rien de cela dans À la pointe de l’épée et je pense que c’est important de le préciser même si, quand on y pense, personne n’a jamais dit le contraire. J’ai simplement supposé, vu l’éditeur.

Il s’agit donc d’un roman de mœurs, qui traite des relations humaines dans un contexte qui rappelle la période Renaissance, ses duels à l’épée, d’où les parallèles avec Dumas je présume. Ellen Kushner choisit de dépeindre une société où les nobles peuvent régler leurs conflits en appelant des bretteurs, qui mènent pour eux des duels d’honneur au premier sang ou à mort. Le bretteur est une classe sociale à part entière. Certains se contentent de parader dans des mariages, d’autres gagnent en prestige grâce à leur talent. C’est le cas du personnage de Richard. Ce concept a priori simple permet d’offrir un roman d’une grande intelligence qui s’interroge notamment sur le pouvoir des élites. En effet, assassiner quelqu’un à la demande d’un noble est socialement acceptable mais quand Richard tue un noble pour se venger de mauvaises actions à son encontre, cela déclenche un scandale d’une hypocrisie terrible. Brillant.

Les personnages de Richard et Alec représentent également l’un des grands points positifs de ce récit. La vie de Richard tourne autour de son art d’épéiste. Il s’entraîne tous les jours, développe une technique qui lui est propre, tue pour l’argent mais aussi pour s’entrainer. C’est un protagoniste à la morale douteuse qui ne tombe pour autant pas dans le sadisme ou l’ultra violence gratuite. Au contraire. Richard est un homme calme qui perd difficilement ses moyens. Une personne simple, qui ne se prend pas inutilement la tête et reste fidèle à ses principes. Mais surtout, Richard est homosexuel. Dans la préface, l’éditeur signale que des lecteurs se plaignaient du manque de traitement de ce sujet dans les différents textes. En fait, Ellen Kushner choisit de montrer une société où l’homosexualité n’est pas scandaleuse ou inhabituelle. C’est une forme de normalité, personne ne s’étonne que Richard aime Alec et vive avec lui pas plus qu’on ne s’étonnerait d’un noble qui courtise une dame. Je trouve ce choix important et novateur car Ellen Kushner nous dépeint une société comme elle devrait l’être. À terme, je souhaite sincèrement que tous les débats sur les différentes orientations sexuelles disparaissent et que chacun soit libre de faire ce qu’il désire sans devoir se justifier ou se défendre. Notez qu’Ellen Kushner est elle-même homosexuelle, mariée et engagée dans la lutte pour les droits LGBTQ+, son choix est donc bien dans la continuité de son propre engagement et non un désintérêt pour sa thématique. Elle la traite, en réalité. Elle le fait juste différemment de ce à quoi on pourrait s’attendre.

Richard est donc en couple avec Alec, un personnage beaucoup plus sombre, névrosé, fascinant. J’ai adoré la manière dont l’autrice met en scène leur relation. La façon dont Richard gère les éclats d’Alec, la manière dont Alec se comporte en cherchant visiblement à mourir. On les voit évoluer ensemble, leur histoire constitue une grande partie de l’intrigue et pourtant je n’ai ressenti à aucun moment un écrasement ou une lassitude quelconque alors qu’en règle générale, vous le savez, ça me déplait. L’autrice maîtrise à merveille l’équilibre de son histoire et de sa narration. À ce stade, je me dois de préciser que ce texte est plutôt violent. Il ne s’agit pas de dépeindre les préférences amoureuses de deux hommes, comme une romance classique (un mot qui ne convient pas du tout à ce roman). Il y a du sang, il y a des morts, il y a des perversions, des éclats, le tout sans excès et présenté d’une manière très crédible. C’est absolument délicieux et je décèle sans problème l’une des sources d’inspiration d’Estelle Faye pour Bohen. Ça saute aux yeux pour tout qui a lu les deux romans.

Ellen Kushner opte donc pour une narration à la troisième personne qui permet au lecteur de suivre plusieurs points de vue afin de prendre conscience de la manière dont les choses se passent sur la Colline mais aussi dans les Bords-d’Eaux. C’est en cela aussi que ce roman est qualifié, je pense, de romans de mœurs puisqu’il nous détaille, un peu comme certains auteurs du 19e, la manière dont on perçoit tel ou tel comportement, dont on doit se comporter dans telle ou telle situation, ce qui est honorable ou ce qui ne l’est pas. J’en ai été fascinée tout au long de ma découverte.

Je ne vais pas revenir sur le contenu de chaque nouvelle afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Sachez qu’ActuSF a eu l’intelligence de les classer par ordre chronologique pour l’histoire au lieu d’un ordre de parution comme le font certains éditeurs. Du coup, je n’ai pas spécialement eu l’impression de lire un roman et des nouvelles, mais bien une grande fresque superbe et maîtrisée par une autrice talentueuse dont j’ai envie de découvrir le travail plus en profondeur.

Pour résumer, j’ai adoré ma découverte d’À la pointe de l’épée qui a été un vrai coup de cœur malgré ma surprise de ne pas y trouver ce que j’imaginais. Dans une fantasy de mœurs, Ellen Kushner nous propose de suivre des personnages atypiques, sombres et fascinants. L’action est aussi au rendez-vous et l’autrice emprunte beaucoup au genre cape et épée pour nous offrir des duels dignes de Dumas. Ce roman est un petit bijou autant pour son intégrale prestigieuse que pour son contenu. C’est un texte que je relirai avec plaisir et que je recommande plus que chaudement.

29 réflexions sur “À la pointe de l’épée – Ellen Kushner

  1. Pingback: À la pointe de l’épée – Ellen Kushner – Les Notes d'Anouchka

  2. Maintenant que je me suis enfin décidée à écrire ma propre chronique (pas encore publiée) je m’autorise enfin à lire la tienne pour tomber globalement d’accord avec toi !
    Même si j’ai été peut-être plus déconcertée que toi par le personnage de Richard qui ne m’inspire aucune sympathie après ce qu’il a fait dans la seconde nouvelle, et qui semble ne s’inquiéter aucunement de sa mère aimante.
    Et puis il tue un peu comme il respire quand même. Y’a aussi quelque chose d’intéressant dans sa relation avec Alec, plus pervers que lui, qui, à la manière de Crispin mais en plus extrême, lui lance des sortes de défis. Richard aime les gens un peu bizarres et pervers dans leurs genres et qui lui donnent des « ordres », qui le poussent à faire des trucs pas cool pour prouver qu’il les « aime », alors qu’on peut même difficilement parler d’amour.
    Et si j’ai trouvé le rythme très enlevé et la lecture très facile, ça a un peu manqué de consistance pour moi sur certains points, surtout la partie qui touche à Michael

    • Je peux comprendre ! J’aime les personnages comme ceux là, malsains, amoraux, ils sont fascinants je trouve et j’adore les suivre. Puis je pense qu’il ne faut pas le lire avec nos codes actuels, déjà pour ce qui touche à sa mère. D’autant qu’on est dans un univers imaginaire avec des codes sociaux différents, l’autrice le montre souvent. C’est le plus difficile dans ce type de lecture, de se détacher de nos propres valeurs. Comme j’appréciais surtout Richard et Alec je n’étais pas mécontente que les parties de Michael soient moins consistantes, au contraire xD mais forcément c’est propre à les goûts encore. J’ai hâte de lire ta chronique plus dans le détail 😊

      • J’aime bien aussi les personnages malsains et amoraux (essaie La voix du feu si t’aimes ça, c’est ma prochaine chronique) mais, alerte spoil :
        le coup du féminicide est impardonnable à mes yeux ^^ trop proche de la vraie vie pour le coup, tuer sa compagne parce qu’elle fait chier.
        Concernant Michael, je l’aimais bien mais surtout y’a un goût de « tout ça pour ça ». Je pensais qu’il servirait à quelque chose et aurait un rôle bien à lui mais en fait c’est un figurant qui ne sert qu’à montrer une autre facette du métier de bretteur et la façon dont une banale intrigue entre un noble qui en repousse un autre en s’amusant peut se révéler mortelle et avoir des conséquences sur les moins puissants.

      • Qu’on se comprenne, le fait que j’aime le personnage de Richard ne sous entend pas que j’approuve ou pardonne le geste qu’il a pu avoir. Y’a une différence entre aimer découvrir les subtilités d’un personnage différent et approuver son comportement homicide. Mais à mon sens tu te trompes, ce n’est pas un feminicide. Il ne la tue pas parce qu’elle est une femme, il la tue parce qu’il a un coup de sang et qu’elle le pousse à bout en refusant de comprendre pourquoi c’est si important pour lui et donc pourquoi elle ne doit pas le gêner. Son geste n’est pas plus tolérable pour autant mais à mes yeux ce n’est pas un feminicide, c’était plus vite un réflexe malheureux, un vague coup de sang. Elle aurait été un mec avec un même comportement, elle serait toute aussi morte. Du coup le terme ne me paraît pas adéquat, il est trop porteur de sens dans notre quotidien pour qu’on puisse l’utiliser comme ça mais c’est mon opinion. Je pense que l’autrice cherchait à montrer l’importance qu’a l’escrime aux yeux de Richard et ainsi renforcer encore plus sa relation avec Alec quand on les découvre ensemble puisqu’il a avec lui un comportement totalement différent. Pas tellement parce que c’est un homme, simplement parce qu’ils se correspondent mieux sur le plan du caractère. Ils se sont trouvés quoi. Enfin en tout cas moi je l’ai compris de cette façon ! Richard n’a à aucun moment un comportement qui laisse entendre qu’il considère mal les femmes, au contraire. Note en discutant avec toi je me rends encore plus compte d’à quel point ce personnage est ambigu et qu’on interprète vraiment les choses différemment en fonction de nos sensibilités.

      • Ne t’inquiète pas, je me doute bien que tu ne le lui pardonnes pas.
        Et j’aime également suivre des protagonistes amoraux, certains que j’apprécie, d’autres pas. Ici, je n’apprécie pas Richard ni Alec et n’éprouve pas de sympathie à leur égard, ils m’ont déconcertée, mais c’est ce qui fait effectivement leur intérêt. Et à côté d’un Mycroft Canner de Trop semblable à l’éclair, ce sont des bisounours. J’ai détesté Mycroft, mais le livre dont il sort est le meilleur que j’ai lu en 2019.
        Hmmm pour moi tu donnes justement la définition d’un féminicide, il la tue malgré le fait qu’elle soit sa compagne et qu’elle ait confiance en lui pour la protéger parce qu’elle le fait chier, elle essaie par tous les moyens de lui faire comprendre qu’elle est là, qu’elle existe et qu’elle souffre et qu’il le peut. Il voit à quel point elle s’enfonce et a besoin d’aide depuis l’avortement (dont il est responsable…) mais refuse de l’admettre et d’assumer les conséquences de ses actes, à savoir se montrer disponible et à l’écoute d’une compagne qu’il prétend aimer et qui a subi un coup dur, ne lui effleure même pas l’esprit.
        Rappelons un peu ce qu’elle lui reproche, elle l’a entretenu à ses débuts, mais à l’heure où elle ne s’est pas encore remise de son avortement, lui n’a que faire de la laisser crever de faim et de lui laisser plus de temps pour se remettre. Elle se met tous les jours en danger pour lui, elle fait visiblement la pute, mais il n’a pas un mot de remerciement et refuse de prendre sur lui alors qu’il voit l’état dans lequel elle se trouve.
        Et même dans le contexte de l’univers c’est présenté comme choquant au point où, si leur amie commune ne lui souhaite pas de mal, il la terrifie néanmoins.

      • Stricto sensu il me semble que le féminicide c’est le fait d’être tué parce qu’on est une femme. C’est en tout cas cette définition que les juristes mettent en avant. Après je ne dis pas qu’il a agi comme le mec modèle, au contraire même. Tous les arguments que tu avances sont vrais et pertinents, y’a même pas à débattre dessus et je comprends que ça t’empêche d’apprécier ce personnage. Je n’essaie pas de te faire changer d’avis là dessus ! Et forcément ça a choqué leur amie commune mais dans le roman on la présente comme une fille qui n’a jamais été à l’aise dans la culture des Bords d’Eaux. Et elle est la seule à avoir été choquée par ça. Ce qui ne rend pas l’acte plus acceptable par notre prisme de valeurs à nous mais quand je lis j’essaie de plutôt me positionner dans l’échelle de valeurs de l’univers afin de ne pas pécher par culturocentrisme. Je vais aller lire ta chronique d’ailleurs je vois qu’elle est sortie :3

      • Effectivement je suis allée vérifier tu as raison pour le côté stricto sensu, détourné dans l’usage qu’on en fait au quotidien.
        « Ce terme, qui désigne au sens large un meurtre comprenant un mobile misogyne, est la plupart du temps utilisé dans le contexte français dans son acception réduite, lorsqu’une femme est tuée par son conjoint ou son ex-conjoint. » Je pensais à cette acception réduite, Richard n’est pas misogyne pour un sou.
        Hmmm pour moi une oeuvre, même imaginaire, est le produit et le reflet d’une époque et d’une culture qui l’a vue naître. Que ce soit en mimétisme ou en opposition. Une oeuvre s’analyse pour moi bien souvent par rapport au contexte dans lequel elle a été écrite et je ne souhaite à titre personnel pas l’en détacher, ni de la personnalité de l’auteur. Ainsi, Le Seigneur des Anneaux serait très impacté par l’expérience de la guerre de son auteur, et la Comté serait le reflet de l’Angleterre rurale idéale qui disparaît avec l’industrialisation.
        Il faudra que je fasse quelques recherches pour voir si l’autrice a parlé de cette nouvelle, écrite en dernier et il y a deux ans si je ne me trompe pas (et si l’on met de côté les lettres). J’ai l’intuition, mais je me trompe peut-être, que ce n’est pas pour rien qu’elle a écrit cette chute et souhaité donner un nouvel éclairage au personnage. Mais je ne sais pas du tout la façon dont on parle à l’heure actuelle de ce genre de meurtres aux USA, je sais juste qu’en France des décomptes sont faits et des associations demandent des comptes à notre président (en nommant cela féminicide).
        Bien que le meurtre soit vaguement mentionné dans le roman, aucun détail n’est donné. Et il me semble que cette nouvelle est écrite à la première personne (je n’ai pas le livre sous les yeux pour vérifier 😢).
        J’ai trouvé vraiment intéressant de voir ce qu’elle avait écrit en premier et en dernier, l’évolution de ce texte auquel des pièces ont petit à petit été ajoutées pour compléter le puzzle. Et pour des personnes ayant lu cela dans l’ordre chronologique de parution, au fil des ans, ça a dû être reçu de façon très différente par rapport à nous qui lisons dans l’ordre chronologique.
        Et voilà, maintenant avec notre débat j’aurai des trucs à rajouter à ma chronique 🤣 le choix de l’ordre de lecture n’est vraiment pas anodin.

      • Hahaha c’est ça qui est intéressant dans le fait d’échanger je trouve ! Et c’est vrai que je n’avais pas pensé que cette nouvelle avait été écrite en dernier, en 2017 et pas dans les années 80 comme le roman. Je pense que ça a du sens et j’espère pouvoir croiser l’autrice en salon un jour pour lui poser la question parce que selon sa biographie elle est très impliquée dans la défense des droits sociaux et des droits lgbtq+ donc je ne pense pas me tromper en disant qu’elle doit aussi se sentir concernée par le feminicide. Peut être que ça a un lien ou peut être qu’on extrapole complètement ! C’est très stimulant d’en discuter en tout cas :3

      • Ouiiii complètement la recherche d’arguments pour étayer un ressenti pousse à être plus précis, exhaustif, rigoureux et à faire des recherches etc. Bon allez moi, au boulot ! Merci pour cet échange ❣️

  3. Pingback: BML #18 – décembre 2019 | OmbreBones

  4. Cette édition à l’air vraiment sublime ♥ J’adore les beaux livres, même si c’est peu pratique je trouve, car j’ose pas trop les embarquer partout avec moi contrairement à d’autres livres x] Cela m’intrigue pas mal un roman de moeurs dans le genre de la fantasy. Il a l’air très chouette et j’ai bien envie de me laisser tentée ! Très jolie chronique.

    • Je t’y encourage car il vaut vraiment le détour ! C’est un texte surprenant et vraiment séduisant, je suis heureuse d’avoir pu le découvrir.
      J’ai rencontré le même problème, je lis énormément dans les transports et ce type de format me rebute mais j’ai eu le plaisir de découvrir un livre solide et pas si lourd en fait. Ça prend plus de place qu’un poche mais il a trouvé sa place dans mon sac sans subir de dégâts et sans me gener 😊 c’est ça quand on a de la bonne qualité ! J’espère que ça te rassurera un peu o/

    • Honnêtement vu ce que je connais de tes goûts, je ne pense en effet pas que ce soit un roman pour toi ! C’est dommage d’ailleurs parce que c’était une expérience géniale mais sauf si je me trompe, tu risques de passer à côté.

  5. Tu me donnes très très envie de lire ce livre ! Je pense que ce sera mon prochain craquage^^
    Je suis juste un peu paumée du coup : qu’est-ce qui fait que c’est de la fantasy ? Le simple fait que ça se déroule dans un monde différent du nôtre ?

    • Et bien oui en fait ! Comme toi j’ai été surprise parce qu’on a une idée peut être trop arrêtée sur ce genre mais c’est vraiment ça. Le fait que l’endroit et la société soit différente.
      Et c’est un très bon choix de craquage 😊

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